‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 39 sur 389 · IHR · texte numérisé non relu

IHR

— ÊTYM. rr...,et r^fliiiKer;provenç. trrcjuîar.yrfv gular; espagn. irregular; ital. irregolare.

IRRÉGULIÈREMENT (i-rré-gu-liè-re-man), Od». D'une façon irrégulière.

— HlST. xiv s. Irregulairement, oresmb. Thèse de meunier. ||xvi* s. Plusieurs histoires témoignent que la femme irrégulièrement porte grand nombre d'enfans, paré, iviii, 44.

— ÉTYM. Irrégulière, et le suffixe ment. flRRÉITÉRABlE (i-rré-i-té-ra-bl') , od/. Qui ne

peut être réitéré. Je ne trouve personne, avant le père Jean Falconi, qui ait enseigné le nouveau prodige de cet acte irréitératle [demande à Dieu qu'il n'est pas nécessaire de réitérer], boss. États d'oraison, i, 24. Et, pour le livre du Moyen court [un ouvrage mystique] , la perpétuité des actes irréitérables de leur auteur y est assurée à pleine bouche, 10. ib. I, 29.

— BIST. XV' s. Le baptesme est irreiterable à l'endroit de chaque particulier, card. on perron. dans le Dict. de dochez.

— ÉTYM. Ir..., et réitérer.

t IRRELATIF, IVE (i-rre-Ia-tif , ti-y'), adj. Terme de philosophie. Qui n'est pas relatif, qui exist» en soi et par soi.

— ÉTYM. Ir..., et relatif.

IRRÉLIGIEUSEMENT ( i-rré - li - ji-eû - ze - man .

L'Académie met un accent aigu; elle n'en met pas à religieusement. X la vérité, il lui arrive souvent de mettre un accent à des mots ainsi composés, bien que le simple n'en ait point; mais beaucoup prononcent un «muet, et cette prononciation vaut mieux), adt). Avec irréligion. Vivre irréligieusement.

— HIST. XVI* s. Voyez l'horrible impudence de quoy nous pelotons les raisons divines, et combien irréligieusement nous les avons et rejectées et reprinses, selon que la fortune nous a changé de place en ces orages piiblicques, mont, it, 4 43.

— ÊTYM. Irréligieuse, et le suffixe wienL IRRÉLIGIEUX, EUSE (i-rré-li-ji-eû, eû-z'. Pour l'accent, voy. la remarque à irréligieusement; il vaut mieux prononcer i-rre-li-ji-eû), ad;'. || 1* Qui a de l'irréligion. Un écrivain irréligieux. || 2° Qui est contraire à la religion. Sentiments, discours irréligieux. Les impostures si hardies d'une compagnie répandue par toute la terre, et qui sous des habits religieux couvre des âmes si irréligieuses, PASC. Prou. XV. Dieu, pour punir l'irréligieuse instabilité de ces peuples [les Anglais], les a livrés à l'intempérance de leur folle curiosité, boss. Reine d'Anglet.

— HlST. XVI* s. Les vaines et irreligieuses opinions introduictps par les faulses sectes, mont, ii, 236.

— ÉTYM. Lat. irreligiosus, de in.... i, eireligiosus, religieux.

IRRÉLIGION fi-rré-li-ji-on. Voy. pour l'accent la remarque à irréligieusement; il vaut mieux prononcer i-rre-li-ji-on), s. f. Manque de religion. La négligence qu'on apporte à communier mène à l'impiété et à l'irréligion, arnauld, Fréquente communion, Préface. Dieu même n'a pas dédaigné de punir l'irréligion des peuples qui profanaient les temples qu'ils croyaient saints, boss. Polit. VII, 11,3. Ces héros de l'ancien Testamentqui se faisaient un mérite de pratiquer leur religion à la facemôme de l'irréligion, bourdal. Respecthum. 2* avcnt, p. Ï82. Partout la piété des justes est blessée par les discours de l'irréligion, mass. Carême, Avenir. Quel scandale en efl'et qu'un soupçon d'irréligion , jeté sur l'auteur d« la Démonstration évangélique? olivet, Ilist. Acad. t. 11, p. 409, dans pouGENS. X ces trois points se rapportent toutes les accusations d'irréligion et de persécution dont on voudrait flétrir l'intégrité, la sagesse et l'orthodoxie devosreprésentants,MiRADEAU, Co!/e(;Ii'on,t.v,p. 265.

— HlST. XVI' s. Vous accusez de connivence, lâcheté et irreligion les plus saints et fervens serviteurs que Dieu ait eus en Israël, ST François dï SALES, dans le Dict. de dochez.

— ÊTYM. Lat. t'rreitfft'oncm, detn.... 4 , et reii'ffio, religion.

t IRREMGIOSITlî (i-rre-Ii-ji-ô-zi-té), s. f. Absence de dispositions religieuses.

— HlST. xvi* g. Irreligieuseté, oudin, Dict.

— ÊTYM. Ir..., et religiosité; ital. irreligiosità.

t IKRRMARQUABLE (i-rre-mar-ka-bl') , adj.

Qui n'est point digne d'être remarqué. Événement irremar(|uablo.

— HIST. XVI* s. IrremarquaWe, cotoravb

— ÉTYM. Ir..., et remarquable.

f IRREMBOl'RSABLE (i-rran-liour-.sa-bl'), ad) Qui no peut être remboursé. Dette irrcmboursable, — 8TVM. Ir.,.. 4, et rembourser.

mR

IRRÉMÉDIABLE ( i-rré-mé-ili-a-br. Ce n'est que dans les derniers tirages de sa dernière édition que l'Acadi'mie a mis un accent à ri, sa règle étant de mettre un accent aux mots ainsi composés , bien que les simples n'en aient point (remédier); mais cette règle n'est pas fort bonne; il n'y a aucune raison pour changer l'accent, et beaucoup en effet ne le prononcent pas), adj. \\ !• Â quoi on ne peut remédier. Anne, avertie de loin par un mal aussi cruel qu'irrémédiable, vit avancer la mort à pas lents, boss. Mar.-Thér. || Fig. ô plaie irrémédiable [la mort de la duchesse d'Orléans]! ce qui fut en ce voyage [en Angleterre] le sujet d'une si juste admiration, est devenu pour ce prince [Charles II] le sujet d'une douleur qui n'a pas de bornes, BOSS. Duch. d'Ori. |{ 2' Fig. X quoi on ne peut apporter aucune ressource. Depuis lui en ne vit que troubles sanglants, que divisions irrémédiables, BOSS. Déf. var. *" dise. § bo. Cette mort dont le coup est irrémédiable, bourdal. Serm. t9' dim. après ta Pentec. Dominic. t. iv, p. (66. Ils ne lui parlaient que de difficultés, de contretemps, de dangers, d'inconvénients, de fautes irrémédiables, fén. Tél. XVI. L'appui de tant de peuples vous aurait [Idoménée] rendu bien plus puissant que ces tours qui rendent vos maux irrémédiables, id. ib. x. Avouer sans y penser, que de si grands défauts sont irrémédiables, L* bbuï. xi. Des antipathies que la retraite rend souvent plus irrémédiables que celles que les enfants du siècle nourrissent les uns envers les autres, mass. Profess. relig. Serm. 4.

— HIST. xvi* s. Ne vous chagrinez point d'une chose irrémédiable, desper. Contes,i. Maladie.... extrême et irrémédiable, mont, ii, 322.

— ÉTYM. Lat. irremedxabilis, de tn.... », et remediiim, remède.

t IRRÉMÉDIABLEMENT (i-rré-mé-di- a-blenaQ ; voy. irrémëdiablb, à la prononciation) , adv. D'une manière irrémédiable. Oui nous donnera le droit de les regarder comme irrémédiablement méchants? Nicole, Essais, t. ix, p. 380, dans pouGKNS. C'est là le juste supplice du pécheur qui se retire de Dieu, que Dieu aussi se retire de lui, et, par cette soustraction, le prive de tout le bien, et l'investisse irrémédiablement et inexorablement de tout le mal , boss. ÉUvat.surmyst. VI, te.

—REM. Ce mot était dans le Dictionnaire de l'Académie de < 7( 8 ; on ne voit pas pourquoi il a été rayé.

— mST. XVI* s. Irrémédiablement, cotgrave. IRRÉMISSIBLE (i-rré-mi-ssi-bl'), adj. Qui ne

mérite point de rémission, de pardon. Et veux-tu rendre seul ton crime irrémissible? cobn. Poly. V, 3. S'il [Henri III] n'eût fait tuer que le duc de Guise, il en eût eu mpilleur marché ; mais attaquer la sacrée pourpre [faire tuer le cardinal de Lorraine], c'était un crime irrémissible, fén. Dial. des morts mod. (6. Il lui fait un crime irrémissible d'avoir dit que Bayle est un grand homme, volt. Dict. phii. Lois {Esprit des). Aux yeux de certaines personnes, c'est un tort irrémissible, en. de bernard, la Cinquantaine, § t.

— HIST. ivi* s. Lesquelz se sentans coupables de cas irrémissibles secachoient, amïot. Pompée, 43

— ÉTYM. Lat. irremissibilis , de in... <, et remitlere remettre.

IRRE.MISSIBLEMENT (i-rré-mi-ssi-ble-man), ade. Sans rémission. Ma déclaration pour la reine m'eût perdu irrémissiblement dans le parlement , retz, IV, 10. Ahl la fatalité gouverne irrémissiblement toutes les choses de ce monde; j'en juge, comme de raison, par mon aventure, volt. Oreilles de Chesterfield, t.

— HIST. XVI* s.L'oneustirremissiblementpeché....

CARLOIX, III, 7.

— ÉTYM. Irrémissible, et le suffixe ment.

+ IRRÉPARABILITÉ (i-rré-pa-ra-bi-li-té), s. f. Oualité de ce qui est irréparable. Son forfait parut dans toute son horreur à ses yeux, quand il en vit l'irréparabilité, mercier.

IRRÉPARABLE (i-rré-pa-ra-W) , adj. || 1* Qui ne peut être réparé. De la main de ton père un coup irréparable Déshonorait du mien la vieillesse honorable, CORN. Cid, m, 4. Pleurez l'autre, pleurez l'irréparable affront Que sa fuite honteuse imprime à noire front, Ib. //oroce,iii, 6. Auprès d'un tel malheur, pour nous irréparable.... m. Sertor. i, 2. Les uns considérant la nature de l'homme comme incorrompue, les autres comme irréparable, pasc. Pens. m, 44 . édit. havet. Dans une perte irréparable, la douleur* peut être sans bornes, flé- CHiER, dans RICHELET. Pour réparer des ans l'irréparable outrage, hac. Athal. Il, s. Il no croit Das que, dans un ministère où les fautes sont irré-

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parables, les précautions puissent être excessives, MASS. Or.fun. Fti/eroy. L'éternel repentir d'un crime irréparable, VOLT. Tancr. iv, 7. fColigny] réparant souvent par son habileté ce qui semblait irréparable; plus dangereux après une défaite que ses ennemis après une victoire, m. Henriade, Ess. guerre eiv. de France. \\ i° Qu'on ne peut retrouver, en parlant du temps écoulé. Vos vers m'ont fait souvenir de ma jeunesse, et je voudrais bien savoir pourquoi le souvenir d'un bien aussi irréparable ne donne point de tristesse, sév. Lett. à Bussy, 23 juin 4 668. Pour consoler les misérables mortels de la perte continuelle qu'ils font de leur être par le vol irréparable du temps, boss. Koiande de Ifonterby.

— REM. On a dit irréparable en parlant d'une personne : Eh! ne comptez -vous pas comme un jour déplorable Celui qui vit tomber ce chef irréparable? M. J. CHÉN. Tibère, ni, 4. Mais cet emploi n'est pas à recommander; ce n'est pas l'homme qui est irréparable, c'est sa perte.

— HIST. XV* s. A vostre très grant desplaisir Et à dommaige inreparable, ilyst. dusiige d'Orléans, p. 778. Trouble ou division en nostie royaume dont maulx et inconvénients irréparables s'en suyvroient, Lett. de Charles VIII, Bulletin du comité de la langue, t. m, p. 585. C'est une errreur irréparable, Nat. àValch.erram,e6fi. ||xvi*8. Pardonnant aucune fois des offenses irréparables et irrémédiables, amïot, Sylla, 4 3.

— ÊTYM. Provenç ft espagn. irréparable; ital. irreparabile; du lat. irreparabilis, de t'n... 4, et reparare, réparer.

IRRÉPARABLEMENT (i-rré-pa-ra-ble-man),a(it). D'une manière irréparable.

— HIST. XVI* s. II [unjugejavoit affaire à un inconvénient réparable ; les miens [les condamnés dont je parle] furent pendus irréparablement, mont, iv, 241.

— P.TYM . Irréparable, et le suffixe ment.

t IRRÉPARÉ, ÉE (i-rré-pa-ré,rée),odj. Qui n'est point réparé. On ne pardonne pas une faute irréparée, LAHARPE, dans I.AVEAUX.

— ÉTYM. Ir...., et réparé.

t IRREPASSABLE (i-rre-pâ-sa-bV), adj. Qu'on ne peut repasser. Suivant les poètes, l'Achéron était irrepassable.

— HIST. XVI* s. Irrepassable, cotoravb.

— ÉTYM. Ir — , et repasser.

t IRRÉPLICABLE (i-rré-pli-ka-bl') , adj. X quoi l'on ne peut répliquer. Les irréplicables arguments de nos plus habiles monétaires.... mihabeau, Collection, t. V, p. 48.

— ÉTYM. Ir..., etrt'pliquer.

+ IRRÉPRÉHENSIBIUTÉ ( i-rré-pré-an-si-bili-té), «. f. Oualité de ce qui est irrépréhensible.

IRRÉPRÉHENSIBLE (i-rre-pré-au-si-bl') , adj. Il 1° Qu'on ne saurait reprendre, blâmer. Des hommes irréprochables dans leur conduite, et irrépréhensibles dans leurs mœurs, bourdal. 4* dim. après Pâq. Dominic. 1. 11, p. 4 24. Allant toujours droit à ce qui était le meilleur, et se rendant irrépréhensible en toutes choses, il vint si bien à bout du peuple qu'il le tournait où il voulait, rollin, Hist. anc. Œuvres, t. m, p. 405, dans pougens. J'aurais trouvé par là le secret d'être à la fois ennuyeux et irrépréhensible, volt. Œdipe, Lett. 7. || 2° Où il n'y a rien à reprendre, en parlant des choses. Vie irrépréhensible. La voie de Dieu est irrépréhensible, saci, Bible, Rois, II, xxii, 34. Dans cette opinion que nous avons delà justice chrétienne, nous ne croyons pourtant pas qu'elle soit parfaite et entièrement irrépréhensible, puisque nous en mettons une principale partie dans la demande continuelle de la rémission des péchés, BOSs. Var. xv, § 449. J'ai trouvé, ô Sauveur Jésus, que c'était une manifeste folie de la chercher [la certitude) ailleurs que dans vos témoignages irrépréhensibles, iD. Serment, Loi de Dieu, 4. Elle [la parole de Jésus] vous est insupportable, parce qu'elle est vive, convaincante, irrépréhensible, id. Elevât, sur myst. xviii, 4 3. C'est ma religion qui me jugera; cette religion si sainte, si pure, si irrépréhen-sible; cette religion si ennemie de mon amourpropre , bourdal. Jugcm. der/t. 4"o«ent,p. 61. J'avance hardiment, sans crainte d'être démenti par quiconque a du goût, qu'il y a plusieurs pièces de Corneille où l'on ne trouvera pas six vers irrépréhensibles de suite, volt. Dict.phil. Vert et poésie.

— HIST. XVI* s. Un evesque doit eslre irrépréhensible de bonne doctrine, calv. Inslit. 870.

— ÉTYM. Lat. irreprehensibilis, do in... 4, et reprehensibilis, répréhensible.

t IRRfiPRÉUENSlBLEMENT (i-rré-pré-an-si-bleman), adv. D'une manière irrépréhensible. Il vil irrépréliensiblemonl, Diet. de l'Atad. de 4718.

IRR

t IRRÉPRESSIBLE (i-rri-prè-ssi-bl'), ndj. Qu'on ne peut réprimer, contenir. Les grandes masse» d'hommes, plus encore les grands courants de passions humaines,sonl plus irrépressibles que les forces matérielles, john lemoinne, Journoi des Débats,

4" juin 1866.

— ÉTYM. /r...,et \e\3A.repressum,suji\nderepri' mère (voy. répression).

t IRRÉPROCHABILITÉ (i-rré-pro-cha-bi-li-té), s. f. Qualité de ce qui est irréprochable. Rappelezvous que, si j'ai besoin du bonheur de mes amis, ce bonheur est attaché, pour ceux qui sentent comme nous, à une irréprochabilité absolue,»'"* ROLAND,ie«. àBancal des Issarts, t4 fév. 4791. Si vous arvez besoin d'autres preuves que votre malheur et votre désespoir, vous les trouverez ici dans l'attestation de la pureté de vos antécédents et de l'irréprochabilité de votre vie. Lettre de Lamartine, citée dans le Figaro, 44 janv. 4 884, p. 5. Deux lettres écrites le même jour par le même aliéné, l'une remplie de grotesques extravagances, l'autre, sauf l'intention malfaisante, d'une irréprochabilité parfaite, Joum. de médecin» mentale, t. iv, p. 204.

IRRÉPROCHABLE (i-rré-pro-cha-W), adj. || l'QUl ne mérite point de reproche; à qui on n'en peut faire aucun. Le témoin qui l'accuse est homme irréprochable, tristan, tfariane, m, 2. Alors vous serez irréprochable devant le Seigneur et devant Israël, SACI, Bible, Nombres, xxxii, 22. Le pape Damase, qui le connaissait pour un homme irréprochable et dans ses mœurs et dans sa foi , pléch. Ilist. de Théodose, n, 5i. Mais j'en crois des témoins certains , irréprochables , rac. Phèdre, V, 3. Il Terme de palais. Témoin irréprochable, témoin contre lequel on ne peut alléguer aucune cause de récusation. || 2° En quoi il n'y a rien à reprendre. L'occident, qui nous a donné le nouveau monde, nous fournit des témoignages irréprochables de ce que nous disons, que le christianisme n'a pas été prêché dès le temps des apôtres à toute la terre, la mothe le vater. Vertu des païens, 1, État de la grâce. Une fidélité irréprochable, boss. le Tellier. Ce ne sont pas des mœurs irréprochables aux yeux des hommes, mass. Carême, Riche. \\ Une scène, une pièce irréprochable, une scène, une pièce dans laquelle aucune faute n'est à reprendre. Il 3° Se dit aussi de certains animaux domestiques. Un cheval irréprochable, un cheval dont la structur» n'offre aucuns défauts.

— ÉTYM. Ir...., et reprochable.

IRRÉPROCHABLEMENT (i-rré-pro-cha-ble-man) ,

adi). D'une manière irréprochable. Un chef homme de bien.... usant de conseils selon son caractère, gouverne le peuple irréprochablement, p. l. cour. Prospect, d'une trad. d'Hérodote.

— ÉTYM. Irréprochable, et le suffixe ment.

t IRREPRODUCTIF, IVE (i-rre-pro-du-ktif, kliv'), adj. Terme d'économie politique. Qui n'amène point une nouvelle production. Consommation irreproductive.

— ÉTYM. Ir...., et reproductif.

t IRRÉSISTANCE (i-rré-zi-stan-s'), *. f. Absence, défaut de résistance. La chose que nous exprimons par espace vide lient le milieu entre la matière et le néant, sans participer ni à l'un ni à l'autre ; il diffère du néant par ses dimensions ; et son iri-ésistance et son immobilité le distinguent de la matière, PASCAL, LeKre à le Pailleur.

— ÉTYM. Ir...., et résistance.

t IRRÉSISTIBILITÉ (i-rré-zi-sti-bi-li-té) , s. f. Il 1* Qualité de ce qui est irrésistible. L'irrésistibilité d'une attaque. || 2° Particulièrement. Qualilc d'une impulsion intérieure à laquelle on ne peut résister. L'inculpé chercha à s'abriter derrière l'irrésistibilité. || Terme de théologie. L'irrésistibilité de la grâce est un principe condamné par le concile de Trente. Les contre-remontrants de Dordrecht se sont bornés, contre les arminiens, à soutenir l'irrésistibilité de la grâce, fén. t. m, p. 309.

IRRÉSISTIBLE (i-rré-zi-sti-bl'), od;. ||1"X quoi on ne peut résister. Une attaque irrésistible. Une curiosité irrésistible, Disc. fam. du café, dans dèsfontaines. Ce diable d'homme a toujours ses poches pleines d'arguments irrésistibles [d'argenij, beau- MARCH. Barb. de Sév. iv, 8. || Terme de tliéologie. Grâce irrésistible, grâce à laquelle on ne peut résister. Croire que la grâce est irrésistible est une hérésie. |{ 2* X qui on ne peut résister, contre lequel on ne peut se défendre. C'est un homme irrésistible.

— ÉTYM. Lat. irresistibilis ( quicherat , Addenda), de t'n... 4, cl resistere, résister.

IKBÉSISTIBLEMENT (i-rré-zi-slj-ble-man), adv.

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ir)7

D'une manière irrésistible. Partout où l'industrie de Vhorame n'a pas su les fixer, ces dunes avancent dans les terres aussi irrésistiblement que les alluvions des fleuves avancent dans la mer, cuvieh, Révol. <65.

— ÊTYM. Irrésistible, et le suffixe ment. IRRÉSOLU, UE (i-rré-zo-lu, lue), adj. || !• Qui n'a

pas reçu de solution. C'est une question encore irrésolue. "l| 8° Oui n'est pas résolu, gui n'a pas pris sa résolution. Lorsque vous conserviez un esprit tout romain, Le sien [de Camille] irrésolu, le sien tout incertain, De la moindre mêlée appréhendait l'orage, CORN. Hor. 1, < . ô rigoureux combat d'un coeur irrésolu, m. Cinna, iv, 3. L'amour impur a ses incertitudes, ses agitations violentes, et ses résolutions irrésolues, et l'enfer de ses jalousies, Buss. Sermnns, 3« dim. de l'Avent, Nécessité, t. Ses amis [de Mazarin] ou partagés, ou irrésolus, ou infidèles, ID. Anne de Gom. Quelques-uns de ses amis dont il voyait la conscience irrésolue et inquiète [lors de la révocation de l'édit de Nantes], fliîch. duc de Mont. Elle porte au hasard ses pas irrésolus, BAC. Phèdre, v, 6. Autant de fantômes que le démon.... présente sans cesse à l'âme timide et irrésolue, maSS. Carême, Enf. prod.

— SYN. iRiiiîsour, INDÉCIS. Irrésolu, indécis, irrésolution, indécision, sont très-voisins de signification; il n'y a de différence que dans la métaphore; le premier offre à l'idée un nœud qu'on ne peut dénouer; le second, quelque chose qu'on ne peut trancher.

— HIST. XVI* s. n trouva les ennemis encores à cheval, irrésolus de loger ou de passer outre, d'aub. Hist. III, 270. La curiosité nous défend de rien laisser irrésolu, mont, i, ios.

— ÉTYM. Ir..., et résolu.

t lURÉSOLUBLE (i-rré-zo-lu-bl*), adj. Que l'on ne peut résoudre. Je conviens sans peine que la difficulté est très-grande : mais est-elle absolument irrésoluble? bonnet, Paling. xv, i

— ÉTYM. Ir..., et résoluble.

IRnÉSOLUME.VT (i-rré-zo-lu-man), adv. D'une

manière irrésolue. Je n'ai pas considéré combien résolument je pouvais mourir, mais combien irrésolument ils [mes amis] le pouvaient souffrir [phrase de Sénèque], niDKBOT, Claude et Nér. i, 46.

— REiM. Pourquoi écrire irrésolument et résolument, tandis qu'on écrit congrûment et incongrûment?

— HIST. XVI* s. Ce ne m'a pas esté assez [à moi Sénèque] de considérer combien resoluement je pourrois mourir, mais j'ay aussi considéré combien irresoluement elle [ma femme] le pourroit souffrir, MOÎJT. m, <87.

— ETYM. Irrésolue, et le suffixe ment.

IRRÉSOLUTION (i-rré-zo-Iu-sion ; en vers, de six

syllabes), s. f. Éiat de celui qui demeure irrésolu. C'est ce qui lésa fait nommer zététiques et, pi us particulièrement, sceptiques, qui sont des appellations synonymes qu'on leur a données presque indifféremment pour marque d'une irrésolution qui leur était particuliè'-e, LA MOTHE LE vaïer, Yertu des païens, ii, Pyrrhon. L'irrésolution doit-elle être éternelle ? corn. Tite et Bérén. v, i . L'irrésolution m'embarrasse et me gCne, th. coim. Ariane, v, 2. Il est difficile de décider si l'irrésolution rend ITiomme plus malheureux que méprisable, la brdy. ïi. C'est là [dans la prière] que la victoire s'achève, que les irrésolutions se fixent, mass. Carême, Prière 2. Ce prince, qui vivait dans un temps de factions et de guerres ci viles, où la fermeté d'esprit est si nécessaire, ne fit voir qu'incertitude et irrésolution dans sa conduite, volt. Ilenr. Ess. guerr. civ. de France. L'irrésolution et la faiblesse aggravent tous les maux, OENLis, Th. d'éduc. les Dangers du monde, ii, 9.

— HIST. XVI* S. L'ambition, l'avarice, l'irrésolution, la peur et les concu[jiscences ne nous abandonnent point pour changer de contrée, mont, i, î7*. L'irrésolution des reformez fut grande à la réception desgarnisons, d'aub. Hist. i, <37. Les voilà en avis divers et de là en irrésolutions, ID. tb. i, 272.

— ETYM. Ir..., et résolution.

t IRRESPi;CTUEUSEME.VT (i-rrè-spè-ktu-eû-zeman), adv. D'une manière dépourvue do respect. Les députés qui arrivèrent à temps pour protéger la roi [journée du 20 juin] et le dégager de la foule qui l'entourait irrespectueusement, ballt, Notice sur Français de Nantes, p. 58.

IRRESPECTUEUX, EUSE (i-rrè-sp&-ktu-eû, eû-z') , adj. Oui manque au respect, ou qui blesse le respect. Il se montre fort irrespectueux envers son supérieur. Non pas dans une générosité philosophique, OU dans cette fermeté irrespectueuse qui fait suivre

impérieusement ce qu'on croit être de son devoir, 1 PASC. i'roi'. Fragm. d'une 4 9* lettre. Il avait des manières irrespectueuses, l'abbé hodteville, dans DESFONTAINES. La sensibilité du ministre de la marine l'a emporté trop loin, et il parle d'une manière irrespectueuse lorsqu'il nous représente comme prêts à accueillir tontes les plaintes, toutes les imputations contre les ministres, Mirabeau, Collection, t. m, p. 6. Autant ma pensée était irrespectueuse et triviale , autant mes paroles se produisirent humbles etchâtiées,CH. DE BERNARD, Un acte de vertu, § vi

— HIST. XVI* s. Irrespectueux, cotghave.

— f.TYM. Ir..., et respectueux.

t IRRESPIRABILITÉ (i-rrè-spi-ra-bi-li-té), *. f. Terme didactique. Qualité de ce qui est irrespirable. L'inespirabilité du gaz acide carbonique.

t IRRESPIRABLE (i-rrè-spi-ra-bl'), adj. Qui ne peut servir à la respiration. Air, gaz irrespirable.

— ÉTYM. Ir..., et respirer.

t IRRESPONSABILITÉ (i-rrè-spon-sa-bi-li-té),*./'. Qualité de ce qui est irresponsable. || Dans les gouvernements parlementaires , doctrine, loi qui ôte toute responsabilité au souverain et la reporte tout entière sur ses ministres. L'irresponsabilité royale.

t IRRESPONSABLE (i-rrè-spoii-sa-bl'), adj. Qui ne répond point de ses actes. Agent irresponsable. Le prince est irresponsable et inviolable.

— ETYM. Ir... ,, et responsable.

t IRRESPONSABLE.UENT (i-rrè-spon-sa-bleman), ndii. D'i.iie manière irresponsable.

t IRRÉTRACTABLE (i-rré-tra-Itta-br), adj. Que l'on ne peut rétracter. Erreur irrétractable. On ne doit plus examiner ce qui a été décidé en matière de foi, parce que, comme dit 'fertullien, la règle de la foi est seule immobile et irrétractable, pascal, Prov. xvii.

— HIST. XVI* s. Sur cette conclusion, qui est irretractable et qui ne se peut forcer, retirez-vous en vos maisons, cahloix, vi, 6.

— ÉTYM. Lat. irretractalilis, de in négatif, et retractare, rétracter.

t IHRÉUSSITE (i-rré-u-si-f) , s. f. Défaut de réussite. C'est une maxime du cardinal de Retz qu'il faut tâcher de former ses projets de façon que leur irréussite même soit suivie de quelque avantage, et cette maxime est très-bonna, vauven. Réil. sur divers sujets, § 6.

— ÉTYM. Ir..., et réussite.

tIRRÉVEILLABLE (i-rré-vè-lla-bl', «mouillées),

adj. Qu'on ne peut réveiller.

— HIST. xvi* s. Sommeil irreveillable, db la pohte, Épithètes.

— ÉTYM Ir..., et réveiller.

IRRÉVÉRBMMENT (i-rré-vé-ra-man), adt). D'une

manière irrévérente. Un roi ne permet pas dans ses États qu'on parle irrévéremment même d'un roi étranger, même d'un roi ennemi, tant le nom de roi est vénérable partout ou il se rencontre, boss. Sermons, Devoir des rois, 2.

— HIST. xv"> s. Si tost que ladame ouyt ce, elle luy dit : Sire chevalier, ne vous desplaise, se jusqucs à présent ay parlé si irrévéremment à vous; car l'on ne connoist pas les gens à les veoir, Perceforest, t. VI, ^ <7. Il XVI* s. Parler irrévéremment des œuvres de Dieu, calv. Instit. 225.

— ÉTYM. Irrévérent, et le suffixe ment; provenç. irreverenment; espagn. et ital. irreverentemente.

IRRÉVÉRENCE (i-rré-vé-ran-s'), s. f. l\i° manque de révérence. Mais tous deux s'emporlant à plus d'irrévérence, cobn. Poly. m, 2. Comme avec irrévérence Parle des dieux ce maraud I Mon bras saura bien tantôt Châtier cette insolence,, mol. Amph. 1,2. La grâce ouvre les yeux do cet incrédule; il reconnaît son orgueil, son irrévérence, son obstination, KLÉCH. Il, <68. 1|2° Actions, paroles irrévérentes. J'aurais cru d'un devoir faire une irrévérence, both. Bélis. IV, 2. Si bien que les fêtes ne diffèrent des autres jours, sinon en ce que les profanations eties irrévérences y sont plus publiques, plus scandaleuses, plus universelles, boss. Sermon*, Fond, veng. div. i . Vous forcez le Seigneur d'en [des prières] détourner ses oreilles et ses yeux, par les irrévérences dont vous les accompagnez, MASS. Carême, Temples. Les suites funestes des profanations et des irrévérences de nos pères, in. t6.

— HIST. XIV* s. Ce a fait leur inobcdience et irrévérence qu'elles ont envers leurs maris, Wénagier, I, «. Il XV* s. Sur toute chose avoir en grande irrévérence les gens d'église et principalement l'université de Paris, juv. des ubs. Charles VI, I38i.|| xvi*s. Respandrele privilège île cette privaulé à plusieurs, engendreroit une nuisible irrévérence, mont, iv, 252.

— ÉTYM. Provenç. et espagn. irreverencia ; ital.

irreverenxa; du lat. irreverentia, de irrererens, irrévérent.

tIRRÉVÉRENCIEUSEMENT(i-rré-vé-ran-si-oa-ze-

man), adv. D'une manière irrévérencieuse. Cette branche [série de bons offices qui avait surtout pour objet de marier les gens] était celle dontavait parlé assez irrévérencieusement M. d'Epenoy dans sa conversation avec le marquis de Morsy, CH. de BERNARD, /o Cinquantaine, m.

t IRRÉVÉRENCIEUX, lEUSE (i-rré-vé-ran-si-eû, eû-z'), adj. Qui manque de respect. Personne irrévérencieuse.Ses paroles ont été fort irrévérencieuses.

— ETYM. Irrévérence.

IRRÉVÉRENT, ENTE (i-rré-yé-ran, ran-t'), adj. Qui manque de la révérence due, surtout envers les choses saintes. Des discours irrévércnts. Depuis qu'irrévérent enversles immortels, Régnier, t^i*. i.

— HIST. XV* s. Ce Jehan Toustaing estoit indocte et sans lettres, irreverentaux bons, g. chastellain, dans le Dict. de dochez. || xvi's.IrreverentjCOTOHAVE.

— ÉTYM. Lat. irreverentem, de in... < , et rerereri, révérer.

IRRÉVOCABILITÉ (i-rré-vo-ka-bi-li-té), s. f. Qualité de ce qui est irrévocable. L'irrévocabilité du passé.

— ETYM. Irrévocable.

IRRÉVOCABLE (i-rré-TO-ka-bl') , adj. || l» Qui ne peut être rappelé. Un moment qui s'enfuit d'une course précipitée et irrévocable, BOSS. Yol. de Monterby. ||2" Qui ne peut être révoqué. Je ne t'en ai point fait un don irrévocable, corn. Pulch. iv, 2. Dès le commencement de son ministère, cette irrévocable sentence sortit de sa bouche, que le crime de le tromper serait le moins pardonnable, boss. le Tellier. Vous seule avez sur nous d'irrévocables droits, VOLT. Mérope, i, i. Sur un autel de fer un livre inexplicable Contient de l'avenir l'histoire irrévocable, id. Ilenr. vu. Telle est ma volonté, constante, irrévocable, id. Sémiram. 11, 7. Vous avez prononcé d'irrévocables vœux, id. Olymp.it, 2. Le dessein était déjà pris d'abattre tous les temples, et de révoquer le fameux édit de Nantes, déclaré irrévocable dans tous les tribunaux du royaume, in. Mél. litt. Obscrv. sur lès mém. de Noailles. \\ En termes de droit, donation irrévocable.

— HIST. XV* s. Nous le tendrons [tiendrons] ferme et estable Et par edit irrévocable, Myst. du siège d'Orléans, p. 725. jl XVI* s. Et, pour n'y manquer nullement [à un vœu], Chacun jura maint grand serment Qu'il le tiendroit irrévocable, despohtes, Diane, 11, 62, Chanson.

— ÉTYM. Lat. irrevocabilis , de »>..., et revocare, rappeler, révoquer.

IRRÉVOCABLEMENT (i-rré-vo-ka-ble-man), ad». D'une manière irrévocable. Un projet irrévocablement arrêté.

— HIST. XIV* s. Lequel tiltre irrévocablement nous tenons et declairons pour bon et pourvi'ay.... Lettre de Charles V, Bibl. des chartes, 4* série, t. m, p. 4-25. Il XVI* s. Conventions, marchez et contracts en la terre de Gorze sont irrévocablement nécessaires à tenir, d'autant que, comme on parle vulgairement, marché fait loué doit estre, Nouv. coust. gén. t. II, p. ni8).

— ÉTYM. Irrévocable, et le suffixe ment.

t IRRÉVOQUÉ, ÉE (i-rré-vo-ké, kée), adj. Qui n'a point été révoqué, abrogé. Toute loi irrévoquée exige l'obéissance, la harpe, dans laveaux.

— ETYM. Ir..., et révoqué.

\ IRRIGATEUR (i-rri-ga-teur), s. m. \\ 1° Instrument propre à l'arrosement des allées, dos trottoirs, etc. Il 2° Instrument à injection à jet continu, dans lequel le liquide est mû par une pompe foulante que fait jouer la main, ou par un ressort, ou par son propre poids, et qui sert aux lavements, douches ascendantes, etc. || Instrument destiné à injecter dans la ves.sie de l'eau ou des liquides plus ou moins médicamenteux.

— ÉTYM. Voy. irrigation.

IRRIGATION (i-rri-g.i-sion ; en vers, do cinq syllabes), ». f. Il 1° Arrnscmont des prés, des tories, par l'eau d'une rivière, d'un ruisseau, etc. qu'on y amène à l'aide de diverses dispositions. Canaux d'irrigation. Il 2" En chirurgie, arrosemcnt d une partie malade à l'aide d'un tuyau. Irrigation continue. Il Irrigation de la vessie, injoction d'un liquide dans la vessie à l'aide de l'irrigateur.

— IIIST. xvi"9. Kmbrocation selon les Grec», ou irrlgationselon les Latins, est un arrousemeiit, quand d'en haut à la similitude de la pluie l'on laisse distiller quelque décoction sur quelque partie, paré, xxv,30.

— ÉTYM. Provenç. irrigacio; du lat. irrigntionem, de m, en, dans, et rigare, arroser (voy. rioolb).

IBR

t IRRI6Aa-01RE(i-rri-ga-toi-r'), adj. Qui est pro-| pre à l'iBrigation. Machine irrigatoire.

ÉTYM. Voy. IRRIGATION.

] IRRIGUER (i-rri-ghé) , j'irriguais, nous irriguions, vous Irriguiez; que j'irrigue, que nous irriguions, que vous irriguiez, ». o. Néologisme. Opérer l'irrigation. Sur ces côtes de l'Océan [Arcachon] où sont situés les terrains à irriguer, il est très-rare que nous ayons une très-longue sécheresse, cham- BHELîNT, Acad. des se. Comptes rendus, t. lvi, p. 087. Trouvait-on [dans la Nouvelle-Hollande] aux limites des terrains déjà occupés un canton stérile, il fallait parcourir le pays, soit à droite, soit à gauche, ou en avant, jusqu'à ce que l'on rencontrât une région mieux irriguée et couverte de cette bonne herbe longue et fine qui convenait si bien aux troupeaux, BLERZT, Rev. des Deux-Mondes, 4861, t. lu, p. 48.

— ÉTYM. Lat. irrigare (voy. ibrigation).

t lRRIS10.\(i-rri-zion; en vers,de quatre syllabes) , s. f. Action de se rire de. L'irrision des vieilles choses. Il Action de celui qui se rit de. L'irrision des moqueurs.

— HIST. ivi' s. Irrision, cotgrave.

— ETYM. Lat.irristonem,de irrïsum, supin de irridere, se moquer, etc. de tn,en, dans, et ridere, rire.

IRRITABILITÉ (i-rri-ta-bi-li-té), s. f. || 1° Disposition à s'irriter. Il est d'une grande irritabilité. L'irritabilité du caractère. De sa vanité chatouilleuse I.a prompte irritabilité D'une exigence pointilleuse Fatigue la soclété,DEULLE,Conivrf.n.||2°Terme de physiologie. Nom donné aux degrés divers de l'activité vitale, c'est-à-dire de l'activité des propriétés élémentaires dont jouissent les éléments anatomiques, et, spécialement, de l'activité des propriétés animales dont jouissent certains tissus.

— SYN. iRRiTABiLiTê, coNTRACTiUTÉ. X l'origine on a désigné et on désigne encore souvent, bien qu'abusivement, par irritabilité la faculté qu'ont les muscles de se contracter; mais il faut distinguer et donner exclusivement le nom de contractilité à la faculté de contraction des muscles, réservant le nom d'irritabilité pour l'augmentation d'activité, en quelque élément qu'elle survienne. Cette confusion se trouve dans les passages suivants, pris à des auteurs déjà anciens : M. de Hallcr entendait par irritabilité une propriété qu'ont certaines parties des corps vivants de se contracter lorsqu'on les blesse ou même lorsqu'on les touche, indépendamment de la volonté de l'animal soumis à l'expérience et sans qu'il éprouve de douleur, condorcet, Ilaller. Je ne connaissais pas alors l'irritabilité qui a joué depuis un si grand rôle en physiologie, et j'attribuais à l'élasticité ce qui ne lui appartenait pas, bonnet, Obs.vcrs.'Œuvr. 1. 1, p. 06,danspouQENS. L'irritabilité est cette propriété de la fibre musculaire, en vertu de laquelle elle se contracte d'elle-même à l'attouchement de tout corps soit solide, soit fluide, ID. Consid. corps org. t. VI, p. (05. L'irritabilité végétale est excitée par un stimulant comme l'irritabilité animale, id. Contempl. nat. i, 33, note to.

—ÊTYM.Lat.t'm'Iaftth'talem, de l'mtobiJif, irritable.

IRRITABLE (i-rri-ta-bl'), arf;'. {| i* Qui s'irrite facilement. Homme irritable. Un esprit irritable. ||2°Qui est vivementaffectépar les impressions reçues, tant au physique qu'au moral. Tempérament irritable. 11 a le genre nerveux très-irritable. || 3" Terme de physiologie. Toutes les parties vivantes sont irritables, en ce sens que, sous les excitations convenables, leurs propriétés augmentent d'intensité. || Il est quelquefois, abusivement et par un emploi qu'aujourd'hui l'exactitude du langage repousse, synonyme de contractile. En coupant les nerfs qui joignent une partie au cerveau, cette partie perd la sensibilité sans cesser d'être irritable, condorcet, Ilaller. Il résulte de toutes les expériences sur l'irritabilité, que les parties vitales sont les plus irritables; le cœur est la plus irritable de toutes, et après lui les intestins et le diaphragme, bonnet, Contempl. nat. i, 33. || Terme de botanique. Êtamines irritables, étamines dont les filets sont susceptibles de se mouvoir au temps de la fécondation, sans qu'on puisse attribuer leurs mouvements à aucune force mécanique connue. Est-il bien sûr que les végétaux ne soient point irritables ? a-t-on soumis toutes leurs parties aux épreuves requises? n'a-t-on point attribué à l'élasticité quelques-uns des phénomènes qui dépendaient peut-être de l'irritabilité T bonnet, i6. i|4' Terme de pathologie. Tumeur irritable du sein, tumeur du sein qui cause de Tires douleurs al qu'on prenJ suureot pour un cancer.

•- ÊTYM. Ul. irrilabilit, de irritare, irriter.

IRR

t lUniTAMENT (i-rri-ta-man), t. m. Ce qui excite, irrite. Si l'anxiété, la décrépitude et les irritaments du désespoir m'étaient des paroles familières, BALZ. liv. I, lett. <7. Il Latinisme très-peu usité.

— ÉTYM. Lat. trriîampnfum, de irritare, irriter. (.IRRITANT, ANTE (i-rri-tan, tan-t'), adj. Terme

de jurisprudence. Qui annule. || Condition, clause irritante, celle qui, n'étant pas remplie, rendrait l'acte nul. || Décret irritant, nom donné aux clauses insérées dans les bulles de la cour de Rome, dont l'inexécution fait perdre la grâce,et emporte la nullité.

— IIIST. xiV s. Lesquelles lettres nous irritons, rappelions et mettons au nient.... Lett.de Charles V, Bibl. des chartes, 4* série, t. in, p. 426. || xv« s. Si la sapience du sage Salomon, la proesse du preux et vaillant Hector.... estoit en ung ost desordonné.... la sapience seroit au par aller irritée, la proesse ramollie.... A. ciiart. Quadritoge invectif, p. 4B0. Il XVI* s. Il n'en osa jamais parler, de peur d'irriter la conclusion de l'alliance et la rendre nulle, cab-

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