JUI
vault juger entre ennemis qu'entre ses amis, leroux DE LINCY, Prov. t. II, p. 348.
— ÉTYM. Provenç. jMtj'nr, jutjar ; espagn. juïjar ; portug. ;u/par; ital. giudicare; du lat. juditore, de j'uî, droit, et di'ceri?, dire, prononcer.
t JUGERIE (ju-je-rie), s. f. Terme d'ancienne jurispruilence. Ressort; juridiction d'un juge. || Néologisme et dans un sens péjoratif. Manière de juger sans bonnes règles. La jugerie littéraire.
— HlST. XIV" s. , Gaillac en la jugerie d'Albigois et seneschaucie de Thoulouse, du cange, jugeria.
— ÉTYM. Juger.
t JUGEUR (ju-jeur), j, m. || 1° Terme qui se dit par dénigrement. Celui qui juge. De perfides et iniques demandes de troupes, qui peuvent attirer un déluge de malheurs sur cette province, et qui ne seront jamais utiles qu'à l'orgueil ou à la vengeance desjugeurs, Mirabeau, Collection, t.i, p. 4u.|; Terme d'ancienne pratique. Conseiller qui ne faisait point de rapports, et dont la mission se bornnit à juger. Il 2° Fig. Homme qui ne sait que juger et critiquer sans être capable de rien produire. Un jugeur de profession. Ajoutez-y le pédantesque abus de ces autres grands mots, décence et bonnes mœurs, qui donnent un air si important, si supérieur, que nos jugeurs de comédies seraient désoK':S de n'avoir pas à les prononcer sur toutes les pièces de théâtre, BEAUMARCHAIS. Mav. de Fig. Préface.
— HEM. Jugeur n'a pris un sens péjoratif que par opposition à juge ; autrement la finale eur n'a aucun mauvais sens; mais ici, tandis que le juge remplit un office public, le jugeur fait un métier.
— HIST. xm° s. Car trop sont près li jugeor, Partonopex, dans eaynouabd, Uxique. \\ xvi" s. Lors s'estoit évanouie la différence de jugeurs et rapporteurs d'enquestes,PASQuiEH,i{echerche«,liv.ii. p. 47,
dans LACURNE.
— ÉTYM. Provenç. jutjaire, juigaire, jutjador, jutgador ; espagn. juzgador ; portug. julgador; do jtidicare, juger. En français jugere, en provençal jutjaire est le nominatif; jugeor, jutjador, le régime.
t JCOLANDÉES (ju-glan-dée) , s. [. pi. Terme de botanique. Famille de plantes dont le noyer {juglans regia, L.) est. le type; c'est une triiju dttachée des ameutacées.
— ÉTYM. IM. juglant , juglandis , noyer, de Ju, Jovis, Jupiter (voy. JOvuL), et glans, gland.
t JUGLANDINE (ju-glan-di-n'), î. f. Terme de chimie. Principe amer du brou de noix vert.
— ÉTYM. Lat. juglarts (voy. juolanùêes) , et la finale chimique t'ne.
JUGULAIRE (ju-gu-lê-r'). || 1° Adj. Terme d'anatomie. Qui appartient à la gorge. || Veines jugulaires, ou, substantivement,lesjugulaiies, nom donné à quatre veines placées sur les parties latérales du cou, deux à droite, deux à gauche. La jugulaire interne. La jugulaire externe. Au moment oti la bête lancée passe sous l'arbre fatal, le carcajou tombe sur elle, et cherche à lui couper avec les dents la veine jugulaire, ciuteaub. Amer. Carcoj'ou. || Terme de zoologie. Poisson jugulaire, poisson dont les nageoires ventrales sont placées en avant des pectorales. Il i°S. f. Les jugulaires, les mentonnières d'un shako, d'un casque, etc. qui sont de cuir, et quelquefois garnies de lames de métal. Baisser, relever les jugulaires d'un shako.
— msT. XVI* s. Vaisseaux jugulaires, paré, ii, ♦. Luxation de l'os claviculaire ou jugulaire, ID. xiv, ) ) .
— ÉTYM. lAl.jugulum, la gorge (voy. juguler). t JUGULER (ju-gu-lé), B. o. Ill" Néologisme et
terme familier. Proprement, égorger, et, par catachrèse, causer une perte considérable, une ruine. Celte imprudence le jugulait. || 2° Ennuyer excessivement, tourmenter, importuner. Vous ma jugulez.
— ÉTYM. Lait, jugulare , égorger, de jugulum, la gorge, proprement la clavicule, et diminutif do ;ii9um (voy. Jouo).
1 JUGULIBRANCHE (ju-gu-li-bran-ch'), od/. Dont les ouios s'ouvrent sous la gorge.
— ÉTYM. Lat. jugulum, gorge, et branchies. JUIF, IVB (juif, jui-v'), ». m. et f. || 1° Celui, celle
qui appartient au peuple hébreu, au peuple qui habita jadis la Palestine. Un Juif, une Juive (avec une majuscule). Les Juifs charnels tiennent le milieu entre les chrétiens et les païens : les païens ne connaissent point Dieu, ot n'aiment que la terre -. les Juifs connaissent le vrai Dieu, et n'aiment que la terre ; les chrétiens connaissent le vrai Dieu, et n'aiment point la terre, pasc. PmséeSjXVji'i, édit. havet. Il 1,8 Juif errant, personnage imaginaire que l'on suppose condamné à errer jusqu'à la fin du monde, [lour avoir outragé Jésus portant sa croix, et qui paiaii