‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 140 sur 462 · ON · texte numérisé non relu

ON

ANIMAL (a-ni-mal), s. m. Au pluriel, animaux. || 1° Être vivant, doué de la faculté de sentir et de mouvoir tout ou partie de son corps. L'homme est un animal raisonnable. Pour se mettre en sûreté, et pour se rendre maître de l'univers vivant, il a fallu commencer par se faire un parti parmi les animaux, iîuff. Chien. Encore que nous ayons quelque chose au-dessus de l'animal, nous sommes animaux, et nous avons l'expérience tant de ce que fait en nous l'animal, que de ce qu'y fait le raisonnement et la réflexion, boss. Connaiss.v, 3. Desnègreset desnégr ses transportés dans les pays les plus froids y produisent toujours des animaux de leur espèce, volt. Mœurs, races. [| 2° Fam. et fig. Personne stupide ei grossière. Parce que c'est un animal qui me déplaît, hamilt. Gramm. 4. Nous avons un colonel aide de camp de Mnsséna, assez mal plaisant animal, p. l. cour. Lett. i, 133. Et toi, peuple animal, Porte encor le bût féodal, bêrang. Carabas. || 3° Familièrement. Être animal d'habitude, tenir à ses habitudes. || 4" /iu fém. Quelques provinciales, Aux personnes de cour fâcheuses animales, mol. Fâch. n, 3.

— SYN. animal, bète, brute. Animal est le terme le plus général, puisqu'il comprend même l'homme. Bête renferme tous les animaux, excepté l'homme. Brute désigne la bête dans ce qu'elle a de plus inintelligent et de plus grossier. Ces expressions, appliquées à l'homme, sont des injures indiquant : animal, que l'homme a la grossièreté et la rudesse de l'animal; bête . qu'il en a l'ineptie , l'inintelligence, l'absence de raison; brute, qu'il en a l'aveugle brutalité, avec l'impétuosité féroce et la licence effrénée.

— HIST. xvie s. De toutes les manières de disposer des corps morts qui reviennent à cinq, sçavoir les donner aux quatre éléments et aux ventres des animaux....charron, Sagesse, n ,2. Prenez bien tant de loisir de vouloir escouter la cause d'ung povre animau que je suis, des per. Cymbal. < 40.

— ÉTYM. Berry, animau, prononcé an-nimau; provenç. et espagn. animal; i lai. animale; du latin animal, oVanima, vie, Ame (voy. âme).

ANIMAL, ALE (a-ni mal, ma-1'), adj. Au pluriel masculin, animaux. || 1" Qui est propre a l'animal, qui concerne l'animal. Vie animale. Les instincts animaux. Il fallut savoirsi, quand il faisait les fonctions animales de l'homme.... volt. ï'hil. n, 408. || 2° Propre à l'animal, en tant qu'opposé à l'homme. Instinct de fureur purement animal et mécanique qui obéit à la voix des officiers, volt. L.XIV, 18. || Règne animal, l'ensemble de tous les animaux. || Substance, nourriture animale, celle qui provient des animaux. || Chimie animale, la partie de la chimie qui a pour objet l'étude des matières animales. || 3° Charnel, opposé à spirituel. Les pauvres semblent avoir oublié qu'ils sont hommes autant que les riches; ils se dégradent, et ne cherchent que la vie animale, fkn. t. xvin, p. b37. De là vient par une merveille que l'homme terrestre et animal ne comprend pas....

bouri). Pensées, t. n, p. 3G8. || Il ne se met qu'après le substantif : Vie animale, facultés animales, esprits animaux.

— HIST. xvic s. Des muscles, les uns sont consacrés aux parties animales, pour accomplir leurs mouvemens, et sont dits animaux; les autres, nommés vitaux, aux parties vitales.... paré, i, io.

— ÉTYM. Voy. animal, subst.

ANIMALCULE (a-ni-mal-ku-T), s. m. Terme didactique. Animal si petit qu'on ne peut le voir qu'à l'aide du microscope. Chaque année, les animalcules des madrépores.... élèvent, au fond des eaux de l'Océan, de nouveaux lits de marbre, isern. de st-p. Jlarm. liv. v. || Fig. Il y avait là, par malheur, un petit animalcule en bonnet carré, volt. Microm. 7.

— étym. Diminutif d'animal.

| ANIMALCUL1SME (a-ni-mal-ku-li-sni") , s. m. Système physiologique dans lequel on suppose que l'embryon animal est produit par les animalcules spermatiques.

| ANIMALCtJLISTE ( a-ni-mal-ku-li-st' ) , s. m. Partisan de l'animalculisme.

f ANIMALIER (a-ni-ma-lié) , s. m. Néologisme. Se dit des peintres et des sculpteurs qui représentent des animaux.

f ANIMALISABLE (a-ni-ma-li-za-bl') , adj. Terme didactique. Qui peut être animalisô.

ANIMALISATION (a-ni-ma-li-za-sion), .s. f. Terme didactique. Changement de nature qu'éprouvent les aliments végétaux, et qui les rend propres à concourir à l'entretien et à la réparation des corps animaux.

— étym. Animàliseï .

ANIMALISÉ, ÉE (a-ni-ma-li-zé, zée), part. passé. Un aliment animalisé.

ANIMALISER (a-ni-ma-li-zé), v. a.\\i° Convertir une substance en la propre substance d'un animal. La digestion et la respiration animalisent les aliments. || 2" S'animaliser, v. réfl. S'assimiler à la substance d'un animal.

— ÉTYM. Animal.

ANIMALITÉ (a-ni-ma-li-té) , s. f. \\ 1° Ensemble des qualités ou facultés qui sont les attributs des êtres composant le règne animal. Les végétaux ne sont pas des animaux renversés, comme on l'a prétendu; car ils n'ont point les facultés ni les organes qui constituent l'animalité, isern. de st-p. Harm. liv. v. || 2° Les caractères de l'animal par opposition à l'homme. Dans l'état d'animalité dont il s'agit ici.... j. J. rouss. Orig. Notes. || 3° Ensemble des animaux, par opposition à l'ensemble des végétaux.

— ÉTYM. Animal.

| ANIMATEUR, TRICE (a-ni-ma-teur, tri-s'; , adj. Qui donne la vie. Principe animateur.

— étym. Animer.

ANIMATION (a-ni-ma-sion; -en poésie, de cinq syllabes), s. f. \\ l'Action d'animer, de donner de la vie. Elle paraît un des premiers mobiles de la végétation et de l'animation, bern. de st-p. Harm. liv. v. || 2° En particulier, union de l'âme au corps dans l'embryon humain. L'animation du fœtus. || 3° Fig. Vivacité, chaleur. L'animation qu'il met dans ce qu'il dit.

— étym. Animer.

t . ANIMÉ, ÉE (a-ni-mé , mée) , part. passé. || l°Doué de vie. Corps animés. || 2° Fig. Qui est dans telle ou telle disposition d'esprit . Animé de sentiments bienveillants. Être animé d'une haine violente. Multitude diversement animée. || 3° Excité, encouragé. Animé parle succès. Animé au carnage. Ce courage qui se sentait animé par les obstacles, boss. Hist. m, 5. Animés par cet esprit corrompu et déréglé qui est naturel aux hommes, m en. Serin, i, (!)3. Et par l'espoir du gain votre muse animée Vendrait au poids de l'or une once de fumée, boil. Sal. ix. || 4" Irrité. Encore qu'on soit animé les uns contre les autres jusqu'aux épées tirées, boss. Variât. \v. Il était fort animé contre les Tyriens, fén. Tél. il. Les Troyens sont animés contre tous les Grecs, id. ib. i. |j Absolument. Il était animé et parlait avec chaleur. Je me sentais animé à chaque instant, montesq. Lett.pers. 9. Que peut contre le roc une vague animée? piron, Métrom. ni, 7. ||5° Qui a de l'animation. Parler d'un ton animé. Lutte animée. Rendre la lutte plus animée. Les débats furent très-animés. || Teint animé, teint qui devient plus vif par la chaleur, par une émotion. Beauté froide et qui n'est pas assez animée. || 6° En physique, poussé. Projectile animé d'une très-grande force. || 7" En termes de blason, cheval animé, cheval qui est en action et qui montre un désir de combattre. || Cheval dont il y a la tête seule lorsque l'œil est de différent émail. || 8° S. m. Le vivant et l'animé, au lieu d'être un degré métaphysi-

que des êtres, est une propriété physique de la matière, buff. Comp. des animaux et desvégét.

t 2. ANIMÉ (a-ni-mé), s. f. Terme de pharmacie. Résine d'un jaune de soufre et très-odorante, qui découle d'incisions faites au tronc de Yhymcno'a courbaril , L.

ANIMER (a-ni-mé), v. a. || i" Donner l'âme, la vie. Le principe qui anime les corps vivants. Prométhée anima Pandore. || Par extension. Dieu commande au soleil d'animer la nature, rac. Athal. i, 4. || 2° Fig. Jadis une multitude vivante animait cette enceinte, volney, Ruines, 2. ||3° Remplir d'ardeur, échauffer. Une même passion anime tous les cœurs. Si les Français peuvent tout, c'est que leur roi est partout leur capitaine; et, après qu'il a choisi l'endroit principal qu'il doit animer par sa valeur, il agit de tous côtés par l'impression de sa vertu. Marie-Thérèse. Usez de plus de douceur et d'indulgence envers ceux en qui la faiblesse et la fragilité ont plus de part à leur chute qu'un fonds de malice et de mépris de la religion.... animez leur mollesse et leur pusillanimité par l'espérance des secours de la grâce, mass. Conf. Zèle, âmes. Voilà depuis un an le seul soin qui m'anime, rac. Andr. n, 2. Son exemple doit animer toute l'armée , fén. Tél. xn. Lorsque , dans les occasions périlleuses, il fallaitanimerle soldat, montesq. Lett.pers. 74. Le seulamourde Rome a sa main animée, corn. Hor. v, 3. il faut venger un père et perdre une maîtresse; L'un m'anime le cœur, l'autre retient mon bras, id. Cid, i, <o. Votre rigueur les condamne à chérir Ceux que vous animez aies faire périr, id. Cinna, îv, 3. On commence à se défaire, parmi les chrétiens, de cet esprit d'intolérance qui les animait, montesq. Lett. pers. co. || 4° En physique, pousser, mouvoir. La force qui anime le boulet. || 5° Irriter, mettre en colère. Animant le peuple contre la noblesse, boss. HisL. i. 9. Toutes ces pensées m'animent contre ces docteurs qui.... montesq. Lelt. pers. 83. || 6° Donner de la force, de la chaleur à un écrit, à un discours. || 7° Donner de l'éclat, de la vivacité. Quel courroux animait ses regards! rac. Ath. Il, 2. Comme un dernier rayon, comme un dernier zéphyre Anime la fin d'un beau jour, a. chenier, lamb. 4. || 8° Communiquer un airde vie à une œuvre d'art. Ce peintre anime toutes ses figures. L'aiguille sous tes doigts n'anime plus des fleurs, a. chén. 8.ï. || 9" S'animer, V.réfl. Prendre de la vie, de la vivacité. La statue de la déesse lui parut s'animer et se mouvoir. Son teint s'anime. Ses traits sesont animés. || 10° S'exciter, s'encourager. Je me crois des élus, je m'anime à les suivre, l. sac. Grâce, ch. iv. Elle s'animait à s'anéantir avec Jésus- Christ, à naître avec lui, ù mourir et à ressusciter avec lui, flécii. dans girault-dtjyivier. S'animer à lui être désormais plus fidèle, mass. Prière, 2. Tout le monde s'animera au travail, fén. Tél. xn. || 11 S'irriter. Contre ce che époux Valère en vain s'anime, corn. Hor. v, 3. || 12° Devenir comme vivant, en parlant d'une œuvre d'art. La nature s'anime sous son pinceau.

— HIST. xive s. Le juge est comme droit animé et vivant, oresme, Eth. (62. || xve s. Et parla Artevelle au peuple, tousjours les animant à la guerre. juven. des urs. Charles VI, 1381. || xvr s. s i a l'a voit animé [irrité], Rude estoit en défense, marot. m, 250. Encelade est là dedans Qui anime de sa gorge La cyclopienne forge, dubell. h, 43. Voi le cy comme il anime Les bandes du ciel, qui vont Là où plus fort s'envenime L'assaut que les geans font. id. n,44, recto. Les sainctes sœurs, qui me feront re vivre Mieux que la main qui anime le cuyvre, id. III , 9, verso. Ou quand alors qu'on l'animoit.À coup de patte il escrimoit, id. vu, 40, rerso. Puis d'une voix guerrière Camille la dernière Ces beaux vers anima, id. vin, 8, reclo. S'animer des bravad l'ennemy, mont, i, 4. Il estoit fort animé contre la ville, id. i, 4. Cela l'anime à poursuyvre sa poincte, in. i, 204. Animons et préparons nos gens à vaincre, L.UNOuE, 642. La plaine que vous venez de passer, parut à nos yeux, un matin, animée de la plus généreuse noblesse de France, sous mesme soleil sanglante, et deux jours après puante de dix mille charongnes de guerriers exce]]eiiK,i, ai a. Hist. m. :>4i. L'eau se convertit en or et argent par les divers moulins qu'elle anime.... o. de serres, 751. Ou Si j'estois assez subtil Pour animer par un outil La muette ou le cuivre.... rons. 544.

— ÉTYM. Provenç. et espagn. animar; ital. animare; A'animare, de anima, vie, âme (voy.

f ANIMISME (a-ni-mi-sm') , s m. Doctrine physiologico-médicale qui, pour expliquer chaque phénomène delà vie et chaque maladie, fait inten dans les corps organisés, considérés comme inertes,

l'âme pour principe d'action . pour cause mière.

i n m \nitna (voy. Imi i.

ANIMISTE (a ni mi st'), s. m. Parti ■■i sme.

wiMosiri: (a lé), s. f. i

■■ i de '; i i [ui p ■ îtnuire Woii de l a

.. , ., . ,: m < ml a ai tout d'un i oup

■i aux entre] i ites et aux

envenimées de quelqu • uns de ses con H. Panig. il . '■'". Noui i : les desanimosités, de es,M iss. Il eni , Disp à

la comm Une animosité qui commençait à aigrirel 'rofession religù use,

Serm. i. Quelle est la mani i de quelques b qui, sans aucune animosité, se font un devoir d'atles grandes réputations.... vauvi n. Ma t 59 2" \ acharnement dans une discussion .

ii i! v avait de part et d'autre dan bat ii-M1 d'animosité.

HlST. xiv* s. Pleins de animos té ou h irdii c Sans animosité ou sans grant courage rhès ■■

mosité ei illégal itéman f te de tecu iti m

Poussés d'une incredible anim Aux craintifs, la faculté vitale et anim.'-' est au cœur, est imbécile, pari . i. 18. Laissant à is animosités vivacités, injures] . lesquelles stime lu y estre eschappéi s.... m. / icorne . réplique.

— ÉTYM i animosital; espagn. animosi dad ; ital. animosità;d'animositas, d'animus, esprit, le même que an mm (voy.

\m>; .i ni. l 's se lie : i an s odoriférant .dites 1 ani-z odoriférant), s. m. || 1° Plante odoriférante de llifèri Pimpinella anisum, L.).

Vnis étoile, dit aussi Badiane étoilée ou simplem i

Badiane inis acre, un des nomsvulgaii esd

officinal . appelé absolumi ni Cumin. || 2" i e fruil de omatiser. || 3" Espèce de dra gées i i i l'anis Inis de Verdun | 4'' Pomme

d'anis, nom du i. de pomme.

— ÉTYM. "Aviso . .

\msi il a m '. zée), part, passé, l'ne liqueur anisée.

ANISER (a ni-zé), v. a. Donner à une chose le goût de l'an

— ÉTYM. A 'lis.

ANISETTE (a- ni f. Liqu

avec di

— ÉTYM. Anis

INISIQCE (a m ! Iiimie.

Aride anisique, produit de I action oxydante de l'aazotique sur L'essence d'anis conci ; INISODONTE (a ni zo don f). 1 Idj Terme

Terme de botanique. Genre de lab

—ÉTYM. "\vwoç, inégal (de àv privatif , et îo-o.-, égal), et oSo'jc, dent (voy. dent).

; VNISOMÈRE (a-ni-zo-mê-r'). adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est formé de parties inégales ou irrégulières.

— ÉTYM. "Aviffoç, inégal (de àv privatif , et '-jo;. égal), et [ie'poç. partie.

f AN1SOPÉTALE (a-ni-zo-pé-ta-P), adj l'i

botanique. Qui a des pétales inégaux.

— étym. "Avito:, inégal (de fa privatif, et 'taoi, égal) . él pétah (voy. pét u.e) .

| VNISOPHYLLE (a-ni-zo-fi-1"), adj. Tenue de botanique. Qui a des feuilles d'inégale grandeur.

— ÉTYM. "Av.to;, inégal, et<pOX).ov, feuille (voy.

FEUILl

INKYLOGLOSSE (an-ki-lo-glo-s') OuANCYLO- GLOSSEfan-si-lo-glo-s'), s. m. Terme de chirurgie. Adhérence de la langue, soit avec la face postérieure des gencives, soit avec la partie inférieure de la bouche.

— ÉTYM. 'AyxûXoç, courbe (voy. ankylose), et yïiixî'jy., langue (voy. glotte).

ANKYLOSE (an-ki-lô-z') , s. f. Terme de chirurgie. Diminution ou impossibilité absolue des mouvements d'une articulation naturellement mobile. I.'ankylose est vraie ou fausse.

— ÉTYM. 'Ay/.ÛAhjo-iç, courbure, de ory/.-j/o: . courbe, de même radical que ancre (voy. ce mon. I.'ankylose est ainsi appelée parce qu'en général elle déforme la rectitude du membre.

j- ANKYLOSE, ÉE'(an-ki-lo-zé, zée), part, passé. Genou ankylose.

t ANKYLOSER (an-ki-lo-zé) . || 1° V. a. Terme de chirurgie. Causer une ankylose. Une inflammation peut ankyloser le genou. || 2° S'ankyloser, v. réfl. Contracter une ankylose. Je crois que son ronde s'ankylos .

ANN

INKYROÏDE (an-ki-ro-i-d'). \\ i" Adj.'l'e

didactique. Qui est en forme de crochet. || 2° S. m. Soi te de pince.

— êtym "A :upa, ancre (voy. incre), et ûào:, forme (voy. idée).

ANNAL, ALE (annal, hua-V) , adj. Au pluriel, annaux. Terme de jurisprudence. Qui ne dure qu'un .m ; qui e i valable seulement une année. Droits an naux, Location annale. || Possession annale, posses sion absolue pendant an et four. || Il ne se met qu'après le substantif : Procurai ion annale.

— insr. w r s. Toute prescription annale ou moindre, coutumiere, c t contre les ai. -eus et mineurs, sans espérance de restitution, loyssl, 721 Aucuns parlèrent d'un dictateur perpétuel et de consuls annaux, Salir. Méri. p. mo.

— ÊTYM. Annalis, de annus (voy. ,wi ; provenç annal ; ital. annale.

WNAI.KS (a nna li. !. f. plur. ||1" Kécil des

aents année pai innée. 1 a plupai I des cifc célèbres de l'antiqu té bnl péi i avec leurs annale-, el la langue môme que parloient leurs lia bitants,] \ pi ici . Expos, v, i. Et ces catastrophes Dont l'histoire enfle ses annales, lamart. llarm. ui, 9. Il s est fait apporter ces annales célè bres Où les faits de son règneavec sein amassés Pai

de fidèles mains chaque j ■ sont tracés, rac. Esth.

n, 1. 1| 2" Dans le style élevé, histoire. Son nom ut dans les annales de la postérité parmi les conquérants, mais il ne le sera pas parmi les bons rois, mass. Petit carême. Tentations.

— êtym. Latin annales. d'annalis. (voy. ANNALISTE (a-nna-li-sf) , *. m. Celui qui écrit

des annales.

— étym. Annales.

ANNATE (a nna-t'), s. f. Ancien di oit du pape sur les bénéfices consistoriaux desquel le revenu mon t i i au moins à vingt-quatre ducats; ce droit consista t ordinairement dans une année du revenu. Le grand maître de Malte retirait une annate de toutes les commande! les île grâce. Les commandeurs de h roisonont trouvé le moyen de s'accommoder avec Rome, en payant tous les cinq ans une modique annate pour leur commande! ie. st-sim. t52, 2)8. Chaq liocèse se gouverna par son évêque; on ne

'is d'annales. V01 P. V i Urs, 71 .

— Hisr. xvie s. D'autre part qu'il ne se

le annate du bénéfice qu'en impetroit : mais de présent on la fait payer de tous les autres benefîc. 5 qu'on impeti e pai dispense, M. di

— étym. Bas-lat. annata, revenu d'un an (voj

ANNEA1 in - d'apn Palsgrave, p. 23, au n prononçait lesdeux » ; d'après Mi au xvir-, on reprochait aux Parisiens leur prononciation agnau, qui est encore celle de quelques provinces), s m. 1 Cercle régulier ou non. fait de métal ou de matière dure et servant à attacher. Des anneaux d'or, de fer. Un petit anneau d'ivoire. I! 2" I-'ig. Ici se forge le premier anneau de cette longue chaîne dont l'ordre social est formé, J. J. ROUSS. Ém. i. Remontant depuis le dernier anneau de la chaîne des êtres jusqu'à l'homme, chateaub. Génie, i. i, 9. Laroyauté.... De la chaîne d'airain qui lie au ciel les trônes A retrouvé l'anneau perdu, v. Hugo, Odes, ni, *. ||3n Bague. Les chevaliers romains portaient tous un anneau semblable. || Anneau nuptial, bague de mariage. || Anneau pastoral, épiscopal, gros anneau que portent les cardinaux et les évoques. || L'anneau du pêcheur, le sceau qui est apposé à certaines expéditions de la cour de Rome. Les brefs donnés sous l'anneau du pêcheur. || 4° Boucle de cheveux frisés. Ses beaux cheveux [d'Ulysse], tombant par gros anneaux, omaient ses épaules, fEn. t. xxi, 354. || 5° Fig. Le serpent se traîne en longs anneaux. || 6° Terme d'histoire naturelle. Saillie, marque, rangée circulaire. Les cornes du bélier croissent tous les ans d'un anneau, buff. Mouton. |j 7° En anatomie, les anneaux sont des ouvertures naturelles, circulaires ou obrondes, que présentent des parois musculaires ou aponévrotiques, et qui, le plus souvent, servent au passage de quelque vaisseau ou conduit. || 8" En botanique, anneau du champignon, débris du bord infléchi du chapeau déchiré en raison de la croissance rapide de la partie charnue du chapeau, et resté autour du pédicule. || 9° Terme de jardinage. Greffe en anneau, en flûte ou en sifflet. Elle se fait par l'application, sur un sujet en pleine sève, d'une portion d'écorce annulaire plus ou moins grande, de longueur différente, garnie d'un œil ou gemme. || 10" Anneau d'une clef, la partie qu'on lient à la

ANN

main pour h. muer la clef dans la serrure. L'anneau est a l'une des extrémités de la tige qui le réunit au panneton. || 11° En astronomie, cercle qui entoure la planète Saturne. L'anneau de Saturne est formé «le dvtn anneaux concentriques d'une très-mince épaisseur, la place, Expos, iv, y. |j Anneau as tronomique, instrument pour mesurer la hauteur du soleil et de la lune. || Anneau solaire ou horaire, espèce de p itil cadran portatif. || 12" Cercle de fer que

l'on ciiipl ,'i retenir les vaisseaux dans les ports et

les bateaux sur les quais au moyen de l.m^s eor- || 13" Cercle de fer employé autrefois pour mesurer le bois; trois anneaux composaient une voie

— hist. xic s. De l'altre dei qui ported Panel, /.. de Guill. 13. ||xn« s. Donnez.... cest annel, Ronc p. 3). [Elle] Ot un anel où durement se fie, ib. p. 102. Vait s'en la gaite, que plus in atendi, Dès

qu'à la chaml lanl Wedon le hardi, L'anel loiga

[remua] : li chambrelains l'oï, Raoul de C. 78. il xin' s. Ce] anel île vo doit o moi [j'! emporterai, />'./ !■ . vu. Car onques mieudre dame n ni ■ • n son doi anel, ib. i xxxv. Et s'il i a deffiement, Sor sains vous jur que vraiement Bel Acuel iert mis es aniaus, Ars en fi m . la Rose, "887. Et li deit l'on osten l'aniau don bras, et peut aler et venir quitte el délivre, Ass. île .1er. i , 189. Ëtli met l'anel au doit qui senefie roi, ib. i. 30. t n geu que l'en dit des aniaus, A quoi l'en gaaingne et pert, Savoit-ele tout en apert, ruteb. ii, (62. || xive s. Je sui mieulx pris que par le doy, I i fort enserré d'un anneau. S'a fait un visage si beau Qui m'a tout conquesté à soy, en. d'oui.. Rond || xv s. Plusieurs cherchoient fort sa bonne grâce, les uns pour l'amour seulement, les autres p. mi l'anneau , mariage] ; car, outre sa beauté, elle estoit fort riche, MARG. Nouv. LUI.

— étym. Picard (Béthune), ongnieau ; wallon onai, Nainur, aiiiti; Berry , angniau , anniau; provenç.

anel; calai, •mell; espagn. anillo; ital. anclli); d'an-

nellus .m anelhis. On a tiré ce motde annus, année, à cause de la révolution circulaire du soleil; mais l'orthographe anellus et la forme amnu, année, dans l'osque, s'y opposent.

ANNÉE (a-née, et non, comme disent quelquesuns, surtout les gens du Midi, an-née, où an est prononcé comme dans a nié rieur), s. f. || 1° Temps d'une révolution complète de la terre dans son orbite autourdu soleil. Les quatre saisons de l'année.

\nine civile, a 5e de trois cent soixante-cinq

j s. || Année bissextile, année de trois cent

soixante-six jours, dans laquelle le mois de février a vingt neuf jours. || Année julienne, année déterminée parle calendrier qu'adopta Jules César. L'année julienne commence douze jours après la nôtre. || Années grégoriennes, années écoulées depuis i 582 . époque de la réformedu calendrier par Grégoire XIII. || Année solaire ou année tropique, année de 365 jours et un quart, ou, exactement, 3G5 jours 5 heures 48 minutes 49 secondes. || Année lunaire (voy. lunaire). Il Année synodique (voy.sYNODiQUE). || Année sabbatique (voy. sabbatique). || Grande année, période de 36000 ans au bout de laquelle, les platoniciens et les stoïciens prétendaient que les astres se trouveraient exactement au même point, et qu'une ère nouvelle commencerait son cours. || Année républicaine, l'année de la république française commençant à l'équinoxe d'automne. || Année scolaire ou scolastique, le temps de l'année consacré aux études classiques. || Année de probation, année de noviciat. || Année théâtrale, le temps qui s'écoule depuis la rentrée de Pâques jusqu'à la semaine sainte. || Année désigne aussi la révolution des autres planètes autour du soleil. L'année de Jupiter. || 2° Durée de douze mois. Il y a bien des année que nous ne nous sommes vus. ||3" Année d'exercice, celle où l'on exerce actuellement une charge que plusieurs officiers ont droit d'exercer l'un après l'autre. Être en année, d'année. La tète tourna au duc d'Aumont, qui se mêla de toutes ces fôtes à la place du duc de Beauvilliers, qui était en année, mais qui ne put les ordonner à cause de ses fonc tions auprès des enfants de France, st-sim. ">i , (09, || 4° Année , par rapport à la température. Année pluvieuse, année chaude, sèche. || Par rapport aux productions de la terre. Bonne, mauvaise année, année où la récolte est bonne , mauvaise. Demi-année, année où la. terre ne donne qu'une demi-récolte. || 5° Somme a payer nu à recevoir par année. Je suis d'une année en retard. Son fermier lui doit trois années. ||6° Les différents âges de la vie. Perdre les plus belles années de sa vie. Un plus puissant démon veille sur vos années, corn. Cinna, ii, i.

ANN

ANN

ANN

~ hist. XIIIe s. Ains qu'ele i eûst mes [demeuré] anée ne demie, Berte, l.x. L'eritage si sont cozes qui ne poent estre mues et qui valent par anées as signeurs à qui el sont, BEAUM. XXIII, ,3.

— ÉTYM. Bas-lat. annata, d'annus (voy. in), mot à mot la durée d'un an.

ANNELÉ, ÉE (a-ne-lé, lée), part, passé. ': 1" Ariux. Cheveux annelés. |l 2° En termes d'architecture, se dit d'une colonne coupée par des espèces d'anneaux.. || 3° En histoire naturelle, se dit des parties de piaules qui ont un anneau au collet: <le cri-iains ri'piih- d.'rit le corps présente des raies circulaires d'une couleur différente de celle des parties voisines. || 4" Annulés, s. m. plur. Animaux invertébrés pairs, et articulés ou annelés extérieurement; ils constituent le premier des quatri embranchements en lesquels se subdivise la

de Lamarck (annelés, mol lusques, r idi; ires . spi ingiaires).

vvvi ÎLER i ne-lé), o. a. j'annelle, j'annelais, j'annelai, j'annellerai , annelant. || 1" Arranger en anneaux, en parlant des cheveux. Anneler la chevelure. || 2 Se dit de l'action de passer un anneau au ici h des cochons pour les empêcher de fouiller la terre.

— HIST. xvic s. Pour à quoi remédier, conviendra anneler les pourceaux, c'est a dire leur mettre de petits anneaux en fer au groin.... car pour la douleur qu'ils sentent ainsi annelés, désistent de fouiller, o. de sebres, 337. L'asne de couleur noire ou grise obscure, barré et annellé de noir, es jarrets et sur les espaules, raisansla croix, in. 3io. Et ses cheveux ondez. annelez et tressez Sont de feuilles de myrte et de rose enlacez, bons. 707.

— étym. Annel. ancienne forme d'anneau.

ANNELET (a-ne-lè) . s. m. ||1° En blason, petit

anneau. || 2" En architecture, les annelets sont de petites pièces carrées qui se placent au chapiteau de l'ordre dorique, et qu'on nomme aussi filets ou listaux.

— HIST. xmc s. Berte prenl l'anelet, qu'elle plus n'i délaie. Berte, vin. En son doit [elle] ot un anelet, Lni d'fgnavr. El li cuens, comme fol et mal enscigniés, trait un anelet de son doit, et rend à l'emp ireor la baillie de tout le roiaume de Salenyque, h.'devalenc xxn. Toute l'uevre qui li ménestrel du mestier devanl dit font, doit estre bien et leaument et netement appareillie ausinc dedens corne dehors, et especiaument li anelet que il font doivent eslre ouvré aussi ouni et aussi net dedens comme dehors, Liv. des Met. 98. ||xvi° s. Les annelets de la trai hée artère sont organes de la voix,

— étym. Diminutif d'anneau, par annel ; provenç. anelet; espagn. anil'jo; ital. anelletto.

ANNÉLIDES (a-nné-li-d'), s. m. plur. Terme d'histoire naturelle. Les annélides ou vers à sang rouge forment la première classe de la subdivision des vers.

ANNELURE (a-ne-lu-r'), s. f.

veux par anneaux. Plus Satan y l'annelure se lâchait, la font.

usité.

— ÉTYM. Anneler.

\ ANNEXATION (a-nnè-ksa-sion), s. f. Action

d'annexer.

ANNEXE (a-nnè-ks') , s. f. ||1° En droit féodal, domaine attaché à une seigneurie sans en dépendre. || 2° Succursale d'une église paroissiale. Toutes les annexes relèvent d'une cure. || 3° Tout ce qui est uni à une chose principale. Tout l'ancien territoire de la baie d'Hudson fera bientôt une riche annexe du Canada. Ils deviennent l'annexe d'une monarchie étrangère, boss. Avert. 5. Ces annexes inséparables du premier commandement ont la même étendue que le commandement, m. 2e écrit, i. || 4° Pièces jointes à l'appui d'un rapport, d'un procès-verbal, etc. || 5" Droit d'annexé, en ancienne jurisprudence, droit par lequel les bulles et expéditions de la cour de Rome ne pouvaient être exécutées dans le ressort du parlement de Provence, avant qu'il ne les eût enregistrées.

— HIST. xiir s. Amers, se bien sui apensée, C'est maladie de pensée Entre deus personnes annexes, Franches entr'eus, de divers sexes, la Rare. S39I. Il xive s. Puisque verecunde et paour de mort sont corporeles en ce que il ont annexes transmutacions corporeles... .oresme, EV/t-tas. Et après. ou |au]quart livre, il détermine des autres vertus annexes à vie humaine, id. ib. 78. j|xvie s. Le pape ne peut faire aucunes unions ou annexes des bénéfices de ce royaume a la vie des beneficiers, ny a autre temps, i'. piTHOt), 19. Ni m« déclaré les choses qui

Frisure des chetouchait, moins Ch. imp. || Peu

composent nostre corps, et quelques unes de leurs annexes, pari:, Tntrod. 10.

— étym. Annexais, annexé, de annectere, de ad, à, et nectere, attacher.

ANNEXÉ, ËE fa-nnè-ksé, sée) , part, yassé. Joint à, attaché à. Le droit de corriger les abus était annexé à la royauté, boss. Ynr. 10. Le sacerdoce auquel la royauté était annexée., id. Hist. il, 5.

ANNEXER (a-nnè-ksé), v. a. .Joindre a. Annexer un titre à un dossier. La Bretagne lut annexée au royaume. || S'annexer, ». réfl. être annexé.

— HIST. xinc s. [Jésus] Qui tant par grâce s'apressa De nous, qu'en lui nous ennexa San/, jamais faire départie, I. de mf.ung, Tr. 1253. || xiv-'s. Après la putréfaction Se faict la génération Par chaleur qui est annexée Dedans l'euvre jà commencée, Nat. à l'alch. err. 327. Nous avons approprié, uni et annexé, approprions, unions et annexons perpétuellement, à nous, à nos successeurs el au domaine de la couronne de France, ducange, appropriare. Les sommes contenues au rolle parmi lequel ces présentes [lettres] sont annexées, Compte de dépense, Bulletin de la langue, t. n, n" I , p. 5U. |{ xvcs. Les bonnes villes et les églises estoient si fort annexées et liées en Urbain.... que on ne les eu pouvoit oster, FROiss.u, n, 204. || xvr s. Le pericardi < i annexé par ses membranes avec la base du coeur, paré, n, 10. Ilz sont si fort annexez qu'on ne les peult séparer d'ensemble, palsgr. p. 532.

— étym. Annexe.

f ANNEXION (a-nnè-ksion), s. f. Action d'annexer.

— ÉTYM. Annexin (voy. annexe).

f ANNEXIONNISTE (a-nnè-ksio-ni-st'l. || 1" Adj Quia pour objet l'annexion d'un pays à un autre. Les tentativesannexionnistesque font les Elats-Unissurles provinces du Mexique. || 2° S. Partisan de l'annexion.

ANNIHILATION (a-nni-i-la-sion), s. f. Action d'annihiler. Annihilation d'un acte, d'un testament. Les idées de création et d'annihilation, j. j. rouss. Ém. iv.

— HIST. xive s. Se anichilacion est possible, creacien de niant esi possible, oresme, Thèse de meunier.

— ÉTYM. Annihiler.

ANNIHILÉ, ÉE (a-nni-i-lé, lée), part, passé. Acte annihilé, donation annihilée.

ANNIHILER (a-nni-i-lé). \\ 1" V. «.Mettre à néant. || 2° S'annihiler, v. réfl. Devenir à néant.

— hist. xive s. 11 adnicbilloient droiture Contre Dieu, sens et mesure, bruyant, dans Mënagier, t. n, p. 27. La delettation que il a en sa vertu asorbe et anichille toule tristece, oresme, Eth. 90. || xve s. Les Anglois veant la prudence et la valeur du souverain prince, par lequel leur bonne fortune estoit malement adnichilée, christ, de pisan, < har les V, 1. n, ch. 39. Par lesquelles tribulations le dit duc de Bedfort fut très courroucé en cœur contre son frère, doutant que par telles divisions les alliances ne fussent du tout corrompues et annichillées, monstrel. n, ch. 23. L'evesque anichila le mariage de la cordouanniere au barbier, louis xi, fouv. lxvii. || xvie s. Aucuns ne peuvenl porter que la vertu de l'homme soit destruite et annichilée, pour édifier en lui celle de Dieu, c.u.v. Instit. 180 II nous faut amener la vraye définition: laquelle, quand elle sera approuvée par bons tesmoignages , elle annichillera facilement les autres, id. ib. ï80. Palais dont la superbe structure annihiloit la gloire des pyramides du Caire, yver, p. 522. Iceux articles ne sont recevables pour ce qu'ils annichilent l'autorité des conciles, sleidan, p. 27. Ariere donc, royne Pantasilée, Maintenant est ta gloire anichilée, marot, II, 308.

— ÉTYM. Bas-lat. annihilare, de ad, à. et de nihil, rien ; nihil est composé de ni pour ne (voy. ne), et, de hilum, le hile de la fève (voy. hile).

f ANNILLE (a-ni-ll\ Il mouillées), s. f. || i° Terme de blason. Sorte de croix ancrée ou figure en forme de deux crochets adossés. I| 2° Technologie. Fer qu'on met autour des moyeux de moulin pour les fortifier. L'annille du blason et l'annille fer de moulin n'ont pas la même forme.

ANNIVERSAIRE (a-ni-vèr-sê-r'), adj. || i° Qui ramène le souvenir d'un événement arrivé à. pareil jour, une ou plusieurs années auparavant, Jour, fête, cérémonie, service anniversaire. || 2e S. m Un glorieux anniversaire. || 3° Service qu'on fait pour un mort au retour annuel du jour de son décès. Il a constitué une rente pour qu'on lui fit un anniversaire.

— HIST. xme s. Diex, com leur avient bien à faire anniversaires, Et à porter tuertiz et autres lu-

minaires, J. DE MEUNG, Test. )229.|| XVIe s. Ils pensoyent bien estre quittes s'ils fou lovent qu anniversaires, pour effacer la mémoire de tente leur meschanceté, calv. Instit. H39. Anniversaire, amyot, Marcel, 4.

— étym. Anniversarius , deannus, an (vi mot) el de vertere, tourner (voy. version) ; mot à mot, ce que ramène l'année.

t ANNOMINATION (a-nne-mi-na-sion) . s. /'. i de rhétorique. Traduction ou dérivation qui s'applique a. un nompropre. Ainsi il y a une annomination dans ce passage de l'Êvangilede saint Matthieu . xvi, 18 : Je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église.

— ÉTYM. Ad et nominare (voy. nommi r).

ANNONAIRE (a-nno-nê-r) , adj. Terme d'antiquité. Loi annonaire, loi qui chez les Romains pourvoyait à ce que les vivres n'enchérissent pas.

— ÉTYM. Annbnarius, qui se rapporte Ma récolte. d'annona récolte. Annona vient d'annus, el signifie le produit d'une année en bien-, de la terre (voy. an).

ANNONCE (a-non-s'), s. f. || i° Avis par lequel on fait parvenir une chose à la connaissance du public. Annonce d'une publication. Faire une annonce. Mettre une annonce dans les journaux. Jupiter eut jadis une ferme adonner: Mercure en fit l'annonce et gens se présentèrent, la font. Fab. vr, *. || 2" Fig. Cette apparente stupidité qui est l'annonce de fortes, j. j. rouss. Km. n. || 3" En diplomatique, déclaration que portent les chartes et les diplômes, et qui a pour objet de constater telle ou telle condition.

— HIST. xvr s. Elle incita et força quelques ccclesiastiques de proclamer ses annonces [de mariage], d'aub. Hist. I, 258.

— étym. Voy. Annoncer.

ANNONCÉ, ÉK (a-non-sé. sée) part, passé. La victoire annoncée aussitôt. Un spectacle annoncé. Annoncé par le domestique, il entra. L'avenir annoncé par les devins. Le printemps annoncé par les hirondelles.

f ANNONCEMENT (a-non se-man) , s. m. Action d'annoncer. || Rien n'empêche de reprendre ce mot, qui est ancien.

— hist. xme s. C'est cil qui par anoncemenl Prist en la Virge aombrement, ruteb. ii, 142.

— ÉTYM. Annoncer.

ANNONCER (a-non-sé. On met une cédille sous le c, quand il est suivi d'un a ou d'un o : annonçant, annonçons), v. a. |J 1" Rendre connu, faire savo Annoncer une bonne nouvelle. Comme on annonçait des choses terribles au sujet des Il ne m'annonce pas même par une lettre ce qu'il a fait. Croirai-je le bonheur que ta bouche m'annonce:' rac. Esth. m. 2. || 2° Dire le nom de quelqu'un qui va entrer; faiie savoir l'arrivée de quelqu'un. Au moment où j'écris ceci, on m'annonce votre parent. Annoncez-nous. Quelle est cette dame qui entre à ma toilette sans se faire annoncer ? volt. Dia || 3° Publier, faire connaître au public. Annoncer une vente, un spectacle. Le curé annonce au prôna les fêtes et les jeûnes. Quoique j'eusse quelqi annoncé des partitions, je ne

ment un homme pouvait faire six parties. J. j. rouss. Confess.y. || 4" Dire en commençant. Dans cette partie de mon ouvrage , il m'est bien permis d'annoncer.... || 5" Prêcher, expliquer la parole de Dieu. Annoncer l'Évangile. Moins il peut souffi Qu'on vous ose annoncer un Dieu qu'il doit haïr, volt. Zaïre, iv, I . || 6° Dire d'avance, prédire. Pou rendre l'auditeur attentif, annonçons que.... I prophètes ont annoncé la venue du Messie. Tout an nonceleDieu qu'ont vengé tesancêtres. volt. Zairi n,3. || 7° Indiquer, présager, être unpronostic. uns gne. Prodiges qui annonçaientlecourrouv du ciel. Ci vent annonce la tempête. Plantes quiannom saisons. Toilettes qui annoncent le luxe. Quel esl donc ce grand mal que leur courroux annonce? rac. Théb. n. 2. Combien d'avant-coureurs annoncent ta ruine! l. rac. Bel. iv. El tout de Syracuse anm la ruine, volt. Tanrr. i, i. La clémence et la majesté peintes sur le front de cet auguste enfant annoncent déjà la félicité de nos peuples, mass. P< tii car. Humanité. || Annoncer de. tournure i peu usitée. Ces devoirs religieux, vous suppi réuni avec votre fi us si

vous ne l'êtes pas, déposent contre vous à la Fai autels et vous annoncent de sortir de l'assemblée sainte comme un publicain e1 un il rime, Pardon || 8° Montrer, faire preuve. Ceu annoncent de I astructi in. | 9 S annon Se faire connaître, se manifester. La colère s'annonce

ANN

p.u la violence

,. descaractè i iqu en aaissanl i J. roi ss. //■

i m enl lous les jour

et [es

iiim . \r s. II!

'm : I] paroi i lui a anuni

.. RoM. p. 186. ||XI11 i ' ' jour

ne tous veu l anon er, Berte, xvm. Si

mesaventui n leui puei anoncier,

i 1 1 qui de i ça . -,;

i «mu.

— ÊTYM. Ben j . annoni i pro n : ai •■■■

• IIIHIHI

de o?mjmctare, de i

AVMim ri i! ..' non Si lllj . S OT. I i lui ;

mis r w r s. i e céleste annonceur | Mei c .

1 ce qui est avenu, on l'eust issomi i un an-

nonceur d

— ÊTYM. Annoncer.

ANNONC1 M>i' (a oôn-si a i I irdre de

uses ronde par Jea e, fille

de Louis XI. L'ordre de l'annom ide 2" V /". Une religieuse i! mnon ■

3 S. m i tiers militaires institué sou lier par Amédée VI, comte de Savoie, en 1302.

— ÊTYM. Wns\ (lit de Vannonciation de i labriel i m eh).

xnnonii \ n riî i m l « lui

nce, qui prédit. || 2" Officiel i que qui

ins l'f [ue.

— msr. xvi" s. P innonciateur de tant de 'TiF. '-'2.

— ÉTYM. \>innncer.

ANNONCIATION non a m

m d annoncer Dai ition que Charles (le Cl

e concernait, i xxxi. 26. || 2 M \ ierge

pour lui ann Incarnation

où l'Ëg i i

uonciation le vin

— HIST. m" s. Dex.... 'pu en la Virge preïsanonpion, Ronc. p 17 || xm« s. L'uil i tième joie], par ite Quantpar

a, 17 Droil au mostier sainl Piere a Fête s'oi son . i ■^ Bar'' de baron : Vint en Jheru i m | ai

Dieu ariMii ion ( h. d'Ant. i. 178.

— étym Pi i aç annunciatio . ont espagn. anunciacion; ital. annunxiazione ; i'annuntialio (voy. annoncer).

fANNONE (i nno n'), s. f. Terme d'histoire romaine. L'en denrées nécessaires à la vie. ri particulièrement le blé.

— êtym. Annona, de annus, an, la récolte d'une année.

ANNOTATEUR (a-nno-ta-teur) , s. m. Celui qui" fait des notes sur un texte.

— ÊTYM. Anm

ANNOTATION i nno i-sion; en poésie, de cinq syllabes), s. f. || i \ ites explii atives faites sur un texte. Je donne le manuscrit tel que je le trouve, tantôt sous la forme d'un récit, tantôt sous celle d'un journal, quelquefois en lettres ou en simples annotations , chateaub. Amer. 332. || 2" Dans l'ancienne pratique, inventaire de biens saisis par autorité de justice.

— hist. xvic s. Grand ition au jeune chirurgien : c'est qu'aux play es faites aux Loyaux, ne faut donner clysteres, paré, vin, 35.

— ÊTYM. Provenç. annotation; espagn. anotanon; itil. annotasione ; d'annolalio (voy. annoter).

ANNOTÉ, ÉE (a-nno-té, tée), part, passt i texte annoté par un critique habile.

ANNOTER (an-no-té'), r. a. || 1» Faire des notes sur un texte. Annoter les œuvres de Pline. Il 2" Dans l'ancienne pratique, dresser l'inventaire des biens saisis par autorité de justice. On a et annoté ses biens.

— étym. Annotare, de ad. à, et notare noter (voy. \ et noter).

ANNUAIRE (a-nnu-ê-r'), s. m. Ouvrage oui paraissant chaque année, consigne ce qui est relatif à cette année, eu fait de statistiqu , de commerce

ni, nis. Annuaire militaire. Annuaire du Bu t ..D ,i Lorij udi ÊTYM. In.

\n\i vi iii (a i.iiii a l té), s /'. Néologisme.

\nm m. m LE il n ii ii èl, è li, adj. j| l" Qui i consulat était innuel.

|| 2" Qu .l 'i n tous 1rs ans. Le vote annuel de I im pôt. 3° i lui esl pen u ou pa; é par année Rente annuelle. || 4° Plantes annuelles, celles qui ne vivent qu'un an. On les désigne pai ce signe 0 1| 5" Mala-

innuelles, celle lanife tenl chaque an

se dit de que Pâques, la Pentecôl S. m i ijeur, fête du premiei ordre. \n

, fête du i met iprès

le substantif: Dignité annuelle.

— hist. xii° s. i Th h Vart B5.

i au sali coup

de vespres, / iv. des mi t i i ■ i ib es

mnoii tou; le ri de l'ost; dont il convenoit que le roj [ue i avole semor

i Ui lin . il ;i \ I

n'estoit pas annuel commeestoient lesaut

i- i , , i ,, | iu autres re

Il v i d

un coup tou leilloit de son re-

que le que tous ans

il/..., id. ib. 58. 11 fut un an prevoi I annuel de la 1 i, .i rist. i .

— étym. Provenç. animal; espagn. anual

le : à anm alis, d'annus (i 03 , a..i. Dans l'anilefémininse imme le ma

au singu dnatil . annuels, annuals, ann

. annuel ; au plui iel, nominatif, anm gime, annuel .. annua s, -n, munis.

anni EL (a nnu-èl), s. m. Messeque 1 on R tous les jours, pendant une année, pour un mort ,'1 compter du jour de la mort.

— HIST. xiv s. Le quel escuyer traita avec les amis des supplians, qu'ils feroient chanter un aune pour l'ame du dil Collin, m cani annalis

ANNUELLEMENT (a-nnu j ,,

chaque année.

hist. xiii s. Que lor heir en rendreient [du Iz annauraent, /■' 88. xvi« s. Ces jeux se ce].-1 nuellement au jour de son trespas, amyot, Timol

— ÊTYM. Annuelle et le suffixe ment (voy.

MENT)

ANNUITÉ (a-nnu-i-té),*. f. Somme payée pendant un certain . .' e| (]',n libère biteur des intérêts el du principal de sa

dette.

— hist. xv' s. Si tost que le mariage sera solemnisé, Mme Isabelle aura acquis son douaire ou annuité de vingt mille nobles d'Angleterre, godi Annot. sur Vhist. de Charles VI, p. 583.

— ÊTYM. Voy. an.

t ANNULABLE (a-nnu-la-bl'), adj. Terme didactique. Qui peut, qui doit être annulé.

— étym. Annuler.

ANNULAIRE (a-nnu-lê-r') , adj.\\i° Qui ressemble à un anneau. Forme annulaire. || 2° Qui est propre à recevoir un anneau. Doigt annulaire, ou ni stantivement, l'annulaire, le quatrième doigl où l'on met l'anneau. || 3° En termes d'astronomie . 1 annulaire, éclipse du soleil pendant laquelle reste de son disque qu'un anneau lumineux. Ces passages de Mercure sont de véritables éclipses annulaires du soleil qui nous prouvent que cette planète en emprunte sa lumière, laplace, Exp. 1, 5. || Il se met toujours après le substantif.

— hist. xvie s. Les cartilages annulaires, toutesfois incomplettes, de la trachée artère, paré ii 19. Deux au petit doigt, deux au doigt médecin où annulaire, et un au moyen, id. iv 24.

— étym. Annulus, et, sous une'autre forme annellus, anneau (voy. anneau).

t ANNULATIF, IVE (a-nnu-la-tif, ti-v') adj Terme de jurisprudence. Qui annule. Sentence annulaiive.

— étym. Annuler.

ANNULATION (a-nnu-la-sion) , s. f. Action d'annuler.

— ÉTYM Provenç. anullatio; espagn. anulacion: ital. annullaxione (voy. annuler)

\. ANNULÉ, ÉE (a-nnu-lé, lée), part, passé. Us lois annulées par la violence.

ANC

' ANNULÉ, ÉE(a-nnu-lé, lée), adj. Terme d'histoire naturelle Qui .1 des anm au

11 t M \nnulus, anneau (voy. anneau). t ANNULEMENT (a nnu le-man). .v. m. En termes ■"' • action d annuler par un signal le signal précéd

ANNI I I 1! ' ' lé), v. a. ||t" Rendre nul. L'adultère n annulait p 1 . le iacre ni du mariage.

' Wceurs, .r>.v || 2° Annuler quelqu'un, lui ôter

toute action, toute influence. || S'annulei , 1 réfl. Devenir nul

SYN. INNULER, INI IRMER, CA ER, RÉVOQUER.

Mettre hors d u lage ce qui a autoi ité. vni 1

le plus général; il signifie rendre nul sans rii u pé cifier de plu . ni quant à ce qui annule, ni ion. m à ce qui e 1 annulé. Révoquei expi ime que la même

autoi té qu avait octroyé la 1 I la retire; L éditda

u Hem ilV, révoquépar LouisXIV.

indique uni autoi ité supéi ieure qui annule l'acte d'une autoi ité ii féi ieure, 1 a Coui de ca .1 tion casse en dernier re lortl 5 arrêts ou jugements. i . en jurispi udence, à un tribunal supérieur qui défail l'arrèl d'un tribunal subal langage général, est une exprès sion adoùi ie de ca

— hist. XIVe s. Pui ique les vices sont nui sommés el confermez ou endurcis, c'est fort de les destruire

1 0 tei . ORi ai . Eth. ' 1 Sa R licite

en 1 1 immi h mie e1 anulléi . m ib. 10 La juri-

■ ■ i -i u roy al-

nullez . Ord. des Hois, t. vu, p. B45. || kn v >. si on

el annulloil gi neralem m1 tout ce qui au-

é rail iub - m authorité, il seroit force

qui i "n annulast aussi tout ce que luy avoil manié

en Cypri 1 ,/'/ /.

ÊTYM. Ad, h, et nullus, nul (voy. nui.); pro-

mullai . anulhar; <■ ipagn. anular.;

ital. annullare. C'est le d de ad qui, étymologiquement, a fail doubler l'n dans ce mot et dans les aumblables.

i ANNI LIFÈRE (a-nii-li fè-r') ou ANNULIGÈUE (a-nu-li-jê-r'), adj Terme d'histoire naturelle. Qui porte des anneaux colorés.

— ÉTYM. Annulus, anneau (voy.ee mot), et ferre ou gerere, poi 1er.

ANORLI, IK (a-no-bli, blie). ||l°Parf. passé. Qui

u été fait noble. || 2 S. m. Celui qui a été fait noble.

Le titre de haut et puissant seigneur a été pris pai

des anoblis, par des roturiers qui avaient acheté

ni des offices, volt. Ilisi. de Russ. u,7.

ANOBLIR (a-no-blir), v. a. || 1" Faire noble, donner un titre de noblesse. Orgon à prix d'argent veut anoblir sa race, gilb. Le xviii" siècle. Il En ce pays le ventre anoblit, se dit d'un pays où l'on est réputé noble pourvu qu'on soit né d'une mère noble. Allié à la maison de la Prudoinnu maison où le ventre ennoblit [anoblit] , et qui , par ce beau privilège, rendra vos enfants gentilshommes,. mol. G. Dandin, 1, 4. || 2° S'anoblir, v. réfl. Acheter des titres de noblesse.

— SYN. anoblir, ennoblir. Anoblir signifie donner, conférer la noblesse; ennoblir signifie donner de l'éclat, de la considération, de l'importance. Cette distinction est toute récente : bien qu'arbitraire en soi, elle est actuellement reçue, et il faut la suivre. Les écrivains du xvie siècle ne la connaissent pas, comme le montre l'historique. Elle n'est pas plus connue de ceux des deux derniers siècles, comme le montrent les exemples suivants : L'amour n'anoblit-il pas tous les sentiments? j.j. rouss. Hél. v. 13. L'idée de faiblesse que les hommes attachent a. la vertu tombe dès qu'elle est anoblie de vos mœurs [des Grands] , mass. Petit car. Grands. Des passions qui suivaient toujours les lois de la raison et qui anoblissaient tous leurs objets, fléch. Serm. t. 1

— hist. xvic s. Les difficultez anoblissent, aiguisent et rehaussent la vertu, mont, i, 70. Ce'ulx qui ont anobli leur vie par renommée, id. i, 73. Les lois prennent leur autorité de la possession et de l'usage; il est dangereux de les ramener à leur naissance; elles grossissent et s'anoblissent en roulant, comme nos rivières, id. II, 349. Il s'est anobly par ses valeureux exploicts, amyot, Marias et Pyrrh. 4. Escussons et blasons de leurs premiers ayeux, Que la guerre annoblit par faits victorieux, rons. 700.

— ÉTYM. Ad, à, etnobilis, noble; d'où l'orthographe annoblir, qui se prononçant comme ennoblir, ies a confondus longtemps.

ANOBLISSEMENT (a-no-bli-se-man), s. m. Action d'anoblir. Lettres d'anoblissement. Si jamais on en vient à l'anoblissement des serfs, 3. J. rouss,

Pol. 7.

— étym. Anoblir.

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