ÉTOILE
LENTILLE (lan-ti-ll',» mouillées), ».^.|| l' Plante légumineuse dont la graine petite, plate, ronde, amincie par les bords, est employée comme aliment, ervum lens, L. || Lentille bSlardo, l'ers ervilie, ervum ertilia, L. \\ Lentille d'Espagne, voy. cesse. Il 2" Graine do lentille. Manger des lentilles. Une soupe de lentilles, ou aux lentilles. Les lentilles sont sujettcsauxpucerons.il S-Lentille d'eau, ou lenticule, ou lentille de marais, plante aquatique do la famille des lernnacées, dont les feuilles arrondies en forme de lentilles, flottent à la surface de l'eau ; ce sont des noms vulgaires de la lemne bossue. ||4* Terme de dioptri(iue. Verre taillé en formede lentille; il yen
LEO
a trois espèces : t'La lentille biconvexe, terminée par deux surfaces convexes dont les centres sont placés sur une même ligne droite appelée axe principal de )a lentille ; 2° La lentille plan-convexe, formée par une surface plane et une surface convexe qui lui tourne sa concavité; 3» La lentille concaveconvexe ou ménisque convergent, sorte de croissant formé de deux surfaces s[ihériques, dont l'intérieure a une courbure moindre que l'extérieure. Il Loupe, microscope. Il eût été bien à désirer, qu'au lieu de disserter sans fin sur cette matière, l'on se fût adressé directement à la nature, le scalpel et la lentille à la main, bonnet, Consid. corp. org. OEuvT. t. VI, p. 379, not. 4, dans pouGF.Ns. Il Lentille se dit quelquefois du cristallin. || Terme de marine. Se dit des verres lenticulaires qu'on insère dans des trous pour transmettre de la lumière à l'intérieur. Il S" En horlogerie, lentille do pendule, poids de métal, de forme lenticulaire, qui est attaché à l'extrémité inférieure du pendule ou balancier et qui est destiné à en abaisser le centre de gravité. || 6° S. f. pi. Taches de rousseur sur la peau, éphélides lentiformes, qui sont une espèce d'éphélides.
— REM.Auivir siècle la prononciation provinciale nentille était en lutte avec la prononciation régulière lentille. Il faut dire de la poirée et des nentilles avec les Parisiens, et non pas des bettes et des lentilles avec les Angevins, ménage. Plusieurs prononcent nentille, il faut dire lentille, maro. buffet, Observ. p. -130.
— HIST. xn' s. Offrirent à David riches dras de lit, e tapiz, e vaissole, e furment, e orge, e farine, e fiur deliéement buletée, e fèves, e lentilles, e ceire [ciccrjcuite, flois,p. tss.Et nequedent JEsau] l'avoit vendu [son droit d'aînesse] por un mangier de lentilles,/ofe,p.5i7. Ilxvi's.llguarit les lentilles, taches et bourgeons, paré, Monstres, app. i. La lentille pallustre, ID. ib. XX, 35.
— ÉTYM. Berry et picard, nentille ; provenç. lentilla; espagn. lentejn; portug. lentHha ; ital. lenticchia ; du lat. lenticula, diminutif de lens, lentis, lentille.
t LENTILLEDX, EUSE (lan-ti-lleû, lleû-z*. Il mouillées), adj. Semé de lentilles ou de taches. Visage lentilleux. Peau lentilleuse. On dit plutôt lentigineux.
— HIST. xn* s. E s'ert [il était] pales e lentiilos, BENOIT, t. II, p. n-i, T. 20397. || xiif 8. Celé Hcrscnt la lentilleuse. Qui famé ert [était] Ysengrin espeuse, Ren. 433.
t LENTILLON Oan-ti-Ilon, Il mouillées),», m. Espère de lentille nommée aussi lentille à la reine.
LENTISQUE (lan-ti-sk'), s. m. Espèce de pistachier qui SB trouve en Provence, en Italie, dans l'Ile de Chioet en Barbarie; c'est celui de Chio qui fournit le mastic, pistacia lentiscus, térébinthacées. Si vous avez surpris cette femme, dites-moi sous quel arbre vous les avez vus parler ensemble ? U lui répondit : sous un lentisque, saci. Bible, Daniel, XIII, 54.
— HIST. XVI* s. Ils firent un long circuit parmy les myrtes, lentisques et autres tels arbustes dont le pays est si grandement touvert, M. du bkllay, 3U6.
— ÉTYM. Provenç. lentisc ; espagn, et itai. lcn~ tisco ; du lat. lentiscus.
t LENTO (lèn'-to), adv. Terme italien de musique, qui indique un mouvement un peu plus lent que l'adagio.
— ÉTYM. Ital. lento (voy. lent).
t . LÉONIN, INE (Ic-o-nin, ni-n'),a(f/. Propre au lion. Il Fig. .Société léonine, société où tous les avantages sont pour un ou pour quelques-uns des associés, au détriment des autres; locution tirée de la fable où le lion, étant en association avec d'autres animaux, s'adjuge à lui seul toutes les parts d'un butin. || On dit dans le mémo sens : uiio maxime léonine ; une politique léonine; un contrat léonin. || Fig. Une part léonine, lapait du lion.
— IHST. XVI' s. Mais en touchant la robe léonine...
BONSARU, 9B0.
— ÉTVM. Provenç. léonin; espagn. et ital. {conino; du lat. lenninus, lie leo, tennis, lion.
2. LÉOMN, INE (lé-o-nin, ni-n'), ad;. || 1" Vers léonins, vers latins dont les deux césures riment ensemble. Il 2° Dans l'ancienne littérature française, vers léonins, versilans lesquels une mêmeconsonnance se reproduit deux ou trois fois. || Rimes léonines, rimes extrêmement riches, dont la similitude s'étend jusqu'à la pénultième et même à l'antépénultième syllalio.
— HIST. XII' S. De conter un conte par rime Ucon sonanl u lionime, chrestien de TB0iKS,dans C/ironiçut» ar^glo-normandet, t, lU, p, 39. || xiy* i. L'un
LÉO
[mitre] est de rime serpentine, L'autre équivoque
ou léonine, maciuut, p. » Sa rime, Qu'est con-
sonant ou lionime, guurt, dans du cange, lennim. Il XV' s. Costa balade est moitié leoninio et moitié sonanl, si comme il appert par monde, par onde, par homme, par Romme, qui sont plaines syllabes et enlicres; et les autres sonans tant seulement où il n'a point entière sillabe, si comme clamer et ester où il n'a que demie sillabe, ou si comme seroit présentement et innocent ; et ainsi es cas semblables puet estre congneu qui est leonime ou sonnant, e. descii. l'Art de dicter et faire chantons, etc. dans Poésies mss. f 396. 1| xvi' s. Or convient il maintenant parler des diiïerences des rithmesen fin de ligne; et premièrement de rilhme et lermineson léonine, qui est la plus noble des ritmes, ainsi que le lyon est le plus noble des bestes, fabri, Art de rhélor. livre ii, f° 6, éd. de Rouen, 1521, in-4«.
ÉTYM. On ne sait ni quand a commencé celtfi
espèce de vers, ni à qui en attribuer l'origine. On a parlé d'un certain Leoniniis, du xiV siècle, qui a fait beaucoup de vers latins léonins.
t LÉOXISTES (lé-o-ni-sf) , s. m. pi. Un des noms des Vaudois. On disait au vulgaire que cette secte avait pris son commencement d'un certain Léon, homme très-religieux du temps de Constantin le Grand, boss. Var. xi, (24.
t LÉONTIASIS (lè-on-ti-a-zis'), s. m. Terme de médecine. Nom donné à l'éléphantiasis tuberculeux de la face.
— ÉTYM. AEovTi'affti;, deî.Éuv, lion, à cause de l'aspect que la face présente.
f LÉONTODON (lé-on-to-don), s. m. Genre de la famille des composées, appelé liondent par certains auteurs, et qu'il ne faut pas confondre avec la dent de lion ou taraxacum dcns leonis.
— Ktym. Aewv, lion, et èSoy;, 6î6vTo;, dont.
■j- LÉONURE (lé-o-nu-r'), s. m. Terme de botanique. Genre de la famille dos labiées. Le léonure cardiaque, qui est la plante désignée par l'Académie dans son article agripaume. Le léonure marrubiastcr, dit marrubiastre.
— ÉTYJl. AÉtov, lion, et oOpà, queue.
LËOPABD (lé-o-par. Le d ne se lie jamais : un
lé-opar agile; au pluriel, Vs ne se lie pas : deslé-opar agiles; cependant quelques-uns la lient : des lé-o-par-z agiles), x. m. || 1° Quadrupède carnassier qui a la peau marquetée. Le singe avec le léopard Gagnaient de l'argent à la foire ; Ils affichaient chacun à part ; L'un d'eux disait : jfessieurs, mon mérite et ma gloire Sont connus en bon lieu, le roi m'a voulu voir. Et, si je meurs, il veut avoir Un manchon de ma peau, tant elle est bigarrée. Pleine de taches, marquetée. Et vergetée et mouchetée, LA ro.sT. Fal'l. !x, 3. Grand Dieu! les saints sont la pâture Des tigres et des léopards ! hac. Esth. i, 6.
I 2' Terme de blason. Les léopards, armoiries de l'Angleterre. Il Fig. en poésie et dans le style oratoire, les léopards, ou le léopard, l'Angleterre. D'un bras vraiment français, je vais, dans nos remparts, .Sous nos lis triomphants briser les léopards, volt. Adél. du Gueicl. m, 3. De l'Anglais aucun [de mes aïeux] dansnos villes N'introduisit le léopard, nÉRANG.Ki7am.
II 3° Adjcctiiemcnt et par plaisanterie. Vous plairait-il seulement, ô beauté léoparde, me dire le contenu de cette lettre? REONAnn, la Sérénade, a.
— HIST. Il" s. Devers Ardene [il] vit venir un Icupart, Ch. de ]\ol. lvi. ||xif s. Et courageus as armes et fier come liepart, Sax. xix. || xm' s. Li cuens de Normandie fu moult de fiert regnrt; Li bers se sist armés sor un destrier liart. En la presse se misl & guise de lupart, Ch. d'Anl. viii, 983. Li lions mande le liepart, Que il viegne de scue part, lien. 9021. Il XV* 8. Et pour ce nostre sire le roi Hicliard.... laissa à porter les armes d'Angleterre, c'est & entendre les liepars et les fleurs de lis dont il «cscartelle, fboiss. m, iv, 42. En treizième an vient àseignourier Et à garder .son règne des Anglois, Et, si ami le veulent bien aidior, Vuidicr fera le liepparl de son bois, e. pesch. Sur le nom du roi Charles. Il xvr ». Cadet Duras amené de ses pars Mille Gascons humains comme lyepars, Ayans les dovs aussi prenansque glus, j. marot,v, 73. Je voy tomber soubs les nesches françoiscs Le léopard, ton antiq' enncmy, du bellat, m, 6, reclo.
— ÊTYM. Provenç. Jeoparl, leujtart, laupart, hifart; catal. llenpardo; ilal. leopardo; du lai. leooardus, du grec >t«v, lion, et itipôo;, pard. Il est remarquable que la première partie du mot, dans les anciens textes, est toujours monosyllabique ; ce n'est qu'au xvi* siècle que Ito... reparaît sous sa forme propre.
LÈP
t LfiOPARDÉ (Ic-o-par-dé), adj. m. Terme de blason. Se dit d'un lion qui est passant ou marchant comme le léopard.
— f.TYSt. Léopard.
t LÉPAI.E (lé-pa-l'), s. m. Terme de botanique. Nom des pièces qui constituent le verticille du disque, loisciue celui-ci s'élève en expansions pélaloïdes, écailleuscs ou glandulaires.
— ÉTYM Ce mot est de la même formation hybride que sf'paZe; on a voulu donner des noms do même terminaison aux pièces des trois verticillcs floraux, en prenant pour type pétale, qui signifie pièce de la corolle. Pour pièce du calice on a forgé sépale, qui vient du latin separ et aie, et enfin pour les pièces du disque on a forgé lépale, ijui est XeitU, écaille, et aie; mais on ne se sert pas de ce dernier.
LÉPAS (lé-pas'), s. m. Terme d'histoire naturelle. Coquillage univalvo dit aussi patelle. Lépas on bateau,nom donné à la patelle rustique. Lépas fon^lu, un dos noms de l'émarginule fissure. Lépas de Magellan, nom sous lequel on désigne la fissurt.-lle peinte. Lépas en treillis, la Cssurelle grecque. Lépas tuile ou épineux, nom sous lequel on a désigné la patelle granaline (mer des Antilles), de Lamarck, le-
GOARANT.
— ÉTYM. AcTtà;, de >eTià;, rocher nu et dépouillé, parce que ce coquillage s'attache aux rochers ; de XÉjteiv, dénuder, dépouiller d'écorce.
t LEPICÈNE (lé-pi-sè-n'), s. f. Terme de botanique. La paire extérieure des écailles qui entourent chaque épillet, dans les graminées.
— ÉTYM. AsTTi;, écaille, et xoivè;, commun : écailles communes à plusieurs fleurs. Lépicène signifie, dans la nomenclature d'A. Richard, les bractées extérieures contenant l'épillet des graminées, qui sont les glumes des autres auteurs.
t LÊPID.... ou LÉPIDC... préfixe signifiant écaille, de liizU, XemSoc, écaille, par exemple dans lépidoptère.
t LEPIDIER Oé-pi-dié), s. m. Terme de botanique. Genre de crucifères comprenant la passe-rage et le cresson alénois. || Le lépidier cultivé, appelé vulgairement cresson alénois, nantor, nasitor, cresson des jardins, est le thlaspi cultivé de certains auteurs et la passe-rage cultivée de quelques autres, Icpidium sativum , L. || Le lépidier latifolié ou chasse-rage, kpidium, latifolium, L. || Le lépidier ibéride ou petite passe-rage, lepidium graminifolinm, L. || Le lépidierrudéral, dit cresson des ruines ou cresson des décombres, lepidium ruderale, L. Il Le lépidier didyme, appelé cresson de savane.
— ÉTYM. Lat. lepidium; grec, XeniStov, de J.etiÎç, à cause de la forme écaiUeuse des silicules.
t LfiPIDINE (!é-pi-di-n'),s. f. Terme de chimie. Substance extraite du lepidium iberis, L. ou lépidier ibéride.
t LÉPIDOCARPE (lé-pi-do-kar-p'), adj. Terme de botanique. Dont le fruit est écailleux.
— ÉTYM. Lépidù...., et xapTtô;, fruit.
t I.IÎPIDOCP.RE (lé-pi-do-sc-r'), adj. Terme de zoologie. Qui a les antennes chargées de petites écailles.
— ÉTYM. Lépido...., et xÉpaç, corne, antenne.
t Lf-PIDOLITHE (lé-pi-do-li-f) , s. m. Terme de minéralogie. Substance en masse» composées d'écailles ou de paillettes.
— ÉTYM. h'pido...., et XÎ6o;, pierre.
LfiPinOPTËRE (lé-pi-do-ptè-r'), s. m. ||l°Terme
de zoologie. Nom d'un ordre de la classe des insectes qui subissent des métamorphoses complètes, c'est-à-dire offrant successivement l'état d'œuf, celui de larve portant, dans cet ordre, le nom de chenille et do ver dans les autres ordres, et l'état de papillon. Les papillons sont des 16pidoptères.|| 2" Adj. Les insectes lépidoptères.
— ÉTYM. Lépido...., et n-ztobv, aile; insectes ainsi dits à cause que leurs ailes sont écailleuses.
t LfiPORIDES (lé-pn-ri-d'), s. m. pi. Terme de zoologie. Famille de mammifères ayant pour type le genre lièvre. || On a. aussi nommé léporides les produits qui proviennent du croisement du lièvre et du lapin.
— ÉTYM. Lat. lepus, leporis ; grec, >iïtopt;, lièvre.
LËPRE (lè-pr'), s. f. || 1" Maladie générale caractérisée par des tubercules à la peau, qui ronge lentement le patient, et qui fut très-commune dans l'Occident pendant le moyen Age (dans le langage médical actuel on ne dit pas en ce sens lèpre, on dit éléphanliasis). On séquestrait les malades atteints de lèpre. Lorsqu'il paraîtra sur la peau une couleur blanche, que les clicvcux auront changé de couleur, et qu'on verra même paraître la chair vivo, on ju-