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AOU

la conjugaison française, quelques-uns donnent ce nom au prétérit simple ou défini.

— ÉTYM. 'Aopioxoç, deàprivatif, et ôpi<7TÔ;, défini, de ôpiÇw, borner (voy. horizon).

AORTE (a-or-f), s. f. Artère qui sort du ventricule gauche du cœur.

— ÉTYM. 'AoptY). Ce nom est employé par Hippocrate pour signifier les bronches. Plus tard Aristote l'appliqua à la grande artère. 'Aoptr) vient du verbe àôpto, suspendre, et signifie ce qui est suspendu, dénomination qui convient assez bien aux bronches. 'A6pt'> tient à aïpco, lever (comparez artère).

f AORTIQUE (a-or-ti-k'), adj. Terme d'anatomie. Qui tient à l'aorte; qui a rapport à l'aorte. Ouverture aortique du diaphragme.

f AORTITE (a-or-ti-f) , s. f. Terme de médecine. Inflammation qui affecte la tunique externe de l'aorte, la seule qui soit vasculaire.

AOÛT (ou; l'a ne se prononce pas; pourtant quelques personnes prononcent a-ou; le t ne se lie pas; la mi-août, dites, la mi-ou), s. m. jj 1° Le huitième mois de l'année grégorienne. Je consens de bon cœur, pour punir ma folie, Que tous les vins pour moi deviennent vins de Brie, Qu'à Paris le gibier manque tous les hivers. Et qu'à peine au mois d'août on mange des pois verts, boil. Sal. m. || 2° La mi-août, le quinze du mois d'août, l'Assomption de la Vierge. || 3° L'août, la moisson. L'août n'a pas commencé. Je vous pairai, lui ditelle, Avant l'août, foi-d'animal, la font. Fab. i, l. Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'août, id. ib. v, 9. || On a promis telle somme à ce valet pour son août, pour son travail pendant la moisson. || Proverbes. En août et vendanges, il n'y a fêtes ni dimanches. || Août donne goût, c'est la température du mois d'août qui fait que le vin est bon ou mauvais.

— HIST. xiii° s. Après la miaoust, [je] ne quiers que vous en mente, Berte, x. Et en cel délai pendant, se blés venoit à meillormarcié parl'aoust qui venroiten cel délai ou par autre coze, beaoi. xxxvii, 4. || xive s. Qui trespassa le lundi à xm jours d'ahoust, FanMCCCLXXXi. Bibl. des Chartes, 2° série, t. n , p. 513. Eu l'aoust et moisson, du cange, augustus. || xvc s. Le jour de la Notre-Dame en mi-aoust, froiss. n, m, 6. Le pays.... est si chaud que à l'entrée du mois de juin l'aoust y est passé, id. ii, ni, GO. Cinq gerbes de blé par lui prinses à diverses fois es champs et aoust, quant il venoit de labourer et aouster, id. ib. Le suppliant aloit en espérance de bailler son aoust à compaignons demeurant illec, m. ib. || xvie s. Quelle est la saison de l'année quand plus laschele faits ? — Aoust (Fredon ne répond que par monosyllabes) , rab. Pant.x , ( 8. Es parties septentrionales, les bleds ne sont couppés qu'en aoust, duquel mois, à telle cause, la cueillette en porte le nom , de lui , en tels endroits, dite l'aoust, o. de serres, 129. Nous avons une diphthongue de a et ou que nous escrivons par aou, comme en ce mot, aoust; c'est en ce seul mot qui se prononce aujourd'hui par la simple voyelle oust, et n'est jà besoin pour un mot. de faire une régie, ramus dans ménage.

— ÉTYM. Berry, août, en deux syllabes; picard, eut, moisson ; bourguig. oou ; wallon aicous' , aous ' , moisson; génev. ouste; provenç. agost, aost; espagn. et ital. agosto; du latin, augustus, mois ainsi nommé d'après l'empereur Auguste (voy. auguste). Au xvi" s. Palsgrave, p. 1 1 et 15, dit qu'on nonçait dô. Mais dès ce temps-là, comme on le voit à l'historique, beaucoup le faisaient monosyllabe. Dans les temps antérieurs, aoust était de deux syllabes, comme les vers le montrent.

AOÛTÉ, ÉE (a-ou-té, tée), part, passé. \\ 1" Mûri par la chaleur. Melons aoùtés. || 2° En termes de jardinage, se dit des jeunes branches dont le bois s'est endurci avant l'hiver. Les bourgeons n'étant pas parvenus à ce degré de maturité que les jardiniers appellent aoûté, buff. Exp. sur les végét. *' mém.

f AOÛTEMENT (a-ou-te-man), s. m. Action de - aoûti r. L'aoùtement peut être provoqué et précipité par la chaleur, par la ligature ou l'incision annulaire, par l'ablation de l'extrémité des rameaux.

— ÉTYM. Aoûter.

AOÛTER (a-ou-té) || 1° I'. a. Rendre mûr. || Peu usité excepté au participe. || 2" 1". //. ou r. réfl. Devenir mûr. On dit vulgairement que les bourgeons aoûtent, ou mieux qu'ils s'aoûtent, se fortifient.

— HIST. xm0 s. Quand il vendengent et aoustent, Pour ce leur pain rongent et broustent, du cange. augustare. ||xive s. Il s'en estoil aie aouster pour gaigner parmi son labour du blé pour sa femme et enfans, n>. ib. Comme le dit Estienne. sa femme et

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