‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 40 sur 389 · LOIX, X · texte numérisé non relu

LOIX, X

— ÉTYM. Provenç. et espagn. irritar; ital. irritare, du lat. irrïtare, annuler, de irrUus, rain, nul, deiri.... ( , etritus, pour ra(«s,ratifié (voy. ce mot).

2. IRRITANT, ANTE (i-rri-tan, tan-t'), adj. ||1° Qui irrite, qui cause do la colère. Paroles irritantes. L'embarras irritant de ne s'oser parler, BAC. Bajai. I, t . Il 2° Qui excite des impressions vives, agréables ou désagréables. Par le sel irritant la soif est allumée, boil. Lulr. v. Le musc le plus pur et le plus recherché par les Chinois mêmes est celui que l'animal laisse couler sur des pierres ou des troncs d'arbres contre lesquels il se frotte, lorsque cette matière devient irritante ou trop abondante dans la bourse où elle se forme, buff. Quadrup. t. v, p. 455. Il Fig. Quant à l'empereur qu'on ne trompait guère, il n'eut que quelques instants d'une joie factice; il se plaignit bientôt de ce qu'une guerre irritante de partisans voltigeait autour de lui, sÉGUR, Hist. de Nap. viii, io. || 3" Terme de médecine. Qui excite nos organes outre mesure, de manière à changer le rhythme habituel de leurs fonctions. Médicamentsirritants. || Substantivement. Les irritants comprennent les rubéfiants, les épispasliques ou vésicants, les caustiques, etc.

— ÉTYM. Irriter.

t IRRITATIF, IVE (i-rri-ta-tif, ti-v'), adj. Terme de médecine. Qui a la faculté d'irriter. Le travail irrilatif produit par les trichines dans les muscles.

— ÉTYM. Irriter.

IRRITATION (i-rri-ta-sion; en vers, de cinq syllabes), s. f. Il 1° État d'une personne irritée. Calmer l'irritation des esprits. Dans son irritation, il a prononcé des paroles compromettantes. || 2° Terme de médecine. Action de ce qui provoque une activité excessive dans une partie; résultat de cette action. Un vésicatoire détermine une irritation très-vive de la peau.

— HIST. XVI* s. Cette femme a quelque irritation contre moi; pour se venger, elle me donne un dangereux chat par les pattes, préparée à accuser ce que je ferai, d'aub. Ilist. ii,4i4.

— ÉTYM. Lat. irritalionem, de irritare, irriter. On a dit que irritation était un mot nouveau proposé par Mercier ; il est, comme on voit, bien plus ancien.

IRRITÉ, ÉE (i-rri-té, tée), part, passé d'irriter. Il 1* Mis en colère. Ma haine est un effet d'un amour irrité, rotr. Bel. i, 3. Il [un mauvais auteur] ne gagnera rien sur ce juge irrité [le lecteur] Qui lui fait son procès de pleine autorité, BOIL. Sat. IX. Pourvu que par ma mort tout le peuple irrité Ne vous ravisse pas ce qui m'a tant coûté, RAC. Brit. iv, 2. Je sais jusqu'où s'emporte un amant irrité, id. Iphig. m, 7. Le sénat chaque jour et le peuple irrités De s'ouïr par ma voix dicter vos volontés, id. Brit. iv, 2. Et pour mieux apaiser ses mânes irrités, m. l'hèdre, v, 7. La mer, mugissant, ressemblait à une personne qui, ayant été longtemps irritée, n'a plus qu'un reste de trouble et d'émotion, étant lasse de se mettre en fureur, FÉN. Tél. VI. Ce n'est pas un Dieu irrité qui nous envoie, mass. Carime, ilot. de conv. \\ 11 se dit fig. et poétiquement des choses, dans le même sens. Le fleuve irrité franchit ses rivages. Il vit sans inquiétude frémir à l'entour les flots irrités, boss. le Tellier. Il 2' Terme de médecine. Qui a subi une irritation. Les poumons irrités par un air froid et piquant. Il Les humeurs sont irritées, se disait autrefois pour exprimer qu'elles devenaient plus acres, etqu'ellesétaientdacsunmouvementextraordinaire.

IRRITER (i-rri-té), v. a. || 1* Mettre en colère, en parlant des personnes qui Irritent. Irriter un taureau, un lion. Na dites pas i ce zélé magistrat

IRR

qu'il travaille plus que son grand âge ne le peut souffrir; vous irritez le plus patient de tous les hommes, boss. le Tellier. A-t-il craint d'irriter les puissants, quand il a pu secourir les faibles? fléch. Duc de Mont. On n'avait qu'à l'irriter : alors, fougueux et hors de lui-même, il éclatait par des menaces, FÉN. Tél. XVI. Eurymaque n'avait qu'aie contredire; en l'irritant, il découvrait tout, id. ib. || Fig. T^ut à coup une noire tempête enveloppa le ciel, et irrita toutes les ondes de la mer, fén. Tél. vi. Il Absolument. Je veux me faire craindre, et ne fais qu'irriter, CORN. Cinna, iv, 3. |] Mettre en colère, en parlamt des choses qui irritent, 'fa fortune est bien haut, tu peux ce que tu veux : Mais tu ferais pitié même à ceux qu'elle irrite.... id. Cinna, v, t. Ici tous les objets vous blessent, vous irritent, bac Athal. Il, 3. Les moindres relardements irritaient son naturel ardent, fén. Tél. xvi. La honte irrite enfin le plus faible courage, volt. Henr. ni. || 2° Rendre plus vif, plus ardent, en parlant des personnes. Quel démon vous irrite et vous porte à médire'/ boil. Sat. ix. Mais de faire fléchir un courage inflexible, ....D'enchaîner un captif de ses fers étonné, ....C'est lace que je veux, c'est là ce qui m'irrite, rac. Phèdre, ii, (.||3° Rendre plus vif, plus violent, en parlant des choses. Irriter le mal. Irriter la fièvre. Enfin épargnez-moi ces tristes entretiens Qui ne font qu'irriter vos tourments et les miens, corn. Poly. ii, 2. Sévère craint ma vue, elle irrite sa flamme, id. ib. ii, B. Que n'a pas fait ce Sauveur miséricordieux [Jésus] pour prévenir les malheurs de ses citoyens? fidèle au prince comme à son pays, il n'a pas craint d'irriter l'envie des pharisiens en défendant les droits de César, boss. le TellUr. Pour ne pas irriter la haine publique déclarée contre le ministère, id. ib. Pourquoi veux-tu, cruelle, irriter mes ennuis7RAC. Andrcm.u, i. Et c'est cette vertu si nouvelle à la cour Dont la persévérance irrite mon amour, id. Brit. ii, 2. Je vois que mon silence irrite vos dédains, id. ib. m, 3. La possession des richesses ne fait qu'en irriter la soif, FÉN. t. xviii, p. B4. Les sciences irritent sa curiosité au lieu de la satisfaire, mass. Car. Avenir. La mollesse De leur goût dédaigneux irritait la paresse, volt, llenr. x. Comment irriter, par degrés, la curiosité du spectateur? iD.tc((.d'.4rgenta!,t6 mai 1767. Et tousses ennemis irritent ma colère, id. ra7icr.li, t. Me voir rappeler incessamment tant de doux souvenirs, c'était irriter le sentiment do mes pertes, j. j. Rouss. Conf. VI. Il faudrait s'attacher principalement à irriter l'appétit, dider. Interprét. de la nat. n° 3o. Il 4* Causer une excitation sur les membranes et sur les nerfs. Irriter la membrane pituitaire par des steinutatoires. Cela m'irrite les nerfs. || 5° Terme do médecine. Exciter dans une partie une activité excessive, accompagnée d'ordinaire d'une sensation plus ou moins douloureuse. La fumée irrite l'œil. || 6° S'irriter, ti.r^/I.Devenir irrité, se mettre en colère. Quels foudres |ô Dieux] lancez- vous quand vous vous irritez, Si même vos faveurs ont tant de cruautés? corn. Hor. III, t . Mais ce n'est pas assez, amis, de s'irriter. Il faut voir quels moyens on a d'exécuter, id. Pomp. IV, ( . Faible , et qui s'irritait contre un trépas si lent,RAC.Jra/ir.v, 4. Qu'un jeune homme ne s'irrite jamais contre un vieillard, qu'il ne le menace jamais, DiDER. Opin. des anc. phil. (l'ylhagorisme) . Il S'irriter que, s'irriter de ce que. Sa bonté [de Dieu] s'irrite que vous lui fassiez demander des grâces pour autrui , tandis que vous vous réservez le privilège de pouvoir l'outrager encore vousmême , HAss. Carême , Véritable culte. || Par extension, devenir impatient. Plus l'obstacle qu'on trouve à ses grandeurs paraît faible, plus l'ambition s'irrite de ne pas le vaincre, boss. Polit, x, m, B. Il Fig. La mer s'irrite, commence à s'irriter, la mer s'agite, commence à s'agiter.|| 7° Devenir plus vif, en parlant des choses. Les haines s'irritaient en secret. Ta fureur s'irritant soi-même dans son cours, bac. Brit. T, 6. Ce feu, longtemps caché, qui vient de nous surprendre, Dans Vérone allumé, s'irritait sous la cendre, ducis, Othello, i, i.||8* Terme de médecine. Contracter une irritation. Sa gorge s'irrite à force de parler. || On a dit en un sens analogue : le sang s'irrite. Je pense à votre belle jeunesse, à votre santé.... comme vous en avez abusé, comme votre sang .s'est irrité, sév. h mai I680.

— HIST. xvi's. Si furent irritez et provoquez contre les Romains, berciieure, f" ((, verso. \\x\' s. Je suis beaucoup irrité Contre toi, vin desloyal, bassel. XX. Il XVI* s. llz attisoient le feu le plus qu'il/ pouvoient au dedans de la ville, en l'irritant par toute manière qu'il leur estoit possible, amyot, Brut. 39. iln tousseur continuel irrite mon poul-

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mon, MONT. 1, 91. La volupté mcsme cherche à s'irriter par la douleur, m. m, 2. Irriter les frelons, uoTGRAVE. Le 7.ele est une ardante affection de l'ame qui tend à l'honneur de Dieu et au salut du prochain, dont s'ensuit aussi qu'elle s'irrite quand on Je deshonore, langue, 68. L'eau qu'on arreste en est plus irritée, Et bruit plus fort plus elle est arre stée, desportes, Diverses amours, xv, dialogue.

— ÉTYM. Lat. irr'Uare, que les étyraologistes latins regardent comme un fréquentatif de irrire, inrire, gronder, grogner, en parlant d'un chien. Du supin irrJtum vient le causatif irrllare, faire gronder comme un chien, irriter. In-rire est formé de in, en, et rire, qui est le radical sanscrit rûi, râgati, il aboie (dans le véda).

t IRRORATEUR (i-rro-ra-teur), ». m. Instrument qui, étant une sorte de fontaine de compression, sert à parfumer les appartements.

— ÉTYM. Voy. IRRORATION.

IRROKATION (i-rro-ra-sion), s. f. Terme didactique. Action d'exposer à la rosée, ou à un arrusement en forme de rosée. Bain par irroration. || Pratique superstitieuse dans laquelle on arrosait une plante avec des liquides provenant d'un malade.

— ËTYM. Lat. irrorationem, de irrorare, do tn en, dans, et rorare, répandre un liquide comme de la rosée (voy. rosée).

IRRCPTION (i-rru-psion; en vers, de quatre syllabes), î. ^. Il 1° Entrée soudaine et imprévue des ennemis dans un pays. Ils observèrent quelque ordre, et firent irruption dans la Thessalie et la Macédoine, FLÉCH. Hist. de Théodose, ii, 20. Comme un ennemi qui vient faire une irruption, fén. Tél. xxi. Je fus touché d'un sensible déplaisir, en apprenant l'irruption qui se faisait au Palatinat, baïle, LeU.à Lenfant, i2 oct. (688. Les féroces habitants du Nord ont fait dans tous les temps des irruptions dans les contrées du Midi, volt. Mœurs, 4 5». || 2° Entrée de force dans un lieu. La foule fit irruption dans l'enceinte. L'irruption de bandes populaires dans la salle de l'assemblée. || 3° Par extension, débordement, envahissement des eaux sur les terres. Les Malabares assurent que les Iles Maldives faisaient partie du continent del'lnde, et en général on peut croireque toutes les Iles orientales ont été séparées des continents par une irruption de l'océan, buff. Uist. nat. Preuves théor. terr. Œuvr. t.ii, p. 4I9. Si l'on peut en juger par les différents ordres d'animaux dont on y trouve des dépouHles, ces terrains avaient peutêtre sulii jusqu'à deux ou trois irruptions delà mer, CUVIEB, Rétol. 281.

— REM. Il ne faut pas confondre irruption avec éruption, ce qu'a fait Mme de Sévigné : Il faut savoir s'il y a encore des loups dans les bergeries [des germes de maladie], et les en faire sortir; il y a toute sorte d'apparence qu'il n'y en a plus, et que la nature très-s<ige les a chassés par les dernières irruptions, 16 avr. (685.

— ETYM. Lat. irruptionem, de in, en, dans, et rumpere, rompre (voy. ce mot).

ISABELLE (i-za-bè-1'), || 1° S. f. Anciennement, sorte d'ctofTe de couleur mitoyenne entre le blanc et le jaune. Les isabelles paies et dorées seront teintes avecuniieu de raucourt |rocou], llèglem. sur tes manuf. août I609, teinturiers en soie, laine et fil, art. 17. Le comte île Vische en un tournois, à Turin, en <6I9, était vêtu de couleur d'isabelleet de gris, la COLOMBIÈRE, TMdlre d'honn. t. I, p. 468, dans LACURSE. Il î" adj Qui est de couleur mitoyenne entre le blanc et le jaune, mais dans lequel le jaune domine. Ruban isabelle. La plus grande partie du corps de l'animal est d'un brun rougeâtre tirant sur le vineux, et le reste est de couleur isabelle, BUFF. Quadrup. t. x, p. 380. || Cheval isabelle, cheval dont la robe est caractérisée par la couleur jaune cl.iir do toute la surface du corps, quelle que soit la nuance des crins. |j S. m. Un isabelle, cheval de couleur isabelle. Voilà un bel i.sabell<i. Isabelle clair. Isabelle brun. Isabelle foncé. || 3" Isabelle, couleur de l'écbarpe du parti de M. le Prince en 4 65(. Isabelle, c'est ce qu'aujourd'hui nous appelons ventre de biche, qui est la couleur des livrées de Condé, BRTZ, ilém. livre IV, p. (l.dans lacuhne. Je prendrai l'écbarpe isabelle, si l'on contmue seulement à m'en menacer [de révoquer ma nomination au cardinalat], ID. th. IV, (4. Il 4' .S. m. Squale de l'océan pacifique. || Oiseau qui a du rapport avec la gorgebleue. : 5° S. f. Coquille du genre porcelaine. || Espèce de libeilulidée dépendant du genre agrion.

— ÉTYM. On dit que l'archiductiesse Isabelle, fille de Philippe II, gouvernante des Pays-Bas, fil vœu, lors du siège d'Oslendn ((GOl-t0O4), de ne pas changer de chemise jusqu'à ce que son mari fût victo-

rieux, et que la couleur de cette chemise au bout du temps ju.-^é prit le nom de la princesse. Bien ne garantit cette historiette. En tout cas, Isabelle nom propre est Jézabel (Isebel), femme d'Achab.

tLSADELPUE (i-za-dèl-r), adj. Terme de botanique. Qui a les étamines réunies en deux faisceaux égaux.

— ÊT'ra. IffOî, égal, et àSe^çè;, frère.

t ISADELPHIE (i-za-dèl-fie), s. f. \\ i" Terme de botanique. Rtat des plantes isadelphes. || 2° Terme de tératologie. Etat des monstres doubles composés de deux corps également et parfaitement développés, dont chacun possède tous les organes nécessaires à la vie , et qui ne tiennent l'un à l'autre que par des parties sans importance ; les Siamois qu'on a vus à Paris étaient isadelphes.

I ISAIRE (i-zè-r'), s. f. Terme de botanique. Genre de champignons très-petits et mous, de l'ordre des basidiosporés.

•j- ISANTHE (i-zan-f), adj. Terme de botanique. Dont toutes les fleurs se ressemblent.

— ÉTYM. 'laoç, égal, et âv9o;, fleur.

t ISANTHERE (i-zan-tè-r') , adj. Terme de botanique. Dont les anthères sont égalesou semblables.

— ÉTYM. 'I<To;, égal, et anthère.

f ISARD (i-zar), s. m. Nom donné, dans les Pyrénées, à l'antilope chamois, dit vulgairement chamois. Je suis enfant de la montagne, Comme l'isard, comme l'aiglon, th. Gautier, Poésies, le Chasseur. \\ On écrit aussi ysard.

— ÉTYM. Provenç. usam; catal. isart et sieart. Origine ignorée. Attendu que l'animal fait entendre un sifflement par les narines, M. RouUin demande si isard ne tiendrait pas au germanique : ail. anc. hissen. siffler; angl. hissing , sifflement. D'un autre côté, la forme provençale, qui a une n, fait penser au germanique î'serr», eisern, gris de fer.

t ISATINE (i-za-ti-n'), s. f. Terme de chimie. Produit de l'oxydation de l'indigo bleu, en le chauffant avec de l'acide nitrique faible.

— ÉTYM. Lat. isatis, du grec 'iuoti;, pastel, et la finale ine.

t ISATIS (i-za-tis*), s. m. || 1° Terme de botanique. Plante qui donne le pastel, isatis tinctoria, L. (crucifères). Il 2° Terme de zoologie. Renard bleu.

— ÉTYM. "IffaTi;, pastel , de iaâ^to, polir; à cause que la plante passait pour faire disparaître les rugosités de la peau.

f ISCARIOTISTE (i-ska-ri-o-ti-sf), s. m. Membre d'une secte qui vénérait Gain, Judas Iscariote, et on général les mauvais personnages de la Bible.

— ÉTYM. Iscariote, Judas, lequel était d'iscarioth, village de Judée, dans la tribu d'Ëpiira'im.

t ISCUÊMIE (i-ské-mie), s. f. Terme de pathologie. Arrêt de la circulation artérielle ; état des parties où il n'arrive plus de sang. L'ischémie cérébrale et les étourdissemonts qui la suivent.

— ÉTYM. 'It^eiv, arrêter, et alixa, sang.

t ISCUÉMIQÙE (i-ské-mi-k'), adj. Terme de médecine. Qui arrête le mouvement du sang dans les vaisseaux. || Qui dépend de l'ischémie. Lesétourdissements iscbémiques.

t ISCIIIADELPIIES (i-ski-a-dèl-n, adj. Terme de tératologie. Monstres ischiadelphes, ou, substantivement, les ischiadelphes, monstres doubles dont les corps, opposés l'un à l'autre, sont accouplés et soudés ensemble par le bassin.

— ÉTYM. Ischion, et àSeXçài;, frère.

t ISCUIAGUE (i-ski-a-gr') , s. f. Terme de médecine. Goutte fixée sur la hanche. H On a aussi donné ce nom à la sciatique.

— ÉTYM. Ischion, et â-ypa, prise, saisie.

t ISCIIIAL, ALE (i-ski al, a-1'), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport à l'iscliion. || Portion ischiale de l'os des lies, nom donné quelquefois à l'ischion.

t ISCUIATIQUE (i-ski-a-ti-k') , adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport à la hanche.

ÉTYM. "Itrx'ov, ischion et hanche.

t ISCHIO-ANÀL, ALE (i-ski-0-a-nal, na-1'), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport à l'ischion et à l'anus. Muscle ischio-anal, le releveur de l'anus.

— ÉTYM. Ischion, et anus.

t ISCUIO-CAVEKNEUX , EUSE (i-ski-o-ka-vèrncû, noû-z'), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport à l'ischion et au corps caverneux. Muscle ischiocaverneux, et, substantivement, l'ischio-caverneux, petit muscle qui se rend, chez l'homme, do la tubérosité do l'ischion au corps caverneux.

— ÉTYM. Ischion, et caverneux.

t ISCIIIOCKLE (i-ski-osè-1'), s. f. Terme de chirurgie. Hernie à travers l'échancrure ischialique.

— ÊTYM. Ischion, et xri).n, hernie.

t ISCUIO-CLITOKIEN, lENNB (l-ski-o-kli-to-riin,

riê-n'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient à l'ischion et au clitoris.

— ÉTYM. Ischion, et clitoris.

t ISCHIO-COCCYGIEN, GIENNE (i-ski-o-ko-ksijiin, jiè-n'), adj. Terme d'anatomie. Qui se rapporte à l'ischion et au coccyx. Muscle ischio-coccygien, ou, substantivement, l'ischio-coccygien, muscla qui se porte de l'épine sciatique à tout le bord du coccyx et à la partie inférieure de la face latérale du sacrum.

— ÉTYM. Ischion, et coccyx.

t ISCHIO-FÉMORAL, ALE ( i-ski-o-fé-mo-ral , ra-l'), adj. Terme d'anatomie. Qui se rapporte à l'ischion et au fémur. Muscle iscbio-fémoral, grand adducteur de la cuisse.

— ÉTYM. Ischion, et fémoral.

ISCHION (i-ski-on) , s. m. Terme d'anatomie. Celui des trois os formant l'os coxal ou os innommé, où l'os de la cuisse est emboîté.

— HIST. XVI' s. Les trois muscles de la cuisse sortans de la tuberosité de l'os ischion, paré, i, 8.

— ÉTYM. 'Itrx'ov, os de la hanche.

t ISCHIOPAGE (i-ski-o-pa-j'), odj. Terme de tératologie. Monstres ischiopages, ou, substantivement, les ischiopages, monstres composés de deux individus qui ont un ombilic commun et qui sont réunis par la région hypogastrique.

— ÉTYM. Ischion, et ■aa.fû^, fixé.

t ISCHIOPAGIE (i-ski-o-pa-j ie), j. f. Anomalie qui caractérise les monstres ischiopages.

t ISCHIO-PÉUINÉAL, ALE (i-ski-o-pé-ri-né-al, a-l'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient à l'ischion et au périnée.

t ISCHIO-TIUIAL, ALE (i-ski-o-ti-bi-al, a-l'), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport à l'ischion et au tibia. Les muscles ischio-tibiaux, ou, substantivement, les ischio-tibiaux, non commun à trois muscles du membre postérieur chez le cheval.

t ISCHNOPHONIE (is-kno-fo-nie), s. f. Terme de médecine. Faiblesse de la voix.

— ÉTYM. 'I(jy.vo9<>Jvi'a, de la^vài;, grêle, et <pwv^, voix.

ISCHURÉTIQDE (i-sku-ré-ti-k'), adj. Terme de médecine. Propre à guérir l'ischurie.

— ÉTYM. Voy. ISCHURIE.

ISCUURIE (i-sku-rie) , s. f. Terme de médecine. Rétention d'urine. Ischurie rénale, rétention de l'urine dans le bassinet du rein. Ischurie urétérique, rétention de l'urine dans l'uretère. Ischurie vésicale, rétention de l'urine dans la vessie. Ischurie urétrale, rétention d'urine produite par un obstacle dans l'urètre.

— HiST. XVI* s. Les causes et remèdes de la dysurie sont mesmes avec l'ischurie, c'est à dire suppression d'urine, paré, xv, cb.

— ÉTVM. 'Is/.oupia, de Iffxeiv, retenir, arrêter, et oupov, urine.

t ISENGRIN (i-zan-grin), s. m. Nom du loup, dans le poème du Renard.

— ÉTYM. Selon Pott, le germanique isan-grim, masque de fer, deisaj», fer, elgrim, masque, casque (voy. GllIMACE).

t ISÉRINE (i-zé-ri-n') , s. f. Terme de minéralogie. Minerai de fer nommé aussi fer titane.

ISIAQUE (i-zi-a-k'), adj. Qui appartient à Isis, divinité égyptienne. || Table isiaque, nom (ju'on a donné à un célèbre monument de l'antiquité, qui contient la figure et les mystères d'isis, avec un grand nombre de cérémonies religieuses des Égyptiens, et qui fut trouvé au sac de Rome en (52;.. La table isiaque est à Turin et a été gravée.

t ISIS (i-zis'), s. f. Déesse égyptienne, sœur et épouse d'Osiris, mère d'Horus ; sa coiffure symbolique est un disque avec deux cornes de vache. Il Petite planète découverte en 1858.

f ISLAM (i-slam'), s. m. La religion des mahométans. || Les pays musulmans.

— ÉTYM. Arabe, islam, soumission, résignation à la volonté de Dieu

t ISLAMIQUE (i-sla-mi-k"), adj. Qui appartient à l'islamisme.

ISLAMISME (i-sla-mi-sm') , s. m. \\ 1" La religion de Mahomet. Ce ne fut point par les armes que l'islamisme s'établit dans plus de la moitié de notre hémisphère, ce fut par l'enthousiasme, par la persuasion, VOLT, ilmirs, 7. Il 2" L'ensemble des pays où règne cette religion, dans le mêm» sons que chrétienté par rapport aux pays chrétiens.

— ÉTYM. Islam.

t ISLAMITE (i-sla-rni-t'), s. m. Qui professe l'islam. Il [Algazell s'arrêta quel(|uo temps au Caire pour y entendre Étartose, célèbre théologien islamite, DiuEHOT, Opin. des anc. phil. {Sarrasins).

ISO

t ISLANDAIS, AISE (i-slan-dê, dê-z"), adj. Qui appartient à l'Islande. || L'idiome islandais, ou, substantivement, l'islandais, langue parlLe en Islande, qui est sœur du suédois et du danois, et qui appartient aux idiomes germaniqxies.

— ETYM. Angl. Ice-laiid, terre de glace, de iee, glace, et land, terre.

t ISMAÉLIENS (i-sma-é-liin), t. m. pi. Nom d'un» secte musulmane qui remonte au u* siècle de l'ère musulmane.

t ISMAÉLISME (i-sma-é-li-sm'}, t, m. Religion des ismaéliens.

t ISMAÉLITE (i-sma-é-li-f), *. m. Nom donné quelquefois aux Arabes, comme descendants d'Ismaël, (ils d'Abraham.

■t ISO.... Prélixe qui vient du grec î«o;, et signifie

égal-

t ISOAXIQDE (i-zo-a-ksi-k'), adj. Terme de minéralogie. Qui a des axes égaux. 'Type isoe-cique.

— ÊTYM. Iso..., et axe.

t ISOBAPUIB (i-zo-ba-fie), ». f. Terme d'histoire naturelle. F.tat d'un corps qui ne réfléchit qu'une seule couleur.

— ÉTYM. Iso..., et pôçEiv, teindre.

t ISOBAROMÉTRIQCE (i-zo-ba-ro-mé-tri-k'), adj. Terme de physique. Qui présente les mêmes hauteurs barométriques. Courbes isobarométriques.

— ÉTV.M. Iso..., et baromètre.

ISOBRVÊ, ÉE (i-zo-bri-é, ée), adj. Terme de botanique. Oui a autant de force d'accroissement d'un côté que de l'autre. Embryons isobryés.

— ÉTYM. Iso..., et ppûeiv, pousser actirement.

I ISOCARDE (i-zo-kar-d') , s. /■. Genre ,de coquilles contenant des animaux renfermés dans une coquille très-épaisse, cordiforme. Isocarde globuleuse.

— ÉTYM. Iso...., et xapSîa, cœur.

tISOCARPÉ,ÉE(i-zo-kar-pé, pée),ad;. Terme de

botanique. Plantes isocarpées, plantes dont les divisions du fruit sont en nombre égal à celui des divisions du périanthe.

— ÉTYM. Iso , et xopTîOi;, fruit.

ISOCÈLE (i-zo-sè-l') , adj. Voy. isoscèle. On ne voit pas pourquoi, en un mot purement technique, l'Académie adopte l'orthographe barbare isocèle, et rejette l'orthograplie étymologique et correcte isoscèle.

t ISOCHIMÈNE (i-zo-ki-mè-n") , adj. Terme de météorologie. Ligne isochimène, ligne passant par tous les points de la terre qui ont la même température moyenne en hiver. Si, au lieu de s'arrêter à l'hiver le plus rigoureux qu'offre chaque courbe, on trace les lignes d'égale température hiémale (lignes isochimènes) ... al. ne humboldt, Mém. de la soc. d'Arcueil, t. m, p. 529. Le système des lignes isothermes, isothères et isochimènes que j'ai propo.sé en «817, ID. Coimos, trad. franc, t. I, p. 377. ||S.^. L'isochimène, la ligne isochimène. L'isochimène de 6°.

— ÉTYM. ho..., et yiiiiaivui, avoir une température d'hiver : mot de la création d'Al. de Humboldt.

t I90CH0RE (i-zo-ko-r'), adj. Terme de prosodie ancienne. Vers isochore, ou, substantivement, un isochore, hexamètre tout composé de spondées, comme le li" du xxi* livre de l'Odyssée (voy. molossique).

— ÉTYM. Iso..., etyôpo;, chœur.

t ISOCHRISTE (i-zô-kri-sf), s. m. Membre d'une necte chrétienne, qui prétendait que les apôtres étaient égaux au Christ.

— ÉTYM. Iso..., et Xpiaxè;, Christ.

t ISOCHROMATIQUE (i-zo-kro-ma-ti-k') , adj. Dont la teinte est uniforme.

— ÉTYM. Voy. ISOCHROMIE.

t ISOCHROMIE (i-zo-kro-mie), *. f. Synonyme de lithochromie.

— ÉTYM. Iso..., et y.pô)|xa, couleur.

ISOCHRONE (i-zo-k'ro-n'), adj. Terme de mécanique. Oui se fait en temps égaux. Mouvements isochrones. |{ En physiologie, on dit que les battements artériels sont isochrones à ceux du cœur.

— ÉTYM . 'Iso/povo; , de Wo^, égal , et xpovo? , temps, t ISOCHRONIQUE (i-zo-kro-ni-k'),' adj. Synonyme d'isochrone.

t ISOCHRONIQUEMENT (i-zo-kro-ni-ke-man) , ode. D'une manière isochrone.

ISOCHROMSME ( i-zo-kro-ni-sm') , s. m. Terme de mécanique. Egalité de durée. L'isochronisme des oscillations du pendule. || Terme de physiologie. Simultanéité d'action entre des organes qui se correspondent ou i|ui dépendent l'un de l'autre.

— ÉTYM. Isochrone.

f ISOCLINE (i-zo-kli-n'), adj. Terme scientifique. Qui a la môme inclinaison.

— ÉTYM. Iso..., et xXivri, inclinaison.

tso

t ISOCOLE (i-zo-ko-r),arf;. Terme de grammaire. Période isocole, celle dont les membres sont égaux.

— ÊTYM. Voy. ISOCOLON.

t ISOCOLON (i-zo-ko-lon), s. m. Terme de rhétorique. Période dont les membres sont égaux.

— ÉTYM. Iso..., et xù),ov, membre.

t ISOCYLINDRIQUE (i-zo-si-lin-dri-k"), adj. Terme de géographie. A cylindres égaux. Projection isocylindrique (voy. projection).

— ÉTYM. Iso...., et cylindrique

t ISODACTYLE (i-zo-da-kti-1'), adj. Terme de zoologie. Dont les doigts sont égaux.

— ÊTYM. Iso..., et SàxTuXoî, doigt.

t ISODONTE (i-zo-don-f), adj. Terme de zoologie. Dont les dents sont égales ou semblables.

— ÉTYM. Iso..., et o5où;, ôSovto;, dent.

t ISOOYNAMIQUE (i-zo-di-na-mi-k'), adj. Qui a la même force, la même intensité. Ligne isodynamique, ligne passant par les points de la terre où l'influence magnétique est la même.

— ETYM. Iso..., et ôûvajjit;, force.

t ISOÉDRIQUE (i-zo-é-dri-k"), adj. Terme de minéralogie. Qui a des facettes semblables.

— ÉTYM. Iso..., et Èôpa, face, pan.

t ISOÉTÉES (i-zo-é-tée), i, f. pi. Terme de botanique. Famille de plantes cryptogames détachée des lycopodiacées et confinant aux équisétacées.

— ÉTYM. Iso..., et ÉTo;, 'année : plante restant semblable à elle-même toute l'année.

t ISOGÉOTHERMË (i-zo-jé-o-tèr-m'), adj. Terme de physique. Ligne isogéotherme, ligne passant par tous les points où la température moyenne du sol est la même.

— ÉTYM. Iso..., yaia, terre, et Oepixà;, chaud.

t ISOGONE (i-zo-go-n') , adj. Terme de géométrie. Dont les angles sont égaux.

— ÉTYM. 'Iffoç, égal, et ftâvoç, angle.

t ISOGONIQCE (i-zo-go-ni-k'), adj. Terme de minéralogie. Qui a la même déclinaison; qui décrit les mômes angles.

— ÉTYM. Isofione.

t ISOGRAPHIE (i-zo-gra-fie), s. f. Reproduction d'une écriture, fac-similé.

— ÉTYM. Iso..., et YpâçEiv, écrire.

t ISOLABLE (i-zo-la-bl'), adj. Qui peut, qui doit être isolé. || Qui peut être séparé de toute connexité. Cellule pourvue de parois propres et isolables.

t ISOLANT, ANTE (i-zo-lan, lan-t') , adj. Terme de physique. Qui ne transmet pas librement l'électricité. Corps isolants, ainsi nommés parce que, quand on les emploie comme supports, ils isolent les autres de toute communication avec des conducteurs qui pourraient leur soutirer l'électricité. L'air sec est un corps isolant. || Tabouret isolant, tabouret qui est muni de pieds en verre pour le séparer du réservoir commun, et à la surface duquel on place les corps bruts ou animés qu'on veut électriser. Il Langues isolantes, synonyme de langues isolatives.

t ISOLATEUR (i-zo-la-teur), s. m. Terme de physi(|ue. Voy. isoloih.

t ISOL-iTIF, TIVE (i-zo-la-tif, ti-v'), adj. Terme de grammaire. Qui a la propriété d'isoler, de séparer. État monosyllabique et isolatif des langues, état où les racines sont employées comme des mots tout à fait indépendants les uns des autres et sans la moindre altération.

ISOLATION (i-zo-la-sion ; en vers, de cinq syllabes), s. f. Terme de physique. Action d'isoler les corps que l'on veut électriser. L'isolation d'un fil télégraphique.

— ÉTYM. Isoler.

ISOLÉ, ÉE (i-zo-lé, lée), part, passé d'isoler. Il 1° Qui estcommeune île, qui est séparé detoutce qui estv isin. Cette partie du monde n'a pas été peuplée comme toutes les autres, ni dans le même temps ; elle est demeurée, pour ainsi dire, isolée et séparée du reste de la terre par les mers et par ses hautes montagnes, buff. b* époq. nat. Œuvr. t. xii, p. 263. Il Colonne isolée, statue isolée, colonne, statue qui ne tient point au mur de l'édifice. || Fig. Ah I que mon cœur n'est-il de ces cœurs isolés, Qui par aucun endroit ne tiennent à la terre. Qui sont à leur devoir sans réserve immolés, À ([ui la grâce assure une pleine victoire! deshoulières, t. n, p. 75. Il 2° Par extension, écarté, solitaire. Ils arrivent! une maison isolée, entourée de jardins et de canaux, VOLT. Candide, 7. Sa mère, peu de temps hélas! Vint tous les soirs dans la vallée Visiter la tombe isolée; Mais son amante ne vint pas, millkv. Chute des feuilles. || 3" Séparé de ses connexions. Ce» propositions isolées ont un sens tout différent de celui qu'elles ont dans le contexte. Il n'y a point d'être ni de qualité qui soient isolée dans la nature,

ISO

RAïNAL, Bist. phil. XI, i!2. || Acclamations isolées, acclamations qui, dans une foule, ne partent que d'un individu. La foule fut généralement muette ; on n'entendit que des acclamations isolées. || 4° Kig. Qui n'est pas joint àd'aulres hommes. Il n'y amalheureusement que les fripons qui fassent des ligues, les honnêtes gens se tiennent isolés, duclos, Consid. mœurs, ch. 4. On a comparé les hommes isolés à des ressorts épars, raynal, llist. phil. xix, 2. |! Dans l'administration militaire, homme isolé, soldat isolé, celui qui se trouve n'appartenir momentanément à aucun corps. {| Fig. Qui vit sans relations de parenté ou d'amitié. C'est un homme isolé. Vivre isolé. Isolés! ah! messieurs, le joli mot! il charme ; Qui jamais avant elle, à l'Age où la voilà. Avec tant de justesse a placé ce mot-là? BOURSAHI.T, Jfcts à la mode, se. 8. Quand, fatigué de travail ou de société, ce qui arrive bientôt, je me trouve avec moi-même et isolé comme je le suis, d'alemb. Lett. au roi de Prusse, 27 févr. 1777. Il se trouve plus isolé que jamais, genlis. Veillées du chat. t. II, p. 370, dans pougens. || i qui personne ne s'intéresse. Isolé, n'ayant d'autre appui que luimême, coNDOHCET, Berlin. ||6' Qui est placé sur des corps non conducteurs, de manière à garder l'éleclectricité communiquée. Corps isolé.

ISOLEMENT (i-zo-le-man), s, m. || f État d'une chose isolée. L'isolement de cette maison au milieu des bois. ||2"Ëtat d'une personne qui vit isolée. Vivre dans l'isolement. || 3° Terme de police sanitaire. Action d'isoler, mesure ayant pour but de soustraire les hommes et les animaux sains à la contagion. Il 4° Terme d'architecture. Distance entre deux parties dp construction qui ne setouchentpas.il 5° Terme de physique. Etat d'un corps électrisé qui n'est en relation qu'avec des objets non conducteurs, afin qu'il puisse conserver l'électricité.

— ÉTYM. Isoler.

ISOLÉMENT (i-zo-lé-man), adv. ||1' D'une manière isolée. Vivre isolément. || 2° X part, séparément. Chacun de ces objets considérés isolément.

— ÉTYM. Isolé, et le suffixe ment.

ISOLER (i-zo-lé), V. a. || 1° Rendre comme une île, séparer de tous les côtés. U faut isoler les grands monuments pour que l'ordonnance en soit appréciée. Il 2" Fig. ôter à quelqu'un ses relations. Les maires du palais isolaient les rois francs de leurs sujets. Les ministres ont toujours cherché à isoler le roi, et il n'y en a aucun qui voulût le voir habiter la capitale, uuclos, Mém. rég. ÛEuu. t. vi, p. <28, dans POUGENS. || Il se dit aussi des choses. Il serait peut-être aussi nuisible aux progrès des sciences de trop les isoler que de trop les confondre, coNDonc. JusWeu. Il 3°Termede physique. Isoler un corps, le soutenirou le .suspendre avec des substances qui conduisent mall'électricité, de sorte qu'il garde l'électricité qu'on lui a communiquée. || 4° S'isoler, t>. ré/l. Se mettre dans l'isolement. Cet homme trouve moyen de s'isoler au milieu de la cour. Vous vous isolez trop. || 5" Être séparé de, perdre ses connexions, en parlant de choses. Si l'agriculture et le commerce dépérissent, les villes dépériront ; leur prospérité et leur force ne s'isolent point, guizot, Ilist. de la civil. 8* leçon.

— HIST. XVI' s. Isolé, OUDIN, Dict.

— ÉTY.M. Ital. isolati), isolé, et isolato, quartier de plusieurs maisons isolées; du lat. insulatns, séparé comme une île, isolé, délaissé, de insula, île

(voy. tLR).

t ISOLOGUE (i-zo-lo-gh'), adj. Terme de chimie. Corps isologues, corps qui ont une composition analogue. || Substantivement. Les i-sologuos de l'alcool normal.

^ ÉTYM. Iso...., et ),6yo;, rapport.

ISOLOIR (i-zo-loir), s. m. Terme de physique. Tabouret ou support do bois garni do piedsde verre, sur lequel on met les corps qu'on veut électriser. Souvent sur l'isoloir une jeune beauté Se place en rougissant, curieuse et tremblante; À peine elle a touché la baguette puissante, Autour d'elle le feu jaillit en longs éclairs; La flamme en jets brillants s'élance dans les airs. Se joue innocemment autour (]essL]rM\iTe,Jfoëmesurl'électricité, xviirsiècle, cite dd.ns l'rcsse scientifique, (86), t. I, p. B30. ||Ondil aussi, bien que plus rarement, isolateur.

— ÉTYM. Isoler.

t ISOMÈRE (i-zo-niè-r'), adj. Terme de minéralogie. Qui est formé de parties semblables. {| Terme de chimie. Corps isomères, corps composés des mêmes éléments et en même nombre, et dont pourtant les propriétés physiques et chimiquesdiffèrent essentiellement ; ce qui fait jienser que les éléments sont disposés différemment entre eux.

ISÔ

L'essence de cicron est un des isom&res de l'esseace de térébenthine.

— ÈTY.M. Iso..., et iiÉpoc, partie.

t IS0.UÉR1B (i-zo-mé-rie), s. f. |{ 1* Terme oe chimie. Qualité, étatdu composé isomère. || 3° Terme d'algèbre inusité aujourd'hui. Réduction de toutes les fractions à un même dénominateur

— ÉTYM. Isomère.

t ISOMÉRlQtJE (i-zo-mé-ri-k') , ad;. Qui appartient à l'isomôrie.

t ISOMÉKISME (i-ïo-mé-ri-sm'), s. m. Terme de chimie. Condition d'après laquelle des corps, ayant une même constitution moléculaire, ont des propriétés difTérenles.

t ISOMÉTUIQUB (i-zo-mé-tri-kT, adj. Terme de minéralogie. Dont les dimensions sont égales.

— ÉTYM. Iso..., et (léxpov, mesure.

t ISOMOKPUE (i-zo-mor-n, adj. Terme de chimie. Qui affecte la même forme cristalline.

— ËTYM. Iso..., et (iop9^, forme.

t ISOMORPUIK (i-ïo-mor-Ce), ». f. Synonyme d'isomorphisme.

t ISOMORl'UISME (i-zo-mor-fi-sm'),s. m. Terme de chimie. État, condition des corps qui, ayant une composition chimique différente, atleoteut la même forme cristalline.

— ÉTYM. Uomorpht.

t ISON (i-zon), t. m. Terme d'ancienne musique employé seulement dan» cette expression propre au plain-chant : chant en ison, psalmodie qui ne roule que sur deux notes.

— ÉTYM. 'luocégal.

t ISOi\'OME(i-zo-no-m'), adj. Terme de minéralogie. Cristaux isoiiomes, cristaux dont les décroissements sont égaux sur les bords aussi bien que ceux qui se font sur les angles.

— ÉTYM. Voy. ISONOMlg.

t ISOXOMIE(i-zo-no-mie), s.f. \\ 1° Ancien terme de politique. ÉL'alité devant la loi, égalité de droits civils. (I 2° Terme de minéralogie. Isonomie des cristaux, état des cristaux qui sont construits suivant la même loi.

— ÉTYM. ho..., et v6|io;, loi.

t isopérimètre (i-zo-pé-ri-mè-tr"), adj. Terme de géométrie. Figures isopériniôtres, figures planes dont le circuit est égal. Do toulos les figures isopérimètres, le cercle est celle qui a le plus de surface. En lui donnant fà un enfant] à choisir des gauffres isopérimctres, j. }. bouss. Ém. il

. — ÉTYM. Iso..., et périmètre.

t ISOl'ÉTALE (i-zo-pé-la-l'), adj. Terme de botanique. Plantes isopétales, plantes qui ont des pétales égaux.

— ÉTYM. Iso..., et pétale.

t ISOPUYLLE (i-zo-fi-r) , ad;. Terme de botanique. Dont les feuilles sont égales.

— ÉTYM. Uo..., etçûXîiov, feuille.

t ISOPODE (i-zo-po-d'), adj. 'IVrme de zoologie. Dont les pattes se ressemblent toutes. || S. m. pi. Les isopodes, ordre de crustacés comprenant les cloportes caractérisés par un aliiioinen volumineux, la tête petite, sept paires de pattes semblables, pas d'organes respiratoires à l'extérieur.

— ÉTYM. ho..., et «oùç, iioôô;, pied.

+ ISOPOLiriE (i-zo-po-li-sie), s. ^. Terme de politique. Égalité des droits politiques.

— ÉTYM. lioiioXiTila, de Iooî, égal, et ito),ittwt, droit civil.

t ISOPSÈPUE (i-zo-psè-f), adj. Ancien terme de grammaire. Mots isopsèphcs, vers isopsèphcs, mots, vers dont les lettres, considérées comme chifTn.s, produisent le même nombre que les lettres d'un autre mot ou vers.

— ÉTYM. lio,.., et <|/tiçoç, calcul.

t ISOSCÊLE (i-zo-sè-l') , adj. ( voy. ISOCÈLE ) . Il 1" Terme de géométrie. Qui a deux côtés égaux entre eux. Triangle isosocle. || Terme d'optique. Verres isoaoéles, voy. verres. || 2° Terme de grammaire. Période isoscéle, période à trois membres qui ^ en a deux égaux.

— KTYM.'l'70'jxéXTi;,deWo;,égal,et ircéXo:, jambe, t ISO.SCÉHE (i-zo-sé-lie), *. Ç. ou 1S0.S(;É1.IS.VIE

(i-zo-sé-li-sm"), t. m. Terme de géométrie. Pro- 1 priété d'un triangle isoscèle.

t ISOSPilÉRIQUË (i-zo-sfé-ri-k"), adj. Qui est de sphère égale.

— ÉTYM. Iso..., et tphérique.

t ISOSXÉMONE (i zo-sté-uio-n'), adj. Ternin do

|liol.tiiiquu. Pleur isostémone, tluur dont les pétales M les examines sont en nombre égal.

— ÉTYM. Iso..., et ijTiî(iiov , filament, étimino.

t ISOTEr.E (i-zo-lè-r), *. m. Celui qui jouissait ; it risolélic.

DICT. DE Ul langue FRANÇAISE.

ISS

— ÉTYM. l(joT«X^«,doïaoî, égal, et tâioc, charge publique, impôt.

t ISOTÉHE (i-zo-té-lie), s. f. Terme d'antiquité grecque. Degré intermédiaire, à Athènes, entre la condition du métèque ou étranger domicilié et celle de citoyen proprement dit; cet état assurait à celui qui en jouissait tous les privilèges du droit de cité.

— ETYM. 'laoTJieia (voy. isoïèle),

t ISOTUÈRE (i-zo-tè-r*), adj. Terme de météorologie, Ligne isothère, ligne passant par tous les points de la terre qiu ont la mùme température moyenne en été. Les lignes d'égal été, courbes isothères, HUMBOLDT, Mém. de la soe. d'Àrcueil, t. m, p. &33. Il S. f. L'isothère,labgne isothère. L'isûthère de <8» se dirigeant vers l'embouchure de la Loire, RENOu, Comptes rendus, Ac. des se. t. ui, p, i*t.

— ÉTYM. Iso..., et 6tpai;, été ; mot de la création d'Al. de Humboldt.

t ISOTUERME (i-zo-tèi%-m'), adj. Terme do physique. Oui est égal en température. || Terme de météorologie. Lignes isothermes, lignes qui passent par tous les lieux du globe où la température moyenne de l'année est la même. L'espace compris entre deux lignes isothermes porte Içiiom de zone ou bord isotherme. Le système des lignes isothermes, iso- Ihères et isocbimènes que j'ai proposé en (817 pourra peut-être fournir une base certaine à la climatologie comparée, humboldt, Cosmos, trad. franc, t. 1, p. 377.

— ÉTYM. Iso..., et Oepiiès, chaud.

t ISRAËL (i-sra-èl) , t. m. Surnom de Jacob. Il Nom collectif des Israélites. Tout Israël se lèvera comme un seul homme. Comment est mort cet homme puissantqui sauvait lepeu[ile d'Israël? ti.ÉcH. Turenne. Et du Dieu d'Israël les fêtes sont cessées, RAc. Eslh. I. <. S'immoler pour son nom et pour son héritage [de Dieu], D'un enfant d'Israël voilà le vrai partage, id. ib. i, 3. Des tyrans d'Israël les célèbres disgrâces, id. Alhal. i,t.\\ Maître en Israël, docteur, professeur dansleschososdivines. Il fJurieu] se dit maître eu Israël, et il ignora ces choses, boss. 6» avert. t o.

—ÉTYM. Nom donné à Jacob par l'ange qui lutta contre lui, et signifiant l'rince de Dieu, de shara, être prince, et al, Dieu,

ISRAÉLITE (i-sra-é-li-f), f, m. jj 1* Nom des hommes appartenant au peuple d'Israël, || Fig. C'est un bon Israélite, c'est un vrai Israélite sans déguisement et sans artifice, c'est un homme franc et sincère ; pliraso proverbiale qui est la parole môuio de Jésus-Christ dans l'Évangiledesrtint Jean. ||2"idj. Qui appartient aux Israélites. Culte israélito. Consistoire Israélite. Je vois que l'injustice en secret TOUS irrite. Que vous avez encor le cœur Israélite, RAC. Àthal. I, I.

— SYN. ISRAELITE, )UIF. 11 y a entre ces deux mots la même différence qu'entre avoué et procureur. C'est la même signification ; mais, juif et procureur pouvant se prendre en mauvaise part, on s'est nommé Israélite et avoué.

— ÉTYM. Israël.

t ISSANT, ANTB (i-san, san-t'), adj. Terme de blason. Animaux issants, animaux qui se mettent au haut de l'écu, et dont il ne paraît que la tête, comme s'ils en sortaient. || S. m. Un issant, figure d'un eijfaut à mi-corps sortaut de la gueule d'un animal.

— ÉTYM. Part, présent de l'ancien verbe tïtir (voy. issu).

I ISSÉRO (i-ssé-ro), t. m. Nom donné sur la Méditerranée en Provence au vent du sud-efet; il est opposé au mistral.

f ,,,. ISSI.UE, finale qui est le latin issimus, et qui indique le superlatif, Mascarille est un fourbe et fourbe fourbissime, mol. l'Ét. u, 5,

t ISSOIS (i-ssoî),». m. Isaois, ou quatre-vingt, ou chien d'artois, sorte de triple métis qui vient du doguin et du roquet, buff. Chien.

ISSD, UE (i-su, sue), part, pav.ïrf do l'ancien verbe i.ssir, qui signifiait sortir, || 1° Descendu d'une [xtsonne, d'une race. [IIJ est d'aïeux issus de sang royal, rotii, Vencesl. iv, 0. El, malgré le héros de Jupiter issu [Alec.mdre], la font. Fabl iv, «2. Issue de cette race |de saint Louis], tille de Henri le Grand et de tant do rois, son grand cœur a surpa.ssé sa nais.sance, boss. Reine d'Anglel. Alors soyez issu des plus fameux monarques, uuil. Sat. v. El vous-même ignorez du quels parents issu, De (|U(!llesmaiiis Joail en ses brasl'a reçu, tue. Athal. m, 4. Il Cousins issus de germain, enfants de deux cousins germains. Mon dessein, dit la princesse, est assurément <le no jamais me séparer de mon cousin issu de germain' mais je crois qu'il convient que je me

iss

if)i

rende auprès du roi mon père, volt, l'rinc. de âabyl. 1 1 . Il On dit absolument : ils sont issus de germain. Il 2" Provenu, advenu. S'il doit réparer le mal qui en sera issu, pasc, Prov. 8.

— REM. On entend quelquefois dire : cousins issus germains ; cela n'est pas correct,

— UIST, X' a. Si escit foers [hors] de la civitatc, Fragm. de Val. p. 468. || xi« s. Eissez des nels, montez, si chevauchez, Ch.deRol. cxovi. Paiend'.\rabo des nefs se sont eissut, ib. cxcvii, ||xu« s. Li hoir qui en issirent [du mariage] furent fier et félon, Sax. 111, Car issir les ferai de lor peaux à rebours, ib. xxvii. Turpins l'entant, ds sens cuiila issir, Roncisv. 60. Jà de mon cuer 'cœur) n'istra mais la semblance Dont [ma dame] n 9 conquist as mes pleins de douceur, Couei, xvi, i l'eissir de la chambre durement se h;«la, Th. le mart. 4u. Il XIII' s. Tel coup que li clairs sans encouviemha issir, Berte, xiii. Entrez en cest sentier, n'en issiez pour riens née, ib. xlvi. Symous ist de la chambre, toute la gent enmaiue, i6. L. Et nus [nul] de la ville n'issi encontre aus [eux], dont moût fu gratis merveille, villeh. lxxiv. Tel clarté de la pierre yssoit Que..., la Rose, H lo, la folie Ai lost emprise; Mais à l'issir a grant mestrise , ib. 8074. L'autre ot [pour époux) messire Herarl de Brienne, dont grant lignage est issu, joinv. ao7. ||xiv*8. 11 ne puet issir dou vaissel que ce qu'on i a mis , Prov. rurauset vulgaut. \\xv s. Et issirent contre la roïne et son aius-né fils communément tous ceux de Londres,,., FBOiss, I, i, 26. Il xvrs. Non que j'eusse opinion qu'il pust issir de moy cbose qui merilast d'estre mise devant vos yeux, amïot, EpU.

— ÉTYM, Provenç. eissir, issir; catal. exir; ital. escire,uscire; du lat. exire, de ex, hors, et ire, aller (voy. irai).

ISSUE (i-9ue), t. f. Il 1* Ouverture par où l'on peut sortir, s'échapper II commanda d'environner la maison, de peur qu'il n'éoha" ^ât par quelque issue dérobée, vviugel. Q. C. vi, ». Cette ville a sous terre une secrète issue, coriv. H. de Pomp. iv, i . Je suis prête : je sais une secrète issue Par où, sans qu'on le voie, et sans être aperçue..., rac. Athal. lu, 6. Il Terme de féodalité. Droits d'issue, ce que payait le vassal en quittant la domination de son seigneur. || X l'issue, loc. adv. En sortant de. À l'issue du conseil, du sermon. Je voulais avoir, à l'issue de son dîner, une conversation avec l'aimable Lucile, poiNSiNi'.T, Cercle, se. <.||2° Ouverture par où une chose peut sortir. L'eau n'a point d'issue. Ménager une issue à la fumée. || 8" Les issues d'une ville, d'une maison, les dehors et les environs. Cette maison de campagne a de belles is.'iuus. || Dans ce sens il ne sa dit guère qu'au pluriel. |{ 4* Fig Késultat bon ou mauvais. L'esprit fourbe et vénal d'un voisin de Mèlite Donnera prompte issue à ca que je médite, cobn. ilf^J. ii, s. L'issue en est ûouteusB et le péril certain, id. Cinna, l, (. Jamais contre un tyran entreprise conçue Ne permit d'espérer une si belle issue, iD. ib. i, a. De l'abord de Pompée elle espi'ro autre issue, id. Pomp. i, -i. Nous triomphons, Attale, et ce grand Nicomcdo Voit quelle digne issue à ses fourbes succède,.,. n>. Nicom. m, 8. Votre plainte, madame, aurait pour toute issue Un nouveau déplaisir do la voir mal reçue, ID. Tois. d'or, li, 6. Tant et si bien qu'en ayez bonne issue, la font. fot>. || Issue aux Iccteuis, titre d'une espèce de disnertation que Camus, évêquu de lielley, mit à la suite de son roman d'Alcino ((826). Il 6^ Expédient. Je ne vois point, je ne trouve point d'issue à cette affaire. || 6° Knsomblo dos parties (l'un animal doslinô & la consommation qui sont livrées par le boucher au commerce de la tripcria ou à l'industrie, à savoir, la peau, le suif, la lèiu et les pieds, le bas des membres, ot tous les viscères ou organes renfermés dans les cavités pectorale et aixiominale, etc. Une issue d'agneau,i| 7" Ah plur. Ce qui reste des montures après la hrin', comme le gros et le petit son. Des issues de bli'. Il 6" Au plur. Terme rural, Los issues, récoulemciil des élaliies,

— HYN, ISSUE, SORTIS. Issuo cst plus général que sortie. La sortie e.sl le passage par où l'on sort habituellement; l'issue est toute ouvorturo par où l'on peut sortir, La porte est à la fois une sortie et une issue ; la fenêtre n'est pas une sortie, mais, en un cas pressant, elle pi^ut être une issue,

— IIIST, XIII' s. À l'issue d'avril, au tems duus et joli, H»rte, i, Saignur, à l'oissue del cors, Quant les aines se is.sont fors,.,, uahik, Punjatnire, *tt. Perdue avons l'issue devers celo partie, Ch. d'Ant. IV, 47a. Kt se l'église no le fol, li sires pot pcnre i'critage eu se [sa] main et joir desis.sues, iibauu.

TTA

Xii, b. Ma.e coia seroit que cil qui mainnent llogenl] en autrui mesous fussent contraint d'issir, qu'il ne poussent lor cozes [choses] widier avant lor issue, BEAUM.ixxvui, a.Esissues des viles liquemin sontplus large que il no doivent esi.e à plain champ, JD. XIV, 9.... Il a trové un marais X l'issue du bois ramé, Ren. 86921. || xiv s. Les yssues du beuf couslent à la triperie huit sous, Ménagier, li, 6. || iv« s. Si firent ceux qui dedans se tinrent [à Cherbourg] plusieurs belles issues [sorties] et emprises, proiss. Il, u, i». Wanvich, la très bonne ville et cité laquelle est à l'entrée d'Escoce, et à l'issue du pays de Northombelande, id. i, i, 68. Qu'il ne partiroit point de là jusques à ce qu'on vist l'yssue de ceste matière, coHU. ii, )3. J'ay pensé que nous ferons trois yssues [troupes de chevaliers pour un tournois], et (i aura en chascune deux cens chevaliers; •i aura chascune yssue une bannière de mes armes pour alliance faire, Perceforest, t. I, f fi*. \\ xvi" s. Je ne sçay quelle yssue sera de ceste entreprinse, BAB. Car. I, *7. Chambre garnie de arrière chambre et yssue en une grande sale, id. t6. i, 63. De la chose non tissue L'heureuse fin et l'issue Se cache en la main de Dieu, hons. 396. Ouvrages de four, confifitures et issues de table curieusement labourées et apprestées, amïot, lucul. 8». Il n'y a chemin qui n'ait son issue, mont, i, 88. Ils mangeoient, comme nous, le fruict à l'issue de la table, id. i, 37a. Trois services : à sçavoir les entrées de table, puis la chair ou poisson, et finablement l'yssue, Ordonn. du 20 janv. iMS.

— ETYM. Issu; provenç. istit, eyssuit; catal. esit; ital. escita, Msdta.

ISTHME (i-sm'), s. m. || 1° Terme de géographie. Langue de terre qui sépare deux mers et joint deux terres. Les Vénitiens, aussi intéressés que l'Egypte à traverser les progrès du Portugal, avaient proposé à ce Soudan de couper l'isthme de Suez à leurs dépens, et de creust^un canal qui eût joint le Nil à la mer Rouge, volv. Mœurs, 44i. Le bien général des nations, l'utilité du commerce exigent que l'isthme de Pansima, que l'isthme de Suez ouverts à la navigation rapprochent les limites du monde, EAVNAL, Hist.phil. vin, 36 II Fig. Percer l'isthme, s'est dit quelquefois, à l'imitation d'une locution ancienne, pour tenter une chose impossible, plusieurs empereurs romains ayant essayé de percer l'isthme de Corinthe et y ayant renoncé. || 2° Nom donné, en termes d'anatomie à certaines parties qui ont quelque ressemblance de forme avec un isthme. L'isthme du gosier. || Isthme de Vieussens,relief de fibres musculaires qxii règne tout autour de la fosse ovale de la cloison des oreillettes du cœur. || Terme de botanique. Etranglement qui sépare deux loges ou articles dans un fruit articulé.

—ETYM. 'laôitoi;, un passage; du radical la),eVi, je vais , le même que le latin ire, aller (voy. irai) , à l'aide du suffixe (r8|jio;; comparez àpiOfiô;, ^u6|j.6ç.

flSTHMlEN, ENNE (i-S!niin,smiè-n'), ad;. | 1 ' Qui a rapport à un isthme, qui provient d'un isthme. Il Terme d'histoire grecque. Jeux isthmiens, jeux que l'on célébrait tous les trois ans dans l'isthme de Corinthe. || 2" S. f. pi. Les Isthmiennes, odes que Pindare composa à U louange des vainqueurs dans les jeux isthmiens. On dit plus ordinairement les Isthmiques.

t ISTU.MIQCE (i-smi-k'), adj. Synonyme d'isthmien. Ce fut alors pour la première fois que les Corinthiens déclarèrent par un décret public que les Romains seraient admis à la célébration des jeux isthmiques comme les Grecs, rolun, Hist. anc. Qùivr. t. vu, p. 5)3, dans pouoehs.

t ISTIIMOCARPE (i-smo-kar-p'), adj. Terme de botaniqu». Dont le fruit offre un rétrécissement à sa partie moyenne.

— ÉTY.M. liihmê, «ixopiti;, fruit.

t ITACISME (i-ta-si-sm'), ». m. Terme de grammaire grecque. Prononciation de l'ri (êta) comme •; ce qui e^t ia prononciation des Grecs modernes. Remarquez que l'iotacisme est la prononciation part de

Cl, T), M, Ul, 01.

t ITACISTB (i-u-si-sf), s. m. Partisan de l'itacisme, par opposition à partisan de la prononciation <rasmienne où I't) sonne ê.

t ITA EST (i-ta-èsf), expression empruntée du lalm qui signifie: il est ainsi. Le garde des immaincules du Châtelel de Paris se servait de ces moU pour certifier qu'une grosse, délivrée par le successeur d'un notaire, était conforme à la minute : il écrivait au bas, ita est, et signait au-dessous; ce qui faisait qu'on appelait quelquefois cet olficicrl'ita est du Chîtelet, et l'on disait chez les notaires : l'aclo est chez l'ita est

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