‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 143 sur 462 · ANTAGONISTE · texte numérisé non relu

ANTAGONISTE

qui lutte contre. Un i '

femme est un dangereux anlagon île 2 i

■ , d à communiquer a la pari

i. Il y a de

ti, '-■ hist. wr s. ! es 'I n\ autre intago-

, c'esl à din

\vm, •-'•*.

i mm. \AvT<xYûm<n

INTAN (an-tai qui court. Avec trois bi ins de sauge, un

s if. xi. Il n'est usité aujourd'hui que dans cette l cul on : J 'us que

d'antan.

— hist. xiir s. I.i se tu vels sai pielle] l.i lune fu antan, Comput, f" 9. ||xv* s B

gneur fui anl n a rou I iuse, i ri iiss. m, iv, 83. 1 1

■ imaine , I on mai ne Dessu i lan, Q

té in! trop plus qu hum - d'antan ? vu lon, Ballad t/< s De i

l'uni, iv. 33. Mai ;es d'antan

lo\t le plus grand soucy qu'eust Villon le po , m. ib. -'.

—ÊTYM. Provenç. antan; espagn. nntaiio; de unie, avant ANTAN ACLA SE (an ta na kla •'), s /. rei

ique. Répétition d'un même mot en des sens difféi ents.

— ÊTYM. 'A,vTavâx)o<ïi;, <ic àvù, contre, et àvâxÀamç, réfraction, celui-ci fermé de ivà, marquant réduplication, et xXdci;, percussion ; mot à mot, répercus

LNTANAGOGE (an-ta-na-go-j'), s. f. Figu

l 'que. Récrimination,

rYM. 'Avtî. contre, el àvo^Myri, action d'élever, de dresser (voy . v

\\l AMI R. ERE (an ta n é, ni( r'i. adj. En

ter s de fauconnerie, se dit d'un faucon d

née précédente.

— ÊTYM. Antan.

; ANTAPODOSE (an-ta-po-do-z'), s. f. Terme de i hétorique. j| 1° Seconde partie d'une similitude qui répond exactement à la première. C' Hem période répondant a un autre.

— ÊTYM. 'AvTanocoai; , de àvti, contre (voy. anti....), et à-6ô</<7'.:. restitution (voy. apodose).

ANTARCTIQUE (an-tar-kti-k'), adj. j| i° Qui est opposé au pôle arctique, c'est-à-dire qui esl au sud. Pôle antarctique, le pôle sud. Cer< antarc-

tique, le cercle voisin du pôle sud. || 2" En d'histoire naturelle . se dit d'animaux el de plantes qui habitent les contrées froides de l'hémisphère méridional.

— ÊTYM. *AvT«pxT!xô; , de àvri. h l'opposite, et de àpxTixôç (voy. arcth ne. antartic; espagn. antnrctico; itaî. antarlico.

\ ANTARÈS (an-ta-rès'), s. m. Nom d'une étoile fixe de la première grandeur, qui est dans le cœur du Scorpion.

| ANTE (an-f), s. f. Technologie. Pelit manche sur lequel on fixe le pinceau à laver. |] Avance en bois qu'on met aux ailes d'un moulin. || Antes, en architecture, pilastres carrés qui accompagnent les jambages des portes, ou qui forment les angles d'un édifice. S.' dil aussi de tous les ordres de pilastres d'encoignur '.

■(■ANTE ou ANTÉ.... Préfixequia deux sens: Ie avant, comme dans antédiluvien; il vient du latin ante (voy. ains); 2° contre, comme dans antechrist ; c'est le seul cas où ante ait ce sens; il vi nt alors d'aux! (voy. anti....).

| ANTE-BOIS (an-te-boî), s. m. Terme de menuiserie. Tringle mise sur le parquet d'une chambre, le long du mur, afin d'empêcher le frottement des meubles contre la paroi.

ANTÉCÉDEMMENT (an-té-sé-da-nian) , adr. Antérieurement.

— Etym. Antécédent, et le suffixe ment (voy. ment).

t ANTÉCÉDENTE (an-té-sé-dan-s') , s. f. \\l" Néologisme. Etat de ce qui est antécédent. || 2° En astronomie, se dit de la marche en apparence rétrograde des planètes de l'est à l'ouest."

— ÊTYM. Antécédent.

*■ ANTÉCÉDENT, ENTE (an-té-sé-dan, dan-f),

,;«// l 'm précède dan l'ordre d temp D ■ nulenl i ilui ci.

Il \ M I

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\mi < i ni % i v. m. <\ 1' Fail .m

par rapport a nn autre fait. Li antécédi ni cette question. [| i

[la ■ ! ■ ■ i ■ : . 1 1 ■ i

i-dii 1 1 c lin.

(I 2° 'l iut mot auquel !

nom re! itif ou adjectif conjonctil qui, lequi || 3' i ■ ' me de li - ique La pi

iséquent. ||4°Ten

— HIST. xiv0 s. Et il ^mo à l'antécédent, OBESMl . Eth. '

it homme do sain entendement, s'il j

de il ■ th. i, ch. ai). || xvi" - La, i

lui précède la i idie t ne la a'elle en soit I 1 9.

ANTÉI ESSEl h u tr), s. m,

autrefois au professeur en droit dans une

— ÊTYM.

ANTECHRIST (an-te-kri. ni antécri,

uns, ni, connu . s. m. jj 1" Imposteur qui , venanl avant la fin mps, voudi i ■ eligion opi

us-Christ. Ils serviront à la -

P. Jés. 46 || 2 Ennemi du l hrist. i es deux papes i lément

, se traitaient mutuelle 0.1 d'ant

Vœurs, 76; l| 3" i ' -ut , c'est î

i, c'est un méchant homme, un diable. \\Au ; lur. I H I its.

— HIST. xiuc s. Tu es de la semblance à la gent antecriste, Berte, xcn. Et dame Astenance contrainte, Qui de Faus semblans esl enceinte Preste d'enfanter anteci st, la Rose, 14947. Ge su d

lez anti - larrons dont il est escript Qu'il

ont habiz de sainteté, ib. non. |jw l antichrist est desjà né, ce m'a l'ondict, hab. l'uni, m, 20.

— ÊTYM. Provenç. antecrist; de antichristus-, de anti, 1 anti), et Christus (voy. christ): anti ■ >1 i poui anti.

; wri.cu n ou ANTOECIEN (an-té nin ,adj i l s. m. 'ferme de géographie ancienne. On nommait ainsi les habitants de la zone qui fait face à la nôtre, c'es -à-dire de la zone tempérée, les regardant la zone torride comme inhabitable aussi bien que les zones glaciales.

— ÊTYM. Avti, à '.'opposite, et oixo;, maison. ANTÉDILUVIEN, BENNE (an-té-di-lu-viin, viè-

n'), adj. Qui a existé avant le déluge. Pour une imagination vigoureuse, c'était pourtant une belle carrière à parcourir qu'un monde antédiluvien, ciiateaub. Génie, u, 1, 4.

— étym. Ante, avant (voy. .uns), el diluvium, déluge (voy. déluge).

|- ANTÉFIXE (an-té-fi'-ks') , s. f. Terme d'architecture ancienne. Ornement qui s'appliquait au bord des toits couverts de tuiles creuses pour en masquer les vides.

— ÉTYM. Antepxus, de ante, avant (voy. ains), et fixus, fixé (voy. fixe).

{ ANTENA1S (an-te-nê), s. m. Voy. antenois.

f ANTENNAIRE ( an-tè-nnè-r' ) , adj. Terme de zoologie. Qui a rapport aux antennes des insectes.

ANTENNE (an-(i-n'), s. f. |.| 1» Terme de marine. Vergue très-inclinée et fixée au mât par le tiers de sa longueur, dont les deux tiers s'élèvent' ainsi au-dessus du mat. L'antenne soutient la voile triangulaire de certains bâtiments. Ses voiles ouvertes et pleines Aspiraient le souffle des flots, Et ses vigoureuses antennes Balançaient sur les vertes plaines Ses ponts chargés de matelots, lamart. à Mme Desbordes-Vahnore. || Fortes aiguilles ou traverses de bois qui appuient et retiennent, du côté de terre, le mât principal et les bigues d'une machine à mater. Il Rang transversal de gueuses, ou de barriques, ou de caisses arrimées dans la cale d'un navire. Il 2' En histoire naturelle, appendice articulé et mobile que les insectes portent à la partie antérieure et supérieure de la tête. Les antennes sont certainement des organes de toucher.

— hist. xve s. Tantost et vistement fit faire une

ANT

grande et forte eschelle de deux antennes degalées. Bouci 1 i . ch

1 rYM Provenç. antenna; espagn. entena: ilal. antt min ; du latin . antenna.

; \\u wiit re (an tè-nni fê r') , adj. Terme de ie. Qui peiie des antei 1 rYM. Antenne, et fei us, qui porte.

ANTRNNULE (an-tè-nnu-1'), s. f. Terme do 1. Vntenne trè 1 courte el trè : petite.

— Etym. Diminutif d'antenne.

f ANTENOIS, OISE (an te-noi, noi-z')ou ANTE- \'\is, AISE (an ie né, nê-z'), adj. et s. Nom que prend l'agneau 1 u 1 agnelle .'1 douze ou quinze mo 1.

Ils portent ce nom jusqu'au vingt-cinquièn 1

trentième mi

— ÊTYM, Antan; c'est-à-dire agneau de l'année

v allon antinehai, antinai . antinia.

\ ANTÉN! PTIAL,ALE(an-té-nu-psi-al,a V),adj. ur au mariage. Des dons anti tiaux.

— ÊTYM [nie, avant(voy. ains). el nuptial.

; ANTÉOCCUPATION (an-té 0 ku pa-sion), s. f. ique pai laquelle on va au devani et on j ré] ond d ab ird ; c'est la même e.ipation.

11.1 [nte, avant (voy. .uns), et occupation. ANTÉPÉNULTIÈME (an-té-pé - nul -lié -m'). | 1" Ad le pénultième, c e 1 a due

me à partir du dernier. Celte fameu e réponse se trouve presque mot à, mot dans ème chapitre du Koran, volt. Mœurs-,7.

2 N. /'. s\ lhiln- qui précède l'avant-dernière lyl labe d'un m. 1 —ÉTYM. inte, avant (voy. ains), et peu h I tir m r. 1NTÉPRÉDICAMENT (an lé pré.di-ka 111,111 1 , s. m. Tenue de logique ancienne. Question préliminaire

— ÉTYM. Ante, avant (voy. ains), et prédica-

ANTÉRIEUR, EURE (an-té-ri-eur, eu-r'), adj. 1 Qu précède dan l'ordre des temps. Jl fut anté- Plaute Les. temps antérieurs.' || 2° Placé en avant. Les poteaux antérieurs. La partie antérieure d'un bâtiment. || En ce sens, il ne prend pas la préposition à. || 3° En termes< de grammaii e, pas :é an térieur, futur antérieur, t smps qui exprime une action passée antérieurement à une autre action.

— REM. On ne «lit pas , plus antérieur : Clovis est plus antérieur a. saint Louis que Charlemagne, est

une i lu a ie fautive La rais n esl que antérieur

em] erie par lui-même une idée de comparaison.

— SYN. ANTEIllI l DENT, PHÉCÉDENT. All-

técédenl est un terme didactique qui se trouve nament séparé des deux autres. Antérieur diffère de précédent, d'abord parce qu'il peut recevoir des compléments, ce que ne peut précédent: un événement antérieur à un autre; mon droit est bien antérieur au vôtre; bataille antérieure de plusieurs années; ensuite, parce que précédent spécifie ce qui est arrivé immédiatement avant ce dont on parle, et antérieur exprime une priorité vague et indéterminée. Un événement antérieur est arrivé auparavant ; l'événement précédent est le dernier arrivé avant celui ddnl il est question.

— ÊTYM. Anlirior, comparatif formé de la préposition ante, avant (voy. ains); mot à mol, plus en avant.

ANTÉHlEL'REMENT(an-té-ri-eu-re-man),o(/r .Précédemment. || Il se construit avec la préposition à. Antérieurement à ces faits, il s'en est passé d'autres.

— ÉTYM. Antérieure, et le suffixe ment (voy.

MENT)

ANTÉRIORITÉ (an-té-ri-o-ri-té), s. f. Priorité de temps. L'antériorité est primauté de date el non pas primauté de rang ou d'ordre. Je dois le gain de mon procès à l'antériorité de mon titre.

— ÉTYM. Antérieur.

f ANTÉVERSION (an-té-vèr-sion), s. f. Terme de chirurgie. Inclinaison du fond de l'utérus en avant.

— étym. Ante, avant, et versio, action de tourner (voy. version).

f ANTHÉLIE (an-té-lie), s. f. Terme de météorologie. Apparence lumineuse placée h l'opposite du soleil.

— ÉTYM. 'AvtI, à l'opposite, et viXio;, soleil (voy. iiéliaque).

t ANTHÉLIX (an-té-liks') , s. m. Ternie d'anatomie. Eminence du pavillon de l'oreille qui s'étend depuis la conque jusqu'à la rainure de l'hélix, et qui est située au-devant de celui-ci.

— ÉTYM. 'Avtî, en face, et /ie7t'x.

t ANTHELMINTHIQUE (an tèl-min-ti-k'), adj. et

ANT

s. m. Terme de médecine. Synonyme de vermifuge.

ÉTYM. 'Avtï, contre, et sXjuv:, ver.

f ANTHÉMIS (an-té-mi s'), s. m. Terme de botanique. Nom scientifique de la camomille.

— ÉTYM. 'Av6e|u;.

ANTHÈRE (an-tê-r'), s. f. Terme de botanique. Partie del'étamine qui renferme, avant la fécondation, le pollen ou poussière fécondante.

— ÉTYM. 'Avôripèç, fleurissant, lequel vient de obOoc, fleur.

f ANTHÉRIDIE (an-té-ri-die) , s. f. Terme de botanique. Organe mâle de la plupart des cryptogames.

— ÉTYM. Diminutif de anthère.

| ANTHÉRIFÈRE (an-té-ri-fê-r') , adj. Terme de botanique. Qui porte des anthères.

— Éty.m. Anthère, et férus, quiporte.

fANTHÉRlN, INE (an-té-rin, ri-n'), adj. Terme

de zoologie. Se dit d'insectes qui vivent sur les fleurs.

— étym. "AvOoç, fleur.

f ANTHÉROLOGIE (an-té- ro-lo-jie), 4'. /'.Terme de rhétorique. Style orné, fleuri.

— ÉTYM. 'AvO-opoç, fleuri (voy. anthère), et ).6yoç, discours (voy. logique).

i ANTIIÉROPHAGE (an-té-ro-fa-j'), s. m. Terme de zoologie. Genre de coléoptères.

— ÉTYM. 'Avôripoç, fleuri, et çaysiv, manger.

f ANTHÈSE (an-tê-z'), s. f. Terme de botanique. Ensemble des phénomènes que les fleurs présentent quand elles s'épanouissent.

— ÉTYM. "Av6ï)<7iç, inflorescence.

ANTHOLOGIE (an-to-lo-jie) , s. f. || 1° Choix,

collection de fleurs. || Peu usité au propre. || 2'Kig. Recueil de petites pièces de vers choisis. L'anthologie grecque. L'anthologie française. M. de La Rochette nous donnera-t-il enfin cette anthologie? p. l. courier, Lett. il, 57. || 3° En histoire naturelle, traité des fleurs.

— ÉTYM. AvôoXoYÎa, de àvOoc, fleur (voy. anthère), et de >6y°Ç, discours (voy. logique).

f ANTHOPHAGE (an-to-fa-j'), adj. Terme de zoologie. Qui mange des fleurs, qui vit de fleurs.

— ÉTYM. "AvOo;, fleur, etçay^tv, manger.

| ANTHOPHILE (an-to-fi-1') , adj. Terme de zoologie. Qui se tient d'habitude sur les fleurs.

— ÉTYM. "AvOoç, fleur, et cptXo; , ami.

f ANTHOPHORE (an-to-fo-r') , adj. Terme de botanique. Qui porte une ou plusieurs fleurs.

— ÉTYM. "Av8o;, fleur, et tpopôç, qui porte.

f ANTUORE (an-to-r') , s. m. Terme de botanique. Espèce d'aconit [aconitum anthora, L.).

— ÉTYM. Contraction de antithora , anti , contre, et ihora, sorte de renoncule vénéneuse ; parce qu'on supposait, ce qui est faux, que cet aconit était un contre-poison de cette renoncule.

t ANTHORISME (an-to-ri-sm'), s. m. Terme de rhétorique. Contre-définition, sorte de correction par laquelle on change un mot pour en mettre à la place un autre qu'on regarde comme plus fort ou plus exact.

— ÉTYM. 'Avtt, contre, et ôpKjp.ô;, définition (voy. horizon).

f ANTHOSTOME (an-to-sto-m') , adj. Terme de zoologie. Se dit de certains animaux dont la bouche est entourée d'appendices qui lui donnent l'apparence d'une fleur.

— ÉTYM. "A-if)oç, fleur, et crô\>.a, bouche.

f ANTHOZOAIRE (an-to-zo-ê-r'), adj. Terme de zoologie. Se dit d'animaux qui ressemblent plus ou moins à des fleurs.

— ÉTYM. "Av9o;, fleur, et Çwàptov, petit animal. fANTHRACIFÈRE(an-tra-si-fê-r'), adj. Terme de

minéralogie. Qui contient du charbon ou de la houille.

— ÉTYM. Anthrax, charbon, et férus, qui porte.

f ANTHRACITE (an-tra-si-f) , s. m. Terme d'histoire naturelle. Carbone presque entièrement privé de principes volatils pyrogénés, d'origine végétale, comme la houille. On le trouve dans les terrains de transition, au milieu des roches schisteuses et arénacées, au-dessous des houilles, ou formantdes veines au milieu des couches de celles-ci.

— ÉTYM. Anthrax, charbon.

fANTHRACOLlTUE (an-tra-co-li-l'),.s. f. L'un des

noms de l'anthracite.

— ÉTYM. "Avfipal, charbon, et X£9o;, pierre.

| ANTHRACOTHÈRE (an-tra-ko-tè-r') ,*.m.Terme de zoologie. Genre de mammifères fossiles, dont on trouve les débris dans les terrains carbonifères.

— ÉTYM. "Av6poci;, charbon, et ûr.piov, animal. ANTHRAX (an-traks) , s. m. Terme de médecine.

Tumeur inflammatoire affectant le tissu cellulaire sous-cutané et se terminant toujours par la gan-

ANT

grène. Le roi oui un anthrax au cou qui ne parut d'abord qu'un clou, mais qui donna beaucoup d'inquiétude, ST-SIM. 38, (84.

— hist. xvic s. Charbon, anthrax pestifereux, paré, v, 7.

— ÉTYM. "Av9pa£, charbon; ainsi dit à cause que la surface malade semble charbonnêe.

f ANTHRÈNE (an-trê-n'), *\ m. Antbrene des musées, dit aussi amourette, sorte d'insecte qui dévaste les collections.

—ÉTYM. 'A'/eprr'Y], sorte d'abeille sauvage ou guêpe.

f ANTHROPÉIEN (an-tro-pé-iin) , adj. Terme de géologie. Se dit du terrain appartenant à la formation dans laquelle a apparu l'homme.

— ÉTYM. vAv6ptÔTreioç, de âv8p(07to;, homme.

f ANTHROPOFORME (an-tro-po-for-m') , adj . Qui a forme d'homme. Il est encore parlé de ces animaux anthropoformes, j. j. rouss. Orig. notes.

— ÉTYM. Mot hybride et mauvais, d'âMÔptoiro;, homme, et forme; dites anthropomorphe, si vous voulez vous servir d'un mot grec.

f ANTHROPOGRAPHIE (an-tro-po-gra-fie), s. f. Terme didactique. Description de l'homme, en tant qu'être faisant partie de la série animale.

—ÉTYM. "Avfjpumoç, homme, etypâçstv, décrire (voy. graphique).

| ANTHROPOÏDE (an-tro-po-i-d') , s. m. Terme de paléontologie. Nom donné par les anciens géologues à des pétrifications humaines.

— ÉTYM. "Avôotoito;, homme, et elôo;, forme.

f ANTHROPOKAIE (an-tro-po-kè), s. m. Brûleur d'hommes. Les plus barbares des mortels étaient ces rechercheurs anthropokaies [les inquisiteurs], volt. Babyl U.

— ÉTYM. Mot forgé par Voltaire , de âv6pt>)Jto;, homme (voy. anthropologie), et xaîeiv, brûler (voy. caustique).

f ANTHROPOLÂTRIE (an-tro-po-lâ-trie) , s. f. Adoration d'un homme comme s'il était un dieu.

— REM. L'Académie met un accent circonflexe à idolâtrie, et n'en met pas au simple latrie. C'est une anomalie. Pour anthropolâtrie, il faut sans doute suivre idolâtrie plutôt que latrie.

— ÉTYM. "AvÔpuTto;, homme, et Xaipsia, adoration (voy. latrie).

f ANTHROPOL1THE (an-tro-po,li-f), s. f. Débris fossile attribué à l'espèce humaine.

— ÉTYM. "Av6p(o7toç, homme, et ).î9oç, pierre.

ANTHROPOLOGIE (an-tro-po-lo-jie) , s. f. || 1° Histoire naturelle de l'homme. || 2° Figure de style, par laquelle on attribue à Dieu des affections, des actions humaines. Comme l'Ecriture est faite pour les simples comme pour les savants, elle est pleine d'anthropologies, malebranche.

— ÉTYM. *Av6pco7toç, homme, etAoyo;, discours (voy. logique).

t ANTHROPOLOGIQUE (an-tro-po-lo-ji-k'), adj. || i° Qui a rapport à l'anthropologie, histoire naturelle de l'homme. Les discussions anthropologiques. || 2° Qui a rapport à la figure de style dite anthropologie. Les expressions de la Sainte Ecriture étant, selon Malebranche , figurées et anthropologiques, on n'en peut rien conclure, fén. iii, 75.

f ANTHROPOMAGNÉTISME (an-tro-po.-ma-gnéti-sm'), s. m. Magnétisme dit animal.

f ANTHROPOMANCIE (an-tro-po-man-sie), s. f. Divination qui se pratiquait en examinant les entrailles d'un enfant ou d'un homme égorgé.

— ÉTYM. yAv0pa>7io;, homme, et (xavceîa, divination (voy. mancie, suffixe).

f ANTHROPOMÉTRIE (an-tro-po-mé-trie), s, f. Terme didactique. Art de mesurer les proportions des parties de l'homme bien conformé.

ÉTYM. "AvOpwKo;, homme, et piÉTpov, mesure.

f ANTHROPOMORPHE (an-tro-po-mor-f), adj.

Terme didactique. Qui a la forme d'un homme.

— ÉTYM. 'AvQpiJûTOJaQpço;, de àvOptoTco;, homme, (voy. anthropologie), et p.opçri, forme : formé à l'image de l'homme.

ANTHROPOMORPHISME (an-tro-po-mor-fi-sm') , *-. m. Doctrine de ceux qui attribuent à Dieu une forme humaine.

— ÉTYM. Voy. ANTHROPOMORPHE

ANTHROPOMORPHITE (an-tro-po-mor-fi-t'),s. m. Ancien sectaire qui attribuait à Dieu une forme humaine. Nous sommes pour la plupart de vrais anthropomorphites, j. j. rouss. Ém. iv.

— ÉTYM. Voy. anthropomorphe.

f ANTHROPOPATHIE (an-tro-po-pa- tie), s. f. || 1° Figure de style plus connue sous le nom d an thropologie. || 2é Terme de philosophie. Système qui attribue à la divinité les affections de l'humanité.

— ÉTYM. "AvOpcoTto;, homme, etiiâ8o<;, affection.

ANT

ANTHROPOPHAGE (an-tro-po-fa-j' ). || 1" Adj. Qui mange delà chair humaine. Peuple anthropophage. || 2" S. m. Les anthropophages sont aussi appelés Cannibales.

— ÉTYM. 'AvepwitoçâYoç, de âvôpwzo:, homme (voy. anthropologie), et çayâv , manger (voy. phage, suffixe).

ANTHROPOPHAGIE (an-tro-po-fa-jie) , s. /'.Habitude de manger de la chair humaine. Si c'est un crime détestable et une cruelle anthropophagie (car ce sont les termes ordinaires dont se servent les calvinistes) que de manger le corps de N. S, boss. Euch. III, 2.

— ÉTYM. Anthropophage.

f ANTUYI.LIDE (an-til-li-d') , i. m. Terme d'horticulture. Joli arbrisseau connu sous les noms de barbe de Jupiter, arbuste argenté.

— ÉTYM. Av6uÀ>iç.

t ANTHYPOPHORE (an-ti-po-fo-r') , s. m. Terme de rhétorique ancienne. Figure qui consiste à répondre à une objection qu'on se fait à soi-même.

— ÉTYM. 'AvOuTtççopà, de àvrè, contre, et imoepopà, objection.

. . . . ANTI , préfixe qui exprime ou l'opposition comme dans antiscorbutique : dans ce cas elle vient de bvtî; ou l'antériorité, la situation antérieure, comme dans antidate, antichambre: dans ce cas elle représente le latin ânte, avant (voy. ains).

ANTIAPOPLECTIQUE (an-ti-a-po-plè-kti-k'), adj. Terme de médecine. Bon contre l'apoplexie.

— ÉTYM.'Avxi, contre (voy. anti), et apoplectique . f ANTIAR (an-ti-ar), s. m. Voy. upas antiar.

f ANTIARINE (an-ti-a-ri-n') , s. f. Terme de chimie. Principe actif de l'upas antiar.

f ANTIARISTOCRATE (an-ti-a-ri-sto-cra-f) , s. m. et f. Néologisme. Celui, celle qui est opposé à l'aristocratie.

f ANTIRACCHIAQUE (an-ti-ba-kki-a-k'),ad/.Terme de métrique ancienne. Se dit de vers où l'on trouvait quatre fois l'antibacchius.

fANTIRACCHIUS(an-ti-ba-kki-us) ou ANTIRAC- QUE (an-ti-ba-k') , s. m. Terme de métrique ancienne. Pied composé de deux longues et d'une brève.

— ÉTYM. 'Av-ri, indiquant renversement, et bacchius, pied d'une brève et de deux longues.

f ANTI-ROIS (an-ti-boî), s. m. Voy. ante-bois. j ANTIBULLE (an-ti-bu-1') , s. f. Bulle d'un antipape.

— ÉTYM. Anti et bulle.

•f- ANTICABINET (an-ti-ka-bi-nè) , s. m. Terme d'architecture. Pièce qui précède un cabinet.

ANTICHAMRRE (an-ti- chan - br), s. f. Pièce d'entrée d'un appartement. Une antichambre pleine de laquais, sév. 3<8. Parbleu! coquins, je vous apprendrai à laisser monsieur Dimanche dans une antichambre, mol. Festin, îv, ). Ses vers.... Iraient dans l'antichambre amuser Pacolet, boil. Épît. ix. Vous qu'on ne voit assis dans le sanctuaire du Dieu vivant que pour avoir été longtemps debout dans les antichambres des grands.... mass. Villeroy. Qu'un valet change ses galons, Sans changer d'antichambre, berang. Marotte. M'a-t-on jamais vu dans une antichambre T'exposer au mépris d'un grand? m. Mon habit. \\ Propos d'antichambre, propos de valets. || Faire antichambre, attendre le moment d'être introduit. || Faire faire antichambre, faire longtemps attendre quelqu'un avant de le recevoir.

— REM. C'est une faute assez commune de faire antichambre du masculin. Dites une belle antichambre, et non un bel antichambre.

— étym. Anti pour ante, avant (voy. ains), et chambre.

ANTICHRÈSE (an-ti-krê-z'), s. f. Terme de pratique. Abandon des revenus d'une propriété pour les intérêts d'un emprunt.

— ÉTYM. 'AvTÎxpïiffi;, de àv-ri, contre (voy. anti), et de xpvm:, usage (voy. chrie).

ANTICHRÉTIEN, TENNE (an-ti-krè-tiin, tiè-n'), adj. Qui est opposé à la religion chrétienne. L'air infecté partout de maximes antichrétiennes, boss. Prédic. i. Cependant, poursuit cet auteur, le papisme est l'empire antichrétien, m. \'ar. 13.

— ÉTYM.'Avxi, contre (voy. anti), et chrétien.

f ANTICHRISTIANISME ( an-ti -kri-sti-a-ni-sm'), a-, m. Caractère de ce qui est antichrétien. Encore qu'ils n'aient cessé d'animer le peuple par ces idées d'antichristianisme, boss. Far. (3. Ce mystère d'iniquité est fait pour éprouver les élus, et il consiste •dans la corruption des maximes de l'Evangile et l'établissement de l'antichristianisme, boss. Pensées détachées, 1.

-- ÉTYM. Antichrétien.

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' \\n< iiiiiom (an ti kto n . s. / 1° T< rme de co anci inné, rerre imaginaire qui,

les Pythagoriciens, tournail aul iui d m avec la i e pouvaitjai

être vue '2l.i

ÊTYM. 'Avtî (voj " V\ riCIPAK r, ANTE, n,/). l d termes de

i qnes qui si des intervaJ

■ courts i n

evenir à la même heure,

\\ in ii>\ riON in-l ,'■ !l Ie \'-

lion 'l

n enl 2 I

d'antii ." on prenait

per un appel. 3" rerme de financ :

runl remb

raire. ;' 4'' Usurpation oit, un bien.

ihinv terre 5" antidate

i sur des anticipations, sur

mtradictions apparentes, voi r. Mœurs, tfowe.

6" Par anticipation, loc. adv. Wanl le temps, il

m'a payé paranticipati

go En mu ' d'une note

qu'on e phie de Kant, jugemen

— 1HST. xvi's. Lors se voulut ■ • issi, disanl qu'il avoit rail s<i course, et que '■ ■■ mil saillante ne permettaient pas qu'il Bs1 sur eul anticip .vu, 27. Le troisième joui

prit par anticipation à di tu hi u 'i" matin, PARÉ, xx. 33. Par anticipation, ci sion 'i Sagesse, i, 32,

— étym. Provenç. anlicipacio anticipacion; ital. anticipazione; à'ant m (voy.

ANTICIPÉ, ÊE (an-ti-si-pé, pée), port, passé.

Fait, i" i- d |! anticipé pai le

débiteur. L'avenir antii ation. Vii il-

le : ipinion anticipée, t a

nait. sur di tures de M. Cassini, des

i importantes, qui ont été justifiées depuis p ins incontes-

tables, ponten. Chazelles.

ANTICIPER (an-ti si pé), p. a. ||1° Prévenir, derance anticiper u pa lent. Nous ne tenons jamais au présent; nous anticipons l'avenir comme ni, e1 comme poi : le h iter; ou nous ra]

our l'arrêtei , pasc.

Pensées div. 14. 1 titiciper l'heure 'le mon

trépas, Le ter ni le poison ne te manqueront

PECHANTR.fi, Mort de YrVoii. IV, 4. Le co

a. peine dans le présent, et antici] qui le

cent, chateai i.. Génie, ti, n, 3. || 2° En termes de pratique ancienne, anticipei un appel, faire assigner un appelant qui diffère de releverson appel. || 3° t'. n. Anticiper sur, usurper, empiéter. Anticiper sur les droits , le quelqu'un.

Anticiper sur son voisin. Anticiper sur ses revenus, en dépenser une partie d'avance, anticipant tous 'es jours sur la somme, la font. Belph. Vous anticipez sur nos es] 3Év. '''■". On ne pense pas que l'on anticipe malheureusement sur son existence toutes les fois que l'on s'affecte de la destruction de son corps, bufp. Probabilités de vie. || 4° Anticiper sur li s temps, sur les fail -. donner à un fait une date antérieure a. la véritable.

— HIST. xiv s. Le dictateur, pourvoians que il ne convenist pas ans Roumains avoir guerre aus Latins et ans Volques ensemble, les anticipa et desavança, bercheure, f" ;'">. recto. ||xv° s. Puisque Atroposa ravy Dyopée, Contre humain cours prinse et anticipée, Cupido! pins je ne vous serviray, en. ij'orl. Bond. Le bon seigneur, prévenu et anticipé, fut tout esbabi en son courage de ce que la bonne femme dit. louis xi, AfowP. c.||xvics. Ainsi commenceo\t escamper de la chambre; mais la vieille anticipa [prit les devants1, et sortit en un courtil prez sa maison, rab. Pant. m, 17. Ceux qui requièrent l'aide du magistrat pour eux ou pour les autres, anticipent ceste vengeance de Dieu, calv. Inst. I2n7. Il y en a qui de frayeur anticipent la main du bourreau, mont, i, m. D'anticiper les accidents de la fortune; coucher sur la dure, etc. c'est l'action d'une vertu excessive, id.i, sso. Tous les accès de ceste triple tierce anticipoient, paré, xx, 33. Le monde avec ses opinions anticipées et suppositions, charron, Sagesse, i, ta.

— étym. Provenç, anticipar; ital. anticipare ; du latin anticipare, de anti pour ante , avant (voy. ains), et de capere, prendre (voy. capable).

\\ rien lui E (an ti-si-vi-k') , adj i ontraire sme. Procurer aux pi él >'- et aux pasteurs ari stocrates une facilité p iur i nfluence

. i '< llection , t. iv, p

— êtym. Anti, contre (voy. um), et cit iqu

\n ncrVISME (an ti-c vi sm i, s. m. Néologisme. Sentiment . conduite conti aire : \ isme.

\\ un INAL1 i-cli in l*), adj rermi de

! de I !

les c ihes pli ingi nt dan - deux din

oppi isées, en pai lant de la sti ati fication d un

— ÉTYM. 'Âvtî, à l'opposi emenl

r ANTICONSTIT1 riONNEL, lll i (an ti con

.i' in é .i la '■■■n

institutionnelle.

\\ riCON rAGIONNISTE i ai ti con ta | n. Ti outienl

qu une mal I i lorsque d au

— f.n m.i e, '■! contagionniste.

vn i nu Pi SCI LE an ti kré pu sku ii. s. m. te. i uni ' i e qui se manifeste du

— ÊTYM. 'Avtî, à l'opposite, et crépuscule. IlNTIDACTÏ ii - |, s. m. Le même

que l'anapeste (voy. ce mot).

— étym. 'Avt!, indiquant renversement, et dac-

an riDAB iui i \. il SE, (an ti dar treû, treû ■ B iontre les dar-

— étym. 'Avtî, contre (voy. anti), et dartreux. \n riDATE (an /'. Date fausse et antérieure à la date véritable

— étym. Anti pour ante, avant (voy. au date.

ANTIDATÉ, f.r. (an-ti-da-té, tée), part, passt Des pièces antidatéi - Le régenl offrit à Chevernj ,n lac des brevets antidaté i qui les feraient Llers d'État avant Dubois, st-sim. 464, m.

Si les Esquimaux veni I nous di.nner des annales

tées de plusieurs siècles.... volt. Mœurs, prem i qui ont, etc.

ANTIDATER (an-ti-da-té). o. "■ Mettre une date antéi ieure a, celle d i l'on écrit. Antidater un

nti it . un acte si privé.

— hist. xvi' s. Il les date ou antidate avec son urinai quand il lin plai t, Satire Mén. p. 8G.

— En m. Intidate.

; ANTIDÉMONIAQl I mo-ni-a-k'), s. m.

[ue. Celui qui nie l'existence des démons.

—ÊTYM. 'Avtî, contre, et8aip.oviaxôi;, démoniaque, ; ANTIDESPOTE an-ti d! po-1 . -, m gisme. Celui qui est opposé au me Lorsque

j'ai fait dans la suite ;i Paris l'antidespote et le fier républicain, j. j. rouss. Confcss.v.

— ÉTYM. 'Avtî, contre, et despote.

I ANTIDÉVELOPPÉE (an-ti-dé-ve-lo-pée) . s. f. Terme de mathématiques. Non-seulement il tire du roulement d'une courbe sur elle-même une roulette ou cycloïdale décrite à la manière ordinaire par un point fixe de la courbe mobile, mais encore la caustique par réflexion, et de plus deux courbes, donl il appelle la première antidéveloppée, la seconde astique, fonten. Bernoulli.

| ANTIDURRHÉIQUE (an-ti-di-a-rré-i-k') , adj. Terme de médecine. Bon contre la diarrhée.

— ÉTYM. 'Avri, contre, el

f ANTIDOGMATISME (an-li-do-gma-ti-sm').s.m. Terme didactique. Doctrine qui combat le dogmatisme: c'est le scepticisme.

— étym. Anti et dogmatisme.

f ANTIDOTAIRE (an-ti-do-tê-r'), s. m. Mot qui, dans l'ancienne médecine, avait passé du sens de livre des antidotes à celui de livre des médicaments.

— étym. Antidote.

ANTIDOTE (an-ti-do-f) , s. m. || 1° Contre-poison. L'antidote est une substance non lexique, capable de neutraliser les propriétés toxiques d'autres corps. || 2 Fig. L'air, les raisins, le vin des bords de la Garonne et l'humeur des Gascons sont d'excellents antidotescontre la mélancolie, montesq. Correspondance, 9. Contre l'humcurqui nous irrite Quels antidotes souverains [que les chansons] ! bérang. Bouquet. Cet, ouvrage sera un antidote destiné a. réparer en moi un tempérament affaibli.... niDER. .1 won frère. Que l'amour qu'elle a prise et qu'elle m'a ravie. Lui serve d'antidote et de contre-poison, trist. Morl 'I Chrispe, v, i.

— ÉTYM. 'AvtîSoto;, de àv-'t, contre (voy. anti), el ôotôç (voy. dot), donné : ce qui est donné contre.

ANT

If

I ANTIDOTE, ÉE (an ii do lé, tée), adj. Pourvu dote, tous in nuisant par gracieux préceptes Et par sermons de joie antidotes, j. n. nouss. Bptt. m. i . d Marot.

HIST. xvi" s. i riches antidotée's. trouvées e moi, une -m antique, rab. Garg. i, 2.

— ÊTYM. Antidote.

kNTTDRAMATIQUE (an ti dra ma ti-k'), adj.

- t lui e ,i contraire aux règles de l'art

itique el surtout à l'effet qu'on cherche à produire .m théâtre.

— étym. inti et dramatique.

; UïTIDYSSENTÉRIQUï (an-1 d an-té-ri-k') , adj ei s. m. Bon contre la dj ssentei ie.

— étym. Anti, contre, et dyssenUrie. INTIENNE (an-tiè-n'; tiè monosyllabe), s. \. 1" Passage de l'Ecritui e, qu'i n chante en tout ou

en partie, avanl un p aume . et qu'on n pète en en lier api-és. || Fig el familièrement. Pieu el rai on commandi nt ci Pâté ...

|| Fig. i. lianier toujours la même antienne, répéter toujours la même chose. || Fig. Annoncer une triste antienne, annonce) une 1 1 i ste nouvelle. || 2" chant que l'on exi cutait autrefo sa deux chœurs qui alternaient.

— hist. xnr s. i e rez li huis de ci i i hancel ; Nosi verrons encor bien cler ; As antiennes n'estuet torner, Ren. 2t300. || xiv Pour avoir par chacun dim e antoine, verset et orai on

la lepulture de moy, du . anliphona. ||xvcs. Une hymne ouanthaine de SI Ni' ola - . ib. id.

— ÊTYM. Provenç. nnlifnnn. il i, 1 1 f-ini ; ital. an-

tifona; du latin, anliphona, qui vienl du

à'JTÎçfova, de àMxî, conti ■ iii, et de suvyj,

voix ( voy. phonique ) ; mot à mot , chant qui se répond. L'antienne était dans l'origine le chant de deux chœurs chantant alternativement urnes.

W'TIEVANC.fil.lnl I cm l é-van-jé-li-k'), '"'/• Néologisme. Qui est, contraire à l'Évangile

— étym. Anti ei évangélique.

ANTIFÉBRILE (an-ti-fé-bri-l') , adj. Terme de

médecine. Qui est bon centre la fièvre.

— étym. Anti. contre, el fébrile.

; ANTIGOUTTEUX, EUSE (an-ti-gOU-teû,teû-z'), adj. Terme de médecine. Bon contre la goutte.

— ÉTYM. Anti, contre, et nantir.

\ vrir.it APHK (an-ti-gra-f), s. m. Terme de paléographie. Manuscrit; copie manuscrite.

— étym. 'AvTiYpœpoy, copie, de àvtî, en place

écrire.

ANTILAiTEUX, EUSE (an-ti -lè-teû , teû z'), adj. et s. m. Les médicaments antilaiteux ou simpletaent les antilaiteux, médicaments auxquels on supposait la propriété de diminuer la sécrétion du lait, ou médicaments qu'on employait contre les maladies dites laiteuses, c'est-à-dire causées par la rétrocession du lait.

— étym. Anti, contre, el Initru c.

t ANTILAMBDA (an ti-lan-bda), s. m. Terme de paléographie. Signe (<:) servant à indiquer les citations, comme nos guillemets.

—étym. Anti, indiquant renversement, et lambda, VI de l'alphabet grec.

f ANTILOGARITHME (an-ti-lo-ga-ri-tm'), s. m. Terme de mathématiques. Complément d'un logarithme. || Vieux.

— ÉTYM. Anti et logarithme.

ANTILOGIE (an-li-lo-jie), s. f. Terme didactique. Contradiction de langage, d'idées.

— ÉTYM. ' Av-cù rjyîoL . de «vtl, contre (voy. anti), et de Aôyo;, discours (voy. logique).

f ANTILOGUE (an-ti-lo-gh'l, adj. Terme de minéralogie. Pôle antilogue. celui des deux sommets de la tourmaline électrisée par échauffement ou par refroidissement, qui se montre électrisé négativement quand la température est croissante, et positivement quand elle est décroissante.

— ÉTYM. Voy. ANTILOGIE.

ANTILOPE (an-ti-lo-p'), s. f. Genre de ruminants à cornes creuses non caduques, chez lesquels la protubérance de l'os frontal qui supporte les cornes est solide, sans cavité centrale proprement dite. La gazelle, le chamois, le bubale de anciens appartiennent à ce genre.

\ ANTIMÉTABOLE (an-ti-mé-ta-bo-P) , s.f. Synonyme de ANTIMÉTATHÈSE.

— ÉTYM. 'Avtî, à l'opposite (voy. anti) , p.etôc, indiquant changement, et pâXXeiv, jeter (voy. balistique).

t ANTIMÉTALEPSE (an-ti-mé-ta-lè-ps') . ». f Synonyme de antimétathèse.

ANT

ANT

ANT

— ÊTYM. 'Avti, à l'opposite (voy. anti), et \n~.i- 'it/y^, métalepse.

\ ANTIMÉTATHÈSE(an-ti-mé-ta-tè-z'), s. f. L'antimétathèse ouïe renversement est : l'une figure de grammaire par laquelle deux ou plusieurs lettres d'un mot se mettent l'une à la place de l'autre,

• • utile et tuile ; 2' une figure de m^ Inquelle deux phrasesfont pour ainsi dire entre elles l'échange- des mots qui les composent, de ni. m ère que chacun se trouve à son tour a la même place et dans le même rapport où était l'autre; exemple : Courbe la tête, fier Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré.

— ÉTYM. 'A-.-ri, à l'opposite (voy. anti), et mètathèie ; proprement, contre-déplacement.

t ANTIM1L1TAIRE (an-ti-mi-li-tê-r') , adj. Contraire à l'esprit militaire. Tâchez de vous conserver, sans oublier cependant que la mort vaut mille fois mieux, je ne dis pas qu'une lâcheté, mais la moindre grimace antimilitaire, de maistre, Correspondance. A snn fils officier.

ANTIMOINE (an-ti-moi-n') , s. m. || 1° Métal d'un blanc bleuâtre avec lequel on prépare l'émétique. || 2° Antimoine diaphonique. Les pharmacologistes donnent ce nom au produit de la calcination d'une partie de protosulfate d'antimoine avec une partie et demie de nitrate de potasse.

— HIST. xvic s. Adjoustant antimonium, aloës, mastic, paré, xvi, 14. Prenez antimoine cru, subtilement pulvérisé et passé par le cicotrin, m. xvi, 27. Il y en a de deux espèces [d'antimoine], à sçavoir masle et femelle, id. xxiv, Ch. compl. Lorsque l'antimoine est calciné ou bruslé, qu'aucuns appellent préparé, il est rendu plus sec et plus dur. Estant crud'et non calciné, il.... id. ib. Ny le pront argent vif, principe de métaux, Ny tout ce que Pluton cache en son patrimoine, Ny des fortes poisons l'exécrable antimoine, hons. 723.

— ÉTYM. Mot d'une origine douteuse. On l'a fait venir, d'après sa composition apparente, d'antimoine, c'est-à-dire contraire aux moines. Mais cette êtymologie ne se fonde absolument sur rien, aucune anecdote de quelque authenticité ne nous apprenant comment un pareil sobriquet aurait pu être donné a ce métal. Quelqu.es-uns le font venir de àvui et de [lôvo;, parce que ce métal ne se trouve jamais seul; certains, d'àvnfiéystv, parce qu'il fortifie les corps. Anlimonivmse trouve dans les écrits de Constantin l'Africain, De gradibus, p. 38-1, médecin salernitain qui vivait à la fin du xi° siècle. D'autres, avec raison, ce semble, tirent ce mot del'arabe athmoud ou ithmid. Athmoud est devenu facilement, dans, le latin barbare, antimonium. D'un autre côté, la forme propre de l'arabe est ithmid, et vient sans aucun doute du grec <jtÎ|x[J-i, qui est dans stibié(voy. ce moj) ;de sorte que, par un jeu singulier de l'altération des langues, antimoine et stibié seraient un mot identique,

t ANTIMONACAL, ALE(an-ti-mo-na-kal, ka-I'), ad}. Néologisme. Qui est opposé aux moines, aux couvents de moines.

— ÉTYM. Anti et monacal.

f ANTIMONARCIIIQUE ( an-ti-mo-nar-chi-k') , adj. Néologisme. Qui est opposé au gouvernement monarchique.

— ÉTY.M..1»M' et monarchique.

ANT1MONIAL , ALE (an-ti-mo-ni-al , a-1' ).

|| 1° Adj. Qui est fait avec l'antimoine. Préparations antimoniales. || 2° S. m. plur. Les antimoniaux, médicaments dont le principe actif est l'antimoine.

— HIST. xvic s. Ledit vin antimonien fera tel effet que la poudre, paré, xxiv, Ch. compl.

f ANTIMONIATE (an-ti-mo-ni-a-t'j , s. m. Terme de chimie. Sel formé par la combinaison de l'acide antimonique avec une base.

fANTIMONIDES (an-ti-mo-ni-d') . s. m. plur. Terme de minéralogie. Famille de minéraux qui contiennent de l'antimoine.

f ANTBMONIÉ, ÉE (an-ti-mo-ni-é, ée) et ANTI- MONIFÈRE (anTti-mo-ni-fê-r') , adj. Qui contient de l'antimoine.

f ANTIMONIQUE (an-ti-mo-ni-k') , adj. Terme de chimie. Acide antimonique, c'est le même que le peroxyde d'antimoine

f ANTIMONIURE (an-ti-mo-ni-u-r), s. m. Terme de chimie. Alliage d'antimoine.

f ANTINATIONAL , ALE (an-li-na-sio-nal , na-1') , adj. Néologisme. Contraire à la nation, à ses intérêts. Le roi, dit-on, pourra donc faire des guerres injustes, des guerres antinationales:' mi rabeau, Collection, t. ni, p. 33j.

— ÉTYM. Anti et national.

ANTINOMIE (an-ti-no-mie). s.f. || 1" Contradic-

tion réelle ou apparente entre deux lois. Concilier une antinomie, des antinomies. || 2° En philosophie, nom donné par Kant à une contradiction naturelle, par conséquent inévitable, qui résulte non d'un raisonnement vicieux, mais des lois mêmes de la raison, toutes les fois que, franchissant les limites de l'expérience, nous voulons savoir de l'univers quelque chose d'absolu, étant alors dans l'alternative ou de ne pas répondre à l'idée de l'absolu ou de dépasser les limites de notre intelligence qui n'atteint que les phénomènes. C'est ainsi que l'on peut soutenir à la fois par des arguments d'égale valeur que le monde est éternel et infini, ou qu'il a un commencement dans le temps et des limites dans l'espace.

— SYN. ANTILOGIE , ANTINOMIE, ANTIPHRASE. Trois

substantifs dont le premier signifie contradiction de langage, et se dit aussi des contradictions de sens dans le discours. Le second est un terme de jurisprudence ou de philosophie, qui signifie contradiction entre deux lois. Le troisième se dit pour contre-vérité, par ironie ou par crainte.

— HIST. XVIe s. Souldre et sortir d'une ambiguité, difficulté, antinomie, charron, Sagesse, il, 3.

— ÉTYM. 'AvT'.vojj.ta, de àvti, contre, et dev6[xoç, loi (voy. nome).

f ANTINOMIEN (an-ti-no-miin), s. m. Sectaire du xvr siècle qui enseignait que les œuvres de la loi divine ne sont point nécessaires au salut.

— ÉTYM. 'Avti, contre, et v6[j.o;, loi.

f ANTINOUS (an-li-no-ùs'), s. m. Terme d'astronomie. Conslellation de l'hémisphère boréal, située au midi de l'Aigle.

— ÉTYM. Nom propre de l'antiquité grecque. ANTIPAPE (an-ti-pa-p') , s. m. Celui qui prétend

passer pour pape au préjudice du pape choisi légitimement, et qui cause par cette prétention un schisme dans l'Église. Gerson osait s'opposer aux fureurs de quatre antipapes, volt. Phil. n, 221.

— HiST. xvi°s. Â ceste cause ils pourraient tenir un autre concile, et y créer un antipape qui approuvast leurs hérésies, m. du bell. <84.

— ÉTYM. Anti et pape.

f ANT1PAPISME (an-ti-pa-pi-sm'), s. m. || l°Ëtat de celui qui est antipape. || 2° Opinion religieuse qui ne reconnaît pas la suprématie du pape.

f ANTIPAPISTE (an-ti-pa-pi-st'), s. m. Qui est opposé au papisme.

f ANTIPARALLÈLE (an-ti-pa-ra-llè-1'). || 1" S. m. Terme de rhétorique. Mot employé pour désigner une sorte de répétition où les mots répétésle sont en ordreinverse. || 2° Adj. En termes de mathématiques, se dit de deux droites formant avec une troisième des angles égaux, mais dirigés en sens contraire,

— ÉTYM. Anti r\ parallèle.

f ANTIPARASTASE (an-ti-pa-ra-sta-z'), s. f. Figure de rhétorique, qui consiste en ce qu'un accusé maintient qu'il devrait être loué plutôt que blâmé, s'il avait fait ce qu'on lui impute.

— ÉTYM. 'Avri, contre (voy. anti), et 7tafà<7ta(;i:, preuve, de roxpà, auprès, et cxàcju:, position (voy. stase).

ANTIPATHIE (an-ti-pa-tie) , s.f. || i" Aversion naturelle et non raisonnée. Il y a entre votre père et lui une antipathie naturelle, j. j. rouss. Mil. iv, 7. À moins d'une secrète et forte antipathie, cohn. Sertor. i, 2. Mille manières forment entre elles l'antipathie, la druy. 3. Le cœur toujours plein de jalousies , d'antipathies, de désirs d'élévation el de faveur, m iss. Carême, < ulte. Esl il si naturel d être toujours en garde contre son propre cour, d'en vaincre les antipathies, d'en réprimer les penchants? id. Car. Injust. du mande. Le mariage a ses antipathies et ses fureurs, w.Avent, Afflict. Suis le joug du mariage, on se plaint que les antipathies mettent un obstacle au salut, id. Conc. Vous ne nourrissez pas des antipathies secrètes, mi. Prof. 2. || 2° Défaut d'affinité entre les choses. L'eau et l'huile ont de l'antipathie: || 3° En peinture, défaut d'harmonie des couleurs.

— ÉTYM. 'Av-rniâOeia, de àvri, contre (voy. anti), et de TtàOo;, affection, passion (voy. pathos).

ANTIPATHIQUE (an-ti-pa-ti-k') , adj. Se dit des personnes et des choses qui se repoussent l'une l'autre. Caractères, sentiments antipathiques. |j Familièrement. Cet homme m'est antipathique; j'ai de l'aversion pour lui.

f ANTIPATRIOTIQUE (an-ti-pa-tri-o-ti K'I, adj. Opposé au patriotisme. Cette allégation [qu'un seigneur ne. saura où les placer, s'il ne fa i ses tilles religieuses] est inhumaine . antipatriotique , volt. l'If, aux 40 écus . sut les moines.

— KTYM. Anti, contre, et patriotique.

t ANTIPÉRIODIQUE (an -ti-pé-ri-o-di-k'), adj. et s. m. Terme de médecine. Qui combat les maladies périodiques.

A\TlPÉRISTALTIQUE(an-ti-pé-ri-stal-ti k') , adj. Terme de physiologie. On nomme mouvement antipéristaltique de l'estomac et des intestins, le mouvement de contraction de ces organes de bas en haut, de manière que les matières qu'ils contiennent se trouvent reportées en sens inverse de leur cours habituel, qui est déterminé par les mouvements normaux ou péristaltiques.

— ÉTYM.Jnfï, contre, et périslallique.

ANTIPÉRISTASE (an-ti-pé-ri-sta-z') , s.f. Terme didactique. Action de deux qualités contraires dont l'une sert à rendre l'autre plus vive et plus puissante. De la glace et du chocolat.... je veux vous demander si vos entrailles n'en sont point offensées, et si elles ne vous font point de bonnes coliques pour vous apprendre à leur donner de telles antipéristases: voilà un grand mot, sëv. 94.

— HIST. xvi° s. L'hiver augmente la chaleur du corps, par antiperistase, c'est-à-dire par contrariété de l'air voisin, paré, Introd. 5.

— ÉTYM. 'AvrfjiepiTToci:, de àvti .contre (voy. anti), etrtspîcTaci;, circonstance; mot à mot, contrecirconstance. nep!<7TaTi; est composé de nepi, autour, et de errait:, station (voy. stase).

ANTIPESTILENTIEL, ELLE (an-ti-pô-sti-lan-siel, è-1'), adj. Terme de médecine. Qui est propre à combattre la peste , à en préserver.

f ANTIPHERNAUX (an-ti-fèr-nô) , adj. m. plur. Terme de pratique. Biens antiphernaux, biens que le mari donne à sa femme par contrat de mariage.

— ÉTYM. 'Avti, en place de, et ©Epv/|, dot. ANTIPHILOSOPHIQUE (an-li-fi-lo-zo-n-k'), adj.

Qui est contraire aux principes de la philosophie.

f ANTIPIIL0G1STIQIIE (an-ti-flo-ji-sti-k'), adj. || 1° En termes de chimie, qui combat la théorie du phlogistique. || 2e Lu termes de médecine, qui combat l'inflammation. Traitement antiphlogislique. || 3° S. m. plur. Les antiphlogisiiques.

— ÉTYM. Anti, contre, et phlogistique.

ANTIPHONAIRE (an-ti-fo nê-r) ou ANTIPHO-

NIEB (an-ti-fo-nié), s. m. Livre d'église où se trouvent notés les antiennes et tous les chants de l'office.

— ÉTYM. Provenç. antifonari; bas-latin, antiphonarium (voy. antienne).

ANTIPHRASE (an-ti-frà-z') , s. f. Emploi d'un mot ou d'une proposition dans un sens contraire à son véritable sens ; ainsi le mot Euménides, qui signifie bienveillantes, est formé par antiphrase. Le nom de bœuf que le roitelet porte dans plusieurs provinces, lui est donné par antiphrase à cause de son extrême petitesse, buff. Boitelet .

— SYN. antiphrase, contre-vérité. Contre-vérité est plus général et se dit de toute espèce de contrevérité, renfermée soit dans un seul mot, dans une dénomination, soit dans une proposition , dans un discours. Antiphrase se dit d'une contre-vérité réduite à un seul mot, à une seule dénomination. Ainsi contre-vérité peut se dire en place d'antiphrase ; mais antiphrase ne peut pas se dire dans tousles cas pour contre-vérité.

— HIST. xvic s. Les aultres [plantes) onlleur nom ntiphrase et contrariété, rab. Vaut, m, 4s.

— ÉTYM. 'AvTiç&airt;, d'âvrt, contre (voy. anti), et phrase.

S ANTIPHYSIQUE (an-ti-fi-zi-k'), adj. Qui est contre la nature.

— ÉTYM. Anti, contre, et physique.

f ANTIPIEP (an-ti-pié) , s. m. Terme de zoologie. Pied ou patte de devant d'un mammifère.

— ÉTYM. Anti, en avant, et pied.

t ANT1PINDARIQUE (an-ti-pin-da-ri-k'), adj. Opposé à Pindare. Perrault l'antipindarique.... roil. Epigr. 20.

— ÉTYM. Anti, contre, et pindarique.

ANTIPODE (an-ti-po-d') , s. m. [| 1" Celui qui

habite à l'extrémité d'un diamètre de la terre en opposition à celui qui habite à l'autre extrémité. Pythagore disait que la terre était ronde, qu'elle était habitée en tous sens, et par conséquent qu'il \ a\ lit des antipodes qui marchaient les pieds opposés aux nôtres.... fénel. Phil. Pi/th. Saint Paulin vit un possédé qui marchait la tête en lias comme un antipode, voit. Phil. m, 2!>7. || 2" Fig. Cet homme est l'antipode du bon sens; ses raisonnements, ses actions n'ont pas le sens commun. Il faudrait être l'antipode de la raison pour ne pas confesser que Paris.... mol. Préc. rid. se. 10. Pour faire en sorte que tout ce qui est en nous ne soit qu'erreur, il faut que Dieu ait formé tout exprès de rien un être tout

AN

nouveau qui soll l'antipode de la raison, pénei ,, is rournebroches [chiens dressés à tournei

[us communs en France V fonl un

H part, gens toyanl tes hasards, Peuple anti

, ésars, lafoni - ' i, - > 3" il se ,]<l

x. Les antipodes de Paris sonl au sud esl de

Zélande. || Familièrement. Je voudrais

mnae fûl aux antipodi -. bii ni n, le plus

ble. Pour vous ôter l'idée que je mus aux

ri h. On trouve, dans St-Simon, singulièrement pour signil

■ : du clia ■ de ses manit !' tout son anti]

lient infiniment au roi, si simon,

— ÊTYM. 'A.t t'/j:. d'àvtî, contre (voy. anti), et -o'j.-. pied

an riPOÉTIQI E (an ti-po-è-tik'),adj Coi a la pi Ui ,;"1 a donné

amours d'Adam il Eve n'est pas u n anti-

Génie, a, v, 12.

— ÊTYM. Anti, contre, el poéliq INTIPOLITIQUE (an-ti-po li ti '. . s. f. Politi-

à la s.. me politique, maximes et cette antipolitique.... ils ont gouverné ialz. -" Discouru, Di VNTIPSORIQUE (an ti pso ri k'), adj. et s. m. nvient conl

— itym. Anti, contre, et psorique.

w riPTOSE (an n pto /'!. s. / Figure de syn lax : Emploi d'un cas pour un autre.

— ÊTYM. 'Avti, en pi lNTl),et7rn5si;, cas.

ANTIPUTRIDE (an-ti pu-tri-d l, adj. el s. m. Ter ippose à la puti id

— ÊTYM. Anti, contre, et putride.

ANTIQUAILLE fan-ti-kâ-ll', Il mouillées), s. f.

1" i hose antique de peu de valeur. Sa chambre est remplie d'antiquailles. Pour avoir la permission d'attaquer la vieille antiquaille de cheminé. 381. || 2" Familièrement. Bien qu'après coup tousces croquants Osent me traiter d'antiquail Preît'nt.Ilsveulent déterrer les Grecs du mono les Latins, les Hébreux et toute l'antiquaille,! dire en leur nez qu'ils n'ont rien fait qui vaille,

s .t. IX.

— HtsT. xvi* s. Au demourantje me su

tout le monde, que d'autres ont parcy par là : lelques antiquaill

de quelques anciens registres, dont j'ay tissu.... 4KY0T, Vicias, 2.

— rf.m. Dans le milieu du xvh° siècle, antiquaille prit momentanément un sens favorable. 0 Esl quelque chose qui ne sera pas nouveau, par exemple, un livre ou quelque ouvrage de la main, on dit: vous a quaille. Ce mot d'antiquaille est bien reçu, on le fait nouveau, » MARC, r 11. Observ. p.

— étym. liai, anticaglia; du bas lat. antiqvalia, neutre pluriel d'un adjectif anliqualis, qui n'existe pas, mais qu'on peut supposer déi à'antiquus (voy. A\ii' is latins neutres, au pluriel, forment souvent, dans les langues romanes, des noms féminins au

ANTIQUAIRE I, s m. || 1° Celui qui

s'applique à l'étude de l'antiquité, en expliquant les anciennes médailles , les inscriptions, l'usage et la forme des vases el des instruments antiques, en restituant les vieux manuscrits, et cherchant d'au très lumières qui puissent jeter du jour sur l'histoire et les usages des anciens temps. Les papas me (lisent qu'ils avaient vu des antiquaires anglais, CHATEAUBn. Itin. 96. Antiquaire d'une nouvelle espèce, il me fallut apprendre à la fois a restaurer ces monuments des révolutions passées et à en déchiffrer le sens, cuv. Révol. p. 7. || 2° En paléographie, copiste qui écrivait en lettres capitales antiques.

— ÊTYM Antiquarius, de antiquus (voy. antique).

ANTIQUE (an-ti-k'), adj. || 1" Il se dit de ce qui est d'une époque très-reculée. Monument antique. Je viens suivant l'usage antique et solennel, rac. Ath . i , \ . Je veux que la valeur de ses aïeux antiques Ait lourni de matière aux plus vieilles chroniques, boil. Set. v. || 2" Qui était auparavant. Dieu de Sion rappelle, Rappelle en sa faveur tes antiques bontés, rac. Alhal.m, 7. Heureux Helvétiens, Nos antiques amis et nos concitoyens, volt, fontenoy. \\ 3 b'ig Hommed'une vertu, d'uneprobi té antique, de mœurs antiques; homme d'une grande probité, de mœurs très-pures. || 4° En termes d'arts, ayant le carac-

ANT

1ère des productions de l'antiquité. Ouvrage d'une simplicité, d'une majesté antique. || B°Quiesthors de iùt du moment. Vêtements, meu

blés antiques, v es comme urne cl

antique 1 3 I ne femme qui quitte Pari -

. moisà lac tmpagne en n aussi antique que si elle s'y était oubliée trentean

Lettres pers. 99, ! 6" Par raillei parlant de pi i onne ■■ tvancées en i ge. Une anti que beauté. 1 rès raremi ni les antiques discrètes ; rss: r. Vert Vert. || 7° S. >».

des i in rag - des ai listes de l'an Grèce et de l'ancienne Italie. Étudier, copierl'ai : ur certains enthousiastes l'antique

est toujours b au. Le comte de Bussy traduisit de l'antiqui Hélène, p. l.coubier, i, 82.

1 8" S. f.Û i de l'antiqu

médailles, statues, vases, etc Une belle antique. 1 u \i' i dessiner quelques antiques.;, j,

/.,«'.. i ord l I i rit des ai

que je n'ai point vues, chateaub. Itin. 20t. Les mt entretenus aux frais du roi ; ils / il \ IV, ni. Sa main ci tge étique [de Vol-

taire], li plusd'un connaisseur le prend pour une antique, Pégase. || 9° X l'antique, loc. adv. D'une façi it anl , ini ienne mode. S'habiller à l'an-

aime simple el qui vis à l'anl r. Omis. \\ 10° En termes de blason, se dit des ntes de rayons, des coiffure cii nnes, vêtements, bâtiments, etc.

— hist. xii* s. Est descendus devanl la tour antie, Rone. p. H 5. Clair luit la lune par la cil

tie, il», p. 147. Riches fu li tournois desous la tour i ni. le bast. p. 18. Et nous repairerons i n antif, Sax. xxiv. Andui montèrent el grant palais anti ; Ele l'apele, maint baron l'ont m. Raoul de C 39.11x111* s. En la maison Symon, en la foresl antie, Berte, ex. ||xiv' s. Li heraux i il entre/, en la cité antie, Le cappitaine vit avec sa compaignie, Guescl. ir>c7. ||xvi' s. Les fanfreluches antidotées, trouvées en un monument antique, rab. Garg. i, 2. Si ceste antique estoyt mise en or, ce seroyt une belle chose, palscii. p. 487.

— ÊTYM. Provenç. antie; catal. antig ; espagn. antiguo; ital. antico; de antiquus, dérivé de ante, avant (voy. ainsi. L'ancien français est antif au masculin, antie ou anlive au féminin.

| ANTIQUEMENT (an-li-ke-man), adv. D'une façon antique.

— hist. xiv s. Armilles estoient certains aornemenz que l'en portoit anti(juement ou bras, bercheure, f° <o.

— ÊTYM. Antique, et le suffixe ment.

r ANTIQUER (an-ti-ké), ». a. En termes de relieur, enjoliver la tranche d'un livre de figures de diverses couleurs; relier à la manière antique.

ANTIQUITÉ (an-ti-ki-té) , s. /"|| 1° Ancienne', reculée. Mlles ont une antiquité au-dessus d'Esdras, boss. Hist. il, 13. De nos arts, de nos lois l'auguste antiquité, volt. Orphel. de la Chine, I, l. || 2 De loute.antiqu té,îoc. adv. De tout temps. Terres censuelles, dont le cens avait de toute antiquité appartenu au roi, montesq. Esp. xxx, 15. || 3° Collectivement, les hommes qui ont vécu dans les siècles éloignés du nôtre. L'antiquité raconte. On peut opposer les deux Scaligers à la plus savante antiquité, BALZAC dmis bouiiours. H 4° Au plur. Monuments, œuvres d'art qui nous restent de l'antiquité. Des antiquités romaines. Les antiquités d'une ville. Les mœurs antiques qu'Homère et Hésiode nous représentent, ne servent pas peu à nous faire entendre les antiquités beaucoup plus reculées et la divine simplicité de l'Écriture, boss. Hist. unie, i, 25. Clément XI lui donna par une bulle l'intendance générale sur toutes les antiquités de Rome, auxquelles il était défendu de toucher sans sa permission, fonten. Bianchini. \\ Il s'emploie en ce sens, mais plus rarement, au singulier. On voit près de cette ville une belle antiquité.

— hist. xr s. C'est l'amiral le vicl d'antiquitet, Ch. de Roi. clxx.xv. || xne s. As reis d'antiquité devriez reguarder, Qui les comandemenz Deu ne voldrent guarder, Th. leMart. p. 78. || xnr s. Bien sembloit l'ermitage de viel antiquité, Berte, xlv. Il meïsmes ses cors a le fu alumé En un palais d'encoste qui fu d'antiquité, Ch. d'Anl. vu, 580. Sire, dist l'Arabis, en orés vérité; Cil sont bon chevalier de viele antiquité; Si conquistrent Espagne par lor grand poesté, ib. vin, 335. || xvi» s. Nous en voyons mille exemples en l'antiquité, mont, m, 120.

— ÊTYM. Provenç. antiquitat; espagn. antiguedad ; ital. antichità; deantiquitatem (voy. antique).

AN

I VVriRAISONNAHI.K (an-ti-rô-zo-na-l)l'), adj Opposé à la raison. L'usage qu'en a fait |des ruines de l'antiquité] Warburton pour bâtir son système antiraisonnable, volt. Phil. m, 99.

i iym. Anti, contre, et raisonnable.

\Miit USONNEl it (an ti-rè zo nom), s. m Celui qui raisonne contre. Aucun de mes antiraisonneurs ne m'a intimidé pendant quatre ans, volt. lelt à Cath. m.

an i nt a i ION ILISME (an-ti-ra-sio-na-li-sm'), s m. Doctrine opposée au rationalisme.

ÊTYM. Anti et rationalisme.

ANTIRÉALISME (an ti ré a li sm'), s.m, Doctrine opposée au réalisme

— étym. Anti et réalisme.

ANTIRÉFORMISTE (an-ti-ré-for-mi-sV), s.m.

Ennemi de la réforme, de toute réforme.

— Lia m. Anti el réformiste.

ANTIRELIGIEUX, EUSF. (an-ti-rc-li-ji-eû ,

eil-z'), adj. Contraire à la religion, i rYM. Inti ' i »'. ligieux.

tANTIRÉPUBLICAIN,AlNE(an-ti-ré-pu-bli-kin, I..' n ', adj. Ennemi de la république; qui est contraire, hostile a la république.

f ANTIRÉVOLUTIONNAIRE (an-ti-rô-vo-lu-sionC-r'), adj. et s. m. Ennemi des révolutions, des mouvements et de l'esprit révolutionnaires.

\ ANTISATIRE (an -ti-sa-ti-r'), s.f. Réponse aune satire.

— ÉTYM. Anti el satire.

ANTISCIENS (an ti-ssiin'i. s. m. plur. Peuples qui habitent, sur Le même méridien, les uns en deçà, les autres au delà de L'équateur, et dont à midi les ombres sont opposées.

— ÊTYM. Anliscii, de àvxt, à l'opposé (voy. anti), et crxià, ombre (voy. SCIATÉRIQUE).

ANTISCORBUTIQUE (an ti scor-bu-ti-k'), adj. et s. m. Terme de médecine. Qui sert contre le scorbut.

— ÉTYM. Anti, contre, et scorbutique.

t ANTISCRIPTURA1RE (an-ti-scri-ptu-rê-r') , s. m. Membre d'une secte qui ne reconnaissait point l'authenticité de l'Écriture.

— ÉTYM. Anti, contre, et scriptura, l'Écriture. f ANTISCROFULEUX, EUSE ( an-ti-scro-fu-leû ,

leù-z'), adj. Terme de médecine. Qui sert contre les scrofules. \\S. m. Les antiscrofuleux.

ANTISEPTIQUE (an-ti-sè-pti-k") , adj. et s.m. Terme de médecine. Qui prévient la putréfaction.

— ÉTYM. Anti. contre (voy. anti), et sepliQue.

f ANTISIGMA (an-ti-si-gma) , s. m. Terme de paléographie. Sigle O) indiquant qu'il faut changer l'ordre des vers devant lesquels il est placé. || Antisigma ponctué (D), sigle indiquant qu'entre vers d'iiii le sens est le même, ou ne sait auquel accorder la préférence.

— ÉTYM. iuti, exprimant renversement, et sigma, ïs de l'alphabet grec.

ANTISOCIAL, Al. F. ("an-ti-so-si-al, al'), adj. Contraire à la société, qui tend à la dissoudre. Système antisocial. Principes antisociaux. Je réponds, sur la possession [l'usage] de n'avoir payé que d'une manière volontaire, que l'impôt que l'on demande aux deux premiers ordres est précisément volontaire, non pour les individus , ce qui serait absurde et antisocial, mais pour la nation, mirabeau, Collection, t. i, 76.

— ÊTYM. Anti et social.

; ANTISOPIIISTE (an ti-so-fi-st'), s. m. Néologisme. Ennemi des sophistes.

— ÉTYM. Anti et sophiste.

ANTISPASMODIQUE (an-ti-spa-smo-di-k') , adj.

Terme de médecine. Qui sert contre les spasmes. || S. m. Les antispasmodiques.

— ÉTYM. Anti, contre, et spasmodiijue.

f ANTISPASTE (an-ti-spa-sf) , s.m. Pied grec ou latin, composé d'un iambe et d'un trochée, ou de il u\ brèves entre deux longues. C'est l'opposé du choriambe.

— ÉTYM. 'AvxîtntaaTo;, de àvù, en sens inverse (voy. anti), et triraTiô;, tiré (voy. spasme).

f ANTISPASTIQUE (an-ti-spa-sti-k') , adj. Terme de métrique ancienne. C'était un vers où se trouvait l'antispaste.

f ANTISPIRITUALISME (an-ti-spi-ri-tu-a-li-sm'), s.m. Doctrine opposée au spiritualisme ; matérialisme.

— ÉTYM. Anti et spiritualisme.

ANTISTROPHK (an-ti-stro-f) , s. f. \\ 1° Division

particulière dans la poésie lyrique des Grecs, et la contre-partie de la strophe. || 2° L'antistrophe était aussi une sorte de répétition plus souvent nommée épiphore. || 3° Figure de pensée, nommée chez nous rétorsion, ou, de son nom grec, antimétathèse.

ANT

— ÉTYM. 'AvTidtpocpri, de àvxï, à l'opposite (voy. anti) . et strophe.

ANTISYPHILITIQUE (an-ti-si-fi-li-ti-k') , adj. Terme de médecine. Propre à guérir la syphilis. || S. m. Les antisyphilitiques.

— ÉTYM. 'Avtî, contre (voy. anti), et syphilitique.

t ANTITHÉÂTRAL, ALE (an-ti-té-â-tral, tra-F), adj. Néologisme. Qui ne convient pas au théâtre, à la scène.

— ÉTYM. Anti et théâtre.

f ANTITHÉNAR . s. m. Terme d'anatomie. Portion de la main qui -s'étend depuis la base du petit doigt jusqu'au poignet.

— ÉTYM. Anti, à l'opposite, et thénar-. ANTITHÈSE (an-ti-tè-z') , s. f. || i° Figure de

rhétorique qui exprime une opposition de pensées ou de mots. Ceux qui font les antithèses en forçant les mots, pasc. P. Éloq. e. L'antithèse est une opposition de deux vérités qui se donnent du jour l'une à l'autre, la bruy. i. L'antithèse d'expression n'est pas cachée, celle d'idées l'est : l'une est variée, l'autre non, montesq. Des beautés. || 2° En philosophie, proposition opposée à une thèse. La thèse et l'antithèse composent une antinomie. || 3° En algèbre, transposition des termes d'une équation. Inusité aujourd'hui.

— ÉTYM. 'AvtiOsctu, de àv-ti, contre (voy. anti), et thèse.

ANTITHÉTIQUE (an-ti-tè-ti-k'), adj. || 1° Qui tient de l'antithèse. Le tour antithétique de certains auteurs. || 2° En termes de philosophie, qui contient une antithèse.

ANTITONNERKE, s. m. anc. syn. de paratonnerre.

f ANTITRINITAIRE, s. m. (an-ti-tri-ni-tê-r'). Terme d'histoire ecclésiastique. Nom que l'on donne aux hérétiques qui ne croient pas à la Trinité, et particulièrement aux sociniens.

— ÉTYM. Anti, contre, ettrinité.

fANTITROPE (an-li-tro-p'), s. m. Mot qu'on a

employé pour désigner collectivement l'ironie, le sarcasme, l'euphémisme.

— étym. Anti, contre, et trope.

f ANTITROPE (an-ti-tro-p'), adj. Terme de botanique. Embryon antitrope, embryon dirigé en sens contraire de la graine.

— ÉTYM. 'Avt'i, en sens inverse, et xpÉmeiv tourner (voy. trope).

f ANTIUNIONISTE (an-ti-u-ni-o-ni-sf), s. m. Celui qui est opposé à la réunion de deux sectes religieuses, de deux pays, de deux peuples.

— ÉTYM. Anti et union.

ANTIVÉNÉRIEN, IENNE (an-ti-vé né-riin , riè-

n!), adj. Terme de médecine. Propre à guérir les maux vénériens. || S. m. Les antivénériens.

— ÉTYM. Anti, contre, et vénérien.

ANTIVERMINEUX , EUSE (an-ti-vêr-mi-neû ,

neû-z'), adj. Qui est propre à détruire les vers.

— ÉTYM. Anti, contre, et vermineux.

f ANTIZYMIQUE (an-ti-zi-mi-k') , adj. Terme de chimie. Qui empêche la fermentation de se développer.

— ÉTYM. 'Av-l, contre, et Çvp.71, fermentation, f ANTL1E (an-tlie) , s. f. Terme de zoologie. Instrument oral des papillons.

— ÉTYM. Antlia, pompe.

f ANTOECIEN (an-té-siin). Voy. antécien.

t ANTOILUER (an-toi-llé, Il mouillées), s. m. Terme de vénerie. Le même que andouiller.

t ANTOINE (SAINT-). Ordre de St-Antoine, ordre militaire institué en Hainaut, l'an ) 382 , par le comte Albert de Bavière, par reconnaissance de la guérison d'une maladie appelée feu St-Antoine. La marque de l'ordre était un collier en forme de corde d'ermite auquel pendait un bâton pour s'appuyer et une petite cloche.

f ANTOISER (an-toi-zé), v. a. Mettre du fumier en tas.

f ANTOIT (an -toi), s. m. Terme de charpentier de marine. Sorte de levier coudé, en fer, et pointu par une de ses extrémités.

f ANTONIN (an-to-nin), s. m. Nom d'un ordre religieux (chanoines réguliers de St-Antoine) , fondé dans le XIe siècle sous la règle de Saint-Augustin, par un prieur viennois, nommé Antoine, pour prendre soin des malades atteints du feu sacré ou feu St-Antoine. Ils portaient sur leurs habits la figure d'un T; elle représente une potence pour marcher.

ANTONOMASE (an-to-no-mâ-z'), s. f. Sorte de

-■synecdoque qui consiste à prendre un nom commun

pour un nom propre, ou un nom propre pour un

nom commun. Un Zoïlepour un critique; l'Orateur

romain pour Cicéron.

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