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ANDR

ALEXIPHARMAQUE (a-lè-ksi-far-ma-k'). || l°Adj. Terme de médecine. Se dit des remèdes qui expulsent du corps les principes morbifiques, ou qui préviennent l'effet des poisons pris à l'intérieur. || 2° S. m. Un alexipharmaque.

— hist. xvie s. On peut dire que le plomb est alexipharmaque et antidote contre les ulcères malins, paré, v, 9.

— ÉTYM. 'A>.E;iî>âpu.axov, de àXÉÇeiv, protéger (voy. alexitère), et oâptiaxov, remède ; remède qui protège (voy. pharmacie).

ALEXITÈRE (a-lè-ksi-tê-r'). || i'Adj. Terme demédecine, en parlant des médicaments qui préviennent l'effet des poisons et des venins. || 2° S. m. Un alexitère.

—HIST. xvi« s. Et est [le feuj par ce moyen le

vrai ali ititi re i I contre pi >i - •■■ du mal qu'il avoit causé, parê,X, 9.

— ÉTYM. 'AXeïif)T7Jpiov , de i) -iv , protéger, mé

m \ est une foi me pourôXc-

être fort, .a quoi se rattache àXxT), rori

Mot incorrectement formé; il faudrait dire alexétère.

ai i/an.am i ALZAN, ane (a le-zan, za-n', ou al-zan , za-n' |. j! 1" Adj. No son parlanl du cheval ou de la jument, il d ce genre de robe dans laquelle le corps est recouverl de poils rouges ou bruns plus ou moins foncés, los riins et les extrémités étant de même couleur ou d'une nuance plus claire. L'alezan fauve, l'alelair , l'alezan cerise, l'alezan di ré, l'alezan brûlé : telles son) les espèces que l'on distingue. On voit au côté droit, sur un cheval alezan, un cavalier enveloppé dans un manteau | 2» S. m. 1

— ÉTYM ' azan ; portug. alazâo. On le

l'arabe: ou alhasan, ou al hisan, cheval beau et de race; ou al ' athan, la fumée, par comparaison avec la couleur qu'indizan.

Ali/E (a ' z'), s, f. || 1" Linge d'une cerie dont on se sert pour garnir le lit des i de le garantir du sang, du pus, de l'urine, etc. Un drap ordinaire. \ hé on plusieurs bonne alèze. || 2° Technologie.

Planche étroite qu'on ajoute à une autre pour ir. || 3" Allonge d'osier pour fixer une branche.

— hist. xvie Envi per les febricitans de bonnes alaises chaudes.... paré, xx bis, 27.

— ÉTYM. .1, V (voy le) et ai use); parce que ce dra i placé mi i los malades à l'ai

\ ALEZE, ÉE (a-1 ■ ■ ri rm de b

Raccoe on dit aussi

alise. Sautoir alise, l'ai ali l

— ÉTYM. Ce mot est le même que le verbe aïést r.

xi.l'ANGE (al-fan-j'), s. f. Sorte de cimeterre. Contre nous de pied ferme ils tirent leurs alfanges, De notre sang au leur font d'horribles mélanges, corn. ( id, iv . 3, || Il est hors d'usage.

—étym. Espagn. et portug. alfange, de l'arabe al ekandjar (voy. kanjau).

ALGALIE (al-ga-lie), s. f. Terme de chirurgie. Sonde creuse.

— SYN. On distingue l'algalie, la sonde et le

r en ce que : la sonde est le terme général pour désigner tout instrument qu'on introduil dans ijet naturel ou accidentel; l'algalie est une sonde creuse qu'on introduit dans la vessie par le canal ordinaire pour évacuer l'urine ou pour explorer l'organe ; et le cathéter est une sonde solide et cannelée dont on se sert pour faire l'opération de la taille.

— hist. xvi0 s. Algaries, sondes droites et courbées, closes et ouvertes, conducteurs, paré, t. m,

— étym. Bas-lat. a Igalia, argalia. Des dictionnaires signalent ce mot comme venant de l'arabe, sans indiquer le radical auquel on le rattache. Au reste cette étymologie est fausse ; et Ménage a montré la véritable. AUjalic ou argalia vient du mot de basse grécité àpyaXeïov , I" instrument de charpentier, 2° vase , 3° instrument a. injecter de l'eau. 'ApyaXeïov est une corruption pour épya- Xïîov qui, dans la basse grécité, a les mômes significations que àpyaXsïov, mais qui dans le grec ancien signifie instrument. 'EpyaX;ïov vient de Ipysiv, travailler, lequel est la racine de ôpyavov, instrument, organe (voy. organe).

ALGANON (al-ga-non) , s. m. Chaîne qu'on met aux galériens qui ont la permission de circuler hors du bagne; on dit aussi arganeau.

— ÉTYM. Bas-lat. arganum, toute espèce d'engin; espagn. arganel, petit anneau. Le mot précédent [algalie) fait voir le changement de ar en al ; celui-ci en est aussi un exemple, et alganon provient d'une forme non latine, argano, onis, qui a le même radical que algalie.

ALGARADE (al-ga-ra-de) ,s. f. || l'Incursion militaire. J'ai rendu compte à M. Louvois de l'expédition queM. de Bellefondsafaite àRoncevaux, où il amarché avec 2000 hommes par ordre du roi, qui lui avait mandé d'aller faire une algarade aux Espagnols, Mémoires de Foucault, Bibl. impér. Ms. suppl. fr. n° 150, f" 39 bis. || Vieilli en ce sens. || 2" Vive sortie contre quelqu'un, insulte brusque, inattendue. Le duc de Noailles ne pouvait plus souffrir les algarades et les scènes que je lui faisais essuyer,

si SIM. i"0, 2<4, Je ne me trompe point! —Oui, ventrebleu, c'e I moi, Vous venez de me faire une rude algara le,REGN vro, légat, m, '. Mon basque les suivit avec les laquais de Clérante, qui leur firent une infinité à algarades pendant les chemins, fran*

i ION , liv. VI , p. 265.

hist. xvie s. Le duc, indigné de toutes les alla r.elos que luy faisoit cet aventurier, jura.... qu'il ne le relascheroit jamais ,Mém. sur du c. ch.iv. Ayant apprins toutes les traverses et algarades [mauvais tours] qu'elle avoit jouées a son mari, desper. Contes, cxxvn. Pour lui donner une brave algarade [une gaillarde bienvenue] à une lieue ou deux de Nancy, cari., vi, m. Cette-ci avoit fait plusieurs algarades à Montai , lieutenant de Roi en la hasse Auvergne, mesme lui aiant de nouveau d. 'Hait deux compagnies, d'aub. Ilisi. u, igs. X la veuê et approche des asnesses, ils font mille alga rades, desordonnans tout un marché, o. de serres,

— ÉTYM. Portug. algazara, algarade, tintamarre; espagn. algara, troupe à cheval, algarada, cris de gens de guerre qui se battent, algarear, crier, algalara, cri des Maures sortant d'une embuscade pour tomber sur l'ennemi; basse latinité, algara, tumulte militaire, algaru, algarum, nom des expéditions militaires des Maur ; de l'arabe al, le, et gharet, expédition de cavaliers pour piller le territoire ennemi, de gdr, faire des incursions sur l'ennemi.

f ALGAROTII ou ALGEROT1I (al ga rot' ou al-jerot') (POUDRE D'). Terme de pharmacie. C'est un oxychlorure d'antimoine. Cette poudre est émétique, purgative et diaphorétique.

fALGASELLE (al-ga-zè-P) , s. f. Histoire naturelle. Antilope àlongues cornes courbas; elle habite la Nubie et le Sénégal. Cuvier écrit algazel et le fait masculin.

— ÉTYM. Gazelle avec l'article arabe al. ALGEBRE (al jè-br'),*./". || 1° Science des grandeurs

considérées d'une manière absolument générale et sous des signes généraux. Quoique l'Italie ait été, du moins en Europe, le berceau de l'algèbre, cette science n'y avait pas encore beaucoup prospéré du temps de M. Guglielmini , et elle avait trouvé les climats du Nord bien plus favorables, fonten. Guglielmini. Ils ont résolu une question d'algèbre, pasc. Pif. 2. || 2° C'est de l'algèbre pour moi, se dit d'une chose à laquelle on ne comprend rien. || 3° Traité d'algèbre. L'Algèbre de Bezout.

— ÉTYM. Espagn. algebra, algèbre, et aussi l'art de remettre les membres disloqués; ital. aigrira; basse latinité, algebra; de l'arabe al, \e,etdjabroun, réunion de plusieurs parties séparées; en mathématiques, réduction des parties au tout ou des fractions à l'intégralité, de djabara. il a relié, consolidé, réuni.

ALGÉBRIQUE (al-jè-bri-k') . adj. Qui appartient a l'algèbre. Quantité algébrique. Calcul algébrique. || Il se met après son substantif.

f ALGÉBRIQUEMENT (al-jè- bri-ke-man) , adv. D'une manière algébrique, selon les règles de l'algèbre.

— ÉTYM. Algébrique et ment.

ALGÉBRLSTE (al-jè-bri-sf) , s. m. Celui qui est

versé dans l'algèbre. Il est vrai que, si tous ceux qui jouent étaient de bons joueurs, ils seraient ou grands algébristes ou nés pour l'être, fonten. DangeauAlne faut pas être grand algébriste pour voir.... j. j. rouss. Hél. vi, 10. Ce sont des métaphysiciens ou des algébristes qui font la réputation des poètes et des musiciens, vauven. Max. ccxxxxi. Maudit soit à jamais le pointilleux sophiste Qui le premier nous dit en prose d'algébriste : Vains rimeurs, écoutez mes ordres absolus, gilb. XVIIIe siècle.

— étym. Algèbre.

| ALGÉNIB (al-jé-nib') , s. m. Terme d'astronomie. Nom d'une étoile de la deuxième grandeur qui est située dans la constellation de Pégase.

f ALGEROTH, voy. algaroth.

ALGIDE (al-ji-d'), adj. Terme de médecine. Qui fait éprouver une vive sensation de froid. Fièvre algide, fièvre intermittente pernicieuse, dans laquelle le commencement de l'accès est marqué par un froid glacial. Période algide du choléra, période du choléra dans laquelle le malade est glacé.

— étym. Algidus, froid, de algere, avoir froid. On a rattaché ce mot au grec âX-pç, douleur, parce que le froid cause de la douleur.

f ....ALGIE (al-jie), finale de différentssubstantifs tirés du grec, laquelle signifie douieui.

— ÉTYM. lAXyo;, douleur.

f....ALGIQUE (al-gi-k'), finale de différents adjec-

AU

tifs tirés du grec, laquelle signifie causant de la douleur.

— ÊTYM. Voy. ALGIE.

f ALGOL (al-gol), s. wi. Terme d'astronomie. Nom d'une étoile de deuxième grandeur située dans la constellation de Persée. On l'appelle aussi tête de Méduse. C'est la plus remarquable des étoiles changeantes; car, dans sa période qui dure 2 jours 2 heures 40 minutes, son éclat varie entre la deuxième et la quatrième grandeur

f ALGONQUIN (al-gon-kin) , s. m. Individu appartenant à une tribu de sauvages' qui habitait dans le Canada, et dont on emploie quelquefois le nom poir désigner un homme qui ignore les usages reçus. C'est un algonquin. Il a l'air d'un véritable algonquin. Le chef branlant, la tête chauve, Les yeux vairons, le regard fauve, L'air farouche d'un Algonquin, beaumarch. liarb. de Sév. n, 13.

f ALGORITHME (al-go-ri-tm'), s. m. || i° En termes d'algèbre, procédé de calcul. Il 2° Genre particulier de notations. Algorithme différentiel.

— hist. xmc s. Cette senefiance est apelée algorisme de le [la] quele nous usons de tels figures : 9,8, 7,6,5, 4, 3V2, t, Comput, f. 15. Quatre parties sont d'angorisme , assembler, abatre, dividier, multeplier, ib. || xvc s. Arismetique est science de gecter et compter par le nombre de angorisme et autre nombre commun, eust. deschamps, Art de faire chansons. || xvie s. Avecques eulx [les Vénitiens] leur duc serenissime, Qu'on peut juger un chiffre [zéro] en algorisme, J. marot, i, 80.

— ÉTYM. 'ApiO[j.ô;, nombre, avec l'article arabe, d'après Adelung et Etienne Quatremère ; d'après M. Reinaud, d'al Korismi, le Kharismien, célèbre mathématicien arabe, qui vivait sous le calife Almamoun, dans le premier tiers du IXe siècle; étymologie bien préférable, puisqu'elle rend compte du g. Au xin" siècle, algorithme signifiait l'arithmétiaue avec les chiffres arabes.

' ALGUAZIL (al-goua-zil), s. m. || 1° Officier de police en Espagne. || 2" Par extension, tout agent de la justice ou de la police. On rira des erreurs des grands, On chansonnera leurs agents, Sans voir arriver l'alguazil , bérang. Ainsi-soil-il. J'aurais pu rester longtemps dans les griffes des alguazils, si on n'eût pas parlé de moi, p. l. cour. Lclt. il, 73.

— ÉTYM. Portug. alguazil, alvacil, alvacir; espagn. alguacil, alvacil; basse latinité, algatzarius, algatzerius, algozïrius, alguazirus; de l'arabe al, le, et de vazir, vizir (voy. vizir).

ALGUE (al-gh'), s. f. || 1° Sorte d'herbe qui croît dans l'eau, soitdouce, soit salée. Comme l'algue fugitive , Sur quelque sable de la rive La vague aura roulé mes os, lamart. Méd. n, 2G. || 2° En botanique, classe de plantes acotylédones, entièrement composée de végétaux d'une structure très-simple et vivant pour la plupart dans l'eau.

— HIST. xvi° s. Les gens de guerre estoient contraints de prendre de la mousse et de l'algue qui croist en la mer, après en avoir lavé la salure avec de l'eau dpulce, pour la donner à manger à leurs chevaulx, amyot, César, 68.

— étym. Alga.

f ALHAMBRA (al-an-bra) , s. m. Palais des rois Maures à Grenade.

ALLURE (a-li-è-r'), s. f. Voy. alliaire.

ALIBI (a-li-bi), s. m. Terme de palais. Présence d'une personne dans un autre lieu que celui où a été accompli le crime ou le délit dont on l'accuse. Plaider l'alibi. || Au plur. les alibi.

— REM. Il vaudrait mieux ne pas faire d'exception et écrire au pluriel des alibis ; d'autant plus que l'Académie, pour ce genre de mots, n'est pas partout conséquente avec elle-même , et qu'elle écrit des bonis, des macaronis, des parolis. On trouve d'ailleurs, dans d'anciens textes, alibis au pluriel (voy. alibiforain).

— HIST. xvi° s. Et, se desrobant, vint en diligence trouver le roi en son camp, afin de témoigner, par cet alibi, qu'il n'esloit assistant à ce forfait, yver, p. 621 .

—ÉTYM. Alibi, ailleurs, de alius, autre, et ibi, ici (voy. y).

ALIBIFORAIN (a-li-bi-fo-rin), s. m. Propos sans rapport avec la chose en question; défaite. N'avoir à la bouche que des alibiforains. |] Vieilli.

— rem. On écrivait autrefois en deux mots, alibi forain. Un matou qui m'écrit sur les reins Des griffes et des dents mille alibis forains , Régnier , Sat. xi.

— hist. xvc s. Les femmes sont coutumieres d'en user pour trouver les échappatoires et alibis forains, LOUIS XI, ArOMt'. c.

ALI

— ÉTYM. Alibi, ailleurs (voy. alibi), et forain, étranger (voy. forain).

ALIBILE (a-li-bi-1'), adj. Terme de médecine. Qui est propre à nourrir. En physiologie, on entend par substance alibile la portion du chyme destinée à notre nutrition, celle qui se convertit en notre substance.

— SYN. alibile, alimentaire. Substance alibile diffère de substance alimentaire; car les substances alimentaires ou les aliments contiennent, outre la partie alibile, une substance non alibile ou excrémentitielle.

— ÉTYM. Alibilis, de alere, nourrir (voy. aliment) .

f ALIBILITÉ (a-li-bi-li-té) , s. f. Terme de physiologie. Qualité qu'a un aliment de renfermer plus ou moins de substances alibiles.

— ÉTYM. Alibile.

ALIBORON (a-li-bo-ron) , s. m. || 1° Maître aliboron, l'âne. Arrive un troisième larron Qui saisit maître aliboron, la font. Fab. i, -13.. ||2° Homme ignorant et stupide. C'est un maître aliboron.

— HIST. xme s. Et herbes i trova assez Dont li rois sera respassez ; Aliboron [sorte d'herbe] i a trové Que plusors genz ont esprové, Ren. 19309. ||xv° s. Se je fusse roi ou régent, Ou un grant maistre aliboron, Chascun ostast son chaperon, Mir. de Ste Geneviève. i| xvie s. Sur ce point nous despeschasmes ce maistre aliborum du Fay, justement trompeur et trompé, d'aub. Conf. n, 3. Qu'il vienne de là les monts quelque messer qui se vante d'estre un maistre aliboron en tout et guérir de toutes maladies, poissenot, l'Esté, f. no, verso.

— ÉTYM. Mot d'origine douteuse. Dans le procès d'Egidius de Rays (1440), cité par Du Cange, aliborum est dit signifier le diable ; et dans la dernière édition de Du Cange on propose l'étymologie allemande allboran, de ait, vieux, et de boran, ennemi, le vieil ennemi. Aliboron, on le voit à l'historique, a signifié aussi une plante. Ménage adopte l'opinion de Huet, qui regarde aliborum comme le génitif de alibi, pensant que maître aliborum a été dit premièrement d'un homme fécond et subtil à trouver des alibi. On fait venir aussi ce mot de art, va, et bourou, baudet (voy. bourrique). Cette derr/ère étymologie ne peut se concilier avec aliboron, plante, et avec le sens primitif qui est, personnage de conséquence.

f ALIBOUFIER (a-li-bou-fié) , s. m. Terme de botanique. Nom vulgaire du styrax officinal, arbre qui fournit le baume appelé styrax.

f ALICATE (a-li-ka-t), s. f. Sorte de pince dont se servent les émailleurs à la lampe.

f ALICUON (a-li-chon) , s. m. Planche de bois sur laquelle l'eau tombe pour faire tourner une roue de moulin.

f ALICONDE (a-li-kon-d'),s. m. Arbre de Nigritie, dont on file l'écorce.

ALIDADE (a-li-da-d'), s. f. \\ 1° Règle de bois ou de métal munie d'une pinnule à chaque extrémité, et servant à tracer, sur un instrument appelé planchette, les lignes déterminant la direction des objets visés à travers les pinnules. [| 2° Règle mobile qui, tournant autour d'un cercle divisé en degrés, sert à mesurer les angles ; celle-ci est munie d'un vernier et porte également des pinnules ou une lunette.

— ÉTYM. Bas-lat. alidada, alhidada, de l'arabe al, le, et idad, computation.

t ALIÉNABILITÉ (a-li-é-na-bi-li-té) , s. f. Qualité de ce qui est aliénable.

ALIÉNABLE (a-li-é-na-bl') , adj. Qui peut être aliéné. Domaine aliénable. Les majorais n'étaient pas aliénables. || Il se place toujours après le substantif.

f ALIÉNATAIRE (a-lié-na-tè-r') , s. m. et f. Celui, celle en faveur de qui on aliène.

f ALIÉNATEUR, TRICE (a-li-é-na-teur, tri-se), s. m. et /. Celui ou celle qui aliène.

ALIÉNATION (a-li-é-na-sion) , s. f. || i" Vente, transport d'une propriété, d'un fonds. || 2" Fig. Aliénation des esprits, aversion que des personnes ont les unes pour les autres. Combien par là ne voit-on pas de mérites qui , par l'aliénation des cœurs ou par la contrariété des intérêts, bien loin d'activer la bienveillance et l'amour, excitent plutôt la jalousie et la haine, bourd. Avent, 13. Des commandements qui, pouvant être exécutés à l'instant même , auraient créé dans la France un déplorable état de choses, mis l'aliénation à la place de la confiance, et fait avorter toutes vos intentions généreuses, mirab. Collection, t. i, p. 327. Ô corps mortel avec lequel je ne puis avoir

ALI

ni guerre ni paix, parce qu'à chaque moment il faut s'accorder, et à chaque moment il faut rompre! Ô inconcevable union, et aliénation non moins surprenante ! boss. Pensées chrét. 37. || 3° Aliénation d'esprit, aliénation mentale, égarement d'esprit, folie. J'ai vu en elle de l'aliénation d'esprit, mol. l'Am. méd. ni, 6. C'était une aliénation de sens, une maladie surnaturelle, balz. Socrale, dise. 3. || Absolument. Folie. On a dit que la colère est une courte aliénation.

— hist. xmc s. Li rois, par ceste establison, jugea que les alienacions des clers fêtes des fiez [fieft] sanz la volenté le roi ,• fussent nules , Liv. de just . H .

|| xvic s. Combien qu'ils aient une fois conféré ensemble, néanmoins il y avoit telle aliénation, qu'ils s'en retournèrent sans aucun accord, calvin, Inst. 208. Excusant sa confession sur l'aliénation de son esprit, causée par le vin, yver, p. 565. Aliénation d'esprit, syncopes.... paré, vm, 23. Ces hargnes et riottes engendrent de grandes aliénations de voulentez entre les personnes, amyot, P. Mm. ~. Ptolomœus adonc revenant comme d'une pasmoison ou d'une aliénation d'entendement en son bon sens.... id. C. d'Utiq. 47.

— étym. Provenç. alienatio ; de alienationem , de alienare , aliéner.

ALIÉNÉ, ÉE (a-li-é-né, née), part, passé. || 1° Dont la propriété a été transférée. Bien aliéné. Terre aliénée. || 2° Séparé. C'est déjà un scandale qu'un pasteur soit aliéné de ses brebis; mais c'est une profanation et le comble du désordre qu'il s'autorise là-dessus à leur refuser les saints mystères, mass. Confér. Amour despaat. || 3" Eloigné, enparlant des esprits. Cœurs aliénés. Combien voyons-nous de chrétiens aliénés de la vie de Dieu! fën. t. xvu, p. 328. Les soucis ou les espérances le tenaient toujours aliéné, vauven. Cléon, Var. || 4° Rendu fou. il a l'esprit aliéné. Il est aliéné d'esprit. 11 est aliéné. Canillac trouve le duc d'Orléans versant des larmes , aliéné par le désespoir, volt. Louis XIV, 27. Ah! seigneur, pardonnez  mes sens éperdus, d'horreur aliénés, id. Guèbres, n, 7. || 5° S. m. et f. Un aliéné, une aliénée, un fou, une folle. L'hôpital des aliénés.

ALIÉNER (a-li-é-né. La syllabe en prend l'accent grave quand la syllabe qui suit est muette, il aliène, excepté au futur et au conditionnel, il aliénera), v. a. || 1° Transférer à un autre unepropriété. Aliéner son bien, son revenu. Dieu, quoiqu'il vous en ait laissé l'usage [des biens ecclésiastiques] , n'en a aliéné ni le fonds, ni la propriété, puisqu'il peut vous les ôterpar la mort, par l'injustice des hommes.... mass. Usage des biens ecclés. || Fig. Il ne vous est pas permis d'aliéner un pareil soin, j. j. rouss. i. 17. (| 2° Fig. Rendre hostile. Par là il aliéna les esprits des peuples, boss. Hist. i, H. Je choquerai le maître qui m'emploie ; j'aliénerai de moi le protecteur qui m'a placé, bourd. Pensées, t. i, p. 18. Par ses fureurs déplacées, elle aliène l'esprit de son fils.... dider. Ess. sur. Claude.

s'aliéner, v. réfl. Ij 1° Etre aliéné, vendu. Cette terre ne peut s'aliéner. Si un homme peut légitimement s'aliéner à un autre, j. j. rouss. Em. v. Il n'est pas permis de s'aliéner à des princes auxquels on ne doit rien, id. Bel. i, 34. || 2° S'aliéner, se séparer. Toute société partielle s'aliène de la grande, j. j. rouss. Ém. i. || 3° S'abstraire. Je sais aussi m'aliéner, talent sans lequel on ne fait rien qui vaille, dider. Lettr. à Mme Riccoboni. || 4" Tourner à la folie. Son esprit s'aliène. Cet homme s'est aliéné tout à coup.

—hist. xme s. Bourgois ne puet pas aliéner la chose de la commune sanz le commandement le roi, Liv. de just. 47. Et se le clamant dit que.... fié ne se peut vendre ne aliéner, que par l'assise des ventes ou par partie de servise.... Ass. deJ. 63. Chascun peut le sien doner et aliéner par sa volenté, ib. i, 183. || xivc s. Et se leur tristece est alegée ou aliénée pour l'une cause ou pour l'autre, nous n'en diron plus à présent, oresme, Eth. 289. Laquelle chose eust le pueple aliéné en celui temps très périlleux, berciieure,^ 38, recto. || xve s. Le chevalier s'excusa et dit que l'héritage du roi d'Angleterre , il ne pouvoit vendre , donner ni aliéner que il ne fust trahistre, froiss. ii, m, 10. || xvi° s. Ils vous diront que vostre doux langage Les cœurs humains aliène et engage, st-gel. 32.... Et si du tout aliénés vous n'estes Par nos defiauts de nous et nos requestes,... id. 217. Il approuva seulement les donations qui ne seroient point procedées de sens aliéné par quelque griefve maladie , amyot, N 40. Hz se partirent l'un d'avec l'autre, encore plus aliénez qu'ilz n'estoient auparavant, id. Lucul "2.

AU

ier ce qui a]

Cicéro

ee [pri-

, p. 501. Ce qui lors fut

qu'ils

que la

manut 11 i .

I isdits humeurs se con

;emblent e plusieurs c

p, 130. Vous avés aliéné ce jeune homme de id. ib.

. niir.

LUËNISTl i li-6-ni-st'), s. m. Médecindefous.

— in m l

vi ni ki i-li-l • . adj. rerme d'histoire na-

I lies.

ULIFORME (a-li-fo m'), adj. Termetechu Qui est

FOWfl

ALIGNÉ, ËE (a-li-gné, gnée), part bres ali ■ !s pâl-

ir la rive, comme ces avenues dont les châteaux d i France sont dé

CHATBAUB. Rtfl. 8* partie.

Al.itiM'.Mi NT i-li gne-man), s. m. || 1° Arran- ,t sur une lign<' rre ne

pousse hors de son ali . balz. le /'

cli. 4 4. Je me suis mise dans la rosée jusqu'à mindre des alignements, sév. 94.

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