IULE
2. JULE CJu-l'), ». m. Nom d'une monnaie qui avait cours en Ilalie, et surtout à Rome. Le jule vaut environ trente centimes.
— ETYM. On ittribu: cette monnaie au pape Jules II; mais desjuWurti (voy. ou cange) sont déjà cités dans des documents du xiv* siècle. Il faut donc reporter plus haut que Jules II l'origine de la dénomination.
JULEP (ju-lèp. Du temps de Ménage, on prononçait julè), J. m. Term« de pharmacie. Potion
JUM
adoucissante ou calmante dans laquelle il n'entra ni huile, ni substances purgatives, ni poudres ou substances extractives, mais qui est composée simplement d'eau distillée et de sirops. Plus, dudit jour, soir, un julep hépatique, soporatif et somnifère, composé pour faire dormir monsieur, trentecinq sols, MOL. Val. in^rij. i,i. ||Fig. Mon camarade, Tiens, bois rasade; C'est un julep pour ton cerveau malade, bérang. Troxibad,
— HIST. xvi* s. Plusieurs prescrivent des julcps et apozemes rafraicliissans et apéritifs, paré, xx, H .
— ÉTYM. Provenç. juJep; esp. et port, j'ukpe; ital. giulebbe, giulebbo; bas-latin julapium, de l'arabe je.lâb, potion médicinale composée de fruits, de miel ou de sucre et d'eau, venant lui-même du persan golapa, de gui, rose, et 6p, eau (voy. eau), i. cause de la couleur rosée donnée à cette préparation.
t < . JULIEN (SAINT-) (sin-ju-liin), î. m. || 1" Nom d'un saint qui faisait trouver bon gîte quand un voyageur en avait dit l'oraison au matin Voici pourtant un conte Où l'oraison de monsieur saint Julien A Renaud d'Ast produisit un grand bien, la font. Orais. || 2" Ordre de Saint-Julien, nom d'un ordre espagnol de chevalerie institué dans le xii'siècle,qui prit ensuite le nom d'Alcantara, et dont la grande maîtrise fut unie à la couronne de Castille, sous le roi Ferdinand et la reine Isabelle. || 3° Le saint-Julien, variété de prune d'un violet foncé.
— HIST. xiii* s. Saint Julien, qui puet bien tant, Ne fit à nul home mortel Si douz, si bon, si noble ostel. Poésies fr. mss. avant isoo, t. ii, p. 728,
dans LACUHNE.
— ÊTYM. Lat. Julianus, dérivé de Julius, Jules. 2. JULIEN, lENNE (ju-li-in, liè-n'), adj. f. Terme
de chronologie. Qui appartient à la réformation de l'année qui fut faite par l'ordre de Jules César. L'ère julienne, qui précède de quarante-cinq ans notre ère vulgaire , a pour époque la réformation du calendrier romain, faite par Jules César. Depuis Numa le dérangement de l'année était parvenu par degrés aa point que les mois d'hiver tombaient en automne, ceux du printemps en hiver, et ainsi des autres. Pour remédier à ce désordre, Jules César, avec le secours de Sosigène, fameux astronome, ordonna : i° que l'année de Rome 707 serait composée de quinze mois, faisant ensemble la somme de 44 B jours (c'est ce qu'on nomma l'année de confusion); 2" que, pour la suite, l'année serait composée de 305 jours, auxquels on ajouterait, tous les qua 'e ans, après le « des calendes de mars, ou 24 février, un jour de plus; ce qui fit nommer cette année bissextile, par la raison qu'on doublait alors le 6 des calendes de mars. Art de vérifier les dates, t. I, p. <4. Il Année julienne, l'année commune de trois cent soixante-cinq jours, ou bissextile de trois cent soixante-six jours. || Période julienne, période de sept m^'le neuf cent quatre-vingts ans, et qui résulte de li multiplication des trois cycles ordinaires, c'est-à-dire, le cycle solaire, le cycle lunaire et l'indiction; elle fut inventée par Scaliger en 4 580 pour accorder les difficultés de la chronologie.
— ETYM. Lat. Julius, Jules César. Le nom de la période julien'.ie vient de Jules César Scaliger.
t. JULIENNE (ju-liè-n'),i. f. Terme de botanique. Genre de la famille des crucifères. Julienne blanche. Julienne violette. || La julienne des dames, qui croît spontanément dans les Pyrénées et les montagnes du centre de la France, hesperis maironalis, L.
2. JULIENNE (ju-liè-n'), î. f. Terme de cuisine. Potage fait avec plusieurs sortes d'herbes et de légumes. Servir une julienne. Potage à la julienne.
JUMART (ju-mar), s. m. Nom donné au produit de l'accouplement très-problématique soit du taureau et de la jument ou d'une ânesse, soit d'un âne ot d'une vache. J'ai fait venir un de ces jumarts du Dauphiné.... j'ai reconnu tant par l'inspection des parties extérieures ([ue par la dissection des parties intérieures, que ces jumarts n'étaient que des bardeaux, c'est-à-dire des mulets provenant du cheval et de l'ûnesse, uuffon, Quadrup. t. vu, p. 245. Il Voltaire écrit jumare : Comme les juments font des mulets et des jumares, Sing. nat. 2». De lait, en allemand ce mot est écrit Jumorre.
— ÉTYM. Origine inconnue, à moins qu'on ne pense que ce soit une dérivation irrégulière de jument : jum, et la finale péjorative art. Le languedocien gimere, gimeroû, selon Diez, fait penser au latin chini.rra.
JUMKAU, ELLE (ju-mô, mè-l'), adj. || 1" Enfants jumeaux, enfants nés d'un même accouchemont. Filles jumelles. || Il se dit aussi des animaux. Deux chiens jumeaux. || Substantivement. Ces jumelles se ressemblent singulièrement. C'est un
JUM