‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 126 sur 462 · Sa doul ' sera grande · texte numérisé non relu

Sa doul ' sera grande

mrai sur l'heure merlu iv, i. 11 1

Au 111 . BAC. Eslh. Il, '■'. S

n 11 ai itre moi 1 . 1 4. Il meurt dans l'amertume, el son âme inci Demande en soupirant si vous ête ch

u iss Confér. Jubi é contre

moi, dans le livre de votre colère, tout lûmes sions,m. I h. Re-

pandi tu ni is u 1 insensées,

ii'. Prof. 2. L'amour du mi n une amertume universelle, m. Prière. V01 venu répandre l'amertume de \ être cœur au pied des tribunaux sacrés, m Rech. 11 faut boire toute r Dégoûts. Répandre mille amei tûmes sur leurs plaisirs, boss. Souff. 1 . Us onl esprit les amertumes de la croix,

m. Hist. 11. 2. Cet inconnu m'a répondu comme un eine ce qu'on lui dit et qui est plein d'amertume , fên. Tél. xxiv. Âmes mercenaire, qui ne peuvent veiller une heure en amerés is agonisant, id. t. x\ 11, p. 268. Le I a bu jusqu'à la lie le r 1 tume, 1 n*

Génie, 11. 11, s. M. de La Trappe excusait tout ce qu'il ne pouvait nier, et avalait à longs Irail l'amertume de ce calice [les durcies de Gen s r- simon, «1 , 23. Bien que tout reconfort lui suit une ime. Avec quelqu 1 qu'il lui soil pré

enté, mai u. vi. 11. y 3° Ce qu'il y a d'amer, d'offensant, h i dans ils paroles, des écrits, etc. Seigneur, trop d'amertume aigrirait vos reproches, rac. Tphig. m, 7. L'amertume e1 le zèle d Ëlte sur andales et L'idolâtrie d'Israël, m ass. Car. Pas si >n.

— HIST. xnc s. Mais de ço est en mun quer grant ameii, ne vus ai el chief la corune d'or

mise Sulunc la dignité de nostremere iglise, Th. le Mart. 129, 1.1 tuz ces ki F 'ent en 1 e ces ki

furent traveillez pur dette qu'il durent, ekifurenten amertume île lur curage, s'asemblerent od David, Rois, 85. Envelopeiz soit d'amertume, Job. i59. |] xmc s. Que lupin soient tempré en l'ewe, tant que leur amertime suit ostée, alebrant, f si. "■' s qui bien les oit, Tant d'amertume i troveroit,

Qu'il s'i craindroit moult à bouter; Tant fait 1er à redouter, la Rose , 18784. Vierge qui du haut til de Dieu t'enceinturas, Qui le dous fruit de vie en tes flans mettras, Dont toute l'amertume du monde assavoras, Ne nos oblie mie.... 1. Ce meunJ Test. 212:1. Il xvi" s. Voy mes compaings lesquels cp de coustume Faire grands plaints de pareille amn tume, ma ot, 1, 3)6. Scais-tu pas bien qu'amoul a ustume D'entremesler ses plaisirs d'amertunje? in. 1, -i''0. Elle engendre en l'ame une mauyt se habitude, que l'on appelle cholere, laquelle feofblement devient un feu d'iresoudain, une ameaume vindicative, amvot, Comm. refren. la cholereA.

— ÉTYM. Provenç. amanuis ; de amaritudi\cm., de amants (voy. amer). On a dit aussi amertt l'ancien français.

t AMESTRER (a-mè-stré), v. a. Terme de teinturier. Mêler le carthame lavé avec de la cend; velée, en les piétinant par petites portions.

AMÉTHYSTE (a-mé-ti-sf) , s. f. Pierre précieuse", de couleur violette. C'est le nom donné par les la pidaires au quartz hyalin violet des minéral igisteî Il Fausse améthyste, le spath-fluor violet.

— HIST. xi° p. Pierres i a, ametiste et topaze, C de Roi. cxin. Il xii° s. Jagonces, safirs, calcedoini , Esmeraudes, bonnes sardoines , Et bons corau.et «risoiites, Et diamans et amatistes, RonrancfO.

AMI

p les [perles] . corau 1 et crisolite 1 jcites, n. etBl. 657 ||xvi«s. Es-

't,M,!ia,!;,"la,"ir;lln ud'amai p. 688,

tan2^J\en.flu,«oî, de à privatif, et u Bûûv-eni- , •' v'- , à cause que l'on atl ibuail à cette vrer'del"0uv,n» prévenir l'ivn

e : « Di Bartas el Bel thysle, e1 i Lusieuits Le disent en- '! ''",","',. Pourtanl la meilleure el la plus

a°"rd*»ftcrivains disent awjufcyrt.. de

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AMI

î*veitu1."< dans Mena — REM. On lit

part, passe*.

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"!' ''' ' esPa£'!(J Vermeille comme une amathy le, ' ' ain ,rfai ■ . » Au-

V1M-^- '."'" Jdit qu'ai JTMEra0LnEflFT (a-meu-ble-ml), s.nt.T, " ". , ' '. ",/rni-M'iit un app «ment, une pièce.

etrME6DBLI' "^ l"meU-bli' Wi

,, .hs. Des terres bi 1 ameublies.

!"^lM|;;!',[,n; (a meu blii , v. a l rerme de

, . 1 ,.', ' |1"1'' ' ,: '■' ' ' c'ans ':| commu

époux peut an ublir ses immeul aute. unLartje y 20 Terme d'agriculture. Rendre terra n 1 ar des !

es, 1 le. qui dri isenl la ent lai 1 he supei fi ci elle pli

riques, es et plus 1 ■ tux semences.

™ ' i. i et 1

. ' RI.issement i-meu-bli ■mail) . s. m.

. , on d'ameublii . étal de ce q i esl ameubli 1° Act '

Par l'an

commu 1

■s époux font entr u dans ta

auté tout ■ partie de leurs immeubles

ou à venir. ■ laused'ameublissement, celle

Pres^n' ielle on fait entrer des immeubles en com-

,'11 '"'!ié. en leur : innant fictivement la qualité de

5 I U'Teri l'agriculture. Actiond'ameublir

ij'vm. Ameul ir.

MEULONNER (a-meu-lo-né), v. a. Term ie rustiqu 1. Mettre les foins, les pailles en peur Fer.

n H. 1 1 meule.

ËUTÉ, I 1 : meu té,tée), part, pusse. Chiens

ameutée.

Mi:t ÏTMI \T a-meu-te main, s. m. || i" As- ,,(H<iage de chiens dans une meute. || 2° Action d'à- .... nier. Ces ameutements, en apparence contre les ducs) ne furent en effet pratiqués que pour se fortifier contre 1rs princes du sang, si sim. 252, 186. .— ÊTYM. ArAeuler.

AMEUTER a-meu-té), v. a. || 1° Mettre les chiens en meute ] ur chasser. || 1° Fig. Attrouper pour un butdedesordreoudeseditioii.il ameuta les oisifs du quartier. Il ameuta les faubourgs. Ces peuples avilis qui se laissent ameuter par des ligueurs, j. j. nouss. Pol. 6. Est-ce moi qui menace? ai-je ameuté L'empire"? m. j.chén. Tibère, m, s. |l 3° S'ameuter, r. ré/?. Le peuple s'ameuta contre les patriciens.

— REM. Ameuter, r. n. s'est dit pour se réunir a la meute, et, figurément, se réunir à un parti, à une coterie. Chamillart l'emporta [sur Bagnols] , et Bagnols quitta l'intendance et vint ameuter à Paris, ST-sim. 1 99, 148. Inusité encetemploi.

— hist. xvi' s. Les reformez, quoique tous esperdus parles divers combats, s'ameutoient à retirer le Prince, d'aub. Hist. 1, 21c. Trois puissans fléaux de Dieu furent en mesme temps desploiez sur la France occidentale; caria famine et la peste s'a-

terent à la guerre, id. ib. m, s. Je descouplay mes chiens et for-huant après, Les nommant par leurs noms, il n'y eut ny fores, Montagnes ny chemins, ny lande inhabitée rQui ne fissent un bruit sous ma chasse amutée, rons. G7o.

— ÉTYM. A (voy. À) et meule.

AMI, IE (a-mi, mie), s. m. et f. || i° Celui, celle

'lui nous aime e-l que nous aimons. Ami de cœur. Un ami d'enfance. Avoir beaucoup d'amis. Prendre quelqu'un pour ami. Uiicfemmeestsouvent pour un homme une excellente amie. Qu'un ami véritable est une

douce chose!. la font. Fab. vin, it cet ami

-il" !>• Du secret de nos cœurs connaît tout le } mystère, rac. Bérén. 11, 4. Il a été l'ami de votre adversité, mass. Rech. Mais je veuxbien vous répondre en amie, corn. Nicom. m, 2. Voilà, mes chers amis, ce qui me met en peine, id. Cinna, il, l. Il se fit des amis fidèles qui ne le trompèrent jamais, boss. Polit. Il est un peu de mes amis, mol. Fest. m, .ri. Je suis ami de don Juan, id. ib. m, 5. D'une heure encore, ami, mon bonheur se diffère, volt.- Zaïre, m, I. Et j'aurais les mortels et les dieux pour amis, En révérant !e père et punissant le fils, id.

PICT. r>E i,.\ langue française,

Ah. ni, 5. D Ami de table, de jeu, etc. compagnon >ir. Vous êtes de l'humeur de ces amis d'é- ! n e Que l'on trouve toujours plus prompts à dégatnerQu'à tirer un teston, s'il le fallait donner, mol. l'Etoûr. in,5. ; Vmi de tout le monde, du genre humain, homme qui accorde indistinctement son amitié .'1 tout le monde. L'ami du genre humain n'est point du tout mou fait, moi .Mis. 1,1. || Ami de cour, celui qui n'a que de fausses apparences d'amitié. Allons, ferme, poussi/, mes b«ms amis de cour, mol. 3lis. II, 5. y Mon ami, mes amis, termes d'afi'ection avec aux, de familiarité avec dès inférieurs. || L'ami, se dit à l'égard d'inférieurs. L'ami, ferez-vous ce message peur moi? l| Mon petit ami, est que!. au isi un terme de hauteur : v.mi petit ami, je veux achiez.... || M'amie, abréviation de ma amie, expre ion familière en s'adressant à sa fem- :i fille OU aussi à une femme d'une condition inférieure. ||2"Amie, en langage de che-

dai les pen ées. Beaumanoir dit qu'il

fallait combattre pour savoir qui avait la plus belle amie, volt, ilivurs, 7«. || 3° Bon ami, bonne amie, se d seul familièrement pour amant, maltresse. Comment Mlle N. traiterait Le bon ami

: ïaman, j. j. rouss. Conf. vi. || 4" En térm de généalogie, am 1, mattre e, en parlant de bà- 1 n tel eul d'une telle, son amie, un fils.... Il 5" Allié, en parlant des Etats. La France tira peu de secours de ses amis. Ceux que tu laisseras en paij te seront bons amis, vaugel. Q. C. 424. j'en Irai pour fruit le nom de son amie, Je vous verrai, consul, m'en apporter les lois, corn. Sertor. iv, 2. Il 6° Ami, qui a de l'attachement pour. Ami de s. m pays. Lequel de nous deux est L'ami du peuple? |l 7° Qui a du goût pour. Les amis des lettres. Ami de la modération. Je suis fort ami de la brièveté. Naturellement, le jeune prélat était plusamideses .11 es que jaloux de commander, a no r i-til, L '.'/»'', m . 1 iw. Il 8" Personnes liées par un intérêt de parti, de coterie; fauteurs. Ami delà noblesse. Les amis de Catilina. Nul n'aura de l'esprit hors nous et nosamis, mol. /■'. sav. m, 2. Il 9° Qui a de la sympathie pour, en parlant des au. maux et des végétaux. Le chien est ami de l'homme. Le concombre est ami de l'eau. Il 10" .(<//. Qui appartient ;\ un ami, favorable. Sentiments , -nuis. Une divinité aime. Visage ami. Toutes les fois, tyran, qu'on se laisse adopter, On veut une maison illustre autant qu'amie, CORN. Héracl. v, :i. Jugez s. les coups qui partent d'une main si amie et si favorable peinent n'être pas proportionnés à notre faiblesse , u\ss. Avent, Afflicl. Il 11° Allié. Peuples amis, cités amies. Les prenant pour une troupe amie. || Couleurs amies, couleurs qui produisent ensemble un effet agréable. || Pôles amis, les pôles qui s'attirent, en parlant des aimants. || Proverbes. Ami au prêter, ennemi au rendre, c'est-à-dire on se fait souvent un ennemi de celui à qui on a prêté de l'argent , en le lui redemandant. || Jamais honteux n'eut belle amie; en amour , il faut être entreprenant. Il Les bons comptes font les bons amis; c'est-à-dire il faut régler les intérêts réciproques et se bien entendre, si l'on veut rester amis.

— REM. Suivant Laveaux, on dit ami de quelqu'un, et non ami avec quelqu'un, et il ne faut pas imiter Voltaire, dans cette phrase : «Claveret, avec qui il était ami, avait été celui qui avait fait courir cette pièce. » Malgré cette remarque, on peut dire orec, qui ne choque en rien la grammaire. || On dit aussi ami à : Quelque ami que vous lui soyez, mol. Don Juan, m, 4. La neutralité entre des femmes qui nous sont également amies, la bruy. 13. Il faut observer que ce genre de régime ne doit s'employer qu'avec des pronoms qui se mettent avant le verbe.

— HIST. xi° s. Et si nul [quelque] parent n'ami ceste justice deforcent [s'opposent de force].... Lois de Guill. 45. Et Pinabel mon ami et mon pair, Ch. de Roi. xxvi. Pour sa beauté dames lui sont amies, ib. lxxv. Eh! reis amis, que [pourquoi] vous ici nen estes? ib. cxxvi. Ami Rolans, Deus mete famé en flursl ib. cciv||xncs. Ami prisé, llonc. p. 17. Tant fu blasmés de ses meillors amis, ib. p. 24. Tante pucele gaste [privée] de lor amis, ib. p. 72. Atant es-vous Braimimonde s'amie, ib. p. fia. Li cuens Rolant cui vous estes amie, ib. p. 160. Où est Bolant, qui de moi fit s'amie? ib. p. 168, Que vous amez [aimiez] vostre loial ami, Coiici, vu. Tuit mi penser sont à ma douce amie. ib. 11. Las! pourquoi l'ai de mes ieuz regardée La douce rien qui fausse amie a nom? ib. vi. Assez aim [j'aime] mieuz mourir en bon désir Que vivre irez et m'amie haïr, ib. ix. Li cuens de Blois devroit bien mercier Force d'amoursqui lui dona amie, l'b.xxi. Rois, vous savez que Diex a peu d'amis; Ne onques mais

AMI

n'en eut si grant mestiei , s, Romane, p. 104.

Diex! donnez m' [moi] à mari Garni, Mon dous amin, ib. p. 72. Jamais en nos aages [nous] ne portassions enseigne, [si] Ne fust vos bons amisli cuens Hues du Maine, Sax. xxx. Tei amin [tes amis] , chier sire, et tei proisme aprocharent et esturent encontre ti, st-bern. 555. || xiii' s. II fuient bon ami sans mal et sans envie, Berte, n. Adonc tenoient Franc les Tyois pour amis, ib. v. Ha Diex! verrai-je mais, fait-elle, mes amis? ib. xxx. Devant lui sont venu si plus privé ami, ib. cvm. Symons en [de Berte] fait sa nièce, et Constance s'amie, ib. lx. Dame, or alésseoirarriere;Amitavésetcointeet noble, Laid'Ignaur. Si croi que mains en esprovast De ceus qui à son tens vivoient, Qui si ami de bouche estoient, la Rose, 5428. Se cil qui tant iert tes amis, En bien amer a son cuer mis, Lors vaudra miex sa compaignie,

1 3. Biaus amis, que faites-vous là? Fait Cortoisie, ça venez, ib. 784. Texgensnepoentnene doivent penr'edon ne promesse de nului, se ce n'est de lor amis de char, ou de lor sengneurs, beaum. xxxii, 33. || xiv0 s. Et te souviengne de la guerre Qui a re-

n mainte terre Par espicial ou pays Dont tu es n.\ et tes amis [partisans], Liv. du bon Jeh. 05. Il xvi" s. L'amour de m'amye, rab. Cor. i, fl. Ce gentilhomme lui sembla n'estre point si riche, qu'il lui dust tenir fort d'avoir sa amie non plus que lui, marc. Nouv. ix. Quoi, m'amie? il n'est point un meilleur mari que le mien, id. ib. xv. Quand il vouloit, il parloit à son amie, id. ib. xxi. Ils estoient amis de leur païs — amis d'ambition et de trouble— Ils n'estoient ni amis l'un de l'autre, ny amisàeulx mesmes, mont, i, 2U. Maniepce, m'amie, depuis que je t'ay cogneu.... id. iv, 328. Elle fit apparoir à Alessio s'amie couchée auprès de lui,

h. Contes, cxxvm. Le regard du bien public feit que Brutus devint amy de Pompeius, duquel auparavant il estoit ennemy , et ennemy de u , duquel il estoit amy, amyot, Brut, et Dion, 5. i mis de fricassée et de nappe mise, id. Comment discern. le flatt. M. Au besoin cognoist on l'ami, h. est. Précell. p. 180. La mort n'ha point d'ami, le malade n'en ha qu'un demi; et quant au poure, point du tout, id. ib. p. <07.

— ktym. Bourguig. aimin, airnie; Berry, aimi, émi; provenç. amie, amiga, amia ;espagn. amigo ; jtal. amico; d'amieus, ayant même radical que amare, aimer. Dans l'ancien français, nominatif singulier anus, régime ami; nominatif pluriel ami,

më pluriel amis.

AMIABLE (a-mi-a-bl'), adj. \\ 1° Doux, gracieux. Paroles amiables. La confraternité, trop oubliée de l'espèce humaine, s'entrelacera par une circulation plus amiable et plus active dans tous les rapports politiques et commerciaux, mieabeau, Collection, t. v, p. 3fl. Le ciel amiable, malh. i, 4. || Peu usité en ce senshorsde la poésie. j| 2° Amiable compositeur, celui qui est chargé d'accommoder un différend. L'arbitre choisi est un médiateur amiable et non un juge de rigueur, fén. Tél. xxm. ]| Convention ou partage le. || 3° A l'amiable, loc. adv. Par voie de conciliation, sans procès. 11 valait mieux traiter à l'amiable, Boss. Lett. quiet. t39. Si les affaires ne peuas être accommodées à l'amiable avec nos parties, id. Var. 3. Il n'a pas tenu à moi que nous n'ayons terminé notre différend à l'amiable, id. Lett. \ 83. La charité les obligeait à s'expliquer à l'amiable avecl'auteur, id. i01 écrit. || Vente à l'amiable, vente de gré à gré.

— nisï. xuc s. Naissance plaine de sainteit, honora nie al mnnde, amiaule as hommes, st-bern. p. 530. !| xiv° s. Et ceulx qui tantost font l'un à l'autre ouvres amiables, ilmonstrent parce que il veulent estre amis, oresme, Eth. 235. ||xvcs. Et leur bailla certains articles assez amyables par escript,

ii, '■'. Il avoit la parolle doulce et amyable, id.iv, 7. || xvic s. Les supplians estre traictez pins humainement, en consyderation de ce qu'ilz avoyent de tous temps esté bons et amiables voisins, u ail Car. I, 20. Ces salades me semblent bien

ionnes, et quelque peu plus doulces et amiables à l'e itomach, m. Épi. 12. Dieu tegard, douce, amiable Calandre, marot, m, lis. Le mespris de la mort nous donne le goust pur et amiable de la vie.... mont. 1, 70. Il estoit le plus uoulx et le plus amiable envers les autres qu'il estoit possible. amyot, Lyc. 10. Il estoit courtois, et avoit la parole doulce et amiable, id. Solon, 01. Conqueranl aucuns îles peuples par force d'armes, et gaignant ar amiable voye, id. Calon, \9. Mithriluy feit tout le bon traittement et amiable recueil qui iuy fut possible, in. Marias, 50.

— ÉTYM. Bourguig. aymiaule; picard, amicabe;

sv° s. Et alla, ,itout grand

pchai [de France] à l'en-

Coucy, et le recueillit

11, 11, 7. Traicter de

blement que faire se

Les peuples voisins,

irent amialblement,

^ose divine h Numa

lix, et faire vivre

et Numa ckmp. to.

Bferent, ilz aleurent

parmesans, Iid. Ma-

stance numérale, abus-

ée!

AMI

,(•. anticable, amigable à'amicàbilis , de

u us (voy) ami).

AMIABLEMENT (a-mi-a-ble-ian) , adv. D'une manière amiable. Je lui ai pari amiablement. Et l'on prend plaisir à lui enfoncer ltrait dans l'àme, d'autant pins avant et plus sensibment qu'on paraît le faire plus charitablement t plus amiablement, bourd. Pensées, t. 11, p. 30

— HIST. xne s. Puis lui a dit mot amiablement, 7îonc.p. 172. Or vus requiert li reism t aimablement, Qu'en vostre terre n'ait en nul liu-vipcetment, Th. le Mart. 54. E jo frai dreiture à -i amiablement edulcement, Ro>'s, 173. ||xines. \ [Bel-accueil] m'abandonna le nassage De la h?,A moult douce- Mieni. Et me dist amiablement.... A Rose, 2808. Donnés donc amiablement Biaus pi; dons resnablement, Si que n'ap cheiez en po ylte; Damage i auriéset perte, ib. 3239. || xivc s. Et, 1 dire vérité, nous cuidons que toit homme bon et âge soustient et porte amiablementVt convenahlemeit toutes forlunes, oresme, £7/i.\s. Et ainsi aipert que le malvès n'est pas dispokquant à soy miisme amiablement, car il n'a en ^y chose amable ou qui soit d'amiableté, id. ib. 20s.

route de ses gens, le contre de lui le seigneur moult amiablement , fr> leurs affaires le plus a pourrait, comm. ii, '■ || x doulx et gracieux, les amyot, Rom. i. C'est u qu'il les ait peu contenir amiablement ensemble, id.

Pour décider amiablement arbitres les ambassadeurs de:

rius, 46.

— étym. Amiable et ment.

AMIANTE (a-mi-an-f), 4". m.

naturelle, à filaments nacrés efoyeux , inco1 tible et infusible. C'est un silicat* magnésie

— ÉTYM. 'Au.iavTOC, de à profil', et (iio souiller (voy. miasme): qui ne pejjfttre souillél

AMICAL, ALE (a-mi-kal, ka-Marfj. Ins,i l'amitié; qui annonce l'amitié. Restions ai.' Protestations amicales.

— REM. L'Académie le dit inusitéau plurie, culin, mais aucune raison n'oblige \ ne pas servir. Des conseils amicaux

— ÉTYM. Ami; wall. amistdve; namurois, ami tauve.

AMICALEMENT (a-mi-ka-le-man), adv. D'r: manière amicale. Quiconque a vu desmasques di un bal danser amicalementensemble....peut se fai une idée du monde, vauven. Max. 330.

— ÉTYM. Amicale au féminin, et ment AMICT (a-mi. Le ci ne se prononce jamais, même

devant une voyelle), s. m. Linge bénit "nie le prêtre met sur ses 'épaules pour due la messe.

— H'ST. xme s. Au plus tost que il pot venir, S'ala des vestemenz vestir, L'aube et l'annsi 1 sanz dangier, Et Renaît li curut aidier, Jien.'Un.

— ÉTYM. Amictus, A'amicire, couvrir.

f AMIDE fa-mi-d'), s. f. et mieux s. m. Terme

de chimie. Radical organique admis hypothêtiquement par les chimistes et représentant un sel d'ammoniaque moins un atome d'eau.

f AMID1NE (a-mi-di-n') ou AMIDONE (a-mi-do-n') . s. f. Terme de cbimie. Substance opaque ou demitransparente, blanche, ou d'un blanc jaunâtre, insipide, inodore; elle se forme lorsqu'on abandonne à lui-même l'empois d'amidon à la température de l'atmosphère.

AMIDON (a-mi-don), s. m. || 1° Fécule tirée des végétaux, sous forme de poudre blanche grenue , ou formée de petites masses amorphes. L'amidon du commerce est préparé avec la farine gâtée, l'orge ou le froment grossièrement moulus. || 2° En chimie, principe immédiat neutre des végétaux, trèsabondamment répandu dans leurs organes.

— SYN. amidon , fécule. En chimie amidon et fécule sont des synonymes parfaits: mais l'usas» auquel on applique la substance qu'ils désignent leur donne une acception différente. Ainsi, dan^ les arts, la fécule des céréales s'appelle amidon; ap pliquée à l'alimentation et à la thérapeutique, la fécule de pomme de terre garde le nom de fécule, et l'on dit aussi fécule d'arrow-root. Amidon est une expression spécifique ; fécule un terme générique,

ANT

— Hist. xn° s. Fleur d'amidon ou ris, Ménagier, u, 5. y xvie s. Faut prendre lait de tintimal et poudre d'encens incorporés avec un peu de fleur d'amidon, pari . xv, 20. Poudre de ceruse de Ve-

AMI

nise ou blanc d'amidon, id. xxv, 44. Geluy qui auparavant et hier rejettoit avec horreur des œufs, de l'amidon et du pain le plus blanc du monde, aujourd'hui mangedu painbis, amyot, De la tranq. d'âme, 5.

— ÉTYM. Bourguig. aimidon ; d'une forme allongée faite probablement sur l'italien ou l'espagnol ; car dans l'ancien français amidon se disait yodron; ital. ami do ; portug. amido ; espagn. aimidon; d'amylum, d'âp.uXov,de i. privatif , et (j.û)ry, meule (voy. meule) : qui n'a pas été préparé à la meule.

f AMIDONNE (a-mi-do-n'), s. f. (Voy. amidine).

f AMIDONNÉ, ÉE (a-mi-do-né, née'), adj. Enduit d'amidon. Bandage amidonné, bandage dont les pièces ont été trempées dans une solution d'amidon.

f AMIDONNER (a-mi-do-né) , v. a. Enduire d'amidon.

f AMIDONNERIE (a-mi-do-ne-rie) , s. f. Fabrique d'amidon.

— ÉTYM. Amidon.

AMIDONNIER (a-mi-do-nié) , s. m. Fabricant,

marchand d'amidon.

— ÉTYM. Amidon.

AMIGDALE (a-mi-gda-T), s. f. Mauvaise orthographe. Voy. amygdale.

f AMIGNARDER (a-mi-gnar-dé) , r. a. Rendre mignard.

— HIST. xvi" s. Les petits enfants se délectent à ouir paroles fiateuses et qui les amignardent, paré,

— étym. À et mignard.

A-MI-LA (a-mi-laj. Terme de musique. Il servait à désigner la note la, et surtout le ton de la. Cet air est fait, en a-mi-la. || Il n'est plus usité.

AMINCI, CIE(a-min-si,sie), part, passé. Devenu, rendu mince. Sa taille amincie.

AMINCIR (a-min-sirï, r. a. ||i"Rendre plus mince. Amincissez ces iilanch.es. qui sont trop épaisses. Il 2e S'amincir, ». réfl. Etre aminci. La peau s'amincit au-dessus d'un abcès.

— ÉTYM. À et mince.

AMINCISSEMENT (a-min-si-se-man), s. ni. Action

d'amincir, de diminuer d'épaisseur; état de ce qui est aminci. L'amincissement d'une lame de couteau qui passe sur la meule.

— ÉTYM. Amincir.

AMIRAL (a-mi-ral), s. m. \\ 1° Chef suprême des

forces navales. Les amiraux. Calmez-vous, amiral; vous Guise, respectez Un vieillard, ma puissance et la foi des traités, m.j.chén. Charles LY.iv, 4. || 2° Il s'est dit aussi de l'officier qui commandait une flotte, quoiqu'il n'eût pas la charge d'amiral. || 3" Aujourd'hui titre du grade le plus élevé dans la marine militaire. H 4° Adj. Le vaisseau amiral . le vaisseau d'une flotte monté par un amiral. L'incendie, attaquant la frégate amirale, Déroule autour des mâts son ardente spirale, v. hugo, Orient. 5. || 5° Dans un port, levaisseau amiral ou simplement l'amiral, le vaisseau sur lequel se font les inspections, siègent les conseils de guerre, et s'exécutent les jugements qu'ils prononcent. H 6° Amiral ou grand amiral, la quatrième dignité de l'ordre de Malte. || 7° Nom d'une coquille univalve fort jolie, des côtes de la mer des Indes.

— HIST. xie s. Les amirafies et les filz as conturs [comtes], Ch. de Roi. lxvi. si la tramist [l'espée] li amiralz de Primes, ib. lxxv. ||xnes. Que li [Marsile] tramist un amiral [émir] cortois, Ronc. p. 5. Irez a l'amirant, ib. p. VA. Li amirauz [émir] de cui nos fiefs tenons, 16. p. H7. Seignor baron, dit-il, nobile chevalier, Estes ci assemblé, amiraut et princier, Sax. vi. Jà Loeys ne lor sera aidans. Ne empeieres, ne rois, ne amirans, Raoul de C. 154.

||ime s. Si i fu li soudans de Coigne.... et cius de Halappe , où li boin chevalier sont de paienie, et mo'ilt d'autre soudant et amiraut, et s'accordèrent tousque.... Chr.dc Bains, ao. ||xive s. Y avoit une tablequi de vertu ottant, Que nulz noms ne pooit , ne rcy ne amirant, Aporter nul venin qui tant fu mal fusant. Guescl. 0110. ||xve s. [Ceux de Karentan] sentoient sur mer l'admirault de France et l'admirai d'Espaigne avec lui gisant à l'ancre, froiss. 11 , 11, 27. y xvic s. Les galères venoient tirer Jà bout touchant l'esquipage de ce vis amiral, qui .'.tonna moins que l'amiral, d'aub. Hist.ïl, 302

— étym. Provenç. amirau, amirar, amiralh, ,:,, lirais; espagn. almirante; ital. almiraglio, ommiraglio; bas-lat. admiralius. almiragius, nierai dans une chronique de H90, amirarius, amiratus, un urati] amirandus, amirxus; bas-grec, à^o et

-. On fait venir ce mot de l'arabe amir al bah commandant de la mer. Le mot bahr s'étant perfl 1 il vaut mieux y voir seulement le mot émir

(voy. ce mot) pourvu de finales 1res différentes, entre lesquelles ! u ne a adopté al.

\ AMIRA1 . r u mi ra la), s. m. Dignité d'amiral.

— ÊTYM. [mirai.

vmiuai.k (a mi ra 1"). s. /'. Galère que mon

lait l'amiral des galères.

— hist. xvi« s. Le l'eu du la son ami ralle près de Catare, d'aub. Hist. i, 346. Le comte

a en course en divers endroits, ne gard ml mie son amiralle et vice amiralle, m. ib. □

AMIRAUTÉ (a ) té), s / | 1" Vm ii

de grand amiral. || 2 Tribunal qui conn li lil

| 3" Administration supérieure de la marine; cou , mirante

— HIST. x\ic s. Le roi lui donna l'amh mté, d'auh. Hist. ni, i 16.

— ÊTYM. Ami \ amismi!II.ii ! bi h té . s.f. Termede

théoli de jurisprudence. Qualité de ce qui est

amis

— ÊTYM. Amissible. wiissiiîi.K (a-mi ssi bl'), adj. Terme de théo

logie et de jurisprudence. Qui peul être perdu La ,-,rr;)ce. la justice amissible.

— ÊTYM. Voy. EMISSION ,LAMISS1(]\ (a-mi-ssi-on), s.f. Termede théologie

et de jurisprudence. Perte. L'amiss le la grâce.

rYM. Amissionem, de amittere, de a exprimant séparation, el mittere, •■•

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