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! \PIV0RE (a-pi-vo-r'), adj. Qui dévoro les abeille ;.

i rYM. Apis, abeille (voy. ce mot), et xorarc,

APLAIGNEB (a plè gné)ouAPLANER(a-pla-né), r a. Technologie Diriger du même côté les brins do d un drap.

— étym. Le même que aplanir.

| APLANER (a pla né), r. a. Voy. api.aigner.

APLANI, lEi i pla ni, aie), part. passé. ||i° Rendu i .m uni i errain aplani. Le calme e i revenu sur la mer aplanie i i el, Alceste, ii,i.

|| 2° Fig. Difficulté aplanie. Il croit s'en voir par là iplanis, corn. Attila, iv, i .

APLANIR ii pla-nir), r. a. || 1° Rendre plan ou uni ce qui ne l étail pas. Vplanir un terrain. Aplanir une route. || 2 Fig. Phébusa I il pour vous aplani Le Parna Sat ix. Et leur osent du crime

aplanir le chemin, I Li P/lè '. IV, 8. Vous ave/, su

du ti ne aj lanii le ch min, voi r. Mér. i. Vousqui

iez devant lui les duretés des cœurs obsti-

le hauteur i il" e prits su-

. n .û n. Panêg. n, p. 280. Vplanis ions les

Epiph. L'est à

plan ir les difficultés qui s'y trouvent, ID.

tnt soin d'aplanir les difficultés,

, tett. 159. il faut 'I- ces périls m'aplanir la

Rod. III, I. I! 3° S'aplanir, r. réfl. Lo

i i cûté di i montagnes. On promit

qu ■ toutes les difficultés s'aplaniraient.

— HIST. xvi" s. L'aspreté de leurs règles est incontinent applanie par Facoustumance, mont, i, 2s:i. Et s'il avenoil qu'eussions esté repoussez du

tut, on continueroit encore de tirer cinq ousix mille coups de canon pour aplanir les bres- E, i.M. Et ayant la place en peu do té nettoyée et aplanie, Timoleon y feit ediiresà tenir la justice, amyot, Timol. 32. Gensdehras pourapplanir les chemins, id. Lucul. i1 L'ignorance des fortificateurs de ce là estoil de hausser les contr'escarpes et no les applanir pas, d'aub. Hist.u, 145. On pique à pointe de mai teau les meules de moulin, quand elles sont trop applanies, pour les rendre aspres et raboteuses, PARÉ. IV, 2.

— étym. .1 et plan. Le vieux français était aplanier ou aplanoier. Les autres langues romanes font ce verbe delà première conjugaison : provenç. aplanar; espagn. aUanar; rtal. appianare. Pour l'orthographe par un seul p, voyez apaiser.

APLANISSEMENT (a-pla-ni-se-man) , s. m. Action d'aplanir; le résultat de cette action.

— ÉTYM. Aplanir.

fAPLATER (a-pla-té), v. a. Terme de marine. Répartir les matelots sept par sept pour manger au même plat.

— ÉTYM. À cl plat, substantif.

APLATI, IE (a pla-ti, tie), part, passe. || 1° Rendu plat. La terre esl aplatie vers les pôles. Vers un bord moins battu par les flots Où d'un roc aplati le sommet sort des eaux, lemierre, (-'. Tell, v, 3. || 2° Fig. Etouffé, assoupi, abaissé. Des caractères aplatis. L'affaire des poisons est toute- aplatie, sév. 'i04.

APLATIR (a pla-tir). || 1" V. a. Rendre plat. Tâche de l'aplatir h grands coups de marteau, la font. Ch. imp. Newton prouva que le mouvement de rotation de la terre a dû l'aplatir à ses pôles, laplace, Exp. v, 5. H 2» S'aplatir, v. réfl. Devenir plat. La tumeur s'aplatit.

— ÉTYM. À et plat, adjectif. Berry, aplatsir; provenç. aplatir, aplatar ; ital. appiatare. Pour l'orthographe par un seul p, voyez apaiser.

APLATISSEMENT (a-pla-ti-se-man) , s. m. Action d'aplatir; état de ce qui est aplati. Ce voyage [à Cayenne] a été la première origine de la connaissance de l'aplatissement de la terre, volt. Louis XIV, 31. La rotation du sphéroïde terrestre l'aplatit à ses pôles, et cet aplatissement, combiné avec l'action du soleil et de la lune, donne naissance à la précession deséquinoxes, qui, avant la découverte de la pesanteur universelle, ne paraissait avoir aucun rapport au mouvement diurne de la terre, laplace, Expos, iv, 14.

— HIST. xvie s. Par le moien d'un petit aplatissement que pour ce service-ci on laisse à Iarusche,

o. DE SERRES, 450.

— étym. Aplatir.

f APLATISSERIE (a-pla-ti-se-rie), s. f. Atelier où l'on aplatit les barres de fer.

f APLATISSEUR (a-pla-ti-seur), s. m. Celui qui aplatit. Vous devez, mon cher aplatisseur de ce globe.... volt. Lettre à Maupertuis, 6 octobre I74i.

f APLATISSOIRE (a-pla-ti-soi-r'), s. f. Cylindres

APO

entre lesquels on passe les barres de fer, dans une fûiçe. pour les aplatir.

f APLET (a-plè) ou APPELET, s. m. Filet pour la pêche du hareng. || Corde garnie de lignes ayant chacune un ou plusieurs hameçons.

— hist. Mal fera soc ne coltre ne apleit remuer.... A. la charue apleiz, soc et coltre laissa, Rou , v. 1979 et 1993. || xive s. Pour estre àun profit de peschier, l'apploit ou harnois du dit Colin fu plus grevé, raynouard, aplcg.

— ÉTYM. A et plet, radical qui se trouve dans em-plet-te (voy. ce mot). Provenç. apleg, apleit, outil. Apleit ou aploit signifiait toute espèce d'outil ou, comme on disait, de harnois.

APLOMB (a-plon; le b ne se lie jamais), s. m. || 1» Verticalité. Prendre l'aplomb des colonnes. Ce mur a perdu son aplomb. || 2° Fig. Assurance dans la manière de se présenter, d'agir. Cet acteur a un aplomb étonnant. || 3° Se dit, en physiologie, de la répartition régulière du poids du corps sur les membres, et de la direction la plus favorable de ceux-ci considérés comme supports pour le soutien du tronc et l'exécution des mouvements du corps. | j 4° Terme de peinture. Juste pondération des figures. Ces figures manquent d'aplomb, c'est-à-dire ont l'air de tomber. || 5° En musique , indique la précision dans la mesure. || 6° D'aplomb, loc. adv. Verticalement. Le soleil s'élève, il faut gagner la forêt avant qu'il soit d'aplomb sur nos têtes, dern.de s.-p. l'Ârcadie, il. || Etre d'aplomb, être ferme sur ses jambes. Cet enfant est d'aplomb sur ses petites jambes. || Retomber d'aplomb, retomber droit, en équilibre. 11 retomba d'aplomb sur ses pieds.

ÉTYM. À et plomb, parce que le fil à plomb

sert à déterminer la verticalité.

f APLONOME (a-plo-no-m'), adj. En minéralogie, se dit des substances dont les cristaux dérivent de lois très-simples.

— ÉTYM. 'AtO.ôo;, simple, et vôu-oç, loi, règle.

t APLOSTOME (a-plo-sto-m'), adj. Terme de zoologie. Qui a la bouche ou l'ouverture simple.

— ÉTYM. 'At;).cio;. simple, et enrôla, bouche.

f APNÉE (a-pnée), s. f. Terme de médecine. Défaut de respiration , suspension de la respiration.

— ÉTYM. "Aîr/oia, de à privatif , ixveîv , souffler, respirer (voy. pneumatique).

APOCALYPSE (a-po-ka-li-ps'), s. f. Livre canonique qui contient les révélations faites à saint Jean dans l'Ile de Patmos. Des monstres plus affreux que toutes les bêtes de l'Apocalypse, hamilt. Gramm. n.|| Style d'Apocalypse, style obscur. || Fig. C'est le cheval de l'Apocalypse, se dit d'une mauvaise haridelle.

— HIST. xine s. De bêle taille la devis [je la vois] ; Mes ung poi fu pale de vis; Et resembloit, la pute lisse, Le cheval de l'Apocalipse, la Rose, 12263.

— ÉTYM. 'A7toxâXu4"î , de àjiô, indiquant séparation, et de xaXûirrw, cacher; mot à mot, dé-cacher, autrement dit, découvrir, révéler.

APOCALYPTIQUE (a-po-ka-li-pti-k'), ad). Qui est dans le genre de l'Apocalypse ; difficile à comprendre. Auteur apocalyptique; style apocalyptique.

— ÉTYM. Apocalypse.

f APOCATASTASE (a-po-ka-la-sta-z') s. f. Révolution idéale ramenant, selon les anciens philosophes, les astres à un certain point pris pour point initial.

— ÉTYM. 'AnoxaTâtfTatj tç , restitution, de àrcô, marquant retour, et xatâ(7Ta<7iç , position (voy. catastase).

APOCO (a-po-ko), s. m. De peu de valeur. Traiter quelqu'un d'apoco , le traiter avec mépris. Peu usité.

— ÉTYM. Ital. ha, 3e personne du verbe avère, avoir (voy. avoir), etpoco, peu (voy. peu); mot à mot, il a peu.

t À POCO A POCO (a-po-ko-a-po-ko) ou, simplement, POCO À POCO, adv. Terme de musique. Joint aux mots crescendo et decrescendo, indique qu'on doit successivement renforcer ou diminuer le son petit à petit.

— Étym. Ital. à, à, et poco, peu (voy. peu). APOCOPE (a-po-ko-p') , s. f. Figure de grammaire.

Retranchement d'une lettie ou d'une syllabe à la fin d'un mot; par exemple , encorpour encore.

— ÉTYM. 'Atioxotoq , de ânô. indiquant ablation, et xoitTO), couper (voy. couper).

t APOCOPE, ÉE (a-po-ko-pé, pée), adj. Terme de grammaire. Qui a subi une apocope. Mots apocopes.

APOCRISIAIRE(a-po-kri-zi-ê-r'),s.m. || l°Terme d'histoire. Chez les Grecs du Bas-Empire , officier primitivement chargé de porter les réponses des

APO

empereurs, et plus tard dignitaire chargé de l'expédition des édits et des actes. || 2° Ancienne fonction ecclésiastique. Député d'une église pour quelque commission. Les apocrisiaires dans les monastères étaient chargés du soin des affaires temporelles. C'était encore un titre d'office à Cluny, peu de temps avant la Révolution. || 3°SousCharlemagne, le grand aumônier.

— ÉTYM. Bas grec, àTtoxpia-iàpioç , du grec ànôxpiai;, réponse, celui qui fait réponse; de àitô, indiquant émission, et xproiç, jugement (voy. crise); mot à mot, émission de jugement, réponse.

APOCRYPHE (a-po-kri-f). || l'Adj. Dont l'authenticité n'est pas établie. Auteur apocryphe. Faire passer l'Évangile pour une histoire apocryphe, i se. Prov. te. Tous les contes ramassés dans les livres les plus apocryphes, boss. Conc. Alexandre, si l'anecdote n'est pas apocryphe, conjura l'hiérophante de brûler la lettre, volt. Mœurs, Myst. Si maints tableaux ne sont point apocryphes, la font. Papef. || 2° S. m. Un apocryphe. Les apocryphes, les ouvrages composés par d'anciens hérétiques et attribués par eux à des auteurs sacrés. || 3° Originairement, les livres de l'Ancien Testament que les juifs de Palestine n'admettaient pas dans leur recueil sacré. || 4° Nouvelle apocryphe, fausse nouvelle.

— hist. xv8 s. Chose apocriphe et sans grant foy, christ, de pisan, Charles V. i, ch. g.

— ÉTYM. 'Aicôxpvçoç, de àno, indiquant éloignement, et de ypÙTtxw, cacher (voy. crypte).

APOCYN (a-po-sin), s. m. Terme de botanique. Genre de plantes de la famille des apocynées, qui vient de l'Amérique et de l'Asie boréales.

— ÉTYM. 'Arcâxuvov, deàuo, indiquant hostilité, et xuùv, chien (voy. chien) ; ennemi des chiens. L'apocyn des Grecs, ainsi nommé parce qu'on lui attribuait la propriété de tuer les chiens et les loups , parait être le cynanchum erectum, L.

f APOCYNÉES (a-po-si-née) , s. f. plur. Terme de botanique. Famille de plantes de la classe des dicotylédones monopétales hypogynes.

APODE (a-po-d'). || i° Adj'.Terme didactique. Qui est sans pieds. || 2° S. m. Poisson dépourvu de nageoires ventrales, tel que les anguilles.

— ÉTYM. "Airou;, de à privatif, et noû;, pied (voy. pied).

APODlCTIQUE(a-po-di-kti-k'),a<7/. || i" En termes d'école, un argument apodiclique est un raisonnement démonstratif, suivant la signification grecque du mot. || 2° Dans la philosophie de Kant, qui obtient ou qui exprime l'adhésion la plus complète de l'esprit, et porte le caractère de la nécessité absolue. La certitude apodictique porte les caractères d'universalité et de nécessité absolues : elle ne dérive donc point de l'expérience, qui ne peut établir qu'une certitude analogique, villers, Kant, p. 217.

— ÉTYM. 'ATtoSetxTtxôç, de àith, indiquant écartement, extension, et oeixvûw, montrer.

f APODIE (a-po-die), s. /'. Terme didactique. Absence de pieds.

— ÉTYM. Apode.

f APODOSE (a-po-dô-z') . s. f. Terme de rhétorique. Le second membre de la phrase, par rapport au premier qu'on nomme protase.

— ÉTYM. 'AtzqSock;, restitution, de à-rcà, re, et 66(tiç, don (voy. dose).

| APODYTÉRIUM(a-po-di-té-ri-om'),s. m. Terme d'architecture ancienne. Lieu où l'on se déshabillait dans une palestre ou dans des bains publics.

— ÉTYM. 'AitoSvxriptov, de k-ko, exprimant enlèvement, et Sûeiv, vêtir.

APOGÉE (a-po-jée), s. m. || 1° Terme d'astronomie. Point de l'orbite de la lune où elle se trouve à sa plus grande distance de la terre. La lune a son apogée et son périgée, volt. Neict. il, 6. || 2° Adj. La lune est apogée. || 3° Fig. Le degré le plus élevé. Sa puissance est à son apogée. Ce grand capitaine [M. deTurenne] était dans l'apogée de sa faveur, st-sim. 58, 218. Un corps sain, un esprit joyeux Et quelque prose mélangée De vers badins ou sérieux Me feront trouver l'apogée De la félicité des Dieux, J. b. rouss. Rép. à Cliaulieu.

— rem. Apogée ne se dit que de la lune, parce que seule elle tourne directement autour de la terre. En parlant des planètes, le point de leur orbite où elles sont le plus loin delà terre dépendant de leur position et de celle de la terre, on dit qu'elles sont en opposition.

— ÉTYM. 'AirÔYOtoc, de ànô, indiquant éloignement, et de va'", terre.

APOGRAPHE (a-po-gra-f), s. m. \\ 1° Copie d'un écrit original, par opposition a autographe. || 2° Nom

APO

d'un nouvel instrument dont on sert pour copier les dessins.

— ÉTYM. 'Airéypaçov, copie, de àvcô, indiquant transport, ypâçto, écrire (voy. graphique).

f APOJOVE (a-po-jo-v'). ||1" S. m. Terme d'astronomie. Point de l'orbite des satellites de Jupiter où ils sont le plus éloignés de cette planète. || l'Adj Quand un des quatre satellites est apojove.

— ÉTYM. Mot hybride, de œità, indiquantéloignement, et jove, formé de Jovis, génitif de Jupiter.

t APOLLINARISTE (a-pol-li-na-ri-sf) , s. m. Hérétique qui croyait qu'il y avait deux fils de Dieu, l'un né de Dieu, l'autre de la Vierge, et qui empruntait plusieurs opinions au manichéisme.

— ÉTYM. Apollinaire , nom de l'auteur de la secte.

APOLLON (a-po-llon), s.m. nom prop. Terme de mythologie. Le Dieu des beaux-arts et de la poésie. Les favoris d'Apollon, les poètes.

— ÉTYM. 'AitôXXuv.

fAPOLLONIEN, IENNE (a-pol-lo-niin, niè-n'), adj. En géométrie, se dit des sections coni ques.

— ÉTYM. Apollonius de Perge, célèbre géomètre grec qui a écrit sur ces courbes.

APOLOGÉTIQUE (a-po-lo-jé-ti-k'). || 1° Adj. Qui contient une apologie. Lettre apologétique. || 2° S.m. L'Apologétique, la défense des chrétiens par Tertullien. Chateaubriand l'a fait du féminin, à tort. Chose étrange ! que l'Apologétique aux Gentils soit devenue l'Apologétique aux chrétiens! Génie, ni, iv, 2. || 3" S. f. L'apologétique, la partie de la théologie qui a pour but de défendre la religion chrétienne contre les attaques.

— ÉTYM. 'AîtoXoyoTixoç, de à7to)oyéo(xai, faire une apologie (voy. apologie).

APOLOGIE (a-po-lo-jie), s. f. || 1° Discours, pailles pour défendre ou justifier. Faire l'apologie de quelqu'un. L'apologie du plaisir et de la mollesse. Il venait recevoir les éloges comme on vient faire des apologies, fléch. Tur. M. Arnaud fait ses apologies où il donne sa proposition, pasc. Prov. 3. Vous faisiez autrefois l'apologie de vos passions , mass. Épiph. ||2° Par extension , tout ce qui justifie. Sa conduite depuis quelque temps fait son apologie.

— Hisr. xvic s. Le titre me semblera, advis.bon tel : Excuse composée par Jacques de Bourgoigne pour le purger vers la majesté impériale ; car le mot d'apologie n'est pas usité en françois , cai.vin, Lettres à J. de Bourgoigne,]?. (43. Ceux qui voudront voir les apologies en cet affaire, les trouveront en l'histoire du pais bas, d'aub. Hist. ni, 97.

— ÉTYM. 'AitoXoYÎa, d'àrcà, indiquant écartement, etXôyoç, discours (voy. logique); discours aui écarte une inculpation, etc.

f APOLOGIQUE (a-po-lo-ji-k'), adj. Qui a le caractère de l'apologie. Discours apologique.

APOLOGISTE (a-po-lo-ji-sf) , s. m. || 1° Celui qui fait l'apologie de quelqu'un, de quelque chose. Les apologistes de la foi chrétienne. Les gens de bien tout seuls vous excusent, vous justifient, sont les apologistes de vos vertus ou les sages dissimulateurs de vos vices, mass. Car. Injustice. Environné' d'apologistes des passions qui soufflaient encore le feu de la v ilupté, id. Louis le Grand. Quel malheur pour les grands de trouver d'indignes apologistes de leurs vices parmi ceux qui en auraient dû être les censeurs! m. Petit Car. Tentation. || 2" Absolument. Les apologistes, ceux qui se livrent à l'apologétique, qui défendent les dogmes du christianisme.

— hist. xvi" s. Je ne suis apologue d'aucun parti, d'aub. Hist. h, 146.

— ÉTYM. Apologie.

APOLOGUE (a-po-lo-gh'), s. m. Exposé d'une vérité morale sous une forme allégorique, et dans lequel l'enseignement est presque toujours donné par une assimilation de l'espèce humaine aux êtres que l'on fait parler ou agir. L'apologue est un don qui vienl des immortels, la font. Fabl. vu, à Mme de Montespan.

— SYN. APOLOGUE, fable, parabole. La fable est | le terme le plus général; c'est tout ce qu'on dit, | tout ce qu'on raconte ; il y a dans les fables de Phèdre et de La Fontaine des contes ingénieux qui ne sont pas du tout des apologues. L'apologue- est toujours fondé sur une allégorie, dont on a fait l'application à l'homme. La parabole est un apologue contenu dans l'Écriture sainte ; on dit la parabole de l'enfant prodigue, et non l'apologue, bien que ce soit, au fond, la même chose.

— HIST. xvie s. Comme un des traducteurs du Tasse, qui a choisi pour son apologue [dédicace] le prince de Conti , d'aub. Con{. pre'f.

APO

— ÊTYM. ÀitôXoYO{,récit, deànè, et '/',-, coins (voy,

woi iiîowiu (s) [a-pol tro-n r), ». réfl. •épris. || 8" V.a. I Empêcher unoiseau <! • g'hier

iiisr. xvi* s. Un jeune hom

sa vigueur et lagarder de moisir et s'apoltt

j APOLYS1 i-z'), s. /■. Nom qi

douneni à la part o de leur messe qui répondà notre Ite, missa t st.

— ÊTYM. 'AitôWt; , action de détach

r, do o-o, indiquant séparation, et >.ûetv, détacher.

f APOMËCOMÈTRE (a-po-mé-ko-mè-tr') , s. m. Terme rie. Instrument qui sertàmesurer

la distance des i nés.

— î.rv.M. 'A-o, iiitt uiu;i ii t éloignement, p.?,y.o:, longueur, et lesure.

j APOMÉCOMÉTREE (a-po-mé-ko-mé-trie). s. f. Tcrmo d'art militaire. Art de mesurer une distance es pas il un homme qui marche.

— ÊTYM. Voy. APOMI

APONÉVROSE (a-po-né-vrô-z'), s. f. Terme d'anatomie. Mombrane blanche, luisante, très tante, si rvant ou de terminaison ou d'intersection aux muscles ou d'enveloppe aux membres.

— liisT. xvi" s. Les aponeuroscs des muscles obliques et transversaux, par :, i, ~.

' — ÊTYM. îfLitoveûpcixjiç , de ànô, indiquant changement, etveûpcûffiç, formation de nerf (voy. : mot à mot, transformation du : a nerf,

parce que dans l'antiquité on considérait comme nerveuses [es parties tendineuses et albuginées.

APONÉVROTIQUE (a-po-né-vro-ti-k') , adj. Qui appartient, a rapport aux aponévroses.

— i mm. Aponévrose.

t APONÉ VROTOME (a-po-né-vro-to-m'), s. m. Terme de chirurgie. Instrument servant à

ration de 1 au-dessus du pubis.

— ÊTYM. Aponévrose, etio^, action de couper (voy. n

t APOPHASE (a-po-fa-z'), s. f. Terme de rhétorique. Dénégation, réfutation. Peu usité.

— ÊTYM. 'Anôçaat;, de àirè, exprimant l'action d'ôter, et coi-r.:. affirmai

APOPHTHEGME (a po ft! gm'j, s. m. Ditnotable de quelque personnage illustre i itences et les

apophthegmes sont les fruits recueillis du long usage et des conclusions de L'expérience, balz. Disc, critiq. Il possédait H 8 apophthegmes tirés des anciens, montesq. Lelt. pers. 37. Je ne' puis ver mieux [le portrait de Villars] que par cet apophthegme de la mère de Villars qui lui disait toujours: Mon fils, parlez toujours de vous au roi, et n'en parlez jai st-sim. m. 207.

j| Ne parler que par apophthegmes, parler d'une manière sent en lieuse.

— ÊTYM. A-o.'ir ''"' ,deà-Qrfj£yyo|j.ai, prononcer, deàîro, indiquant émission,! i pOÉyYw, parler, dont le radical se trouve dans di phthongue.

t APOPUYGE (a-po-fi-j'), s. f. Terme d'architecture. Endroit où la colonne, sortant de sa base, commence à s'éli

— ÊTYM. 'Aicoçuy^I i .sortie, issue, de àitoa s'enfuir, de ànè, et psûyco, fuir (comp. fuir).

APOPHYSE (a-po-fi-z), s. f. Terme d'anatomie. PaTtie saillante d'un organe, et particulièrement d'un os.

— HIST. xvi" s. Le sentir et odorer est l'ait aux apophyses mammillaires, produites de la propre substance du cerveau.... pake, Introd. 9. Li physes transverses des vertèbres, id. i, H.

— ÊTYM. 'Aitéçudiç, de àro, indiquant ce qui sort et fait saillie, et ipuaiç, croissance (voy. . que); mot àmot, ex-croissance.

APOPLECTIQUE (a-po-plè-kti-k'), adj.-\\l° Qui appartient à l'apoplexie. Symptôme apoplectique. || 2° Disposé à l'apoplexie. Complexion apoplectique. Faire boire du sang d'un enfant aux vieillards apoplectiques, volt. Mœurs, 94. Phelippeaux, tout apoplectique qu'il était revenu des eaux, ne put rien gagner sur son neveu, st-sim. 201, -ise. Il 3° Substantivement. C'est un apoplectique.

— ÊTYM. 'Anoizh\v.-cix6q (voy. apoplexie). APOPLEXIE (a-po-ple-ksie) , s. f.\\ 1" Terme de

médecine. Maladie qui cause une perte subito et plus ou moins complète des sensations et du mouvement, sans que la respiration et la circulation soient

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