Et 1 1 que la commune mutinée
, ind bruit, toutefois quand elle le
, et luy donna paisible audience,
imyot, Coi irmente, comme par miracle,
essement appaisée, et estoit de-
t calme et tranquille, amyot, Ti-
— ÉTYM. Bourguig. époisai ; provenç. apa</ar,
apai iar; espag 1, apagar; ital.
tare; de ad (voy. À), et pacare, fairi (voy. 1 ■ fAPAISEUR (a pi a un, s. m. Celui qui
— iiist. xiii° s. Benoit soient tuit li apaiseur,
JOINV. -
— ÉTYM. Apaiser.
APAJLACHINE (a pa-la-chi-n') , s. f. Terme de botanique. Arbrisseau qui croît particulièremei les monts Apalaches, en Amérique, et dont les feuilles se prennent en infusion théiforme.
APANAGE (a-pa-na-j'), s. ?n.|| 1° Terme de féodalité. Terres ou certaines portions du domaine royal qu'on donne aux princes pour leur subsistance, ma qui reviennent à la couronne a près l'extinction de leurs ndants mâles. Il 2° Par analogie. L'île fut lois donnée en apanage S. Lucifer, la font. Papef. || 3' Le droit ou le pouvoir exercé. Dans ce sens on disait avoir apanage sur une contrée. || 4° Fig. Ce qui esl le propre de quelqu'un, de quelque chose. Les infirmités sont l'apanage de la vieillesse. Le fanatisme et les contradictions sont l'apanage de la nature humaine, volt. Mœurs, Inde. Le présent seul est de notre apanage, Et l'avenir peut consoler le sage, Mais ne saurait altérer son repos, id. Épît. xli, 22. La liberté, la paix, qui font notre apanage, id. Scythes, iv. 2. C'est l'apanage de la créature d'être sujette au changement, boss. Lettres abb. 72. Le duc d'York s'étant persuadé qu'elle [la dame] était de son apanage, hamilt. Gramm. fl.
— HIST. xiv" s. Le dit Jehan son frère ne devoit, ne ne povoit demander en la dite comté de Blois que apanage tant seulement, du cange, apanare. || xve s. Et depuis le roi leur offrit bailler le pais de Cnampaigne et Brie, pour le dit ampanaige, j. de troyes, Chron. 1465.
- ÉTYM. Forme non latine apanalicum, de ad (voy. À) et panis, pain ; action de donner du pain ; provenç. apanar, nourrir. On trouve apanager dans le sens de mettre les pourceaux au gland, mais alors il vient de pastinagium, pâturage.
APANAGE, Éli (a-pa-na-jé, jée), part, passé. Saint-Cloud avait, été une source de besoins à Monsieur si prodigieusement apanage, st-simon,307,2g.
APANAGER (a-pa-na-jé; la syllabe ge garde son e devant a eto: j'apanageais), v. a. || 1" Donner un
i" prince Antonio de Parme, que le duc son frère disait n'avoir pas moyen d'apanager, st- 0, 27. Il 2- En ancienn 1 jurispi udence, donle es enfant 1 quelques biens a titre d'établissement, en le énoncer à la succession pateri e
— iiist. xiv s. Jehan demando 1 à avoir sa pordi ' des biens de leur dame et
mère ; et 1 iil que ii le devoil apanner tout
leulement, quar il estoit ainsnez, du cange, apanare.
— étym. Apanage.
APANAGISTE(a pa-na |i st'). || l'Adj. Qui possède unapanage. Un prince, une princesse apanagiste. ?. v m et /. Un, 1 apanagiste.
— étym. i; anage.
; APANTHISMÈ (a pan ti sm'), s. m. Terme didactique. Chute il« s fleurs.
— Etym. 'Ano, exprimant chute, et âvOo;, fleur, f APANTHROPIE (a pan-tro-pie) , s. /'. Terme de
ne. Fuite loin des hommes et des lieux habités.
— ETYM. 'Aicô, exprimant éloignement, et âvOpa>- •rco;, homme.
| APAPELARDIB (s') (a-pa-pe-lar-dir) , v. réfl. Devenii papelard.
— ÉTYM. À et papelard.
fAPARITHMÈSE a pa ri tmè-z'), s. f. Synonyme d'énuméralion. Figure de pensée la plus commune qui consiste à séparer un tou! en ses diverses par ties, que l'on énumère successivement.
— ÉTYM. 'Artapt6u.Yi<Ti;, de ànô, indiquant sépara- >i tpi8|xeïv, compter (voy. arithmétique).
APARTÉ ou mieux A-PARTE (a-par-té). Ce sont deux mots latins qui signifient à pari, de côté, ment. || 1" Adv. Ce vers doit être dit apai té par l'acteur, c'est-à-dire a part, ou de manière cpie les utr< i personnages ne l'en tendent pas. || 2° S. m. l'n aparté, des aparté, ce qu'un acteur sur le théâtre dit aparté. || 3" Terme de philosophie scolastique. S'employail pour n streindre à un seul côté, à une
seule pai ! qui pouvait être considéré en deux ou
plu ieurs sens. On distinguait par exemple L'éternité a parte ante, savoir dans le passé, et a parte post, savoir dans l'avenir; et de même l'universel a parte rei, du côté de la chose, et a parle per- : . du côlé de la personne.
— étym. À, ab, et pars, partie (voy. part s. /".). APATHIE (a-pa-tie), s. f. || 1° Terme de philûso-
ta1 d'une ame qui ne se laisse émouvoir à aucune passion. L'apathie du sage des Stoïciens. || 2" Indolence à agir, à sentir. Il est d'une apathie donl rien ne peut le faire sortir.
— HIST. xvie s. Une apathie bestiale des âmes basses et plattes du tout, charron, Sagesse, H, l.
— ETYM. TWâOôioc, de à privatif, et de rcafio; affection, passion(voy. pathos).
APATHIQUE (a-pâ-ti-k') , ad]. ||1° Qui est insensible atout. Un homme apathique, une femme apathique. Apathique humeur. C'était un gros homme, d'une figure calme et apathique, chateaubr. /fin. 147. Il 2° Nom donnéparles grammairiens grecs aux vers où il n'y avail pas de faute de quantité ni d'altération matérielle des mots.
— ETYM. Apathie.
f APATIIISTE (a-pa-ti-sf) , s. m. Sectaire qui regardait l'apathie comme un moyen de salut.
— étym. Apathie.
t APÈLLITE (a-pèl-Ii-tf), s. m. Sectaire qui attribuait à Jésus-Christ un corps aérien, méprisait la loi et les prophètes, et niait la résurrection.
— ÉTYM. Apelles, qui, d'abord sectateur de l'hérésie de Marcion, fut rejeté par lui et fut auteur d'une nouvelle secte.
f APENS (a-pan), s. m. Vieux mot usité seulement dans cette locution guet-apens (voy. guet-apens).
APEPSIE (a-pè-psie) , s. f. Terme de médecine Mauvaise digestion; défaut de digestion.
— ÉTYM. 'Auc^ia, de à privatif, et de tiiarsm, cuire; comme iziaaix) et coquere ont le même radical , voy. CUIRE.
f APKRCEPTIB1L1TÉ (a- pèr - se -pti-bi -li -té) , s. f. Il 1° Qualité de ce qui est aperceptible. || 2° Terme didactique. Faculté de percevoir les impressions.
t APERCEPTIBLE (a-pèr-sè-pti-bP), adj. Terme didactique. Susceptible d'être aperçu, perçu.
— étym. Appercipere (voy. apercevoir).
f APERCEPTIF, IVE (a-pèr-sè-ptif, ti-v'), ad). Terme didactique. Qui a la faculté d'apercevoir, de percevoir.
t APERCEPTION (a-pèr-sè^psion) , a\ f. Terme de philosophie. Opération de l'esprit quand il se consi-
APE
APE
APE
dêre comme le sujet qui perçoit ou sent une impression quelconque. Le sceau de la divinité est dans les «perceptions d'un ciron, volt. Colim. 3. Les éléments du plus vil excrément n'ont p,is l'aperception, id. Nswt. i, 9 || Aperception pure, dans le système de Kant, conscience primitive de nousmêmes, qui précède toute pensée et se mêle à toute pensée.
— Étym. Voy. APERCEVOIR.
APERCEVABLE (a-pèr-se-va-bP) , adj. Qui peut
être aperçu.
— HIST. XIVe s. Choses plus sensibles et plus appercevables, oresme, Thèse de meunier.
— étym. Apercevoir.
APERCEVANCE (a-pèr-se-van-s'), s. f. Faculté d'apercevoir.
— HIST. xiii° s. Li cordelier dedens Pontoise Vousissent estre; mult lor poise Que la dame de ce parole; Quar poor ont d'apercevance, ruteb. 2G7. Par quoi Renaît dou tôt faudra X ce que promis li avez, Se vos fere ce li savez Coiement sanz aparcevance, Ren. IG489. ||xive s. Et tele apercevance est selon soy delettable, oresme, Eth. 28G. || xves. De Pontoise estoit capitaine un gentilhomme nommé Maurigon, qui ne s'en doubtoit point, ny n'en voioit aucune appercevance, juv. des ursins, Charles 17, mit. || xvi s. Et m'avoit la coustume osté l'appercevance de cette estrangelé, mont, i, iio, C'est le privilège des sens d'estre l'extrême borne de nostre appercevance, id. ii, 357.
— ÉTYM. Voy. apercevoir.
{APERCEVANT (a-pèr-se-van) , adj. m. Terme
d'hippiatrique. Cheval apercevant, cheval dont les yeux sont trop saillants.
APERCEVOIR (a-pèr-se-voir), j'aperçois, tu aperçois, il aperçoit, nousapercevons, vous apercevez, ils aperçoivent; j'apercevais, nous apercevions ; j'aperçus, nous aperçûmes J'apercevrai, nous apercevrons; j'apercevrais, nous apercevrions; aperçois, apercevons, apercevez ; que j'aperçoive, que tu aperçoives, qu-'il aperçoive, que nous apercevions, que vousaperceviez, qu'ils aperçoivent; que j'aperçusse, que nous aperçussions; apercevant; aperçu, ue, v.a. || 1° Commencer à voir; découvrir. Les objets qu'on peut apercevoir. Vapeur si subtile qu'on ne peut l'apercevoir. Se laisser, se faire apercevoir. Apercevoir de loin. Il n'a pas aperçu Jeannette, mol. VÉtour. iv,7. || 2° Fi;:. Apercevoir ce qu'il y a devrai dans chaque chose. Il aperçut qu'on le trompait. Si vous apercevez que j'y manque d'un mot, mol. VÉtour. n. I. Il 3° Suivi d'un infinitif, voir. Mais j'aperçois venir sa mortelle ennemie, rac. l'hèd. v, g. Je sais.... mais Vinius, que j'aperçois venir.... corn. Olhon, i, i. || 4" Absolument, en termes de métaphysique, recevoir des perceptions. Apercevoir est un des degrés de la connaissance.
s'apercevoir, v. réfl. || 1" Se voir imparfaitement. Je me suis aperçu dans la glace. Ils se sont aperçus de loin, ils se sont aperçus l'un l'autre. || 2" Remarquer, connaître. L'ennemi s'aperçut du départ. De sorte qu'on s'aperçut de son arrivée avant que.... Je m'aperçois que tu as fait beaucoup de progrès. Sans qu'on s'en aperçoive. On vieillit sans s'en apercevoir. [Les saintes femmes au tombeau] Croyant parlera l'homme, chose étrange, Leurs regards dessillés s'aperçurent de l'ange, lamart. Joe. m, (08. La Perse s'aperçut bientôt que.... boss. Ilisl. i, 8. || Avec suppression, comme en quelques autres verbes, du pronom se. Maulevrier eut soinde la laisser apercevoir [la princesse des Ursins] des privances....ST-siM.i57, 57. || 3° Être aperçu. Il ne se passe nuit que les morts ne s'aperçoivent avec des formes étranges et un attirail épouvantable, balz. le Prince, ch. vu.
— REM. 1. L'Académie écrit apercevoir par un seul p. Voyez la remarque là-dessus, à apaiser.
|| 2. D'après Laveaux et quelques grammairiens, on devrait écrire : Elle s'est aperçu de son erreur. Aujourd'hui l'usage est établi, et l'on écrit sans conteste : Elle s'est aperçue de son erreur; ils, elles se sont aperçus, aperçues de leur erreur; comme on écrit: Elle s'est tue : elle s'est écriée. Mais le fait est que s'apercevoir de reste une locution difficile- à expliquer. S'apercevoir veut dire voir soi. Comment voir soi peut-il signifier remarquer? Voici l'explica tion de cette difficulté : on comprend que, si apercevoir a été pris au sens neutre, il aura pu se conjuguer avec le pronom réfléchi, comme tant de verbes neutres, se taire, s'écrier, se pâmer, etc. Or, si on ne trouve pas d'exemple d'apercevoir au sens neutre, on en trouve, ce qui est équivalent, de percevoir : Qu'on ne perciustde son iestre [qu'on ne s'aperçût de son être], Ph. Mouskes, v. 28448.
Apercevoir de, puis s'apercevoir de , afin de lui donner le sens réfléchi, si naturel avec ces verbes, se taire, s'écrier, se pâmer, etc. En un mot, s'apercevoir de est fait comme se connaître en, s'entendre .\; et ceux-ci a leur tour sont faits comme les verbes neutres réfléchis, se taire, et, dans l'ann ■: langue, se dormir, se gésir. On remarquera que s'apercevoir de est une locution très-ancienne; il est certain, à cause de cet emploi du pronom réfléchi, qu'on n'aurait paspu la former dans les temps modernes, pas plus qu'on ne peut former se gémir sur le modèle de se taire. || 3. Les poètes peuvent supprimer \'s à la t'c personne du présent. Ce discours te surprend, docteur, je l'aperçoi, boil. Sa', vin. Cette orthographe, qu'ils prennent pour la rime, est non une licence, mais un archaïsme.
— SYN. apercevoir , s'apercevoir. Apercevoir marque le fait en lui-même et l'action de voir; s'apercevoir y ajoute l'idée de remarque, d'observation. Il aperçut qu'on le suivait, il vit qu'on le suivait. Il s'aperçut qu'on le suivait, il remarqua qu'on le suivait.
- HIST. xie s. Ainz que Rolanz se seit aperceût, Ch. de Roi. cl. Li amiral/, auques s'en aperceit, ib. cclix. || xii° s. Trois manières de sainteit poons apparzoivre en cez trois festes, st bern. p. 542. Et si nos eswardons la cause de nostre exil, tost par aventure porons aperzoyvre cum covenaule chose soit ke nos fussions delivreit maiment [mêmement] par lo fil, in. p. 522. Ne voioit pas qu'il fust aperceit, Ronc. p. t03. Au matin par som l'aube, quand aperçut le jour, t'if.rj. 198. || xmc S. Si tost com il purent apercevoir lejor, cueillirent leur voiles , villeii. cxlviii. La serve l'aperçoit, plusn'i a séjourné, Berte, xv. Quant Berte l'aperçut, moût fut espoentée, ib. XLVi.Bien [il] s'aperçoit comment Berte lui futchangie, ib. xc. Mes qu'il ne puissent aparçoivre Que vous li beés à deçoivre, la Rose, 7455. S'il avient quetuaperçoivesT'amie.... ib. 2403. Dès lecommencement que il vint à son royaume tenir et il se sot aparcevoir [se reconnaître], il commença à edefier moustiers et pluseurs mesons de religion, joinv. 298. Gel connois bien à cel senblant, Que vos en alez repentant; Orainz m'apercui au plorer, Parih. de Blois, G437. || xives. 11 prendront et apercevront [percevront] chascun an sur les liens qui s'ensuivent, du cange, accipere. || xve s. Et quand elles [les rentes du roi de Hongrie] seront retournées et recouvrées.... il plaise vous savoir qu'il y pourvoira si grandement que vous vous en apercevrez, froiss.iii, iv, 59. Se logèrent tout environ [Auberoche], tellement que nul ne pouvoit entrer en la garnison qu'il ne fust aperçu, id. i, i,227. Car bien pevent apparcevoir, Ce n'est que miracles d'Amours, ch. d'orl. Bal. 18. L'abbesse, qui veoit clair et estoit bien apercevante, connut tantost à ses réponses.... louis xi, Nouv. xlvi. || xvie s. Il fût apperçeu par.... mont, i, 4 9. Lors il s'appercevoit de ses escha ildures et meurtrisseures, mont.i, 93. Les ouïes des créatures de ça bas ne le peuvent appercevoir [percevoir], id. i, 107. Ayants apperçeu que les Portugais usoient d'une aultre.... id. i, 239. S'appercevants combien son usage estoit pernicieux , id. i, 380.
— étym. À et percevoir; bourguig. éporsu, apperçu; Berry , aparcevoir; picard, aperchevouer; provenç. apercebre, apercepre; espagn. apercebir; portug. aperceber.
f APERCHER (a-pèr-ché), v.a. Terme d'oiseleur. Apercher un oiseau , c'est remarquer l'endroit où il se retire, où il se perche pour y passer la nuit.
— ÉTYM. À et percher.
f APERÇOIR (a-pèr-soir) , s. m. Technologie. Plaque de tôle qui se met à chaque côté du billot de la meule de l'épinglier.
— étym. À et percer.
APERÇU, ÇUE (a-pèr-su, sue), part, passé d'apercevoir. || 1° Aperçu de loin. Cette vérité aperçue par les anciens philosophes. Aperçu de tous, il cheminait en butte aux coups de feu. || 2" S. m. Aperçu, une première vue, une vue rapide sur un objet, ,1e n'ai sur cet objet qu'un aperçu. || 3° Estimation au premier coup d'œil. Un aperçu de la dépense. || 4" Exposé sommaire. Donner un aperçu de la cause. || 5" En termes de marine, pavillon d'aperçu, celui qui indique qu'on a vu et compris un signal.
APÉRITIF, IVE (a-pé-ri-tif, ti-v'), adj. ||i° Qui ouvre. Vertu apéritive d'une clef, pasc. P. Eloq. 37. Inusité en ce sens. ||2° En termes de médecine, qui ouvre les pores, qui rend les humeurs plus fluides et facilite le mouvement des liquides. Le lait doit être presque apéritif, j. j. rouss. tm. i. || S. m. Les apéritifs, un apéritif.
— iiist. xvie s. Attcnuans, incisifs et apéritifs,
PARÉ, V, I i.
— étym. Provenç. apertiu, aperitiu; espagn. aperitivo; ital. apertivo, aperitivo; de aperitivus, de aperire, ouvrir.
t APERTEMENT (a-pèr-tè-man), adv. D'une façon ouverte. Ce qui répugne apertement aux lois de la nature, desc. Lettres à Mersenne, t5 septembre 1632. Là, dans la chambre, et par tout l'appartement, on lisait apertement sur les visages.... st-sim.
— HIST. xme s. Et li empereres conut apertement que il le devoit faire, villeii. cxn. Apertement lui va Pépins tel cop doner, Berle, m. Assez [vous] dites apertement De cest conseil vostre talent. Lai du Conseil. Quant li rois Felippe le vis:, si traïst l'espée et li courut sus apiertement, et le quida ferir parmi la teste, Chr. de Bains, p, 15. Car li plusor songent de nuitz Maintes choses couvertement Que l'en voit puis apertement, la Rose, 2o. Mal apertement se partirent les Turs de Damiete, quant il ne firent coper le pont, qui grant destourbier nous eust fait, joinv. 2i5.||xve s. Furent le duc d'Anjou et les capitaines en conseil comment on pourrait le plus tost et le plus apertement grever ceux de Bergerac, froiss. ii, ii, 3. ||xvies. Il délibérait de toutes choses à part soi , et puis commandoit apertement ce qu'il avoit arresté luy tout seul. amyot, Dèmétr. 37. Eschappé suis d'elle secrètement, Et suis venu vers toi apertement, marot, i, 340. || Adverbe tombé en désuétude, mais bon à reprendre.
— étym. Aperle, et le suffixe ment (voy ment;; provenç. apertamen; espagn. abùrtamentc; ital. aprrtamente. ApertesX, dans l'ancien français, n adjectif qui vient de apertus, ouvert, de aperire. Apertement avait, dans l'ancien français, deux significations : ouvertement et adroitement.
f APERTISE a-pèr-ti-z') , s. f. Preuve d'adresse, de force, de courage. Montant chevaux à poil et faisant autres apertises que jeunes filles n'ont point accoutumé à faire, volt. Mœurs, 80.
— hist. xivè s. En chasses de bois se deportoit [Dagobert] assiduelment, en apertisses et en legiereté de cors estoit moult ausés, Chr. de St-Denis, dans du cange, apparenlia. || xvc s. Ces quatre se tinrent vaillamment plus de demie heure et y firent de grandes apperties d'aunes, froiss. ii, ii, 229. lit là y eut plusieurs belles bacheleries et appertises d'armes faites, m. i, i, C9. Un homme estoit à Paris qui faisoit plusieurs apertises sur cordes tendues hault en l'air, christ, de pisan. Charles V, m. u. Voyant les pères et les mères prendre grand plaisir à voir leurs enfans jouer et faire souplesses et appertises, louis xi , Nouv. c. ;| xvi° s. Par vous seront faictes apertises d'armes non encore veues de nostre mémoire, rab. Pant. iv, 39.
— ÉTYM. Ane. franc, apert, ouvert, manifeste, d'où aperlise, signifiant chose manifeste, et, delà, exploit, prouesse.
APÉTALE (a-pé-ta-P) ou APÉTALE. ÉE (a-pe ta-lé, lée), adj. || 1° Terme de botanique. Qui n'a point de pétales, et, par conséquent, point de corolle. || 2" 5. f. plur. Apétales, nom donné à un groupe de plantes dicotylédones composé de celles qui manquent de pétales.
— ÉTYM. 'A privatif, et péta i ,
fAPÉTALIE (a-pé-ta-lie) , s. f. Absence de pétales.
APETISSÉ, ÉE (a-pe-ti-sé, sée), part, passé. Rendu plus petit. Sa fortune apetissée peu à peu par des pertes successives.
APETISSEMENT (a-pe-ti-se-man), s. m. Diminution.
— HIST. xme s. L'on est [est pour ist, sort] de sa compaignie par mort ou par apeticement de chief [perte de rang], et par reniement et par besong, Lvr. de just. IG8.
— étym. Apetisser
APET1SSER (a-pc-ti-sé). || Ie F. a. Rendre plus petit. Apetisser un manteau. On dit plus ordinairement rapetisser Cadeaux, festins, bienfaits
Apetissaient les fonds de ['ambassade, la font. Belph. || 2° V. n. Devenir plus petit. Ce tas apetisse tous les jours. || 3" S'apetisser. v. réfl. Devenir plus petit, se raccourcir. Cette étoffe s'apetisse à l'eau. Dans la systole le cœur s'apetisse et s'allonge, loss. Conn. de Dieu, n, 3.
— Hisr. xne s. Quant voit Gerars, cui fine amours justise, Que sa dolors de néant n'apetise, audefr. le bast. Romane. || xur' s. Ele [la guerre] n'apetisa mie, ains crut plus et plus, villeii. xcix. Et li dist que la garnisons [les vivres] estoit jà si apeticie qu'il ne i avoit ou noi ou nient laiens, Chr. deRainsf
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