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AOR

— HIST. xvi° s. 11 a esté si plaisant en sa vie, que, par une antonomasie, on l'a appelé le Plaisantin, desper. Contes, i.

— ÉTYM. 'AvTovoy.aaia, de àvrî, en place de (voy. anti), et êvop.a, nom; ôvojxa et nom ayant, même radical, voy. nom.

f ANTONYM1E (an-to-ni-mie), s. f. Opposition de mots ou de noms qui offrent un sens contraire.

— ÉTYM. 'Avù, opposition, et ôvujxa ou ovoaa, nom.

ANTRE (an-tr') , s. m. || 1° Caverne, grotte naturelle profonde et obscure. Ces antres, ces trépieds qui rendent les oracles, volt. Œdipe, n, 5. || 2°Fig. Les antres de la police, de l'inquisition. || 3" Terme d'anatomie. Nom donné à certaines cavités des os.

— syn. antre, caverne, grotte. Caverne, lieu vide, concave, en forme de voûte, est le terme générique. L'antre et la grotte sont des cavernes; mais l'antre est une caverne profonde, obscure, noire; la grotte est une caverne pittoresque, faite par la nature ou de main d'homme.

— ÉTYM. Antrum , àvrpov ;sanscrit, antara, fente, caverne. Antara signifie proprement intervalle et se rattache ainsi à la préposition latine inter (voy. entre). Provenç. antre; espagn. et ital. antro.

ANTRUSTIONS (an-tru-sti-on) , s. m. plur. Volontaires qui, chez les Germains, suivaient les princes dans leurs entreprises. Les formules de Marculfe désignent ces volontaires par le nom d'antrustions, montesq. Esp. xxx, IC.

— ÉTYM. Bas-lat. antntstio, mot d'origine germanique, de an, en, et trust, fidélité.

f ANUER (a-nu-é), v. a. Terme de chasse. Choisir, quand les perdrix partent, le moment favorable pour les tirer.

ANUITÉ, ÉE (a-nui-té, tée), part, passé. Surpris par la nuit. Ces voyageurs anuités s'égarèrent.

ANUITER (S') (a-nui-té), v. réfl. Être surpris en chemin, parla nuit.

— HIST. xmc s. Ensi s'empartirent , quant il fu anuitié, le petit pas, villeh. cxlv. Quant ore voit la dame qu'ens au bois lui anuitc, Berte, xxxvn. Povre hostel ot la dame, quant vint à l'anuitier, ib. xxxvni. Et la pierre si clere estoit, Que, maintenant qu'il anuitoit, L'en s'en veïst bien au besoing Conduire d'une liue loin, la Rose, -H07. Or disons ainsi, que à l'anuitier revenimes de la périlleuse bataille desus dite, joinv. 230. ||xiv° s. Et tant ala Bertran et avant et arrier, Que le bon duc d'Anjou trouva ung anuitier, Qui Bertran honnoura et le volt festier, Guescl. <7334. ||xve s. Environ l'anuiter, ce jeudi au soir vinrent les nouvelles à Bruges de la déconfiture de la bataille, froiss. ii, h, (99. || xvic s. Te faudrait voir tous ces vieux romans et poètes françois où tu trouveras un anuicter, pour faire nui et.... et mil' autres bons mots, que nous avons perdus par nostre négligence, dubell. i, 29, recto. D'une entre-suivante fuyte II

ajourne, et puis enuyte, id. in, "8, verso et

quand ilanuytoit, LefierKnée en songe l'agitoit, in. iv, 19, verso.

— ÉTYM. Ane. franc, anuit, de à ot nuit. Anuit, qui signifiait cette nuit, était un excellent mot encore conservé dans quelques provinces.

f ANURIE (a-nu-rie), s. f. Terme de médecine. Suppression de la sécrétion urinaire.

— ÉTYM. 'Av ou à privatif, et oôpov, urine (voy. urine).

ANUS (a-nus'), s. m. || 1° Orifice du rectum. || 2° En zoologie, dépression qu'offre assez souvent, en avant du sommet, la partie dorsale de la face externe d'une valve de coquille bivalve, quand on l'envisage sur les deux valves à la fois.

— HIST. xvie s. Les parties chaudes et humides, comme sont les parties honteuses, la bouche, la matrice, l'anus, paré, x, \1.

— ÉTYM. Lat. anus.

ANXIÉTÉ (an-ksi-é-té), s. f. || i" Angoisse d'esprit. Etre dans une grande anxiété. || 2° En termes de médecine, état de trouble et d'agitation, avec sentiment de gêne et de resserrement à la région précordiale. Inquiétude, anxiété et angoisse sont trois degrés du même état.

— ÉTVM. Anxietas , ieango, serrer (voy. angine); provenç. anxietat; ital. ansietà.

f ANXIEUX, EUSE (an-ksi-eù, eu- z'), adj. Terme de médecine. Qui a le caractère de l'anxiété, qui exprime l'anxiété. Un regard anxieux.

AORISTE (a-o-ri-sf. L'Académie dit qu'on prononce oriste; cette prononciation n'est pas en usage, et, dans les collèges, on dit a-o-riste), s. m. Terme de grammaire. Temps de la conjugaison grecque qui répond à notre passé défini , je fus, je fis. || Dans

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