A MM
l ■ ministre a de l'amitié poui vous Ménéla me re Çul avi c am é . Tél. t. : Faire amitié à quel qu'un, lui témoigi et de la bii aveillance. || 7° Bon
offii e, service de bienveilli , don Pie le
n. ans ame el sans pitié, Capable de toul faire, bormis une amitié, voit. Po 'sies. I a vieille Juisy donna pre que toul ce qu'elle avoil à la du chesse de Noailles, i I Bl une amitié de toooo livres pdinal d'Estrées, st sim. i i", 26 || Faire I a mitié de, ermede ; oliti e ai i i aie, avoir la bonté ''•■•■ la com ■ m >i L'amitié de m é
' 8" affection de c Ttain i ani ■ i ■ les
es (.. ch i n a de l'amitié pour son maître. il 9" Fig. Utraction, il . a de i mien,
entrele ferel I a mant. || 10" .v. /'. plur Parolesobli géantes, caresses. Il m'a t'ait beaui oup d am tié i plus tendi 1 1 ame de Puj du Fou qu
l'ait nul., im i . ; TOu d l mille ami
■ i " n i i i nou quitti r i n nou
m. 217. (i Pro i i petits
préseni sent el ennenl l'amitié.
REM i airea ai ié a quelqu'un, c'est lui témoi
de l'affection, de la bienveillance. Faire de
amitié m, c'esl lui faire bon accueil, n iii
pour lui de p . venances, lui dire des paroles ob-li
1 i avec quelqu'un, c'est se lier avec lui par l i lentiment d i I amitié.
SYN. AMITIl ITTACH HENT. I.'ami-
indu ell i suppose réci] el . il ordinaire, un certa ae égalité entre ceux qui n u] : i ni réciprocité, ni i : elle exprii tel en smble des sentiments bien m illanl ■ que i ius ressentons pour une | et
i : ose. L'attachemenl e un enti sinon plus faibleque l'aff ction : il consiste à tenir d'une manière quelconque aux pei sonnes ou aux choses, à n'y lie poinl indifférenl
— fflST. xiL' s. Deiiz ,., e ; 1M
te/. Ch. de Roi. ni. Par amistié, Bel sire, [je] la vou don, ib. xi.vn. || xw s. Par ami tié vous en faiz ci le don , Uon .p, 19 E pur ço que li reis l'aveil tant i mustréliaveitsoventgrant amistié,
Th. le Mnri. 37. jj xm s. Ci,- encor cuidoit-elle que ce mi amisté, Berte, xv. ||xiv s. Premièrement l'est raison, pour ce que amisté est une vertu, , Eth. 228. ||xv's. Longis, cestelancel istre main la porterez, Et ses compaignons aiderez : Je vous en pry p la ass de ,\. S. J- C. 1 antost par certains messages ces lettres et ces amitiés devers le duc et la duché e il, m, 38. ||xvi° s. Comme s'il n'eusl i û d'autres bornes pour limiter son amitié ou inimil i que le droit et la justice seul nient, VMYOT, Brut. et Dion, 5. Mesurant ses amitiés ou inimitiés à la mesure du bien et de l'utilité publique, m. Aratus, 1-2. Il ne faut point trencher en di u\ une amitié- Un est nombre parlait, imparfait le deuxiesme' bons. 254. Pour amitié garder, faut paroys entreposer, génin, Récréât, n, p. 247.
— ÊTYM. Picard, amikié; Berry, amiquiè; proyenç. amistatz ; catal. amistat; espagn. amistad ; ital. amisi.i ; il une forme non latine, amicitas de amicus (voy. ami). Amicitia aurait donné ami'esse.
AMMAN (a-mman), s. m. Titre de dignité que l'on donne en Suisse auxehefs de quelques cantons.
— ÉTYM. Allem. amman, de amt, fonction et m mn, homme.
AMMEISTRE (a-mmè-str') , s. m. Titre qu'on donne aux échevins de plusieurs villes d'Allemagne.
— êtym. Allem. amt, fonction, et meister maître (voy. maître).
AMMI (a-mmi),s. m. Plante annuelle de la famille mbellifères, croissant sur le bord des champs des prairies, et dontles semences petites, oblongues,' striées, comptent parmi les espèces carminatives.
— ÉTYM. vAij.p.i, nom grec de cette plante T AMMODYTE (a-mmo-di-f), adj. Terme d his
toire naturelle. Qui s'enfonce dans le sable.
— ÉTYM. 'Ai;.|j.o8ûttk, de âu.p.0:, fable, et Sûeiv entrer dans.
AMMON (a-mmon) (CORNE D'), voy. ammonite.
— etym. Ammon est le surnom de Jupiter adoré dans un temple situé au milieu des déserts de la Libye. Les Grecs ont tiré ce mot d'âp.u,o- sable • mais ils se sont laissés aller à leur habitude de chercher
étymologie des mots étrangers dans leur propre langue. Ammon est certainement égyptien el signifiait bélier d'après Plutarquejil figuré sous la forme dAmoun dans Jérémie, 4c, 25 ; ce qui montre surabondamment que le mot n'appartient pa langue grecque.
tAMMONÉEN,ENNE(a-mmo-né-in, è-n'), adj.
fe ''" ,'" -'' ologie d'un terrain dans lequel on
trouve des c d'Ammon
AMMONIAC, AQUE (a-mmo-ni-ak , a V), adj. lî rerme (le chimie. Le chlorure ammonique ou
,,,l",h'',h '" oniaqueaeulenomdeselam-
™mac> Parce qu'on le préparail autrefois dans la
lll,w'' l!:,'"!il lemPle d- Jupiter An n. || 2» Gaz
*mm niac(voy.A .,., ,!|3°Gommeammonia-
'1" '■> "'■••"'■'■■ " '"" ! '"leur for 1 d'une sa-
veui acre.
— hist. xvr s. le sel armoniac, palis îy 242 11 5 laul appli [u ir ammoniac el galbanum I 6uli
r" vinaigre el eau de vie, paré, v, 20. De '. ,,,.'
!'U|' dissoulte en eau de vie, m. v, 21 Une
l'ai oiac rozal 0. m erres, 9(8. '
1 n "■ 'Ap-p-iovi ..'.-, de \... --.,,.. m nom deJu-
I r r:l Llb3'e '■ "■ i Berrj . armoniac Du
' M nai 1, 1 u âge voulait que l'on dît armoniac.
AMMONIACAL, aLIî u n mo ni a kal, ka-I') ! !" ■I,/'- Qui contiem de l'ammoniaque. Sel savon
"; oniacal. ||2» S. m. plur. ferme de médecine
1 es .i.'iim acaux, médicaments excitants, diffu-
ible !.. mes pai l'ammoniaque el ses principale, ' >mbinai n 1 salines, telles que le carb mate i 1 chlorhydrate, le sulfate , l'acétate.
ÊT'i «. Ammoniac.
i AMMONIACÉ, ÉE(a mmo ni ; se, sée), ad7.Qui com ni de l ammoniaque.
AMMONIAQI !! (a mine m :i !.. ,, ,. f T, ;: |
chimie. Alcali ainsi appelé p. ire ,;,, on [e ,,. ,|.
sel ammoniac. On ne peul I obtenir] ur rjue sous la
''"rme ,f" Le gaz ai niai . ga ,1 amoniacal
ammoniaqui ■ use, esl incolore, tri .1 re, tri ne. Ce ti'esl jamais qu'en di solul 1 a dan
l'eau qu'un emploie le gaz ammoniac; il cons a
alors l'ammoniaque liq ide.
— ÉTYM. Ammoniac.
f AMMONIA l'Kei mmo-ni-a-t') , s. m.Ammoni
AMMONIQUE, adj. Tenant de l'ammoniaque.
AMMONITE (a-mmo-ni-f), s. /'. Terme d'histoire naturelle. -.,.,„ d'un genre de mollusques céphal , des fossiles, appelés cornes d'Ammon, à cause de la ressemblance de la volute de leur coquille avec li 1 c nues de Jupiter Ammon représenté souslafigure d un bélier.
t AMMONIUM (am-mo-ni-om') , s. m. Terme de chimie. Nom d'un radical hypothétique composé, que quelques chimistes considèrent comme formant la base de l'ammoniaque.
| IMMONIURE (a-mmo-ni-u-r') s. m. Terme de chimie. Combinaison dePammoniaqueavecunw métallique, dite aussi ammoniate.
f AMNÉSIE (a-mné-zie),s. f. Termede médecine. Diminution notable ou perte totale de la mémoire.
— ÉTYM. 'A[/.vY)(Ha, de à privatif, et uvâojiai, je me souviens (voy. amnistie).
t AMNICOLE (a-mni-ko-1'), adj. Terme de zoologie. Qui vit sur le bord des rivières.
— étym. Amnis, rivière, et colère, habiter (voy. culture).
AMNIOS (a-mni-os'), s. m. Terme d'anatomie. La plus interne des membranes qui enveloppent le fœtus. [L'enfant] était moins comprimé dans l'amnios qu'il n'est dans ses langes, j. j. r.ouss. Ém. 1.
— HIST. xvi° s. La seconde tunique est appelée amnios ou agnelette, paré, xviii, 7.
— ÉTYM. "Af/.vioç, d'agneau, sous-entendu -j^v, membrane : mot à mot, la membrane d'agneau. L'amnios a sans doute été ainsi dénommé à cause de sa mollesse. "Ajxv 105 vient de â^voç, qui est le m me que àpvoç, ancien latin arnus, puis agnus (voy.
'. IEAU).
i AJtNIOTIQUE (a-mni-o-ti-k'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient à l'amnios.
AMNISTIE (a-mni-stie) . .s. f. || 1° Pardon collectif accordé par le souverain. Il fut compris dans l'amnistie. On donna une amnistie générale au duc de Rohan, anquet. Ligue, m, 365. || 2° Par extension. Ces jubilés qui amènent les pécheurs a 1 am nistie de la religion, chateaub. Génie, ni, v, 6.
— SYN. amnistie, -grâce. La grâce est individuel! ; l'amnistie est collective.
— HIST. xvic s. Pardonnant tout le passé avec oubliance sempiternelle de toutes offenses précédentes, comme estoit l'amnestie des Athéniens, rab. dans MÉNAGE.
— ÉTYM.'Au.Wicttîcx, deàprivatif, et p.vâop.at,je e souviens, au parfait p.éu.vrip.at, de même radical que le latin meminisse, memoria (voy. mémoire). Rabelais disait amnestie, reproduisant l'orthogri grecque; nous disons amnistie, reproduisant la prononciation dans laquelle l'êta a le son de 1'».
AMO
AMNISTIÉ, ÉE (a-nmi-sti-é, ée). || 1" Part, passé.
Les chefs delà rébellion amnistiés. || 2° Subst. Les amnistiés rentrèrent dans le pays.
— étym. Amnistie.
AMNISTIER (a-mni-sti-é) , V. a. Accorder une amnistie.
aMODIATEUR (a-mo-di-a-teur) , s. m. Celui qui prend une terre à ferme.
— ÉTYM. Amodier.
AMODIATION (a-mo-di-a-sion) , s. f. Bail à ferme d'une terre.
— étym. Amodier.
AMODIÉ, ÉE (a-mo-di-é, ée), part, passé. Terre amodiée en grain, en argent.
AMODIER (a-mo-di-é) , v. a. Donner à ferme. Synonyme d'affermer.
— H1ST. xivc s. Admuidicr ou abourner du vin à rendre en détail, du cange, amodium.
— ÉTYM. Bas-lat. admodiare, de ad, à (voy. À), et mndus, mesure (voy. mode).
AMOINDRI, IE (a-moin-dri. drie), part, passé. Les revenus amoindris par les impôts. L'autorité royale amoindrie.
AMOINDRIR (a-moin-drir) , v. a.\\i° Rendre moindre, au propre et au figuré. L'éloignement amoindrit les objets. Seigneur, s'il vous plaisait d'entendre ma défense, Possible que l'excuse amoindrirait l'offense, tristan, M. de Chrispe, v, 2. [| 2° Absolument. Les lunettes qui amoindrissent , pasc. Pens. part. I, art. 2. || 3° V. n. Devenir moindre. Votre revenu en amoindrira considérablement. || 4° S'amoindrir, r. réfl. Son revenu s'amoindrit tous les jours.
— H!ST. xnc s. Et si vostre pénitence estoit amanrie, st-bern. 572. (| xiii° s. Il laissa le pleuvoir, s'amenri la froidure, Berte, xm. Par sa très grant convoitice, il amenrisçoit cescun jour les garnisons [provision] de laiens, * Chr. de Rains, m. || xive s. Mais pourtant sa perfection Amoindrira sans fiction, Et mercure ne sera plus Parfaict, Trait. d'Alch. 290. || xvc s. Je ne di mie que nous affoiblissions ni amendrissions l'héritage de monseigneur de Flandre, froiss. Discours de Jean Lyon, n, n, 53. Et pour ce que les pourveances de la cité commencèrent à amenrir, froiss. i, 1, 132. Et virent bien que en la fin ils ne le pourroient tenir [le pont] ; car les Anglois croissoient toujours, qui issoient hors de Calais, et leurs gens amenrissoient, id.i, i, 327. El veulent les aucuns dire que on trouva les viandes toutes entières que on lui avoit portées, ni rien ne les avoit amenries au jour de sa mort, id. n , m, I 3.
Il xvie s. Quand il n'y auroit autre mal, il [Dieu] est amoindri de sa dignité, et est rendu contemptible, calv. but. 289. Croistre je voy tl'un costé ta douleur, Et amoindrir d'un autre ta couleur, m.\kot. il, 217. Il se retirait en sa maison, où tant de compagnie l'alloit voir, que sa dépense n'amoindrissoit guère en son ménage, marg. Nouv. lix. Il déclara à ses compagnons son entreprise, sans en amoindrir le péril, d'aub. llist. m, U. Son obligation s'en amoindrissoit et luy en poisoit moins, MONT, i, 9i.
— ÉTYM. A et moindre. Une des anciennes formes de moindre était mendre, d'où l'ancien verbe amendrir ou amenrir.
AMOINDRISSEMENT (a-moin-dri-se-man), s. m.
Action de rendre moindre. L'amoindrissement de votre fortune, de son crédit.
— HIST. xvie s. La fin du discours fut un jurement de fidélité entr'eus, et l'amoindrissement des Guisars, d'aub. llist. I, 1 04.
-- ÉTYM. Amoindrir.
f AMOISE (a-moi-z'), s. f. Voy. moïse.
AMOLLI, IE (a-mo-li, lie) , part, passé. || 1° Rendu mou. La terre amollie par les pluies. || 2° Enervé. Amolli par les voluptés. || 3" Se dit, en gravure, des contours équivoques, qui ne sont pas assez ressentis.
AMOLLIR (a-mo-lir), v. a. ||1° Rendre mou. La chaleur amollit la cire. || 2° Fig. Enerver, adoucir. Amollir- le courage. N'amollissez pas l'enfance dans les délices. Pour amollir son cœur, je n'ai rien nécorn. Pohj. v, 1. Une larme d'un fils peut amollir sa haine, id. Rodog. n, 4. || 3° S'amollir, r. réfl. Devenir mou. La cire s'amollit à la chaleur. || 4" Devenir efféminé. S'amollir dans les délices et l'oisiveté, fén. Tél. m. || 5° S'adoucir. Son cœur s'amollissait par degrés. Courage! ilss'amollissent,coRN. ! Bor. n, 6. || 6° Terme de marine. Le vent s'amollit, devient moins violent.
— HIST. xne s. Ke la chars, se ele dist aspres choses, ne l'atraiet à impatience, u, se ele dist Iosenges, ne l'amolisset à luxure, Job, 452. ||xuic s. Si mandèrent au connestable que il vint parler à
AMO
eus; et il i venist, et parlèrent ensamble, atant que li empereres s'amollia auques, et si taillèrent entre els une pais telle que, etc. n. de valenc. xxxii, Molt les a fait amollier Li biaus parlers dou chevalier, Laid'Ignaur. 11 [Danger] se set bien amoloier, Par chuer [flatter] et par soploier, la Rose, 3147. Mes quant ele ot bien arousé De lermes fort vilain housé, Si le convint amoloier. ib. 15609. Moult a dur cueur qui n'amolie, Quant il trove qui l'en suplie, ib. 3295. || xive s. Car onques pour prières son cuer ne s'amoli, Guesch 12998. Cuidiés-vous pour menaces nous soions esbahis? Nous cuidieZïVOUs trouver tellement amollis Que nous rendons à vous si tost nos edifis?... ib. 2I678-2I696. || xve s. Cet exemple amollia grandement le courage du roi d'Angleterre [fléchit la rigueur] , froiss. i, i, 320. Son cueur ne se admollit jamais, comm. iv, <3. || xvic s. 0 bienheureux tombeau ! la manne, comme rosée tombante de l'air serein, puisse amollir ta pierre! yver, p. 5G7. Il le pria d'amollir son courage en priant, amyot, Sylla, 49.
— ÉTYM. À et mou. Dans l'ancien français, il y avait deux formes : amolir et amolier ou amoloier.
AMOLLISSANT, ANTE (a-mo-li-san , san-t'), adj. Des voluptés amollissantes.
AMOLLISSEMENT (a-mo-li-se-man) , s. m. || ^Action d'amollir; état de ce qui est amolli. L'amollissement de la cire. || 2° Fig. L'amollissement du courage.
— HIST. xvic s. Et un amolissement aux courages de ses serviteurs, d'aub. Hist. n, 24.
— ÉTYM. Amollir.
f AMOMACÉES ou AMOMÉES (a-mo-ma-sée ou a-mo-mée), s. f. plur. Famille déplantes monocotylédones, vivaces, voisine des orchidées.
— ÉTYM. Amome.
AMOME (a-mô-m'), s. m. Terme de botanique. Genre de plantes presque toutes exotiques, et douées, en général, d'une saveur piquante et aromatique.
— ÉTYM. "A[j.co|j.ov, aromate de l'Inde. AMONCELÉ, ÉE (a-mon-se-lé, lée), part, passé.
Les cadavres amoncelés autour de la redoute.
AMONCELER (a-mon-se-lé. J'amoncelle; j'amoncellerai ; j'amoncellerais; j'amoncelai; amoncelanl ; quelques-uns mettent un accent grave et une seule l: j'amoncèle, j'amoncèlerai) , r. a. || 1° Mettre en monceau. Amonceler des gerbes. || 2° Fig Amonceler des richesses. Amonceler les preuves, les citations. |]3"S'a monceler, v. réfl. Être mis en tas. Les nuages s'amoncellent.Les figures, l'onyx, le cristal, les un taux Partout sur les buffets, sur la table étincellent.... et partout s'amoncellent, a. chénier, 49. || Fig. Hélas ! |e Miusle dis, ne vous endormez pas, Tandis que l'avenir s'amoncelle là-bas, v. hugo, Crép 15. ||4° )". n. En termes de manège, se dit d'un cheval bien ensemble, bien sous lui, et qui marche sur les hanches sans se traverser.
— hist. xine s. Il amoncelé or et argent Por lui leveret essaucier, Theophilus. Et en l'esperite de ta forsenerie sunt amoncelées les eves [eaux], Psautier, f° t83. || xive s. Car la douce parole les amis amoncelé, Girart de Ross. v. 1278. || xvi° s. Nous sommes touts contraincts et amoncelez en nous, et avons la veue raccourcie à la longueur de nostre nez , mont, i, 170. Lors la cholere et la fureur, s'emmoncelant en un, esclatte touts ses efforts à la première charge, id. m, 35i. Je lui appris à escrimer des deux bras, à s'amonceler le ventre, à reculer la teste, à la bordeliner de bonne grâce, d'aub. Conf. n,i. Il a le front refrongné, ridé et amoncelé, ses cheveux se hérissent, paré, Inlrod. '8. La tunique cornée se ride et se amoncelle, id. iv, g. Aucunes fois les veines sont courbées et repliées en plusieurs circonvolutions emmoncelées. id. xi, 21. La pluspart du bled en roulant s'emmoncclle dans lefons des lignes, o. de serres, -113. Pour vuider l'humeur que rendent les olives estans amoncelées, o. de serres,
— étym. À et monceau; picard, amoncheler. AMONCELLEMENT (a-mon-sè-le-man), s. m.
Action d'amonceler; état de ce qui est amoncelé. L'amoncellement des sables, à l'embouchure des rivières.
— ÉTYM. Amonceler.
AMONT (a-mon), s. m. || 1° Le haut d'où descend un fleuve, une rivière, par opposition au bas qui est dit aval. Pays d'amont, pays en amont, le pays sii lé dans le haut du fleuve, de la rivière. || En amont de, au-dessus de. En amont de la ville. || 2° Vent d'amont se dit, sur les côtes où la terre est au levant, de tout vent qui souffle de l'un des points
AMO
compris entre le nord-est et le sud-est, passant par l'est. || 3° Terme de fauconnerie. Mettre l'oiseau amont, le jeter. || Tenir amont, se dit de l'oiseau quand il se tient en l'air en attendant qu'il découvre le gibier.
— hist. xie s. Gardez [regardez] amunt devers les porz d'Espaigne, Cit. de Uni . lxxxv. [11] Regarde aval et si regarde amont, ib. clxiii. || xne s. Il se dresa amont en son esté, Ronc. p. 35. Amont le Sebre font les voiles tourner, ib. p. -H8. Enmi la ville parvinrent en amont, ib. p. 120. [Ils se frappent] Amont es haumes où luisent li cristal, ib. p. <44. Amont au ciel où joie est esclarcie, ib. p. 174. Reynaus passa lès le meis [logis] [d'1 Erembor, Ains ne daigna dresser le chef [la tête amont [en haut], Romancero, p. 49. Amont par mi le Rin li orages [le temps] les guie, Sax. vu. || xine s. Le coutel [elle] a saisi, si l'a amont levé. Berte, xv. Et Bel-Acueil est en prison Amont en lator enserré, la Rose, 3927. Si ot dedens la pierre escrites Ou [au] bort amont letres petites Qui disoient.... ib. 1444. Mes onques si bel [homme] armé ne vi: car il paroit [paraissait] desur toute sa gent dès les espaules en amont [en haut], joinv. 22G. Sire, nous n'avons pooir d'aler au roy parmi cesle gent; maiz alons amont, et metons cest fossé que vous veez devant vous, entre nous et eulz, m. 227. Et disoient qu'il avoient trouvé merveilles de bestes sauvages, lyons, serpens, ohphans, qui les venoient regarder desus la rivière, aussi comme il aloient amom, id. 220. ||xve s. J'appelle aussi, et en lias et amont, Loyal espoir; mais je pense qu'il dort, Oujecuide qu'il contrefait le mort, ch. d'orl. Rond. Il xvi' s. Je marche plus sur et plus ferme à mont qu'à val, mont, i, <Gl. Le moust bouillant d.ans un \aisseau, poulse à mont tout ce qu'il y a dans le fond, id. ii, (2. L'aigle s'envolant à mont, signifioit que.... in. 11, 26:>. Quand la criminelle est descendue, on retire à mont l'eschelle, amyot. Xama, \ 8. Il tiroyt à la butte, du bas en mont, d'amont en val, devant, de cousté, en arrière, bab. Gara. 1, 23. À ceste heure fays bien à point l'arbre fourchu les piedz à mont, la teste en bas, id. Pant. iv, 19.
— étym. À et mo i
AMORCE (a-mor-s'), s. f. || 1° Appât pour prendre certains animaux. Mettre l'amorce à l'hameçon. Il 2' Fig. Tout ce qui fait mordre à, tout ce qui attire. Se laisser prendre à l'amorce des voluptés. Et quand l'âme une fois a goûté son amorce [de l'amour], corn. 7/or. m, 4. Mais au lieu dégoûter ces : ... i ères amorces, id. Cinna, v, 3. Permettez cependant qu'à ces douces amorces Je prenne un nouveau cœur et de nouvelles forces, m.Pomp. iv,
3. Je verrai leur amour, j'éprouverai sa force, Sans flatter leurs désirs, sans leur jeter d'amorce, id. fiod '/. m, 3. L'hymen où je prétends ne peut trouver d'amorces Au "milieu d'une ville où régnent les divorces, id. Scrtor. iv, 2. Que pour lui cettegloire eût ou trop peu d'amorces, in. D. San. m, 1. Plus j'y vois de hasard, plus j'y trouve d'amorce, malh. y,
4. Sa grâce et sa vertu sont de douces amorces Qui, pour tirer les cœurs, ont d'effroyables forces, mol. l'Étour. m, 2. Craignez d'un vain plaisir les trompeuses amorces, bûil. Art poét. 1. Il ne suffit pas d'ûter aux passions les amorces qui les irritent, mass. Pécheresse. || 3" Poudre avec laquelle on enflamme la charge d'un fusil, d'un canon, d'une mine. Je brûle d'abord une amorce dans un pistolet, J. J. rouss. Ém. 1. L'amorce brûla les moustaches du plus jeune spahi, chateaub. Itin. 57. L'amorce est déjà conduil i, e1 la mine prête à jouer, la uruy. 8. || Prendre une ville sans brûler une amorce , sans tirer un coup de fusil. Puységur eut la gloire de l'occupation de toutes les places espagnoles des Pays- Bas sans brûler une amorce, st-sim. 408
croyait déjà tenir le bâton de maréchal, quoiqu'iln'eût jamais vu d'action, ni peut-être brûlé une amorce, id. 91, 202. y 4° Technologie. Dissolution d'or, d'argent ou de platine, dans laquelle on trempe les planches, lames ou vases de cuivre qu'on \. utpla- ■ quer. || Une petite quantité d'eau qu'on verse dans une pompe, pour qu'elle fonction
— HIST. xvie s. Ce sont amorces pour escumer l'argent des bourses, calv. Inst 957. Ces amorces [promesses] les firent retourner à la charge avec une nouvelle vigueur, Mém. s. du G. ch. 29. Pensans que ce fussent les mesmes ru- is, e( les mesmes amorces de bonne espérance et de belles paro- ! A.MYOT, Timol. ig. Il appelle la volupté la principale amorche et le plus grand appast de mal faire que les hommes ayent, id. Caton, 5. Ce jeune homme et ses compagnons ne faillirent pas, dès qu'ils ouïrent siffler l'amorce [de la mine] , de pren-
AMO
ire le i. Hist. u, 186. il des]
du Ludde poui 1 1
i d ■ mtreprise, ci i e, in. ib. 170, El au lieu qu'on communemenl quelques sergens et ha
raire brusler 1 amorce, ï i ihl em
, [d. ib. il 880, il les .i !
ipoit u e partie par le moien d'ui ■ i quand l'amorce ln-usloii, id. ib tu, m seigneur se une ai ' ville ,
i rm.Amors, participe passé de l'ancien verbe
amordre, mordre à; proprement, chose à laquelle
iallon, am ce dans ens de
nte; 1 ta morsa .
i le "ii .1
... Le pi ovençal a tnihn zar,
amorsi imorzamen . amorcemenl ; ce
qui suppose un substantif amorsa. L'orthographe
amorce osl mauvaise : il faudrait écrire amen
leurs par d'ancieni français ou
en pi
AMORCE, ÉE e), part.
|| 1" Garni d'une amorce. I i"' lige Il 8» Attiré, i ippât qu'on
sirs.
I AMORCEMENT [a d'amorcer. L'amorcement d'une l -
l i vm. Amorci r; provem men.
AMORCER (a-mor-sé. Le i prei I une cédille devant a et o : amorçons, j'amorçai), r. a. || 1° Garnir d amorcez vos hameçons, vos
lignes. Amorcer un fusil, un pistolet, une mine. Quand Le poisson
j. j. rouss, Ém. iv. || Absolument. Amorcer. Vous •r. || 2 Attirer avec de as, des o || 3' Fig. Attirer, pai d • qui flattent, les
récompenses. Le il sa fureur plus forte; Il l'a-