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AP

11 tomba dans une apoplexie épou- . 1 v. 17. La pi i (ici b de Contj est tom ilexie, id. ne C'i tdirequ'il ne faut ni dans la pléthore, ai être saigné dans Uial. 24, 10. Le i" février (725, il tut frappé d'apoplexie et mourut le 3 eu aucune connaissance dan • tout cet e tpace de ; ittre. || 2" Êpancl ai

du poumon , de la 1 ite. 1 ette es est duc à ce que l'apoplexie ordinaire esl la plupart du temps par un épanchement de sang dans le

— ut m toc. vie. 1 n tel est tombé d'apoplexie, .. 1 lexie.

— insr. xvc s l.t tant en but età tel outrage,

; commença fort a entrer en fa erdre la

force de thres et le mouvement de

rôle, froiss. 111, iv, 20. Le mal du roy [Charles VIII in un catarre ou a comm. vin,

— ÊTYM. 'AitoirX-oÇta, de à~6, et -'r't,ii<.o, frapper, in coup. Comme nXr,oau> a le même radical que le latin p aga, voyez plaie.

■pagn. apoplegia; ital. apo-

; AP0R1E (a po-rie), s. f. Figure" de rhétorique.

ion.

" — li\m. Anopta, embarras, de à privatif, et ko-

ç,o:, passage (voy. POB ! l'i ^ue.

| M>OSIOPÈSE (a-pa-si-o-pê /.'). s. f. Figure do rhétori onymede réticence.

— ÊTYM. À-.o .■.'.)-/•-■.;. de àttô, et ciw-àv, se taire.

APOSTASE (a po stâ-z'), s. f. Terme de médecine. Formation d'un abcès.

— ÊTYM. 'AiwffTowiç, ibcès (voy. apostasie).

APOSTASIE (a-po-sta-zie), s. f. || 1 "' ni

ilièrement 1

oies il revint de son apostate. Prov. I5.||a° Action d'un religieux qui renonce à ses voeux. || 3° Par extension, désertion d'un parti, abandon d'une doctrine, d'une opinion.

— HIST. xvi° s. Penserons nous qu'il y ait là siège apostolique, où nous ne voyons qu'une horrible

ie? calv. Instit. 915.

— ÊTYM. 'AnoçTadia, de àuô, indiquant éloignement, et <rra<rt;, stase (voy. stase) ; mot à mot,

■ le se tenir à l'écart, de s'écarter. APOSTASIER (a-po-sta-zi é), v. n. Tomber dans l'apostasie, renoncer à sa foi religieuse, à ses principes. 11 leur a fallu apostasier de la foi de ceux qui

aient consacrés, boss. Pasc. Les t.

Genève le décrétèrent de prise de corps comme imposteur apostat qui avait fait apostasier sa femme, volt. Louis XIV, Écrivains, Sawrin.

— nisT. xv° s. Ainssy fait l'un apostalcr Et li autres ydolatrer, Mmi. de S.-Denis. \\ xvrr's. Apostater de la foi et religion chrétienne, Statuts synodaux de l'éi ûque de St-Malo, 1618.

— ETYM. Apostasie; provenç. apostatar; ital. apostatare. On a dit aussi, en français, apostater, d'apostat.

APOSTAT (a-po-sta; le f ne se lie pas; au plur. Y s se lie : des apostats effrontés, dites : des a-posta-z effrontés ; en poésie, des apostats rime avec bras). Il 1° Adj. m. Qui a apostasie, c'est-à-dire abandonné sa religion, renié ses vœux monastiques ou ses opinions. Un moine apostat. Une simple interrogation le rend apostat et parjure, mass. Pass. || 2° S. m. Puis-je vivre et me voir en ce funeste état De la sœur d'un martyr femme d'un apostat?

rotr. St-Gen. iv, 4. |] 3° Fig. Qu'on m'ose pre r

des sophistes pesants, Apostats effrontés du goût et du bon sens; Alors, certes, alors ma colère s'allume, gilbert, le Dix-huitième siècle.

— hist. xme s. Pou en est qui de court vuelent estre apostate; Je ne m'en merveil pas, car ebascuns les y flate, j. de meung, Test. 34t. ||xv° s. Autre nom leur convient bailler, C'est apostat, qui pour doubtance D'avoir un peu de penitance, Ont voulu Loyaulté souiller, ch. d'orl. Rondeau de Bouciquaut. y xvi° s. Quand l'homme se destourne totalement de Dieu, et est apostat de toute la chrétienté fie christianisme] , calv. Instit 481. Ils ne se peuvent faire imitateurs des Lévites, qu'ils ne soyent' apostats de Jésus Christ, id. ib. -H85. Je quitte, apostat des amours, La soulde, le camp et les armes, bons. 57 1

— étym. 'AnoffTàtïj; (voy. apostasie) ; provenç. et ital. apostata.

APO

APOSTÊ, ÉE/a-po-sté, tée), part, passé. Des gens

sxprè i par un ennemi.

APOSTÈME (a-po-stê-m') , s. m. || 1» Termo de | 2° Fig, Piqué de ne pouvoir démêler le véritable apostème , ni son remède par - 237 , 156,

— HIST. xvi" s. Tumeur contre nature, vulgairement aposteme, paré, v, t.

— ÉTYM. 'Ait6arr\y.a, do omô, indiquant écartcment, et de ircâu, s tenir (voy. stase) ; mot à mot, êcartement, et par u e ab

i APOSTEMENT (a-po-ste-man) , s. m. L'action

ut des assassins.

—ÉTYM. Aposter,

APOSTER (a-po-sté), v. a. Placer quelqu'un dans te pour guetter ou exécuter quelque chose, le plus souvent quelque chose de mal. Aposter des csassassins. Aposter des témoins, en produire de faux.

— HIST. xvi° s. Combattro par fuittes appostéos et recharges inopinées, mont, i, 23. Non une obstination apostée contre son sentiment, id. i, v*. Us luy ont dressé cette querelle apostée, in. 1, 97. Ses parents aposterent un prebstre pour luy dire.... id. Il, 32. On luy apposta une faulse accusation et preuve, id. iv, 22. il commence à presser ce coulelier de propos apostés [préparés, prétextés], et l'embesogna tellement, qu'il.... desper. t orîtes, LXXXIII. 11 ne laisse cependant, par des

qu'il a à ma suicte, de faire proposer en mon conseil ceste rupture dopaix,CAiu.. îx. :i2. En la quelle assemblée il y eut quelques orateurs appostez qui irritèrent et mutinèrent la commune à l'encontre de luy, amyot, Cor. G).

— ÉTYM. À et poster; ital. appostare. Pour l'orthographe avec un seul p, voy. APAISER.

A POSTERIORI (a-po-sté-ri-o-ri), voy. posteriori.

] APOSTILLATEUR (a-po-stil-la-teur), s.m. Nom donné autrefois à ceux qui faisaient des notes sur les anciens jurisconsultes.

— étvm. t et postille (voy. apostiller). APOSTILLE (a-po-sti-11', Il mouillées, et non a-

po-sti-ye), i'. f. || 1" Annotation en marge ou au bas d'un écrit. Écrire en apostille'. Ce que j'ai lu dans Ile de votre lettre ne m'a pas extrêmement plu, balz. liv. vin, lett. 46. Luther, dans les apostilles qu'il fit sur la bulle, boss. Var. t. ||2° Recommandation ajoutée à une pétition, à un mémoire.

— HIST. xvi° s. Firent si bien leur apostille [entreprise apostée], Que, sans faire aulcun desarroy, Le chasteau fut rendu au roy, j. marot, v, <C4. Qui fera ungtel apostille, Comme feist Sapho la subtille, Qui composa de si beaulx vers, m. v, 301.

— étym. A et postille; postula, dans le bas-latin, signifiant explication, note.

APOSTILLE, f,K (a po-sti-Ilé, liée, Il mouillées), part, pusse. X quoi une apostille a été mise. Les piaulent reçus par un maître des requêtes qui les rendait apostilles, volt. Louis XIV, 29.

APOSTILLER (a-po-sti-llé, Il mouillées, et non a-po-sti-yé), v. a. Mettre une apostille, des apostilles. Apostiller une demande, une pétition. Son dessein était de me prier d'apostiller son mémoire, beiin. de s. p. Harm. aquat. air, liv. m. Vous verrez des officiers qui passent leur vie à apostiller en marge les lettres à répondre, p. l. cour. Lett.i, 76.

— HIST. xvi'' s. Le bannissement de Noailles pour avoir escrit sur son lit ces vers : Nul heur, nul bien ne me contente, Absent de ma divinité. Le roy lors de Navarre y avoit apostille de sa main : N'appelles pas ainsi ma tante, Elle aime trop humanité, d'aub. Conf. 1, vu.

— étym. Apostille

f APOSTIS (a-po-sti), s. m. Terme de marine. Pièces de bois aux deux côtés d'une galère, qui servent à porter toutes les rames, avec le secours d'une grosse corde.

— ÉTYM. A et poste.

APOSTOLAT (a-po-sto-Ia; le l ne se lie pas), s. m. Il 1° Le ministère d'apôtre. Saint Paul en son apostolat. Il 2" Par extension, propagation do doctrine. L'apostolat des nouvelles idées.

— HIST. xiii0 s. Guillaume de Jérusalem et légat de l'aposteilat [papauté], du cange, apostolicus. Il xvi° s. Saint Paul voulant approuver son apostolat, ne dit point que.... calv. Inst. S48.

— ÉTYM. Apostolalus, de apostolus (voy . apôtre) , provenç. apostoliat ; espagn. apostolado ; ital. apostolato.

f APOSTOLICITÊ(a-po-sto-li-si-té),ï/. Terme de j théologie. Conformité de doctrine avec les apôtres

— ÉTYM. Apostolique.

APO

APO

APO

t APOSTOLIN (a-po-sto-lin) , s. m. Nom des religieux d'un ancien ordre, qui se prétendait instituépar saint Barnabe; Sixte-Quint les unit aux Ambroisicns.

APOSTOLIQUE (a-po-sto-li-k'), adj. || 1" Qui procède des apôtres. Doctrine, tradition apostolique. Le saint-siége apostolique. Mission apostolique, la mission des apôtres. || 2° Qui tient des apôtres. Vie, zèle apostolique. Que par une règle inviolable, ceuxlà demeurent exclus de l'épiscopat, qui ne veulent pas y arriver par des travaux apostoliques , boss. Le Tellier. Ces deux vertus jointes ensemble qui font le tempérament d'un homme apostolique , ont été le caractère de saint Ignace, fléch. Panég. il. 202. Xavier, cet homme apostolique, ou pour mieux dire cet apôtre, id. ib. 224. 11 n'est pas difficile au Seigneur de porter sur ses ailes, à travers les mers, des bommes apostoliques, mass. Car. Fausse confiance. Par les soins des hommes apostoliquescoulaient des fleuves de charité, id. Car. Aumône. Il permet que nous succédions à ces hommes apostoliques, id. Parole. On fit dans nos campagnesdescoursesapostoliques; les pauvres furent évangélisés, in. Villars. I] 3" Qui dépend ou émane du saint-siége. Nonce apostolique. Bref apostolique. || 4° Notaire apostolique, notaire qui, dans chaque diocèse, était autorisé à rédiger les actes en matière ecclésiastique. 1| 5° Les Hongrois donnent le nom d'apostolique à leur royaume et celui d'angélique à leur couronne. || 6° S. m.plur. Apostoliques, hérétiques du xursiècle, dont l'erreur consistait à prétendre que toutle monde devait renoncer au mariage et aux biens du monde, comme les apôtres.

— HIST. xv° s. Il leur fit lire plusieurs lettres patentes apostoliques et impériales noblement et authentiquement de plomb et d'or scellées, froiss. m, iv, 50. || xvi* s. Ceux qui négligent l'un et l'autre, faussement prétendent d'estre en Pestât apostolique, calv. Inst. 849.

— ÉTYM. Apostolicus, de apostolus (voy. apôtre). APOSTOLIQUEMENT (a-po-sto-li-ke-man) , adv.

X la manière des apôtres.

— ÉTYM. Apostolique, et le suffixe ment. APOSTROPHE (a-po-stre-f), s. /". || 1» Terme de

rhétorique. Figure par laquelle l'orateur, s'interrompant tout à coup, adresse la parole à quelqu'un ou a quelque chose. || 2° Trait mordant lancé à quelqu'un. Il ne s'attendait pas à cette dure apostrophe, || 3° Familièrement, coup. À ces cris redoublés et dont je riais fort, J'accours et je vous vois étendu sur la place Avec une apostrophe au milieu de la face, regnard, Folies amour, se. i\. || 4° Terme de grammaire. Petit signe [']qui marque l'élision. L'enfant, l'homme, pour le enfant, le homme.

— ÉTYM. 'Atcootpoçt, , de o.t.'o, et de tripc/sr) (voy. strophe), tour; motàmot, détour, c'est-à-dire détour par lequel le discours quitte la personne à qui il s'adressaiteten interpelle uneautre. L'apostrophe, marque orthographique, aétéainsi nommée parce qu'elle détourne et remplace la lettre élidée. Cette marque n'est pas ancienne dans notre langue; nos anciens manuscrits ne la connaissent pas. Jacques Peletier fxvr siècle), dan-; son Dialogue sur V orthographe, dit qu'elle a été inventée de son temps. De; grammairiens ont dit que apostrophe, signe grammatical, devait être masculin; en effet apostrophus en latin est masculin , mais par une erreur; car l'aposlrophe se dit en grec t) ànécrxpoç&ç, sous-entendu ariYP-vi, ce qui veut dire la marque qui détourne. Il n'y a donc rien à changer dans le genre.

APOSTROPHÉ. ÉE (a-po-stro-fé, fée), part. passé. Durement apostrophé par son adversaire.

APOSTROPHER (a-po-stro-fé) , v. a. || i° Adresser directement la parole. Ici Ver-vert , en vrai gibier dégrève, L'apostropha d'un : la peste te crève, gress. Ver-vert. ch. iv. Un pédant qu'à tout coup votre femme apostrophe Du nom de bel esprit, mol. F. sav. H, 9. || 2° Adresser à quelqu'un quelque parole désagréable , mortifiante. || 3° Familièrement. Apostropher quelqu'un d'un soufflet, lui appliquer un soufflet. Un magister s'empressant d'étouffer Quelque rumeur parmi la populace, D'un coup dans l'œil se fit apostropher, j. b. rouss. Épigr.

— étym. .1/ ostrophe.

APOSTT.uk (a-po-stu-m'), s. f. ||i° Abcès. J'ai, dit la bête chevaline, Une apostume sous le pied, la font. Fabl. v, 8 (Des éditions portent un apostume). || 2" Fig. Il ne me persuada pas [le duc de Noailles| contre ce que je savais, mais je crus sage de ne pas presser une telle apostume, st-sim. 378, 149. Je suis ravi de vous voir en colère, c'est signe que j'ai mis le doigt sur l'apostume, id. 390, G. || Il faut que l'apostume crève, se dit figurément de quelque chose qui doit éclater.

— REM. L'Académie fait ce mot masculin. Mais tous les auteurs anciens et modernes et les dictionnaires de Furetière et de Richelet le font féminin.

— HIST. xiii* s. Sire, ne sai quel maladie, Ou fièvre ou goûte ou apostume, la Rose, lisei. Je enveiai querre ma gent, et leur di que je estoie nu ut. que j'avoie l'apostume en la gorge, joinv. 240. Car cil qui d'autri bien se duelent et mal paient, De mortel apostume navrent leurs cuers et plaient, j. de meung, Test. 4 067. || xivc s. Si comme le médecin conseille se il guérira l'empostume par evacuacion et par prendre médecine, oresme, Eth. G8. || xv° s. Si lui prit une grosse apostume au corps, froiss. il, ni, 85. J'ay une apostume en la gorge, la Passion de N. S. J. C. || xvic s. Ce vénérable Ilot fui averti De quelque argent que m'avez départi Et que ma bourse avoit grosse apostume, marot, Ép. au roi pour avoir été dénié par mon valet. Une apostume, m. du isell. 476.

— ÉTYM. Berry, postume, pus, sanie. Apostume par corruption pour apostème (voy. ce mot). Muriel apostume dans J. de Meung est au féminin, suivant l'ancienne règle des adjectifs, et ne fait point exception au genre usité chez les autres auteurs.

APOSTUME, ÉE (a-po-stu-mé, môe), part, passé. Une tumeur apostumée. Vieux; on dit aujourd'hui abeédée.

APOSTUMER (a-po-stu-mé), v.n. Veniri suppuration. Votre abcès apostumera bientôt. || Vieux. On dit aujourd'hui, la tumeur abeédera.

— hist. xvc s. Jà est celle détestable playe [le schisme] comme apostumée et tournée en accoustumance, christ, de tisan, Charles V, m, ch. 54. ||xvi° s. Et où ces glandules s'apostemeroient, on fera apertion avec la lancette, paré, vi, g. Elle sont cause d'eiillarulier la playe et la faire apostumer,iD. vu, 5. Ces endroitss'apostumerent, et jetterent assez grande quantité de boue,D.vm, 14. Lesdents peuvent apostumer et pourrir comme les autres os, id.

—ÉTYM. Apostume.

[APOTHÉCION (a-po-té-sion), s. m. ou APO- THÉSIE (a-po-té-zie), s. f. Terme de botanique. Corps fructifère, femelle des lichens.

— étym. 'Anofir)Y.?\ , réservoir (voy. apothicaire). f APOTHÈME (a-po-tê-m') , s. m. || 1° Terme de

géométrie. Perpendiculaire menée du centre sur le côté d'un polygone régulier. || La hauteur d'une quelconque des faces triangulaires d'une pyramide régulière. || 2° Terme de chimie. Précipité brun qui se forme peu à peu dans les dissolutions des extraits végétaux.

— ÉTYM.'Aitô, de, et xiO/|U.i, poser; action de mener en bas, de déposer (voy. thème).

APOTHÉOSE (a-po-té-ô-z'), s. f.\\l° Mise au rang des dieux; réception parmi les dieux. On lui décerna l'apothéose. L'apothéose des empereurs romains. Mais à parler sans fard de tant d'apothéoses, corn. Polij. iv, 6. || 2° Par extension. J'ai vu que le fils de Pépin, Bedoutant son apothéose [lamortj, Disait à l'évêque Turpin, bérang. Mort de Charlem. || 3° Honneurs, éloges extraordinaires dispensés par l'opinion publique. Les sages feront votre apothéose de votre vivant, volt. Lett. à Cath. to.

— SYN. apothéose, deifigation. Donner l'apothéose, c'est mettre au rang des dieux; déifier, c'est transformer en dieu. On donnait l'apothéose aux héros et aux rois, aux empereurs, en les agrégeant aux êtres célestes; c'était une divinité de plus. On déifie en attribuant un pouvoirdivin, une nature divine à ce qui n'a rien de tel. Quand la crainte ou l'espérance déifiaient les objets naturels, elles n'en faisaient pas l'apothéose.

— ÉTYM. 'AiroOéufft;, de àrcô, et 6eôr, Dieu (voy dieu).

f APOTHfilîAPlE (a-po-té-ra-pie), s. f. Terme de médecine. Chez les anciens, terminaison de la cure par les bains et autres soins.

— étym. 'Atto, indiquant ce qui vient après, et OepauEÏa, thérapie.

f APOTHÈSE (a-po-tê-z') , s. f. || 1° Terme de chirurgie. Position qu'il convient de donnera un membre fracturé, après que la fracture a été réduite et maintenue par un bandage. || 2° Terme de rhétorique. Chute finale, trait piquant.

— étym. 'AtwOec'.; , mot à mot, disposition, de ànà, et OÊoriç (voy. thèse).

t APOTHÉSIE (a-po-té-zie), s. f. Voy. apothécion.

APOTHICAIRE (a-po-fi-kê-r'), s. m. Celui qui prépare et vend des médicaments. Pharmacien est. présentement plus usité. || Familièrement. M. de Brissac avait infiniment d'esprit, avec une figure

de jilat apothicaire, st-sim. G4, 56. || Mémoire d'àpothicaire, compte sur lequel il y a beaucoup à rabattre. || Faire de son corps une boutique d'apothicaire, faire abus de médicaments. || Un apothicaire sans sucre, un homme qui n'est pas fourni des choses de sa profession.

— hist. xiii6 s. Tuit cirier, tuit pevrier, et tuit apotecaire,seil metent avant au samedi es haïes ou u marchié, chascun doit obole de coutume, Lii\ des met. 322. Fisicien, n'apoticaire, Ne me puent doner santé, ruteb. 37.

— ÉTYM. Bas-lat. apothecarius, du latin apotheca, du grec an o 6 r, ver], boutique, de àrco, indiquant la mise à l'écart, en réserve, et de iibr,[u, mettre (voy. thème et boutique).

APOTUICAIRERIE(a-po-ti-kê-re-rie), s. f. || l'Officine ou magasin de drogues pour médicaments. || 2° Art de l'apothicaire. On d,t aujourd'hui de préférence pharmacie. || 3° Le lieu d'un couvent où l'on met les drogues.

— ÉTYM. Apothicaire, qui devrait former apothicairie; apothicairerie supposant un substantif apothicairier.

f APOTHICAIRESSE (a-po-ti-kê-rè-s'). s. f. Religieuse qui prépare les remèdes pour les malades de son couvent.

f APOTOME (a-po-to-m') , s. m. || 1" Ancien terme d'algèbre. Reste de deux grandeurs incommensurables dont l'une est retranchée de l'autre. || 2° 'ferme de musique ancienne. Partie du ton, tantôt plus grande, tantôt plus petite que le semi-ton moyen. Les Grecs distinguaient plusieurs apotomes.

— ÉTYM. AiroTou.r] , retranchement, de ànto, indiquant séparation, et TO[j.r), action de couper (voy. tome).

APÔTRE (a-pô-tr'), s. m. ||1° Nom donné aux douze disciples que Jésus-Christ chargea de prêcher l'Évangile. Après la mort de N. S. on donna le nom d'apôtre à saint Mathias, élu pour remplacer Judas, à saint Paul et à saint Barnabe. Les apôtres tiennent le concile de Jérusalem, où saint Pierre parle le premier, comme il fait partout ailleurs, boss. Hist. I, 4 0. Les apôtres (c'était encore au temps de la passion), assemblés autour de leur maître, lui montraient le temple et les bâtiments d'alentour, id. ib. n, 0. || L'apôtre des gentils, des nations, le grand apôtre ou simplement l'apôtre, saint Paul. || Le prince des apôtres, saint Pierre. || Les princes des apôtres, saint Pierre et saint Paul. ||2° Par extension, celui qui le premier a prêché la foi dans un pays. Saint Denis est l'apôtre de Paris. || Prêcher en a] comme un apôtre; prêcher avec onction. || 3° Nom qu'on donne aux douze pauvres à qui on lave les pieds le jeudi saint. || 4° Fig. Celui qui, par ses paroles ou ses exemples, propage une doctrine, une opinion. 11 s'est fait l'apôtre de cette doctrine nouvelle. ]| 6° Familièrement. Si Bacchus, dont je suis l'apôtre, Ne m'inspire un joyeux transport, bérang. Mort subite. Mes bons amis, que je vous prêche à table, Moi, l'apôtre de la gaieté, id. Mes cheveux. || 6° Ironiquement et par antiphrase. Bon apôtre, homme fin et de mauvaise foi. Tout Picard que j'étais, j'étais un bon apôtre, rac. Plaid, i, l.Grippeminaud le bon apôtre, Jetant des deux côtés la griffe en même temps, Mit les plaideurs d'accord en croquant l'un et l'autre, la font. Fah. vu, te. Là, Cormoran le bon apôtre.... Vous les [poissons nait sans peine, id. ib. x, 4. H doit l'avoir gagné; car c'est un bon apôtre, id. Orais. || Faire le bon apôtre, contrefaire l'homme de bien.

— hist. xie s. Dès les apostles ne fut hom tel prophète, Ch. de Jloî. clxiv. [Il] Reclame Ded* et l'apostle de Rome [le pape], ib. ccxm. jjxirs. Saint et martir, apostre et innocent Se plainderoient de vous au jugement, quesnes, Romancero, p. 102. L'apostole [le pape] s'apreste pour la messe chanter, Sax. xin. L'apostoiles de Rome fu en mile palais, ib. xv. ||xin" s. Se tu lui fais nul mal, par l'apostre saint Pierre.... Berte,xx. || xivc s. Clément, par la divine pourveance apostole de l'église de Rome, du cange, apostolicus. De nostre père l'apostoile Voulsisse qu'il semblast l'estoile Qui ne se muet [je voudrais que le pape ressemblât à l'étoile], id. ib. || xvc s. Là tins-je de la foy escole, Comme pastron et apostole De France et de tout le pais, Mir. de sainte Genev. ||xvrs. Tous ministres de l'Eglise se peuvent nommer apostres, d'autant qu'ils sont envoyez de Dieu, et sont ses messagers, calv. Instit. 849.

— ÉTYM. Apostolus, de Smôcxoko^, de àr.ô, indiquant envoi, mission, et cr-éX/to, disposer, envoyer (voy. stole). Provenç. apostol; espagn. a;ostol; ital. apostolo. Dans le vieux français, le pape se

APP

['apostle ou l'op islote; cette dernière forme i un mol relativement mod .,;, ou une dérn me non latine apostolius. Dans I

apôslolus, ayant l'accent sur lie, apostre.

IPOZEME (a po tè m'), s. m. Tenu

clion ou infusion d'une ou de pi .'i laquelle autres médicaments simples ou c nisi Quant aux medicamens cholago-

. seront ordonnés le prudent '-■

i nfM '\-',:.iï, ^1 i-'i'iio. bouillir, de iitô,

i. apozema.

\rv i - ;adémie écrit par deux p les mots à, et d'un mot commençant par un ;>.- par un seul p les mots compi

lent . anomalie qui ne sert qu'à com

marque à ipaiser).

f APPÂLISSEMENT (a ppi! li se man , s. m &c

tion il lie "'i de devenir pâle. L'app

ment i dansunpoSme , bahth. st-hi-

ntr le Rdm

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