TOME
KYSTOTOMIE (ki-slo-to-mie), ». m. Voyez ctsto.
TOMIE.
LA
L (êl), t.f. et, dans la nouvelle épellation, L (le), ». m. Lettre consonne, la douzième de l'alphabet. Il LL double, quand elle est précédée d'un i, se prononce mouillée, comme dans paille, bouteille, fille, etc.; il faut se garder de confondre cette prononciation, comme font plusieurs, avec celle de l'y grec, et de dire pa-ye, bou-tè-ye, fi-ye. L se prononce comme U dans certains mots, par exemple ; péril. Il L, initiale du mot Louis, se trouve sur les monnaies des rois de France qui ont porté ce nom. Il L, dans les chiffres romains, est le signe numérique de 50. XI. fait 40. Surmontée d'une ligne horitontale, L vaut 50 ooo. || L est la marque de la monnaie frayipée à Bayonne.
— HIST. xiii* s. Lettre, langage, loi ensemble SenefieL, ce me semble; L est moût longue, de haut pris, Senefiance de l'ÀlIC, judinai. , t. u, 280. Il xvi" 5. Considérons ces deux lettres que les uns appellent mign.irdes, les autres molle>, l et n [il s'agit de II mouillées et de gn], pasquxer, LeUret, 1. 1, p. (38.
— ÊTYM. Latin, l; grec, >.i|i6êa, pris de l'alphabet phénicien.
). LA, article féminin. Voy. le.
J. LA, pronom relatif. Voy. le.
3. LA (IS), s. m. Il 1° Terme de musique. La sixième note de la gamme d'ut ou de la gamme ordinaire. Il Nom du signe qui représente cette note. Il 8" Nom de la seconde corde de quelques instruments. Remettez un la à ce violon. || Les cordes sur les instruments à manche, à touche, comme le violon et la guitare, se comptent à partir de la plus haute. La première dans le violon est le mi, la seconde le la, la troisième le ré, la (|uatrièmc le sol; le la est le nom de la première ou chanterelle dans l'alto, dans le violoncelle et la contre-basse De là vient que pour s'accorder les musiciens donnent ou reçoivent le la, parce que c'est une corde commune à tous les instruments. Donnez-moi le la. Avez-vous le la?
— ÉTYM. Voy. pour l'étyniologie fa.
LA (la), adv. de lieu, jj 1° Il se dit, par opposition à ici, d un lieu considéré comme différent de celui où l'on est. Allez-vous-en là, je vous attendrai ici. D'ici là on compie deux lieues. || 2° Il se dit aussi d'un lieu qu'on désigne d'une manière expresse. C'est là qu'il demeure. J'aime autant être ici qu'ailleurs; qu'est-ce que cela fait d'être là ou là? on s'aime partout, mabiv. Double incomt. ii,9. Mon Dieu est là, et il montra le ciel; ma loi est là ded.in3, et il mit la main sur son cœur, volt. Jenni, 7. Là je le punirai, là je le veux surprendre. Là je veux que ce fer enfoncé dans son sein.... m. If. de César, ii, ♦. La nature a dit : tu iras là, jusque là, et pas plus loin que là, didehot. Salon de i705, (MCurres, t. xin, p. 183. || i' H se dit de même en parlant du temps. Revenez demain, d'ici là, j'aurai arrangé votre affaire. || Alors, à ce moment. Là, par un long récit de toutes les misères Que durant notre enfance ont enduré nos pi^es, Renouvelant leur haine avec leur souvenir, Je redouble en leurs cœur.> l'ardeur de le punir, corneille, Cinna, I, 3. Il 4" Il se dit pour représenter démonstrativement un ou plusieurs membre» de phrase et signifie en cela. Que Pierre, après l'infortune de Narva, s'occup.H à joindre par des canaux la mer Baltique, la mer Caspienne et le Pont-Euxin, il y a là plus de gloire véritable que dans le gaia d'une bataille, voltaire, llujisie, i,ii. || 6" Misau commencement d'un membre de période, il ne marque que U différence des lieux, sans aucun rapport au plus ou
Dir.T. OK LA LANGUE FRANÇAIS!.
LA
au moins de distance. Là l'on cogne, là l'on charpente, Là l'on raccommode une l'ente, scarron, Virg. iv. Il 8° II .se place devant quelques adverbes de lieu pris au sens physique ou au sens moral. Là-haut. Là-bas. Là-dessous. Là dessus. Là dedans. Là dehors. Là auprès. Là contre (voy. haut, dessous, dessus, dedans, CONTRE, bas). Il Je n'entre pas là dedans, je n'examine pas cela, je ne m'occupe pas de cela. Peut-être interprètent-ils Jansénius trop favorablement; mais peut-être ne l'interprétez-vous pas assez favorablement; je n'entre pas là dedans, pascal, Prot'. xni. Il Terme de chasse. Là haut, là bas I Lorsqu'on est dans un fond, et que les chiens montent une côte ou un rocher, on dit, en leur parlant : il va là haut, ha, là haut! et quand on est sur une montagne et que les chiens descendent, on dit : il va là bas, ha, là bas! |{ 7° Çà et là, voy. çÀ. || 8° Là se met à la suite des pronoms démonstratifs et tles noms, pour les désigner plus précisément. Mercure, au lieu de donner celle-là [coignée] , Leur en décharge un grand coup sur la tête, la font. Fabl. v, t. Ce monseigneur du lion-là Fut parent de Caligula, m. t6. VII, 7. Eh I que cette Marine-là est une grande scélérate I LFSAOg, Turcaret, ii , 3. Ah! mon cher ange, ce M. Turgot-là est un homme bien supérieur; et, s'il ne fait pas de la France le royaume le plus fiorissant de la terre, je serai bien attrapé, VOLT. Lett. d'Àrgenlal, t" juillet (775. Rencontrez-vous quelquefois frère Thiriot? je voudrais bien savoir pourquoi je ne peux pas tirer un mot de ce paresseux-là, id. Lett. d'Àlembert,8 mai )7u4. Il En ces emplois, là s'unit par un tiret au pron<im ou au nom ; mais on ne met pas de tiret quand le mot auquel se rapporte Id en est séparé par quelque apposition. Ce marchand de vin là es! très-bien a.ssorti. Ces preuves de bonté là sont rares. || 9" Là employé par une espèce de redondance et pour donner plus de force au discours. Que me dites-vous là? dit alors Destin fort inquiet, scAiiRON, Rom. com. ii, H. Allons, j'avais grand besoin que ce fût là Dorante, Marivaux, Jeux de l'amour et du hasard, ii, 12. On sent bien que c'est là le rhéteur qui parle; s'il avait été un peu philosophe, il aurait vu l'absurdité de ce qu'il avance, VOLT. Fragm. sur Vbist. art. 12. || lO" Dans le style familier et explctivement, là se dit quand on insiste sur quelque circonstance, quand on excite l'attention ou le souvenir de celui à qui l'on parle. Mais dites-nous avec sincérité, Franchement, là.... quelle heureuse aventure Vous a fait venir dans ces lieux ? leonabd, Folies amour. Prologue. Avez-vous de l'amour pour elle, là, ce que l'on appelle de l'amour; ce n'est pas de l'amitié que j'entends, marivaux, 7'ayt. pnrv. 3' part. Je m'en vais vous aider ; là , regardez-moi bien, DESTOtCHES, Irrésolu, n, i. Là, mon tiéros, mettez la main sur la conscience; vous avez fait serment devant Dieu de donner votre voix au plus digne, volt Lett. Hichelieu, i févT. i77l. Il U' Là signifiant à ce point, à ce parti, à cette chose. .S'en tenir là. In demeurer là. En venir là. Au reste, j'en suis maintenant là que je voin, ce me semble, assez bien de quel biais on se doit prendre à.... DKSC. Uélh.yi, 3. || En rester là,voy.nES TER. Il Laisser là, voy. laisser, n* l. || Planter là, voy. PLANTER. Il 12* lii.jointà la préposition d«, njarquanl la distance de lieu ou de temfis. A cinq ou six cents p.'LS de là venait Sisigambis, vai'Gel. Q. C. liv. m, dans piciiKt.ET. De là à quelques années, i'ioloméefit porter le c^)rps d'Alexandre à Alexandrie, m. ib. liv. XX, ch. tu, dans bicijelbt. || De '4, c'est-à-dire de
LA
cela, de cette cause, par cette raison. Et peut-être lie là dépendent vos destins, corn. lier, v, 2. Il est vrai, de tout temps la raison fut son lot (de l'homme) ; Mais (le là je conclus que l'homme est le plus sot, BoiL. Sat. VIII. De là contre les Juifs et contre Mardochéo Cette haine, seigneur, sous d'autres noms cachée, rac. Fsth. m, l. || De là que, parce que (cet emploi vieillit). De làquecet homme a eu quelques torts, ne le croyez pas méchant. || 13' De là ou delà, prépos. Voy. delà. || 14° Dès là, voy. dès. || IB» Jusque-là, voy. JUSQUE. Il 16' Par-là, voy. par. || Par-ci par-là, voy. par. || 17* Là, construit avec rers. Vers là, de ce côté. Ouvrant ceux de ces pores qui regardent vers là, desc. l'Homme. || 18° Là oii, dans le
lieu où Jusqu'à ce qu'elle eût des nouvelles du
roi son mari, qui s'est sauvé d'Angleterre, et l'on ne sait encore là où il est, sÉv. 27 i!éc. 1C88. Il Là où, dans le cas où. En f.iit de mots, l'analogie n'a lieu que là où l'usage l'autorise, iieauzée.
— REM. 1. Ne dites pas : C'est là où je demeure ; C'est là où je veux aller; mais : C'est là que je demeure ; C'est là que je veux aller. Massillon a commis ce pléonasme, qui est aujourd'hui considéré comme une faute : C'est là où visent ceux qui eu font une profession publique, Injustice. || 2. L'Académie écrit avec tiret : 11 leur échut une succession, et dès-là ils se brouillèrent. Mais au mot dès, elle écrit dès là .sans tiret : C'est votre père, et dès là vous lui devez du respect. Le tiret est facultatif; il n'y a d'ailleurs aucune raison pour le mettre avec dès et là, puisque l'Académie ne le met pas avec dès et lors. || 3. L'Académie écrit avec deux tirets : Quel discours est-ce-là? quels gens sout-celàYMaisau mot PATHOUiLUselle n'en met point avant là: Quel patrouilli» est-ce là? Le mieux est de n'en pas mettre. || 4. L'Académie écrit jusque là avec un tiret; mais par là sans tiret. Pourquoi cette différence?
— lllST. XI* s. E [il] mettrad [le bétail en litige] en uele [égale] main, d'ici là que II seit deraineJ [jugé). Lois de CuiJ/. xxv. Là où cist [teux-là] furent, des altres i ot bien, Ch. de Hol. vin. Se Dcus ce dune [donne] que je de là repaire [revienne], ib. XX. Il xii* s. (Nef) Qui \a là où vens l'enipaiiil [pousse], Couri, m. Au Mans le trouverez, là est il plus souvent, Sax. xxi. Je irai là, et vous ci remendrez [restenz), Honcis. p. 16. Baligmsgist là jus en la vallée, i'6. p. ti». Là sus au ciel maint» estoile flambie, ib. I47.||xiii' s. Qui l'ont de heus en lieus çà et là conqueilli, Berle, i. || xv" s. Ne savoient nul confort qui leur pust là en droit venir d'aucune part, proiss. i, i, 21. Voulez- vous rien mander Là bas à la rivière? bassel. xlii || xvi* s. Jamais nous n'aurons la vraie intelligence do ce qui est là dit, si.... calv. Insl. (I62. Si de là eu avant ils s'apprivoisent de luy obéir, la boict. 13. D'ores en là ce leur est plus languir que vivre, ID. 29. Qu'il fist d'eux à sa gui.se et se payast de là pour les arnba-ssadeurs qu'ils avoient tuez à son père, iD. 3«. Il ne peut y avoir d'amitié là oà est la cruauté, id. 73. Lycomedes le mena sur de haults rochers, feignant que c'esluit pour luy montrer de là ses terres, amvot, Thc'sée, 44. Le vaullour ne touche point aux oyseaiix morts pour la conformité du genre qui est entre euli : là où les aigles, les ducs et les sacres meurtris.sent, tuent et mangent ceulx mpsmes qui sont de leur profire espèce, iD. Hom. 14. Il y a là hault [au cielj des esprits envieux.... mont, i, 68. De là vint à 'l'houloiise, uii.... rahel. l'atU. Il, 6. Kn là comme en çà [d'un
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eflté comme d'un autrel, o. cretw, p. *«», dans
tACURNE. .
— REM. Là serait plus eiactement défini nom de lieu pris adverbialement; sa signification, qui exprime un lieu, et son étymologie le montrent.
— ÊTïM. Bourg, lai; nivern.kt; provenç. lay, lai, la; ano. catal. lay; espag. ella; portug. id ; ilal. là ; du lat. illac, par là, de ilU (voy. a) : tUac est illd-ce {parte).
LA LA (la-la). |! 1° Espèce d'interjection employée pour apaiser, pour consoler, pour menacer. La la, rassurez-vous, il n'y arien à craindre. La la, monsieur, ne coniinuei pai sur ce ton. Hé, la la, madame, tout doucement ; il n'est pas besoin de me faire tant de leçons, mol. G. Vand. I, «. La la, mon papa, ne pleurez point tant, je ne suis pas morte tout à fait, m. Hal. imag. ii, u. Il U employé seul se dit à peu près dans le même sens. La, en voilà assi'Z. Il 2" La la, se dit en réponse, avec le sens de médiocrement. Cet enfant travaille-t-il? la la.
— ETYM. Autrefois, l'Académie mettait un accent : Là là, nous vous retrouverons; elle avait raison ; car ce n'est pas autre chose que l'adverbe là.
I LABAUISME (la-banli-sm"), *. m. Doctrine dans laquelle Labadie, théologien français, en )6((i, prétendant que la hiérarchie ecclésiastique devait être abolie, autorisait à y suppléer par l'iuspiralion inlérieure. || Labadi.sfe, disciple de Labadie.
LABAKUM (la-ba-rom') , s. f. Etendard romain, qui consistait en une longue lance , surmontée d'un biton qui la traversait à angles droits, d où pendait une riche pièce d'étotTe couleur de pourpre et quel'iuefois enrichie de pierres précieuses; jusqu'au temps de Constantin le Grand, elle portait la ligure d'une aigle ; mais ce prince fit mettre à la place une croix avec un chiffre qui exprimait le nom de Jésus, à la suite, dit-on, d'une apparition dans les nues qui lui montrait ce signe et lui annonçait la victoire s'il l'adoptait. || Par extension. Le Christ sort de son trône avec un labarum de feu qui se forme soudainement dans sa main,CHATEAUB. flatch. IV.
— ÉTYM. Lat. labarum, dont l'origine est inconnue. Ce n'est qu'à partir de Constantin que ce mot se trouve chez les auteurs latins ; mais, d'après ilu Cange, ce genre d'étendard est figuré bien longtemps auparavant sur les médailles des premiers empereurs, et, comme il y figure à propos de victoires sur les barbares du Nord, il pense que la cl-.ose et le nom ont été empruntés par les Romains i ces peuples.
t LAlilJE (la-b'), s. m. Genre d'oiseaux palmipèdes.
t LABl)AClSMK(la-bda-3i-sm')ouLAMBDAClSME (l.in-bda-si-sm'), $. m. Espèce de bégayement sur la lettre l (voy. lallation).
— ÉTVM. Lat. labdacismus, de Xa63oxi<j(i.è;, de >ip.6';a, nom de VI en grec.
t LABKCII (la-bèk), s. m. Nom qu'on donne au vont de sud-ouest, grand ou petit, dans les villes de France voisines de la Méditerranée. Le labech est opposé au giegou ou nord-est.
— HlST. XVI* s. Le vent se tourna en lebeche, qui est entre le midi et le ponant, amyot, Anton, t.
— ÉTYM. Espagn. lebeche; ital. libeccio; formes dérivées du grec Xii^, Xiêèç, vent du sud-ouest.
f LABELLE (la-bè-l'), ». m. Terme de botanique. Segment inférieur d'une enveloppe florale unique (le périanthe des orchidées), distingué ordinairemont par une forme et une couleur particulière. On la nomme aussi tablier.
— Etym. Lat. labellum, petite lèvre, diminutif de labrum, lèvre (voy. lèvre).
t LABKLLÉ, ÉK (la-bèl-lé, lée), adj. Coquille labellée, coquille univalve dont le bord interne est prolongé en une petite lèvre.
— ÊTYm. Labelle.
LABEUR (la-beur) , t. m. || 1* Terme du style relevé et poétique. Travail pénible et suivi. Donc un nouveau labeur à tes armes s'apprête; Prends ta foudre, Louis.... malii. ii, (2. Moi qui n'ai ni l'esprit ni l'haleine assez fûrtc Pour te suivre de près «t te servir d'escorte, Je me contenterai, sans me précipiter, D'admirer ton labeur, ne pouvant l'imiter, «ÉGNIEB, Sat. IX Le bœuf vient à pas
lents; Quand il eut ruminé tout le cas en sa tête, Il dit que du labeur des ans Pour nous seuls il portait les soins les plus pesants, la font. Fabl. x, 2. Un octogénaire plantait.... Quel fruit de ce labeur pouvez-vous recueillir? m. ib. x;, 8. On exige que TOUS connaissiez ceux que les fatigues de l'âge et de leurs labeurs ont épuisés, mas». Car. Aumône. Loin des livres modernes, ces cruels sophismes dont on berce les riches et les grands qui s'endor-
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ment sur les labeurs du pauvre, ferment leurs entrailles à ses gémissements.... bavnal, Hist. phil. XV, 4. Il î" Il se dit pour labour dans cette phrase-ci : Ces terres sont en labeur, elles sont en culture, par opposition à terres en friche. || Bêles de labeur, celles qui servent pour la culture et le labourage. Il 3° Terme d'imprimerie. Ouvrages de labeur, ouvrages considérables et tirés à grand nombre, par opposition à ouvrages de ville qui sont de peu d'étendue et se tirent à moindre nombre. |{ Presse à labeurs, presse destinée aux ouvrages de luxe.
— RKM. Chateaubriand, au lieu de travail en parlant d'une femme qui enfante, a dit labeurs, en imitation du latin labores qui a ce sens: Adam, témoin des labeurs de son épouse, et recevant dans ses bras Caïn, l'éleva vers le ciel, Génie, i, m, 2.
— HIST. XII' s. De tribulaciun apelai le segnor, e exoïl [entendit] mei en latlr li sire. Liber psalm. p. 179. Jà n'iert perie ma labours, Se lins cuers puet d'amors joir, chpestien de tboies, dans hol- LANn, p. ^34. Ne TUS metez en eir(> [voyage] ne en si grant labur, Th. le mari. 85. || xui' s. X cix [ceux] qui se doivent vivre de lor labor, bkaijm. xxiv, 13 Il xiv s. [H] Aroit fait à vo gré et paiet ma labour, iiaud. de Seb. vu, 65 1. Mais, se Dieu piaisi, par mon labeur pourra estre mieux entendue ceste noble science, oresme, Prol. C'est très grascieuso labeurs,;, de condet, p. <73. jj xv s. Et faut que de nous [paysans] vienne et de nostre labour ce dont ils [les nobles] tiennent les estats, froiss. u, II, 406. Voult de rechef Bouciquaut aller au labeur d'armes en frontières au pays de Picardie, Bouciq. I, 13. Les nobles hommes, citadins, mechaniques, gens de labeur et de toutes autres conditions, Perceforest, t. IV, f° 3. Il xvr s. Jouir du fruil de son labeur, AMYOT, Arist. et Caton comp. s. Qui aime labeur parvient à honneur, leboux de lingt, Prov. t. II, p. 382.
— ÊTYM. Provenç. labor, laor; espagn. labor; ita.]. lavoro ; du lat. /aboicm, labeur, tobor tient au radical sanscrit rabh, désirer, agir violemment; il s'y rapporte lettre pour lettre, l'r du sanscrit se changeant en l dans le latin (voy. le radical sanscrit rue, lat. Incere); le sanscrit â-rabh, agir avec vigueur, a donné l'ancien haut-allera. arapeit, d'où l'allemand moderne Arbeit^ travail. Dans les meilleurs textes, labeur, labor, labour est du féminin, comme c'est la règle quand un nom latin en or se transforme en mot fiançais; mais on le trouve aussi ma.sculin de bonne heure; c'est cette irrégularité qui s'est implantée dans la langue moderne. On remarquera laûr, fait suivant les règles de l'ancienne langue, qui laisse tomber les consonnes latines intermédiaires.
LABIAL, ALE (la-bi-al, a-l'), adj. Qui a rapport aux lèvres. Articulation labiale. || Muscle labial ou orbiculaire des lèvres, muscle ovalaire placé autour de l'ouverture de la bouche, dans l'épaisseur des lèvres. || Lettre labiale, ou, substantivement, une labiale , lettre qui se prononce avec les lc\res. Les labiales b, p, v, f, m. || Terme de palais. Offres labiales, offres qu'on ne fait que de bouche et sans exhibition de deniers.
— ÊTYl«. Lat. labium, lèvre.
t LABIATIFLORE (la-bi-a-ti-flo-r'), adj. Terme de botanique. Plantes labiatitlores, plantes dont la corolle monopétale est divisée en deux lèvres inférieures, et qui forment un groupe de la famille des composées.
— ÉTYM. Lat. fictif, labiatus, muni de lèvres (de labium, lèvre) , et flos, (leur.
t LABIATIFORME (la-bi-a-ti-for-m'), adj. Terme de botanique. Corolle labiatiforme, corolle monopétale qui , par sa forme, se rapproche de celles dont le limbe est partagé en deux lèvres
— ÉTYM. Lat. fictif, labiatus, muni de lèvres (de labium, lèvre), et forme.
t LABIBOMËTKE (la-bi-do-mc-tr') , 1. m. Voy.
LAliIMÈTIlE.
t LABIDOPHORE (la-bi-do-fo-r'}, adj. Terme de zoologie. Insectes labidophores, insectes dont 1 abdomen est terminé par deux pièces disposées en forme de tenailles.
— ÉTYM. AïCii;, pince, tenaille, et çopiç, qui porte.
t LABIDOCRE (la-bi-dou-r") , adj. Terme de zoologie. Insectes labidoures, insectes dont le corps est terminé en arrière par dos espèces de tenailles.
— ÊTYH. Aa61i;, XaStSoî, pince, tenaille, et oùpà, queue.
LABIË, ÉE (la-bi-é, ée), adj. || !• Terme de botanique, (jui est en forme de lèvres. Fleurs labiées.
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Il Plantes labiées, plantes à corolles monopétales dont le tube est plus ou moins courbé, la gorge dilatée et le limbe divisé en deux lobes principaux disposés l'un au-dessus de l'autre comme deux lèvres. ||S. f. Familles des labiées. La lavande est une labiée. ||2"Terme de zoologie. 11 se dit de certains animaux qui ont les lèvres allongées, épaisses ou autrement colorées que le reste du corps.
— ÉTYM. Lat. labium, lèvre.
LABILE (la-bi-l'), adj. \\ \' Sujet à glisser, à tomber, manquer. || Mémoire labile, mémoire faiblfl qui manque souvent au besoin. Elles [de mauvaises poésies] se répandaient dans des oreilles populaires, et n'étaient reçues que dans des mémoires labiles et de vrais tonneaux percés, en sorte qu'elles tombaient dans l'oubli, furetièrr, Factums, t. ii, p. 31 8. Il 2° Terme de botanique. Se dit d'une partie qui se détache et tombe aisément.
— HIST. XVI' s. Toute matière est coulante et labile, MONT. H, 376.
— ÉTYM. Lat. labilis, de labi, tomber, glisser.
t LABIMÈTRE (la-bi-mè-tr'), s. m. Terme d'obstétrique. Instrument consistant en une sorte de compas de proportion adapté aux manches du forceps, et indiquant, par le degré d'écartement des branches, les dimensions de la tête de l'enfant encore contenu dans l'utérus.
— ÉTYSC. Ao6l:, pince, et mèfrc, mesure.
t LABIO-NASALE (la-bi-o-na-za-l) , adj. f. Terme de grammaire. Lettre labio-nasale, la lettre M, parce qu'elle se prononce en même temps des lèvres et du nez. || On dit mieux labiale nasale.
— ÉTYM. Lat. labium, lèvre, et nasal.
LABOBA TOIUE ( la-bo-ra-toi-r' ), s. m. || 1" Local
disposé pour y exécuter les opérations de la chimie ou rie la pharmacie et les expériences de la biologie. Philippe, duc d'Orléans, avait un laboratoire et étudiait la chimie, volt. Louis XIV, (7. Je laisse Van Helmont faire de l'estomac un laboratoire de chimie, m. Pial. xxv. Sa vie entière a été partagée entre son laboratoire et l'Académie de Berlin, coN- DOii ET, Ifarjraa/'. Il Fig. Le laboratoire de la natuie, le sein de la terre, des eaux, de l'atmosphère, où se font les grandes modifications des substances. Il 2° Par extension, ateliers garnis de fourneaux, où les distillateurs, confiseurs, limonadiers, etc. font leurs préparations. || 3° Partie d'un fourneau à réverbère où l'on met la matière sur laquelle doit agir le combustible.
— ÉTYM. lat. laborare, travailler (voy. labouber).
LABORIEUSEMENT (la-bori-eû-ze-man ), adv.
D'une manière laborieuse. Cet écrivain ne produit que laborieusement. Je tremble d'avoir laborieusement fortifié des préjugés ; il [le jeune Huron] n'écoute que la simple nature, volt. l'Ingénu, xi. Il En travaillant. S'il [un homme de talent] est de bon commerce, il leur [aux jeunes gens] est une leçon utile : il leur apprend qu'on peut vivre gaiement et laborieusement, avoir des vues sérieuses sans renonctr aux plaisirs honnêtes, la bruy. xii.
— REM. Aug. Barbier a fait ce mot de cinq syllabes : Est-ce le pli des ans ou le sillon des veilles, Ou: traverse ton front si laborieusement'' Ïambes, Dante.
— HIST. xiv s. Toutes gens aiment plus les choses qui par eulx sont faites ou acquises laborieusement, oresme, Eth. 276. Il xvi" s. .Mon desseing est de passer doulcement, et non laborieusement, ce qui me reste de vie, mont, ii, 99.
— ÉTYM. Laborieuse, et le suffixe ment LABORIEUX, EUSE (la-bo-ri-eù, eû-z'),od;'.
Il 1° Qui se livre au travail. Durant le temps de ses études, il se faisait admirer de ses compagnons; il surpassait de bien loin ceux qui étaient laborieux, par son travail, ceux qui étaient ingénieux, par son esprit, Boss. Bourgoing. Laborieux valet du plus commode maître Qui, pour te rendre heureux, icibas pouvait naître, boil. ÉpU. xi. Comme ils sont robustes et laborieux, leur exemple servira pour exciter au travail les artisans, pf.n. Tél. xii.îj 2° En parlant des choses. Oui coûte beaucoup de labeur, de fatigues. Après cent trente ans de vie, Jacob, amené au roi d'Egypte, lui raconte la courte durée de son laborieux pèlerinage, qui n'égale pas les jours de son père Isaac ni de son aïeul Abraham, boss. U Tellier. Que peut espérer un soldat que son capitaine ne daigne éprouver? mais au contraire, quand il l'exerce dans des entreprises laborieuses, il lui donne sujet de prétendre, id. Sermons, Nécessité des soulfrances, 2. Et consommer dans un court intervalle ce qui devait être l'ouvrage laborieux de la vie entière, mass. Carême, Empl. du temps. Les satisfactions laborieuses qui en expient les souil-
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r.AB
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lures [du crime], iD. Carême, Péchensse. 'lous les litres dont elle [l'Êi^lise] vous revêt à l'ordination sont des titres laborieux, des titres de charité et de sollicitude, id. Confér. Zèle contre les scarutales. Je n'ai point pour la gloire inquiété Pégase; L'obscurité tranquille est plus chère à mes yeux Que de ses favoris l'éclat laborieux, a. chên. Élégies, 5. Il 3° Digestion laborieuse, digestion qui se fait lentement et péniblement. || Accouchements laborieux, ceux qui, malgré la position avantageuse de l'enfant, exigent quelques secours de l'art ; ceux qui se prolongent au delà de vingt-quatre heures; ceux qui réclament l'emploi des instruments.
— HIST. XIV* s. Fuir choses pénibles et laborieuses, ORESME, Eth. 83. Recevoir est chose sans la^ bour, et bien faire ou donner est chose plus labourieuse,iD.tb. î77. !|xvi' s. Sa queste [deia vertu] est scabreuse et laborieuse, mont, i, 70. Pour desncaer aux plus sages Les plus ennouez passages Des livres laborieux, bons. 379. Hz ont esté tous deux vaillans, laborieux, magnanimes et courageux, amyot, Marcel, et Pélop. Nicias nienoit une misérable et trop laborieuse vie, id. Nicias, 9.
— ÉTYM. Provenç. laborios; espagn. et ital. lahorioso ; du lat. laboriosus, de labor, labeur.
t LABORIOSITÉ (la-bo-ri-ô-zi-té), s. f. Qualité de celui qui est laborieux. Les mœurs avaient en général le caractÈre de douceur et de laboriosité qui est commun à tous les Allemands, beugnot, Mémoires, le grand-duché de Berg, ch. 7, 1. 1, p. 29t. On retrouvait dans le préfet de Mayence [Jean-Bon- Saint-Anriré] le vieux conventionnel du Comité de salut public, avec sa frugalité et sa laboriosité toute républicaine, id. ib. ch. <4, t. ii, p. H.
— HIST. XVI* s. Laboriosité, palsgbave, p. 237.
— ÉTYM. Laborieux.
LABOCR (la-bour), i. m. |i I* Travail de labourage. Donner un seul labour, deux labours à cette terre. Je diminuai le nombre des labours, crainte de trop dessécher la terre, buff. Ui<t. nat. introd. part. exp. Œuv. t. viu, p. 403. || Terres labourées. Sa haute silhouette noire |du semeur] Domine les profonds labeurs ; On sent à quel point il doit croire X la fuite utile des jours, v. hiigo. Chansons drs rues et des bois, Saison des semailles. \l 1° Terme de plombier. Sorte de pelle pour ramener le sable du moule.
— HIST. XIII* s. S'auscuns me preste son ceval porfere mon labor ou porcevaucier, beaum. xxxvrii, 4. Il XIV* s. Pour gaigner parmi son labour du blé pour lui. sa femme et entins, ducange, aagustare. Toutes labours de charrues qu'il feront, lu. aragium. Il XV* s. Mauvais labour et semence pourrie, Foibles chevaux, elle laboureur crie, B. deschamps, Chacun ne pense qu'à soi. |l xvi* s. Récompensant les nuicts et jours passez. Où du la'nnur (travail] avoient eu plus qu'assez, J. marot, v, I60. Les méchantes herbes qui. par le labour arrachées de terre, ne s'y pourront reprendre, o. de serres, <i2.
— F.TYM. Autre forme de labeur. Labour a été, comme labeur, quelquefois féminin.
LABOURABLE (la-bou-ra-bl'), adj. Propre à être labouré. Terres labourables. J'ai cent vingt arpents labourables dans le plu< beau pays de la nature et le sol le plus ingrat, volt. l'II. aux 40 écus, Lettre.
— f.TYM. Labourer.
LABOURAGK (la-bou-ra-j'), s. m. 1| 1° Action de remuer, de retourner la terre d'un champ avec des instruments aratoires. Le labourage des terres légères est plus aisé que celui des terres grasses. Il Façon donnée à la terre. On donne à la vigne de trois à quatre labourages par an. || 2" L'art de labourer la terre. 11 entend bien le labourage. Les premiers consuls ou dictateurs romains, plus célèbres par leur retour aux fonctions du labourage que par leurs triomphes tnc°:mes, konten. Hfssons. Il 3" Partie d'un train de liois (|ui est sous l'eau. Il 4° Travail que font les maîtres d'un pont lorsqu ils descendent et remontent un bateau. || 5" Anciennement, décharge et labourage des vins, cidres, etc. la sortie de ces liqueurs hors des bateaux arrivés à Paris; ce labourage ou travail appartenait aux maîtres tonneliers.
— HIST. XIII' s. Kn tel cas ne vicnent pas le» despueilles [récoltes] qui puis y sont mises en partie [partage], mais li laborages tant soleinent de tans passé, bkaum. xiii, ii. [Je] Vous vucil dcscouvrir mon coiage. Que ne sai autre laborage [ir.ivail], RUTKB. 101. Il XV* s. Et si ils faisoient aucun labourage pour leurs seigneurs, ils en vouloienl avoir leur salaire, kroiss. m, ii, iuo. || xvi* s. Le» légionnaires [sous FniEçois I"| sont gens qui sortent du labouraige, pour s'alfranchir des tailles, en ser-
vant 4 ou 5 moi», CARL01X, VII, 3. Par excellence ce mot de labourage a esté donné k la culture des bleds, encores qu'il soit communiqué à tout autre travail, o. de serres, (37. Labourage et pasturage sont les deux mamelle» qui nourrissent la France, SULLY, Œcon. t. 1, p. 282, cité dans h. Martin, Uist. de France, t. x, p. 447. 4* éd.
— ÉTYJI. Labourer : bourgulg. laiboraige ; provenç. laboratge.
LABOURÉ, ÉE (la-bou-ré, rée), part, passé de labourer. On les [les taureaux qui lançaient le feu] a vus au joug, et le champ labouré, corn. Tois. d'or, V, 2. Il Terme de papeterie. Papier labouré, papier qui présente des défauts, parce qu'en le fabriquant la forme a glissé un peu sur le feutre.
LABOURER (la-bou-ré), e. a. || 1* Travailler (sens propre qui n'estusitéquedansdes termes de métier). Il Débarquer, traîner. Labourerdes tonneaux de vin. Il Labourer le sable, mouiller et soulever par mottes le sable du moule des plombiers. || 2° Particulièrement, le travail de la terre étant pris pour le travail par excellence, remuer, retourner la terre avec les instruments aratoires. Labourer avec la charrue. Labourer à la bêche. 11 laboure le champ que labourait son père, racan, les Douceurs de la retraite. Labourer ses champs, conduire ses troupeaux, et combattre, voilà la vie des Russes jusqu'au temps de Pierre le Grand, et c'est la vie des trois quarts des habitants de la terre, volt. Moeurs, 190. Dans ces plaines heureuses Que labouraient jadis des mains victorieuses, M. j. chén. Gracques, l, 2. Douze mille arpents de terre enclos, c'est un joli cadeau à faire à qui les saurait labourer, p. L. COUR. Chambord. || Il se dit des animaux employés à remuer la terre. Vos taureaux et vos inons qui labourent la terre, saci. Bible, Isdie, xxx, 24. Il Absolument. Labourer avec des chevaux, avec des boeufs. Si vous n'eussiez pas labouré avec ma génisse, saci. Bible, Juges, xiv, tu. Il n'irait point troubler la paix de ces fauvettes. S'il lui fallait toujours comme moi s'exercer, Libourer, couper, tondre, aplanir, palisser, boil. Épitre xi. || Labourer à deux charrues, à trois charrues, occuper deux charrues, trois charrues pour le labourage de ses terres. || Labourer à blé, donner le quatrième labour à la terre. 1] 3° Par extension, faire sur la superficie de la terre une impression comparée à celle des instruments aratoires, en parlant de certains animaux et de certaines choses. Les sangliers, les taupes ont labouré tout ce pré. Le canon a labouré î ce champ. Comme un vaisseau qui laboure les vagues, chateaubr. René. \\ Par extension. L'artillerie labourait les rangs'de l'ennemi, y faisait de grands ravages. || Terme de manège. Ce cheval laboure le terrain, se dit d'un cheval qui butte. || Fig. Tracer des rides sur la physionomie humaine. Les chagrins ont labouré son front. |l 4* Terme de marine. Labourer le fond, se dit J'un vaisseau qui navigue dans une eau trop peu profonde et qui touche le fond sans être cependant arrêté. |{ Absolument. Ce vaisseau laboure. || On dit qu'une ancre laboure, quand le fond du terrain ne la retient pas. Il Le plat bord d'une embarcation laboure la mer quand il rase la surface de l'eau || 5* Fig. et familièrement. Faire quelque chose avec un effort comparé à celui du labourage. Mo voilà plantée au coin démon feu, une petite table devant moi, labourant depuis deux heures mes lettres d'affaires de Bretagne, sÈv. IB déc. IC88. Il Populairement, labourer sa vie, avoir beaucoup de peine, d'embarras, de traverses. Il Ali.solument. Faut-il toujours labourer et tirer le diable par la queue? sEv. 3o juill. i877. Je me divertis autant à causer avec vous que je laboure avec les autres, in. 2.14. Je le confirmai de mon mieux dans une résolution pour laquelle j'avais tan* labouré, ST-SIM. 3U, 6).
— HIST. X* s. Jonasproptietahababatmult laboret (travaillé] e inult penet à cel populum, Fragm. de Valenc. p. 4fiH. || xiu* s. Li vilains dist que Dieu laheure [travaill'l, Quant il li plaist, en moult peu d'eure, FJ. et Bl. l64i.Li Grieu [les Grecs) avoient ce pont rompu, et li baron lirent toute jor labourer l'osl, et le pont afîaitier toute la nuit, villeii. lxxv. Et aussi se je labnre son héritage en ententionqueje cuidoie qu'il fust miens.... beaum. xxix, *2. Toutes famés sers et honore, D'eles servir poine et labore, la Ruse, 2120. Il XIV* ;!. Les excellons médecins labourent meult à avoir congnoissance de» choses du corps,onESME.£(h.2». || xv* s. tnquoi peuvent ils [les nobles] ilireninionstrerque ils sont mieux seigneurs que nous [les paysans], fors parce que ils nous font gagneret labourer ce que ils dépendent? froiss. il. II, <oe. I.e peuple doit cbascuu jour labourer Pour
les estasdes nobles soustenir, e. DZScn.Gouv. des rois , ||xvi* s. En Dieu te fie, à bien faire labeure ; La terre auras pour habitation. Et jouiras de rente vraye et seure, marot, iv, 277. Il labouroit et cultivoit avec ses propres mains ce peu de terre, amvot, Caton, i. Quant à moy je n'aurois jamais le cueur de vendre le bœuf qui auroit longuement labouré ma terre, id. tî>. u. Ung moine ne laboure comme le paysant, ne guarde le pays comme l'homme de guerre, rab. Garg. i, 40. Le paradiz terrestre, de la situation duquel tant disputent et labourent les bons théologiens, ID. Pant. IV, 67. Lors commencerons à labourer à bled noz terres, comme on parle en France; c'est à dire à jetter la semence en terre, sans autre attente que du beau temps, o. de serres, (H. Le grand bœuf apprend à labourer au petit, coT-
GRAVE
— ÊTYM. Picard, rabourer; provenç. /afcorar, (aorar, laurar; catal. mod. llaurar; esp. labrar; port, lavrar; ital. lavorare; du lat. laborare, de labor, labeur.
LABOUREUR (la-bou-reur), s. m. || 1* Celui qui laboure, soit l'ouvrier qui trace le sillon, soit lo propriétaire ou le fermier qui cultiva une terre. Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine, LA PONT. Fabl. V, 9. Rappelez un moment en votre mémoire la triste idée des guerres soit civiles soit étrangères, où le soldat recueille ce que le laboureur avait semé.... plfch. Aiguillon. La profession de laboureur ne sera plus méprisée, fé- NEL. Ki. XII. Alternativement guerrier et laboureur, ou jardinier, toujours citoyen, fonten. Rejisnns. Il Par extension. Hydra [Ile habitée par des marins] n'a point de champs, mais elle a des vaisseaux; Ses laboureurs sont sur les eaux, Et c'est la mer qu'elle sillonne, p. leubun, Foy. en Grèce, ch.8. || Fig. Les directeurs des consciences, ces laboureurs spirituels, Boss. Bourgoing. || 2' Terme de marine. Celui qui transporte des marchandises. || 3° Terme de Plombier. Bâton pour labourer le sable.
— HIST. XII* s. E li vilain laboreor, E li povre homedel pals.... benoit,ii,3076. || xiii*s. Etcreissent li citeien, et multiplient li habiteor en champ et li laboreor des terres et des vignes, brun, latini. Trésor, p. 295. Li uns est chevaliers, li autres est marcheans, li autres est laboreres, id. tft. p. 4o4. || xiv's. Se labureur n'estoient, je vous dis mon pensé. Les nobles convlendroit travailler en le ré. Combat des trente, p. I5. || xv*s. Des voitures et voiluiiers, et des laboureurs [mariniers] par les rivières de Saine, d'Yonne et do Marne en descendant jusqu'à Paris, Ordnnn. des rois, t. ii, p. 506.||xvi* s. X foible champ fort laboureur, leroux de uncy, Prov. t. i,
— ÊTYM. Bourg, laiborei; provenç. laboraire, ia~ horaire, laborador; catal. llaurador; esp. labrador; port, lavrador; ital. lavoratore; du lat. laboratorem, travailleur, de laborare, travailler. En provençal, (oboraiVe, en vieux français, lab^rere, sont au nominatif, (aborodor et laboreor, au régime.
f LABRADOR (labrador), s. m. Voy. ladradorite.
t LABRADORITE (l.a-bra-do-ri-f), s. m. Terme de minéralogie. Feldspath à reflets opalins qu on trouve sur la côte du Labrador, et dont on fait des tables, des vases, etc. || On dit aussi labrador.
t LABRE (la-br'),i. m. || l°Termeilezoologie. Lèvresupérieure des mammifères. || 2° Chez les insectes, la pièce qui forme l'extrémité du bec ou rostre, et qui tient lieu de lèvre supérieure. || 3° Bord externe (l'une coquille univalve. ||4° Genre de poissons qui ont IPT lèvres doubles et charnues.
— ÊTYM. Lat. lahrum, lèvre.
t LABREUX, EUSE (la-breû, breù-z'), adj. Terme de zoologie. Coquille labreuso, coquille univalvo dont le bord externe est épais ou renversé.
— f.TVM. Labre.
t LABROÏDES (la-bro-i-d'), s. m. pi. Terme de zoologie. Famille do poissons qui a pour type le genre labre.
— ÊTYM. Labre, et dîo;, forme.
t LABRUSQUE (la-bru-sk'), ». f. Voy. i.aîj-
BRUSOIIK.
LABYRINTHE (labi-rin-f), s. m || 1" Tonne d'antiquité. F,dilice composé d'un gnind nomlm' ibchambres et de passaces disposés tellement, qu'une fois engagé on n'en pnuvait trouver l'issue. Le plus célèbre de touset le modèle de tous lesautiesétait lo labyrinthe d'Egypte. Ce que nous avons dit sur le jugement qu'on doit porter des pyramides, peut êtionpplii)ué aussi au labyrinlhe, qu'Hérodote, qui l'avait vu, nous assure avoir été encore plus surprenant ([uo les pyramides, rollin, lltst. anc.OI'.uv. t. i, p. 24,
LAC
dans poiGENS. || Le labyrinthe de Crète, celui qui fut construit par Dédale pour Minos; sa fille Ariadiie remit à Thésée, oui allait y combattre le Minotaure, un peloton de fil sans lequel il' n'aurait pu retrouver la sortie. C'est moi, prince, c'est moi, dont l'utile secours Vous eût du labyrinthe enseigné les détours, bac. Phèdre, )l, 5. !| Kig. Le chemin de la justice n'est pas de ce» chtmins tortueux qui, semblables à des labyrinthes, tous font toujours craindre de vous perdre, Boss. Polit, viu, i;i, 6. Il Caverne qui existe dans l'île de Candie, autrefois la Crète. Le fameux labyrinthe de l'île de Candie n'est pas l'ouvrage de la nature toute seule; M. de Tournefoit assurttflue les hommes y ont beaucoup travaillé, et ou doit croire que celte caverne n'est pas la seule que les hommes aient augmentée, HUi-r. Ilùt nat. Preuv. Ihéor. lerr. Œuv. t. ii, p. 3iî2. Il 2 Petit bois qu'on place dans les jardins et qui est coupé d'allées tellement entrelacées, qu'on peut s'y égarer facilement. Le labyrinthe du Jardin des plantes. X propos de labyrinthe, celui-ci [celui des Rochers] est fort joli, sév. i" juin 4680. Il 3° Terme d'anatomie. Ensemble des cavités fleiueuses situées entre le tympan et le conduit audiiif interne; on le nomme aussi oreille interne. Il 4° Labyrinthe de carrière, confusion qui s'établit entre les conduits d'une carrière depuis longtemps exploitée. || lenne de métallurgie. Suite de canaux qui sont disposés auprès d'un bocard, et dans lesquels un courant d'eau entraine et dépose la matière pilée. ||5" Terme d'archéologie. Petits carreaux alternatifs formés de lignes croisées, qui se Toient fréquemment sur les vases grecs, sur les médailles de Giiosso en Crète. || Se dit aussi des compartiments de pavés, formés par des plates-bandes, en marbres de couleurs ditréreiites, de manière à imiter le plan d'un labyrinthe. | 6° Fig. Grand embarras, complication d'affaires embrouillées. Que dis-tu [Henri IV mort] de cette belle 4me [Marie de Médicis], Quand tu la vois si dignement Adoucir toutes nos absinthes, Kt se tirer des labyrinthes Où la met ton éloignement? halh. m, 3. ô triste labyrinthe et de peine et d'amour, hotr. Dilis. Il, < . Pour sortir d'un labyrinthe où il nous a mis, SÉV. 4*5. Je m'y trouvai dans un labyrinthe d'embarras, de difficultés, l. i. rouss. Prom. 3. Grâce à l'Ariane Suzon, je tiens le fil du labyrinthe, et le Minotaure est cerné, beaumarch. Hère coupable, II, 7. Il 7" Difficultés, questions obscures. Assis près d'un ruisseau. Les labyrinthes d'un cerveau L'occupaient [Démocrite], la font. Fabl. viii, 28. La mauvaise humeur où il [Jurieu] entre parce qu'il ne sait par où se tirer de ce labyrinthe [ses propositions sur la Trinité] , boss. 6* ot;er{. ( Cet esprit philosophique qui doit dominer partout, et qui est le fil de tous les labyrinthes, voi.x. Élog. liarq. du Chatel. \\ Adjectivement. Ceci n'est-il point un peu labyrinthe'/ l'entendez-vous ? sÉv. 7*. Il 8" Pensées qui se croisent. Je viens d'en faire un [voyage] dans mon labyrinthe où votre aimable et chère idée m'a tenu fidèle compagnie; je vous avoue que c'est un de mes plaisirs que de me promener toute seule; je trouve quelques labyrinthes de pensées dont on a peine à sortir; mais on a du moins la liberté de penser à ce qu'on veut, siîv. 29 juiH. 1671 .
— HIST. Des affaires qui sont pleines D'un labyrinthe de peines, ronsard, 395.
— ËTYM.AaSùsivOo;, qu'on faitvenir de ro mare, en égyptien porte ou palais du roi Mare, avec le suffixe grec iv6o;.
t LABYUINTHIQUE (la-bi-rin-li-k'), adj. Oui a rapport au labyrinthe, qui est inextricable comme le labyrinthe. || Terme d'anatomie. Nerf labyrinthique, nerf auditif, ainsi dit quelquefois parce qu'il se distribue dans les cavités du labyrinthe de l'oreille. Il Terme d'histoire naturelle. Qui a des sillons tortueux.
— ÊTYM. Labyrinthe.
LAC (Iak ; au pluriel, \'s ne se lie pas : des lak azuré; mais (|uelques-uris la lient : des lak-zouvert8),*.m. || 1° Grand espace d'eau, qui se trouve enclavé dans les terres. Que le chantre flatteur du tyran des Romains, L'autour harmonieux des douces Géorgiques, Ne vante plus ces lacs et leurs bords magnifiques. Ces lacs que la nature a creusés de ses mains Dans les campagnes italiques; Mon lac est le premier.... VOLT. Éfiit. 76. L'Amérique septentrional* est le pays des lacs ; les plus grands sont le lac Supérieur, qui a plus de (25 lieues de longueur sur 6» de largeur, bufk. Hist. ttat. Preuv. théor. terr. Œuv. t. II, p. il*, ù lac, l'année à peine a fini sa carrière, l'A près des Ilots chéris qu'elle devait revoir, Regarde, je vieus seul oi'asscoir sur cette
pierre Où tu la vis s'asseoir, lamaht. tiédit, i, (S. On distingue lus lacs en lacs qui n'ont aucune communication avec les nviércg ; lacs qui, étant alimentés visiblement par une ou plusieurs rivières, ne donnent naissance à aucune autre, perdant, par l'évaporation, autant d'eau qu'ils en reçoivent ; lacs qui, donnant naissance à une rivière sans qu'on en voie s'y jeter, sont alimentés par des sources de fond, ou par des communications inconnues avec d'autres amas d'eau , et lacs qui donnent naissance à des rivières et qui en reçoivent, legoarant. Il ï° Lacs salés, lacs dont l'eau contient, en proportion plus ou moins forte, les mêmes substances dissoutes que l'eau de mer. La mer Caspienne est actuellement un vrai lac qui n'a aucune communication avec les autres mers, pas même avec le lac Aral, qui parait en avoir fait partie, huff. Ilist. nat. 2' dise. Œiuv. t. I, p. U8. Il 3" Lac de Mœris, nom donné en Egypte à un immense réservoir d'eau fait de main d'homme.
— HlST. XII* s. Done li venison, peison [poisson] de lac, Gérard de Hoss. p. 380. || xiii' s. Li grans sires [l'empereur de laCbino] a fait faire telles voies et telles ordonnances par yaues douces et par lacs de cosle cité jusqu'à Cambaluc, marc pol, p. 48t. Il XIV* s. Sans pluies celesies ou autre cause que nul peust savoir, li lac Albain crut oultre mesure, BERCHKURE, f° 102. ||jLv* S. Eaues couriaus et de pluseurs ruisscaulx Firent un lac si grant en un pa'is. Qu'il se peupla de lus [brochets] et de carreaulx, F,, heschamps, Poésies mss. f" 292.
— ÉI'YM. Berry, lac, prononcé la, au plur. lact, prononcé Jd ; provenç. iac ; anc. catal. llac; espagn. et ital. lago; dulat. laciis; grec, Xaxxoi; ou Àixo;, de Xaxeiv, déchirer; ainsi, étymologiquement, un lac est une déchirure. Comparez l'écossais loch, un lac, l'allemand Lâche, une mare, lachen, inciser.
t LAÇAGE (la-sa-j'), s. m. Action de lacer. Le laçage d'un corset.
t LACCINE (la-ksi-n'), s. f. Terme de chimie. Matière résineuse pure qui fait la base des diverses laques du commerce.
t LACCIQUE (la-ksi-k'), adj. Qui a rapport à la laque. || Acide lacciqiie, acide qui est dans la laque en bâtons.
LACÉ, ÉE (la-sé, sée) , part, passé de lacer. Il 1° Serré avec un lacet. Corset bien lacé. Une femme lacée. Il 2' S. m. Lacé, entrelacement de petitsgrains de verre, dont on orne les lustres.
t LACEMENT (la-se-man), t. m. Action de lacer.
— HisT. XVI* s. Lacement, cotorave.
LACER (la-sé ; quelques-uns, & tort, prononcent 14-sé, et confondent ce verbe avec lasser ; le c prend une cédille devant o et o ; laçant, laçons), «. o. Il 1° Serrer avec un lacet. Lacer un corset, un bas de peau. Lacer une femme. Se faire lacer. || 2" Terme de marine. Lacer la voile, attachera la vergue une partie de la voile; ce qui se pratique quand le vent est violent. || Lacer la voile, se dit aussi de deux voiles qu'on réunit au moyen d'un petit filin ou raban. Il Lacer ou mailler une bonnette, attacher une bonnette à une voile à l'aide de petits anneaux en cordage qui servent à la laçure. {| 3° Faire les mailles d'un filet. Il 4° Terme de chasse ou de meute. Couvrir la femelle, en parlant des chiens. Une chienne qui a été lacée par un matin. |l 6° So lacer, v. réfl. Se serrer avec un lacet Cette femme se lace ellemême.
— HIST. XI* s. [Ils] lacent lur helmes, Ch. de Bol. Lxxviii. ||xii* s. Uns grans sollers aveit, que uns frères li presta, Entur le col dol pié à nuals les laça , Th. le viart. &o. Asolez [absolvez] , funt il, cels qui sunt pscumengié [excommuniés] K cels qui sunt par vus suspendu e lacié, ib. (48. {| xiii* s. Dont s'en alerent celé part tout d'un front, et furent tuit armé es vessiaus, les hiaumes lacés, vii.leh. clxx. Lacié [pris] m'avés, n'en puisretraire. Ou bien m'en pi enge, ou mal m'en viegne, FI. et hl. 2268. Robe [lOrprine vestue [il] ot ; Si fu laciés au mix [mieux] qu'il pot, ib. 2869. Après fit lacbier son hyaume et puis prist son escus, u. ne valf.nc. xxxi. |{ xvi*3. Et resta tenant ses deu/. bras sus la poictrine, lassez l'ung sus l'aultre, rab. Pant. m, 21).
— ÈTVM. Lacs; ■Jnciennement au régime singulier, lac; wallon, lèsi; raniur. Mît; provenç. lassar, lachar. Le sens de lacs s'est plus particulièrement conservé dans enlacer.
t LACÉKABLE (la-sé-ra-bl'), adj. Néologisme. Que l'on peut lacérer ; qui doit être lacéré. Écrit lacérable.
LACÉRATION ,la-sé-ra-sion ; en vers, de cinq syllabes), s. f. Terme de jurisprudence. Action de lacérer un écrit, ua livra. Le ju^'cment ordonne la
LAC
lacération do cet écrit, condamné comme libelle injurieux.
— HIST. ivi* s. lacération, oudin, Dict.
— ÉTYM. Lat. laceralionem, de iacerare, lacérer. LACÉRÉ, ÉE (la-sé-ré,rée),porJ. passade lacérer.
Un livre lacéré. {| Terme de botanique. Qui offre des divisions irrégulières semblables à des déchirures.Feuilles lacérées.
LACÉREK {la-sé-ré. La syllabe té prend un accent grave quand la syllabe quisuitestmuette,exceptéa'» futur et au conditionnel : je lacérerai, je lacérerais), t). a. Il 1* Mettre en pièces. Outre plus, le susdit serait venu, de rage, Pour lacérer ledit présent procès-verbal, rac. Plaid. 11, 4. Il a lacéré, incendié tous ses livres, et s'est sauvé, briieys, Grondeur, 1, (0. Il On dit en chirurgie : La balle a lacéré let pailles qu'elle a t^aver.^ées. || 2° Particulièrement, en termes de jurisprudence, mettre en pièces, par autorité de justice. Maître Joli de Fleuri assemblerait les chambres contre tout autre, et on lacérerait l'écrit scandaleux , volt. Lett. Unie du Deffant, (8 fév. (760.
— HIST. xiv* s. L'estat distrait et lacéré, bercheurb, f" 48, recto. Il XVI* s. La chair si grandement contuse et lacérée ne se peut consolider, paré, ix, 6.
— ÉTVM. Lat. Iacerare, déchirer, de lacer, déchiré; grec, ),ây.Epo;, de Xaxerv, déchirer. La comparaison de )â/.o;, j5â<o;, en éolien ppâxo:, lambeau, mène au radical sanscrit vrraçc, pour vrak, déchirer.
t LACERET {la-.se-rè), s. m. Sorte de petite tarrière employée à travailler le bois.
t LACKRIE (la-se-rie), s. f. Nom que les vannier» donnent à leurs ouvrages les plus beaux et les plus fins. Il Tissu d'osier mince et serré qui remplit le corps d'une corbeille.
— ÉTYM Lacer.
LACERNE (la-sèr-n"), s. f. Terme d'antiquité romaine. Habit grossier qui ne fut d'abord en usage que pour la campagne, et dont on se servit à la ville pour se garantir de la pluie.
— ÉTYM. Lat. lacerna.
LACERON (la-se-ron), s. m. Voy. laiteron.
— HtST. XVI* s. Laceroii, cnTGR.\VE.
t LACERT (la-sér), s. m. Voy. lvhe, n* 4.
JLACERTIENS (là-sèr-tiin), s. m. pi. Terme da zoologie. Nort d'une divi>ion des sauriens comprenant les lézards et les monilors.
— ÉTYM. Lat. lacerla, lézard.
LACET (la-sè ; le ( ne se lie pas; au pluriel, l'î 90 lie : des la-sé-z élégants ; lacets rime avec traits, succès), ï.ni. Il 1° Cordon pLitou rond, ferré àrun des bouts ou aux deux, avec lequel on serre un vêtement, un corset, etc. en le passant dans des œillets. Quand j'élais à Moutiers, j'allais faire des lacets chez mes voisines, J. J. rouss. Conf. v.\\i' Lacs avec lequel on prend les perdrix, les lièvres, etc. Elle [la grive] se prend facilement soit à 1^ pipée, soit au lacet, mais moins cependant que le niauvis, BUFK. Ois. t. V, p. 392. Il Fig. Être pris dans ses propres lacets, être pris par cela môme à l'aide de quoi on voulait prendre les autres. Malgré ses fierté» affectées. Il [Jurieu] sentait bien l'embarras où il s était mis, et que, pris dans ses propres lacets, plus il ferait d'efforts pour se dégager, plus il redoublerait les nœuds qui le serrent, bosS. 6* orer'. 2. || Fig. Piége.s, embûches. Pourattirer les âmes infirme-; dans leurs lacets, Boss. Var. 1. Sachez (jeune fille] que cette vanité [se parer] qui vous paraît innocente,machinede loin contre votre honneur; elle vous tend des lacets, m. Sermons, Honneur,*. Il 3° Corde garnie ds boules que les babilant.s de l'Amérique espagnole 3:1venl lanceravec beaucoup d'adresse, et avec laquelle ils enlacent un cheval, un homme, et s'en rendent maîtres. || 4° Cordon avec lequel les Turcs et autres peuples orientaux font étrangler un condamné. Au point du jour l'apothicaire de Sa Majesté entra dans ma chambre avec une potion mêlée de jusipiiame, d'opium, de ciguë, d'ellébore noir et d'aconit, et un autre officier alla chez vous avec un lacet de soie bleue, volt. Zadig, (8. || Knvoyer le lacet à un pacha, dépêcher auprès do lui un agent chargé de l'étrangler. || 6° Terme de marine. Petit cordage qui sert à lacer une bonnette. || 6* Anse de corde à laquelle on accroche un boyau qu'on veut tordre. Il 7" Terme de botanique. Lacet de mer, lacet de Neptune, varech filiforme et trèii-long (hydrophytes), dit aussi corde fil et lioyau de mer, cliorduria jlnijellifnrmis, Ag. || 8" Petite broche de fer avec laquelle les serruriers unissent les deux parties d'une charnière. Il Petite ferrure qui garnit un anneau de fer que l'on veut fixer. || 9° Les lacets d'un chemin, sa dit d'un chemin de montagne qui, |iour diminuer la fali^fue de l'ascension, gagnç le terrain en isoutant