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— f.TYM. Puis, et né.
PUIS (pui ; l's se lie : pui-z on vint), adv. de temps. Il 1* Ensuite. Au vôtre (nom| elle a rougi, puis s'est mise à sourire, corn. Otiion, l, 3. Il s'agit premièrement de pourvoir au nécessaire, et puis au superflu; ensuite viennent les délices, et puis les immenses richesses, et puis des sujets, et puis des esclaves, j. j. rouss. Inég. note 1. 1| On a dit : puis après. Ceux qui ne le feront pas [qui ne se souviendront pas do ce qu'ils auront lu au commencement] tomberont en des dilHcultés auxquelles ils verront puis après que j'aurai satisfait, desc. Rép. aux î" nhject. 47. li a° 11 est quelquefois adverbe de lieu Doinère lui était assis un tel, puis un tel. Il 3" Et puis, d'ailleurs, au reste. Et puis comment [H rcer cette foule effroyable Oe rimeurs affamés. ... BOIU. Sat. i. Il On (!it puis dans le même sens. U'oij vient que son influence Ide Jupiter] Agit différemment .sur ces deux hommes-ci V Puis comment pérxitrer jusques à lotre monde? Comment percer des airs la campagne profonde? la font. Fabl. riil, 4 8. Il Elliptiquement et par forme d'interrogation. Rh bien, qhe fera-tK)n ou que fit-on? qu'en arrivera-t-il ou qu'en arriva-t-il? Il vous a donné de belles paroles; et puis?
— HIST !• s. Oued aviiis.set de nos Christns mercit Post la mort.... Eulalie. || xi* s. Puis [il|
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recevrai la lei que nous lenum, Ch. de Roi. xv. Ne fut si fort [bataille] ainceis ne puis cel temps, ib. ccxLv. Il xif s. Mais quant j'aurai de vous haïr onvie, Jà puis Diex ne me doint joie en ma vie, CoMci, II. Quant l'aurez salué, puis lui dites cornent Guiteclins de Sassogne envers nous entreprent, Sax. XXI. Il xiu's. [Ellej-Regaidoit moût souvent, et puis si s'arrestoit, Berte, xxviii. Et fu [Abailart], puis ceste mescheance, Moine de Saint Denis en Fiance, Puis abbe d'une autre abbaîe. Puis fonda, ce dit en sa vie, One abbaie renomée, la Rose, 8833. Il XV' s. El puissedi [puis-ce-di, depuis ce jour], durant l'année, furent eux tous payés de ce que les chevaux montoient. piioiss. i, i, 44 |[xvi* s. Car puys Clovis, sans les aultres blasmer, Plus puissant roy l'on ne sçauroit nommer, j. marot, v, 64. Oncques puis [jamais depuis] il ne peut.... mont.
— ÊTYM. Bourg, peu: provenç. pois, puois, pueis, pos, pus; cat. puys; espagn. poes; ital. pot; du lat. post, après, qui tient au sanscrit paçtchat; zend, padcha, après.
PUISAGE (pui-za-j'),s. m. Action de puiser. Puis sont arrivées les pompes.... les chaînes de puisage ont été organisées, Montreur, 47 juin 4868, p. 860, 3* col.
— ÉTYM. Puiser.
PUISARD (pui-zar; le d ne se prononce pas et ne se lie pas ; au pluriel, l's ne se lie pas : des puizar en moellons; quelques-uns la lient : des puizar-z en moellons), s. m. Espèce de puits, bâti ordinairement à pierre sèche, pour recevoir et faire 4couler les eaux inutiles. || Ouverture par où l'on pénètre dans un aqueduc pour le nettoyer ou le réparer. Il Terme de maçonnerie. C'est dans le corps d'un mur, ou dans le noyau d'un escalier à vis, une espèce de puits avec un tuyau de plomb ou de bronze, par où s'écoulent les eaux des combles.
— ÉTYM. Dérivé de puits.
t PUISATIER (pui-za-sié), s. m. Ouvrier qiji creuse les puits.
— ÉTYM. Puits.
PUISÉ, ÉE (pui-zé, pui-zée), part, passé de puiser.De l'eau puisée profondément.jl Fig. Dansles contes puisés chez Boccacc, la Fontaine lui est bien supérieur, parce qu'il a beaucoup plus d'esprit, de grâces, de finesse, VOLT. Louis XIV, Écrivains, la Fontaine.
t PUISEMENT (pui-ze-man), s. m. Action de puiser.
— HIST. XVI* s. Puisement, cotghave.
PUISER (pui-zé), V. a. || 1" Plonger un vase dans
un liquide paur avoir.de ce liquide. Puiser de l'eau à une fontaine. Puiser du vin dans la cuve. || Fig. La fierté des Nérons qu'il puisa dans mon flanc, RAC. Brit.\. I, 4. Nous puisâmes tous deux, dans ce sang dont je sors. L'excès des passions qui dévorent une âme, volt. Ad. du Guescl. m, 3. || Absolument. Puiser à la rivière. On leur a dit : Voulez-vous de l'eau? puisez, et ils ont puisé, la nnuY. vi. |{ Fig. Puiser dans la bourse de quelqu'un, lui emprunter librement de l'argent. Tout prêt à la laisser, pourvu qu'elle s'apaise. Dans Ion coffre, à pleins sacs, puiser tout à son aise, boil. Sat. x. Elle et toute sa famille puisaient à pleines mains dans ma caisse, d'allainval. École des bourn. i, 3. [Les Anglais et les Hollandais] déterminés à ne poinl laisser puiser la maison d'Autriche à la source de leurs richesses, raynal, Hist. phil, V, 6. Tous ces noliles messieurs ont puisé dans ma bourse, a. duval. Fille d'honneur, i, 5. || 2" Fig. Se dit des choses intellectuelles et morales que l'on puise comme on puise l'eau à la rivière. Ah ! oui, vraiment, je connais le style où Pauline [la fille de Mme de GrignanJ a puise sa lettre, sêv. 23 avr. 4690. Pouvez-vous nier que ce ne soit dans Tite Live, dans Dion Cassius, dans Plutarque, dans I.ucain et dans Sénèque que M. de Corneille a pris ses plus beaux traits, a puisé sos grandes idées qui lui ont fait inventer un nouveau genre de Iragi'dié inconnu à Aristote? noiL. Lctt. à Perrault. Pour paraître ne devoir rien aux autres, mais puiser tout de votre fonds, la bhuy. Disc, derécept. Le P. Brumoi explique dans une dissertation pleine d'esprit et de bon sens, comment Eschyle pui.sa dans les poëmes épiques d'Homère la véritable idée de la tragédie, rollin, Hist. ane. fflUe. t. v, p. ih, dans PDUCKNS. On voit dans les iv* et v siècles ces grandes lumières de l'Egli.se, saint Basile, saint Grégoire de Nazianzc, saint Jean Chrysoslome venir puiser à Athènes, comme dans la source, toutes les sciences profanes, i». ib. t. ix, p. '.166 , dans pouokns. Arc.hitas eut pour disriplc PhilnlaOs, qui lais.sa plusieurs ouvrages, et qui vendit àPlaton les livres des
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pythagoriciens; Plalon y puisa tout ce qu'il cru) deviner, condill. Hist. anc. ni, 4 5. Tous les enfants d'Adam, tous les peuples du monde Vieiidrunl puiser la foi dans sa source féconde, delillr, Parad. perdu, xii. || Absolument. C'est un autour qui puise partout. || Puiser dans la source, dans les sources, aux sources, lire les auteurs originaux. L'étude des textes ne peut jamais être assez recommandée.... ayez les choses de la première main, puisez à la source, la brut. xiv. || 3° Terme de maréchalerie. Prendre de la corne avec la lame du clou. Il 4° Se puiser, v. réfl. Être puisé. L'eau qui se puise au bord est trouble. || Proverbe. Il ne faut point puiser aux ruisseaux, quand on peut puiser à la source, ou il n'est rien de tel que de puiser à la source, c'est-à-dire autant qu'on le peut il faut avoir les choses en original.
— HIST. xiii* s. Vos puiserez eves en joie des fonteines del Sauveor, Psautier, f" 4 80, Car tout ausi comme li ors Est li mieudres nietaus c'on truise [qu'on trouve]. Est ce [chevalerie] li puis là où l'en puise Tout sens, tout bien et toute honor, RUTEB. 230. Il XV* S. Ni OU n'espargnoit non plus or ni argent que donc qu'il apleuist des nues, ou que on le puisast à la mer, proiss. ii, m, 36.
— ËTYM. Puits; wallon, pouhi; picard et norm. pucher; provenç. pozar.
t PDISETTE (pui-zè-t'), s. f. Grande cuiller pour puiser le suif fondu.
— ÉTYM. Puiser; Berry, puisette, petit seau.
f PUISEUR (pui-zeur), s. m. Celui qui puise. Il Ouvrier tourbier.
— HIST. XVI* s. Puiseur, cotgrave.
t PUISOIR (pui-zoir), s. m. Sorte de vase ou de cuiller qui sert à puiser. || Synonyme depucheux.
— ËTYM. Puiser; picard, pucheoir.
PUISQUE (pui-sk'), cory. qui marque la cause,
le motif. Puisiju'on plaide et qu'on meurt et qu'on devient malade, Il faut des médecins, il faut des avocats, la font. Fabl. xii, 27. Pourquoi m'en donneriez-vous la peine, puisque vous voilà? mariv. le Legs, se. 40. Tout vous est pardonné, puisque je vois vos pleurs, volt. Alz. v, 7. || Quelquefois on sépare puis de que. Puis donc que vous trouvez la mienne [faute] inexcusable, corn. Médée, ii, 6. Puis donc qu'on nous permet de prendre Haleine, et que l'on nous défend de nous étendre, rac. Plaid, III, 3.
— REM. L'e de puisque ne s'élide que lorsqu'il est suivi de il, ils, elle, elles, on, un, une, ou d'un m»t avec lequel cette conjonction est immédiatement liée : Puisqu'ainsi est, puisqu'il le veut. Mais on écrira sans apostrophe : Puisque aider les malheureux est un devoir.
— SYN. CAR, PUISQUE. Car marque qu'on va donner la raison d'une proposition principale. Puisque marque qu'on va rappeler celte raison déjA comme explicitement ou implioilement. Jamais on ne mettrait puisque en tête d'une raison nouvelle. Je vais me coucher, car je me sens malade (je vous apprends ma maladie). Je vais me coucher, puisque je me sens malade (je vous rappelle ma maladio que vous savez déjà).
— HIST XI* s. Puis queserement li est jugied, no l'en pot pas puis lover [déposséder], par le jugement de Engleteri^, Lois de Cuill, 25. || xii* s. Tuit mi pen.ser sont à ma douce amie. Puis que je sai mon cuer en sa baillie. Coud, il. X tort s'en plaint li uns, puisque l'autre s'en loue, Sax, xvu. || xiii* s. Sire, si ferai-je, puisque vous le voulez, Berte, cxxi. Et neporquant [cependant] j'ai mains anuis SotTers et maintes malcs nuis, Puis que [depuis que] j'oi [j'eus] la rose haisic, la Rose, 3503. || xv* s. Les compagnons ne furent mie bien assurés de ces paroles; car nul ne meurt volontiers, puis qu'il peut finer par autres gages [quand il peut sortir d'cmbaiTas autrement], puoiss. i, 4 , 242. ||xvi* s. Puis donc que ces loyers d'honneur n'ont aultre pris que.... mont. II, 65. Nostre défense a esté juste puis quo forcée, u'aub. Hist, l, 70.
— ÉTYM. Puis, et que; génov. puique. Palsgrave, p. 62, dil, ail XVI* siècle, qu'on prononce pui'/ue.
PUISSAMMENT (pui-sa-man), adv. \\ 1° Avec puissance. Voir de si faibles vainqueurs [les femmes] Hégner si puissimment sur les plus no!. les ciRurslcoHN. HoT. IV, 7. Il saH.... quc le Graml Seigneur arme piiissainmeni, la hriiï. x. || 2" Avec force. Bien n'éloigne pluspromptement et plus puissamment les surprises capiiiiuses des sophistes.... PASC. De l'esprit géom. t. Celd confirme puissamment ce que vous ililes si hieii, cpie nos yeux ne sont poinl ceux qu'on devrait avoir, si nous regar-
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dlons les choses comme des chrétiens, sév. à Wmiletau, î2 sept. 4«88. ||8" Extrêmement. Je sentirais mon mal puissamment soulagé, cohn. la Veuxe, iv, ». Kt qu'Isabelle en est puissamment irritée, mol. Ée. det mar. ii, 7. || Puissamment riche, très-riche. Oui. madame, je suis puissamment riche, dancouBT, Impr. de garnison, se. 8. Un brave laboureur... qui, après avoir payé la taille, le taillon, les aide.s et gabelles, le sou pour livre, la capitation et les vingtièmes, ne se trouvait pas puissamment riche au bout de l'année, volt. Jeannot et Colin. Il C'est puissamment raisonner, se dit, par ironie, d'un raisonnement ridicule. J'avoue qu'il n'y a point (le philosophe aui Petites-Maisons qui ait jamais si puissamment raisonné, volt. Dict. phil. Platon. Puissamment raisonné I bsacmabcr. Barb. de Sév. I, s.
— HlST. xii* s. fils] Sorent del rei qui ert venuz Eissi vers eus toz irascus, Od [avec] tel esforz, si puis.santment.... benoIt, m, s»2«2.Etke li poissant sostignent poxamment les tormenz, st bebn. p. 656. Il XV* s. Et se logèrent puissamment à rencontre des François, froiss. i, i, H8. || xvi* s. Et quand plus sa fureur [de Roland] puissamment le domine, Il arrache de terre un grand chesne et un pin, desportes, Roland furieux.
— ÉTYM. Puissant, et le suffixe ment.
PUISSANCK (pui-san-s'), s. f. || 1° Droit ou acte
par lequel on commande aux autres, autorité. Toute puissance est faible à moins que d'être unie, la font. Fabl. IV, 48. [Pascal disait] que, dans un État où la puissance royale est établie, on ne pouvait violer le respect qu'on lui doit que par une espèce de sacrilège, puisque c'est non-seulement une image de la puissance <ie Dieu, mais une participation de cette même puissance. Vie de Pascal, par M"* pébif,r. Soit qu'il [Dieu] élève les trônes, soit qu'il les abaisse, soit qu'il communique sa puissance aux princes, soit qu'il la retire à lui-même et ne leur laisse que leur propre faiblesse, boss. Reine d'Anglet. La maison des Césars ....exerce une puissance absolue, m. Hist. m, 7. Je ne sais de tout temps quelle injuste puissance Laisse le crime en paix et poursuit l'innocence, rac. Andr. m, i. Et moi, vous le savez, je tiens sous ma puissance Cette foule de chefs, d'e.sclaves, de muets.... id. Baj. ii, t. Il y a dans chaque nation un esprit général sur lequel la puissance même est fondée ; quand elle choque cet esprit, elle se choque elle-même, montesq. Rom. S2. La puissance de tous les rois de l'Europe consistait alors à voir marcher un grand nombre de vassaux sous leurs ordres, et non à posséder assez de trésors pour les asservir, volt. Mœurs, bi. La postérité fait une grande différence entre la puissance et la gloire, id. ib. 4 63. Le pistolet qu'il [le voleur] tient est aussi une puissance, J. t. rouss. Contr. toc. i, s. Quand on a la puissance, on croit tout possible; on ne sait point se méfier de ses lumières, et, parce qu'on a commandé, on n'imagine pas devoir trouver des obstacles, condil. Comm. gouv. i, (7. Mes amis. J'ai soumis L'enfer à ma [luissance, bérano. Colibri. Les dieux à sa vertu mesuraient sa puissance, p. lebbi'n, Ulysse, ii, 3. Il Fi g. Néanmoins ils dormiront tous deux dans la puissance du sépulcre, et ils seront tous deux mangés des vers, SACi, Bible, Job, xxi, î6. {| De notre pleine puissance, formule dont le roi se servait en certaines lettres patentes. || De puissance absolue, en vertu de la puissance absolue. Agissez donc, Seigneur, de puissance absolue, corn. Perth. iv, 3. Pour l'obliger [le comte de Gormaz] de puissance absolue à réparer l'oiïense avec une satisfaction digne de la personne offensée. Sentiments de l'Académie sur le Cid. || Avoir, tenir une personne, une chose en sa puissance, en être le maître, le possesseur, en pouvoir disposer à son gré. Faut-il que vous naissiez en la puissance de vos ennemis? boss. Ouch. d'Orl. Je tiens le fils des rois, le vôtre, en ma puissance, volt. Orphei. v, ♦. || Ce jeune homme est en puissance de père et de mère, il ne peut disposer de rien sans le consentement de son père et de sa mère. || Cette femme est en puissance de mari , elle ne peut contracter ni disposer de rien sans être autorisée de son mari. || Un mari dit plaisamment qu'il est en puissance de femme , un père qu'il est en puissance de fille, pour exprimer qu'il fait ce que sa femme, sa fille veut. || 2' Toute-puissance, voy. toute-puissancf.. |{ 3" La puissance législative, la partie des pouvoirs publics qui a le droit de faire les lois; la puissance executive, celle qui applique lus lois et ailministre. lA puissance exécutrice dispos;int de tous ies emplois, montf^. Esp. xa, »7. l« puissance léglsUtive est le cosur de l'Etat ; la
puissance exécutÏTe en est le cerveau, qui donne le mouvement à toutes les parties, i. i. rouss. Contr, social, III, H. Il Les deux puissances, le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel, ou la puissance ecclésiastique et la puissance séculière. iJa séparation des deux puissances. Ces deux puissances [le spirituel et le temporel) d'un ordre si différent ne s'unissent pas, mais s'embarras.sent mutuellement quand on les confond ensemble, boss. Reine d'Anglet. LiLSOUTce la plus empoisonnée de tous les malheurs des Grecs, c'est qu'ils ne connurent jamais la nature ni les Ixjrnes de la puissance ecclésiastique et de la séculière, MONTESQ. Rom. 23. || Puissance du glaive.autorilé qu'a le souverain de condamner à mort, et qu'il fait exercer suivant les lois. || Puissance des clefs, pouvoir de remettre ou de retenir les péchés donné par Jésus-Christ à son Église en la personne de saint Pierre et des apôtres. 114° Puissance de fief, les différents droits qu'un seigneur suierain pouvait exercer sur ses vassaux en vertu de son fief. Il 6° Domination, empire. Alexandre soumit l'Asie à sa puissance. La puissance de ce prince s'étend fort loin. Rome victorieuse.... réduit tout l'univers sous sa [luissance, boss. Hist. m, 7. || 6° État souverain. Les grandes puissances. Les petites puissances. Les puissances continentales. Tu vois comme déjà ces deux hautes puissances Que Mars semblait plonger en d'immortels discords..., corn. T'ois, d'or, Prol. 3. Tous les grands empires ont commencé par des hameaux, et les puissances maritimes par des barques de pêcheurs , volt. Hoeurs , ( «4 . Je ne sais quel ministre de je ne sais quelle puissance ou quelle faibles.se chrétienne à la Porte Ottomane demanda un jour audience au grand vizir pour lui apprendre..., m. Lett. d'Argental, 23 déc. 4 764. Lycurgue trouva neuf mille citoyens dans Sparte, et trente mille dans la Laconie; par conséquent, si nous jugeons de Lacédémone par Athènes, cette république n'aura jamais eu qu'environ quarante mille citoyens ; voilà cependant les deux grandes puissances de la Grèce, conml. Hist. anc. 1, 47. Si les puissances du premier ordre commettent rarement des fautes impunies, baynal, Hist. phil. XII, 3î. Il Hautes puissances contractantes, titre que les princes souverains prennent dans les traités qu'ils font entre eux. || Hautes Puissances (avec deux majuscules), nom qu'on donnait aux états généraux des Provinces-Unies ou Hollande. Nobles Puissances (avec deux majuscules), titre que prenaient les états (larliculiers de chacune des sept provinces. I! Traiter de puissance à puissance, d'égal à égal. Il 7" Au plur. Les puissances, ou les puissances supérieures, ou les puissances suprêmes, les rois, les princes, les grands. Bien que nous devions tout aux puissances suprêmes, Madame, nous devons quelque chose à nous-mêmes, corn. Othon, m, t. Que tout le monde soit soumis aux puissances supérieures; car il n'y a point de puissance qui ne vienne de Dieu, et c'est lui qui a établi touies celles i|ui sont sur la terre, saci. Bible, St Paul, Épil. aux Rom. xin, 4. Considérez ces grandes puissances que nous regardons de si bas, kobs. Duch. d'Orl. Obéissez aux puissances : si cela veut' dire. Cédez à la force, le précepte est bon, mais superflu; je réponds qu'il ne sei.i jamais violé; toute puissance vient de Dieu, je l'avoue; mais toute maladie en viept aussi; est-ce à dire qu'il soit défendu d'appeler le médecin? j. j. houss. Contr. soc. i, 3. Convenons donc que force ne fait pas droit , et qu'on n'est obligé d'obéir qu'aux puissances légitimes, id. ib. Il Les puiswnces de la terre, les hommes puissants. Puissances delà terre, avez-vous des parents? VOLT. Triumv. i, b. \\ Absolument et familièrement. Les puissances, ceux qui possèdent les premières dignités de l'État. Je ne veux pas me commettre avec les puissances. On m'a desservj auprès des puissances, BEAUHABcn. Barb. de Scv, i, 2. || Flatter les puissances, flatter les gens en crédit. || Se croire une puissance, se croire un personnage important. || Il devient une puissance, se dit d'un homme qui acquiert du crédit, du pouvoir. || 8° Il se dit pour force militaire ou navale. Je ne sais que vous dire de votre flotte; depuis.... que cette puissance est en mer, nous n'en savons rien ici, skv. 34 août 1689. Il 9° il se dit de ladivinité et des êtres divins. La puissance divine, qui donne, quand il lui platt, des bornes secrètes aux passions des hommes les plus emportés, boss. fieine d'Anykt. Attestez, s'il le faut, les puissances célestes Ccmlre un sang malheureux né pour vous tourmenter, rac. Itilhr. 1, 2. ô puissance éternelle! Vous faites-vous un jeu des pleurs d'une mortelle? volt. Olymp. ii , 3. Puissances du cielt j'avais une &me pour la douleur,
donnez m'en une pour la félicité, >. j. itoitss. BU. I, 5. Et je commande en maître aux puissances de l'onde, DELiLLE, Enéide, 1. 1| Les puissances du ciel, les anges. || Les puissances des ténèbres, de l'enfer, les démons. I.a solitude leur servait de retranchement, la religion leur donnait des armes, le jeûne les fortifiait, l'austérité les rendait terribles aux puissances de l'enfer, bourdal. Dimanche de la Septuagésime , Dominie. t. i, p. 360.|| Terme de théologie. Nom d'une des hiérarchies des anges (qu'on écrit avec une majuscule, et qu'on ne dit qu'au pluriel). Les Trônes, les Puissances, le» Dominations. || 10* Pouvoir de faire quelque chose. Il n'est pas en ma puissance de dissimuler ma joie, BALZ. liv. I, lett. 7. Toutes nos puissances sont si faibles et si limitées, que nous ne sonunes ca pables que de choses médiocres, voix. Œuv. t. n, p. 312, dans pouGENS. Marcelle, qui vous sert de toute sa puissance , corn. Théod. iv, 4 . Notre intelligence tient dans l'ordre des choses intelligibles le même rang que notre corps dans l'étendue de la nature ; bornés en tout genre, cet état qui tient le milieu entre deux extrêmes se trouve en toutes nos puissances, pasc. Pens.i, 4 , éd. havet. Locke a eu très-grande raison d'appeler la liberté puissance, volt. Dict, phil. Franc arbitre. L'homme n'a connu que tard l'étendue de sa puissance, et même il ne la connaît pas encore assez, bufp. 7* époq. nat. Œuv. t. xit, p. 362. 11 y a des moments où l'on se croit la puissance de ce qu'on désire, STAËL. Corinne, xiv, 3. || 11' Fig. Empire exercé sur l'ftme , sur l'esprit. La puissance de la parole. Adieu, vos pleurs sur moi prennent trop de puissance, corn. JPo(y. i, 2. Les passions de l'&me troublent les sens... il faut commencer par là le chapitre des puissances trompeuses, pasc. Pens. m, 4 9. Et quelque autre puissance [motif] Lui fait du fils d'Hector embrnsser la défense, rac. Andr. n, 2. Un peu de violence M'a fait de vos raisons combattre la puissance, id. Andr. ii, 4. 1112* Efficacité, vertu. Après cela doutez de la puissance Des oraisons.... la font. Or. Quelques sucs bienfaisants dont la puissance active Rappelle en notre esprit sa clarté fugitive [de la raisonj, Ducis, Lear, iv, 6. || 13° Faculté. On dit dans l'école que l'objet meut, émeut la puissance. La mémoire est une des puissances de l'entendement. Peut-être qu'il y a en moi quelque faculté ou puissance propre à produire ces idées sans l'aide d'aucunes choses extérieures, desc. Méd. m, 9. Que l'esprit ne peut être forcé de croire ce qu'il sait être faux, ni la volonté d'aimer ce qu'elle sait qui la rend malheureuse; que ces deux puissances sont donc libres... pasc. Enlret. avec M. de Saci. Il y avait dans son cœur une grande puissance d'aimer, STAEL, Corinne, xi, 3. || Il se dit, en un sens analogue, des facultés corporelles Une âme qui revient à Dieu après les égarements du monde et des passions doit se regarder comme un malade frappé dans toutes ses puissances, mass. Carême, Pâques. Déterminer la proportion des puissances effectives du mâle et de la femelle en toute reproduction, BUFF. Quadrup. t. viu, p. 7. Avec ses grandes puissances pour le vol et son instinct voyageur, la grue... ID. Ois. t. xiii, p. 440. || 14° Terme de philosophie. Possibilité de devenir acte, par opposition à l'acte lui-même. Passer de la phissance à l'acte. Le gland est un chêne en puissance. Mais peut-être aussi que je suis quelque éhose de plus que je ne me l'imagine, et que toutes les perfections que j'attribue à la nature d'un Dieu sont en quelque façon en moi en puissance, quoiqu'elles ne se produisent pas encore et ne se fassent point paiailre parleurs actions, desc. Uédit. m, 49.||16° Terme d'économie rurale. L'aptitude de la terre à produire, aptitude résultant d'un certain état physique, de l'ameublissement du sol, de l'état d'agrégation des particules, de la composition chimique du sol. Il 16° Terme de minéralogie. Epaisseur d'une couche ou d'un filon. La principale mine de mercure connue dans l'Amérique méridionale... est, dit-on, une couche ou un filon de grés imbibé de cinabre; il a cinquante mètres de puissance et traverse une montagne de grès, A. brongniart. Traité de min. t. Il, p. 247, dans POUGENS. 11.17° Terme de mécanique. Toute force dont on dispose pour équilibrer ou vaincre une autre force. La puissance et la résistance. Puissance motrice. La vitesse et la direction d'un corps qui se meut d'un mouvement composé se mesurent par la diagonale d'un parallélogramme dont deux des côtes représentent lus puissances, brisson. Traité de phys. t. i, p. i44. Il 18° Terme de physique. Se dit de la portée d'un
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Instrument d'optiqve, du degré de grossissement ou de rapprochement qu'il procure. La puissance d'un microscope. || Terme de chimie. Energie d'un alcali ou d'un acide. Les nombres qui expriment les quantités d'acide muriatique qui ont été nécessaires pour neutraliser <oo parties pondérales de chaque alcali, représentent les puissances comparatives de ces alcalis, bïithollkt, Instit. Mém. scienc. <806, t" sem. p. 274. Il 19* Terme de mathématique. Chaque degré auquel on élève une quantité en la multipliant par elle-même. 4 = » X"-*, c'est la seconde ou deuxième puissance; 8z=:2x2Xî; c'est la troisième puissance; <«=r2XïX 2x2, c'est la quatrième puissance, et ainsi pour tous les nombres. 9 est la deuxième puissance de 3, parce qu'il vsut :<X*; 27 en est la troisième puissance, parce qu'il vaut 3x3x3. La deuxième puissance et la iroisième puissance ont reçu les noms particuliers fie carré et de cube. || 20° Terme de trictrac. Prendre son coin par puissance, prendre son coin, lorsque l'adversaire n'a pas le sien, en diminuant un point sur chacun des dés amenés.
— HIST. m* s. Gerins s'adobe come hom de grant puissance, flonc. p. 52. Li rois qui nous gouverne est de moût grant puissance, ib. p. 1»7. Se j'eusse de moi venger puissance, Couci , xvi. Et Diex vouloir ne m'en doinstne poissance! t6. ivii. Deus abat les puissances e les feluns pensez, Th. le mari. 43. En ne m'amés-vous par fiancheî — Oïl, de toute mapoissanche, tôt d'/jnour. || xiii's. Et toute la puissance [armée] du Soudan se logèrent sur le fleuve de Reii d'autre part, joinv. 220. || xiv* s. Le continent a puissance de non faire contre raison pour delettacions corporeles, obesme , Eth. 2(6. Doni|ues le» choses dequoy l'on conseille sont celles qui sont en notre puissance, et qui puevent estre ouvrées ou faites par nous, ID. ib. 66. Et tuit [tous] en louent Dieu de toute leur puissance , Girart de Bois. v. 66(8, !| xv's. Là n'avoicnt les riches hommes de la ville, ni les notables, nulle puissance [autorité], FBOiss II, II, 57. Cil y vint k grand puissance de gens d'armes, m. i, i, (60. Seigneur, j'ay fait ma puissance ; or faites la vostre [j'ai fait ce que j'ai pu ; maintenant faites ce que vous pourrez] , Pereeforest, t. iv, f° 48. [Mot de Charles V:] Je ne say en signorie félicité , excepté en une seule chose. — Plaise vous nous dire en quoiY — Certes en puissance de faire bien à autruy, chh. oe pisan, Charles F, m, 3o. || xvi* s. Poiirce que Dieu exerce par les anges son empire par tout le monde, selon ceste raison ils sont nommez maintenant Principautez, maintenant Puissances, maintenant Seigneuries , CALV. Inttil. «05. La flatterie ne suit point les pauvres ou petites personnes, et qui n'ont aucune puissance, amyot, Comm. ditcern. le ftatl. 3.
— ÉTYM. Puissant.
PUISSANT, ANTE (pui-san, san-f), adj. || 1» Qui a beaucoup de puissance. Notre prince a des dépendants Oui , de leur chef, sont si puissants Que chacun d'eux pourrait soudoyer une armée, la font. Fabl. I, (2. C'est par la suite de ces conseils uue Dieu a fait naître les deux -puissantes maisons (de France et d'Autriche] d'où la reine devait sortir, Hoss. Kar.-Thér. La mort plus puissante nous l'enlevait entre ces royales mains, ID. Duch. d'Orl. Détourne, roi puissant, détourne tes oreilles De tout conseil barbare et mensonger, rac. Esth. m, 3. Tu es grand, tu es puissant; ce n'est pas assez : fais que je t'estime, la bruy. ix. Marie de Médicis, régente et non maîtresse du royaume, dépense en profusions, pour s acquérir des créatures, tout ce que Henri le Grand avait amassé pour rendre sa nation puissante, volt. Moeurs, (7&. La faute de Louis XIV est de s'être cru assez puissant pour convertir les calvinistes, et de n'avoir pas vu qu'il était assez puissant pour les contenir, m. Lett. Richelieu. 16 sept. 177». De deux États qui nourrissent l'i même nombre d'habitants, celui qui occupe une moindre étendue de terre, est réellement le plus puissant, j. j. rouss. Paix perp. Dans toute république, un citoyen se rend coupable dès qu'il derient trop puissant, barthi!l. Anach. cb. 62. || Puissant de, avec un infinitif (emploi qui est un archaïsme). Les biens visibles qu'ils recevaent de Dieu étaient si grands et si divins, qu'il paraissait bien qu'il était puissant de leur donner les invisibles, PASC. Pens. XVI, 9, édit. havrt. || i' Toutpuissant, voy. TODT-puissANT. || 3° Haut et puissant seigneur, haute et puissante dame; trt's-haut et très-puissant seigneur, très-haute et très-puissante dame; très-haut et très-puissant pnfice, très-haute et très-puissante princesse, titres donnés dans les actes et monuments publics aux grands seigneurs,
aux grandes dames, aux princes, aux princesses. J'étais donc encore destiné à rendre ce devoir funèbre à très-haute et très-puissante princesse Henriette Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans, boss. D. d'Orl. C'est la gloire qu'a remportée très-haut Pt puissant seigneur messire Michel le Tellier, chancelier de France , id. le Tell. ||4° 0"i est capable de produire un efTet considérable. C'est une belle chose que de les faire [les vers] puissants et majestueux ; cette pompe ravit d'ordinaire les esprits, et pour le moins les éblouit, cohn. la Veuve, Au lecteur. Je sens naître en mon cœur un repentir puissant, m. Cinna, v, 3; On puissant remède, ID. Nicom. ii, t. Puissants ressorts, roth. Bélis. v, 6. Par ses puissants raisonnements [il'Annibal], Antiochus surnommé le Grand, roi de Syrie, devint jaloux de leur puissance [des Komains], et leur fit la guerre, BOSS. Hist. I, n Quoique la justice divine fût irritée jusqu'au point que marque une expression si puissante, ID. Élevât, sur myst. viu, 5. Nous sommes nés, tous tant que nous sommes, dans une puissante inclination de faire ce qu'il nous plait, id. 2* sermon, Véture, i. Le fer ne produit point de si puissants efforts, fac. Srit. v, 6. La simplicité de ses discours est mille fois plus puissante pour persuader, que toute l'éloquence des chaires chrétiennes, MASS. Carême, Mélange. |( Puissant sur. Qu'il est vrai que l'Écriture enseigne que la prière d'un homme de bien est puissante sur les miséricordes de Dieu, pléch. Panég. ii, p. (30. Le crédit de la vérité est plus puissant sur eux que le crédit de la coutume, id. ib. n, p. (33. Voilà cet intérêt si puissant sur votre âme, rac. Milhr.
I, 3. Il 5* Qui exerce une grande action, en parlant des personnes. Et de quelque façon que l'on me considère. Abondante en richesse, ou puissante en crédit.... CORN. Cinna, i, 2. C'est par là qu'il [Jésus-Christ] a commencé à être puissant en paroles et en œuvres, boss. Hist. m, 3. Demandez àDieu.... qu'il suscite à son peuple des ouvriers puissants en paroles, UASS. Carême, Parole. || Par plaisanterie et en jouant sur le mol puissant. Croiriez-vous que le roi de Prusse a fait déjà deux chants d'un poème épique en vers français sur l'assassinat du roi de Pologne? le roi de la Chine et lui sont les deux plus puissants poètes que nous ayons, volt. I.ett. Richelieu, (6 déc. (77(. || Puissant sur quelqu'un, qui exerce une grande action sur quelqu'un. Un ministre puissant sur le prince. || Puissant calculateur, puissant logicien, puissant raisonneur, c'est-à-dire habile, profond. |jces expressions s'emploient quelquefois ironiquement. || 6° Très-riche. Être puissant en fonds de terre. Un puissant capitaliste. || 7° Considérable par les forces et le nombre. Je vois sur la frontière une puissante armée. Comme vous l'avez dit, à vaincre accoutumée, cohn. Nicom. m, s. Sylla son questeur lui amena un puissant corps de cavalerie, qu'il avait levé chez les Latins, vkhtot, Rév. rom. IX, «03. 118° Oui est gros. Penses-tu, lui dit-il, que ton titre de roi Me fasse peur ni me soucie? Un bœuf est plus puissant que toi [lion], la pont. Fabl.
II, ». [Des gens voyant au loin un objet flotter sur l'eau) Ne purent s'empêcher de dire Que c'était un puissant navire, m. ib. iv, (o. || 9° Qui a beaucoup d'embonpoint (en ce .sens il est familier et presque populaire). Un homme puissant et robuste. Une femme très-puissante. Tout de bon, une des plus puissantes filles qui soient dans toutes les dix-sept provinces, a envie de faire amitié avec moi, voit. Letl. 63. Elle est puissante, c'est-à-dire grosse, expression condamnée, gbnlis, Mém. t. v, p. 92, dans poiGENS. Il 10* Substantivement, au pluriel, les puissants, ceux qui ont le pouvoir, la richesse. Dieu ne rejette point les puissants, étant puissant luimême; mais il ne sauve point les impies, et il fait justice aux pauvres, saci. Bible, Job, xxxvi, 6. L'on doit se taire .sur les puissants, il y a presque toujours de la flatterie à en dire du bien; il y a du péril à en dire du mal pendant qu'ils vivent, et de la lâcheté quand ils sont morts, la bruy. ix. Si votre justice |6 Seigneur) pouvait souffrir des adoucissements.... serait-ce en faveur des puissants du siècle...? mass. Myst. visil. Les puissants veulent que les abus et les préjugés durent, condil. Log. il, i. Que je voudrais bien tenir un de ces puissants de quatre jours, si légers sur le mal qu'ils ordonnent I brai- MARCH. Mar. de Hg. v, 3. || On le dit quelquefois au .singulier, le puis.sant foule aux pieds le faible qui menace, Et rit, en l'écrasant, de sa débile audace, volt. Triumv. iv, (. || Dans le style de la chaire, les puissants de la terre, les puissants du siècle, les grands.
— HIST. XI* 8. Li amiral! [l'émir] e*t nubet et pui-
sant, Ch. de Roi. cxcii. || xii* s. E disoient : coment est oscis [tué] li poissanz qui salvoit Israël? Machab. i, ». Aussi com en la mer est puissanz la baleine, Sax. xxx. || xiii* s. Li mendians poissans «le cors. Qui se vont partout embatant, la Rose, 8(38. Accoustumance est trop poissans ; Et, se bien la sut congnoissans, Mainte chose desplestnovele. Qui par acoustumance est bele, ib. 7(77. Et plus volontiers y doit on mètre [dans les hospices] cix qui volentiers gaaignerent tant comme il porent et sont devenu non poissant par viellece et par maladie, BEAUM. Liv, (2. Et en li [Dieu] devons-nous croire, que il est poissant de toutes choses fere, joinv. 230. Il XIV* s. Nous sommes puissans de telles puissances, et les avons de nature, oresme, Eth. 42. ||xv*8. N'est si puissant qui ne treuve son maistre, Pereeforest, t I, f" (52. ||xvi« s. Quelque puissant [gros] valet, LANGUE, 236. Montée sur coursiers puissans, m. 287. C'estoient de grands et puissans hommes, qui portoient devant eulx des escus de fer bien fourby et luisant, amyot, P. jEm. 30. Le tyran de Calane, homme de guerre et puissant en arpent, rechercha son alliance, id. Timol. (7. Au petit se fera miséricorde, mais les puissans seront tourmentez puissamment, id. Mnral. Épttr. p. 6. Vous estes puissante de (vous pouvez) garder la balance entre les grands, d'aub. Hist. i, (03. Quand on a heu trop de vin fort, puissant et sans eau, paré, xv, 3.
— ÉTYM. Adjectif à forme de participe, tiré de l'infinitif latin passe, pouvoir.
PUITS (pui), s. m. Il 1° Trou profond creusé dan» la terre, pour en tirer de l'eau. Sur le bord d'un puits très-profond Dormait, étendu de son long, Un enfant alors dans ses classes, la font. Fabl. v, ((, Un astrologue un jour se laissa choir Au fond d'un puits.... ID. i&. II, (3. Du fond d'im puits ou d'une cave profonde on peut voir les étoiles en plein midi; ce qui était connu des anciens, bcff. Hist. nat. hom. Œuv. t. IV, p. 465. Plus on tire de t'caii d'un puits, et plus elle devient claire, genlis. Maison rust. t. I, p. (64, dans pougens. || Fig. Le christianisme a placé la charité comme un puits d'abondance dans les déserts de la vie, chateaub. Génie, I, II, S. Il Fig. C'est un puits de science, se dit d'un homme très-savant. || C'est un puits d'or, c'est un homme extrêmement riche. || Dans un sens analogue. Ayant plein puits de ces douceurs, la font. Pdté. Il Fig. Ce qu'on lui dit tombe dans un puits, se dit d'un homme fort secret. || C'est un puits, se dit, dans le même sens, d'un homme qu'il est impossible de faire parler sur les choses qu'il doit taire. Ulysse votre père est le plus sage de tous les hommes; son cœur est comme un puits profond, on pe saurait y puiser son secret, fén. Tél. xxiv. La duchesse de Bourgogne appelait toujours Mme de Nogaret sa petite bonne et son puits, ST-siM. 177, (04. Il Fig. Cela ne tombera pas dans le puits, on s'en souviendra en temps et lieu. || Cela est tombé dans le puits, se dit d'une chose dont il a d'abord été question et qui ensuite a été oubliée. Il Puits commun, celui qui sert à plusieurs personnes. Il Fig. Mais c'est pour leur beau nez ! le puits n'est pas commun ; Et si j'en avais cent, ils n'en auraient pas un, RÉGNIER, Maeette. \\ 2* Terme apocalyptique. Le puits de l'abîme, l'enfer. Quand Dieu laisse sortir du puits de l'abîme la fumée qui obscurcit le soleil, selon l'expression de l'Apocalypse, c'est-à-dire l'erreur et l'hérésie, boss. Reine d'Anglet. Satan, rentre dans le puits de l'abîme, où tu seras enchaîné pour mille ans, chateaubb. Jforf. xxiv. |l 3" Puits artésien, trou pratiqué en terre au moyen (le la sonde, et d'où l'eau jaillit d'elle-même. || Puit» perdu, puits dont le fond est de sable et où le» eaux se perdent. || Puils pleureur, ou, substantivement, un pleureur, puits qui ne s'alimente que par une fillration des eaux à travers les couches superficielles. || 4° Ouverture pour descendre dans une mine, dans une carrière, et par laquelle on extrait les matières qu'elle renferme. On descend dans les mines de Wieliezka par six puits, qui ont quatre à cinq mètres de diamètre, a. brongniabt, Traité de min. t. i, p. ( so, dans pougens. || 5° Puits de marée, puits pratiqué dans un port et mis en communication souterraine avec la mer, afin de faire connaître à tout moment la hauteur de la marée. Il 6* Terme de guei-'e. Trous creusés au-devant d'un retranchement et recouverts ordinairement de branchages et de terre pour y faire tomber la cavalerie. Il Première excavation faite pour construire une mine. Il 7* Puits de glace, .trous cylindriques profonds dan» les glacier», par où s'éch/ippent les courants d'eau qui so .sont formés par diftel à la surface. || Grande profondeur qui se trouve
PUL
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dans la raor, là orf le fond est généralement uni et élevé. Il Terme de géologie. Puits naturels, nom donné à de certaines cavités profondes et cylindriques, qui, s'enfonçant dans la craie blanche, sont comblées par du sable et du gravier. 1| 8° Terme de m.irine. Sentine d'un vaisseau. || Retranchement ménagé au milieu d'une embarcation. || 9' Terme de cuisine. Vide qu'on forme dans la pâte pour la àélî-fsr et la pétrir. || Vide que l'on a ménagé dans le milieu d'un plat en disposant en couronne les viandes, les poissons, les légumes, etc. || Puits d'amour, sorte de pâtisserie feuilletée, évidée & l'intérieur, et que l'on remplit avec des confitures, des gelées, etc. || Proverbes. 11 faut puiser tandis que la corde est au puits, c'est-à-dire il faut travailler à sa fortune, à ses affaires, pendant qu'on en a l'occasion. || La vérité est au fond d'un puits, c'est-à-dire en toute chose on a beaucoup de peine à découvrir la vérité. La vérité, qu'on a bannie du commerce et qu'on a cachée au fond d'un puits comme une séditieuse, st-évhemond, dansHicHELET. Ils tremblent qu'un censeur.... N'aille du fond du puits tirer la vérité, boil. Disc, au roi. La vérité toute nue Sortit un jour de son puits, flohun, Fabl.ut.
— HIST. xiii* S. Pnch d'infer, Partonop. v. 9882. [L'eau d'un ruisseau] aussi froide Comme puiz, ou comme fontaine, la Rose, (H. Si comme de lor moustiers réfère et de lor caucies [chaussées] ramender, de lor puis et de lor gués maintenir, BEAiiM. x.xi, 27. Mes l'en porroit avant un pui Espuisier, c'on poist retrere Combien la dame est debonaire, roteb. ii, (9. || xv* s. [Paris] C'est la cité sur toutes couronnée. Fontaine et puis de sens et de clergie, e. desch. Sur les beautés de Paris. Il XVI' s. Aussi furent amenez trois prisonniers, desquels on apprit qu'il se faisoit une mine sous leravelin et sous la Grange Londis, et pourtant ils firent sept puits, d'auji. Hist. ii, 64. On dit qu'il faut couler les exécrables choses Dans le puits de l'oubli et au sépulcre encloses, id. Tragiques, éd. la- LANNE, p. <<2. Un puits k fumier, Nouv. coust. gén. t. I, p. 808.
— ÉTYM. Wallon, puss; picard, puche; prov. potz, poutz; cat. pou; espagn. pqio; ital. poszo; du lat. puleus.
t PCJAL (pu-jal), s. m. Sur le canal du Midi, pièce de bois de (2 à (4 mètres de longueur.
t PDLICAIRE (pu-li-kè-r'), s. f. || 1° Genre de plantes à fleurs composées. {| 2» Adj. Terme de médecine. Éruptions pulicaires, éruptions cutanées semblables à des morsures de puces.
— RTVM. Lat. pulicaris herba, de pulex, puce.
t PULK (puik), s. m. Corps, régiment de cosaques.
t PULLULANT, ANTE (pul-lu-lan, lan-t'), adj. Oui pullule. Enfin ce sera un nid de chenilles de moins, et de chenilles très-pullulantes et tris-dangereuses, d'alemb. Lett. au roi de Pr. t" janv.
t PCLLULATION (pul-lu-la-sion), s. /•. || 1» Action de pulluler; multiplication rapide et abondante. I.es mulots, dont la puUulalion prodigieuse n'est arrêtée que par les cruautés qu'ils exercent entre eux, dès que les vivres commencent à leur manquer, bufp. Quxidrup. t. ii, p. 281.112° Terme de pathologie. Caractère de certaines productions morbides qui consiste en ce qu'un tissu outrepasiie les limites normales et se manifeste sous des formes diverses.
— ÊTYM. Lat. pullulationetn, de pullulare, pullu er.
PCLLOLER (pul-lu-Ié),e. n. Il se conjugue avec l'c uxiliaire avoir. || 1° Multiplier en abondance et en peu de temps. Les alouettes font leur nid Dans les blés quand ils sont en herbe. C'est-à-dire environ le temps Que tout aime et que tout pullule dans le monde, la font. Fabl. iv, 23. Déjà de tous cAtés naît, pullule et fourmille Des insectes, des vers l'innombrable famille, delille. Par. perdu, VII. Le rat pullule beaucoup , le mulot pullule enoorî davantage, buff. Quadrup. t. ii, p. 296. Il î" Fig. Se dit des opinions, des écrits dangereux qui se répandent facilement et avec rapidité. Je Conviens que Socrate n'a songé qu'à relever les vices des philosophes de son temps; mais je ne sais qu'en t nclure siniin que, dés ce tem|is-là, les vices pullul.iient avec les philosophes, j. j. bouss. H^. au rw de Pnl L'iiinliptiiin d'être chef de secte se tii entendre ; l> s héré-sies pullulèrent de toutes paris, ji). ib. Touit» t^s prohibitions.... n'empêotient pas les pamphlets les nlus misérables de pulluler eu »j»»i grande abondance que jamais, bachaumokt,
Kém. secrets, t. xxxvi, p. 258. LTiérêsie de Pelagius commençait à pulluler, ch. ancillon, Mél. de litt. t. i, p. 3(4, dans pougens.
— HIST. xiv* s. Métaux n'ont vie nullement, Ne nourreture aucunement. Pour pululer et augmenter, Sat. à Valch. err. 104. Hxvi's. Parquoy s'ensuyt qu'en toute clarité Son nom reluyt et sa vertu pullule (s'accroît, grandit], J. mabot, v, 29«. Icy mille forfaicts pullulent à foison, un bellay, vi, 33, verso. Il se pleind que de son temps pullule une doctrine qui contient les anciennes hérésies, sleidan, p. 27.
— ÊTYM. Lat. pullulare, de puUulus, rejeton et aussi petit enfant, diminutif de pullus (voy. poule, poulet).
t PCLMO-AORTIQDE (pul-mo-a-or-ti-k'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient au poumon et à l'aorte. Canal pulmo-aortique, nom donné quelquefois au canal artériel.
PDLMOKAIRE (pul-mo-DÔ-r'), a4;. || 1» Oui appartient aux poumons. || Artère pulmonaire, artère qui naît de la partie supérieure et gauche du ventricule droit du cœur, et se rend aux poumons. Il Plèvre pulmonaire, la portion de la plèvre qui revêt immédiatement le poumon. Il 2° Terme de médecine. Qui affecte le poumon. Les inflammations pulmonaires. || Catarrhe pulmonaire, bronchite.
I Phthisie pulmonaire, affection tuberculeuse des poumons. || 3» Terme de zoologie. Qui est pourvu d'un poumon. || 4* S- f. Pulmonaire du chêne, sticta pulmonaria (lichens), ainsi dite à cause que les thalles présentent une disposition réticulaire qui rappelle grossièrement l'aspect du poumon. !| Pulmonaire de terre, nom vulgaire des grands lichens du genre peltigère, et surtout de la peltigère canine. || Pulmonaire officinale, pulmonaria officinalis, L. dite aussi sauge de Jérusalem (borraginées). || Pulmonaire des Français, nom vulgaire de l'épervière des murs (synanthérées).
— f.TYM. Lat. pulmonaris , de pulmo, poumon.
t PCLMONÉ, ÉE (pul-mo-né, née), adj. Terme de zoologie. Oui respire par des poumons. || S. m. pi. Les pulmonés, cla.sse des animaux à sang froid, comprenant ceux qui respirent par des poumons.
II Ordre de la classe des gastéropodes. PULMÔNIE (pul-mo-nie),». f. Mot dont le sens
n'est pas précis, employé tantôt pour pneumonie, tantôt pour phthisie pulmonaire.
— ÉTYM. Lat. pulmo, poumon.
PULMONIQCE(pul-mo-ni-k'), adj. Qui aies poumons affectés. La duchesse de Choiseul mourut aussi, pulmonique, belle et faite au tour, st-sim. 59, 249. Il On dit aussi poumonique. || Substantivement. Un pulmonique, une pulmonique. || Fig. Une sécheresse de pulmonique, une extrême froideur et sécheresse dans l'âme ; locution qui vient de ce que, avec la fièvre hectique, les pulmoniques ont la peau sèche. Il [l'homme qui veut faire sa fortune] aune profusion, le dirai-je ? des torrents de louanges pour ce qu'a fait ou ce qu'a dit un homme placé et qui est en faveur, et pour tout autre une sécheresse de pulmonique, LA bbuï. viu.
— IIIST. XVI" s. Medicamens nommés pulmoniques, pour le regard des poulmons, paré, xïv, 6. Si c'est une vieille esdentée et décrépite, ou une jeune seiche et pulmonique, mont, m, 343.
— ÊTYM. Lat. pulmo, poumon; picard et norm. pomonique, poitrinaire.
PULPATION (pul-pa-sion), s. f. Terme de pharmacie. Opération qui a pour objet de réduire en pulpe certaines substances végétales.
— ÉTYM. Pulper.
PULPE (pul-p'; dans le siècle dernier, on prononçait poulpe), s. f. Il l", Terme de bo'.anique. Substance charnue et molle des fruits, des légumes. La pulpe du cacaoyer est agréable au goût, et on en fait des liqueurs rafraîchissantes, genlis, Maison rust. 111, p. 368, dans POUGENS. Il 2° Terme de pharmacie. La partie molle et charnue des végétaux, que l'on a réduite à une espèce de pâte, de la consistance d'une bui'illlie, en la séparant des parties dures. Il 8° Dans les sucreries, betterave divisée par la râpe en petites parties. || 4° Terme d'anatomie. Pulpe cérébrale, nom donné quelquefois à la substance blanche du cerveau, parce qu'elle se présente au premier coup d'œil sous l'apparence d'une sorte de bouillie. L'intime organisation de la pulpe cérébrale nous est encore assez mal connue, cabanis, Inslit. Mém.scienc. mor. et pol. t. i,p. 4 74. jj Pulpe des doigts, leur extrémité ciiarn ne, renflée et arrondie par suite de la préaunce de lobules de tis&u adipeux.
— HIST. xvi' s. Le dedans n'est qu'une poulpe, comme en nos figues, mais pleine d'un suc si rouge qu'il teint les mains comme )es meures , Sat. Uén. p. 229.
— ÉTYM. Genev porpe, pourpe; du lat. pulpa. PULPE, ÉE (pul-pé, pée), part, passé de pulper. PULPER (pul-pé) , ». o. Terme de pharmacie. Réduire en pulpe.
PULPEUX, EUSE (pul-peû, peû-z'), adj. Terme de botanique. Qui est formé d'une pulpe. || Qui a la consistance de la pulpe.
— ÉTYM. Pulpe.
t PULPOIRE (pul-poi-r'), t. f. Sorte de spatule large qui sert à pulper.
t PULQUE (pul-k') , t. f. Jus fermenté de l'agave [agave mexicana), qui est employé comme boisson au Mexique.
I PULSATEUR, TRICE (pul-sa-teur, tri-s'), adj. Oui produit des battements. || Scarabée pulsateur, la vrillette. Le scarabée pulsateur fait entendre la nuit le tic tac d'une montre pour appeler sa femelle, BERN. DE ST-p. Harm. vu. llarm. fraternelles.
— ËTYM. Lat. pulsatorem, de pulsare (voy. poussée).
PULSATIF, IVE (pul-sa-tjf, ti-v'), adj. Terme de médecine. Qui cause des pulsations. || Douleur pulsative, b^ttomenl douloureux que l'on éprouve dans les parties enflammées, et qui répond aux pulsations artérielles.
— HIST. xiv" S. Son sang subtil et son mouvement pulsatif [d'une artère], lanfbanc, f° 22. Il XVI' s. En douleur de dents, est sentie douleur pulsative, pour la fluxion faite par les artères, PARÉ, IV, 4.
— ÉTYM. Lat. pulsare, battre (voy. pousser).
t PULSATILE (pul-sa-ti 1'), adj. Terme de médecine. Oui présente des pulsations. Tumeurs pulsaliles des os.
— ÉTYM. Voy. PULSATION.
t pULSATILLE (pul-sa-ti-11', U mouillées), t. /. Espèce d'anémone.
PULSATION (pul-sa-sion ; en vers, de quatre syllabes), s. f. || !• Terme de physiologie. Battement des artères qui constitue le pouls. || 2° Terme de médecine. Pulsations, battements qui se font sentir dans une partie malade. || Pulsations abdominales idiopathiques, affection qui consiste en des battements plus ou moins forts qui se font sentir à la région abdominale. || 8° Mouvement de vibration des fluides élastiques. Lk pulsation du son.
— HIST. XIV' s. Se tout l'ueil est rouge.... il y » pointure nuysiblo, et pulsacion, et affluence de larmes, LANFBANC, f" 75. || XV' S. En grant et solempnelle pulsation et sonnement de cloches et campanes, Ordonn. nov. 4 484. || xvi' s. Action de faculté vitale est la pulsation et battement continuel du esur et des artères, pabé, Introd. viii.
— ÊTYM. Provenç. pulsacio; espagn. pulsaciou; ital. pu2sa2tone,' du lat. pulsatior^em, de pulsare (voy. pousser).
t PULSIMÈTRE, ». m. Mauvais mot, v»iy. sphy-
GMOMÈTilE.
t PULSION (pul-sion), s. f. Ancien .erme didactique. Action de pousser. La substance du feu, entrant dans l'iiUérieur d'un corps quelconque, le dilate en poussant en tous sens ses parties; or cette pulsion.... VOLT. Phil. Newt. ii, 3.
— ÉTYM. Lat. pulsionem, de pulsum, supin de pellere.
t PULTACÉ, ÉK (pul-ta-sé, sée), adj. Terme didactique. Qui a la consistance de la bouillie. Matière pultacée.
— ÊTYM. Lat. puis, pultit, bouillie.
-j- PULVÉRATEUR, TRICE (pul-vé-ra-teur, tri-s'}, adj. Terme de zoologie. Qui a l'habitude de se rouler dans la poussière. La pintade est du nombre des oiseaux pulvérateurs, qui cherchent dans la poussière où ils se vautrent un remède contre l'incommodité des insectes, buff. Ois. t. m, p. 2«o. || SubsUntivement. Ils [les faisans] sont du nombre des pulvérateurs, et ils périssent lorsqu'ils ne se poudrent point, buff. Ois. t. IV, p. 85.
— Êi YM. Lat. pulverare, réduire en poussière. PUL'VÎÈRIN (pul-vé-rin), s. m. || l'Ancien terme
militaire. Fourniment qui contenait de la poudre. Il On disait aussi poulvérin. Adieu mon poulvérin, adieu ma poudre entière, Créve-cceur du soldat, pi^ce d« (623. 112° Aujourd'hui, poudre pulvérisée employée pour la confection des artifices. Le pulvérin ne doit pas être confondu avec le poussier; ils ne jouissent pas du tout des mêmes propriétés. Il Espèce de poire où l'on met celte poudre. || 9' Se [dit d'une espèce de poudre d'eau, c'est-à-dire d'una
PUL
PUN
PUN
multitude de petites gouttes presque imperceptibles, qui se font sentir près des chutes d'eau.
— HIST. xvr s. Soubise, qui voulut donner cet assaut, commença par quatre sergens avec chacun quinze hommes qui firent brusler le pouUevrin,
■puis fit donner Glandage à bon escient, d'aub. Nist. I, 334. Ce fut ià où brusla le premier poulevrin de ceste guerre, ID. ib. m, ie2.
— f TYM. Ital. polverino, de polvere, poussière (voy. pouriBE).
t PULVÉRISABLE ( pul-vé-ri-za-bl") , adj. Oui peut être réduit en poudre, qu'on peut pulvériser. Cette matière est facilement pulvérisable.
t PCLVÉRISATECR ( pul-vé-ri-za-teur), t. m. Il 1° Nom de divers instruments servant à réduira en poudre les drogues simples. || 2° Instrument à l'aide duquel on force un jet três-fin d'eau minérale, chassé par compression, à se briser sur une lentille métallique; cette eau est absorbée par inhalation. On se sert aussi des pulvérisateurs pour lancer le jet, sans le briser, sur des parties malades, plaies, yeui, etc.
PULVÉBISATIOîf (pu!-vé-ri-za-sion; en vers, de six syllabes), î. /■. || !• Action de réduire un corps en poudre; résultat de cette action. M. Guyton de Morveau, qui proposa de calciner la chaux une seconde fois, avant de la mêler au mortier, pour prévenir les accidents qui pouvaient résulter pour les ouvriers de sa pulvérisation, vicat, Instit. Mém. acad. scienc. t. m, p. clxvi. || Terme de pharmacie. Opération qui consiste à réduire les substances médicamenteuses en poudres plus ou moins ténues. Il 2» Pulvérisation de l'eau, action de faire passer une eau minérale par le pulvérisateur.
— iilST. XVI* s. Pulvérisation, oudin, Dict.
— KTYîI. Pulvériser.
■ PULVÉRISÉ, ÉE (pul-vé-ri-zé, zée), fart. <pa$sé de pulvériser Les glaces pulvérisées par la violence du cboc s'élèvent en tourbillons de poussière à une grande hauteur, sausscre, Toy. Alpes, t. n, p. 260, dans pouGENS. || Par extension. Le flot pulvérisé (par la chute] roule en flocons d'écume, lamart. Bhin, H, 243. Il Eau pulvérisée, eau minérale qui a passé parle pulvérisateur, et qui, est employée dans le traitement des maladies de l'appareil respiratoire. PULVÉRISER (pul-vé-ri-zé) , v. a. || 1" Réduire en poudre. Lorsquen l'absence de Moïse ils adorèrent un veau d'or, ce sage législateur, animé de zèle, prit le veau d'or, le briila, le pulvérisa, et les obligea d'en boire la cendre pour confondre leur idolâtrie, en leur faisant voir la vanité de leur idole, souRDAL. Carême, t. i, p. 72.112» Fig. Mettre à néant. Warburton jouit d'un bon évêché ; il insulte les philosophes : en vain l'évêque Looth a pulvérisé son livre.... volt. Déf. de mort oncle, <5. Et son autorité, malgré les protecteurs. Pulvérise l'ouvrage et les admirateurs, gbessf.t, le Méch. iv, 4. On les pulvériserait (les rebelles], lemehcier, Pinlo, v, 3. Il On l'a dit aussi de l'action d'anéantir les forces d'une personne. J'approuve vos bains, ils vous empêchent d'être pulvérisée; rafraîchissez-vous, et apportez-nous toute votre santé, sBv. 4 sept. 1878. Il 3' Se pulvériser, i>. réfl. Etre pulvérisé. Je les mis [dés éclats de roche] dans un vase rempli d'un vinaigre bouillant ; ils devinrent, en peu de minutes, presque friables comme du sable ; ils se pulvérisèrent entre mes doigts ; il n'y a point d'enfant qui ne puisse fair» l'expérience d'Annibal, volt. Singul. nat. 9.
— HIST. xvi* s. Laquelle pierre ils pulvérisent, et en donnent à boire à celuy qui aura quelque partie rompue ou luxée, paré, Introd. 27.
— ÉTïM. Provonç. poZutriïar; catal. polvorisar; cspagn. pulrerizar ; ital. polvcriizare ; du lat. pulrerisare, de pulvis, poudre (voy. poudre).
t PULVÉRISEUR (pul-vé-ri-zeur), s. m. Celui qui opère la pulvérisation des couleurs, des teintures et des drogueries.
t PULVÉRULENCE(pul-vé-ru-lan-s'), s. f. Élnl de ce qui est pulvérulent. La pulvérulence des bords des feuilles.... ramond, Instit. Mém. tcienc. «823, t. VI, p. (35. Il Terme de médecine. Pulvérulence ■ies narines, accumulation de poussière sur les poils Aes narines, qui se remarque dans la fièvre typhoïde et autres affections graves ; elle indique que les malades n'ont plus Ut force de se débarrasser de ces poussières.
PULVÉRULENT, KNTE (pul-vé-ru-Ian , lan-f) , adj. Il 1* Chargé de poussière. || Terme de botanique. Couvert d'une couche farineuse produite par le végétal. Il 2" Oui a forme de poudre. Un précipité pulvérulent et opaque, FOURCiior, Connaist. chim. 1. 1, p. CLII.
— ÉTYM. Lat. jmlverulenlus , de puliis , poussière.
t PCLVINE, ÉE (pul-vi-né, née), adj. Terme d'histoire naturelle. Parcouru par de larges sillons longitudinaux.
— ËTY.M. Lat. pulvinus, bourrelet.
t PULVINIFORME (pul-vi-ni-for-m'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'un coussin.
— ÉTYM. Lat. pvhiniis, coussin, et forme.
t PULVISCULAIRE (pul-vi-sku-lê-r'), adj. Terme de botanique. Oui concerne les pulviscules. Matière pulvisculaire. || Terme de géologie. Se dit des pierres et minéraux dont le grain est si fin qu'il ressemble à de la poussière. Grès pulvisculaire.
t PULVISCULE (pul-vi-sku-1'), s. m. Terme de botanique. Poussière renfermée dans les capsules des lycopodes. || Matière pulvérulente qui remplit les entre-nœuds des algues marines articulées.
— ÉTYM. Lat. pulvisculus, diminutif de pulvis, poussière.
jPUMA (pu-ma), s. m. L'animal d'Amérique que les Européens ont appelé lion, et que les naturels du Pérou appellent puma, bufp. Quadrup. t. m, p. 1 09. C'est le couguar.
j; PUMICIFORME (pu-mi-si-for-m'), adj. Terme de minéralogie. Oui ressemble k la pierre ponce.
— ÉTYM. Lat. pumex, ponce, et forme.
PUMICTN (pu-mi-sin), s. m. Huile de palme.
— F.TYM. Origine inconnue.
t PUMICITE (pu-mi-si-f) ou PUMITE (pu-mi -t'), s. f. Nom scientifique de l'espèce de lave dite vulgairement pierre ponce.
— ÉTYM. Lat. pumex, pierre ponce.
PUNAIS, AISE (pu-nê, né-z'}, adj. Qui sent mauvais. || Particulièrement. Oui rend par le nez une odeur infecte. 11 [le fils du Régent] avait toujours été nigaud, bigot, maniaque et souffreteux, brèche-dent, caliborgnon, punais, decourchamp, Souv. de la marq. de Créquy, t. m, ch. 5. || Substantivement, au masculin. C'est un punais.
— HIST. XIII* s. Mes li siècles est si mavès. Si mesdisant et si pugnès. Qu'il tesmoingne ce qu'il ne voit. Et blasme ce que loer doit, Ren. 9852. Filz à putain, vilain punès, Fet Renart, qu'alez vos disant ? ib. 5)74. Il fq fils d'une vielle irese (hérétique]. Si ot la langue moult punese [mauvaise] > Et moult poignant, et moult amere, la Rose, 3528. |(xvi* s. Punais, maladie ainsi appellée, à cause que les malades ont une haleine qui put comme punaises, PARÉ, Introd. XXI. Quand tels utenciles sont punais et moisis, les vins.... o. de serres, 202. La femme de Hieron, qui ne sentoit pas son mary punais, estimant que ce feust une qualité commune à touts hommes, mont, m, 345.
— ÉTYM. Picard, punasse; provenç. putnais; piémont. punas. On reconnaît, à l'aide du provençal, dans ce mot le radical put deputere, puer; et en conséquence on le ramène à une forme fictive putnaeem, comme pugnax, de pugnare. La finale nais ne se rapporte pas à nasu^, nez ; car punais signifie non puant du nez , sens particulier et récent, mais puant en général. Punais est dans le Renard le nom du putois.
PUNAISE (pu-nê-z'), s. f. || 1° Genre de l'ordre des hémiptères, dont l'espèce la plus connue est la punaise des lits, cimex lectularius, Linné; l'odeur en est fétide. || Populairement, avoir le ventre plat comme une punaise, se dit d'une personne qui est restée longtemps sans manger. || Fig. Plat comme une punaise, se dit d'un homme à caractère bas, rampant. || 2° Punaise des bois, insecte qui a des ailes et des élytres, et qui est beaucoup plus gros que la punaise des appartements. M. de Gcer nous a fait connaître une punaise champêtre qui vit en f.Tmille avec ses petits, et qui les conduit comme une poule conduit ses poussins, bonnet, Contempl. nat. XI, 21. 11 ne faut pas oublier, à mesure qu'on taille les arbres [orangers], d'écraser la punaise grise qui s'attache derrière les branches; ce qui lui a fait donner le nom de punaise d'oranger, genlis. Maison rust. t. 11, p. 477, dans pougens. jj 8° Petit clou court à tête largo et plate, en cuivre ou en fer, armé d'une pointe, dont se .servent les ingénieurs pour tenir leur pl.in sur la table, ou les dessinateurs pour fixer un dessin modèle.
— HIST. XIII* s. Oui prent ewe où lupin sont cuit, et le [la] giete deseur punaises, si les tue, alebrant, f° 5i.||xjv*s. Les pugneses dites cimices qui puent,