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f JAmET (ja-fè), nom propre mase. Un des fils de Noé. Japhet, qui a peuplé la plus grande partie de l'Occident, Boss. Ilist. i, 3.
tJAPIlETIQCE iii-!é-ti-'k.'), adj. Qui est de la descendance de Japhet. || Race japhétique, race d'hommes qu'on suppose issue d'une même souche, qui occupait avant les temps historiques les plateaux de l'Asie occidentale, et qu'on nomme aussi race indo-européenne, aryenne.
JAPON (ja-pon) , ». m. Nom que l'on donne à la porcelaine apportée du Japon. Ces tasses et cette théière sont d'ancien japon. ||itt plur. Des japons.
t JAPONIQCB (ja-po-ni-ki , adj. Terme de chimie. Acide japonique, acide obtenu en traitant par les alcalis la catéchine.
— ÉTYM. Ainsi dit à cause que le cachou, d'où l'on retire la catéchine, vient du Jupon.
t JAPONNER (ja-po-né), ». a. Donner une nouvelle cuisson aux porcelaines pour leur faire prendre un air de porcelaine du Japon. Ce n'est que de la porcelaine japonnée.
t JAPPAGB (ja-pa-J'), *• "»• Cri ^^ Certains animaux. Le jappage du chacal.
— ÉTYM. Japper.
•] JAPPANT, ANTB {ja-pan, pan-t'), adj. Qui jappe ; qui consiste en jappements. Souffre qu'un cœur de tes charmes épris [c'est un chien qui parle] Te conte quelquefois de jappantes fleurettes, deshoul. t. n, p. 475.
t JAPPE (ja-p"), t. /. Terme populaire. Caquet, bavardage. Avoir de la jappe.
— ÊTYM. Voy. JAPPER.
JAPPEMENT (ja-pe-man), ». m. Action de japper, en parlant des petits chiens. Les jappements de ces roquets. |{ Se dit aussi du cri du renard.
— HIST. XVI* s. Japemant, monet, Dict.
JAPPER (japé), V. n. Aboyer d'un ahoyement
plus clair que l'aboi ordinaire. Les chiens jappent souvent en dormant; et, quoique cet aboiement soit sourd et faible, on y reconnaît cependant la voix de la chasse, les accents de la colère, les sons du désir ou du murmure, bopp. Sature des anim. Il U se dit plus ordinairement du cri des petit» chiens. Laissez cette bête importune Tout son sou japper à la lune; Cela n'arrête point son cours, dassoucT, le Ravissement de Proserpine, édit. de moclhi, in-4*, p. 84, Il Fig. Criailler. On ne peut guère fermer la gueule à ces roquets-là [la canaille littéraire], parce qu'ils jappent pour gagner un écu, volt. Lett. Urne Denis, 33 mai 4 753. jj U s'emploie quelquefois activement et signifie dire d'une façon bruyante. Monsieur l'abbé, vif comme un papillon, Jajipe des vers qu'il prit à la pipée, j. b. rouss. Rondeau.
— HIST. XV' S. Là vient U mort en sa figure Noire et hydeuse à moy japper : Je n'attensque ma sépulture, EUST. descu. Poésies mss. ^ 74.||xvi' s. Le petit chien commença à japper.— II n'y a amour si secrète, qui ne soit sue, ni petit chien si affeté ni fait à la main, duquel on n'entende le japper, mahg. iVoue. Lxx. Chien qui jappe ne mord pas, cotgrave. Un vieil chien jamais ne jappe en vain, id.
— ÉTYM. Bourguig. jaipé ; provenç. j'apor. Diei et Scheler, comparant l'allemand jappen, y voient une onomatopée. Dans les temps anciens, on trouve non pas j'oper, mais;uper ; Si lor colpent les testes à lor brans vienois; Dont oissiez juper Sarasins et Perçois, Ch. d'Ant. 11, 7«6. Jupper, appeler à haute voix, bûcher, se dit encore dans le haut Maine.
t JAPPECR (ja-pcur), ». m. Celui qui jappe.
— HIST. XVI' s. Jappeur, oodin, Dict.
4 . JAQUE (jak'), ». I». Vieux mot qui signifiait un habillement court et serré. Le roi [Charies VI] était à cheval, vêtu de l'habillement court et étroit qu'on nommait un jaque, barantk.//ù«. de» ducs de Bourff. III, Départ du roi. || Jaque ae mailles, armure faite de maille» de fer qui couvrent le corps depuis le cou jusqu'aux cuisses.
— lilST. xiv s. S'avoit chascun un jaque par dessus son haubert, du cange, jacke.\\ xv s. Or est cet estât [des gens d'armes] devenu autre maintenant i|ue on parle de bassinets, de lances ou de glaives, de haches et de jaques, khoiss. i, i, 6t. || xvi' s. '. Voulant esprouver un collet de buffle qu'il avoit vestu, ou un jaque de maille, desper. Contes, i.vii.
— ÉTYM. Ital. giacco; allem. Jatkei suéd. jacka. On ignore l'origine de ce mot, et s'il vient de l'allemand dans les langue» romanes, ou des langui?» romanes dan» l'allemand. Il paraît avoir été fait dans le xiV siècle; et du Cange demande »'il ne prorient pasd'-sjacfyupi, les paysan» révullés.
Îî. JAQUE (ja-k'j, ». m. Le fruit du jaquier. JAQUKLINK (ja-ke-li-n'), ». f. Cruche do grè» k long ventre, en usage dans le nord.
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JAOVKMART (ja-ke-mar; le t ne se lie pas), ». m. Il 1" Figure de métal qui représente un homme irmé arec un marteau à la main et qu'on met sur les horloges pour frapper les heures || Par dérision, être armé comme un jaquemart, se dit d'un homme armé de pied en cap, sans avoir l'air ni bien belliqueux ni bien terrible. Puis armé comme unjaquem.irl; Au côté, tranchant braquemart, scarr. Virg. n. Il 2" Il se disait aussi d'un homme de bois planté en torre, aurjuel on tirait au blanc. || 8° Ressort qui est au bas de la vis du balancier et qui sert à le relever quand la pièce est marquée.
— HIST. xiv g. Jakemart le cochon [nom propre], H. CAFFIADX, Nicnlt de Drury, p. <a6.
— ÉTYM. Ce semble une altération de l'allemand ou (limand Jackman, l'homme armé d'un jaque. On a dit que c'était une altération du nom de l'inventeur Jacques Uare, mais la preuve manque. La finale mort ressemble i celle de braquemart, et reste ineip';;]uée dans les deux cas. Serait-ce un suffixe populaire ironique encore usité dans l'&rgot?
t JAOCERIE, *. f. Voyez jacquerie.
t JAQUET Oa-ké), *. m. Bécassine «ourde ou petite bécassine.
4. JAQUETTE (ja-kè-f), I. f. jj l'Habillement qui descend jusqu'aux genoux ou un peu plus bas, et qui était anciennement à l'usage des paysans et des hommes du peuple Et toi, qui es-tu avec ta jaquette noire? CHAMproRT, Kareh. de Smyrne,K. 40. Il On lui a bien secoué la jaquette, c'est-à-dire on l'a bien battu 112° Robe que portent les petits garçons avant qu'on leur donne la culotte. Sa femme [de Bellegai<ifl] entra dans son cabinet, luivi d'un petit garçon en jaquette, st-sim. (64, B. || Un enfant à la jaquette, un enfant en bas âge. Le régent jeta à la tête du duc de Noailles la survivance de sa charge et de ion gouvernement pour son fils à la jaquette, ID. 480, 224. Il On lui a troussé la Jaquette, se dit d'un enfant à qui on a donné le fouet. || Je ne m'en souviens non plus que de ma première jaquette, c'estk-dire c'est une chose quej'al complètement oubliée.
— HIST. XV* s. Aveit toute la nuit fait si chaud qu'il n'avoit peu dormir ; et estoit tout déboutonné, en une simple cotte ou jaquette et sa chemise, FROiss. liv. II, p. 28, dans lacdrne. || xvi' s. Une jaquette ballant jusqu'au gras delà jambe, despeh. Contes, Lxxxv.
— ÊTYM. Diminutif de jaçue; bourguig./otcdJW. + 2. JAQUETrE (ja-kè-f), *. f. Un des noms vulgaires de la pie.
JAQCrER (ja-kié), t. m. Terme de botanique. Genre de plantes de la famille des urticées artocarpées. Les deux espèces artocarput incisa et intcgrifolia sont connues sous le nom d'arbres à pain. Le fruit du jaquier n'a pas do noyau ; on le mange cuit, et la chair en est d'un goût comparé à celui de la pomme de terre ou de ta châtaigne, dont elle a la consistance.
t JAR ou JARD (jar), ». m. Voy. jarre S.
t JARAUDE (ja-rô-d') , «. f. Lentille d'Amérique ou lentille à une fleur (Loiret), enmm monanthos, !.. On dit plutôt jarosse, et celle-ci est dite jarosse d'Auvorgne.
t JARBIP.RE (jar-biè-r'), ». (. Outil de boisselier.
t JARDE (jar-d*), t.f. Terme de vétérinaire. Tumeur dure, quelquefois phlegmoneuse, qui se développe à la partie latérale externe du jarret du cheval sur la partie postérieure supérieure de l'os du canon.
— ÉTYM. Ital. giarda.
MRDIN (jar-din), t. m. || !• Espace cloi d'ordinaire, planté de végétaux utiles ou d'agrément. Jardin fruitier. Le jardin du Luxembourg, des Tuileries. Elle avait dès longlemps du sage Quintinio Formé pourles Jardins l'admirable génie, Perrault, dans RJCHELET. Son bonheur consistait aux beautés d'un jardin ; Le Scythe l'y trouva qui, la serpe à la main... la font. Fabl. xii, 20. Il [le riche) peut dans son jardin, tout peuplé d'arbres verts, Receler le printemps au milieu des hivers, boil. Hat. vi. C'est donc ici d'Esther le superbe jardin, bac. Eslh. III, 4. Dam ce dernier palais [à Babylone] étaient cesjardm» suspendus, si renommés parmi les Grecs: ils formaient un carré dont chaque côté avait quatre tents pieds, rollin, Uist. anc. Œuv. t. ii, p. 3) dans FoooiN». L'art des Jardins a été créé et'perfec^ tionné par 1« Noitre pour l'agréable et par la Quintinie pour !-atile, volt. Louis XIV, Artist.\\rtg. Jésus [lors de la Passion] est dans un Jardin non de délices, comme le premier Adam, où il se perdit et tout le genre humain, mais dans un de supplices, où 11 s'est sauvé et tout le genre humain PASC. Pans. XXV, 4, édit. havet. || Fig. Brillante sur ma tige, et l'honneur du jardin, Je n'ai vu luire
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encor que les feux du matin; Je veux achever ma journée, a. chénieh, la Jeune capd'ue. || Jardin français, jardin régulier où règne la symétrie et où l'art ne se ciche pas. || Jardin anglais. Jardin à l'anglaise, jardin irrégulier où l'art ,est caché sous l'apparence d'une nature agreste. Le Jieu, environné de montagnes, de précipices profonds, de rochers couverts de mousses et de verdure, suffisait à lui seul pour dégoûter à jamais de ces froids jardins à l'anglaise où l'on a voulu follement imiter de semblables effets, genlis. Veillées du chdt. t. i, p. 240, dans pouGENS. || Jardins potagers, jardins dans lesquels se trouvent, à peu près exclusivement, des plantes légumières. Jardins fruitiers, les vergers proprement dits. Jardins botaniques, jardins destinés à l'étude des végétaux. Jardin de pharmacie, jardin où l'on cultive des plantes médicinales. Jardins d'agrément, jardins qui ne rapportent ni légumes ni fruits et ne sont faits que pour le plaisir des yeux. Il Jardin des plantes, Jardin du roi, le jardin qui accompagne le Muséum d'histoire naturelle de Paris; Jardin des plantes est aussi le nom qu'on donne aux jardins botanique."! dans toutes les villes de France. || Les Jardins d'Épicure, jardin où Épicure philosophait, et, quelquefois, par métonymie, la secte épicurienne. On dit aussi les philosophes, la secte des jardins. Ô maison d'Aristippe, ô jardins d'Ëpicure, Vous qui me présentez, dans vos enclos divers, Ce qui souvent manque à mes vers. Le mérite de l'art soumis à la nature, volt. Éptlre 70. Il Jardin des Hespérides, lieu où, suivant la mj-thologie, un dragon gardait les pommes d'or. Vos fruits [des orangers de Versailles] aux écorces solides Sont un véritable trésor ; Et le jardin des Hespérides N'avait point d'autres pommes d'or, la fontaine, Ptyché, I, p. 1*. Quelques savants curieux ont cru que le jardin des Hespérides, gardé par un dragon, était une imitation du jardin d'Éden, gardé par un bœuf ailé, ou par un chérubin, yott.Dict. phil. Paradis. Il Fig. et familièremant. Faire d'une chose comme des choux de son jardin, en disposer comme si on en était le maître, le possesseur. || Fig. Jeter une pierre, des pierres dans le jardin de quelqu'un, attaquer quelqu'un indirectement; locution prise de l'habitude des gamins de jeter des pierres pardessus les murs des Jardins et d'y causer du dommage. J'irai voir ces coquins qui jettent des pierres dans le jardin du patron [les Bretons fort échauffés contre le duc de Cliaulnes, contre qui, du reste, ils avaient lancé des pierres], sÉv. 3 juill. 4675. IJFig. Le fruit de notre Jardin, la chose qui nous est propre, qui nous occupe avant les autres. Voilà bien parler de la Bretagne, ma chère enfant, cela peut-être vous ennuiera ; mais cela st naturel, ce sont dos fruits de notre jardin, siîv. B9|. Il Fig. En termes mystiques, le jardin de l'Époux, la culture religieuse des âmes. Contentons-nous de savoir qu'il y a des plantes tardives dans le jardin de l'Époux ; que, pour en voir la fécondité, les directeurs des consciences, les laboureurs spirituels doivent attendre avec patience le fruit précieux de la terre.... boss. Bourgoing. || Fig. Ce qui produit des fruits intellectuels. Il disait qu'il aimait à voir croître dans les jardins d 'autrui des plantes dont il avait fourni les graines, fonten. Leibnitx. Il 2° Fig. Pays fertile et dont la culture est trèsvariée. Ils [les Hollandais] font un commerce immense à Cranganor [Inde], qui est, dit-on, un jardin de délices, volt. Polit, et législ. Fragm. hisl. sur l'Inde, X. Il Le Jardin de la France, nom qu'on donne quelquefois à la Touraine. Tours, que l'on appelait le jardin de la France, se doit à cette heure nommer le paradis de la terre.... voit. Lett. 80. || Le jardin do l'Europe, nom qu'on donne quelquefois à l'Italie. Il S" Jardin sec, herbier. || 4° Terme de fauconnerie. Lieu où l'on expose les oiseaux de vol au soleil, le matin. Donner le jardin à l'oiseau , le mettre au grand air. ||6° Vulgairement. Le Jardin pavé, la halle. 116" Terme de marine. Partie supérieure des bouteilles d'un grand bâtiment. || 7" Jardin des racines grecques, nom donné par les grammairiens de Port-Royal au recueil qu'ils avaient fait des racines grecques. On voit que les autours jouaient ici sur le mot de racine, qui se prend dans la nature en un sens qui justifie le mot jardin; et en grammaire dans un autre sens auquel le mot jardin no peut convenir que par abus.
— BIST, xiu* s. Au Jardin le [du] roi [il y] ot mainte table dressée, Berte, ii , Dames i aura abeant, Qui Ja n'en averont déduit; Celés plantent jardin sanz fruit, lai du conseil. || xv s. 11 est sailly de la maison de France, Creu au jardin semé de fleurs de lys, eu. u'ORt. i. Comme le supiiliant se alloit
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esbattre tout seul autour du gard ou jardin.... nu CANGE, gardignium. Au jardin de deux amans vrais et loyaulx nepeult lever pire herbe [que la jalousie], Perceforest, t. vi, f* 4 0B. L'une lui dit ung brocart, l'autre li gete une pierre en son jardin, ies t6 joies de mariage, p. 3) . || xvi' s. Le jardin de la cuisine [le potager], Nouv. coust. ginér. t. n, p. 349. Jouer au jardin madame, la substance de ce jeu est que chacun des assistants doit donner un arbre, une be?te dessus pour le garder, et un oyseau dessous pour chanter, et faut qu'il contreface le son ou voix de la beste et le chant de l'oyseau, puis l'on demande à la compagnie s'il a bien fait.... dks ac- COBDS, Escraignes dijonnoises,ii. 40, dans lacuhne. Jardin aux fauxbourgs vaut cent solz au rebours, cotorave. Cela n'est pas cru en ton jardin, leboux
DK LINCT, PrOl!. t. Il, p. 266.
— ÉTYM. Bourguig. jadin; Borry, jardrin; picard, yardin, gucrdin ; provenç. jardin, gardi ; catal. jardi; espagn. jardin; portug. jarditn; ital. giardino; du germanique ; goth. gards, maison; anc. h.-allem. A'flrto, garto ; allem. Garten; isl. gort. Le latin hortus, jardin, le grec xôpto;, le latin chors, chorlis, cour de ferme, le bas-latin curtis, et le français la cour sont de même radical. Comparez l'ancien slave grad, le russe gorod, ville.
JARDINAGE (jar-d i-na-J'), *. m. || 1° Culture des jardins. Les produits du jardinage. Un amateur de jardinage, Demi-bourgeois, demi-manant, Possédait en certain village Un jardin assez propre st le clos attenant, la font. Fabl. iv, 4. || 2° Nom coUec tif indiquant les parties qui sont cultivées en jardins. La moi'ié de celte ville est en jardinage. Tout ce pays n'est qu'un jardinage.il 3" Plantes potagères que le jardin produit. Mener une voilure de jardinage au marché. || 4" Terme d'eaux et forêts. Mode d'exploitation des bois, dans le(|uel on choisit, pour les couper, les arbres qui dépérissent, ou ceux qui ont acquis le volume que l'on recherche. Le jardinage est opposé à l'exploitation à tir et aire, dans laquelle on coupe, à des intervalles plus ou moins éloignés, tous les brins moins les baliveaux. Le jardinage, bien entendu, doit consister à fureter les arbres mûrs, viciés, dépérissants, nuisibles ou inutiles à la bonne tenue d'une forêt; je propose de désigner ce mode par le nom de furetage, plus propre à donner l'idée de la chose ; et je m'en servirai dans la suite, pour indiquer l'aménagement des bois résineux, dralet, Traité des forêts d'arbres résinent, p. 4 43. || On a aussi défini le jardinage, mais cette définition est abandonnée, mode d'exploitation dans lequel on coupe les arbres les plus forts et les plus beaux. || B° Terme de lapidaire. Taches qui se trouvent dans le diamant, et qui viennent ou de matières étrangères qui y sont infiltrées, ou de coups qui le fêlent.
— HIST. XV' s. Ils s'enfuyoient et s'alloicnt retirer et refraischir es jardinaiges drus et espais, Boiiciq. II, 4 7. Il XVI' s. Les terres à grains, vignobles, jardinages, vergers d'arbres fruicticrs, o. de berriES, 4 6. Le Jardinage se divise en quatre espèces: assavoir, en potager, bouquetier, médicinal et fruitier,iD.604.Doncnet'amuseplus à faire ton mesnage. Maintenant n'est plustemps de faire jardinage, Charles IX, À llonsard, dans les ffiutres de ronsahd, 672.
— ETYM. Jardiner.
t JARDINÉE (jar-di-née),a(J;. f. Terme de minéralogie. Pierres jardinées, pierres affectées du défaut dit jardinage.
t JARDINEMENT (jar-di-ne-man), s. m. Action de jardiner.
— HIST. XVI' s. Le Jardinoment n'est qu'accès soire du labourage des terres à grains, viijnobles...