JUV
JUX
JUX
dangereuse» charges que l'on pourioit mettre sus, AMïOT, Lysand. 37.
— ÊTYM. Provcnç. justifiar, justifiquar; esp.jwstificar; ital. giusiificare, du lat. justificare, de jttstus, juste, el facere, faire.
f JUSTIFIKUR (ju-sti-fi-eur), s. m. Principale partie du coupoir du fondeur en caractères.
— ÊTYM. Justifier.
t JUSTINE (ju-sti-n"), s. f. Monnaie d'argent fabriquée à Venise, et qui tenait onze deniers de fin; ainsi dite parce qu'elle fut frappée sous un doge de la famille des Justiniani.
JDTEUX, EUSE (ju-teù, teû-z'), adj. Oui a beaucoup de jus. Melon juteux. Pèche juteuse.
— lilST. XIV s. Ainsi feras et plus encor X la plante juteuse d'or, Tr. d'alch. 818.
— ÊTYM. Jus.
+ JUVEIGXEUR (ju-vè-gneur), s. m. Terme de féodalité. Cadet apanage. Selon la coutume de cette province [Bretagne], tous les juveigneurs de Rohan devaient être hommes liges du duc de Bretagne, ET-SIM. 57, «99.
— HIST. IV' s. Il doit obéir à nostre dite cour de parlement comme juveigneur à l'aisné, du cange, junioratus. || xvi* s. 11 y a trois formes de tenues nobles; la première est appelée lige ou à ligence, qui est quand le vassal tient prochement et ligement du seigneur; la seconde est la tenue du juveigneur d'aisné en parage et ramage, qui est du puisné vassal ou des descendants de luy à son frère aisné seigneur ou descendant du dit aisné, Coust. génér. t. U, p. 774.
— ÊTYM. Lat. juveniorem, comparatif do juvenis (voy. jelnk).
t JUVE.MLE (ju-vé-ni-r), adj. Oui appartient à la jeunesse. Ardeur, grâce juvénile.
— HisT. XVI* s. Juvénile ar-feur et insolente,
— ÊTYM. Provcnç. jofcnti, juvfnil; esp. juvcnil; ital. giovenile, giovanile; du lat. juvenilis, de juvenis, jeune.
t JUVÉXILEMENT Ou-vé-ni-le-man),ad». D'une manière juvénile.
— iiiST. xvi* s. Juvenilement, cotgrave.
t JUVENILI.\ (ju-vé-ni-Ii-a), s. m. pi. Mot latin qui signifie les choses jeunes (voy. juvénile), et qui se dit quelquefois de vers, de petites piÈces ([u'on a faites dans lajeunesse. Ce sont des juvenilia.
t JUVÉNILITÉ (ju-vé-ni-li-té), i. f. Néologisme. Caractère de ce qui est jeune, juvénile. Dans le monde, que reslc-t-il pour jouer les grands rôles de la vie à tous ces beaux lils dont la juvénilité est tout le talent? staul, J. des Débats, 48 sept. <80o.
— ÈTYM. Lat. juvenilitatem, de juvenilis, juvénile.
t JUXTALINÉAIRE (juk-sta-li-né-ê-r'), adj. Traduction juxtalinéaire, traduction qui consiste à ranger les mots du texte à traduire dans l'ordre logique de la angue dans laquelle on traduit, et à mettre la traduction dans la colonne à côté, de cette façon : [le héros.
Cano arma virumque. | Je chante les combats et Dans une traduction mot à mot on dirait : cano, je chante, ormo, les combats etc
— ÊTYM. Lat. juxta , près de (voy. jouxtk), e< linea, ligne.
JUXTAPOSÉ, ÉE (juk-sta-pô-zé,zéo), part, passé de juxtaposer. Molécules juxtaposées. || Terme de grammaire. Noms juxtaposés, substantifs réunis, par exemple : le peuple roi, et surtout ceux qui sont joints par des traits d'union : porte-crayon, arcen-cicl.
JUXTAPOSER (juk-sta-pô-zé), v. o. Terme didactique. Poser une chose à côté d'une autre. {| Se juxtaposer, V. réfl. Être juxtaposé. Des particules qui se juxtaposent
— ÊTYM. Lat. juxta, auprès (voy. jouxte), et poser. JUXTAPOSITION (juk-sta-pô-zi-sion ; en vers, da
six syllabes),». ^. Terme didactique. Action de juxtaposer des objets. Cette communication [des organes entre eux] vient-elle à cesser, l'unité f':.-melle à s'évanouir, et les parties contiguës à n'appartenir plus l'une à l'autre que par juxtaposition, l'homme est mort, I. j. Bouss. Disc, sur l'écon. polit. Nous savons que la société humaine, cette société qu'on appelle un peuple, n'est pas une simple juxtaposition d'existences isolées et passagères, guizot, Hist. de la civil, en France, 8" leçon. \\ Terme de physique. Mode d'accroissement des corps inorganiques par l'addition de nouvelles couches à leur surlace. Qu'il est très-sûr qu'il y a des coquilles qui croissent par juxtaposition ; qu'elles se forment des sucs pierreux qui transsudent des pores de l'animal; que son corps en est réellement le moule, bonnet, Poling. philos, xi, 6.
— ÊTYM. Juxtaposer.
K (ka),î. m. Lettre consonne,la onzième de l'alphabet; elle n'est employée que dans quelques mots tirés du gre< ou des langues étrangères. Le K est la lettre •Jont nous faisons le moins et dont nous devrions faire le plus d'usage, attendu qu'il n'ajamais d'emploi vicieux, duclos, Gramm. F. R. Rem. Œuv. t. ix, p. (4, dans poLCENS. |{ Chez les Latins, qui ne le faisaient guère servir que de lettre numérale, K signifiait deux cent cinquante; avec un tiret par-dessus, dans cette forme K, il signifiait deux cent cinquante mille. Il Kest la marque des monnaies frappées à Bordeaux. || Sur les anciennes médailles des empereurs, il signifie Constantin, et, dans les inscriptions du moyen 9ge, Karolus [Charles].
— HIST. iiii's. Parler vous doit on bien de K;Iceste letre, pour Dieu, qu'a. Qui crie adcs, quant on la nommeîSenf^aiicedel'ABC, dansjuBiNAL.t. ii,p.2"9.
— ÊTYM. Lat. c; grec, xâw^io, qui est le caf phénicien.
t KAABA (ka-a-ba), s. f.\oy. caaba. Voltaire l'a fait masculin : Le Kaaba passait pour le plus ancien temple du monde, Moeurs, 7.
t KAB (kab), voy. cab, mesure des Hébreux.
KABAK (ka-bak), t. m. Mot russe qui signifie un cabaret de bas étage.
t KAIIARDIN (ka-bar-din), adj. m. Voy. musc.
K.^BIN (ka-bin),s. m. || 1" Chez les mahométans, somme d'argent que le mari est tenu de payer à la femme qu'il répudie. i| 2° Nom qui servait autrefois k désigner les mariages temporaires contractés par des marins provençaux avec des femmes grecques, dans l'Archipel.
— ÊTYM. Persan, kidbin.
t KABYLE (ka-bi-r), s. m. et f. Nom des populations berbères, qui, conjointement avec les Arabes, occupent l'Afrique du nord , Maroc , Algérie, Tunisie. || S. m. Le kabyle, langue parlée par les Kabyles, et qui paraltappartenir aux langues berbères.
— ÊTYM. Arabe, iabdiiw, adjectif tiré dekabâil, pluriel de kabïlat, tribu, famille, peuplade berbère.
t KADINE (ka-di-n'), s. f. Mot qui signifie dame en turc et qui se dit des mal tresses en pied du sultan.
■f KADOCIIE (ka-do-ch'), t. m. Grade transcendant de la franc-maçonnerie.
— ETYM. Hébreu , kadash, sacré.
KAIIOUANNE (ka-ou-a-n'), t. f. Tortue dont on
emploie l'écaiUc dans les ouvrages de marqueterie. KAÏMAC (ka-i-mak),«. m. Sorta de lorbetturc.