‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 129 sur 462 · I , CORN · texte numérisé non relu

I , CORN

S ici comme vous, sont de si

force, Qui ter, cet obstacle

m'amorce, rotroi , Antig. m, 5. ||4° Amoi dit, en phj sique, de l'action un siphon pour y déterminer l'ascension du liquide qu'on veut transvaser. || Amorcer une pompe, j ver sor un p< u d'eau, afin qu'elle ;

aire dans u qui fait air par de pe-

. ssures || 5' i un i plaque

dr cuivre dans une forte dissolution d'or, de platine on d'argent. || Cot as une pièce

de fer ou de bois, un trou, qu'on i c la ta-

rière ou le glatir un morceau de fera l'un

des bouts, comme un <

— HIST. xvie s. Mais ces fols qui leur font mage, d raines douceurs, Ne pi sentir le dommage Que traynent ces mignardi s sœurs, d bell. ni. 91, recto. Il prend une pistole toute pr t amorcée, carl. x, a.

— ÉTYM. mnrzar, amorsar.

Le vieux français avait amordre, qui voulait dire mordre à, attirer. L'orthographe amorser serait préférable (voy. l'étymologie (I'amorce).

\ AMORCEUR (a-mor-seur' , s. m. Celui qui amorce.

— hist. xvr s. Tant y a que cette amorce fut bruslée [on attira au combat], et les amorscurs deffaits, d'aub. Hist. u , tes.

— ÉTYM. I

•AMORÇOIR (a-mor-soir), s. m. || 1° Terme d'arts mécaniques. Outil dont l'artisan qui travaille en bois se sert pour corn trous. Synonyme d'é-

bauchoir, qui est 12 P tit instrument

dont on se sert pour amorcer les fusils à piston.

— ÉTYM. amorci r.

f AMOROSO (a-mo-ro-zo), adv. Terme de musique. Indique une expression tendre et gracieuse et un mouvement un peu lent.

— ÉTYM. Ital. amoroso, amoureux (voy. ce mot).

t AMORPHE (a-mor-f), adj. Terme didactique. Qui n'a pas de forme déterminée.

— ÉTYM. "Aaopipo;, de à privatif, et |jt.opsï], forme

(VOy.MORPH....).

t AMORPHIE (a-mor-fie), s. f. Terme didactique. Absence de forme déterminée, difformité, désordre dans la conformation.

— ÉTYM. Amorphe.

AMORTI, 1E (a-mor-ti, tie), part, passé. Balle

AMO

amortie. Le coup amorti par les vêtements. Haines amoi ties pat le temp i, I inimitié qui règne entre

'\ partis N'y rend pas de l'hoi ni l

m, 2. Hélas ' il

nie bas les arme . Et déjà son i oui

. :i i , i " . intig. ni , ". Et

juranl i du toul am ! mil r,

/ Ug. il Les passions amoi d rad t L hom ier. Pens. phil 9. I tuand 1 1 i ., tie, volt, tngi nu .

i 1 de nos jeun" est amoi I

Mis. m . 5. Ji i otre teint les roses amo

Psych. iv, 3.

AMORTIR (a mer tir), r. ,t. Il 1° Rendi i comme mort, c'est i idre plus fille moins vif,

lins dur. Un barra ;e amortissail la lu courant. Amortir un choc, une chute Aune il de ; i lu eur des

'C'est un feu qu'une maladie el

1/ ml M ille temps devrait ai r. 26. || En

parlant des herbes, leur faire perdre leut acreté. lerbes, du Rendre la us tendre. Certaines \

ont bes iin d être amorties. 2 En termes de finances, racheter une dette, une rente, une redevance. | 3° Autrefois, donner aux mainmortables le d

es. || Donner un bien sous la condition qu'on sera nourri jusqu'à la mort par le re. || Dans l'ancienne jurispruden e, amortir iiatre, diminuer les dn qui en dépe nortir la foi et hommage, se

fain décharger de la foi et hommage , à la chai e autre redev ince. || 4" En termes de m ôter à un bâtiment sa un moyen quel-

conque. || V. n. Rester échoué pendant le reflux. || 5° S'amortir, i. réfl. Devenir amorti. Son a s'est promptement amortie. Ce nectar où tes feux 1ER, Bacchante.

— HIST. xnrs. I.i cos, qui ert touz amortez, Quant il senti laschier la bouche, Bâti ses eles, si s'en touche Et vint volanl sur un p im er, Renart, 1686. Car ains qu'ele en poû.1 cheoir, Tost enporroit, sans resorlir, La Rose du tout amortir, la Rose. 15628. Paor a que no Franc n'aient perdu la»vie ; Poignant s'en vient ans murs de la cité antie, Nostre gent i

e : Devant eu i gi I 1 eschiele qui estoil d< | ecie . Ch. d'A • t. vi, 8t l.Tel uza

imorti se passeraient par amende du meffet,

i. xxiv, 16. Li tiers cas, qui apartient à sainte

Eglise, si est de toz les biens et de tentes ammos-

; sont données, ammosnées ou amorties, por

>oustenir, id. xi, 4. Tout soit

ii héritages venus de lor sers , ce que li serf des

rent ne demeure pas amorti as églises,

s'il n'est otroié du o rerain, id. xlv, 33. || x

i lli tellement qu'il n'ot ne euer ne

veine Qui ne fusl amortis ains la sepmaine pleine, Guescl. 22(177. Il xv" s. [Le maître médecin] amortit tout ou en partie le venin qu'il avoit pris et reçu, froiss. 11,11,70. j| xvie s. 11 amortit l'inimitié qu'il portée contre ce duc [sa propre inimitié], mont, i, 2. En moins de rien lui furent, que vuidés, que accordés, que amortis, deux ou trois cents procès, des per. Contes, XXXVI. Toutes ces envies, ces haines et detractions à rencontre de Marius, furent bien tost après esteinctes et amorties par le grand danger qui survint à toute l'Italie du costé du ponent, amvot, Marius, 16. Sa gloire et son authorité s'alloit petit à petit anéantissant et amor-

; par trop demourer en paix sans rien faire, id. Marius, 56. La lassitude du corps amortissoit l'aise et le contentement de l'esprit, id. Aratus, 27. Les privilèges que quelques uns avoient de ne contribuer pas esgallement aux levées du pays, c'estoit que, par une somme une fois levée, ils vouloient

tir toutes ces choses, d'aub. Hist. i, 362. Si pour telles choses les porreaux ne s'amortissoient , on les touchera d'huile de vitriol, paré, v, 21. Quelquns fois on trouve les vipères si surprises de froid qu'elles demeurent toutes amorties et immobiles, comme si elles estoient gelées, id. xxiii, 6. Ce qui attise ou amortit le feu, rons. 820.

— f.TYM. Bourguig. êmoti; provenç. amortir, amortar, amorsar; anc. cat. amortir; ital. ammorlire, ammortare; de à et mort. L'ancien français avait aussi amorter.

AMORTISSABLE (a-mor-ti-sa-bl') , adj. Terme de finances. Qui peut être amorti. Rente amortissable.

— ÉTYM. Amortir.

AMORTISSEMENT ( a-mor-ti-se-man ) , s. m. || 1° Action d'amortir, d'affaiblir. L'amortissement du

AMO

coup. L'amortissement des haines. \\i" Faculté don-

'I' '■'■' autrefois ai i\ mainmnrlables de devenir propriétaires. |] 3" lia ,d ml d'une rente, d'une pension, d'une redevance, etc. Amortissement delà dette publique, Cette confiscation étail une espèce de droit d'amortissement peur le prince des taxes qu'il levait sur les

Juifs, MONTESQ. Esp. XXI, 20. || Caisse d'amortissement, caisse établie peur l'extinction graduelle de la deiie publique. || Fonds d'amorti ;emen1 . fonds des l'amortissemenl d'une rente. |] 4° En termes lecture, ce qui termine, ce qui lieu le com

bled un bâtiment || 5" Am isements, les cavets

renversés qui couvrent des corniches, des croisées et des perles extérieures, pour les garantir de la pluie. || G" En termes de manne, étal d un bâtimem qui e l amorti.

— hist. xv s. Lesquelz il renta moult richement par amortissement perpétuel, christ, de pi sa t, CharlesV, m, ch. n. || xvr s. L'amortisse-

Iroil pour ce qui passe en mainmoi te] de ce qui est tenu immediatemenl du roi s'estime à la valeur du tiers de la chose, loysel, 78. Peu de temps après ils apperceurent bien que ce pai a'estoil point amortissement d'inimitié, ains plus tost commencement de querelles et de dissensions entre eulx, amyot, Pyrrh. 23,

— êtym. Amortir; provenç. amortissament, munit, simen; e spagn. amortecimù nto.

t AMOUILLE(a-mou-U', // mouillées), .v. f. Nom

du premier lait fourni par une vache qui

de vêler.

fAMOUILLER (a-mou-llé, Il mouillées) , v. n. Il

se dit d'une vache qui est sur le point ou qui vient

de ' '1er.

f AMOULER (a mou lé | . r. a. Technologie. i '.i ei sur la meule, aiguiser, affiler.

— étym. À et mi ule le).

AMOUR la-mour), ,v. m. || l"Sentiment d'affection (l'un sexe pour l'autre. Ëpri d'amour. Uni 1er d'amour. Un secret amour. Un amourpai tagé. L'amour des femmes. Lettre d'amour. Un amour violent aux raisons ne s'amuse, Régnier, Élég. n. En amour l'innocence est un savant mystère, id. Sat. xm. Chloris el moi nous nous aimions d'amour, la font. Quipr. En un habit à donner de l'amour, id. Or. Le duc de Richemont mourait d'amour pour elle, hamilt. Gramm. 9. Seigneur, l'amour toujours n'attend pas la raison, haï:. Uni. n, 2. L'amour n'esl pas un feu qu'on renferme en son âme; Tout nous trahit, rac. Andr.n, 2. X peine cependant Bajazet m'a parlé; L'amour fit le serment, l'amourl'a violé, m. Baj. m, 5. L'amour le plus discret laisse par quelque marque échapper son secret, id. ib. m, 8. Un véritable amour brave la main des Parques, corn. Hor. iv, 4. L'amour entre les rois ne fait pas l'hyménée, id. Nicom. n, i. L'amour au désespoir fait gloire encor d'aimer, id. Agésil. iv, 7. L'amour est un tyran qui n'é] personne, id. Cid, v, 4. II n'y a point, dans le cœur d'une jeune personne, un si violent amour auquel l'intérêt ou l'ambition n'ajoute quelque chose, i \ bhuy. 3. || Au féminin. Mais j'ai grand' peur, enfin, que l'amour soit plus forte, Régnier, I:lég. n. H disait qu'il m'aimait d'une amour sans seconde, mol. Éc. des F. li, 6. Vous ne pouvez aimer que d'une amour grossière, in. Femmes sav. iv, 2. J'ignore le destin de mon amour ardente, id. le Dép. iv, 3. L'aimes-tu d'une amour qui soit si violente? id. Mélic. 1,2. C'est l'amour, jointe à la tristesse, qui cause la plupart des larmes, desc. Pass. tt7. Qu'une première amour est belle! Qu'on a peine à. s'en dégager! Et qu'on doit plaindre un cœur fidèle, Lorsqu'il est forcé de changer! quin. Atys, iv, I .Outre que tant d'amour vous serait importune, la font. Juconde. Votre amour de la mienne eût du se défier, rac. Baj. v, 6. Amour ignorée, id. Brit. I, <. De l'amour la plus Rendre et la plus malheureuse, id. Bérén. v, 7. Avant que dans son cœur cette amour fût formée, id. Baj. i, 4. Ne l'a point averti de votre amour nouvelle, id. ib. iv, 5 Possédant une amour qui me fut déniée, id. Milhr. m, 5. Sur la foi d'une amour si saintement jurée, id. Andr. n,1. Tant d'amour n'en peut être effacée, id. Il r. iv, 5. Si d'une égale amour votre cœur est épris, volt. Zaïre, i, 2. Que vos destins.... Coulent toujours trempés d'ambroisie et de miel, Et non sans quelque amour paisible et mutuelle, a. chén. 92. || Au plur. f. De mutuelles amours. Je redoutai du roi les cruelles amours, rac. Milhr. i, ). U déshonora son règne par ses amours monstrueuses,. boss. Hist. I, 10. || Commerce amoureux. Mais ce n'est pas assez expier vos amours, rac. Bérén. v, r>. N'allez point par vos pleurs déclarer vos amours. id. Baj. i, ». L'hymen va succéder à vos longues

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amours, rac. Bér. i, 4. Paris n'ignorait aucune de ses amours [d'Hélène] quand il lui sacrifia les siennes, p. l. Courier, i, 4(. Continuez vos amours avec euxtant qu'il vous plaira, mules Préc.ridic. 16. |[Ilse dit aussidans ce sens au plur. m. Et mes premiers-amours, et mes premiers serments, volt. Œdipe, n. 2. Ces dieux justes vengeurs des malheureux amours, del. Enéide, iv. Et l'on revient toujours À ses premiei s amours, Etienne, Joeonde. Vient un danseur, nouveaux amours, bérang. Les cinq étages. || 2° Locutions diverses. Fairel'amour, courtiser, être en commerce amoureux. Ah ! lâche . Fais 1 amour et renonce à l'empire, rac. Bérén. îv, 4. Non, non, faites l'amour, et vendez aux amants Vos accueils.... Régnier, Sat. xiii. Comme en faisant l'amour on sedoit maintenir, m. Eplt. i. Qui fussent retournésunjour ÂMycènes faire l'amour, malh. VI, 17. Qu'ils viennent vous faire l'amour, mol. Préc. 16. Du temps qu'il faisait l'amour a Mme sa femme, hamilt. Gramm. H. Il faisait l'amouravec Mlle de N.... sëv. 534. Il est peu à craindre qu'ils ne sachent pas faire l'amour sans lui, J. J. rouss. Ém. v. Est-ceque vous croyez qu'on puisse faire l'amour sans proférer une parole? volt. Microm. 6. Raimoud fit. publiquement l'amour à cette princesse [Eléonore, femme de Louis le Jeune], volt. Mœurs, 55. || Familièrement. Filer le parfait amour, s'aimer longtemps et constamment. La maison de Mme de Mortagne tomba fort; ils [M. et Mme de Mortagne] s'en consolèrent par l'abondance et par filer le parlait amour, stsim. 53, .39. || C'est un vrai remède d'amour, se dit d'une femme fort laide. || En termes de culture, la terre est en amour, elle est dans un état propre à la végétation. || Être en amour, se dit des femelles des animaux, et signifie être en chaleur. || Maison d'amour, maison de filles. On trouve dans Paris d'autres maisons d'amour, régn. Sat. xi. || 3° En général, affection profonde. L'amour des parents pour leurs enfants. Tour un fils jusqu'où va notre amour, rac. Andr. ni, 4. Ne vous assurez point sur l'amour qu'il vous porte, id. Mithr. i, 5. Même de mon amour craignant la violence, Autant que je le puis, j'évite sa prése ce , id. Athal. I, 2. Pour le sang de nos rois vous savez son amour, id. ib. n, 6. Son amour [de la fortune pour certaines femmes] est fragile et se rompt comme verre, Et fait aux plus matois donner du nez en terre, Régnier, Sat. xiv. J'assigne l'envieux cent ans après la vie, Où l'on dit qu'en amour se convertit l'envie, id. ib. xv. \\Au féminin. L'empereur qui lui montre une amour infinie [à Sévère], m. Poly. i, 4. Excusez l'ardeur d'une amour fraternelle , id. //or. i, 5. Le baiser d'amour fraternelle, la font. Fab. il, 15. C'est à bon droit Que, seul entre les tiens, par amour singulière, Je t'ai toujours choyé.... id. ib. vin, 22. Cette amour est extrêmement bonne, pasc. Pass. 139. || Pour l'amour de quelqu'un, par affection, par considération pour lui. Il le fit pour l'amour de moi. Je me purgerai pour l'amour de vous, sëv. 382. || Amour de Dieu, amour que la créature doit porter à son créateur. L'âme est faite pour Dieu , et c'est à lui qu'elle devait se tenir attachée et comme suspendue par sa connaissance et par son amour, boss. La Vallière, Profession. | Pour l'amour de Dieu, dans la seule vue de plaire à Dieu, sans aucune vue d'intérêt; et aussi, ironiquement, sans soin, mal. Cela est fait pour l'amour de Dieu , cela est mal fait. || Ironiquement. Comme pour l'amour de Dieu, se dit pour exprimer une chose faite à contre-cœur, avec lésinerie. || 4° En parlant des choses, sentiment vif, attachement qu'on e pouruuechose. Amour du plaisir, dujeu. Si ■ 'if de commander.... RAC, Athal. m, 3 ' l'an ur des grandeurs qui vous rend importun!;, CORN. Cinna, tv, 4. Tout ce que j'ai d'amour pour la vertu, fén. Tél. iv. Elle a mis son amour à la dévotion , Régnier , Sat. xm.... quelque excès d'amour qu il malh.

il, >■ || Au féminin I m certaine amour naturelle qu'on a pour ses sentiments, vaugel. Q. C. vu. i. L'amour du bien lui était assez, naturelle, stévrem. h, 183. || Absolument. Nos peines n déviée rient si douloureuses que par les attachements outrés qui nous liaii.nl aux objets perdus.... l'ej nos afflictions est toujours la peine de nos amours injustes, mass. Aient. Afflict. La nature a mis en nous des haines et des amours, id. Car. Offenses. Telle est la première source de nos amours et. de nos haines : l'injustice et la bizarrerie de notre goût, id. ib. Pour que t\cu\ hommes soient parfaits amis, il faut qu'ils aient des opinions opposées, des principes semblables, des haines et des amours diverses, chateaub. Génie, n, m, t. il emblail pietoutesle?

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amours du peuple romain fussent courtes et malheureuses, perrot d'abl. Tacite, 97. || Dans le langage des arts. Cet ouvrage est fait avec amour, l'arti te s'est complu à le faire. || 5" objet aimé. J'ai vu mon amour;mais son visageétait pâl :, chateaub. Dargo, chant i. De quel ennui secret ton Ame est-elle atteinte? Me dis-tu: cher amour, épanche ta douleur, lamaut. Méd.ll, 10. S'il parle à de certaines filles Dont il fit npsses amours, bérang. Av. de Bagn. Enfant , ! Dors, ô mes amours! v. hugo, F.

d'aut. 20. Les rois qui avaient été l'amour de leurs peuples, fén. TU. xm. Et fussiez-vous du monde et l'amouret l'effroi.... corn. Nicom. i, ). Cette Esther, l'innocence et la sagesse même, Que je croyais du ciel lesplus chères amours, kac. Esth.m, 4.Unjeune lis, l'amour delà nature, id. Athal. il, 9. || M'amour pour ma amour, au féminin. Terme caressant dont on se sert envers son mari, sa femme, sa fille, sa maitresse. Allez, m'amour, et passez chez votre notaire, afin qu'il expédie ce que vous savez, mol. Mal. imng. n, 8. || 6° L'Amour, les Amours, divinités de la Fable. L'Amour n'enfante que des larmes; Les Amours sont frères des ris, v. hugo, Odes, iv, 2. Fuyez, fuyez, oiseaux d'un noir présage; Cette nacelle appartient auxAmours, bérang. Connu, du Voyage, .le vous revois; et le temps, trop rapide, Ternit ces yeux où riaient les Amours, id. Déesse. Dans une taille contrefaite, mais qui s'apercevait peu, sa figure [de Mme laDuchesse] était formée par les plus tendres Amours, st-sim. 206, 22. || Fig. et familièrement. C'est un amour, se dit d'une jeune femme très-jolie, d'un enfant très-joli, et aussi de quelque objet trèsjoli. Il 7° Amour de soi, sentiment naturel quiattache chaque homme à ce qui lui est personnel. L'amour de soi est irrépréh nsible, utile, et content quand nos vrais besoins sont satisfaits. Ce sont deux sortes d'amours qui sont, ici toutes choses : l'un est l'amour de soi-même poussé jusqu'au mépris de Dieu, c'est ce qui fait la vie ancienne et la vie du monde; l'autre, c'est l'amour de Dieu poussé jusqu'au mépris de soi-même, c'est ce qui fait la vie nouvelle du christianisme, et c'est ce qui, étant porté à la perfection, fait la vie religieuse, boss. La Vallière, Profession. || 8° Amour-propre, amour de soi, considéré comme un sentiment excessif pour soi et de préférence sur les autres; opinion avantageuse de soi-même. Cet homme est pétri d'amour-propre. C'est [l'amour de la patrie] un véritable amour-propre, st-évrem. h, 399. Depuis, le péché étant arrivé, l'homme a perdu le premier de ses amours [l'amour pour Dieu] ; et l'amour pour soi-même étant resté seul dans cette grande âme capable d'un amour infini, cet amour-propre s'est étendu et débordé dans le vide que l'amour de Dieu a laissé; et ainsi il s'est aimé tout seul, et toutes choses pour soi, c'est-à-dire infiniment : voilà l'origine de l'amour-propre, pasc. Pensées, part, n, art. 18. Faut-il que l'amour-propre aveugle les esprits! la font. Fab.iv, 2. L'amour-propre est le plus grand de tous les flatteurs , la rochef. Bc'ftcx. 2. Notre amour-propre souffre plus impatiemment la condamnation de nos goûts quedenosopinions,iD. ib. (3. Si l'amour-propre était un peu plus délicat, onne compterait pour louanges que celles qui auraient de pareils assaisonnements, fonten. Dodart. L'homme que vous voyez si attaché àlui-même par son amourpropre, n a p. télé en avecce défaut, b ks. la Vall. H 9° En peinture, amour, uncertain duvetquirend la toile très-propre à recevoir la colle. || 10"Kn n nerie, espèce d'onctuosité que loplâtre laisse dans les doigts. Il 11° Jeu ili' l'amour, sorte de jeu qui ressemble au jeu de l'oie, et qin 1 | avec des ta

Weaux et des dés. Il 12" En termes de fauconnerie, l'ol r d'amour se dit des oisenuv qu'on laisse voler en liberté, afin qu'ils soutiennent les cl Il 13° Amour en cage, s. v>. Terme de botanique. Nom, dans certaines localités, del'alkékenge et de son fruit. Il Pomme d'amour, tomate. || Proverbes. 11 n'y a pas de belles prisons ni de laides amours. Il Froides mains, chaudes amours; la fraîcheur des mains passe pour annoncer un tempérament ardent. — REM. 1. Amour, suivi d'un complément de personne, se dit de celui qui éprouve l'affection et de celui qui l'inspire : Une mère entourée de l'amour de ses enfants; ce sonl les enfants qui aiment. Cette mère inspirée par un amour aveugle de ses enfants; ce sont les enfants qui sont aimés. Il 2. Amour a été masculin et féminin dans lesdeux siècles derniers. Aujourd'hui il n'est susceptible de recevoir les deux genres que quand il signifie la passion d'un sexe pour l'auti . ailleurs il est masculin. L'Amour , dieu de la F'1!' t toujours masculin. Amour au singulier n'est féminin qu'en

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sie. Au pluriel, il est féminin non-seulement en poésie, mais dans le parler ordinaiiv et dans certaines locutions. Des grammairiens ont réclamé contre la conservation de ces deux genres, disant qu'il est temps de ramener partout le singulier et le pluriel au même genre. L'Académie ne prendra pas un tel parti, et il serait fâcheux qu'elle le prît; car cela ferait aussitôt considérer par le gros des lecteurs comme des fautes les passages de nos auteurs où amour est du féminin, grave dommage pour leur mémoire et pour notre plaisir, comme on le voit en plus d'un cas où le rigorisme mal entendu des grammairiens l'a emporté. Amour au féminin est un archaïsme ; amour, venant de amor, était féminin dans l'ancienne langue, comme tous les noms ainsi dérivés l'étaient et le sont encore : douleur, peur, etc. L'ancien français avait un excellent substantif, amorie, substantif féminin, pour exprimer le règne d'amour, les choses d'amour. Ce mot est regrettable.

— SYN. 1° AMOUR DE SOI, AMOUR-PROPRE. Aucune

distinction entre ces deux termes n'existait au xvu" siècle, qui confondait dans une commune réproba tion l'amour de soi et l'amour-propre. Mais depuis on a distingué entre ces deux expressions : l'une n'implique aucun blâme et indique simplement fin térèt légitime qu'un homme prend à soi-même; l'autre indique que l'amour de soi tend à passer li bornes et à s'approcher de l'égoïsme. || 2° ami' a. amourette. La différence qu'il y a du sérieux au badin, à l'égard d'un même objet, fait celle de Pamoui et de l'amourette. Celle-ci amuse simplement, ri ci Iui-là occupe, ^GUIZOT.

— hist. ixe s. Pro Deo amur, Serment. || xr c Serai ses hom par amur et par feid, Ch. de lit'1. VI. La tue amurz me seit hui en présent, ib. ccxxiv Il xiic s. Rolant respont, si le dit por amor, Rom p. 44. Por itex cops [il] vous a s'amor douée, ib. p. 66. Pour amor Deu, pourquoi me rampoinez ? 16. p. 81. Tout par amor [de bonne volonté] [elle] prendra la loi saintie, ib. p. (48. Las! quel amor à duel est départie [séparée], ib. p. 163. Nule chançon ne m'agrés S'el ne vient de fine amor, Couci, 1. faut s'est amours affermée En mon cuer à long sejor, ib. 1. Bien [je] cuidai vivre sans amour Dès or en pais tout mon aé [Age], ib. nj. Et vous, seigneur, qui par amours amez, Faites ainsi, se jouir en voulez, ib. xiv. N'est pas amors dont on se peut mouvoir, ib. xviii. Ainçois me dont je crains] qu'en trestout mon aage [je] Ne] u ■■■ 1 ez lui e1 s'amour servir, ib. xix. Lors recommencent leur premières amors. Romancero, p. 6t. Fait li dune sainz Thomas: luz nus estuet mûrir; Ne pur mant de justise ne me verrez fléchir; E pur l'amur de Deu voil la mort sustenir, Th. le Mart. <43. ||xmc s. [DieuJ Veuillez que vostre mère m'amede s'amour doue [doue mon âme de son amour] , Berte, xxxm. L'amour [amitié] que m'avez faite vous soit de Dieu rendue, ib. lu. De mauvaise marastre est l'amour moût petite, ib. liv. D'amour et de désir tout li cuers lui esprent, ib. ex. Que fine amors a pris au las, Chanson dans Berte aux grans pies. Et fit semonre ses amis et ses fievés et par homage et par amours, et assembla s; grant ostquecefumervelles, Clir. ■ Rains, 175. Ci est le Rommant de la Rose Où l'art d'Amors est tote enclose, la Rose, titre. Carchascun qui de ses amors Oitparler, moult s'en esbaudist, ib. 268G. Mais de la foie amor se gardent, Dont li cuer espionnent et ardent, Et soit l'amor sans convoitise Qui les fans cuers de prendre atise. ib. 4609. Se li lais legs] li avoit esté fes por aumosne ou por amor carnele, li lais seroit de nule valeur, 1,1 \i \i. \n, 16 <

pri, que vous metés votre cuer à ce poui l'amou de Dieu et de moi, joinv. 194. ||xive s. El È niered'amisté auraient aucuns lafoleani" persones, des queles une es! bêle e! l'au laide, oresme, Eth. 244. Amoui crainte; Ne nullui n'aime par contra dans Ménagier, t. n, p. 22. ||xves. si le feril tantost une estincelle de fine amour an cœu

i,l,ic.5. [Le roi d'Angle! barons

son intention de fonder un ordre de chevale lui accordèrent liement, pour ce que le.: une chose honorable, et où tout : amour se nourri roit, in. 1. 1, 2f3. Il laissa au pays de Flandres 1 comtes, sages chevaliers et vaillans, pour t amour les Flamands, et pour mieux montrer que leurs besognes estoient siennes, id. i, i, 9". Et lui avoit fait ledit roi plus d'amour et de courtoisie en prison qu'il ne fit au dit messire Hervey, ID. 212. Et pour ceste cause n'y avoit nulle amour entre les deux [le duc de Bourgogne et le com' i de Saint-Pol], comm. n. 5. Qui à la fois dit de

AMO

AMO

AMP

mots 1 1 chante bien : ma douce amour, vu lon dans

\mour est lia, el sa parole farde

mieux tromper: donnez vous en donc garde,

eux qui font tant de clamours, Ne

i ei , i o ip] ii e Plus qu'à leurs belles

i. La i uison fui bien ord inn se

m- vous esl donnée, u irot dans

i Je m- veux plus, sous coul.au- app

D'un feint amour, vivre si mal contente; Trop esl

urchere, honneste el genti l •; Je veux

i. L'amour il • la vie doit estre oubliée

une renommée, marg. Lett. 56, Amour ne

peull i que de son semblable, id. tb. 137.

Les des i preposteres amours de sua temps,

i , il-, i ette amour naturelle despare attenant ti che, m. î, 16t. l'uni;

amour de soy indiscrète, id. n, 62. L'amour d'un muletier plus que celle d'un gallanl homme, id. h, 2(8. Le jeune homme désespérant de pouvoir jouir amours, en fut si desplaisant, qu'il se noya, amyot, Thés. 32. Minos le renvoya franc el remettant, pour amour de luy, àla ville d'Athènes ce tribut qu'elle luy devoit payer, m. ib. 22 i le combat pour l'amour de nous, 10. Rom. 29. La vraye amour et bienvueillance qu'il/ luy portoie tt, d rimol. 68. S'estans unis deux énamourez d'une amour, affection et charité divine, qui estoit <lo ser vir leur pals, id. Pélop. 8. Il faut s'aimer d'une amour mutuelle, bons. 820. Car comme un clou 1 n l'autre est repoussé, L'amour par l'autre esl ilam effacé, in. 821. L'amour (le la femme cl l'a-

lu chien, il ne vaut rien qui ne dit : tien. Récréât, t.n, p. 24t.

1 rYM. Bc irguig. aimor; provenç. et espagn. amor; ital. omore;de amorem (voy. aimer). AMOURACHÉ, ÉE (a-mou chée), part.

Vmourachée de ce jeune homme.

AMOURACHER (a-mou ra che). Ij 1" V. a. Endans un amour peu justifié. Quelques oeillades nachèrent de cette comédienne. || 2° S'amou- 1 , v. réfl. S'éprendre d'un amour peu justifié. Un jeune fou dont elle s'amourache, mol. te. des f. iv, l. Des Alleurs s'amouracha à Strasbourg, où il était employé, les hivers, de Mlle de Lutzbourg, st- SIMON, 50, 94. Elle s'esl amourachée d'un uni 1 d

;t-cinqans, sév. (4h. || Fig. il s'est amouultes.

— HIST. xvie s. Tu n'esqu'un fol de l'ai ires-

rlier. elle n'est pas pour toy, PALSGR. p. 784.

— ÉTYM. Ital. amoraccio, amoui déréglé de

(voy. imoi a). L'ancien françai ■ disait amou ans aucun sens défavorable.

AMOURETTE (a-mou-rè-f) , s. f. || 1" Amour sans passion, par amusement. Se marier par amourette, la bruy. 14. Des amitiés, îles amourettes, On en voit tant que c'est pitié; Mais, de grâce, amour, amitié, i.pprenez-moi donc où vous êtes, Couplet connu. Que de goguettes! Que d'amourettes! Jamais de dettes' Point de nœuds constants, bérang. Cocagne. Nous vous regardions | Henri IV] comme un homme mou et efféminé, que la reine mère avait trompé par mille intrigues d'amourettes, 1 i:x. t. xix. 404. M 2" Amourettes au plur. La moelle qui se trouve dans les vertèbres du veau ou du mouton, quand elle est cuite. || 3° Terme de botanique. Nom vulgaire du hriza melia (graminées) , dit aussi herbe d'amour et tamisatlles.|| Amourette dos prés, nom vulgaire de la lychnide, fleur de coucou. Il Amourette moussue, la saxifrage hypnoïde. Il Petite amourette, nom vulgaire de la poa es). Il 4" Terme d'entomologie. Nom vulgaire de i'anthrènedes musé.es (coléoptères) dont la larve fait beaucoup de tort aux collections d'histoire naturelle.

— HIST. xii* s. Et mes fins cuers me fait d'une amorete Si douz présent que [je] ne l'os refuser, Couci] vi. Il xiiic s. Mi sire Henart vet chantant, Une chançon tote novele D'amoretes qui moult iert bêle, lien. -2i:,ta. Lambert, petit amés vo testelete, Quant à morir Vousolroiiés pour si courte amourette, Dth. desChart, i série. t. v. p. 350. || xvs. Ils ne sont à riens ressemblans : Car ung jour viennent entamer Le cueur , et après embasmer : Ce sont amouretes trernblans,CH. d'orl. Chans.ss. Et estoit commune renommée, que des dictes joustes estoit venu des choses deshonnestes en matière d'amourettes, jdvën. Charles VI, (389. || xvi* s. Pour estre moyne au temple d'amourettes , marot, i, ^ 81 . Il délaissa la romaine, pour l'amour d'une estrangere, et qu'il avoit seulement prise par amourettes, AMYOT, Anton, el Démëtr. r>. Leur inimitié comm'encea d'amourettes premièrement, id. Arist. 4.

— ÉTYM. Diminutif d'amour; bourguig. aimorôte.

AMOUREUSEMENT (a-mou-reù-ze-man) , adv.

Il 1" Avec amour. Elle faisait fondre chacun en en se jetant amoureusement sur le corps de : pelait sa chère mère, 40L. Scapin, 1, 2. Une doit pas accuser de la violence qu'il souffre la mère qui le retient amoureum 1.. ite ravis leurs, pasc. dans

I usiu. 2° En termes d'art, avec grâce et délica-

nioureusement.

— hist. xni° s. Si amoureusement que ma s [elle] ne l'en descloe [ne décloue mon âme de son

, Il rit , xxxm. Il \\i" s. Si ta promesse amoureusement faite Estoit venue à lin vraye et parfaicte... marot, 1, 342. En plein jour et d sa fille, il avoit trop amoureu 1 -•'■ sa femme,

amyot, Caton, 35.

— êtym. Amoureuse au féminin, et ment (voy.

osamente.

AMOUREUX, EUSE (a-mou-reû : 1èr se

lie; amoureu v el hune, dites: a-mou-reû-z' et

\j. [| 1° Qui aime par amour. Il e 1 amou

reux de cette leinme. t'ipei d ument amoureux. Il se

a vingt ti ois ans, et . quoique amoureux . 1!

lit un bon mariage, 1 Valézieux. Fatime,

el en est-il amoureux? rac. Baj. iv, 6. A force de parler d'amour, on devient amoureux, 1 r. Al. ' dite toureux et sensi-

ble, D'un luth joyeux il attendrit les sons, 1 Bonne Vieil e 2 1 riclin à l amour. On dit qu'il y a des nations plus amoureuses les unes que les ai r-Asc. Amour. || Proverbialement. Il est am des onze mille vierges; il serait amoureux d'une

chienne coiffée, se dil d'un nom qui s'ami a

detoutes les femmes qu'il voit. || 3° Qui esl passionné pour quelque chose. J'estimais fort l'él j'étais amoui eux di 1 1 po( sie . di se. .i/' th bien de ces hommes follement amoureux de la vaviass. ( 'arême, Mort. La pai 1 . vices si natuielsaux enfants,

lissent dans leurs jeux, où ils sont vifs, appliqués , e ( 1 dos règles et de la

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