‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 382 sur 389 · H. DE MONDEVILLE · texte numérisé non relu

H. DE MONDEVILLE

— ÉTYM. Punais.

PDNAISIE (pu-nè-zie), s. f. Mauvaise odeur. Il Particulièrement. Maladie du punais, l'ozèno.

— HIST. xiii* s. Quant il [un Bédouin] ouvroit son

sac [oii il y avait de la viande faisandée], nous nous bouchions, que nous ne pouions durer pour la puneisie qui issoit du sac, jomv. 285. || xv* s. Le roi se délogea de Rosebeoque par la punaisie des morts, FROiss. n, II, 200. Il xvi* s. Punaisie ou ozaena, n'est autre chose qu'un ulcère profond et puant qui est au dedans du nez, paré, xi, I5.

— ÉTYM. Punais.

t PUNAIZOT (pu-nè-zo), s. m. Un des noms vulgaires du putois.

— ÉTYM. Diminutif de punais.

PUNCH (ponch), s. m. Mélange de thé et d'eaude-vie ou de rhum, avec du jus de citron et du sucre; on le fait brûler. Les divers punchs. Lequel avait, pour charmer sa tristesse. Trois chiens courants, du punch et sa maîtresse, volt. Guerre de Cen. m. Tandis que le punch s'allume, ChaufTonsnous, chaufl"ons-nous bien, bérano. Hiver. || Punch de dames, punch très-doux, où l'eau-de-vie se fait peu sentir. || Se dit aussi de boissons composées de vin blanc ou rouge : punch à la portugaise, à U Dupony. || On le trouve écrit aussi ponche, dans Brillât-Savarin. || On l'a d'abord fait féminin et écrit ponche. Il nous fit servir [le commandant hollandais] de la bierre, du vin de Madère, de la ponche et du pain d'épic^es, labat, Voy. aux Antilles, t. vili, p. 361.

— ÉTYM. Angl. punch, qui est un mot persan : panj, cinq (voy. cinq) : boisson composée de cinq ingrédients, thé, sucre, eau-de-vie, cannelle et citron.

t PUNCTICULAIRE (pon-kti-ku-lê-r'), adj. Terme de médecine. Fièvre puncticulaire, fièvre maligne avec taches semblables à des points ; c'est le typhus.

— ÉTYM. Dérivé du latin fictif punetieulum, diminutif de punctnm, point.

t PUNCTIFORME (pon-kti-for-m'), adj. Terme didactique. Qui est en forme de points.

— ÉTYM. Lat. punctum, point, et forme.

t PUNCTILIO (pon-kti-li-o), s. m. Forme italienne qui a été employée quelquefois pour pointillé (voy. ce mot). Cette importante affaire du punctilio qui constitue la grandeur des Romains modernes, VOLT. Dict. phil. Cérémonies.

t PUNGO (pon-go), s. m. Voy. pongo.

PUNI, lE (pu-ni, nie), part, passé de punir. Qui a reçu une punition. Mahomet III.... commença son règne par faire étrangler.... on murmura à peine ; il n'y a que les faibles de punis, volt. Mœurs, <9l. || Fig. Le voilà bien puni, se dit de quelqu'un mortifié de n'avoir point obtenu ce qu'il prétendait. || Fig. Vous êtes plus puni que moi, vous éprouvez une peine plus vive que moi. Adieu, madame, vous êtes plus punie que moi; vous m'aimez ot je pars, boisst. Français à Lond. se. 24. || Fig. Être puni par où l'on a péché, éprouver du dommage, de la peine, par suite des choses mêmes où l'on a cherché avantage ou plaisir,

t PUNICINE (pu-ni-si-n'), ». f. Terme de chimie. Matière Acre et incristallisable de l'écorce du grenadier.

— ÉTYM. Punica malus, grenadier : proprement pommier punique.

PUNIQUE (pu-ni-k'), od;. Qui est des Carthaginois. Médailles puniques. || Guerres puniques, les trois guerres qui eurent lieu entre les Romains et les Carthaginois, et qui se terminèrent par la ruine de Carthage. Là commencent les guerres puniques : et les choses en viennent si avant, que chacun do ces deux peuples jaloux croit no pouvoir subsister que par la ruine do l'autre, noss. Ifist. m, 7. || Langue punique, langue que parlaient les Carthaginois ; elle appartient à la famille sémitique, jj Fig. Foi punique, mauvaise foi.

— HIST. XV* s. Les prouesses que fit li bons Ber- Irans Connestable du Guesclin qui engrans (désireux] Fut de garder l'utilité publique. Et qui maintint si sa guerre punique Sur les Anglois, que Franco reformée En fut.... e. descii. Poés. mss. f° 198.

— ÊTYM. Lat punicus, de pœnu», carthaginois, le même que çoîviÇ, phénicien.

PUNIR (pu-nir), v. a. || 1" Faire subira quelqu'un le chfltiment de son crime, de sa faute. Punir de mort, l'unir un criminel du dernier supplice. Il a été puni de ses malversations. On punit à la Chine les pères pour les fautes de leurs enfants, montesq. Espr. VI, 20. Des gens qu'on ne saurait regarde» comme des hommes méchants sont punis comme des scélérats; ce qui est la chose du monde la phiâ contraire à l'esprit du gouvernement modéré, id. i'O. XIII, 8. Il Absolument. Et je saurai punir, commi

PUN

PUP

récompenser, cobn. Uéiad. m, i. Un pJre, en punissant, madame, est toujours père, bac. Phèdre, m, s. Ignorer ce qu'il vaut mieux ignorer que punir, et ne punir que rarement et utilement, PONTEN. d'Argenson. Il faut bien de l'art et de la prudence pour punir utilement, bollin, Hist. anc. Œuv. t. xr, 2» part. p. 48i, dans pougens. ||2° Il se dit aussi des choses qui sont cause qu'une punition est infligée. Ne sonReant qu*à restreindre et & punir une liberté qui n'avait pas su demeurer dans ses bornes, Boss. Anne de Gonx. Vous supposeriez qu'avoir confessé des crimes invétérés, c'est les avoir punis, MASi?. Carême, Comm. Partout on punit le crime; il est plus beau sans doute d'encourager à la vertu, VOLT. Fragm. sur l'hist. m. Un soupir, une laime indiscrète serait punie de mort, dider. Claude et Nér. I, t07. Il 3° Il se dit de Dieu qui inflige des châtiments durant ou après cette vie. Comme les hérésiarques sont punis, en l'autre vie, des péchés auxquels ils ont engagé leurs sectateurs, pasc. Lett. sur la mort de son père. Quand, pour punir les scandales, ou pour réveiller les peuples et les pasteurs, il [Dieu] permet à l'esprit de séduction de tromper les 9mes hautaines, Boss. Reine d'Anglet. Dieu, pour punir l'irréligieuse instabilité de ces peuples |les Anglais), in. ib. Il est certain que Dieu ne nous punit point en ce monde précisément pour nous punir; mais qu'il ne nous punit que pour nous convertir, BOURHAL. Serm. 24* dim. après la Pentecôt. Dominic. t. iv, p. 468. Le ciel me punit d'avoir trop écouté D'un oracle imposteur la fausse obscurité, VOLT. Œdipe, iv, *. || Dieu le punira, signifie qu'une mauvaise action ne demeurera point impunie. || 4° Par extension, faire éprouver quelque chStiment comparé à une punition. Pourquoi, pour punir cet infâme, Mon cœur n'a-t-il assez de résolution ? Ah! que dans cette occasion J'enrage d'être honnête femme I mol. Amph. 1,4. Ah! que, pour la punir de cette comédie [feindre d'être malade|, Ne lui vois-je une vraie et triste maladie? boil. Sat. x. Je t'ai même puni de l'avoir arraché [un secret], BAC. Kilhr. IV, 4 . Il [Gustave Wasa] punit la religion catholique des attentats de ses ministres ; en moins de deux ans, il rendit la Suède luthérienne par la supériorité de sa politique plus encore que par autorité, volt. Charles XII, i. || 5° Mal reconnaître, rendre le mal pour le bien. Il a été puni de sa folle tendresse. Vous êtes un ingrat; vous me punissez bien de ce que j'ai fait pour vous. Un si grand ennemi ne peut être gagné, Et je te punirais de m'avoir épargné, cobn. Iléracl. m, 2. || 6° Se punir, V. réfl. S'imposer un châtiment. On peut se punir par zèle de sa perfection, on peut se punir pour veneer Dieu, bourdal. Pénitence, 2' avent, p. 602. Klle s'en est punie, et, fuyant mon courroux, A chciché dans les flots un supplice trop doux, BAC. Phcd. v, 7. Il [Marivaux] fit, sur une jeune actrice qui n'avait ni talent ni figure, une plaisanterie qu'il se reprocha, et dont même il se punit, si c'est se punir que de réparer une faute par une action généreuse, d'alemb. Éloges, Mariv. Il S'infliger l'un à l'autre une punition. Qu'est-ce que deux armées qui se battent? ce sont des ministres de cette justice [divine] qui se punissent les uns les autres, et qui n'exécutent précisément que ce que Dieu a ordonné, Kiootv, Ess. de mor. 2* traité, ch. 2.

— HIST. xni" s. Si n'est mie merveilles se le Seignor le punit, puisqu'il a fait si lait barat en court et encontre l'assise, Ass. de Jérus. i, 297. Nous voulons que il en soient punis en leurs biens et en leurs persones, se le meffait le requiert, joinv. 204. Il xiv s. Et encor punist l'en un homme pour ce qu'il fait par ignorance et pour son ignorance, se il est en cause de telle ignorance, oresme, Eth. 72. Ilxvi* 8. Faut-il pas les punir de ce qu'ils ne maintiennent... mont, i, 239.

— ÈTYM. Bourguig. pugni; provenç. et espngn. punir; ilal. puntre; du lat. punire qui vient de pœna, peine.

t PCNISSABILITÉ (pu-ni-sa-bi-li-té), ». f. Qualité de ce qui est punissable. Certains philosophes de l'école de Bentham substituent au mot de responsabilité morale celui de punissabilité.

PUNISSABLE (pu-ni-sa-bn, adj. || 1° Qui mérite d'être puni. X quel droit voulez-vous.... Qu'après que nos refus ont tous deux éclaté. Le mien soit punissable où le sien est flatté? corn. Attila, IV, 3. Le sénat de Rome, qui avait l'injuste et punissable orgueil de ne vouloir rien partager avec les plébéiens, volt. Pict. phil. Parlem. d'Avglet. Vue bypocrisie qui cache sous le masque de la piété le punissable dessein de tromper la religion publique.... MIRAS. Collection, t. IV, p. 327. [Jj» Il le dit

aussi des personnes. La loi, par son équité, a deux grands efl'ets : ou elle dirige ceux qui obéissent, ou elle i"nd punissables ceux qui se révoltent, nos?. )•' sermon, Pentecôte, 2.

— ÊTYM. Punir. On trouve au xv siècle punissable, au sens actif de capable de punir : Justice est là fort, dure et pugnissahie Aux malfaioteurs qui veulent offenser, e. descu. Poésies mss. (° 368.

t PUNISSABLKMENT (pu-ni-sa-ble-man), adv.

D'une manière punissable.

— HIST. XVI* s. Punissablement, mont. t. ni, p. < s,

dans LACURNB.

t PUNISSANT, ANTE (pu-ni-san, san-t'), adj. Qui punit. La justice vengeresse et punissante de Dieu, ST FRANC. DB SALE8, dans BOSS. Et. d'oroîs. IX, 9.

— HIST. XVI* 8. C'est toy qui d'une main puissante Dardes la foudre punissante, desportes. Œuvres chrest. xviii. Ode.

PUNISSEUR (pu-ni-seur), adj. m. Qui punit. Le foudre souhaité que je vois en tes nains.... il y avait d'abord le foudre punisseur; punisseur était un beau terme qui marquait à notre langue, volt. Comm. Corn. Rem. Pompée, iv, 4. Un Dieu rémunérateur des bonnesactions, punisseur des méchantes, iD. Jenni, <o. || Substantivement. Après avoir réclamé deux ou trois fois les dieux, justes puiiisseurs des infidèles, u'ubfR, Astre'e, i, 8.

— HIST. XIV* s. Négligent en petites choses, vengeur et punisseur en grandes, bebcheube, f" 3), verso. Il XVI* s. Les fidèles doivent bien recognoistre Dieu pour juge et punisseur des malfaits, calv. Instit. 446. [Dans l'enfer] Tous ces autres tourmens, punisseurs des mesfaits, hesportes, Itoilomont.

— ÉTVM. Punir. C'est à tort que Voltaire croit que punisseur est de Corneille ; le mol est bien plus ancien.

PUNITION (pu-ni-sion; en vers, de quatre syllabes), *. ^ Il 1* Acte par lequel quelqu'un punit. Lorsqu'on les accuse de crimes quali fiés qui méritent la ciinsure et la punition des magistrats, fi;rktière, 3* factum, t. I, p. 323. La punition qu'on veut faire à cette ville (Rennes) ne se passera pas sans beaucoup de bruit, sÉv. c oct. <675. || Ce malheur, cet accident lui est arrivé par punition de Dieu, par punition divine. Dieu lui a envoyé cette disgrSce pour le châtier. || On dit, absolument, 'dans le même sens : C'est une punition de Dieu, une punition du cieL II 2* Acte par lequel quelque méfait est puni. La punition des crimes et des délits appartient aux juges criminels. Il est juste qu'en punition de leur endurcissement [des Juifs] leurs ruines soient dispersées par toute la terre, boss. Hist. ii, 7. || Il se dit aussi des personnes. Je vous réponds déjà de sa punition, corn. Nicom. v, 7. || 3° Peine infligée pour une faute. Cette indigne mollesse et ces lâches défenses Sont des punitions qu'attirent mes ofl'enses, corn. Poly. Il, «. Le pauvre Ësope se jeta aux pieds de son maître, et, se faisant entendre du mieux qu'il put, témoigna qu'il demandait pour toute grâce qu'on sursit de quelques moments sa punition, la font. Vie d'Ésope. Toute notre province est si fort occupée des punitions que l'on y fait, que l'on ne fait point de visites, sÉv. 4 3 oct. 4 676. Les punitions chez les Japonais sont regardées comme la vengeance d'une insulte faite au prince, montesq. Esp. XXV, u. C'est la punition d'une femme dissipée d'avoir un mari libertin, marhontel. Contes mor. Femme comme il y en apeu. \\ Faire la punition, punir. Ils en feront sur votre personne toute la punition que leur pourront offrir et les poursuites de la justice, et la chaleur de leur ressentiment, mol. G. Dand. m, 8. ||4° Nom donné aux diverses peines qu'on inflige aux enfants dans les écoles et les collèges. Les pensums, la retenue, les arrêts, la privation de sortie sont des punitions. || 5* Il se dit, aux petits jeux de société, de ce qui est infligé comme peine pour avoir manqué en quelque chose.

— HIST. XIV* s. Onques à nul pueple ne pleurent tant punissons débonnaires, berchhuhb, f° <7. Aux quelx apartcnoit porsuir [poursuivre] la punicion des crimineulx, in. f''69, recto. On en fera justice et prendra pugnicion selon le cas, Bibl. des ch. 2* série, t m, p. 426. 1| xv* s. Ce n'est pas justice, sire roi, de couper testes ni poings, ni pieds, ni pendre; cela est punition, fhoiss. n, lU, 72.

— ÊTYM. Provenç. punicio; espagn. punicion ; ital. punigione; du lat. punitinnem, de punire, punir. On a dit aussi punissemeni et punimcnl.

f PUPE (pu-p'), s. f. Terme de zoologie. Nymphe ou chrysalide immobile.

— ÉTYM. Lat. pupa, poupée.

t.PUPlLLAinE (pu-pil-lê-r') , adj. Terme de

jurisprudence. Qui appartient au pupille. || Endroit

romain, substitution pnpillaire, substitution testamentaire, faite d'une autre personne à un pupille institué héritier, au cas que le pupille décède avant d'être parvenue la puberté. Si, dans la substitution pupillaire, disent Caïus et Justinien, le testateur craint que le substitué ne dresse des embûches au pupille, il peut laisser à découvert la substitution vulgaire, montesq. Espr. xix, 24.

— ÉTYM. Provenç. pupilari; espagn. pupilar; ital. pupillare; du lat. pupillaris, de pupillus, pupille 1.

2. PUPILLAIRE (pu-pil-lê-r'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient à la pupille. || Membrane pupillaire, membrane qui clôt la pupille pendant une grande partie de la vie intra-utérine, et disparaît vers le septième mois de la grossesse.

— ÉTYM. Pupille 2.

PUPILLAKITÉ (pu-pil-Ia-ri-té) , f . f. Temps qu'un enfant est pupille. || La qualité de pupille.

— HIST. ilv* s. Icellui suppliant constitué lors en jeune aage et pupillarité, nu cangk, pupillarilas. Il XVI* s. Si le petit roy venoit à décéder en aage de pupillarité, amyot, Lyc. 3.

— ÉTYM. Pupillaire f ; provenç. pupillaretat.

*. PUPILLE (pu-pi-r), s. m. et /. ||1° Mineur et orphelin de père et de mère ou de l'un des deux seulement, qui est sous la conduite d'un tuteur. Un pupille. Une pupille. Jugez pour le pauvre et pour le pupille; justifiez le faible et le pauvre, boss. Polit, viii, I, 4. Oh! que ta main par là va sauver de pupilles! boil. Épitre \. Cette personne est... la pupille de votre tuteur, beaomarch. le Barb. 11, 2. Les rois voisins, qui en naissant avaient trouvé Louis déjà vieilli sur le trône, se fussent regardes comme les enfants et les pupilles d'un si grand roi, mass. Or. fun. Louis le Grand. || 2° Il se dit quelquefois d'un enfant par rapport à son gouverneur. Le père et la mère donnèrent un gouverneur au jeune marquis ; ce gouverneur, qui était un homme du bel air et qui ne savait rien, ne put rien enseigner à son pupille, volt. Jeannot. || 3° Pupilles de la garde, corps d'enfants ou de jeunes gens qui était attaché à la garde de Napoléon I".

— HIST. xiv* s. Hennequin qui estoit et est dcsaagez, orphenes, pupilles et menres [moindre] d'ans, DU GANGE, aagiatus. || xv* s. Jehan Lommes aagié de vingt ans ou environ, pupille de père et da mère, et sans gouvernement d'autre gent, in. pupillarietas. Regnault de Laval escolier et l'un des pupilles [pensionnaires] du dit Cordier, ID. ib. Il XVI* s. Prescription de dix, vingt, ni de trente ans ne court contre les pupils, ni en effet contre les mineurs, en estant relevés tout aussitost qu'ils la requièrent, loysel, 7(8.

— ÉTYM. Provenç. pupilli; espagn. pupilo; ital. pupillo; du lat. pupillus, diminutif de pupus, petit garçon (voy. poupée).

2. PUPILLE (pu-pi-l'), s. f. Terme d'anatomir. Ouverture que la membrane iris présente dans so:i milieu, et par laquelle passent les rayons lumineu.'i pour arriver au cristallin. La pupille des oiseaux de nuit reste toujours ronde en se rétrécissant concentriquement, au lieu que celle des chats devient perpendiculairement étroite et longue, buff. Ois. t. II, p. <I8. La pupille, pouvant se dilater ou se rétrécir, nous s3rt à mesurer la quantité de lumière dont nous avons besoin suivant le plus ou moins de sensibilité de nos yeux et suivant les ciiconstances, BRissoN, Traité de phys. t. 11, p. 43(i. || Terme de chirurgie, l'upille artificielle, ouverture r|ue l'oa pratique dans l'iris pour suppléer à la pupille naturelle, lorsque celle-ci manque ou qu'elle a été effacée ou oblitérée.

— REM. Pupille est le nom scientifique; prunelle est le nom vulgaire.

— HIST. XIV* s. Il [les cils] adrecent les espèces et les formes des choses visibles à la pupille, h. nB mondeville, f° 16. Il XVI* s. En fermant un œil, on voit la pupille de l'autre s'eslargir et remplir ,

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