‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 110 sur 462 · ALB · texte numérisé non relu

ALB

— ÉTYM. Alarme. Alarmer, dont on n'a pas d'exemple pour le xvie siècle , parait être venu en usage dans le xvnc.

ALARMISTE (a-lar-mi-st'), s. m.etf. Celui, celle qui se plaît à répandre des bruits alarmants. C'est un alarmiste. Défiez-vous des alarmistes. || Mot né dans les alarmes de la Révolution.

— étym. Alarmer.

ALÀTERNE (a-la-ter-n') , s. m. Terme de botanique. Espèce de nerprun, arbrisseau toujours vert.

— ÉTYM. Alatcrnus.

fALBARELLE (al-ba-rè-F), s. f. Cbampignon bon à manger, qui croît sur le châtaignier et le peuplier blanc.

ALBÂTRE (d-bâ-tr'), s. m. ||1° Espèce de pierre fort blanche. Les minéralogistes désignent parce nom deux espèces de pierres tendres, blanches, demitransparentes : l'une, l'albâtre gypseux, est la chaux sulfatée compacte; l'autre, l'albâtre calcaire, est la chaux carbonatée compacte. Cette dernière a été employée en médecine comme absorbante. || Blanc comme l'albâtre, très-blanc. || 2° Par extension, blancheur éclatante. Il [Dieu] se plut à pétrir d'incarnat et d'albâtre Les charmes arrondis du sein de Pompadour, volt. Zip. 75.

— HIST. xiiie s. En celle chambre n'oit noienz De chaux, d'areine, de ciinenz. Enduit, ne moillerons n'empiaistre; Tote entière fu d'alambastre , ducange, alàbaustrum. I|xvies. Elle a très bien cette gorge d'albastre, Ce doux parler, ce cler taint, ces beaux yeux, marot, ni, 78. Et dont la petite folastre Dessus la gorge d'allebastre De sa dame, si doucement, marot, ni, 152. Marbre blanc, albastre.... o. de serres, 905. Alabastre,

— ÉTYM. Provenç. alabastre; de àAaêaorpov.

ALBATROS (al-ba-tros') , s. m. Oiseau palmipède très-vorace. Une des espèces d'albatros, connu aussi sous le nom de mouton du Cap , nous offre le plus grand des oiseaux aquatiques.

— étym. Corruption de l'espagnol alcatraz, nom donné à l'onocrotale. Quant à la dérivation d'alcatraz, elle est incertaine. L'Académie espagnole, dans son dictionnaire, regarde alcatra: comme une onomatopée du bruit que l'oiseau fait dans l'eau avec son bec. Mais cela paraît douteux.

ALBEBGE (al-ber-j') , s. f. Sorte de pêche dont la chair est si adhérente au noyau qu'on ne peut la partager. || On disait aussi auberge.

— HIST. xvie s. Les noiaux des menus abricots, des auberges et des pèches, o. de serres, 634. Il y a diverses qualités d'auberges toutes symbolisans avec les abricots . Les auberges incarnates d'un costé, jaunes de l'autre, colorées de rouge brun en la chair attachée au noiau, sont fort prisées; celles aussi de jaune doré, duracines, ayons Ja^-^Vi.iv ferme, in. 678.

— ÉTYM. Espagn. alberchigo et alberchiga. Mot douteux; Ménage le tire de albus, blanc (voy. album), à cause de la blancheur du fruit.

ALBEBGIER (al-ber-jié), s. m. Arbre qui produit des albcrges.

f ALREBTINE (al-bèr-ti-n'), s. f. Terme de jardinage. Espèce d'anémone nommée aussi parangon.

f ALBIFICATION (al-bi-fi-ca-sion) , s. /".Terme d'ancienne chimie. Action de rendre blanc.

— HIST. xvi° s. Afin qu'en si long chemin la matière soit préparée à concoctionet albification, paré,

— ÉTYM. Albus, blanc (voy. album), et ficare, fréquentatif de facerc (voy. faire).

f ALBINISME (al-bi-ni-sm'), s. m. Terme de médecine. Anomalie congénitale d'organisation qui consiste dans la diminution ou même l'absence totale du pigment destiné à colorer la peau d'une race quelconque, humaine ou animale. L'albinisme peut être total ou partiel. || Albinisme des plantes, état maladif d'une plante dont les parties, ordinairement vertes, sont blanchies par suite de la résorption de la matière colorante. On l'obtient en faisant végéter une plante en un lieu obscur; il se produit quelquefois sur une culture en plein air.

— ÉTYM. Voy. ALBINOS.

ALBINOS (al-bi-nos') , s. m. Individu qui est affecté d'albinisme, un a prétendu que les 1 intellectuelles des albinos étaient très-faibles; la meilleure histoire que nous possédions de 1 albinisme chez l'homme a pourtant été écrite par un albinos, Sachs, qui, en 1812, a parfaitement décrit l'état que lui et sa sœur présentaient. Il y a trèspeu de ces albinos, dont un a été présenté à l'Académie des sciences de Paris, volt. Russie, i, *.

ALC

— ÉTYM. Espagn. albino, de albo, blanc, de albus (voy. aube). Il faudrait due albino au singulier et albinos im pluriel; albinos est le pluriel espagnol A'albino, el barbare au singulier. Mais ce mot est tre-p entré dans l'usage pour qu'on puisse le corriger.

ALBBAN. s. m. Voy. halbran.

ALBBENÉ, adj. Voy. halbrené.

ALBUGINÉ, ÉE (al-bu-gi-né, née), adj. Terme d'anatomie. 11 se dit des membranes, des tissus dont la couleur est blanche. Membrane albuginée. La tunique albuginée de l'œil ou sclérotique. La rétraction des tissus albuginés.

— ÉTYM. Albugo (voy. ce mot).

ALBUGLNEUX , EUSE (al-bu-ji-neù , neû-z'),

adj. Terme d'anatomie. Blanchâtre. Une peau albugineuse sortit de ses yeux [de Tobie] , volt. Phil.

— HIST. xvie s. Le tiers et dernier humeur de l'œil est le vitreux ou plustost albugineux, ainsi nommé à cause qu'en consistence et couleur il est semblable au verre, ou bien au blanc d'un œuf, paré, iv, 6.

— ÉTYM. Albugo (voy. ce mot).

ALBUGO (al-bu-go), s. m. Terme de médecine. Tache blanche qui se forme à l'œil, et qui est causée par le dépôt d'une matière blanchâtre dans les lames de la cornée. L'Académie fait ce mot du féminin ; mais les livres médicaux le font du masculin.

— ÉTYM. Albugo, même signification; de albus, blanc (voy. album).

ALBUM (al-bom'), s. m. || 1° Livre sur lequel les voyageurs consignent leurs observations. Un Allemand porte son album chez tous les savants, j.j.rouss. Ém. v. || 2° Cahier sur lequel on prie d'inscrire quelques lignes de prose, quelques vers, un dessin. Que bien longtemps cet album vous redise Qu'un chansonnier.... Fut un moment la dupe de vos yeux . bérang. Coupl.d'alb. || 3' Terme d'antiquité romaine. Tablettes recouvertes d'un enduit de plâtre sur lesquelles étaient inscrits les actes du préteur.

— ÉTYM. Album, neutre de albus, blanc; grec, àX~o:, tache blanche; celtique, alb.

fALBUMEN (al-bu-mèn') , s. m. || 1° Terme de botanique. Nom donné par quelques botanistes à la substance qui environne l'embryon dans quelques graines, telles que celle du froment. || 2" Terme d'anatomie. Mot quelquefois employé pour désigner le blanc d'œuf.

— ÉTYM. Albumen, blanc d'œuf (voy. albumine).

ALBUMINE (al-bu-mi-n'), s. f. Principe immédiat des animaux et des végétaux qui compose le blanc de l'œuf et se coagule par la chaleur.

— HIST. xme s. Oile [huile] violât mellé h aubun d'uef, alebrant, Régime du corps, ms. n° 7929, f. 34, verso.

Ï^YM. Albumen, blanc d'œuf, de albus, blanc (voy. albuÏîJvJ.-i forme de l'ancien français aubun ou albun est régulière •TOfl?R8FrJtr?S :"'''■;- hiv.n'ln: m ine, ayant l'accent sur bu, donne albun. AWùTtn ■ fait récemment sur le cas régime, et n'a plus rien de commun avec l'accent latin.

f ALBUMINÉ, ÉE (al-bu-mi-né, née) , adj. Terme de botanique. Se dit d'une graine qui est pourvue d'albumine.

ALBUMINEUX, EUSE (al-bu-mi-neû, neû-z'), adj. Qui contient de l'albumine.

— ÉTYM. Albumine.

fALBUMlNOÏDE (al-bu-mi-no-i-d') , adj. Terme de physiologie. On désigne sous le nom de matières albuminoïdes un groupe de corps azotés, neutres, incrislallisables , décomposables au feu, putrescibles, assimilables etpar conséquent nutritifs; telles sont l'albumine, la fibrine et d'autres.

— ÉTYM. Albumine, et eîSoç, forme (voy. idée).

| ALBUMINURIE (al-bu-mi-nu-rie) , s. f. Terme demédecine.Pissementd'albumine. c'est à dire émission d'urines qui contiennent de l'albumine; c'est le symptôme de diverses affections, et entre autres d'une lésion des reins.

— étym. Mot hybride , composé de albumine et oùpeîv, pisser (comp. urine).

t ALBURNO (al-bur-no), s. m. Sorte de vêtement des Maures. Des lances ornées de pennons blancs et bleus, des alburnos étaient rangés auprès des boucliers, CHATEAU!!. /). tirs Ahrllf. 15t.

— étym. C'est le même que burnous (voy.cemot) avec l'article arabe al.

ALCADE (al-ka-d'), s. m. Nom de certains ma gistrats en Espagne. Un cacique, un corrégidor, des régidors et des alcades formaient le corps militaire, civil et politique, des Réductions, chateaub. Génie, iv, iv, 6.

ALC

— ÉTYM. Espagn. nlcahlc; portug. alcaide; de l'arabe, al, le, et kadi , juge, ou caid>, gouverneur

t ALCAEST ou ALCAHEST (al-ka-èst), s. m. î| 1" Terme d'alchimie. Liqueur qui était supposée propre à guérir toute sorte d'engorgements. || 2° Dissolvant universel ,- capable de ramener tous Iês corps de la nature à leur première vie.

— ÉTYM. Ce mot a été inventé par Paracelse, et ne parait avoir aucune étymologie.

ALCAÏQUE (al-ka-i-k'), ad/. || l»Vers alcaïque, sorte de vers grec inventée parAlcée, et adoptée par les Latins. || 2° Strophe alcaïque , strophe grecque ou latine, où entre le vers alcaïque. || 3° Substantivement. Le grand, le petit alcaïque. Le grand alcaïque avait deux pieds de plus que le petit.

— ÉTYM. A>y.aï'/.o:, de 'AV/.oïo:, IlOmdupoete AIcée. AAxaïoç veut dire le fort et vient de ijy.r, , force (voy. axcée).

ALCALESCENCE (al-ka-lè-ssan-s') , s. f. Terme de chimie. Mouvement par lequel une substance de- \ ient alcaline.

— étym. Alcalescent.

ALCALESCENT, ENTE (al-ka-lè-ssan , ssan-t'), adj. Terme de chimie. Qui prend ou qui a déjà les propriétés alcalines.

— étym. Alcali.

ALCALI (al-ka-li), s. m. || 1° Plante marine qui produit la soude du commerce. || 2° Produit salin de l'alcali réduit en cendres. || 3" Toute substance qui a des propriétés analogues à celles de la soude. Chez les anciens chimistes, alcalis fixes, la soude el la potasse; alcali volatil, l'ammoniaque. Loin de donner aucun vestige d'alcali volatil, j. j. rouss. Lui. i. || 4° En chimie, les alcalis sont des corps composés qui ont pour caractères distinctifs de verdir le sirop de violette, de rougir la couleur jaune de curcuma, de ramener au bleuies couleurs bleues végétales rougies par les acides, de remplir le rôle de base en présence des acides dans les combinaisons connues sous le nom de sels.

— HIST. xvie s. Des sels, comme ammoniac, alkali.... paré, xxv, 32.

— étym. Provenç. alcali; de l'arabe al, le, et cali, nom de la salsola soda de laquelle on extrait l'alcali.

t ALCALIFIANT , ANTE (al-ka-li-fi-an , aat'i, adj. Terme de chimie. Qui produit les alcalis. Quelques chimistes ont pensé que l'azote était le princij e alcalifiant ; opinion erronée, puisque beaucoup d'alcalis ne contiennent pas d'azote.

— étym. Alcali, et ficare , fréquentatif de facere (voy. faire).

f ALCAUMÈTRE (al-ca-li-mè-tr') , r. m. Terme de chimie. Instrument propre à mesurer la quantité réelle d'alcali que contient une soude ou une potasse du commerce, d'après celle d'acide sulfurique qu'il fa- t employer pour saturer une quantité donnée de l'une ou de l'autre de ces substances.

i iv.M. Alcali, et (iéTpov, mesure (voy. mètre).

I ALCALIMÉTRIE (al-ka-li-mé-trie) , s. f. Terme de chimie. Nom donné aux procédés de del'aide desquels on détermine la proportion du volume d'alcali contenu dans un liquide.

— étym. Alcalimètre.

ALCALIN, INE (al-ka-lin, li-n'), adj. Qui ; port aux alcalis. Sel alcalin. Substance alcaline.

— ÉTYM. Alcali.

-[-ALCALINITÉ (al-ka-li -ni-té), s. f. Terme de chimie. Etat ou caractère d'une substance qui sède les propriétés des alcalis.

f ALCALISATION (al-ka-li-za-sion) , s. f. Terme de chimie. Action d'alcaliser.

— ÉTYM. Alcaliscr.

ALCALISÉ.ÉE (al-ka-li-zé, zée), part, passé.

ALCAL1SER (al-ka-li-zé), v. a. Terme de chimie. Dégager d'un sel neutre, par l'action du feu, la partie acide qui y était contenue, de manière qu'il ne reste plus que la partie alcaline.

— ÉTYM. Alcali.

f ALCALOÏDE (al-ka-lo-i-d") . s. m. || 1° Terme de chimie. On nomme ainsi certains corps qu'on extrait des végétaux et qu'on regarde comme des alcalis parce qu'ils neutralisent les acides. La morphine est un alcaloïde. j| 2° Il y a aussi des aie. , tés ou animaux, qui sont des composés neutres, ou qui jouent le rôle de base auprès de quelques acides, l'urée par exemple.

— ÉTYM. Alcali, el eTSoç, forme (voy. idée).

; ALCANTARA (al-kan-ta-ra) , s. m". Ordre militaire d'Espagne, institué en H70.

— ÉTYM. Alcantara est le nom d'une ville pagne dont le nom signifie le pont. Alcantara ou alcantera, dans la basse latinité, signifie pont;

ALC

t canthara

\i c IRRAZ v i il ca ra /.'-. s. m Vase d'une . d 'us lequel l'eau

,, ; i ii du i

, . :■ itii ■ i

REM. L'Acad ;' "^ri

us; mais il a') a aucune i l'orlhograpl ' '• faut

supprimer au singulii r l's qu el qui rend

ETYM. I cle arabe al,

et de quraa . cruche.

\iiir i i), x /".Belle plante bisannuelle, nomn i trémière. v

mes une pra

Imi r. ■ 's. i ■ - vignes sauvages s'én! du tulipier à l'alcée, id. I ÊTYM. Latin, alcea; grec, iXxéo, de à).xsïv (d'où vient iXxÀ), eti urir.

ALCHIMIE d-chi-mie. Le dictionnaire grammat dit qu'i , ononce alkimie; aujourd'hui on prononce alchimie, comme chimie), s. /".

l'étudi cherchait la

: i la transn taux. L'ali tion de ! i

izarin se fa 1 te de ce qu'il avait

fait <'•'. un peu de | dchimie cctle

nuée

— iiisr. xiir s. Ou d'alquemie ;

tous metaus en color taingne, Qu'el [l'art] se por- . Que les i , mer, Se tant

ail qu'el le S lor nature preme

raine, la Rose, 10207. || xive s. Le penser esl er infaicte Contre le l'alchymie El pro-

e, L'alch. à nat. 728. || w . I fauldroit faire l'arquemie, Qui vouldroit forgier qu'elle devint loyaulté est endurcie, en. d'oui., lloiide!. Il avoil tance à ung des h tb !■ s tu mmi i du qui estoit le meilleur arquemiex que on peust trou- > < avecques faisoit escuz d'arquemie les plus mrroil dire, d i ingi . arq\ Y dussai je employer 1 . .

d'autre alch] mie : Enc ire n'j pei drai je rien; 1 ir : îx. xi. Il xvi's. S la fin m- cas s'en vaen fumée, tellement que leur mie se pour roi t plus proprement dire art qui . 'm art qui n'esl per. Contes, xrv.

— ÉTYM. Provenç. alkimia; espagn. alqu ital. alchimia; île l'article arabe, al, el chimie.

ALCHIMILLE (al-ki-mi-lP), s. f. Terme de botatte de la famille des rosacées, dite aussi le-lion, el 1 l'extérieur comme as-

tringente, vulnéraire et détersive.

— ÉTYM. tbe a kem

h •■ ruse de l'importance de cette plante pour les alchimistes,qui avaient cru trouve] cueillie sur ses feuilles un adjuvant pour la transmutation des métaux vils en or.

ALCHIMIQUE (al-chi-mi-k') , ad/. Qui a à l'alchimie.

ALCHIMISTE (al-chi-mi-sf) , s. m. Celui qui s'occupe (.r.il'-lnniio. Tu vas, 'lis lu, vieux et pauvre alchim de l'or des métaux indigents, bë-

Alchim.

— iiist. xvi'-' s. Le commun langage des alquemistes, c'est qu'ils promettent un monde de ricb despeb. Contes, xiv. On pourra toucher ces ulcères avec eau alumineuse, ou eau des alkemistes corrigée et adoucie, comme celle qui aura j;\ opéré (qui est bleue) eau de sublimé, pake, xvi, \ô. Les alchymistes tiennent une autre forme de traiter les fièvres, que ne font pas les médecins qui suivent la doctrine de Galien, id. xx, 4.

— ÉTYM. Alchimie.

t ALCIDE (al-ci-d'), 5. m. Nom d'Hercule dont on se sert pour désigner un homme très-fort. C'est un alcide.

— ÉTYM. &Axei5»{.

ALCOOL (al-ko-ol. On écrivait autrefois alcohol) , s. m. y 1° Esprit-de-vin, liquide obtenu par la distillation du vin. La glace factice aurait autant de feu que l'alcool le plus pur, yolt. F< u , 11, 2. || 2° En général, liqueur obtenue, par distillation, de la liqueur vineuse que fournissent toutes les matières qui, contenant du sucre, sont susceph: fermenter. || 3" En termes de chimie, nom générique d'une classe de composés neutres formés de carbone, d'hydrogène et d'oxygène, dont les fonctions chimiques sont semblables à celles de l'alcool

ALC

it le éléments sont semblabl menl di î [ '. I ih !u, alcool qui ne c ml sn1 p i .

— iiist. xvi0 ?. Coll re est 1 ippro

fait de medicamens bien subtUe- \ 1 ,!' disent 1 1e al

— êtym ! ''»' al, le

: ; les uns

poudre tn fini enduire d'une poudre fine, d'un collyre; les autres ly, rôtir, griller (voj La]

forme la plus directe; mais on ne irend pas tout d aboi l c m sens a pas è d'une 1 '1 l'es vin. La seconde, qui ne rend pas compte de la forme du mol , est ] , pui : que c'est pai | e la distillation s'opère. Mais q te le mot alcohol, dans la pharmacie ancienne, >; l" une pou

ni même mot portenl , par cela

3; et de plus, les deux significations,

1 , . 1 cela qu'elle exprin 1 le ti imité ; l'é

véritable. D onde son dictionnaire, L'Académie a l'A étyi qu'elle mettait précé

';. | ALCOOLA I i.il k" o lai, v. m. Tenue il

m j toul médicament liquide ulte de la distillation de l'alcool sur u

is arom itiques, végél des ou anit ci [ue l'on nommait autrefois esprit.

— ÉTYM. !

ILCOOLATE (al-ko-o-la-f), s. m. Terme de chimie- i cool avec un ;el ,

| ALCOOLATURE (al-ko-o-la-tu-r') , s. f.

!'•. Médicament liquide qu'o

faisant macérer des substances organiques avec l'alcool.

f ÀLCOOLË d-ko-o-lé), s. m. Terme de pharmacie. Alcool qui, par la macération, I

'iécoction, a été chargé des prinune ou de plusieurs s'il' itances.

— ÉTYM. ÂlcOOl.

ALCOOLIQUE al ko o-li-k'), adj. Qui

l. Liqueurs es, le vin, l'eau-de-vie

tes les liqueut - de table.

— ÉTYM. .I

| ALCOOLISATION (al-ko-O-li za-sion) , s. f. Terme de chimie. Développement, dans les liquides, des propriétés qui caractérisent l'alcool.

—REM. Alcoolisation s'est dit, dans l'ancienne pharmacie, pour l'action de réduire une substance en poudre fine.

ALCOOLISÉ, ÉE (al-ko-o-li-zé , zée), part, passé. Se dit d'un liquide qui contient de l'alcool, ou dans lequel il s'en est développé.

ALCOOLISER (al-ko-o-li-zé), v. a. || 1" Mêler de l'alcool avec un autre liquide. || 2° Dans l'ancienne pharmacie, réduire en poudre fine, à. cause de la signification primitive d'alcool , qui est poudre fine.

f ALCOOLISME (al-kc-o-li-sm'), s. m. Terme de médecine. Alcoolisme chronique, maladie caractérisée par mie détérioration graduelle de la constitution et par des accidents nerveux; elle s'observe surtout dans les pays froids, où les travaux pénibles exigent l'emploi des boissons alcooliques de la part des ouvriers; ce qui en conduit beaucoup a. abuser de ces boissons.

—ÉTYM. Alcool.

t ALCOOLOMÈTRE (al-ko-o-lo-mè-tr') , s. m. Terme de chimie. Pèse-liqueur employé pour déterminer ce qu'un liquide contient d'alcool absolu.

— ÊTYM. Alcool, et piTpov, mesure (voy. mètre).

ALCORAN (al-ko-ran) , .î. m. || 1° Le livre qui contient la loi de Mahomet. Ajouter un chapitre a l'alcoran, boss. Hist. 11, 03. Le glaive etl'Alcoran dans mes sanglantes mains Imposeraient silence au reste îles humains, volt. Fanât, u, 5. Pour moi, je lis la Bible autant que l'Alcoran, boil. Lulr. Vf. || 2" Familièrement. Je n'y entends pas plus qu'à l'Alcoran, je n'y entends rien.

— REM. On dit aussi le Coran, et sans doute mieux, puisque al est l'article arabe et signifie le, ce qui fait avec notre article , une sorte de double emploi; mais Alcoran est consacré par l'usage, et coran, bien que recommandé par les orientalistes, ne peut pas le bannir.

— HIST. xvc s. Turc ne serai vraiment, Car l'alco-

ALE

fent Le vin, qui n'est créé que pour l'humain

bassi u -, xxiv. |x\r s. Quand le député du

1 ■"' uedoc s'avança pour luy dire qu'il avoit tiré le

PIus beau el 1" meilleur do son propos de l'alooran

de Machiavel, ikoumenteau, Finances, m, p. 4)7.

— êtym. L'article arabe, ai, et coron (voir, co mot) J

ALCÔVE (al kô-v'. le dictionnaire grammatical de 1784 dit que l'a est bref : al ko-ve. Aujourd'hui il e .1 long), s /'. Enfoncement pratiqué dans une chambre pour y placer un lit. Dans le réduit obscur d'une alcôve enfoncée, boil. Lulr. [.Son lit de velours rouge est dans son alcôve, sêv. 443, Là sous l ali ôve sombre.... Une jeune beauté dort sur un lit 1e, i.amaht. Harold, vr. Le Caveau avait un

lit dans 1 aie ve où Monseigneur couchait sou-

tM. 01 , 195. H Quelques uns font mal à propo ali ôve masculin.

ÊTYM Geni v. alcovre; espagn. alcoba; portug. □ 1 alcova; ital. alcovo; de l'arabe al, le, et kola, petite m tison, ou kubbet, voûte, tente. D'au très ont cherché ui ie allemande; mais le

ii"l et, par con équenl . arabe.

ALCYON fal si on), s. >n . || 1" Oiseau de mer assez semblable à l'hirondelle, dit aussi martin pê cheur. Les anciens racontaient que la mer demeure calme pendant que les alcyons font leurs nids. Pour tout bruit le cri d et le murmure des va-

gues, chateaub. Itinér.21 7. oiseaux chersàThétys, doux a: trez,A.CHÉN, Élég. 20. Il 2°Nidsd'al-

danganeou hirondelledu rivagede inchine. Les nids d'alcyon sont construits avec une matière gélatineuse que li i rj ptes du jabot de cet animal sécrètent au temps de la ponte. Ils sont employés en Chine comme aliment.

— ÉTYM. 'Aaxvùv, de à).:, la mer (pour les rapports de ce mot, voy. sei ), et de xûwv, qui fait ses l' lit . de xue.iv, faire des petits, parce que l'alcyon fait son nid sur la mer. M. Benfey, u, 165, rattache la dernière partie du mot à xûwv, chien (voy. chien). A cause de l'étymologie quelques uns écrivent en latin Halcyon et Halcyone.

t ALCYONE (al-si-o-n'). s.' f. Etoile tertiaire, la plus brillante des Pléiades, marquée y) dans les cartes.

ALCYOMEN (al-si-o-niin), adj. m. Qui appartient à l'alcyon. Jours alcyoniens, les sept jours qui précèdent et les sept jours qui suivent le solstice d'hiver, pendant lesquels l'alcyon, dit-on, fait son nid, et la mer passe pour calme.

— étym. Alcyon.

ALDÉBARAN ial dé-ba-ran) , s. m. Terme d'astronomie. Nom d'une étoile de première grandeur,

qui est dans, l'œil du Taureau.

— ÉTYM. Arabe, al, le, et debaran, nom de l'étoile en question.

A-LDÉE (al-dée), s. f. Terme de géographie. Sert à désigner les bourgs et les villages des possessions européennes en Afrique et dans les Indes.

— ÉTYM. Espagn. aldea; portug. aldca etaldeia, village, et de là aldeiâo, villageois, aldeiar, diviser par villages; de l'arabe, al, le, et daiah, fonds de terre. On a indiqué d'autres étymologics ; mais l'arabe est le seul qui explique bien la terminaison ea.

ALDERMAN (al-dèr-man') , s. m. Officier municipal en Angleterre.

— ÉTYM. Anglais, aldcrman ; suédois, aûderman; del'anglo-sax. ealdor, ancien; danois, œldre; allem. ait , vieux; et de mon, homme. Pour les mots germaniques qui signifient âgé, voyez adolescent. Quant à mann, homme, il tient au sanscrit manu, homme, auquel tient aussi le latin mas, mâle (voy. mâle).

f ALE (é-1'; on suit la prononciation anglaise) ,s. f. Sorte de bière anglaise où il entre moins de houblon que dans le porter

— étym. Angl. aie; dan. et suéd. al.

ALÉATOIRE (a-lé-a-toi-r) , adj. || 1° Terme de

droit. Dépendant d'un événement incertain, quant au gain ou à la perte. Vendre une récolte avant qu'elle ne soit mûre, est une vente aléatoire. L'assurance, est un contrat aléatoire. || 2° Dans le langage général, soumis aux chancesdu hasard. Tout cela est fort aléatoire. L'urne aléatoire Nous jette bien souvent la honte pour la gloire, v. hugo, F. d' Aut. 37.

— ÉTYM. Aleatorius, de aléa, jeu de dés.

f ALECTON (a-lè-kton), s. f. Terme de mythologie. Une des trois furies. Et l'inflexible Hécate et l'horrible Alecton, j. b. rouss. Circé.

— ÉTYM. 'AXtihtù et 'AX).-/r/.TÔ> , de âÀ),ïi-/.xo;, de à privatif, et X^yetv, cesser, qui ne cesse pas.

ALE

t ALECTRYOMANCIE (a-lè-ktri-o-man-sie) , s. f. Terme d'antiquité grecque. Sorte de divination qui se pratiquait à l'aide d'un coq et de grains de blé.

— ÊTY1T. "A>£XTpufc>v , coq, et [xavTEta, divination (voy. mancie).

ALÈGRE, adj. Voy. ALLÈGRE.

ALÉGREMENT, adr. Voy. allègrement.

ALÉGRESSE, s. f. Voy. allégresse.

ALÉGRETTO , adv. Voy. allégretto.

ALÉGRO, adv. Voy. allégro.

t ALEMBROTII (a-lan-brot) ,adj. et s. m. Sel alembroth ou sel de la sagesse, nom que les alchimistes ava.ent donné au produit que l'on obtient en sublimant ensemble du deutochlorure de mercure et du chlorure ammonique.

ALÊNE (a-lè-n'), s. f. || 1" Poinçon de fer dont on se sert pour percer et coudre le cuir. || 2° Terme de pèche. Nom vulgaire d'une espèce de raie.

— HIST. xnie s. Fers de alêne, greiffies, aguilles, estamines , ij'r. des Met. 321 . Laiens s'est li païens trèstout seus [seul] enfermés ; Deus bons cotiaus d'acier en a o lui portés, Etpoinchons et alesnes ; moult bien estapensés,CA. d'Ant. vi, 358. Des'alesne son œil [il] cassa [creva] dont il cousoit sa caucemente [soulier] , du cange , calceus. One ne fu faus plus esmolue , Ne nule alesne plusague, Unicorne et serpent. [| xvies. Il lui feit percer la langue avec trois coups d'alesne en trois endroits, amyot, Artax. \i. Tu perceras lesdits os avec alaines quarrées, paré, iv, Chap. compl.

— ËTYM. Berry, alègne, alogne ; limousin, lerno ; provenç. alena ; ital. lésina; espagn. lesnaetalesna; de l'anc. haut allem. alansa, transposé en alasna; suisse, àlasme; allem. mod. ahle (comp. lésine).

f ALÉNÉ, ÉE (a-lé-né, née), adj. Terme de botanique. Qui est en forme d'alêne. Feuille alénée. On dit plus communément subulé.

ALÊNIER (a-lè-nié), s. m. Celui qui fait et vend des alênes.

— ÉTYM. Alêne.

ALÉNOIS (a-lé-noi), adj. m. Il ne s'emploie que dans cette dénomination : cresson alénois, le cresson des jardins.

— HIST. xinc s. Auset oingnonsàlongue alaine ! Puis après cresson de fontainel Vey-ci bon cresson orlenois, g. de la Villeneuve, Cris de Paris,

— ÉTYM. L'historique montre que alénois est une corruption pour orlenois, c'est-à-dire cresson d'Orléans.

f ALENTI, TE (a-lan-ti , tie), part, passé. Qui est devenu plus lent. Non que ma passion s'en soit vue alentie, corn. Sert, iv, 2.

f ALENTIR (a-lan-tir). || 1° V. «. Rendre plus lent. Votre passion alentissant son cours, mol. l'Étour. i-v, 5. Un exemple si lâche alentitleur ardeur, M.kinET, Mort d'Asdr. IV,3. || 2° V. ». Et laissant alentir les flammes légitimes, QuiNAULT,.¥or<(feCi/rus,iv, 4. || 3» S'alentir, v. rêfl. La fureur s'alentit par le retardement, rotr. Antig.iv, 3. [J'avais vu] De César irrité le courroux s'alentir, id. St. Genest, iv, 2. [Il] ne sent pas que parla son ardeur s'alentit, mairet, Soph. il, 4. || Mot très-bon, employé par Corneille, Molière et Rotrou.

— HIST. xni" s. Les fenestres [ils] ouvrirent, ne sont pas alenti , Berte , lxxxiv. Des nouviaus chevaliers nuls ne s'en alenti, ib. cvm. Tout ce dist il, mais il menti ; N'onques por ce ne s'alenti De ma grant honte porchacier, Ben. 8330. |j xive s. Bertran s'en vint à li, et si l'ala saisir, Etli dit doucement: « X pié puissiez venir ; Il vous faut remonter sans point de ralentir», Guesclin, 8850. ||xves. Dame, j'i vois [vais] sans alentir ; Ne tarderay ne pas une heure, la, Nativité de N. S. J. C. || xvie s. Nouveau Sylvain j'alenterois l'ardeur Du feu qui m'ard d'une flamme trop vive, rons. 78. Mais la fièvre d'amours Qui me tourmente, Demeure en moy tousjours Et ne s'alente, ib. 4 59. Plus je m'efforce alenter son ardeur, Plus d'aiguillons elle me lance au cœur, ib. 043. Il fut résolu àBlois de traiter une paix, ou à bon escient ou pour alentir les desseins des refformez, d'aub. Hist. n,268. J'en treuve qui se mettent inconsideréement et furieusement en lice, et s'alentissent en la course, mont, iv, tes. Leurs forces s'estoient plus alenties et diminuées par cinq ou six ans de paix que par dix ans de guerre ouverte, Satire Mén. p. 132. Car l'arc tendu trop violentement Ou s'alentitou se rompt vivement, ronsard, 4 15. Pour rompre et alentir un peu l'impétuosité du fil de l'eau, amyot, César, 30.

— ÉTYM. A et lent; provenç. alentar et alentir. Dans l'ancien français il y avait aussi les deux formes alentir et alenter,

ALE

| ALENTISSEMENT ( a-len-ti-se-man ) , s. m. Action d'alentir.

ALENTOUR ou À L'ENTOUR (a-lan-tour) , adv.

|| 1° Aux environs. Tourner alentour. Rôder alentour. Elle répandait alentour une puanteur insupportable, mass. Bech. Loth vit alentour une contrée fertile, douce, aimable, riante, telle que son cœur la souhaitait, m. Car. Salut. \\ 2° D'alentour, des environs. La ville et les villages d'alentour étaient pleins de jeunesse, fén. Tél. xm. Le temple et les bâtiments d'alentour, boss. Hist.u, 9. L'horrible cri d'une troupe d'orfraies A rempli d'un grand bruit tous les lieux d'alentour, rotr. Antig. v, 5. Des postes d'alentour il faut te rendre maître, volt. Catilina, iv, 3. || 3° Prép. Les voilà tous à l'entour de lui ; courage ! ferme ! mol. la Princ. ïnterm. se. i. Â son réveil il trouve L'attirail de la mort alentour de son corps, la font. Fab. m, 7. Le malheureux lion se déchire lui-même, Fait résonner sa queue à l'entour de ses flancs , id. ib. n, 9. Il eût perdu son temps alentour de la dame, id. Coupe. Alentour du muet toutes huit accoururent , id. Maset.

• — REM. 1. L'Académie dit que alentour de, préposition, a vieilli. Mais il a pour lui de bons auteurs, Use comprend bien, et pourrait s'employer. || 2. L'orthographe reste indécise entre alentour et à l'entour; et, de fait, il importe assez peu de la fixer. Seulement quand alentour est précédé de la préposition de, il n'y a plus de choix, et il faut écrire alentour d'un seul mot.

— HIST. xvc s. Ung seul saige homme on nel'entremet à l'entour [près des jeunes seigneurs] , comm. i, io. || xvic s. J'espère le trouver par dessa Tournon. Mais le grant seneschal luy doit donner à l'entour de Vienne quelques chasses qui le pourront retarder, marg. Lett. xxxvi. Elles n'eussent point planté leur camp dedans la propre ville d'Athènes, si premièrement elles n'eussent conquis le païs d'alentour, amyot, Thés. 33. Ils se perdent eulx niesmes, dansant, comme l'on dit en commun proverbe, la danse d'alentour du puis,iD. Comment dise, le fiait. 47. Le païs d'alentour est une vallée ceinte et environnée de montagnes, id. Fab. <5. L'offrande estoit un rameau d'olive sacrée entortillé, à l'entour, de laine blanche, id. Thés. 21. Et la [cette danse] dansa premièrement Theseus à l'entour de l'autel, id. ib. 25. On monstre encore de leurs sépultures à l'entour de la ville de Scotuse, id. ib. 35. Tarpeïa leur vendit la place, pour l'envie qu'elle eut d'avoir les bracelets d'or qu'ilz portoient à l'entour de leurs bras, id. Rom. 26. Vous avez fait trancher la teste à l'escuyer Merveilles mon ambassadeur résidant à l'entour de vostre personne, m. du bellay, 200. Il envoya sonner le tabourin alentour de- la ville, rab. Garg. I, 26. Qu'elle ne puisse porter joyaux d'or à l'entour de sa personne, mont, i, 337. Les taureaux respandent et jectent la poussière àl'entourd'eulx,iD.2b.n,iG4. Il munit son corps, et le crouste tout à l'entour de limon bien paistri, id. ib. n, 164.

— étym. A , le et entour.

ALENTOURS (a-lan-tour), s. m. plur. |J 1° Lieux circonvoisins. Les alentours de la ville. L'ennemi infestait tous les alentours. Les alentours des bivouacs étaient jonchés des corps de plusieurs milliers de chevaux, ségur, Hist. de Nap. xi, ch. u. La Suisse se trouva, dès sa naissance, puissance militaire : son sol, sa pauvreté, ses alentours, tout l'appelait à être guerrière, mais à ne l'être que pour se défendre, ferrand, Esprit de l'histoire, t. i, p. 223. || 2° En parlant des personnes, ceux avec lesquels on est en commerce suivi. Cependant Louis XVI l'aurait fait s'il avait été. moins dominé par ses alentours, mignet, Révol. fr. i, 57.

— ÉTYM. Alentour.

f ALÉPINE (a-lé-pi-n') , s. f. Sorte d'étoffe de soie et de laine. La dame apparaît sombre dans ses vêtements d'alépine noire, sous son chapeau et sous son voile noir, Roman moderne.

-- ÉTYM. La ville d'Alep.

ALÉRION (a-lé-ri-on), s. m. Terme de blason. Petit aigle aux ailes étendues, sans pied ni bec. La marquise du Chastelet porte les armes pleines de Lorraine, avec trois fleurs de lis d'argent sur la bande, au lieu des trois alérions de Lorraine, stsim. 39, 204.

— HIST. xne s. Un dart molu tenoit li gloz félon, Envers Guillaume le lança de randon ; Si bruit li cops comme un alerion, Li coronemens Looys, v. 961 . || xnie s. Sire Frobert le gresillon Plus tost que un alerion Vint poingnant encontre Renart, Ben. 27608, || xiY° s, Tout ainssin [ils] le redoubtent coin

ALE

hestelelion, Et com font li oisel le fort alerion, Girart de Ross. v. 3380.

— ÉTYM. On lit dans J. Salisbery, De nugis curial. i, (3 : « Aquila namque sicul rex avium est, si non « alarionem excipias, quœ forte aquilarum species « potentissima est. » Le nouvel éditeur de Du Cange ajoute que dans Salisbery alarionem est sans doute une faute et qu'il faut lire valeriam , d'après Pline, x, 3, qui dit : « Aquila valeria viribus praeci- « pua. «Mais nos textes françaisdu xne et du xmc siècles prouvent qu'alerion est un mot réel et qn'alario doit être conservé dans J. de Salisbery. Ces anciens textes montrent que Valérion était non pas seulement une figure de blason, mais aussi un oiseau véritable, etle passage de J. de Salisbery, que c'était une grande espèce d'aigle. Il est probable qu'alario vient de aquilario , augmentatif barbare de aquila (voy. aigle). Qu'ensuite le blason en ait fait un petit aigle sans pied ni bec, il n'y a pas beaucoup à s'en étonner.

\. ALERTE (a-lèr-f). loc. interj. Debout, garde à vous. Alerte! alerte! voici nos gens qui accourent. Alerte, cet homme peut nous échapper à tous les moments, retz, in, 97. Melac avait réussi à faire peur de son nom et à tenir alerte vingt lieues, à sa portée, de pays ennemi, st-sim. HO, 191.

— HIST. xvie s. Le pilot, prévoyant ung grain, commenda tous estre à l'herte, tant nauchiers et mousses que nous aultres voyagiers, rab. Pant. iv, ts. Eschylus a beau se tenir à l'airte, le voylà assommé d'un toict.... mont, i , 74. Et se contenta d'avoir cinq cents bons chevaulx d'eslite, pour se tenir allerte, et secourir à propos ceulx qu'il verroit en avoir plus grand besoin, carl. viii, 36.

— ÉTYM. Ital. all'erta; espagn. et portug. alerta ; de l'ital. ail' , à la, sur la, et erta, côte, pente, mot à mot, être sur un lieu éminent d'où l'on voit tout ce qui se passe à l'entour; de là être vigilant, prêt, sur ses gardes; de là donner une alerte, c'est-à-dire appeler à la vigilance. Erta est le féminin du participe erto, qui veut dire dressé, élevé, et qui est une abréviation de cretto, même signification, du verbe erigere ou ergere, qui est le français ériger (voy. ériger).

2. ALERTE (a-lèr-f), s. f. Appel à la vigilance; inquiétude subite. Donner une alerte. Avoir une alerte. Dans une alerte. La souris ne sort de son trou que pour chercher à vivre ; elle ne s'en écarte guère, y rentre à la première alerte.... buff. Souris.

— ÉTYM. Alerte I.

3. ALERTE (a-lèr-f), adj. || 1° Qui est vigilant, qui se tient sur ses gardes. Notre chat vit de loin Son rat qui se tenait alerte et sur ses gardes, la font. Fab. vin, 22. Combien j'ai sans cesse l'oreille alerte! j. j. rouss. Ém. n. ]| 2° Prompt à voir et à saisir. Les fripons sont toujours alertes. À Colin toujours alerte, Ne faites pas les yeux doux, bërang. Mère av. || 3° Vif, agile. Ce garçon, cette jeune fille est très-alerte. Trajet de trois jours pour des gens alertes. Domestique peu alerte.

— ÉTYM. Alerte, L

f ALÉSAGE (a-lè-za-j'), s. m. Technologie. Action d'aléser.

— ÉTYM. Aléser.

f ALÈSE (a-lê-z'), s. f. Voy. alèze.

f ALÉSÉ, ÉE (a-lé-zé, zée), part, passé.

f ALÉSER (a-lé-zê. La syllabe le prend l'accent grave quand la syllabe qui suit est muette, excepté au futur et au conditionnel où Taccent aigu reste), ». a. || 1° Technologie. Unir la surface intérieure d'un objet qui a été foré. I] 2" Aléser les monnaies, en redresser les bords.

— ÉTYM. Berry, aliser; espagn. alisar , rendre poli. L'espagnol vient de la préposition a et de liso, lisse, poli. Je pense que le verbe français est le même (le berry nliser servant d'intermédiaire), et a par conséquent la même origine (voy. lisse).

f ALÉSOIR (a-lé-zoir), s. m. Technologie. Instrument qui sert à aléser, c'est-à-dire à polir à l'intérieur un objet foré.

— étym. Aléser.

f ALESTER ou ALESTIR (a-lè-ster ou a-lè-

stir),r. a. || 1° Terme de marine. Rendre plus léger un bâtiment ou son gréement. || 2° S'alestir, v. réfl. Se disposer à faire quelque travail dans un navire.

— ÉTYM. A, donnant un sens verbal, et leste. fALÉSURE (a-lé-zu-r), s .f. Débris qui tombent

quand on alèse.

— étym. Aléser.

f ALETTE (a-lè f ) ,s.f. \\ i" Terme d'architecture.

Petite aile , jambage sur le pied droit. Bords d'un trumeau qui dépasse une glace ou un pilastre. |j 2° Tenue

ALE

ALG

ALG

de 01 rie. Cuir cousu à l'empeigne d'un sou-

lier.

M EUROMANCIE d'antiqui é le. D latio [ui

i de la farine de fromi

— étym. 'AXeupov, farine, el (iovteCœ, divination.

; Al. EVIER (a-le-vié), S. m. \ . inier.

vi i vi\ . i !.* \ irO . i. m. Menu poisson qui serl 1er les étangs.

— 8TYM. On écrivait aussi ah " Mérait venir ce mot du latin albamen . qui

lie la partie blanche .l'une chose, et qui vient de albus, blanc. Suivant lui. un appelle le menu poisson employé Jv i même

raison qui fait qi

certaine C8tl

pie ne rendant pas ci i 'lu mot "/ i >» . d

faut cherch i imum,

plant, pépinière , allevamentum , mêm tien, allevaticius a, a

nourrir, élei lever,

l'avons i ; aile tin et aillevan, enfant trouvé. 11 résulte d prochement de ces mots que dans la basse latinité, dans le vieux fiançais et dans l'italien emploie altver dans le rer, nourrir. Des

lors, rien de plus naturel que

■ . qui signifie pour le poisson ce qi élève pour les bestiaux. Au reste on peut c confirmation, le mot nourrain, venant évidemment urrir, et qui signifie, con i n, le menu

destiné à peu] 1er un étang. Quant a a synonyme di

à un point plus élevé, et de la fai . gran-

dir; il vient du latin allev ire, élever, d ad, vers (voy. X). et de Jet-are, lever soi (voy. le-

ver). Alevin dérive régulièrement de la forme non latine n, et serait mieux écrit ah min,

vmen ; mais aleviner, va nant consacré, s'oppose à ce qu'on prenne cette orthographe.

ALEVINAGE (a le-vi-na j' . s. m. || 1" Ait de conserver et de propager l'alevin. || 2° 11 se dit aussi d'un petit poisson que les pécheurs rejettent dans l'eau.

— ÉTYM. Aleviner.

ALEVINE, ÉE (a-le-vi-né, née), part, passe. fitang aleviné.

ALEVINER (a-le-vi-né), v. a. Jeter de l'alevin dans un étang pour le peupler.

— étym. Alevin.

■ \ AI.EVINIER (a-le-vi nié), s. m. Petit étang où l'on élève de l'alevin.

ALEXANDRIN (a lé ksan-drin). |l 1° Adj. m. Il se dit du vers français de douze syllabes. Les vers alexandrins sont aussi appelés vers héri {] 2" S. m. Quel trait d'orgueil! dira la calomnie : Ferait-on plus pour des alexandrins? béiung. ln-Octa\ o.

— HIST. xvie s. Encores que les vers alexandrins respondent plus aux senaires des tragiques qu'aux magnanimes vers d'Homère et de Virgile , rons.

— ÉTYM. On ne sait pas au juste d'où vient cette dénomination. « Quelques-uns ont cru, dit Ménage, que c'est parce qu'Alexandre Paris, vieux poète français, s'est servi particulièrement de ce genre devers; et les autres, à cause que Lambert li cors, c'est-à-dire le court, Alexandre Paris, Pierre de St-Cloct et Jean li Nivelois s'en servirent en écrivant la \ lexandre le Grand. » Quoi qu'il en soit, ce mot vient d'Alexandre, 'AXscavîpo; , de à>.£;eiv, protéger, et de àvr,p, homme; qui protège les hommes. Pour à).£?eiv, voy. alexitère; et pour àvr,p. voy.

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