III. I li
— REM. Des grammairiens disent que allé ne peut pas s'employer sans son auxiliaire. Cela est en effet peu usité; mais il n'y a aucune raison pour ne pas s'en servir comme de descendu, de sorti, ainsi qu'a fait Saint-Simon.
f ALLÉCHANT, ANTE (a-lé-chan, chan-t'), adj. Le plaisir alléchant d'un bon dîner.
ALLÉCHÉ, ËE (a-lé-ché, chée), part, passé. Attiré. Maître renard par l'odeur alléché, la fo.\t. Fabl. i, 2. L'un alléché d'espoir de gagner vingt pour cent, Régnier, Sut. xiv.
ALLÈCHEMENT(a-lè-che-man), s. m. || i" Moyen par lequel on allèche. Par offres, par conseils ou par alléchements, rotrou, S. Gen. m, c. ||2° En termes de graveur, se dit de la beauté et de la netteté du burin, el du soin qui paraît avoir été pris à le conduire.
— HIST. xiv s. Les alechemens que fesoient li tribun pour celle folle largicion, bercheure, f° 42, verso. Jl xvi° s. Nous renonçons aux allechemens et délices présentes pour.... calv. Instit. 79(. Par l'importunité et allichement de deux grandes promesses, carl. m, 1. Les alléchements du plaisir, amyot, Comment il faut lire les poètes, 3.
— étym. Allécher.
ALLECHER (a-lé-ché; la syllabe le prend l'accent grave, quand suit une syllabe muette : j'allèche, excepté aux fut. etcond.),u. a. \\ i" Attirer par quelque appât. Les noix allèchent les souris. || 2° Fig. Attirer, séduire. On l'avait alléché par la promesse d'une grande place.
— HIST. xme s. De cuer trestuit devons haïr mortel pechié. Dont moult de gens, c'est duel [deuil], sunt sovent entechié; Pardroite accoustumance i sunt s< alechié, Que Dieu veoir ne pueent.... j. de meung. Test. 1540. || xvi" s. Ce n'a pas esté son appétit inférieur seulement, ou sensualité, qui l'a alléché à mal, calv. Inst. (77. les pescheurs usent d'appast puants pour allicher les poissons, paré, ilumic.8. Puis donne voile, et sans plus t'allecher [te laisser