MY
AN
amuse. Un homme amusant. Une conversation amusante.
AMUSÉ, t.E (a-mu-zé, zée), part, passé. Amusé pai des promesses. Amusé à des bagatelles. Amusé parce résit: En lui [le prince], toute apparence de ■ , nterie, tout aii passionné ou amusé cause un scandale. fén. t. xxn. p. 272.
AMUSEMENT (a-mu -ze-man), s. m. || 1° Ce qui amuse, divertissement. Les choses qui font mon amusement. C'était un amusement de le tromper. J'y trouve encore quelque amusement, sév. 62. Une lunette qui faisait notre amusement dans le bateau, id. 223. 1 t'bles amusements d'une douleur si grande, rac. Bérën. n, 2. Lesbos môme conquise.... De toute autre valeur éternels monuments, Nesont'd'Achille oisif que les amusements, id. Iph. i, 2. Ces pompeux bâtiments Du loisir d'un héros nobles amusements, i oïl. Épi!, i. Le lecteur sage fuit un vain amusement, m. Art poét. m. Leur esprit toutefois se plaitdans son tourment Et se fait de sa peine un noble amusement, id. Éptt. xi. N'attendez point de moi de soupirs et de pleurs; Ce sont amusements de • douleurs, corn. Perthor. :v, 5. La fille aînée I l roissj avait infiniment d'esprit, de grâces et d'amusement dans l'esprit, st-sim. 33, 132. [| 2° Perte de temps, retardement. Ah ! que d'amusement, mol. ffw.iv,4. Je t'attends ici pour inoins d'amusement, id. Tari, i, 3. Il 3" Tromperie, prétexte. Tu prends d'un feint courroux le vain amusement , mol. , entre nous , est un amusement , Un voile ingénieux, un prétexte, mon frère, Â couvrir d'autres feux dont je sais le mystère, id. F. sav. il, 3. La haine entre les grands se calme rarement; La paix souvent n'y sert que d'un amusement, corn. Rodog. i, 7.
— HIST. xv s. Si firent aux Françoys savoir Que, soubz timbre de parlement, L'en taschoit à les décevoir Et tenir pur admusement, Yigil. de Chartes VII, part, il, p. 53.
— ÉTYM. Amuser.
AMUSER (a-mu-zé), v. a. || 1° Procurerde l'agrément. Cela amuse. Tout ce qui n'est pas Dieu peut l'amuser [l'âme]; mais Dieu seul est capable de la remplir, fléch. m, 419. || 2 Faire perdre le temps en choses qui amusent. Quand il s'aperçut qu'on l'amusait. Amusez-le du moins à débattre avec vous, corn. Nicom. v. 5. Tous ces désirs de changement qui vous amusent, vous amuseront jusqu'au Ut de la mort, mass. Carême, Élus. [| Amuser l'ennemi, le tromperpardeslenteurs. || 3° En parlant des choses. Amuser la tristesse, la douleur. Jusques àquandamuserai-je les inquiétudes secrètes de mon âme par de vains projets de pénitence? mass. Car. Fausse conf. La harpe d'un berger amuse sa tristesse [de Saùl],et ne la guérit point, id. Avent. Conc. Mon cœur saignait encor des maux qu'il m'avait faits; D'un rayon d'espérance amuser ses souhaits, Malheureuse! c'était compromettre ma gloire, gilb. la Hîarq. de Gange. Pison peut cependant amuser leur fureur, corn. Othon, v, 2. Ce qui me choque de ces beaux esprits , c'est qu'ils ne se rendent pas utiles à leur patrie et qu'ils amusent leurs talents à des chose puériles, montesq. Lett. pers. 36. || 4° Repaître de vaines espérances, abuser, tromper. Il les amusait par des espérances, llveut que je l'amuse et ne veut rien de plus, coun. Sertor. il, 3. C'est ainsi qu'on déguise un violent dépit.... Et qu'on croit amuser de fausses patiences Ceux dont en l'âme on craint de justes défiances, id. Rodog. iv, 6. Les promesses dont Hananias amusait le peuple, boss. Or. 7. On ne se laissera pas amuser aux vaines excuses qu'il débite, id. Conc. C'est amuser le monde que défaire des réponses vagues, id. Déf.comm. Quand on raconte de pareilles choses, on veut amuser le monde, m. Var.T. Les a-t-il jamais amusés pardes caresses? ï-lech. M. de Mont. ||5° Familièrement. Amuser le taps, dire des choses vaines, des paroles inutiles. Il est bon quelquefois de savoir agréablement amulapis. Ceux qui savent parler sans rien dire et qui amusent une conversation pendant deux heures de temps sans qu'il soit possible de retenir un mot de ce qu'ils ont dit, montesq. Lett. pers. 82. || 6° En termes de jardinage, amuser la sève, laisser à l'arbre plus de bois et de bourgeonsquedecoutume.
— s'amuser, v. re'fl. || 1° Se divertir. Les enfants qui aiment à s'amuser. 11 s'est fort amusé à cette soirée. S'amuser à lire un auteur. Il a fait cela pour s'amuser. On ne s'amuse pas longtemps de l'esprit d'autrui. || 2° Perdre le temps. Il broute, il se repose, Il s'amuse à toute autre chose, la font. Fab. vi, 10. Morbleu! je suis bien sot de m'amuser à raisonner avec vous, mol. le Fest. ni, i. Comme s'il eût été
Je de s'amuser à penser à nous, pasc. Prov. i.
|| En parlant des choses. Lin faibles déplaisirs s'amusent à parler, corn. Pomp. v, i . Vains transports où sans fruit mon désespoir s'amuse, id. Médée, 1,5. || 3" S'amuser de, se moquer. S'amuser de quelqu'un. S'étant beaucoup amusé aux dépens de son visage. || 4° Fig. S'amusera la moutarde, s'arrêter à des bagatelles.
— SYN. amuser, divertir. Amuser, c'est faire passer le temps avec agrément, s'il s'agit de quelque
• chose qui platt. Mais cela aussi explique pourquoi amusera, en outre, le sens d'abuser, de repaîtrede vaines espérances. Divertir, c'est, étymologiquement, détourner l'esprit, et, au sens que ce verbe a pris, tourner l'esprit vers des choses agréa blés. Aussi divertir est-il plus expressif qu'amuser, et les divertissements sont plus vifs que les amusements. L'usage de la conversation tend beaucoup à délaisser le verbe divertir , et par conséquent à donner à amuser tout le terrain que perd celui-là. Mais, en écrivant, on fera bien d'avoir devant les yeux la nuance qui les sépare.
— HIST. xnr s. Or l'aRenart tant amusé Que àmbedui sont acordé, Ren. 198). ||xivcs. Et pour tdy j'en parle souvent, Afin que point tu ne t'abuses, Et qu'en pratiques ne t'amuses À choses que tu ne cognois, Nat. à l'alch. err. 324. j| xvc s. Le dued'Anjou.... trouva des cauteles en diverses manières pour amuser le peuple, juvén. Charles VI, 1382. ||xvie s. Vrai est que toutes ses cauteles ne sont que momeries ou jeux de farce et amuse-fols, calv. Inst. 287. Il amusa [occupa] toutes ses heures dernières, mont, i, l7.Cyrus amusa une armée plusieurs jours à se venger de.... id. i, 22. Us ne s'amusèrent [s'occupèrent] qu'à haster les mariniers de..., id. i, 63. Les Amadis et tels fatras de livres à quoy l'enfance s'amuse, id. i, 196.
— ÉTYM. À et muser (voy. miser); bourguig. aubusai.
AMUSETTE (a-mu-zè-f) , 's. f. j| 1° Petit amusement. Le fermier vient, le prend, l'encage bien et beau, Le donne à ses enfants pour servir d'amusette, la font. Fabl. 11, te. Chaque siècle a son amusette, bérang. Pèlerin, de Lis. D'Avaux, notreambassadeur en Hollande, lassé de toutes les amusettes avec lesquelles on le menait, salua le roi le lendemain, st-simon,97,29. || 2° Pièce d'artillerie de petit calibre; espèce de gros fusil de rempart, monté sur affût.
— ÉTYM. Diminutif tiré d'amuser,- bourguig. emusôte.
AMUSEUR, EUSE (a-mu-zeur, zeû-z'), s.m.etf. Celui qui amuse par ses contes, par sa conversation, ou de toute autre manière. Un agréable amuseur. [Mme de Chevreuse disait] que jusque-là je ne m'étais que plaint, parce que l'on nf'amusait ; mais qu'étant à la reine au point qu'elle était, elle ne lui cèlerait pas que l'on ne pouvait plus amuser l'amuseuse, eetz,iii, -130.
— ÉTYM. Amuser ; Berry, un amuseux de filles, un cajoleur.
AMUSOIRE (a-mu-zoi-r'), s. f. Moyen d'amuser, de distraire. Cela n'est pas sérieux ; ce n'est qu'une amusoire. || Très-peu usité.
— ETYM. Anntser.
AMYGDALE (a-mig-da-1') , s. f. Terme d'anatomie. Chacune des deux glandes placées, l'une à droite, l'autre à gauche, à l'entrée de la gorge.
— HIST. xvr s. Spongieuse et molle, comme les amygdales ou salivales.... dense et dure comme les glandules qui sont à la racine de la langue, nommées amygdales — à la racine de la langue, les tonsilles ou amygdales, paré, i, 17.
— ÉTYM. Amygdala, amande (voy. amande), à cause de la forme de cette glande.
fAMYGDALIN, INE (a-mig-da-lin, li-n'), adj. Terme de pharmacie. Qui est fait avec des amandes.
— ÉTYM. Amygdala, amande (voy. ce mot).
f AMYGDAL1NE (a-mig-da-li-n') , s. f. Terme de, chimie. Nom donné à une substance qui est dans les amandes amères.
— ÉTYM. Amygdalin.
f AMYGDALITE (a-mig-da-li-f) , s. f. Terme de médecine. Inflammation des amygdales , appelée aussi angine tonsillaire, esquinancie.
— étym. Amygdale.
AMYGDALOÏDE (a-mig-da-lo-ï-d') , s. f. Terme de minéralogie. Pierre qui renferme, au milieu de sa pâte propre, d'autres parties ayant la forme d'une amande.
— ÉTYM. 'A[uiy3oùoei3ï)<;, de à(j.uy6â>./) , amande (voy. ce mot), et eïSo?, forme (voy. idée).
AMYLACÉ, ÉE (a-mi-la-sé, sée), adj. Terme didactique. Qui ressemble à l'amidon.
- ÉTYM. Amylum (voy. amidon).
] AMYLE (.1-11111). s. m. Terme de chimie. Radical hypothétique d'une série de composés, dont l'oxyde hydraté est l'huile de pomme de terre ou alcool amylique.
f AMYLÈNE (a uii-l' n'; . v. ?/t. 'ferme de chimie. Produit qui se présente suis l'aspect d'un liquide clair, incolore; il est volatil et d'un poids spécifique très-peu considérable ; il est anesthésique comme l'éther.
j AMYLIQUE (a-mi-li-k'i . adj. Terme de chimie. Acide amylique, acide qui a une couleur citrine, une forte odeur aromatique, une saveur acide et très piquante. || Alcool amylique, huile de pomme de terre, liquide huileux, incolore, d'une odeur forte et désagréable, qu'on retire surtout en distillant les produits de la fermentation alcoolique de la fécule de pomme de terre.
AN (an), s. m. || 1° Le temps que met la terre à faire sa révolution autour du soleil. || 2° Le premier jour de l'an ou le premier de l'an, le premier jour de l'année. || 3° La fleur des ans, la première jeunesse. || Les jeunes ans, le temps de la jeunesse. || Les vieux ans, le temps de la vieillesse. || Les ans, la vieillesse. Sous le faix du fagot aussi bien que des ans, la font. Fab. i, 16. Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause, id. ib. vu, 16. Dans la nuit- du tombeau les ans l'ont fait descendre, volt. OEdipe, v, 2. Tithon n'a plus les ans qui le firent cigale, malh. Ode à Duperier. ||4°An du monde, an de la création, de Notre-Seigneur; l'an où l'on est depuis la création, depuis la naissance de Jésus- Christ. || 5° An i, an n, an vin s'employaient pour indiquer les années de l'ère de la république française, commencée le 22 septembre 1792. || 6° Bon an mal an, compensation faite des bonnes et des mauvaises années. Et l'on m'a assuré qu'elle portait d'ordinaire sur elle, bon an mal au, trente quintaux dechair, scarr. Rom. corn. ch. vm, 2e part. Nous payons [au gouvernement] , bon an mal an, 900 millions, p. L. cour, i, 190. || 7° Par an, chaque année. Il gagne 2000 fr. par an. || 8" Service du bout de l'an ou simplement bout de l'an, le service qu'on fait dans une église pour une personne un an après sa mort. || 9° Bon jour et bon an, façon de saluer populaire quand on voit une personne dans les premiers jours de l'année. ||10° En termes de jurisprudence, an et jour, l'année révolue et un jour en plus.
— SYN. an, année. Ces deux termes s'emploient indifféremment l'un pour l'autre, sauf certaines locutions consacrées où l'on ne peut pas substituer année à an, comme bon an mal an, et sauf que, quand on veut qualifier L'année à l'aide d'un- épithète, on se sert non de an, mais d'année. On ne dira pas un bon an, un an abondant, un an heureux, mais une bonne année, une année abondante, une année heureuse.
— HIST. XIe s. Â tant cum la censé est de un an, L. de Guill. 40. Set anztouz pleinz ad ested en Espaigne, Ch. de Roi. i. Ensemble [nous] avons ested et ans et dis [jours], ib. cxlix. || xir= s. [Charlemagne] a bien passé cent ans, Roncisv. p. 26. Puis fu set anz accomplis et entiers, ib. p. 31. En vieille geste est escriz de Ions ans, ib. p. 86. Et pour son fil qu'il eut nourri tant ans, ib. p. (42. L'an que rose ne feuille Ne fleur [je] ne voi paroir, Couci, vin. Je souferrai mon domage, Tant que l'an verrai passer, Dame de Faiel damCouci. Bien [tu] peuz conquerre France, or est entrez li ans [l'année en est venue], Sax. v. ||xine s. Trois ans [il] fut chevaliers, pleins fut de courtoisie. Verte, n. Vingt ans avoit Pépins, ainsi [je] l'ouï esmer, ib. m. Cinq cens livres par an à chascune [il] donra. ib. cxxxi. Li an et li jour s'en vont aussi comme l'aiguë qui court aval sans retourner, richard de FOURNivAL,dans Hist. Vit. t. xxin. p. 723. Quant la terre est bien replenie de Hors et de fruiz. lors est li anz coronez, Psautier, î° 75. Ceste additii a fu fête en l'an de grâce mil....£ir. des met. 3(i0. Se baillage escheit à damoiselle qui ait douze ans ou plus d'aage, et le vueille aveir et tenir et user, Ass. deJér.i, 267. Il pot commanderàl'egliseàquili lais [legs] est fes, que il l'oste de se [sa^ main et lemete en main laie dedans an et jour, ii Ai m. xn, 5. |l xvc s. Si Monseigneur de Flandres vouloit, il auroit, tous les ans, un grand profit sur les navieurs dont il n'a maintenant rien, froiss. n. n. 52. Si fut cette chose si approchée que, droitement la nuit de l'an, la chose fut arrestée d'estre faite, et devoit le dit Aimery délivrer le chasteau de Calais en icelle nuit, id. li, 326. || xvr" s. L'an passé est toujours le meilleur, génin, Récréât, t. n, p. 242.
— ÉTYM Provenç. an; espagn. ano; ital. anno;de
AN
annus onnus de ïvoçou ïvo;, l'an-
i Fsvvoç, çî'vvo;, et aussi do i-o:, laco
comme du gothique otfm, ai , hements ne paraissent pa avec l'osque amnud, équivalent de onno. .i»i/h<</ appuieceux qui d sent que annus est pour orn n««, et qui y voient un radical commun aux langu
amser; bas-bret. amxeir; irland.
om; gaél, dm, le temps; sanscrit, atnatt, même signification. L'osque amnud empêche de cot annus. an, el annus, anneau.
i v\ \ i-na) 1" Affixe qui si joint à i i noms propres pour indiquer un recueil de pensées détachées, de bons mots, etc. Le Ménagiana, le C'est dommage qu'on n ail pas fait un Harleana de tous les ditsqui caractérisaient i que Harlay] . st-sim. 173,49. || 1° S. m. Reçue 1 de h,.ns mots. Tous nés livres en ana ont répété ] histo- Mœurs, 123. il savait par cœur tous les petits traits des ana, i. i. hooss. Conf. iv. || Au plur. ma.
— fiTYM. Suffixe latin anus, exprimant ce qui
ient a : Virgili-anus, ce qui appartient à Virgile et ainsi de suite; dicta virgiliana, les dits de . ou, en français, un virgiliana, et. par la même analogie, un huetiana, les dits de lin iïoù enfin an ana, en faisant de la finale un mot qui comprend ces sortes d'ouvrages.
3. ANA, mot employé par les médecins dans -, et signifiant autant de l'un que de l'autre.
— ÉTYM 'A*à, indiquant répétition.
f ANABAPTISME (a na ba ti sm'), s. m. Secte des anabaptistes.
ANABAPTISTE (a-na-ba ti st'), s. m. Sectaire qui t pas que les enfants puissenl être baptisés, et qui les rebaptise quand ils om atteinl l'âge de raison. On a mi les illusions des anabaptistes, et on sait que c esl i n suivant les principes de Luther et des .MiUrs réformateurs qu'ils ont rejeté le baptême sans immersion et le baptême des enfants, boss. I ariat. 16.
— ÉTYM. 'Avà, indiquant réduplication , et paitTi- <rojç, celui qui baptise (voy. baptiser).
&NABROCHISME (a n m ') s. m.
Terme de chirurgie. Opération imaginée autrefois pour remédier, à, l'aide d'une aiguille et d'un cheveu, au renversement des cils contre le globe de l'œil.
— ÉTYM ^va6po/i7aô;, de àvà. en sens inverse, et Poo/o;, lien.
\ ANACAMPTIQUE (a-na-kan-pti-k'), adj. || 1" Terme de physique. Qui réllécliit. en parlant du son ou de la lumière. ]| 2° En géométrie des courbes produites par la réflexion de la lumière sur une ligne on sur une surface.
— ÉTYM. 'Avx/.âuTEiv, réfléchir, de àvà. en sens inverse, et xâ(i.7iTeiv , courber.
ANACARDE (a-na-kar-d) , s. m . Fruit en forme de cœur dont l'amande est bonne à manger.
— hist. xvi° s. Les médicaments septiques, comme moustarde, anacarde, cantharides.... paré, xxxv, 33.
— ÉTYM. 'Avà, selon, et xapSia, cœur (voy. cœur).
ANACARDIER (a-na-kar-dié) , s. m. Arbre des Indes orientales qui produit l'anacarde (anacaalium orientale, L.).
r ANACATHARTIQtJE (a-na-ka-tar-ti-k') , adj. et s. m. Terme de médecine. Qui excite l'expectoration. Potion anacathartique. Un anacathartique.
— ÉTYM. 'Ava/.a8apTixoç, de àvà, en haut, et xa- Baioeiv. purger (voy. cathartiqui I.
\ ANACÉPHALEOSE ( a-na-sé-fa-lé-ô-z' ) , S. f. Terme de philologie. Récapitulation d'un discours, d'un écrit. || Peu usité.
— ÉTYM. 'AvaxEoaAaîbXTi;, de àvà, exprimant retour, et xssà),aiov, chapitre (de '--;aV.î, tète, voy. céphaliqije) : reprise des chapitres.
ANACHORÈTE (a-na-ko-rè-t') , s.m. || l°Religieux qui vit dans la solitude, par opposition à cénobite, religieux qui vit en communauté avec d'autres. Un bon vieillard, pieux anachorète, Depuis vingt ans sous ce toit résidait, mili.ev. Charlem. à Pav. v. Des anachorètes consommés dans une piété émir.ente par de longues macérations et par une vie angélique, MAss.yocat. <i l'état ecclésiast. || 2° Homme qui vit loin du monde. 11 mène une vie d anachorète.
— etym. 'A vx/wpr.T/;:, de àvà, indiquantéloignement, el ytopEîv , aller.
ANACHRONISME (a-na-kro-ni-sm') , s. m. Faute contre la chronologie. Pour éviter les anachronisme;, celte erreur qui fait confondre les temps, boss.
ANA
Hist. l'ref. On connaît I heureux anachronisme de
i Enéide; tel est le prn ilége du génie, que les mal-
neui de Didon s. .ni devenus une partie de la gloire
hage, CHAT! il ii. Un*, m, >-'•■ il An
n me de costume, erreui qui ci !i attribuer à
o me des vêtements, des meuble i qui existé qu'à une autre époque.
— rem. Anachronisme se disail d'abord d u leur qui consiste à placer un fait avant sa
r opposée se di ait pat achronisme ; mai pa rachronisme est devenu peu usité, et anachronisme a pris une accepl on gi m
— ÉTYM. 'Avà, indiquant renversement, et yy, ,',: , temps (V03 chronique).
j-ANACLASTIQUE (a-na-kla-sti-k') , || Ie Adj. En termes de physique, se dit du point où un rayon lumineux se i éfracte ou s.' réfli chit. i loui bi ana clastique, courbe apparenté suivanl laquelle une li gne est vue à ira-. eu réfringent. || 2° S. f.
Partie de l'optique qui traite des réfractions. On ne dit plus que ! liopti ique.
— ÉTYM. Avô, indiquant déviation, et xXâco, je romps.
ANACOLUTHE (a-na-ko-lu-f) ou plus rarement VNACOU uni: s. / rem
grammaire. || 1" Kllipse qui consiste à employé) un relatif sans son antécédent. Il y a une anacoluthe dans ce vers : Je vais où va toute chi se. c'est à due dans les lieux où.... | 2 tournure dans laquelle commençant par une construction, ou finit par une autre, comme dans ces vers de Cinna, v, t : Toutes les dignités que tu m'as demandées, Je te les ai sur l'heure et sans peine accordées.
— ÉTYM. 'AvaxaXouOîa, et àvaxôXovOoç, de àv
I", et àxâ/.ouBo;, qui suit (voy. acolythe).
; ANACOSTE (a -na-ko-st') , s. f. Terme de commerce. Sorte de serge fabriquée en Normandie.
ANACRÉONTIQUE (a na-k ré-un ti-k'), adj. Qui est écrit dans le goût d'Anacréon; qui écrit dan le genre d'Anacréon. Poésie anacréontique Poète ana créontique. J'ai tâché de lui ressembler [à Anacréon] dans les odes que j'appelle anacréontiques. lamotti.. Disc nrx sur la poésie en général.
— UEM.Ce mot, qui ne se trouve pas dans les éditions antécédentes du Dictionnaire de l'Académie, parait dû à Lamotte.
— ÉTYM. Latin, anacreonticus , d'AvaxpEiov, Anacréon, poète grec qui a donné son nom au genre dans lequel il a chanté.
fANADlPLOSE (a-na-di-plô-z'), s. f. Espèce de répétition qui consiste à placer deux fois de suite le même mot à la tin de la phrase qui finit et au commencement de ceUe qui commence, pour donner plus de force à l'expression. Cette phrase de Bossuet. Or. fan. de la duchesse d'Orléans, offre une anadiplose : Et les princes et les peuples gémissaient en \ain ; en vain Monsieur, en vain le roi lui-même tenait Madame serrée par de si étroits embrassements, etc.
— ÉTYM. Ava8t7iA<o<riç, de àvà, indiquant répétition, et ôiit/ôu), je double.
fAXAÉROÏDE (a-na-é-ro-ï-d'), adj. Terme de physique. Baromètre anaéroïde, nom donné à un appareil récemment construit pour remplir l'office de baromètre, et dont une boîte vidée d'air est la pièce principale.
— ÉTYM. 'Av privatif, et àr,p, air: sans air.
f AXAKIX (a-na-fin), s. m. Sorte d'instrument de musique arabe. Au lieu du son des anafins, du bruit des trompettes, un silence profond régnait autour d'Aben Hamet, chateaub. Abenc. 157.
ANAGALL1S (a-na-gal-lis'), s. m. Voy. mouron.
— HIST. xvi" s. Du jus de porée, choux, marjolaine, anagallis, hyssope, pare, xxv, 35.
— ÉTYM. 'AvaYaXKç.
t AXAGLYPHE (a-na-gli-f) ou AXAGLYPTE (a-
na-gli-pt'), s. m. Terme d'antiquité. Bas-relief ou vase orné de bas-reliefs.
— ■ ÉTYM. 'Avây/uitTo;, à.\&y\\><(0$} de àvà, en haut, et Y'ûseiv, ciseler.
AXAGXOSTE (a-nag-no-stj, 4". m. Terme d'antiquité. Esclave qui, chez les riches Romains, faisait la lecture pendant le repas.
— ÉTYM. 'Ava^vôx/Tri;, lecteur, de àvayivÛKjxsiv, lire, primitivement reconnaître, de àvà, indiquant réduplication, et yivcoitxêu , connaître (voy. GNOStique).
t ANAGOGIE (a-na-go-jie).s. /'.Terme de théologie Ravissement de l'Ame dans la conteniplition des choses divines, ou efforts qu'elle fait pour découv i il le sens mystique de quelques passages de l'Écriture.
— ÉTYM. 'Avavtoyîa (voy. anagogique).
ANAGOGIQUE (a-na-go-ji-k'), ad,;'. Tenue de théo-
ANA
logie. Interprétation anagogique, interprétation qui ■ élève du sens littéral a un sens spirituel. Pour distinguer le sens anagogique des phrases hébraïques chez les prophètes, volt. PWZ.iv, 155.
ii \ u. \/r(.iy.z.,:, qui élève, de ivà, en haut, et àYtoYO . 'i111 conduit . de îyei •■ (voj . m. m)
ANAGRAMMATIQl Ë (a n mi is ti-k') ,
adj. Qui .i i appoi t à l'anagramme
ANAGRAMMAT1SER (a na gra mma-ti-zé), v.n. Fane des anagrammi
i mm. Anagramme.Si Vmandadit anagrammer:
11 me souvient qu'un acrostiche Anagramme par aistiche. . .. dans «i i vgi ANAGRAMMAT1STE (a-na gra mma ti-sf), s.m. celui qui fait des ana -■ amme .
ANAGRAMME (a na gra m'), s. f. Tran po ilion de lettn s. qui d'un mol ou d'une phra c fait un autre mot ou une autre phrase. Les mots nacre, rance et ancre seul des ani les uns des
J'aimerais mieux tirer l'oison . El même tiret à la rame, Que d'aller cherchei laraison Dan replis d'une anagramme, cou i.n r , dans mi iagi .
— uem. C'esl une faul ■ as ez commune de faire anagramme masculin.
— étym. 'AvàYpap.u.a. d i icvà indi [uanl renvet :ement, etypâçsiv, écrire (voy. graphique).
ANAGYRE(a-na-ji-r')ouANAGYRIS(a-na |i-i i'), s. m. Terme de botanique Vrbrisseau de la famille des légumineuses , dont li feuilles sont purgative ,
et dont le oi e1 rci ont fétides (anagyris fœ
tulu . L.) ; dil eut h ij , |, uant.