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SI MM

— nisr. xin s. Pur quoi donc en tristor demores? Je \ois maintes fois que tu plores Cum alambic sus alutel, la Rose, 6406.IIXY1' s. Pour distiller t, miics sortes d'eaux, deux vaisseaux sont prim ment nécessaires, qu'on nomme en un moi

hic : l'un d*iceux est appelé proprement cucurbite ou vaisseau contenant ; l'autre est dit chapiteau ou chape, auquel sont amassées les vapeurs, paré, xxvi, 5.

— ÉTYM.Provenç.eîomot'c; catal.aiambt; e alambique; ital. lambicco, limbicco, d

anbiq. Ce mot. venu aux Occidentaux par l'intermédiaire des \ialn s, comme l'indique l'article arabe qu'il a conservé, dérive du grec âiiëil, vase particulier vase à distiller.

ALAMBIQUE, ÉE (a-lan-bi-ké, kée), part, passé. f| 1" Passé à l'alambic. I nus. lé en ce sens. Et [Jupiter te répandre encor . Alambique d'amour,

engrosses gouttes d'or, rëgnier, Élég. iv. || 2" Fig. Trop subtil, trop raffiné. Us s'égaraient dans des discours alambiquès, boss. Var. 1 1. Elles sont d'une spiritualité sèche et alambiquée , m. Lett. Corn. 102.

ALAMBIQUER (a-lan-bi-ké), V. a. || 1° Fatiguer à des choses subtiles. N'allons pas là-dessus nous alambiquer la cervelle. Il faut donc alambiquer son esprit dans ces questions, boss. Arcrt. G. || 2° Absolument. Subtiliser. Aller au fait sans alambiquer. Il 3° S'alambiquer, r. réfl. Même sens. [Ces gens] Â qui l'ambition la nuit tire l'oreille, De qui l'esprit avare en repos ne sommeille, Toujours s'alambiquant après nouveaux partis, Qui pour Dieu ni pour loi n'ont que leurs appétits, Régnier, Sat. xii. Pour moi j'ai déjà vu cent contes de la sorte; Sans nous alambiquer [tourmenter], servons-nous-en : qu'importe? mol. l'Etour. iv, I.

— HIST. xvic s. Mais le mal par les yeux ne s'allambique pas; De quoi donques nous sert ce fascheux larmoyer? dubell. vi, 17, recto. Ou de tes yeux appaise mes douleurs, Ou bien les miens alambique en fontaine, ron's. 97. Cacher sous un glaçon des flammes allumées, S'alambiquer l'esprit, se paistre de fumées, id. 2)2.... Car sans honneur la muse, consommée De long travail, s'alambique en fumée, id.

— ÉTYM. Alambic; espagn. alambicar.

tALAMBIQUEUR(a-lan-bi-k.eur), s. m. Celui qui

alambique, qui subtilise.

— ÊTYM. Alambiquer.

fALANDIER(a lan dié),s. m. Technologie. Bou-

pl d é a la base d'un four.

A LANGUI, il', (a lan ghi, ghie), part, passé. Ces - nuits qu'on passe. ... A retourner son corps al mgui par ta fièvre . 1 ua u;i. Joc> iv, 162. ALANGUES (a lan ghir), r. a. \\ 1» Rendre lan- ; Pourquoi cette marche molle et pesante, dans une circonstance si critique? Etait-ce notre artillerie et nos bagages qui nous avaient tanl alangu s? ségi n, Hist. de Nap. ne, ch. 2. || 2 S'alanguir, 1. réfl. Devenir languissant.

— hist. xv s. Entn is, je suis de mal quintaine [but] , Alangoré entre li ix, ch. d'orl. Bail. 112. I1 xvi* S. Et il ois facilement couchanl et alanguissant monesprit,MONT.i,34. Us ont veu les petis enfans mourir à la mamelle de leurs mères allangouries, Satire Ménip. p. HO. Abatus el alangouris de longue maladie, m. p. 169. Et faut

pour les maintenir en estât et les garder d'alangourir, 0. de serres, 334'.

1 nu. À. et languir ; wallon, s'alanchi. Alan

courir, sont d'anciennes formes.

tLANGUISSEMENT (a lan-ghi-se-man) , s. m. Etat de langueur. Un tiède alanguissene ni toutes mes facultés, et l'esprit de vie s'éteint en j. j. roussi \ . Prom. 2.

— ÉTYM. Àlanguir.

ALARGUER (a lai l Gagner le lar-

ge, s'éloigner de la terre ou d'un autre vaisseau, lia ■u ce sens. || 2" Porter plus largue, c'est-à-dire manœuvrer de telle sorte que le veut devienne plus largue. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— êtym. À et lai

ALARMANT, an 1 E (a lar man, man t'i. adj. Qui alarme. Situation alarmante. Des bruits alarmants. Dans la plupart des romans, ce ne sont que conversations tendres, que sentiments 1 que peintures séduisantes, 1 pie situations alarmantes pour la pudeur.

ALARME la-lar-m'), s. f. || 1" Cri, signal pourfaire

aux armes. Au premier cri d'alarme. Sonner l'alarme. I. alarme fut donnée par des feux. Il entend déjà le beffroi des villes et crier à l'alarme,

r. i". J'écoute, j 1e les coups du ca-

d'alarme, chateai b. Ri ne", 21 \. \\ Fig. Le chien donne l'alarme p àements rêiti •

|| 2° Emotion causée par l'approche réelleou su;

menai. L'alarme • camp.

tu des armes d'Achille, Patrocle mit l'alarme au camp et dans la ville, la font. Fab.xu. 9. Oh dit-il, j'en fais faire autant Qu'on m'en fait faire! m i présence Effraye aussi les gens! je mets l'alarme

ip, in. 16. 11, 14. La fuséemit l'alarme au camp, SÉV. 312. H Eig. L'alarme est au camp, se dit dune société, d'un parti qui a des appréhensions communes. Voilà l'alarme au camp, id. 58. || En termes de guerre, donner des alarmes à une place assiégée, l'inquiéter par de fausses attaques. || 3° Frayeur, épouvante subite. X la premièri alarme. À la dre alarme. Répandre l'alarme. Il a pris l'alarme bien légèrement. En cette alarme universelle, la foht.Fo&.ii, 9. 11 s'en allait Mettre l'alarme en tout le voisinage, id. Rem. Celle-ci par ses cris mettait tout en alarme, id. Matr. Il n'eut pas été propre à donnercette fausse alarme, corn. Exam. d'Hor. || 4°Vive inquiétude, souci; dans ce sens il s'emploie le plus

1 auplur. Remettez-vous, monsieur, d'une alarme sichaude.MOL. Tart. v, 7. Tant de médisances et tant de faux rapports que cela mit toute la cour en combustion et en alarme, pasc. Prov. t5. Les forts et les faibles sont en alarme et en trouble , voit. Lett. 143. Mais, moi qui veux me garantir de ces alarmes et de ces agitations secrètes, bourd. Canine, t.i, p. 35. Cequ'onaime, oncraintde leperdre ; et plus on l'aime, plus les alarmes sont fréquentes; car on les prend aisément, id. Pensées, t. m, p. (48. Ce soin de couvrir ses crimes et de les tenir cachés, ces alarmes secrètes mais pleines d'effroi, ces agonies mortelles, convaincu qu'il est de ce qu'il a fait et de ce qu'il mérite.... id. Carême, t. 1, p. 273. Ah! dissipez ces indignes alarmes, rac. Andr. u, t. Ne me suis point, si ton cœur en alarmes Prévoit qu'il ne pourra commandera ses larmes, id. ib. iv, ). Quand Tryphon me donna de si rudes alarmes, corn. Itodog. 11,3. Milord avait pris les mêmes alarmes, iiamilt. Gramm. 8. Ma fille, tu as tort de prendre de telles alarmes, mol. la Princ. 11, 4. Des projets de mon cœur ne prenez point d'alarme, m. Femmes sav. 1,4. Autour de ces rois voltigeaient, comme des hiboux dans la nuit, les cruels soupçons, les vaines alarmes, fén. Tél. xviii. H 5° Vivre ,,être nourri dans les alarmes, être accoutumé à la guerre et à ses dangers.

- HIST. xiv" s. Lors la gaite renois [renégat, renié Voil bien qu'es fossez sont les nobiles françois, \dnni a eserié alarme à haute vois, Guescl. 19486. On crie parmi l'ost : trait! car vous armés! Alarme! alai mel crient; chascun s'est adoubés, Baud. deSeb. vin, 224. d xv s. .Nous sommes armés comme il faut: Alarme! à l'assaut 1 à lassant! BASSELIN, XLVIL ||XVT s. Courez y tous, et alarme sonne/, RAB. Garg. 1, 2. Et quant orrez ces miens presens'alarmes, Ayez bon eueur et contenez vos larmes, marot, 11, 56. A peine sera jamais crainct Le combattant qui est contrainct D'emprunter , quand vient aux alarmes, De son adversaire les armes, id. ii, 199. Ainsi tu scez combien par faux alarmes, La mort a fait, pour toi, jeter des larmes, m. m, 8. 1 1 de prières et de larmes, Leur donnois ouvenl fon e illarmesPour les gagner.... va. iv, 180. La majesté' de Pieu en se faisant sentir leur dresse nouveaux alarmes, CALVIN, Instit. 8. Comment pourrions-nous tenir bon tant peu que ce soit contre les alarmes continuelles qu'il [Satan] nous dresse? id. ib. <<5. Quant il demeure en ce pais, vous pouvez dormir en sûreté, combien que l'on luy donne assez ■ 1 alarmes; mais son bon sens prouvoit à tout, maki,. lett. xcv. L'ame troublée de plusieurs diverses alar-

bont. i, 9G. Je demeurerai en craint'' et en alarme, m. i, 1 28. Les Romains, oyant l'alarme, prirent chascun le premier baston qu'ils trouvèrent, amyot, Cam. 47. Tantost il s'approchoit de lu\ . et luy faisoit donner des alarmes en son camp, tantost.... m. Fab. i 2. Lors marchèrent les trompettes sonnans un son tel que l'on le sonne à une alarme, m. P Em. 56. Gardez que ce ne soit quelque faulse alarme que l'on vous ail donnée pour vous estonner, m. Pélop. 19. L'on fait une procession devant laquelle marche une trompette sonnant à l'arme, id. irttl 52. Seleucus toul effrayé se jetta incontinent m piedz et feit sonner l'allarme, id. Démélr. 70. Pour un faux alarme qui luy fut donné, m. du iiell. t i i:. Ils donnèrent l'alarme aussi chaude comme si.... eux qui bien oyoient ce chaut alarme, feirent sonner la retraite, id. 371.

— êtym. Bourguig. ailarme; provenç. alarma;

alarma ; ital. ailarme; de à (voy. À) , l' (voy. le), et arme. Dans le xvn* siècle on écrivait volontiers ailarme, et beaucoup de livres ont cette orthographe. Dans le xvr on faisait indifféremment alarme masculin ou féminin.

ALARMÉ, ÉE(a-lar-mé, mée), part. passé. Tout le pays est alarmé de ces préparatifs de guerre. Alarmés sur leur situation. Alarmé par un bruit subit. Alarmé de tout ce qu'il entendait, .te suis tout alarmé de la maladie de mon père. Je pensais en voyant sa tendresse alarmée.... RAC. Andr. n, 5. Vous l'accusiez pourtant quand votre ame alarmée Craipj'fii expirant ce fils vous eût nommée, corn. Rodog.y,* Jènevispoint s: pudeur alarmée, hamilt. Gramm. u. Les matelots furent alarmés jusqu'à perdre l'esprit, boss. Heine d'Ayiglet. Parmi les frayeurs d'une conscience alarmée et les douleuFS de l'enfer, boss. Anne de Gonzaguc. Et passant du Jourdain les ondes alarmée,. Cueillir mal à propos les palmes idumées, boil. Sat. ix.

ALARMER (a-Iar-mé), v. a. Donner l'alarme Les bruits qui couraient alarmèrent la ville. Il m'importe de me souvenir qu'en mille occasions cette censure des hommes m'alarme, me déconcerte, m'humilie, m'abat , bourd. Carême, t. i, p. 249. Un ordre qui d'abord a pu vous alarmer, rac. Brit. i, 2. Cet enfant dont la vie alarme tant d'Etats, id. Andr. I, t. Ces discours commencés, ce visage interdit Pourraient de quelque ombrage alarmer mon esprit, volt. Mérope, m, G. Heureux si ses discours craints du chaste lecteur, Ne se sentaient des lieux où. fréquentait l'auteur, Et si du son hardi de ses rimes cyniques, Il n'alarmait souvent les oreilles pudiques, boil. A. P. il.

s'alarmer, v. réfl. || 1° Prendre l'alarme, s'effrayer , être ému. On s'alarma d'autant plus qu'on ne s'attendait à rien de tel. Nous nous alarmons, nous nous troublons, nous nous désespérons, à mesure que les biens du monde nous échappent et que nous nous en voyons privés, bourd. Carême^. I, p. 2. Vous vous alarmez peu d'une telle menace, corn. Sertor. iv, 2. Mais je m'alarme trop et Rome est plus égale, id. Nicom. iv, 6. On ne voit pas mon peuple à mon nom s'alarmer, rac. Brit. iv, 3. Tous vos voisins s'alarment pour vous, fén. Tél. xiv. Nulle raison de crainte; et, loin de s'alarmer, Confiant, il se livre aux délices d'aimer, a. chén. Élég. 33. || 2° Fig. Sa pudeur s'alarma d'abord, mais elle céda à l'utilité publique, monteso, Esp. vin, 1 1.

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