AN A
du concile, c'est.... boss. {vert, g,
Inséré dans leurs symboles ou dans leurs anathéma - [vertissemenl sur les Lettres de Jurieu.
— ÉTYM. 'AvaOîuaTidjjLÔ;, de 4vo8e|iotîÇiW (voy.
LNATHl M I
kNATHÈMB(a na-tê m*), s. m. l°Personnei k publiquement & la malédiction par l'autorité . astique. Vous 61 i donc
■ tout la reste de vos frère Temples. \ ous si pa ei tout le corps des justes, id. C\ m L'a e des fidèles leur était d'abord interdite aux pi publics] comme à des anathèmes, id. Respec
mples. Dieu vous rejette invisibl êtes & s"s yeux un anathème 1 1 un excommunié, id. ib. Vivant comme des anal parésde l'as-
Petit nomtn vous pas un anathème, si vous n'aim J. C. crucifié? m.Carême, Passion. Vousserezjus qu'àla fin marqué d'un caractère de répi
acné au milieu d'IsraSl, id. I État ecclésiastique. J'ai i u , qu'il
n'y a | autrefois sous les tente
. han caché dans la foule ni un anaparmi les fidèles, ro. Carême, Communi » mli' qui doil être pour vous un anathème et un objel d'horreur, id.
Carême, Petit nombre des Élus. 1° Adji Qu'il soit anathème. Saint Paula l'autorité d'un père
et 1; i tendresse d'une mère; il veul être a
pour ses enfants, fén. XVTII, 303. || 3" !';u- extension , retranchement de la communion <!■ , concile frappa d'anathème un évêi Hist.i, n. Josné immola au Seigneur 3t rois du pays tous soumis à l'anathème, voli Vœurs, Vicl humaines. |[4° Malédiction. Je ne vien , noncer des anathèmes contre les grandeurs humaines, mass. Vices. La religion ne semble awir di thèmes que pourceux (|iii.... id. Prosp. Enfin vous avez dit anathème a Satan et à ses ouvres, id. Carême, Petit nombre de* lin*. Regarder !e moment ,1e la i. le le plus grand dos malhi urs, c'est
dire anathème à J .C, c'est ne vouloir .non- aucune part avec lui , id. Carême , Mort. L'eau du baptême Ne vous appoi to poinl la mort el l'anatl Zaïre, m, I "5" Fig. Tout l'anathèmi heurs publics tombe sur vous seul, mass. C Sur les causes ordinaires de «os rechutes. 6 En parlant des personnes, opprobre, n. Vous
n'êtes que l'anathème du ciel et le scanda! terre, mass. Carême, Vocation. Les impies mourront la honte de l'humanité, l'opprobre de la religion et l'anathème du i terre, n>. Para phrases, psaume 27. [| 7- Fig. Réprobation, blâme solennel. Cette proposition est rrappée d'anathème, pasc. Prov. 3. On ose lever l'anathème que Paul prononce contre.... id. Prov. to.
— hist. xji' s. L'apostolies les leies [laïques] idunc escumenja [excommunia] , E celui, qui qu'il seit, qui jamais les tendra; E desuz anathème à tuz dis conferma, Th.leMart.&8. [jxm's. Por plus eri-
. Miiant il aura fine sou tesme, Li met ou poing ung ardant cierge Qui ne fu pas de cire vierge, la Ro e, • B787.
— ÉTYM. AvâOEjia, exposition, et aussi personne exposée, de àv«TièÉvou , formé lui-même de àvà, en haut, et Tiflévai, po or (voy. itiemi i.
ANATIFE (a-na-ti-f '), s. m. Tonne d'histoire naturelle. Genre de cirrhipèdes, dont les valves sont soutenues sur un pédoncule tubuleux susceptible de s'allonger et de se contracter, d'où le nom de pousse-pieds.
— étym. Anatifa, abrégé il anatifi re, d'anas, canard, et ferre, porter; parce que, dans certains pays du nord, on a cru que ce coquillage produisait des canards sauvages.
f ANATOCISME (a-na-to-si-sm'ï, s. m. Capitalisation des intérêts d'une somme prêtée.
— ÉTYM. 'Avatozoju.ô:, intérêt d'intérêts , de ivctroxiÇeiv , formé lui-même de àvà, et de tôxo;, génération, et, par suite, intérêt.
ANATOMIE (a-na-to-mie), s. f. || 1" Art il-' quer les différentes parties des corps organisés. I anatomie du corps humain. L'anatomie d'une plante. jj 2° Science qui a pour objet les corps organisés considérés a l'état de repos, et pour but la connaissance de leur organisation ou constitution. || Anatomie générale, partie de l'anatomie qui a pour sujet les parties du corps qui, une fois observées dans une région de l'économie, sont connues pour toutes les autres, et qui a pour but l'étude de leur organisation. || Anatomie descriptive, partie de l'anatomie
ANA
qui a pour sujet les pat xamen
qui a poui but la con
connai ance de le \ n el de leur
■ [ui ;'oi oupo des altérations que peuvent éprouve!
i, i us. \iuii'i:i .■ chirurgicale et mé-
C Ition de ti i lions f] anatomie,
soit normale, soit path logique, à l'étude des malles el internes, con sidéréi • eu m tômi : et leur théi apeu Anatomie topographique ou anatoi
rég ms le de toutes les pari l'on rencon-
e ou telle région considi super-
n, ■■ iu eoui re; 1 ctive de ;
ss, nerfs, vaisseaux, etc. || Anatomie comparée, étude compai ative de i ie des êtres pai rapport aux modifies tructure dans
excellait-il dans l'ai il l'ana-
tomie prise le plus en grand qu'il soit possible et dans une étendue où peu de gens la peuvent emi'u Vi rney. ' Anatomie artifii
li cire ou le carton les difft! rents organes ou 1 difl enl
humain da ain lans l'étal
lia lie 3 tnitation d'un
i] net d natomie Pe des anatomies en
cire colorée ne soient d es d'habile
i r. Princ d'aclv n, I 4 Fig. An
n Nous fîmes un ie de la Bret
sév. 238. À ortes de dis-
cours, id. 447. Il s'appesantit sur e ; il fait
une anatomie, la brut. t. Je ne ferai point l'anatomie des paroles de Ma | our en ti) . rigoureuses, fén. m, 8. Le pi
i fait une anatomie des passions du cœur humain qui égale les maximes de M. de La Hochefoui. L'objet perpétuel de l'optique di M. New ion est L'anatomie de la Lumière; l ■■■ sion n'est point, trop hardie; ce n'est que la chose m' "i" , FONTI . Neu ton.
— HIST. xivc s. Et en ont un livre que il ap pellent anatomie. oresme, Etii. 29. || xvi" s. Les
ns faisoient apporter l'anatomie sèche d un d'homme mort . pour.... mon r. i , tu. à
I aulcuns l'i ■ i l'anatomie
de la philosophie en laquelle les plus abstruses de m' ii'' nature se pénètrent, id. i, igo. avoir fait une anatomie [examen] superficielle de ce petit miracle, tout i pen u d'ai . volut.... Yvni. p. sec Donnant toujours qu >uveaux
à ceux qu i irdoient, et prenant plaisir à faire l'anatomie des cœurs des jeunes DESPER. Contes, LXVI. L'anatomie, prem cipal fondement delà médecin . pari . Préf J'a de libéré de poursuivre tout d'un trait L'an muscles, id. iv. Préf. lin grec sceletos, qui signifie anatomie seiche, id. iv, 43.
— étym. Anatomia, de àvaTop.ïi, dissection, de x;-j-.vi-i:\-i . couper en morceaux, de àva et TÉ(Jtveiv, coup' l ime).
ANATOMIQDE (a-na-to-mi-k'), ad). Qui appartient à l'anatomie.
— hist xvr s. Ils se sont estudiés d'entendre son architecture admirable par di section anatomique, pare, Préf. Dilater la playe, en évitant les nerfs et grands vaisseaux, ainsi que fait le bon et expert chirut inique, paré, ix, 22.
— ÉTYM. 'A vaTO[UXô; (voy. ANATOMIE),
ANATOMIQUEMENT (a-na-to-mi-ke-man), adv.
D'une manière anatomique.
— ETYM. Anatomique et le suffixe ment (voy. ment).
ANATOMISÉ, ÉE (a-na-to-nii-zé , zée), part. passé ! li orps anatomisé. || 2° Fig. Jamais le cœur n'a été mieux anatomisé que par ces messieurs-là, SÉV. 77.
ANATOMISER (a-na-to-mi-zé) , v. a. || 1° Faire l'anatomie, disséquer. || 2° Fig. Le barbare [Newton] a montré aux hommes ce que c'est que la lumière, et il a su anatomiser les rayons du soleil, volt. Di'aJ.xxrx, 8. Il estinutilede tant anatomiser les sons, d'olivet, Pros. franc. || 3° Anatomiser un livre, un discours, l'examiner en détail, en analyser les différentes parties.
— HIST. XVIe s. Encores que durant quatre jours ils eussent anatomisé quatre testes de criminels, CARLOIX, VII, 28. Ceux qui ont anatomisé et decoupé les corps, paré, i, Préf. v, 30. À touts les millions de diables qui te puissent anatomiser la cervelle, rab. Pau t. iv, ce.
— ÉTYM. Voy. ANATOMIE.
ANC
i ANATOM1SME (a na-to-mi-sm'), s. m. 'ferme i^' physiologie. Abus qui consiste à vouloir trouver, 11 ' de structure simple, des dispositions compliquées qu'on suppose capables de rendre compte, physiquement ou chimiquement, des phénomènes organiques ou vitaux qu'elles offrent.
— ÉTYM. Anatomie.
UVATOMISTE (a-na-to-mi-sf), s. m. Celui qui s'occupe d'anatomie, qui esl versé dans l'anatomie. M. du Verney fut assez longtemps Le seul anatomie, el ce ne fui qu'en to84 qu'on 1 1 m. Merj , fonten. Du Verney.
— hist. xvi° s. Les anatomistes le divisent communément en quatre parties, paré, i, (.
— ÉTYM. Anatomiser.
f ANATROPE ( a-na-tro-p' ) , adj. Terme de [ue. Se dil de l'ovule végétal qui est réfléchi.
— ÉTYM. 'AvaTr.£7tcû, retourner, de àvà, re, el
iui ner voy. trope). ' ANCÊTRES (an se tr'), s, m. plur. || 1" Dans le style noble, Les ascendants qui ont précédé le père. Homme qui compte une longue suite es. Un grand seigneur est un homme qui oi, qui parle aux ministres, qui a des ancêdettes el des pensions, montesq. Lettr. pers. 88. Attale , était-ce ainsi que régnaient tes ancêtres ? ci in. Vicom. IV, c. Il 2° Les hommes qui ont vécu avant nous, sans être de notre famille. Suivant la coutume de nos ancêtres. Quitte un vain "1res, Qu'à nos peuples grossiers ont transmis nos ancêtres, volt. Alz. i, 4. Il 3" S. m. et f. Qu'importe qui puisse être Ni leur père, ni leur ancêtre? malh. vi, 8. Le Père, ancêtre majestueux dos temps, serait-il donc une peinture inférieure à celles de la mythologie?CHA- Génic.l, 3. Dieu créa une lumière qui, 1 d'élu en élu, d ou ancêtre de Ma-
homet, parvint enfin jusqu'à lui, montesq. Lettres pers. 39. C'était justement un duc de Parme, ancêtre du duc régnant, volt, dans lecoarant. Un ancêtre important de ce prince, Le grand Henri IV, ID. ib. Des corps constitués ont dit en parlant à Victoria, reine d'Angleterre, delà reine Elisabeth : La glorieu e ancêtre de Votre Majesté.
— REM. Ce mot, dit Th. Corneille, n'a pas de singulier; il ne faut pas dire : Un tel est mon ancêtre, mais un tel est un de mes ancêtres. Ménage,
tx, Féraud approuvent cette décision, et, dans les exemples donnés par l'Académie, ce mol n'est employé qu'au pluriel. Néanmoins, avec Mal-
i, Voltaire, Montesqu el chateaubriand, on
peut employer ancêtre au singulier.
— SYN. ancêtres, aïeux, pères. Ces expressions ne sont synonymes que quand on les applique aux hommes qui ont vécu avant nous , sans y attacher L'idée de lions de famille. Voici la gradation : nos pères sont les plus voisins de nous: nous y touchons ; nos aïeux sont plus éloignés : ils touchent à nos grands pères; enfin les ancêtres sont Les plus éloi-
tous.
— HIST: xi" s. Granz [il] est et forz, trait à ces anceisurs, Ch. rie Roi. ccxxvin. || xncs. Prenez Sissons la granteitéde pris; Moie doit estre, nos ancestres la tint, Garinle loherain, t. 1, p. 1 43. Ce tesmoignent li ancissour, audefr. le bast. Romane. p. io. Qui de l'histoire aux Saisnes veut ouïr par raison , Desancessors ariere doit mouvoir la chanson, Sax. m. Ço que à saint iglïseunt si ancesur dune, En parmenable almosne li unt tut graanté, Th. le Mart. 45. Si l'esracera de ceste bone terre qui à lur ancestres dunad, Rois, 293. Por remembrer des ancessours Li fez e li diz e li mours , Deit l'en li livres e li gestes E li estoires lire as festes, wace, liou, co. H xme s. Pour ce que si ancestre l'eurent tenu ainçois [auparavant], Derte, lxi. Se il n'achate l'iaue de Guerin Dubois à cui ancisseur li rois Phelippele dona eneritage, Liv. des met. 261. 11 avoit eu la garde de Saint Rémi de Rains de lonc tans, il et si ancissour, et les menoient trop malement, Chr. de Rains, 238. Pour accueillir moi et mes ancesseurs en leurs prières, du cange, accolligcre. Ainçois l'en doit on bon gré savoir quant il esclarchissent les cozes que lor anchisseur tinrent orbement, beaum. xxiv, 5. Guides pour ce gentiz bom estre, Encor le fussent ti ancestre? Dil de gentillesse. Il xivc s. Nous Jehans contes de Joigny considerans les courtoisies que li dit habitant et leur ancesseur onl fait ou tamps passé, nu c\nge, ancessor. H xvc s. Vos ancesseurs [il] a servi largement Et tout son temps employé jusquescy, e. desch. Supplicat. au roi. Et dit ainsi que la guerre a trop duré entre lui et ses ancesseurs au royaume de France et que
ANC
trop de vaillants hommes en sont morts, froiss. ni,
— ÊTYM. Provenç. ancessor; espagn. antei
\lal.antecrssore; deante, avant (voy. Aras), et i ' marcher (voy. céder). Le vieux français a ancestre etancessor:ancestre répond au nominatif anti avec l'accent sur ces; ancessor répond au antecessôrem, avec l'accent sur xo. On trouve des exemples où l'emploi de ces deux formes est régulier, la première pour le sujet, la seconde pour le régime; mais, de bonne heure, elles furent confondues, comme preslre el oire. C'est poi que dans le français moderne , la forme sujet i a prévalu cintre l'habitude qui a fait g^ l doïr la forme régime. L'ancien français avait le substantif féminin ancesserie, qui désignait l'ensemble des ancêtres; il est dommage que ce mot ait péri.
ANCHE (an-ch*), s. f.\\l° Languette mobile qui ouvre et ferme alternativement le passage de l'air dans un tuyau, oùonlafait vibrer. C'estpar une anche qu'on souffle dans les clarinettes, les hautbois et les bassons. || 2° Demi tuyau de cuivre pour l'orgue. || Jeu d'anches, la série des tuyaux de l'orgue embouchés comme des instruments àanche. || 3" Conduit par lequel la farine tombe du moulin dans la huche.
— iiist. xvic s. Marsyas qui inventa la hanche pour emboucher le hautbois, amyot. Comment refréner la colère, 12. Je ne sçaurois chanter, et quand je le voudrais, Je jure par ton bouc qu'eneor je ne pourrais : Car on m'a pris d'emblée à ceste matinée L'anche de mon bourdon que tu m'avois donnée, rons. 743. Toy Perrot, prens en don ceste belle chevrette [musette] : Son ventre est fait de cerf, son anche de coudrette, Son bourdon de prunier ; jamais ne perd le vent , id. 745.
— ÉTYM. Ane. haut-allem. ancha, jambe, tibia, d'où le français miche, avec le sens detuyau; Berry, anche, robinet; d'où le provincialisme, tirer du vin par l'anche ; dites par la cannelle.
f ANCHÉ (an-ché), adj. m. Terme de blason, Il se dit d'un cimeterre recourbé
— ÉTYM. Anche.
f ANCHEAU (an-chô), s. m. Terme de még rie. Vase à détremper la chaux.
f ANCHER (an-ché), v. a. Technologie. Mettre une anche à un instrument.
t ANCIIIFLURE (an-chi-flu-r'), s. f. Technologie. Trou qu'un ver fait à une douve de tonneau dans l'endroit où elle est couverte par le cerceau.
ANCI11LOPS (an-ki-lo-ps'), s. m. Terme de médecine. Petite tumeur située vers le grand angle de l'œil, devant ou à côté du sac lacrymal.
— ÉTYM. 'AyyO,wl/, mot formé comme al^àXtoi}», amas de sang, p.wXcoA, ecchymose, où il ne faut pasvoir des composés de ûty, œil.
ANCHOIS (an-choî), s. m. Petit poisson de mer que l'on sale pour le conserver, et qui se mange d'ordinaire en hors-d'œuvre. Es-tu prié de quelque fête Que donne ce seigneur courtois Qui toujours entouré d'anchois, Pendant sa podagre passée.... chaux. Au duc de Nevers.
— HIST. xviB s. Des barrils d'anchoies, 0. de serres, G60.
— ÉTYM. Espagn. anchoa, anchova; portug. anchova; ital. acciuya ; sicil. anciova; veron. ancioa; génois, anciua ; vénit. anchioa; angl. anchovy. Diez tire l'italien acciuga du latin aphya, apua, anchois, avec le suffixe iirja ; mais alors tous les autres mot.-, seraient altérés. Il est plus vraisemblable que l'italien seul est altéré en raison de quelques assimilations, par exemple avec acciugare, sécher. Mann fait venir anchova, anclioa, du basque anttua, anchua, qui veut dire sec.
f ANCIIOITÉ, EE (an-choi-té, tée), adj. Il se dit des sardines préparées à la manière des anchois.
t ANCHUSE (an-ku-z'), s.f. Terme de botaniq Orcanette ou buglosse.
— ÉTYM. "Ayyoucra.
ANCIEN, IENNE (an-si in, si-è-n', ou an-siin, siè-n'. Dans la poésie duxvu" siècle, ancien est de trois syllabes ; aujourd'hui on le fait souvent de deux. Au xvi° s. on prononçait an-si-an, i p. 60), adj. H 1° Qui existe depuis Ion- temps. Une invention ancienne. Notre ancienne amitié. Lettre
ancienne. Date plus ancienne. Sacrifice au ancien que Rome. || En termes d'administration fo-
restièt ■ arbn ; , 1 réservés, qui ont
plus (le trois fois l'flge du taillis, c'est-à-dire qui ont
att( int ou passé cent ans. || 2°Qui a existé autrefois.
uples anciens ; les nations anciennes. Aristote
est plus ancien qui Cicéron. L'histoire des anciens
ANC
temps. Mots anciens. Le modèle des anciennes mœurs. Nous devons l'apologue à l'ancienne Grèce,
I \ font. FaUrs, vm, 1. Il est, dit-il, d'un maître tel que moi, De s'éloigner des routes anciennes, j. B. ROUSS. Ép. il, 2. Le génie naturel aux écrivains a ! une couleur ancienne plutôt
l'antique, staêl. Allem. Observ. génér. || 3° En 1 mystique, l'ancien homme, l'homme non renouvelé. Qu'il ne vous reste rien de l'ancien homme, boss. Lett. abb. 65. || 4° Ils'emploie paropposition à nouveau, moderne. L'Ancien et le Nouveau Testament. I a jurisprudence ancienne etmoderne. L'hisrme. Il n'y a point d'histoire ancienne où il ne paraisse des vestiges manifestes de la nouveauté du monde, boss. Hist.i, 2. Il était la maintes filles
ivantes, Qui mot pour mot portaient dans leurs cerveaux Tous les noëls anciens et nouveaux, gresset, Vert-Vert. || 5" Qui n'exerce plus une char ;e, une profession. Un ancien préfet, un li imme quin'est plus préfet. L'ancien gouverneur de la province. L'ancien président de l'assemblée. || Paranalogie,monancien patron, mon ancien propriétaire. || 8" Substantivement, ancien se dit de celui qui a été avant un autre dans une charge, dans un corps. A l'armée, à grade égal, le plus ancien commande. Villars avait avec lui le maréchal de Do i tiers son ancien, volt. Louis XIV, 21. La dispute fut jugée et décidée en faveur de Mme d'Halluyn, comme l'ancienne de Mme de Rohan.sT-sni. 57,209. Il 7" Substantivement, il se dit de ceux qui ont vécu avant nous. Les anciens étaient persuadés que.l ' n ancien a dit. || Il se dit encore de ceux qui ont existé avant nous et nous ont transmis des œuvres. On ne fait que glaner après les anciens. Les modèles que les anciens nous ont laissés. || 8° Ancien, homme âgé. Nous devons du respect à nos anciens. Les anciens du canton. Et que depuis cent ans sous l'abîme avaient vus les anciens du vaste empire, la font. Fab. vin, 8. Il On dit quelquefois familièrement, a un homme âgé, mon ancien. Salut, mon ancien! Notre ancien, qu'a donc fait l'Espagne ? bérang. N. ordre duj. ||9"En termes de l'Écriture, l'Ancien des jours, Dieu. || Chateaubriand a dit par imitation : Ainsi chantait l'ancien des hommes [le vieux religieux], Atala, 306. y 10" Titre de dignité. Les anciens du peuple d'Israël, parce que d'abord on choisissait des vieillards pour remplir les fonctions les plus importantes. Ils ne parurent plus assis parmi les anciens d'Israël, mass. Louis, un lit les Ecritures : un ancien exhorte le peupie à imiter de si beaux exemples, chateaubr. Génie, 1, 1, s.
II Conseil des Anciens, une des deux sections du Corps législatif, dansla constitution de l'an III.
— SYN. ancien, vieux, fi 1. Ancien a rapport au siècle ; vieux, à l'Age. Aristote est plus ancien que Cicéron. Cicéron était plus vieux que Virgile. On dit une maison ancien • ■ quand on parle de la famille ; une vieille maison quand on parle du bâtiment. Il 2. Un ancien ami, un homme qui n'est plus ami ou du moins avec qui les relations sont devenues moins étroites. Un ami ancien, un homme avec qui on est ami depuis longtemps.
— hist. xi" s. Il est escrit en l'anciene geste, Ch. de. Roi. cclxxii. || xivc s. A tout vie! home ou ancien , l'en ly doit faire révérence selon ce que il appartient a son eage, oresme, Eth. 202. [Une abbesse permettant l'entrée de son couvent].... ce fu, par m'ame, Âgrant peine ; car pourtant, s'elle est famme De tel honneur, si craint elle le blasme Des anciennes , christ, de pisan. Dit de Poissy. H xve s. [Edouard fait complètement évacue] lais] et ne retint que trois hommes : un prestre et deux autres anciens hommes, bon= coutumiers des lois et ordonnances de Calais, et fut poui
gner les héritages, froiss. i, i, 32j. Le man Joachin, Monseigneur de Crussol, Sallezard, etc.... tous anciens [anciens soldats], comm. m, 10.
— étym. Provenç. ancian ; espagn. anciano ; ital. angiano ; d'une forme non latine, antianus,
' s an1 voy. ains).
ANCIENNEMENT (an-si-è-ne-man ou an-siè-neman ; en ver: . de cinq ou de quatre syllabes), adv. Autrefois, dans les siècles p s.
— SYN'. ANCIENNEMENT, JADIS, AUTREFOIS. CeS
mots désignent le temps passé. Anciennement, dans les temps anciens, sert à représenter ce qui • sait ou se pratiquait chez les anciens, parmi nos ancêtres. Autrefois, c'est-à-dire une autre fois, dans d'autres conditions, marque un contraste entre le t le présent. Jadis (jam aies, c'est-à-dire il y a des jours), moins précis qu'anciennement qui se dit. des choses \ rai ment ancien; a1,. ppliquer
soit à un passé très-peu éloigné : jadis, dans ma jeui , on s'habillait ainsi; soit à une antiquité
ANC
reculée : jadis, au temps d'Homère ; soit à uneantiquité indéterminée: jadis, au temps que les bé tes parlaient.
— HIST. xin' s. Et à celé partie par où l'on entroit avoit anciennement forteresce de murs et de tours, vii.i.i'ti. clxvi. Ceste franchise ont anciennement les seignors dou roiaume de Jérusalem doné as borgeis, Ass. de .1er. 47. Anchiennement, si comme noz avons entendu des segneurs de loys, fu fes uns establissemens comment on mainteneroit la larguesse des voies et des quemins, beaum. xxv, i. H xiv s. Si comme anciennement souloient faire, Ord. des rois de Fr. t. vu, p. 544. || xv° s. Anciennement avoit en la ville de Dan une guerre mortelle de deuxriches hommes navieurset deleui lignagi froiss. 11, n, 52. ||xvr s. Anciennement et auparavant Aristote, on mettait différence entre le sans de la veue et les autres sens, charron , Sagesse , 1. 10.
— ÉTYM. Ancienne au féminin, et le suffixe ment (voy. ment) ; provenç. ancianamens.
ANCIENNETÉ (an-siè-ne-té; en vers, de cinq syllabes ou de quatre), s. f. || 1° Qualité de ce qui < jt ancien. L'ancienneté d'une loi, d'une coutume titre. L'ancienneté d'une famille. L'ancienneté des maisons est une des principales marques de leur no blesse, bouhours, Remarques. || 2° Priorité de réception dans un corps. Ils ont rang selon leur ancienneté. Droit d'ancienneté. Il est arrivé à son grade par ancienneté. || 3° De toute ancienneté, depuis un temps immémorial, de tout temps.
— HIST. xv1' s.Nouslaisserions par espée et par conseil le juste titre de notre héritage, au préjudice de notre anciennableté, monstr. liv. 1, ch. 148. [Les six bourgeois de Calais s'agenouillent devant Edouard] Gentil sire et gentil roi, veez nous c;
qui avons esté d'ancienneté bourgeois de Calais . 1 grands marchands, froiss. i, i, 321. Lesquelles [villes] d'ancienneté avoient esté ennemyes desdi.z Suysses, comm. v, i. || xvi« s. L'ancienneté [l'antiquité] a tenu de certaines femmes en Scythie, que.... mont. 1, loi.
— étym. Ancien; pro i metat; catal. ancianitat; espagn. ancianidad ; ital. anzianità.
ANCILE (an-si-P), s. m. Terme d'antiquité romaine. Bouclier sacré que les Romains croyaient tombé du ciel, et à la possession duquel ils supposaient attachée la durée de leur empire.
— étym. . incil ', de,ancilla, servante, de ancus, serviteur. Ancile ne signifie pas autre chose que instrument pour le service divin.
fANCIPITÉ,ÉE (an-si-pi-té, tée), adj. Terme de botanique. Se dit de toute partie de plante qui est comprimée sur ses deux faces, et qui a deux tranchants.
— ÉTYM. Anceps, ancipitis, de an pour amb. des deux côtés (voy. ambej, et cep pour caput, tète (voy. chef).
pANCOEUR (an-keur), s. m. Voy. avant-cœur.
— ÉTYM. An pour avant, et cœur.
ANCOLIE (an-ko-lie), s. f. Terme de botanique.
Nom de Paquilégie vulgaire, dite aussi gant de Notre-Dame , fleur de parfait amour , manteau royal, herbe de lion et ancolie des jardins. Plante cultivée dans les jardins à cause de la beauté de sa fleur.
— iiist. xvc s. Et li pluiseur aiment moult l'anquelie, froiss. Bail. La violette donne aussi Douce odeur ; si fait la soussie, La marguerite, l'angorie, eust. deschamps dans ste-palave. Il xvi" s. Etl'ancolie en semence s'enflant, rons. 740.
— ÉTYM. Wallon, dcolrte; dans le latin des botanistes aquili 1/1,1 . d'où, par altération, ancolie. pans du Gange on trouve aquilca, aquilée, plante supposée bonne pour les yeux. On a dit que la plante a été nommée aquilegia, soit parce que ses nectaires offraient une forme recourbée comme le bec de l'aigle, soit parce qu'on lui attribuait de rendre la vue perçantecomme celle de l'aigle, aquila, soit de la ville d'Aquilée, dans le territoire de laquelle elle est abondante.
| ANCONÉ (an-ko-né) , adj. et s. m. Terme d'anatomie. On donne ce nom aux muscles qui s'attachen1 à Polécrâne.
—ÉTYM. 'Ayxùv, olécràne.
ANCRAGE (an-kra-j'), s. m. Lieu propre pour ancrer. Les vaisseaux se mettenl à l'abri derrière la jetée de. la Gouietie, en payant un droit d'ancrage rEAUB. [lin. m. 21.
— iiist. XVIe s. Les encrages contre les ton.,
ut île la bonté du cable sur tout, d'air l'œn. m, 15.
— rn\i. I.
ANCRE (an l;r''). s. f. |l i° Instrument de fer à
ANC
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ava lu tenu es dans la
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