‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 154 sur 462 · Livre réd me de · texte numérisé non relu

Livre réd me de

iter l'étude d'une langue, i l surtoul d'un auteur classique. L'apparal de t icéron, le dicl onnaire des mots et des locutions qu'il

. On dit aussi apparatus. " Apparat royal, itin à L'usage 'les comants.

— SYN. m PAREIL. Ces deux mots n'ont

commun par l'étymolo , mier venant

de parare, \ et le second de pareil, disposi-

tion des chi ■■ : ■ : pour une

ton. Ils se rencontrent dans le sens de magnificence. leur ètymologie, apparut, signin qu'on a pris, la et un certah l'on est d

blftmer. Rien de d e l dans appareil. Un

festin d'apparat, c'est un festin où l'on déploie sa

licence. L'appareil d'un festin, c'i îition d'un 51 ind 1

— HIST. v, r s. 11 alla à la messe à S. Denis le

e juillet, ave tout : i] 11 I que le lieu

1 ut, D'AUB. ttist. m , 294.

— ÊTYM. Apparat s n; de ad (voy. A) et parare, préparer (voy. parer).

APPARA1 \ L-pa rô), s. m pi ne tous

irins instruil it comme le pluriel d'ap

■ 1 entend p 1 ux ou appareils la

• nécessaires pour une | rati n. Le

et appareils ment sont la col-

lection de su; m ichini s. Cei

rni les agrès, les apparaux, les vivres, mon-

TESQ. ESp. XX. 6.

— rem. On voit qui lieu a employé a]

dans le vrai sens et non dans celui que 1 \ cadémie lui donne : voiles, vergues, ancres, etc.

— hist. xvic s. Le prince qui ne pouvoit entret ura sur le havre sans artillerie et sans appa

raus, d'aub. Hist.n, 304 (voy. appareil).

— étym. Pluriel de appan il.

APPAREIL (a-pa-rèll, // mouillées) , s. m. ||i°Dis position de ce qui a grandeur ou pompe. Appareil île guerre. Appareil de fête. Elle était née dans une cour où la majesté se plaîl a paraître avec tout son appa j érèse Le traiti de paix ne sont que comme l'appareil d'une nouvelle gui

md ont de ce

l'appareil, volt. Znire. m, 1. Le tyran règle tout: ireil du carnage et non une fête, id. Uérope, iv, 5. Jemontrai le premier au peuple du Mexique L'appareil inouï pour nouveaux De nos châteaux ailés qui volaienl sur les eaux, volt. .1/;. 1, t.||2° Pompe, magnificence. Quand la bienséance exigeait de lui en certaines occasions de la dépense et de l'appareil, il était magnifique sans aucun regret et de trèsbonne grâce, fonten. Newton, .le fuis des cours le pompeux appareil, bérang. .Voit. Diog. Vous avez fait un dîner de grand appareil, SÉV. 2:1c N'empruntant rien de l'appareil, devant tout à lui-même, mass. Conty. Et vous allez au temple Y changer l'allégresse en un deuil sans pareil, La pompe nuptiale en funèbre appareil, corn. Rodog. v, 5.... Pourhaut appareil d'une pompeuse gloire, id. //or. 11, 6. Vous même avez dicté tout ce tr ste appareil, rac. Esth. m, t. J'ai moi-même ordonné La suite et l'appareil qui vous est destiné, id. Mitlir. m, 1. I) 3° Fig. Un monde où vous ne servez plus que d'un appareil incommode , mass. Prod. || 4° Terme de sciences et d'arts. Assemblage de pièces, d'instruments propres à une opération. || En physique, collection des instruments et ustensiles nécessaires pour faire une expérience et vérifier les lois d'un phénomène. H En chimie, assemblage méthodique de vases, de tubes et. d'ustensiles destinés à une opération chimique. D 5° En chirurgie, assemblage méthodique de tous les instruments et objets nécessaires pour pratiquer une opération ou faire un pansement. Il Par extension. Plateau à compartiments sur lequel sont placées les diverses pièces d'appareil nécessaires pour les pansements, telles que bandes, compresses, etc. Il L'ensemble des pièces de pansement qu'on applique pour une lésion. Un appareil à fracture. Nous lui avons mis le premier appareil que nous lèverons demain, sév. 70. Le premier appareil avait été levé, m. 44. Il Fig. Vous m'aiderez à mettre quelque appareil sur les blessures de ce cœur

APP

malade, j. j. rouss. Héloïse, n, 2. Souffrir sans murmure est le seul appareil Qui peut guérir l'ennui.... m mu. vi, 2. L'absence est aussi bien un remède :' la h dne Qu'un appareil contre l'amour, la ' ' ''"'"' V 12. II On désigne sous les noms de l[ lui 1 u Grand appareil, Ras appareil, les diverses méthodes suivanl lesquelles on pratique la'lithotomie. Il 6" En anatomie, les appareils sont des subdivisions tri complexes du corps, ci instituant un tout coordonné, e1 se subdivisanl à leur tour en parties plus simples dediverses natures, appeléesorganes, ou, réciproquement, un appareil esl unassemblage d'organes divers. L'appare 1 digestif. || 7 En termes d'architecture, l'art de tracer, de disposer la pose des pierres dans les constructions suspendues comme voûtes, arcades, dômes. Il Lesmaçons nomment il, l'épaisseur d'une pierre. Une pierre de eil, c'e t-à-dire fort épaisse. Il Bel appareil, les assises qui sont de hauteur égale et dont les joints sont bien faits. || 8° En termes de marine l'appareil de la pompe signifie le piston. || 9° Les meuniers donnent le nom d'appareil a de petites planches dont ils se servent pour retenir l'eau. || Locution proverbiale qui vieillit: Faute de bon appareil ou autrement, c'est-à-dire faute de soins ou do quelque autre façon.

— SYN. APPAREIL, PRÉPARATIFS, APPRÊTS. Les pré-

e l'ont d'avance pour une opération qui peut être fort éloignée. Lus apprêts sont dus préparai fs qui su fonl pour une opération imméd ate. Les préparants de la guerre ; les apprêts de la bataille. L'appareil e di pi e et porte l'attention sur la grandeur et la complication des moyens.

— HIST. xmc s dist à ses senescaus Que voi-

en la vile es plus maistres casaus, Et gardent

que moult soit unis. Ch. d'Ant. 1, 764.

Il xvc s. Entrementes que le roi d'Angleterre faisoit son appareil pourrei neurs, dames... .froiss.

i, 1, 214. Le jour devant, si lis mon appareil De me couchier, sitosl que le soleil Je \ y retrait et sa clarté mussée, en. n'oiu.. Bal. 73. Dans le four est mis l'appareil, Tu en doibz avoir un pareil, lafontaine, 781 . Chacun dessupplians ayanl son appareilou charrue de bœufs pour labourer, nu cange, apparamenta. Les Turcs liront très grant appareil, mais ce fut si celéement que oneques le roi n'en sceut rien, llouciq. I, 24. Ainsi fit là son appareil moult grandement et très honorablement Messire Bouciquaut, ib. 1, t«. Estant en ce povre appareil, le duc de Lorrayne....coMM. v, 1. 1| xvi" s. Le barbier, qui, t aianl ai n pnuiiior appareil, me lava....

d'à B.Fœn. 11, to. De la manière d'extraire les pierres aux hommes, qu'on appelle le grand et haut appareil, paré, xv, 45. Hommes d'armesarmezà hault appareil, amyot, Lucul. 75. J'ay pensé qu'il falloitjà faire grant appareil pour le soupper, id. ib. 81.

— ÉTYM. Voy. appareiller. Provenç. aparelh; anc. catal. aparéll; espagn. aparejo; portug. apparelho; ital, apparecchio. Dans le vieux français, le mol était apareils, apareux, apar aux, a.u nominatif singuliei : apareil, ni régime singulier; et au pluriel, appareil au nominatif, et apparaux au régime; c'est ce qui explique' la forme apparaux dans le langage de la marine.

f APPAREIIXADE (a-pa-rè-lla-d', Il mouillées), s. f. Terme de chasse. Formation des couples da perdrix pour la reproduction.

— ÉTYM. Appareiller.

APPAREILLAGE (a-pa-rè-Ila-j', II mouillées), s. m. H 1° Terme de marine. Préparatifs pour mettre à la voile. Faire son appareillage. || 2° En économie rurale, choix de deux ou plusieurs animaux d'après leur conformation, leurs aptitudes, leur taille, leurs forces, pour les faire travailler au même joug, à un service commun.

— étym. Appareiller.

APPAREILLÉ, ÊE (a-pa-rè-llé, liée, Il mouillées), part, passé. Des chevaux appareillés. Ne t'alarme pas trop d'être appareillé avec un criminel au 1 char de la vie, chateaub. Natch. v, 219.

APPAREILLEMENT (a-pa-rè-lle-man , II mouillées, et non a-pa-rè-ye-man) , s. m. || 1° Action d'appareiller deux objets. || 2° En économie rurale, choix raisonné, selon le but qu'on se propose, de deux animaux domestiques , soit pour la reproduction, soit pour le travail. On dit aussi appatronnement.

— HIST. xme s. Tous armés de blans garnimens Et de tels appareillemens, Com li blans chevaliers avoit, Robert le Diable, dans du cange, apparamenta. L'apparillement c'on fait, si com de saler, de mangier rostis, fris, en ewe.... alebrant, f°63.

— ÉTYM. Appareiller; provenç. aparelhamen ,

apareïïamen; anc. espagn. aparcjamiento; ital. apparecchiamento.

APPAREILLER (a-pa-rè-llé , II mouillées), v. a. || 1° Trouver un pareil à quelque chose. Il faut appareiller ces gants, ces souliers, ces pistolets. || 2° En termes d'architecture, marquer les pierres selon qu'elles doivent être taillées. || 3° En économie rurale, et en parlant des animaux domestiques, choisir deux individus pour les faire concourir simultanément à un but commun. On dit aussi appatronner. || 4° En termes de pêche, appareiller un filet, le disposer pour la pêche. || 5° Technologie. Apprêter le mélange des poils et des laines pour faire un chapeau. ||6° Joindre ensemble des planches de même longueur et de même épaisseur. || 7° V. n. Terme de marine. Mettre à la voile. Nous appareillâmes le lendemain pour retourner en Angleterre, volt. Jenni, 4 2.||Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir. || 8° S'appareiller, v. réfl. Se joindre à un de ses pareils. Ils sont dignes de s'appareiller. || 9° S'accoupler, en parlant des oiseaux. Quand la tourterelle a perdu sa compagne , elle ne s'appareille plus avec une autre, richelet.

— HlST. xi s. L'aveir Carlon est-il apareillez? Ch. de Roi. l. Et de bataille sont tuit apareillez, ib. lxxxviii. || xii0 s; Plus grant navie [flotte] ne fut apareillée, Ronc. p. m. De bêles armes [ils] furent aparellié, ib. p. 4 8G. Le terme vous dirai de vous aparoillier; D'hui cest jour en un an soiez prest d'ostoier [entrer en campagne], Sax. xvi. || xme s. Et l'empereres Alexis avoit appareillies grans gent pour assaillir aus trois portes, villeh. lxxxi. Ménestrel s'apareillent pour faire leur mestier , Rerte , xi . Son. afaire [elle] appareille, mains [moins] qu'ele peut, detrie [tarde], ib. lxxii. Et lors fu moût trèstout appareillies li lis [le lit],*, lxxv. Nous sommes tout aparelliet de deffendre le roiaume et vous et nous et nos hommes, Chr. de Rains, 24. Et li vénères moult se peine De ses lévriers apareillier, Ren. 22209. Lors te vendra en remembrance Et la façon et la semblance À cui nule ne s'apareille , la Rose, 2447. Especialment l'espée temporel doit toz jors estre apareillie por garder et deffendre Sainte Eglise toutes les fois que mestiers est, beaum. xlvi, 4 2. En ce point que je appareilloie pour mouvoir, joinv. 208. Ainçois manjoit ce que ses queus li appareilloient devant li, id. 193. || xve s. La dame fit appareiller toutes ses besognes, et payer et délivrer aux hostes.... froiss. i, i, 42. Où le roy Philippe estoit tout appareillé de le recevoir [Edouard à Amiens], m. I, i, 52. Pour éviter tous ces grans perilz qu'il veoit appareiller contre luy, comm. iv, 8. Noz œuvres envers luy [Dieu] ne d'ung costé ne d'autre n'estoient point dignes de recepvoir cette longue paix qui nous estoit appareillée, id. v, 13. || xvie s. Si estoit le peuple prest et appareillé de procéder par la pluralité des voix au bannissement de l'ostracisme, amyot, Aie. 20. Surprendre les ennemis en desarroy, estans empeschez à faire leur logis et appareillez à soupper, id. Timol. 16. Hz le firent advertir qu'il se gardast du poison qu'on luy avoit appareillé, id. Flarnin. 41. Les .Egyptiens qui s'appareilloient pour voguer aprêz eulx, id. Pomp. 4 4 0. La merci est appareillée à toutes fautes, quand le pécheur se retourne par devers la clémence du Seigneur, calv. Instit. 437. Cela donna moien à Lansac, appareillant de bon matin, de prendre sa place au siège, d'aub. Hist. u, 300.

— ÉTYM. À et pareil; mettre ensemble des choses pareilles, assortir, arranger; provenç. aparc- Ihar; espagn. aparejar; ital. apparecchiare.

APPARÉILLEUR (a-pa-rè-lleur, II mouillées), s. m. || 1° Chef-ouvrier qui trace la coupe de la pierre à ceux qui la doivent tailler. || 2° Ouvrier qui apprête les bas et les bonnets. || 3° Ouvrier qui prépare les soies pour fabriquer les étoffes.

— étym. Appareiller.

APPAREILLEUSE (a-pa-rè-lleû-z', «mouillées),

s. f. Terme injurieux. Femme qui s'entremet dans de mauvais commerces d'amour.

— ÉTYM. Appareilleur.

APPAREMMENT (a-pa-ra-man) , adv. || 1° Manifestement. Ce sens a vieilli; il a été très-usité autrefois. Un psaume qui apparemment est de Salomon, Boss. Polit. Quoi qu'il en soit, deux choses sont assurées, l'une que le miracle de l'apparition de l'étoile servit de règle à Hérode pour étendre son massacre ; l'autre que celui qu'ir cherchait fut le seul apparemment qui lui échappa, id. Élévations sur les mystères, <9e semaine, 4. Ce discours apparemment véritable, vaugel. Q. C. 273. || 2° Selon les apparences, vraisemblablement. C'est la nécessité de ce concours de tant de qualités.... qui fait apparem-

APP

ment que le génie est toujours si rare, vauven argues, Du génie. || 3° En apparence. Le coadjuteur ne laissa apparemment d'employer la dignité de son caractère et ses persuasions pour calmer les Orages, larochef. Mém. 30. Tant que Galba vivra, le respect de son âge. Du moins apparemment, soutiendra son suffrage, corn. Othon, ni, 5. Une puissance apparemment assurée, st-évrem. ii, 4 59. En public elle me persécutait apparemment avec plus d'animosité que les autres, scarr. Rom. com. n, H. 0 ciel! ta providence, apparemment prospère, Au gré de mes soupirs de deux fils m'a fait père, rotrou, Vencesl. iv, 6.

— rem. On le met au commencement d'une phrase ou après le verbe : apparemment il viendra, ou il viendra apparemment. On dit aussi : apparemment qu'il viendra.

— HIST. xvi° s. Ces injustices-ci et autres semblables, si apparemment mauvaises, ne sont gueres commandées, si ce n'est par quelques-uns qui ont l'esprit et le cœur barbares, lanoue, 218.

— ÉTYM. Apparemment est pour apparent-ment , de apparent au féminin, suivant l'ancienne déclinaison des adjectifs, et le suffixe ment (voy. ment).

APPARENCE (a-pa-ran-s') , s. f. || 1° Ce qui apparaît d'une chose. Il ne faut pas toujours juger sur les apparences, sév. 461. L'apparence nous trompe, et je sais en effet.... corn. Héracl. iv, 6. L'apparence t'abuse, il m'aime au fond de l'âme, ro. Sert, u, 3. De votre changement la flatteuse apparence M'avait rendu tantôt quelque faible espérance, rac. Bérén. v, 7. Son esprit était éclairé d'une foi constante et inébranlable queles apparences humbles et pauvres ne pouvaient blesser, fléch. i, -118. Vous le pourriez avec d'autant plus d'apparence de raison que.... fén. Tél. xx. Non, non, vous vous laissez tromper à l'apparence, mol. Tart: ni, 6. Elle donnerait au public quelques apparences en faveur du duc, hamilt. Gramm. 8. ||2° Absolument, belle apparence, belles apparences. Dans le hameau, cette maison a quelque apparence, i. J. rouss. Km. v. Le règne de Dieu ne viendrait point avec apparence, fléch. Serm. i, 20. Il ne fallait que la revêtir [l'idolâtrie] de quelque apparence et l'expliquer en paroles dont le son fût agréable à l'oreille pour la faire entrerdanslesesprits, boss. Hist. u, 42. || Sauver les apparences, ne laisser rien apercevoir de blâmable. Pourvu qu'elles sauvent les apparences, mol. lmpr. i . Il tâche de sauver les apparences, boss. ii, Pénit. 3. Ils ne lui donneront un baiser de paix que pour sauver les apparences, mass. Pass. Tous ceux qui ont passé le Styx après moi [Tatius] , m'ont assuré que tu [Romulus] n'as pas même sauvé les apparences [de mon assassinat], fén. xix, (64. Afin d'en sauver à toutlemoinsl'apparence.... vous direz .... que c'est la traduction d'une ode, balz. Liv. vu, lett. 27. On garde encore à la vérité les apparences, mass. Pardon. || 3° Forme, figure. Sous une apparence mortelle. || 4° Marque, vestige. Il ne reste à cette femme aucune apparence de beauté. Sans qu'il y ait jamais eu aucune apparence de danger, sév. 249. || 5° Vraisemblance, probabilité. Peut-être, et ce soupçon n'est pas sans apparence, corn. Pohj. ni, 5. Il y avait quelque apparence qu'il n'en était pas échappé, id. Ex. du Cid. C'est elle dont je tiens cette haute espérance Qui flatte mes désirs d'une illustre apparence, id. Pomp. iv, 3. Croyais-tu que son cœur, contre toute apparence, Pour la persuader trouvât tant d'éloquence? rac. Baj. ni, 3 Un roi qui naguère avec quelque apparence De l'aurore au couehant portait son espérance, id. Mithr. ni, 4. .... cette guerre, Arcas, selon toute apparence, Aurait dû.... id. Tph. i,4. Parmi tous ces discours dépourvus d'apparence, rotr. Antigone, iv, 5. Ils n'étaient pas moins en admiration de leur rétablissement fait contre toute apparence, boss. Hist. n, 5.. N'est-ce pas une témérité insupportable d'avancer des impostures si noires non-seulement sans la moindre preuve, mais sans la moindre ombre et sans la moindre apparence? pasc. Prov. 2. Vous n'avez pu donner la moindre apparence à une accusation qu'il n'eût été permis d'avancer qu'avec des preuves invincibles, m. ib. 4 6. Je le quittai, et je ne vois guère d'apparence d'y retourner, id. ib. 10. Il va à droite et à gauche, selon qu'il y voit de jour et d'apparence, la bruy. 6. Son voyage finira bientôt, selon toutes les apparences, id. 223. Je le croirais bien, il y a toutes les apparences du monde, mol. Prie. rid. se. 6. Je vois trop d'apparence à tout ce qu'il a dit, id. leDép. 1,5. Il n'y a nulle apparence à cela, id. Préf. de Tart. On peut juger avec grande apparence Que. ... lafont. Rich. Je ne vois pas d'apparence qu'ils disposent de

APP

moi, hamilt. Gramm. 8. Selon les apparences, ils perdirent courage, fén. Tél. vi. ||Ily a apparence que. Iln'y aurait point d'apparence qu'un particulier fît.... desc. Méth. 11 y a apparence que je me ressentirai de votre faveur, balz. Liv. vi, lett. 2. II y a. de l'apparence que nous lui gagnerons son argent , hamilt. Gramm. 3. Il y a apparence qu'on ira voir cette personne, sév. 408. Je la crois telle aujourd'hui qu'elle a toujours été, et il n'y a pas d'apparence qu'elle se perfectionne jamais.... dider. Lett. sur les sourds et muets. 11 n'y a pas d'apparence que je puisse vous voirsitôt, bos. Lett. Corn. 31 . Quelle apparence y avait-il qu'ils [les mages] demeurassent dans leurs palais, tandis que Jésus-Christ était dans sa crèche? fléch. Serm. i, 208. Quelle apparence y a-t-il qu'on puisse les réduire et les ramener à Dieu [ses sens et ses pensées] quandon veut?m. Panég.u, 239. || Iln'y a pas apparence de avec un infinitif. Iln'y a point d'apparence d'être prodigue dans la pauvreté, balz. Liv. v, lett. 9. Il n'y avait pas d'apparence d'abandonner mon ami dans un si grand accablement d'affaires, scarr. i, 404. || Elliptiquement. Mais l'apparence, ami, que vous puissiez lui plaire, Teint du sang de celui qu'elle aime comme un père? corn. Cinna, n, 2. Quelle apparence de pouvoir remplir tous les goûts? la bruy. Disc, sur Théophr. Quelle apparence de dire que je veux envoyer des troupes?FÉN. Tel. xii. Quelle apparence qu'il \ienne dans une île si éloignée ? id. ib. xiv. Quelle apparence de s'en prendre à un pécheur qui se repent? fléch. Serm. i, 289. Mais quelle apparence de m'étendre davantage sur un sujet où, si je veux me louer de votre bonté.... pellisson, Disc, à l'Académie. || G" Faux-semblant. Ils couvrent leurs passions sous une apparence de piété, fléch. Lam. Vices déguisés sous les apparences de la vertu, fén. Tél. m. Allons chercher fortune autre part, je vois bien qu'on n'aime ici que la fausse apparence, mol. Préc. rid. se. 48. || 7° En apparence, loc: adv. D'après ce qui paraît, ce qu'on voit. La condition la plus heureuse en apparence a ses amertumes. Qu'elles le soient effectivement et non en apparence, boss. Polit. Du prince, en apparence, elle reçoit les vœux, Mais elle les reçoit pour les rendre à Roxane, rac. Baj. i, 4. Hermione, seigneur, au moins en apparence, Semble de son amant dédaigner l'inconstance, id. Andr. i, t. Et qui croira qu'un cœur, si grand on apparence.... id. Brit. m, G. Si l'on guérit le mal, ce n'est qu'en apparence, corn. Cid, il, 3. |] 8° En perspective, l'apparence d'un objet est le point par lequel on suppose que passe une ligne qui vient directement à l'œil.

— REM. L'Académie dit : sous apparence de l'amitié. Cela ne paraît pas correct; il faut, ou sous l'apparence de l'amitié, ou sous apparence d'amitié, ou sous une apparence d'amitié.

— hist. xme s. Se uns estranges areste en une vile un an ou deus, sans fere aparance de voloir y demorer, beaum. lvi, 3. En tel cas il poent estre provi- à bastart par l'aparance du fet, ib. xvm, 4 4. || xive s. Et souffist parler de ceulx qui de prime face ont aucune apparence, oresme, Eth. M H. || xve s. Et veulent dire les aucuns que ce dimanche, selon les apparences que on y vit depuis, le duc de Bretagne ot traité aux Anglois, froiss. u,n,2) 5, Les apostres ne le doulz Jhesu Crist Ne portèrent draps de grant apparance, e. pescii. L'habit ne fait pas l'homme. || xvi° s. Chose qui eust eu apparence [qui eût semblé vraie] en un autre siècle, mont, i, 27. Ambassadeur par effect, mais par apparence homme privé, id. i, 38. On peut dire avecques apparence que.... id. i, 12). Il n'y a pas grande apparence que cette isle soit ce monde.... id. i, 232. L'altération dessainctes escritures est deffendue.non sans apparence [raison], id. i, 399. Cest argument certes a apparence ; neantmoins.... lanoue, 230. Le François est prompt d'embrasser les choses où il void quelque apparence d'y recevoir louange, id. 235. Un autre dessein fut tenté par lui (qui ne fut non plus exécuté) auquel il y avoit, ce me semble, plus d'apparence, id. 553. Tant en apparence qu'en effect, id. 605. Il n'y a point d'apparence que je m'y doive fier, carl. iv, 4 4. Que les affaires delà religion estoient beaucoup plus en apparence d'avoir pis qu'en espérance de mieux avoir, m. dubell. 485. Je porte la peine de ce que je ne suis pas beau filz ny homme de nulle apparence, amyot, Philop. 3.

— étym. 'Provenç. apparencia, aparensa ,■ espagn. apariencia; ital. apparenza; du latin apparentia, de apparens, apparent.

APPARENT, ENTE (a-pa-ran, ran-t'), adj.\\ ^Visible, évident, manifeste. Des vices apparents. Bourgeon bien apparent. Apparent et croyable attentat,

APP

hoth. Bilis iv, 4. Il est apparent qu'ils [M. le duc du essuyèrent des si , ,2. \\l° Remarqu : maison la plus apparentedi

L, rès une inclination trê , laplus

luifituneesp* ipliment, i i

,, p. 35. || Substanl i s plus

ceux qui occupent le principal rai >nts étaient di

lieux.Voilàce qu'on pourrait dire de mtpour souten rcel état, boss. /■ tt. quiét. n'est qu'en apparence, i o pri

uvement apparent rent de En astronomie, le diamètre appa- [uel le diamèl hauteur au dessus '1 ' ne tenant pascomptedelaréfractionel d i 5* 1 n jurispru :

rentes . ' rar des ou

[u'une porte, une fenêtre, un aqi

e qui est apparent a une certaine appa-

eur. Ce qui est vraisemblab

fme au train ordinaire des choses ; il n'y a ni

Ce qui est probable

faveur un commencemeni pe posi-

tive. On ces troisexj : nt trois

croissants de crédibilité. Plausible ■

laudi, digm ment, i ne

n plausible, une excuse plausible, c'est une

opinion, une excuse à laquelle nous devons ou pou-

plausible on conmoins l'apparence, la vraisemblance ou la ue l'effet que la chose plausible produit sur ni

— HIST. xii' s. Mal guerredon leur en fuaparant, lîonc. p. I i Va s'en la nui/, li jors est aparanz, ib.

i us l'en puet tiex songes songier Qui ne sunt nue mençongier; Ains sunt api'

rot, la Rosi . 5, Jeme puis bien fere partie de ce ou ; damace aparant, mai m. xii, 12,

nsi que gens oiss. n, ix, ce Et ne aul costé, id. i, i, •jj4. En vertu d'une procun ent suffisam-

ment, qui la l'ut apporté* : Angleterre,

m. i. i, ib. ] . et si ils n'a

e t'ait nul fait d'aï i istoit du

faire, in. i, i, 84. L'orf niden toutes

communautés que tous gentilshommes s'en doute- . et jà en i u l'apparent en Angle-

tD. il, n, 203. Tousjours les sages veullent chercher quel, pie bonne couleur et ung peu apparente, COMM. ni. •• Et alloit ce pays en grant trouble, et a esté jusques i parent de faire.... id. vi, 3. H xvi' s. 11 est mieulx deu aux plus apparents de se faire attendre [au rendez-vous], mont. i, m. Une si gi ssiere el apparente ou ignorance ou couardise, in. i, 56. Sans cause apparente, id. i , 64. Les plus apparents de la court.... id. i, ho. h avoit desjà pourveu au places où il estait apparant que l'ennemy s'attaqueroit, m. du bell. 94. Il créa cent conseillers, les plus apparents et les plus gens de bien de la ville, lesquelz il appela Patriciens, amyot. IUm. 19. H estait apparent que le combat y seroil aspre et pénible, à cause de la malaisance du lieu. in. Rom. 27. Cela le rendit grandement, et non sans apparente raison, suspect d'avoir est,'- luxurieux, m. Arist. et Caton comp. 12. Cherchant quelque occasion apparente de nous faire la guerre, id. Lucull. 26.

— étym. Apparais, de apparere (voy. apparoir). APPARENTE, ËE (a-pa-ran-té , tée), part, passé.

|) 1° Quiaune parenté. Bien apparenté, mal apparenté, qui a une parenté en bonne, en mauvaise position. L'abbé de Cîteaux se trouvait lors une fort bonne tête et fort apparenté dans la robe, st-sim. C5, 88. Un M. de G***, capitaine en France et apparenté dans le conseil, i. i. rouss. Conf. i. C'est une femme fort à son aise qui a de bonnes rentes sur la ville, des maisons à Paris; Lucile est fort bien apparentée au moins, regnard , le Retour imprévu , 2. || 2° Fig. Bonaparte avoit d'abord admiré les feux [de Moscou] comme un spectacle apparenté à son imagination,

CHATEAUB. Outre-tombe , t. VI, p. 78, 1849.

APPARENTER (a-pa-ran-té), v. a. || i" Donner parenté par alliance. Bien, mal apparenter ses enfants. Voilà ce qui commença à apparenter et à mettre dans le monde le grand-père du cardinal d'Estrées, st-sim. 370. mo. || 2° S'apparenter, v. re/l. Prendie parenté. S'apparenter à la bourgeoisie.

APP

— hist. xui"s. Povresparenz nus nul n'aparente,

D le père, je ne fois [fais] doubte dti temps

d / \ i Bibl des ( hartes . i1 série, 1. 1, p. la lu paj dudit dui m. m, n. [I xvi iquelli tsang raial,

■ ceux de Gui se.... d'aï 3. Hist.

si tous les en fans de ceux qui ont de sang me voû-

taient apparent r, i u i.. m, 3.

— étym. l el purent.

fAPPARESSEB a-pa-ri è),v. a. 1 Ri ndre pa \. Je ne voulais pas leur montrer [au duc et à la duchesse d'Orléans] tous mes ress irts pour ne tir et apparesser par compter trop sur mon industrie, st-sim. 267, 105. ||2° S'appai r. n/.' | aresseux.

— HIST. xvic s. Pour garder que les forces de notre estomach ne s'apparessent, mont, n, 15. Le corps et l'esprit s'apparessent en moi par la repletion, ID. IV, 288.

— ÉTYM. L el paresse.

[ APPAR1ATION (a-pa-ri-a-sion) , s. f. Action ,1 appai ier, de metire i n comparaison.

— hist. xvi° s. Nostre arrogance nous remet I u jours en avant ceste blasphemeuse appariation,

— ÉTYM. Apparu r.

APP \R!É. EE (a-pa-ri-é, ée), part, passé. Mispar paire. Des b

APPARIEMENT ouAPPARÎMENT (a pa-ri-nian) , s. m. Action d'apparier, d'unir par couple, d'assortir par paire.

— étym. Apparier.

APPARIER (a | v. a. || 1° Assortir par

ou couple. Appa .aux de cai

de labour. A] i gants, des bas. || 2° Mettre

Me le màlc et la femelle; ne se dit que des oiseaux, et en particulier des pigeons et de-

m foi je crois qu'il en fera de belles, Si le diable vous tente et veut vous marier, Qu'il cherche un autre objet pour vous apparier, regnard, Légat, i, '■• . !', 3 v. réfl. Se mettre par couple de mâle et de femelle. Dans cette saison , les tourterelles s'apparient. || 4° Par extension. Ils travaillent un mois à chercher comme à fils Pourra s'apparier la rime de Memphis, Théophile, Élégii à une dame, 84.

— iiisr. xv s. Ce seroit une belle paire, Et Diex doinst qu'amour nous apaire . froiss. Espinelte amour. || .xvic s. Cccy se pourroit apparier [comparer] à ce qu'on veit dernièrement, mont. i. 6. Ceulx qui apparioient Plaute àTerence, id. ii, H'2.

oi la tourterelle, qui jamais no s'apparie qu'à un, leur doit faire grand honte, yver. p. 569. H n'y en avoit point que nous luy puissions plus raisonnablement apparier que Eumenes, amyot, Sert. i.

— étym. .1 et paire; provenç. apariar; espagn. aparear.

| APPARIEUR, 1.1 SK (a-pa-ri-eur, eu-z'), s. m. et f. Celui, celle qui apparie. Une marieuse de gens, on appelle vulgairement cela une apparieuse, tal-

LEMANT, VIII, p. 70.

— ÉTYM. Apparier.

APPARITEUR (a-pa-ri-teur) , s. m. ||i° Sergent d'une cour ecclésiastique. || 2° Huissier attaché à une faculté. || 3" En général, huissier. Coriolan, naturellement fier et hautain, ayant renvoyé l'appariteur avec mépris , comme les tribuns l'avaient bien prévu.... vert. Rév.rom.u, H2.

— ÉTYM. Apparitor, mol à mot celui qui est présent, par conséquent qui surveille ; de apparere (voy. apparoir).

APPARITION (a-pa-ri-sion ; en poésie, de cinq syllabes), s. f. || 1° Manifestation d'un phénomène. Apparition des astres, du soleil. Â l'apparition de la nouvelle lune. || 2" Action de se produire, arrivée, séjour. Alors notre ami fit son apparition. Sa brusque apparition les surprit. Il ne fit là qu'une courte apparition. D'Effiat ne venait presque jamais à la cour, et encore en apparition, st-sim. 393, 86. ||3° Fig. Naissance, commencement. Le tribunat, dont l'apparition eut lieu au milieu des guerres civiles. Dès l'apparition de la maladie. Depuis l'apparition de la philosophiedeDescartes. || 4- Manifestation d'un objet qui se rend visible. Les apparitions des dieux. Apparition nocturne. L'apparition d'un spectre. Au plus haut point de sa gloire, sa joie est troublée parla triste apparition de la mort, boss. Le Tellier. Tu n'y vécus pas seul; sous des formes divines, Tes apparitions peuplèrent ce beau lieu ;Tu voyais tourà tour passer sur ces collines L'esprit de la tempête et le souffle

APP

de Dieu, i \m\ht. llarm. i, H. Ces apparitions sont les images..;, tristan, Mariane, i, 2. Il 5" Spectre, il y a dans les cani-

ns qui croient encore aux appa-

HIST. xv» s. El mesmes, pour plus grant apparucion montrer, le Dauffin misthors ceux qui lui né ce conseil, eenin, 1419. ||xvi" s.

Le dit cabinet semblera estre toul d'une pièce, parce qu'il n'\ aura aucune apparition [apparence] do jointures, palissy, 60. Ceste apparition miraculeuse \mviii1, Timol. n. i

— En M. Apparitio, de apparere (voy apparoir). On a dit aussi appai ution, qui est tombé en désuétude.

APPAROIR (a-pa-roir), v. impers. Usité seulement à l'infinitif et à la troisième personne du singu lier du pré en) de l'indicatif: il appert. Terme de ronstaté. Comme il appert parjugement iunaJ. Il a fait apparoir de son bon droit. Vore pectable père signa toujours de Rony, ainsi qu'il appei I sur votre propre extrait de baptême, p. l. courr. il, 3G8. Appert-il mieux des disposition des hommes que par un acte signé de leur main? la bruy. 14.

— REM. À l'infinitif, ce verbe ne se dit qu'au pa-

ependant La Bruyère a dit, ch. 7 : Ne faire qu'apparoir dans sa maison. C'est un archaïsme.

— hist. xi" s. Tresvail la nuit, et apert la claire aube, Ch.de Roi. lvii ||xui" s. Devant l'aube aparant, ains qu'il fust ajourné, Berte, xv. [Que] Leur maie tra en appi rt, ib. xxxiv. Ains

m là en droites apere.... ib. xliv.

Car quant ainsinc apert par air, la Rose, 5961. Or sus, nr sus. fo i il, barons; Se tantost armés n'aparons, Por secoure ce fin amant... ib. 15282. Et cil qui povres apparront, Lorpropres frères les harront, ib. 8217. Je vins à orc et à tens por mon jor

, et l'ai gardé si come je dei, trusqueas esteilles aparans el ciel, iss. de Jér. 86.||xivc s. Si comme entre innombrables exemples peult apparoir

de ceste très commune propos n, oresme, Eth.

Prol. Par quoy il appert clerement que nostre bon roy Charles peult estre dit Charles grant en sagesse, id. ib. Et pour ce comme il apperra après par Aristote, ceste science appartient par especial et principalement aus princes.... id. ib. Et ce que dit est que prudence est vers choses singulières, il peut apparoir par signe, id. ib. 181. ||xvc s. Les archers anglois traioient si ouniement et si roidement que à peine ne s'osoit nul apparoir, froiss. i, i, 208. Il ne parle pas chrestien Ne nul langage qui appere, Patelin . Ils ne semontroi^ ntne apparoient, sachant....

: Nouv. xxvi. || xvics.Cachcrmondueil, afin que mieux appere, marot, ii, 390. Or voy-je bien, amy, el bienapperf Que maugré toi en cestuy bois desi il Suis demourée,iD. n, 5. Au reste comment Dieu fleschit et tourne çà et là tous evenemens par la bride de sa providence, il nous apperra par un exemple notable, calv. Inst. 143. Alors tout ce qui estencelieu nous appert ouvert, oujaune, ou violet, mont, ii, 371. Hz n'avoient que l'honneur et le nom de foys tant seulement, sans autre qualité qui les feist apparoir par dessus le commun populaire, amyot, Lyc. 1. Solon feit apparoir aux juges que.... id. Sol. iO. Par lesquels discours apperra clairement de la richesse de ceste nouriture, o. de serres, 459. Les lieux moites, y apparant l'eau tant peu que ce soit, es grandes sécheresses d'esté, id. 758.

— ÉTYM. Provenç. aparer ; ital. apparere; du 1?.tin, apparere, de ad, à, et parère (comp. paraître). Il apert n'est point une irrégularité de conjugaison; au contraire c'est la forme régulière : apparere, avec l'accent en latin sur re, donne apparoir avec l'accent sur la même syllabe en français; appdreo, appdres, appârct, avec l'accent sur pa, donnent j'aper, tu apers, il apert, avec l'accent en français sur la même syllabe.

APPARTEMENT (a-par-te-man), s. m. || 1° Logement composé de plusieurs pièces. Un bel appartement. L'appartement du premier. Madame, retournez dans votre appartement, rac. iirit. i, i. ^"Autrefois, cercle qui se tenait chez le roi. Le roi tient appartement aujourd'hui. Le soir, il y avait appartement; ce qu'on appelait appartement était le concours de toute la cour, depuis sept heures du soir jusqu'à dix, st-sim. 2,' 45. || On dit aujourd'hui cercle dans ce sens. || On disait aussi tenir appartement, recevoir compagnie chez soi avec les formalités établies par l'usage.

— REM. Locut. vicieuse : Il loge au second appartement ; dites au second étage. Ne dites pas non plus appartement pour une simple chambre.

APP

— ÊTYM. Bas-lat. apparliamentum, qui signifie division, de ap pour ad, et de partiri, partager (voy. partir); motàmot, ce qui est partagé, divisé, d'où le sens actuel d'appartement.

APPARTENANCE (a-par-te-nan-s') , s. f. || i- Ce qui appartient à une chose, ce qui en dépend. Faire les lois, donner les dispenses sont des appartenances de l'autorité souveraine, boss. n, Conc. t. Souhaitant que le feu du ciel ne laissât dans les appartenances du Carmel aucune trace d'une grandeur et d'une magnificence séculière, fléch. Panég. n, 2GG. Il fallait [à Marly] des cuisines aux princesses, et d'autres appartenances, st-sim. 2G8, i 13. || 2" Les appartenances de la selle, les parties qui ne la composent pas essentiellement. Les appartenances de la selle sont : les sangles, le surfaix, le poitrail, la croupière, les étriers: la housse est un accessoire.

— H1ST. xiic s. Tûtes les choses ki furent Saul, e sun maisnil, e tûtes les apurtenances, tut rend al fiz tun seignur, Rois, iso. ||xnrs. Il auroient Andrenoble et toutes les apartenances, villeh. clix. Car icel jor, bien le recors, Ne noustoldra fors que le cors, Et toutes les apartenances De par les corporex sustances, la Rose, 8173. S'il brise ou depiece ou pert aucune coze qui est des apertenances du pressoir, beaum. xxxviii, 19. Et ces deux frères tindrent du conte Henri touzleur héritages et leur apartenances, joinv. 205. |[ xivc s. La qualité et la quantité de la fortune, et l'appartenance ou procheneté et valour de la personne, oresme, Eth. 26. Yconomie est art de gouverner ung hostel et les appartenances pour acquérir richesses, id. ib. tl. || xvc s. Lille, Douay et Bethune et toutes les appartenances qui doivent estre tenues de la comté de Flandres, froiss. i, i, 97. || xvic s. La remission des péchez, sans laquelle nous n'avons aucune alliance ni appartenance avec Dieu, calv. Instit. 829. Ils avoient une maison spacieuse accompagnée de grands jardins et appartenances, d'aub. Hist. il, (02. La béatitude remplit toutes les appartenances et advenues de la vertu, mont, i, 70. Ces cognoissances ne sont pas de leur appartenance, id.ii, 278. Seulement luy laissa l'on par pitié le royaume de la Macédoine, avec les appartenances, amyot, Aratus, 64.

— ETYM. Appartenir; provenç. apartenensa; ital. apparlenenza.

APPARTENANT, ANTE (a-par-te-nan, nan-f), adj. || 1° Terme de droit. Qui appartient de droit. Maison à lui appartenante. Domaines à lui appartenants. Le peuple pilla plusieurs maisons appartenantes aux sénateurs soupçonnés de favoriser les Autrichiens, volt. Louis XV, 21. Le pape avait pris les duchés de Castro et de Ronciglione appartenants à Odoard Farnèse, duc de Parme, id. ib. 39. || 2° Qui dépend de. La philosophie et les questions appartenantes.

— REM. La langue du droit a conservé à ce participe l'accord semblable a celui des adjectifs, accord que tous les participes avaient autrefois; mais il est évident que, dans les exemples cités de Voltaire, on pourrait se servir du participe présent indéclinable, comme le veut la syntaxe actuelle.

— HIST. xne s. Les trives [ils] donnent devant midi sonnant; Par la bataille vont les mors reversant; Qui trova mort son père ou son effant, Neveu ou oncle ou son apertenant.... Raoul de C. <26. || xive s. Et sera mort bien et selon raison appartenante à félicité, oresme, Eth. 22. || xvc s. D'esmouvoir guerre au roi d'Angleterre, ce n'estoitpas chose qui fust appartenante, froiss. i, i, 8. ||xvies. Hz l'envoyèrent sommer de leur rendre la ville de Fidenes, comme à eulx appartenante, amyot, Rom. 39. Quand il faisoit aucune chose appartenante à l'office de celle presbtrise, m. P. Mm. 5.

APPARTENIR (a-par-te-nir) , j'appartiens, nous appartenons, vous appartenez, ils appartiennent; j'appartenais; j'appartins, j'appartiendrai; appartenant ; appartenu, v. n. Il se conjugue avec l'auxiliaire ai'Oî'r. || 1" Etre la propriété de. L'Algérie appartient à la France. Tout cela m'appartient. Rendre à chacun ce qui lui appartient. || Fig. Je m'appartiens. Il faut que l'âme s'appartienne à elle-même. || 2° Etre le droit ou le privilège de, être le propre, le caractère particulier. Le droit de grâce appartient au souverain. Chez les Gaulois, le jugement appartenait aux. druides. Cette qualité n'appartient qu'à vous. L'inconstance appartient à la fortune. La parole n'appartient qu'à l'homme. C'est un trait de vertu qui n'appartient qu'à vous, corn. Poly. iy,. 5. ||- 3" Etre au service de quelqu'un; être attaché ou dévoué à quelqu'un. Cet homme vous appartient. Je ne savais pas que ce

AFP

laquais vous appartint. Tu m'écris que tu lui appartiens corps et âme. jf 4° Faire partie de. Il n'appartient d'aucun côté à la famille de.... Il appartenait à d'honnêtes bourgeois. Ce qui suivit appartient à l'année où.... Cet animal appartient à tel genre. || 5" Avoir rapport à, concerner. Comme si cela n'appartenait en rien à la religion. Choses qui appartiennent à la philosophie. || 6" Impersonnellement. Il appartient, il est de convenance, de devoir. Il m'appartient de.... Il appartient à un bon juge de.... C'est à la cour qu'il appartient de statuer. Je ne sais trop ce qu'il m'appartient de faire. Il n'appartient qu'à un roi sans religion et sans amour pour ses sujets d'entreprendre la guerre pour contenter son ambition, pellisson. Conversât, de Louis XLY devant Lille, p. 46. Il n'appartient qu'à la religion d'instruire et de corriger les hommes, pasc. dans girault-duvivier. Il ne m'appartient point de vous offrir l'appui De quelques malheureux qui ^espéraient qu'en lui, rac. Baj.v, il. || Par antiphrase. 11 vous appartient bien de parler de générosité, il ne vous convient pas, il vous sied mal. Il vous appartient bien, après cela, de venir accuser les justes, mass. Car. Injustice. || 7° Terme de palais. Ainsi qu'il appartiendra, c'est-à-dire selon qu'il sera convenable. |[ A tous ceux qu'il appartiendra, à tous ceux qui y auront intérêt ou qui voudront en prendre connaissance. || Dans le langage général, avec le même sens. Aux dépens de qui il appartiendra, sév. 23G. Mon père dit au porteur de la dépêche, qu'il retint bien , pour en avertir où il en appartiendrait , que , si on se jouai t encore à lui , il ne ménagerait rien, st-sim. ix, 109. Je me suis résolu d'être médecin aux dépens de qui il appartiendra, mol. Méd. m. lui, m, ) .

— HIST. xme s. [Je vis] caiens [céans] une pucele entrer ; Ne sai se li apartenés : Par ma foi , vous la resanlés, FI. et Bl. t 535. Mes héritages de par mon père ne revient pas à me [ma] mère , ançois esquieut [échoit] au plus prochain qui m'apartient de par le père, bf.aum. xiv, 23. || xive s. Et ce appartient meismement as philosophes, oresme, Eth. vi, to. Et de telles operacions aucunes sont où il ne appartient pas loenge, id. ib. 49.||xv°s. Et n'aymoit nulle chose qui y appartinst [à la guerre], comm. i, 4. || xvie s. Cela appartient a celuy qui donne la Ioy, non à.... mont, i, 59. Ceulx qui sont exercitez à lire l'histoire ainsi qu'il appartient, deviennent.... amyot, Préf. vu, 33. Puisque tu es divin, aye pitié de moy : Il appartient aux dieux d'avoir pitié des hommes, RONS. 237.

— ETYM. Provenç. aperlener ; ital. appartencre; de ad, à (voy. À), etpertinere, appartenir (voy. pertinent).

APPARTENU (a-par-te-nu) , part, passé invariable d'appartenir.

APPARU, UE (a-pa-ru, rue), part, passé d'apparaître. On parlait du spectre apparu à cet homme épouvanté.

APPAS (a-pâ; 1'* se lie), s. m. plur. || 1° Les beautés qui dans une femme excitent le désir. Cette ardeur que j'ai pour ses appas, Bérénice en mon sein l'a jadis allumée, rac. Bérén. il, 2. Ses périls, ses respects et surtout vos appas, Tout cela de son cœur ne vous répond-il pas? id. Baj. i, 3. Une maltresse seraitsans appas pour vous, iiamilt. Gramm. G. Et déjà leurs appas ont un charme si fort.... malii. Sonnet au Dauphin. Mais n'est-ce point assez célébrer notre belle? Quand j'aurai dit les jeux, les ris et la séquelle, Les grâces, les amours, voilà fait à peu près! — Vous pourrez dire encor les charmes, les attraits, Les appas, la font. Clymène, 462. D'Estrée à son amant prodiguait ses appas, volt. Henr. ix. || 2° En parlant des choses, attraits. Arbres épais, et vous, prés émaillés, La beauté dont l'hiver vous avait dépouillés, Par le printemps vous est rendue; Vous reprenez tous vos appas, mol. Princ. d'Él. Inlcrm. m, 2. Si pour vous la retraite avait quelques appas, id. l'Étour. v, 3. Ce nœud n'a-t-il pas des appas? id. F. sav. i, l. Tous les biens de ce monde ont pour moi peu d'appas, id. Tart. iv, t. Mais l'argent, dont on voit tant de gens faire cas, Pour un vrai philosophe a d'indignes appas, id. F. sav. v, I. Suivant de l'honneur les aimables appas, malh. ii, i. Seigneur, ainsi qu'à vous la liberté m'est chère ; Quoique né sous un roi, j'en goûte les appas, volt. Brutus, il, 2. Y trouver des appas [aux plus cruels supplices], corn. Poly. i, l.

— REM. Appas est le pluriel de appât. L'ancienne orthographe était appast; au pluriel, appasts ou appas. La faute a été de faire de ce mot unique deux mots différents. De là toute sorte d'irrégularités qu'on trouve dans les auteurs ; d'abord la plus forte

APP

de toutes, qui est appas au singulier. Qui dort en sûreté sur un pareil appas, Et le plaint, ce galant, des soins qu'il ne prend pas, mol. lie. des femmes, i, t. Si jamais une flamme eut pour vous quelque appas,1 corn. Se rt. ni, 4. Puis ap/ws dit pour appâts; mais

ceci n'est qu'une affaire d'orthographe ce blé

couvrait d'un lacs Les menteurs et traîtres appas, la font. Fab. ix, 2. Enfin l'emploi de appas pour exprimer les attraits qu'un homme peut avoir: Si Votre Majesté Est curieuse de beauté , Qu'elle fasse venir mon frère; Aux plus charmants il n'en doit guère.... Là-dessus Astolphe répond.... Voyonssi nos beautés en seront amoureuses, Si ses appas le mettront en crédit, la font. Joc. Le seul remède aujourd'hui à apporter à la confusion serait d'assigner à appas, substantif pluriel , le sens spécial de beau* tés qui attirent; puis, cela fait, de ne voir aucune différence entre appas et appâts, au pluriel, pour signifier ce qui amorce, ce qui charme, ce qui attire; fusion qui, ne faisant que rétablir la réalité du fait, aurait l'avantage d'ôter l'apparence d'irrégularité au cas où nos bons auteurs ont dit appas ce que nous disons aujourd'hui appâts.

APPÂT (a-pà; le t ne se lie pas; au plur. l's se lie comme dans appas), s. m. |j 1° Terme de chasse ou de pêche. Pâture pour attirer et prendre le gibier ou le poisson. Aux appâts d'un hameçon perfide, J'amorce en badinant le poisson trop avide, boil. Ép. G. Quand à quelques-uns [poissons] l'appât serait fatal, Mourir des mains d'Annette est un sort que j'envie, la font. Fabl. x, H. Amusez les rois par des songes, Flattez-les, payez-les d'agréables mensonges, Quelque indignation dont leur cœur soit rempli, Us goberont l'appât, vous serez leur ami, id. ib. vin, )9. || 2" Ce qui attire. Quand une fois on a trouvé le moyen de prendre la multitude par l'appâl il" la liberté, boss. Lieine d'Angl. Se voir exposé aux yeux de toute l'Europe comme sur un grand théâtre, s'y voir par son éloquence dans les premiers rangs : Calvin ne s'en peut taire ; c'est pour lui un doux appât, et c'est celui qui a fait tous les hérésiarques, ad. Variations, 9. [Il] Mord si bien à l'appât de cette faible ruse, mol. l'Étour. m, 2. Ce marchand déguisé, Introduit sous l'appât d'un conte supposé, id. ib. iv, 7. Mais perdez cette erreur dont l'appât vous amorce, boil. Épît.x. Je reconnais l'appât dont ils m'avaient séduite, rac. Baj. iv, 5. Les spectacles, les dons, invincibles appâts, Vous attiraient les cœurs du peuple et des soldats, id. Brit. iv, 2. Sous le vain appât d'un songe ridicule, id. Athal. i, 4. Je ne vois sous l'éclat dont il est revêtu Que de traîtres appâts qu'il tend à ma vertu, rotr. Vencesl. n, *. Et sous l'indigne appât d'un coup d'œilaffété, corn. Rodog. ni, 3. Quelque appât que lui-même il trouve en Laodice. id. Kicom. iv, 2. C'est trop semer d'appâts et c'est trop inviter Par son impunité quelque autre à l'imiter, id. Cinna. u, 2. Mon cœur, d'un saint zèle enflammé. Ne goûte plus l'appât dont il était charmé, id. Poly. iv, 2. J'apprenais à mes yeux à former des appâts, Régnier, Dial. Ta funeste bonté, qui fait aimer tes fers, Et qui n'est qu'un appât pour tromper l'univers, volt. M. de Ces. il, 5. Examine-le bien, ce plaisir prétendu Dont l'appât tâche à te séduire, lafare, Odes,

— SYN. appât, leurre. L'appât est une pâture que l'on offre et qui cache un hameçon. Le leurre est un objet apparent que l'on montre, qui attire, et qui cache un piège. L'appât a de trompeuses douceurs ; le leurre a de trompeuses apparences.

— HIST. xvie s. Bestes toujours sont prinses aux appastz, j. marot, v, 100. Enlieud'appaist et bonne nourriture, Ils vont donnant esventée pasturc A leurs troupeaux, marot, i, 3t5. On leur apprenoit à se demesler des appasts de la volupté, mont. i. <52.

— ETYM. À et l'ancien français past (voy. paItre).

APPÂTÉ, ÉE (a-pâ-té, tée) , part, passé. ||1° X qui on a présenté un appât. Des poissons appâtés. || 2° Fig. Où se serait emporté un peuple appâté de sang, boss. Déf.

APPÂTER (a-pà-té), v.a. || i° Attirer avec un appât. Appâter des poissons, des oiseaux. || 2° Mettre le manger dans le bec des petits oiseaux. || 3° Familièrement. Donner à manger à quelqu'un qui ne peut pas se servir de ses mains. 11 faut l'appâter comme un enfant.

— HIST. xvie s. C'est le tumbeau, là où les vers s'appastent Du bon vieillard.... marot, ni, 260. Et tous les arts dont la vieille rusée Sçait appaster la jeunesse abusée, dubell. vu, 55, verso. Ils en faisoient provision et les appastoient [nourrissaient], mont, i, 106. Ungendrequi sceust appaster commo-

APP

dément mesvieus ans, et les endormir, id iv, 75.

uppastons le cheval dès lorsqu'il esl na; Cnpp, ervir, in. iv, S6«. Il ne

de leur jetteràchascun qui l me d'ar

les attrairei Il fut apasté d'un bon i vesché; mais il l'humeur '!<' ceux qui tirent l'eschelle

,i trouvé l'inven avant dans l'hami i

que l'appas soit avalé, d'aub. Conf. i. 9.

— ÊTYM. Appât. Dans le x\ r siècle on disa I

ifltr.

ÏAPPATB.ONNEMENT < pa tr ne man), s. m.

Vov. APPAR1 ri l I M

U'IWTUONM H i ■■■ ;

conomie rurale.

i i m» i ei i dèle.

APPA1 mi: ÊE (a i

fie une ma i. , dont on voit

la paun \-,\u<.

— i n m I ■ ! p lume.

VPPAUVRI, IE (a-pû-vri, vrie), port. , i Rendu pauvre. Un pays appauvri p Ce ménage appauvri par la maladie de 1 h Sol appauvi i.Lai nable,

m auteur, ''t app I intairement pour

2° Le sang est appauvri, quanti il est pâle el sans i ce, qu'il

polio ai i a une cou-

leur vermeille el q Ils n'ont

pour | i, j. j.

. Ém. iv.

APPAUVRIR (a-] i o. || 1° Rendre pauvre.

Ses à( , 2 i rd qui

t'a pai li i ir les autels

et le ci m. j. chén. Gracques, n. 3.

Souvent trop d'à appauvrit la m

boil. Art p. m. || Appauvrir une langu moins abondante. !| Appauvrir un terrain, l'ép en diminuerla fertilité. Songez-y, les enfants parlahaine, Appauvrissent bientôt le paternel domaine lous. Utlër. | 3 S'ap] aui i :

Devenir pauvre. Los n hes qui se sont ap] pour aider les pauvres, boss. Hist. n. 7. | 4° Fig. Cette terre s'appauvrit d'année en année. || i n fi Ion s'appauvrit lorsqu'il devient moins épais ou moins riche en parties appau-

vrit en peu de ti mps par la vaine ambition d' ner, vauvbn. Jfox. cclxxii. || Proverbe. Donnera Dieu n'appauvrit jamais; c'est-à-dire l'aumône, la charité n'est jamais une perte.

— HIST. xn's. De troiscent Francsen fu France apovrie, Ronc p. t '• ^ . ! d à ncont remise! apovris, Th. /•• mort. 75. || xm* s. Et bien furent mort ei ■ quarante chevalier; dont li os fu durement ii apovris, villeh. cxxii. Et la terre en lu moul en maint lieu apovrie, Berle, lx. Se il 1> bienapovrir, il ne li courroient pas sus sitost, comme se il estoient bien rjche, joinv. 20-2. || xv" s. Etle pays durement foulé et appovri, froiss. i. i, 351. || xvis s. Cela est fascheùx de s'appauvrir par ces extravagantes folies et puis en-

ocqué, LANOUE, ici. Quand cauteleusement on apourit son prochain, en le trompant et décevant, calv. /«st. 300. il appauvrit et espuisa la ville de Borne d'or et d'argent, amyot, Syllaet Lys. 5.

— ÊTYM. ,4 et pauvre; provenç. apaubrir. Il y avait dans l'ancien français une forme apourier, apouroù r.

APPAUVRISSEMENT (a-pô-vri-se-man), s. m.

|| 1° Réduction à l'état de pauvreté. L'appauvrissement d'une famille, d'un peuple. || 2° Par extension, appauvrissement du sol, état d'une terre épuisée. || Appauvrissement d'une langue, état d'une langue devenue moins abondante, moins expressive. || Appauvrissement du sang, état du sang qui a perdu une partie de ses principes constituants. || Détériorationdescaractèresetdesqualitésd'une race domestique.

— HIST. xvi" s. En après les guerres civiles sont survenues, et en ceste manière est venu son apauvrissement [la ruine de la noblesse], lanouk, 159.

— ÊTYM. Appauvrir.

APPEAU (a-pô) , s. m. || 1° Engin imitant le cri des oiseaux, et servant à les appeler et à les attirer dans un piège. || 2* Fig. Et ce beau cuisinier armé d'un grand couteau? Reviendrais-tu pour cet appeau? la vmt. Fab. vm, 21. || 3° Oiseau dressé à attirer les autres. H 4° Petit timbre qui sert à sonneries quarts et les demi-heures. || Au pluriel, des appeaux.

APP

— hist. xve s. Aussi il lisl mine Qu'il fui esl tu Pour e ;tre varli 1 de cuy-

. . Repues ! 1 1 qui avoii ni

— En m. Appel, dan ais, fait au

. prononcé •a.).

APP1 | . s. m. ;, 1 " ic\ "n d'ap] eler. Ce

un appel.

des membres d'une assemblée, d'un

ndre à appel des mi

oent de itrionale: beaucoup do tribu queront à l'appel , 1 ha i i rm : 3" Si-

gnal donné | impette ou le tamboiu

1 1er les soldats. On sonne à trois hi

1 d'escrime. Attaque faite par

un simple battement du pied. || 5 is à lui [au comte lui lis 1 médie, hetz, i .

verle de héros, j. 1 ffi . 57, Ma tili nanl on

négeetde cha I de langue, action d'exciter

un chien ou un cheval en donnant de la languo. inièredesoi u rpouranimerleschiens. Il En musique, appel de cors. Irai 1 1rs dans

une symphonie qui offre quelque ressem les appels de chasse. 8°Enti riplion,

action d'appeler sous les drapeaux. On fera au mois de janvier prochain l'appel de la classe de cette ! 9° Terme de ti: ppel de fonds, de-

ids ;\ des aclires ou à des associés. I| 10" Terme de procédure. Recours à ui

— HIST. xi° [que] Il volge [veuille] doner wage e

Il xm* s. Par la cit d'Antioche fonl lor apel soner,

mil se courent adoher, Ch. d'Ant.

v, 413. Qui veaut [veut] faire api tu de murtre, il

ivoir que est murtre, Us. de Jêr. «5. Et il a grant différence entre les apiax qui sont fet desjugemens - iax qui sont fet des ju-

isdeshoni' 10 Puisque la sentence

<ée sans apel, m. ib. xvm, (G. ||xiv

oustier revient li predons honnorés, 11 a d 1 à son clerc : or tost l'apcl sonnés, Baud. de Seb. xn, 398. Il xvic s. Des sentences feut appelle par les parties condemnées : toutes feurent confirmées : les appeaulx renversez et à néant mis, rab. Pant. ni, 38. L'amende du fol appel, loysel, 800. Ce qui est avoir mis tout l'avantage de l'appel [cartel] démon coslé, d'aub. Vie, XL vu.

— ÊTYM. Voy. appeler.

t APPELABLE, adj. Dont on peutappeler. Instance appelable, de brosses, Lettr. liai. 1, 2.

APPELANT, ANTE (a-pe-lan , lan-t' ) , adj. Il 1° Terme de palais. Qui appelle d'un jugement. Je suis appelant. Elle se rend appelante. || 2° Subst. L'appelant et l'intimé. || 3° Fig. Pour être reçu appelant de la soumission de tant de siècles, mass. Doutes. 1 1 4° Oiseau tenu en captivité pour appeler les autres et les attirer dans le piège. On dit aussi appeleur. || 5° Nom donné aux évoques et aux prêtres qui avaient interjeté appel au futur concile de la bulle Unigenitus. || Il ne se met qu'après le substantif : la partie appelante.

— HIST. xive s. La loi de talion fut introduite, tant contre i'appellant,que contre l'appelle , loysel, si s>. Que toutappellant comme estant celui qui blesse le droit du roy, fust dégradé de noblesse, d'aub. Fœn, 1, 9.

— ÊTYM. Appeler. On disait dans l'ancien français apeleur.

APPELÉ, ÉE (a-pe-lé, lée), pari, passé. || 1° Qu'on fait venir. Appelé par -son nom. Les minisires appelés successivement chez le roi. Nos vaisseaux par les vents semblaient être appelés, rac. Fpla'g. 1, \. Il 2° En parlant de la prédestination, beaucoup d'appelés, et peu d'élus. || En unsensanalogue,' appelé à de hautes destinées. Cet état où tout le monde n'est pas appelé, boss. Préf. || 3" Qui a tel nom. Octave appelé ensuite Auguste.

— SYN. appelé, nommé. Appelé, employé substantivement, comme dans la phrase suivante : je l'ai vu avec l'appelé Richard, n'est pas bon. On dira : je l'ai vu avec le nommé Richard. Appelé, pris substanti-

APP

vement,garde sa signification primitive: les appelé* et les élus.

APPELER (a-pe-Ié),t>. a. j'appelle, tu appelles, il appelle, nous appelon . vousappelez, ils appellent; ippelions; j'appelai, nous appelâmes; j'a nous appellerons; j'appellerais, appelle, appelons, appelez; que s, qu'il appelle, quenousapque vou appeliez, qu'ils appellent ;que j'ap (l'Académie exprime ici par ell le e ouvert; ailleurs elle rend ce passage par èle, comme dans je gèle; il serait

bien utile d'adopter p ■ tous le i cas une oril

phe uniforme). || 1" Crier pour faire venu qu'un: prononcer a haute voix une suite de noms, iir. 2° Mander, inviter, au propre et au figuré; admettre, ai i c Provoquer, défier.

pi'un en justice ; procéder au jui d'une' ■ invoquer sous les drapeaux. «° In-

' I i ; urU) I II I ; I :: dl II i ' i ! ■'

. exiger, nécessiter. 9° Donner un nom, désigner par un nom, nommer. to° V. n. Recourir à un ! i : appeler, ne pas se souà. 1 " l n ti de marine, une ma 1 3 V. n /

avoir pour nom. || 1° Appeler quelqu'un à er chacun par son nom. Qui m'a] pelle? les lettres de l'alphabet, les nom-

autre. Il En termes de palais, appeler une eau 1e, due a haute voix le nom des parties. || n chien, l'appel d

voix ou en sifflant. || Il se dit des animaux. La brebis eau; la poule appelle ses poussins.

unient. Il appelle une ne vient. || Fig.

Appeler à son aide sa vertu. Cel ti qui son! sa faille àson secours le manège et l'intrigue. Il appelle les idol itri à la connaissance de Dieu,

Hist. n. 7. Quelquefois elle ireste a

son secours, rac. indr. 1, 1. Par les dieux qu'en pleurant tes serin elèrent, régnieh, Élég.

il. Il appelait à témoin les dieux et les nom

:.■ la république était traîne, vertot, Révol. rom. m, 274. y Ap; eler de oi eaux, les attirer en

.- 1 n t d'un appeau. || Absolument, en termes de

. Quelque terrier, dit-il, a sauvé mon galant ; Mes chiens n'appellent point au delà des colonnes, la pont. Fab. xn, 23. Il Ce chien appelle en faux, il aboie dans l'endroit où les perdrix ont été, ou à la

tre du frai des perdrix. ||2" Louis XIV appela Colbert dans ses conseils. Si tu appelles le médecin.

linées nous appellent. Appeler la bienveillance par ses bons offices. La corneille appelle la pluie. Le coq appelle le jour. Une fourberie en appelle une autre. N'est-ce pas vous enfin de qui la voix pressante Nous a tous appelés aux campagnes du Xanthe? rac. Iphig. i, 3. Les cloches dans les airs de leurs voix argentines Appelaient à grand bruit les chantres à matines, boil. Lutr. il. Nos vaisseaux sont tout prêts et le vent nous appelle, rac. Andr. m, l. Et nos champs, malheureux par leur fécondité, Appellent l'avarice et la férocité Des brigands du midi, du nord et de l'aurore, volt. Tant r, 1,1. Au pied de ses remparts quel intérêt m'appelle? rac. Iphig. iv, ti. L'infidèle en nos murs appelle l'étranger, volt. Tancr. u, 4. Enfin, las d'appeler un sommeil qui le fuit.... rac. Esth.u, t. Argos nous tend les bras, et Sparte nous appelle, id. Vhèdr. v, I. || Par extension. Dieu vient de l'appeler à lui, il vient de mourir. Je sens que Dieu m'appelle .à lui, je sens que ma fin approche. || 3° Appeler un adversaire au combat. Appeler à une lutte de talents. || Appeler en duel ou simplement appeler, provoquer à un combat singulier. Je Tirais appeler comme mon adversaire, Régnier, Sat. vi. 11 lit appeler le duc de Ruckingham , hamilt. Grimm. 4 1. Je sais de bonne part qu'on t'a fait appeleT. mol. Fûch. ni, k. || 4° Appeler quelqu'un en justice. Les uns sont condamnés, les autres ne sont pas même appelés. || Appeler quelqu'un en témoignage ou comme témoin. || Appeler quelqu'un en garantie. || 5" Appeler des soldats sous les drapeaux. Appeler Is vétérans. On appelle le contingent de cette année. || 6° Tous les vœux l'appellent. Appeler le malheur, la vengeance du ciel sur quelqu'un. Armée qui appelle le combat de tous ses vœux. Appeler sur quelqu'un les bénédictions du ciel. Il appelait sur vous la haine et le mépris. || 7° Appeler quelqu'un * une charge. Il fut appelé au trône. Être appelé au consulat. Appeler quelqu'un à siéger dans le sénat Appeler à une chaire un professeur habile. Il ne fan* pas résister quand Dieu nous appelle. Le génie, de Turenne t'appelait au commandement des armées. Quoi! vous à qui Néron doit le jour qu'il re.spire, r oo

APP

Qui l'avez appelé de si loin à l'empire.... rac. Brit. I, i. || 8° Cette conduite appelle votre sévérité. Les affaires intérieures appelèrent son attention. Ce crime appelle la vengeance des lois. Ton audace à la fin appelle ma vergeance. làmaut. Médit, n, 18. || 9° Appeler une chose de plusieurs manières. Appeler quelqu'un le sauveur de la patrie. Je n'appellerai jamais libre un homme.... J'appelle un chat un chat et Rollet un fripon, boil. Sat. i. 11 n'y a point de particulier qui ne se voie autorisé par cette doctrine à adorer ses inventions', à consacrer ses erreurs, à appeler Dieu tout ce qu'il pense, boss. Reine d'Anglet. || Familièrement. Appeler les choses par leur nom, ne pas affaiblir par des mots ce que certaines vérités peuvent avoir de dur. |[ 10° V. n. Appeler de, recourir à un tribunal supérieur. Appeler d'un jugement. Loi qui permit d'appeler au peuple des consuls, boss. 11ht. i, 8. Et nous faire désirer au moins que Dieu existât, à qui nous pussions appeler du jugement des hommes, la bruy. \G. Il lui remontra qu'encore qu'il n'y ait point de juge à qui l'on puisse appeler de lui, il faut qu'il en appelle lui-même au tribunal de sa conscience, flécii. Panég. H, p. 9J. IJAppeler comme d'abus, appeler d'un tribunal ecclésiastique à l'autorité laïque. |1 Fig. Appeler de, ne pas se soumettre. J'appelle de votre décision. Jupin, de ton arrêt j'appelle; Ta balance et tes poids sont faux, bérang. Bluets. || Avec le sens actif, en droit féodal, appeler son seigneur de faux jugement, c'était dire que son jugement avait été faussement rendu, montesq. Esp. xxvm, 27. ]| 11° En appeler. Celui qui n'a pas fait sa fortune à la cour, est censé ne l'avoir pas dû faire ; on n'en appelle pas, la bruy. 8. Vauban est infaillible; on n'en appelle point, id. 42. || En appeler à, s'en référer à, recourir. Souffrez, mes frères, que j'en appelle à votre conscienoe, mass. Évid. Charles I était brave; il pouvait en appeler a l'épée, chateaub. Stuarts, i 97. || Familièrement- Il en a appelé, se dit d'un homme qui a échappé à une maladie dangereuse. || 12° En termes de marine, une manœuvre appelle droit, si elle arrive directement au point où la force est appliquée; elle appelle de loin, quand le lieu où elle est amarrée est éloigné || 13° F. réfl. Avoir pour nom. Comment t'appelles-tu? Parce que je m'appelle lion. Cette maladie s'appelle avarice. La mort ne peut s'appeler un mal. || Voilà qui s'appelle un témoignage de véritable amitié; c'est là un témoignage de véritable amitié. D'après de Caillières, voilà qui s'appelle, était une locution de la cour. || Voilà qui s'appelle parler, voilà un langage ferme et franc. Nous disons aujourd'hui de préférence : Voilà ce qui s'appelle. Je vais, victime de mon zèle, M'envelopper dans ma vertu. — Voilà, voilà ce qui s'appelle Être légèrement vêtu, méry et Barthélémy, le Congrès des ministres. Il Se donner un titre. Le monarque de la Perse s'appelle dans ses inscriptions le roi des rois. || S'appeler, s'inviter l'un l'autre avenir. Pour ne pas se séparer dans le bois, ils s'appelaient de temps en temps. || Proverbe. Il est comme le chien de Jean deNivelle, il s'enfuitquand on l'appelle, se dit en parlant d'un homme qui ne fait rien de ce que l'on souhaite.

— REM. Il y a des personnes qui confondent appeler, terme de justice, et rappeler. On dit appeler et non rappeler d'un jugement.

— HIST. xie s. Se alquens [aucun] est apeled de larecin u de roberie.... L. deGuilh 4. Que est forfeng en angleis apeled, ib. 6. Dist Blancandrins : apelez le franceis, Ch. de Roi. xxxvn. A sei [il] apele son fil et les deus reis, ib. ccxxxvm. || xiie s. Veez mei ici , kar tu m'apelas, Rois, p. f 2. La fist Joyeuse Charles maine apeler [son épée] , Ronc. p. \ ) 1 . Tel chose [le comte Tibaut] a faite en sa vis Dont [il] deust estre apelés [en champ clos], hues de la ferté, Romancero, p. 187. Salomons les apele devant le duc Richart , Sax. xxix. Quant veit li arcevesques, pristsei à purpenser, La curt à l'apostolie li estut apeler, Saveir s'il se purreit par issi délivrer, Th. h; mari. 4i.||xm° s. Et après i envoia un cardonnal qui est appelés maistre Pieron de Capes, villeh. i. Constance à ce conseil fu moût tost apelée, Perte, cxv. De la moiepart le desfîe; Si l'apele de félonie, Rm. <8iio. Pintain [il] apele, où moult se croit; À une part l'a apelée, ib. U22. Nus ne doit fere enqueste sens [seul], qu'il n'apiat bonegent avec li porfere l'enqueste, beaum. xl, m. S'on apele du jugement et li jtigemens est trovés malvès, id. 29. S'il apeloit son home de murdre ou de traïson, id. .36. Le capitre qui parole des defl'enses àl'apelé, id. vi, (9. Quant il aprochoit de la mort, il appela les sains pour li aidier et secourre, joinv. 303. |i xiv" s. Du dittateur ne pooit on apeler a:< peuple, bercheure, f° 2, verso. [|xvi* s. Hz en

APP

appelloyent à Rome, calv. Tnst. foo. Faisant requeste à Dieu de l'appellera Lui, mont, i, 252. Jl l'appella deux ou trois fois par son nom pour l'esveiller, id. i, 339. Appellant sur eulx la vengeance divine, id. n, 33. Nations moins barbares en cela que la grecque qui les en appelle, id. ii, 48. 11 se feit porter où le besoing l'appeloit, id. ni, 94. J'ay ma chevance mieulx logée qu'en des coffres appelant sur moy la haine, id. iv, h. Cela est ce vivre heureusement? cela s'appelle il vivre? la boëtie, G7. Aux provinces où il y a un satrape qu'ils appellent, celuy là a le soin et superintendance de l'un et de l'autre, id. t37. Pourtant t'appelle je mon père, ne trouvant autre appellation plus vénérable, amyot, Fab. 28. Il s'alla camper près du bourg qui s'appelle Cannes, id. ib. 3). La vieille injure appelle la nouvelle, RONS. C07.

— ÉTYM. Bourguig. aipelai; provenç. appellar; espagn. apelar ; ital. apellare ; du latin appellare, de ad, à (voy. À), etpellare, inusité et signifiant parler.

f APPELET (a-pe-lè), s. m. Voy. aplet. f APPELEUR (a-pe-leur) , s. m. Terme de chasse. Oiseau qui sert d'appeau.

— étym. Appeler.

APPELLATIF, lVE(a-pèl-la-tif, ti-v'), adj. Terme de grammaire. Nom appellatif, nom qui convient à toute une espèce. Nom commun, quiale mêmesens, est plus usité.

— HIST. xvi° s. [Ce titre, Satire ménippée] S'est fait commun et appellatif, au lieu qu'il estoit auparavant propre et particulier, Satire Mén. p. 226.

— ÉTYM. Provenç. appellatiu; espagn. apelativo;ital. appcllativo ; d'appellalivus (voy . appeler).

APPELLATION (a-pèl-la-sion; en poésie, de cinq syllabes), s. f. ||1° Appel à haute voix. Appellation des lettres de l'alphabet, action d'appeler les lettres de l'alphabet. || 2° Terme de palais. Appel d'un jugement. La cour a mis l'appellation au néant. Les plébéiens établirent que ce serait devant eux que les appellations seraient portées, montesq. Esp. xi, 18. || 3° Nom donné à une chose. C'est un coteau à qui l'on fera porter quelques-unes de ces douces appellations de la patrie, chateaub. Génie, I, v, 4. Hélas! j'ai vu s'animer de mille appellations charmantes les arbres, -les fontaines, bern. de s. p. Paul et Virg.

— HIST. xii" s. Obédience offristes ainz e subjectiun; En refui de ço faites puis appellatiun, Th. le mart. 85. |jxive s. Et pour ce que l'appellacion et notacion est faite selon le plus.... oresme, Eth.2~8. || xvie s. Ils en appelloyent à Rome; et les evesques estaient plus convoiteux de recevoir telles appellations qu'il n'eust esté de besoin, calv. Inst. 904. Les appellations sont personnelles, loysel, 878. Il prolongea par refus et appellations, selon les advis [des avocats], d'aub. Hisl. i, <02.

— ÉTYM. Provenç. appellation; espagn. apelacion; ital. appellazione ; d'appellationem (voy. appeler).

t APPENDANCE (a-ppan-dan-s') , s. f. Terme didactique. Chose qui est appendue, qui tient à....

— HIST. xme s. Por le conmun profit de elles, de leur mestier, des apartenances et appendances de nostre seingneur le roy et de tous marchans, Liv. des met. 383. ||xv« s. Lille et Douay et les appendances, froiss. i, 1, 310. || xvie s. Sacrement n'est jamais sans que la parole de Dieu précède; mais est àicelle adjoustée comme une appendance ordonnée pour la signer, la confirmer et de plus fort certifier envers nous, calv. Inst. 1027.

— ÉTYM. Appendre.

t APPENDANT, ANTE (a-ppan-dan, dan-t') , adj. Terme didactique. Qui est suspendu à.

— ÉTYM. Appendre.

APPENDICE (a-pin-di-s' ; plusieurs disent a-pandi-s'), .s. m. || 1° Partie qui semble appendue, ajoutée à une autre plus grande. || 2° Supplément qui se joint à la fin d'un ouvrage. Ces feuilles peuvent être regardées comme un appendice de mes confessions, J. J. rouss. Prom. i. || 3° Partie dépendante d'une autre. La trigonométrie n'est qu'un appendice de la géométrie. || 4° En anatomie, partie adhérente ou continue à un corps, auquel elle est comme surajoutée. L'appendice xiphoïde ou sternal. || 5° En botanique, prolongement de la fleur ou de la feu;, le qui accompagne le pédoncule ou le pétiole. || 6° En histoire naturelle, partie ajoutée symétriquement sur les côtés du tronc d'un animal quelconque.

■ — REM. l.Ce mot, qui est aujourd'hui masculin, a varié, et on le trouve souvent féminin d'après le latin. Les bras des polypes sont comme des appendices faites en manière de boutons formés en façon

APP

de tasse, dontle bord est dentelé, perraut, Essais t. i, dans richelet. || 2. On disait autrefois aussi appendix. C'est ce qui est rapporté dans l'appendix des actes de ce concile, volt. Phil. n, 390.

— HIST. xvi° s. La matrice est liée à ces parties par plusieurs petites appendices fibreuses qui procèdent du péritoine, paré, i, 34. Le rayon a deux epiphyses ou appendices.... id. iv, 26.

— ÉTYM. Appendix, de appendtre (voy. appendre).

| APPEND1CIFORME (a-ppin-di-si-for-m' et aussi a-ppan-di-si-for-m'),arfj. Terme didactique. Qui ressemble à un appendice.

— ÉTYM. Appendice et (orme.

f APPENDICULAIRE (a-ppin-di-ku-lê-r' et aussi a-ppan-di-ku-iê-r') , adj. Qui est de la nature des appendices ou qui appartient à un appendice. Organes appendiculaires. || En botanique, les feuilles, écailles, bractées, sépales, pétales, étamines et carpelles, sont des organes appendiculaires.

t APPEND1CULE ( a-ppin-di-ku-1' et aussi appan-di-ku-1'), s. m. Terme d'histoire naturelle. Diminutif d'appendice, petit appendice.

f APPENDICULÉ , ÉE (a-ppin-di-ku-lé , lée et aussi a-ppan-di-ku-lé, lée), adj. Terme d'histoire naturelle. Garni d'un ou de plusieurs appendices.

APPENDRE (a-ppan-dr') , v. a. Suspendre quelque chose, ordinairement avec une idée de solennité. Appendre des étendards à la voûte da l'église.

— HIST. xm° s. Le noir escu bendé de nuit Ot Larrecin au col pendu, Et d'unes forches apendu, Ms. n° 7G 1 5 , t. n , f" 1 9 ) , dans ste-palaye.

— ÉTYM. À et pendre. Il y avait, dans l'ancien français, un verbe très-semblable dans une partie de la conjugaison : il apent, il apendoit, apendant; il signifiait appartenir, et venait de appendère, tandis que appendre vient de appendtre.

APPENDU, UE (a-ppan-du, due), part, passé d'appendre. Une offrande appendue aux colonnes du temple.

f APPENSION (a-ppan-sion), s. /'.Terme didactique. Suspension d'une partie à l'aide d'une écharpe ou de tout autre moyen.

— ÉTYM. Appendre.

APPENTIS (a-pan-ti), s. m. Demi-comble en auvent, à un seul égout, appuyé à une muraille et porté par des piliers. Il est dit que les prêtres logeaient dans des appentis de bois adossés à la muraille, volt. Mœurs, Temples. Cet appentis couvert et vitré fut ordonné avec tant de hâte, que les fêtes et les dimanches ne furent pas exceptés de ce travail, ST-SIM. 354, n\.

— HIST. xne s. E devers .'e temple ert [était] uns apentis cume encloistres sur columpnes levez, Rois, 250. || xve s. [Les Anglais étaient venus jusqu'à St- Cloud] Adonc s'esmut le roi Philippe, et fit abattre tous les appentis de Paris, pour chevaucher plus aisément parmi Paris.... froiss. i, i, 273 Et avecque ce, firent abattre plusieurs appentis d'aucunes maisons, afin que parles rues on pust plus à plain traire [tirer], monst. liv. i,ch. 25. || xvie s. 11 feit aussi édifier auprès, comme un appenty de son théâtre, une autre maison, amyot, Pomp. 57. Ceux qui d'assaillans estaient devenus assaillis, n'eurent en partage qu'un appenti, la porte duquel estoit brûlée.... d'aub. Hist. n, 43t. Les maisons estaient des trouz en terre couvers de quelques appentis de paille ou de chaume, m. du bell. gi3.

— ÉTYM. Bas-Iat. appendicium; de appendere, appendre.

APPERT (IL) (a-per), v. impers. Voy. apparoir.

APPESANTI, IE (a-pe-zan-ti, tie), part, passé. || 1° Rendu pesant. Les yeux appesantis. Corps appesanti par l'intempérance de la veille. Appesanti par sa blessure. Il soulevait encor sa main appesantie, rac. Mithr. v, 4. Consumé de travaux, appesanti par l'âge, volt. AU. i, t. H semble que de Dieu la main appesantie.... corn. Héracl. n. 2. Votre main sur eux appesantie A leurs persécuteurs les livrait sans secours, rac. Esth.ni, 4. || 2° Fig. Esprit appesanti. Ces hommes si appesantis vers la terre nous écouteront-ils, quand nous ne parlerons que de croix et de mort? fénel. xvii, 153.

APPESANTIR (a-pe-zan-ti r), v. a. || 1° Rendre plus pesant. La pluie avait appesanti ses habits. Ji Par extension. Le sommeil n'avait pu appesantir ses paupières, fén. Tél.xvu. || 2° Fig. Dieu a appesanti son bras sur ce peuple, il l'a frappé de châtiments terribles. Quand il a voulu appesantir sa nia in sur elles, mass. Affl. Il appesantissait sa main sur une infinité de malheureux, id. ib. César at-il jamais De son pouvoir sur vous appesanti le faix? volt. Mort de Ces. m, S. || 3" Rendre moins agile, moins actif. La vieillesse et l'oisiveté appe-

APP

■antissent le corp

son esprit. Sommeil léger qui n'appesantit pa

prit el qui n'interrompl presque point les a

La i allière. Unco urque mille di sirs terrestres

i itissent, kass. Profession, »'

ions terrestres qui nousappe m, 1 10. || 4" S'appesantir, o. réft. D int. I • s

ailes des oiseaux onl des plu s avec un duvi

a à l'air et qui s'appesantirait dans les eaux, fén. is d'un feu secret, vos yeux santissent, rac. Phid. i, i. Lejougdecesnialh

. Hist. n, '.'. La main de Dieu s'est visiblement appesantie sur cette flotte, sév. 47h. Une main (-('leste qui allait s'appesantir poui le frapper, fén. Tél. xx. ||5 Insister sur une chose, en parler trop longuement. Au lieu de s'appesantir [nos historiens] surles s i gesdequelqueschâteaux.... 5, 50. || Familièrement. Je veux b an tir là-dessus, ne pas examiner la chose a fond.

— HIST. xw s. Appesantis de leurs corp a\oir mangé a panse pleine, AMYOT, MariuS, 33.

— ÉTYM. .1 el pesant.

APPESANTISSEMENT (a-pe-zan ti se man),S.TO.

|| 1" État d'une personne appesantie, soit d.' soit d'esprit. Saint. Augustin se comparait à un homme endormi qui se réveille, el qui voudrait si lever, mais que L'appesantissement où il est replonge aussiti n premier sommeil, bourd. Pensées,

t. ii, p. 454. || 2°.\ction d'appesantir. C'est un santissement de la main de Dieu, pasc. Préf. ».

— ÊTYM. Appesantir.

APPETE, l l a-ppé-té, tée), fart. passe. \> Les objeis appétés par l'âme,

APPÉTl mi i i tan-s'), s. f. Terme dii Sentiment particulier qui porte l'animal à rechercher ce ';ui peul satisfaire les besoins de ganisme.

/ — SYN. appétence, appétit. Appétence est beaucoup plus général qu'appétit, d'abord parce qu'il se dit aussi bien des animaux que de l'homme, tandis que appétit est réservé à l'homme plus particule rement; ensuite, parce que appétence est un terme didactique qui exprime une inclination innée sans la qualifier aucunement ; tandis que appétil , appai tenant davantage au langage général, exprime ce qu'il y a de plus sensuel, de plus grossier parmi les appétences de l'homme.

— êtym. Appetentia, de appetere (voy. au APPÉTER (a-ppé té. La syllabe pé prend l'i

grave devant une syllabe muette :il appète, i au futur et au conditionnel où l'accent aigu esl gardé : il appétera, ce qui est une contradiction, puisque la prononciation est la même que dans il appète), o. a. Tenue didactique. Les êtres vivants appâtent ce qui est nécessaire a leur existence. || Absolument, avoir des appétences. L'homme doit plus connaître qu'appeler, et l'animal doit plus appéter unaltre, buffon, Nature des animaux.

— HIST. xivc s. Et sont aucuns telx qui ne appe tentpas les choses des autres, obesme, Eth. HO. Toutes sciences et ars appetent et désirent aucun bien, id. ib. vin (13). La partie [de l'àmejqui congnoist peut estre appellêe sens, et celle qui appelé est nommée appétit sensitif, id. i6.32. ||xvr' s. Nostre nature s'ennuye et se fasche bien tost de ce que nagueres elle avoit ardemment appeté, AMYOT, Préf. xm, 4t. La volonté, de laquelle l'office est d'appeter ceque l'intelligence lui propose, calv. Inst. 129.

— ÊTYM. Appetere, de ad, et petere, demander (voy. pétition). Provenç. appetar; espagn. apetecer; ital. appetere.

| APPÉTIBILITÉ o. , s. f. Terme

didactique. Faculté d'appel r. Si du bien

est mise dans l'appétibilité ... mol. Uar. for. e,

— ÉTYM. Ap

I APPÊTIBLE (a-ppé-ti-bl'), ad). Terme didactique. Qui peut être appété.

— hist. xivc s. Telles delectacions sont choses appetihles, obesmb, Thèse de meunier.

APPÉTISSANT, ÀNTE (a-pé-ti-san, san-t Qui excite l'appétit, en parlant des mets. Mets appétissant. || Familièrement. Elle est appétissante, se dit d'une jeune personne qui ?. de la fraîcheur et de l'embonpoint. Votre petit nez fripon, vos lèvres appétissantes, mol. Mar. forci, i.

— HIST. xiv° s. Lait de vache est plus appétissant, Ménagier, n, 5. || xvie s. Qu'elles mangent peu de ce qui est trop appétissant, desper. Contes, i.

— ÉTYM. Appétit.

APPÉTIT (a-pé-ti ; le t ne se lie pas; au pluriel, Use lie : des appétits insatiables, dites des a-péti-z insatiables; il faut se garder de la mauvaise

pn :i ition a pli), s m. il 1" Désir d'un objet i n

rue de la satisfaction des sens. J'ai tâché de

lier me Bourg kJ. Los

i, qui consistent à remplir I corpo-

rels, se à cause que les organes sonl bor

/' nsées détachées, so. i lui pour dieu ni

ii n'ont que leurs appétits, Régnier, Sat. xn. la voix du devoir succédant à 1 impulsion physique,

et le droit à l'appétit, J.J. ROUSS. CoJltr.I, 8. H 2" lu n le la philosophie, principe d'action qui a un besoin du corps, et qui par conséquent est non continu, mais intermittent. || Appétil concupiscible, faculté par laquelle l'âme se porte e qu'elle croit un bien. || Appétil irascible, faculté par laquelle l'âme s'éloigne de ce qu'elle croit un mal. || 3' Goût, inclination. Or, sans me tourmen tet de divers appétits, réi br, Sat. v. Paul etclle s'amusaient avec transport de leurs jeux, de leurs appétits et de leurs amours, BERN. DE s. p. Paul Ci Yirg. ||4" Passion, vif désir. Notre esprit dont 1 ip petit est de (.voir. .Mais quoi! rien ne remplit Les vastes appétits d'un faiseur de conquêtes, LA font. Fab. vin. 27. Et soûlent du butin son avare appétit, MAIR. Sophon. Il, 4. Ni rancune, ni appétil de vengeance, perrot d'abl. Tac. 387, tit de ce | an céleste, boss. Par. de Dieu. || 5° Désir amoureux. Fille pleine de suc et donnant appétit, la font. Serv. || 6e Désir de manger.Donner de l'appel t: mettre en appétit, On peut à moins gagner ppétit, i \ font. Or. Je ivec appétit,

167. On ne laisse pas quelquefois d'avoir bon >c. Pass. 100. Mon appétit s'ouvre, El mon œil découvre Les portes d'un Louvre En tourte arrondi, bêrang. Cocag. La liberté m'enchante. Mais j'ai grand appétit, id. Vocation. || Fig. Ou de tout leur pouvoir, de tout leur appétil Dormaient les deux pauvres servantes, la font. Fab. v, G || Don appétit, formule dont on se sert i quelqu'un qui va manger. |; Familièrement. Chercher ses appétits, prendre ses appétits, choisir les mets pour lesquels on a le plus de goût. Cette locution vieillit. || Fig. C'est un homme de bon appétit, se dit de quelqu'un qui prend places, argent, et à quitoutsemblebon.il n'est bon courtisan s'il n'a bon appétit, rêgnier, Sot. xn. Saumery avail plu enfants et de l'appétit, ST-SIM. 36G, 90. || C '. cadet de grand appétit , c'est un jeune homme à qui tout est bon. || Avoir l'appétit ouvert de bon matin, désirer prématurément une chose. Vous ave/ l'appétit ouvert de bon matin, CORK le Ment, i, i. || Demeurer sur son appétit, limiter ses désirs, ses prétentions. ; 7" Appétits, nom qu'on donne vulgairement au han à la ciboule, etautressuh stances qui aiguisent l'appétit. || 8° À L'appétit de, locut. odecro. Par désir d'avoir. Il a laissé tomber un mur à l'appétit de quelques centaines de francs qu'il fallait dépenser pour le réparer. Pâ- US un livre à l'appétit d'un bruit [réputation] , Régnier, Sut. iv. || Proverbes. L'appétit vient en mangeant, c'est-à-dire, plus on a, plus on veut avoir. |fll n'est chère que d'appétit, c'est-à-dire la faim est le meilleur assaisonnement.

— SYN. appétit, faim. La faim est essentiellement l'expression d'un besoin, elle ne peut être ni provoquée ni excitée, comme l'appétit. Celui-ci se prononce pour tel aliment de préférence à un autre ; la faim appelle également toute espèce d'aliment pour lequel on n'a pas de répugnance. En mangeant on apaise toujours la faim, tandis qu'on donne quelquefois lieu à l'appétit de se développer.

— hist. xme s. Il ara petit appétit de mengier et grant talent de boire, alebrant, f° 16. Ainsinc, estil, biau filz, par m'ame, Do tout homme et de toute famé. Quant à naturel apetit, Dont loi les retrait ung petit, la Rose, 1 t289. ||xive s. 11 convient à entendre et regarder à quelles chosesnous sommes par notre appétit enclins et de legier mouvables, oresme, Eth. 54. Encor appert il que l'appétit sensitif obeist aucunement à raison, id. ib. 82. L'en pardonne plus volentiers, et raison est, as choses qui sont faites par appetis naturels que as autres, id. ib. 206. Où chascuns fu, ce m'est avis, À pointhonnourez et servis Aussi de vin et de viande, Corn corps et appétit demande, machault, p. 87. || xve s. À apetit d'aucuns fault estre duit Et que francs cuers au félon s'umilie, e. desch. Douleur advenant à ceux.... Les biens et les honneurs ne se départent point à l'appétit de ceulx qui les demandent, comm. Prolog. Et se douloitde quoy il luy avoit ainsi couru sus à l'appétit d'autruy, id. m, 3. Nostre dict frère et cousin, à l'apetit de qui que ce soit, a puis nagueres recueilli ung grant nombre de gens de guerre vivans sur nostre peuple, Lettre de Charles VIII,

Bulletin du Comité de la langue, t. m, p. 689. ||xvi*s. IU divisent l'appétit en concupiscence et volonté, calv. Instit. 129. Fuir ou appeter est une emblable chose en l'appetil . que mer ou approuver 1 ai l'entendement, id. ib. 130, L'appétit de manger el de boire ... mont, i, 98. i 'esl une incivile importunité de i hocque il ce qui n'esl pas de nostre appétit goûl . m i. 166. Mon appétit est accomiii dable indifferemmenl a toutes choses de quoy on se paist, m. i. 184. Qu'il n'y avoil nul propos de les

1er hais, l . jue aujC|^ i i -,.,,

pel i d'un soupçon . peul estre, mal fondé, lanoue 589. Ils ont toujours l'appétit ouvert, comme la bourse d'un médecin, yver, p. 598. Si ce pont fust esté faict à l'appetil de peu [pour peu do dépense!, huant, t. m, p. 24 1, édit. de Monlmefqué.

— ÉTYM. Bourguig. aupetit; provenç. appétit, apetit; espagn. apetito; portug. apetite ; ital. appetito ; d'appt titus, à o/ p< u re (voy. appéter).

rAPPETITIF, IVK (a-pé-ti-ttf, ti-v'), adj. Qui fait appéter Pensez-vous que le libre arbitre soit une puissance appétitive? volt. Phil. ign. 13.

— hist. xivc s. Selon Aristote, cinc puissances ou parties de l'ame sont, c'est assavoir la végétative, lasensitive, l'appetitive, l'intellective, la motive, oresme, Thèse de m unies. || xvi's Que l'une [facubj soit nommée appetitive, laquelle combien qu'elle n'ait point de raison en soy, toutesfois, estant conduite d'ailleurs, obtempère à raison; l'autre soit nommée intellective , calv. Instit. 121). Des trois actions de lame, l'imaginatifve, l'appetitifve et la consentante, les pyrrhoniens reçoivent les deux premières, MONT. Il, 230.

— ÉTYM. Provenç. appetitiu; espagn. apetitivo; ital. appetitivo ; d'appetitivus , d' appetere (voy. appéter).

f APPÉTITION (a-ppé-ti-sion), s. f. Action d'appeter.

— HIST. xvie s. Les passions de ceste partie do l'ame sont inclinations, consentements, appetitions, mouvements, amyot, delà Vertu morale , 15.

— ÉTYM. Appetitio, d'appetere (voy. appéter.) fAPPIÉCEMENT (a-piè-se-man), s. m. Aclion

liécer.

— REM. L'Académie, bien que ce mot ne soit pas ! on dictionnaire, force de l'écrire avec un accent aigu malgré la prononciation et en vertu de la double règle contradictoire qui, dans les verbes où l'accent aigu est radical, le change en accent grave au présent, et le conserve partout ailleurs.

— Étym. .1 i i pièce.

fAPPILER (a-pi-lé), v. a. Technologie. Mettre on pile.

i n m. i el pile.

APPLAUDI, IE (a-plô-di, die), part, passe. Discours, acteur chaudement applaudi pari s assistants. Applaudi de tous sesamis. Mais d'un aveu trompeur voir ma flamme applaudie, mol. Mis. îv, 3.

APPLAUDIR (a plâ dir). || 1" )'. ». Se conjugue avec l'auxiliaire avoir. Battre des mains en signe d'approbation. A son entrée tout le monde applaudit. Tel tous semble applaudir, qui vous raille et vous joue, boil. Art p. i. On ne le vit pas briguer des auditeurs pour lui applaudir, fléCH. U, G8. Ainsi dit le renard, et flatteurs d'applaudir, la font. Fdbl. vu, l. || 2° Donner approbation. Pourvu qu'on n'applaudisse pas à leurs crimes, mass. I'rosp. 11 s'anéantit lui-même tandis que tout l'univers lui applaudit, fléch. n, -lis. Va chercher des amis dont l'estime funeste Honore l'adultère, applaudisse à l'inceste. rac. Phèd. iv, 2. Et lorsqu'à mes désirs elle a feint d'applaudir, corn. Nicom. iv, 5. || 3° V. a. Accueillir par des applaudissements. Applaudir un orateur. Cette tirade fut applaudie. Le public, dédaigneux hait ce vain artifice; Il siffle la coquette, il applaudit l'actrice, dorât, la Déclamation, ch. i. Tout le peuple à grands cris applaudit sa victoire, saurin, Spartac. n, i. Son armée à grands cris applaudit son courage, delille, En. x. || 4° Fig. Je dois de votre cœur me montrer satisfait, Et l'applaudir ici du beau choix qu'il a fait, mol. Sganar. 21. Ce sénat... Qui vient vous applaudir de votre, cruauté, rac. Bérén.v,5. Combien Bossuet n'eût-il pas applaudi l'instruction si sage et si touchante que notre jeune monarque adressa aux curés de son royaume ! d'alemb. 11, 29). Il 5° S'applaudir, t. ré/l. Se vanter, se glorifier. 11 est seul à s'estimer et à s'applaudir. Un cœur noble est content de ce qu'il trouve en lui Et ne s'applaudit point des qualités d' autrui, boil. Épit. ix. H 6° Se féliciter. Je m'applaudis du parti que j'ai pris. 11 s'applaudissait d'avoir .si bien deviné Je m'applaudissais de retrouver-en vous,

Ainsi que les vertus, le cœur de mon époux, volt.

APP

Œdipe, iv, 4. Son grand cœur s'applaudit rl'avoii eu champ d'honneur Trouvé des ennemis dignes de sa valeur, in. Henr. eh. vin. Ma fille.... Peut-être 's'applaudit des bontés de son père. mac. Iphig. i,i. Laissez-le s'applaudir d'un triomphe frivole, id. Esth. m, 2. Je m'en applaudissais quand soudain Polyclète.... corn. Cinna, iv, 5. Tandis que de leur rang l'inutile fierté S'applaudit d'une vaine et fausse égalité, id. Sertor. n, i. Vis-tu ces temps d'innocence, Où, quand rien n'était maudit, Dieu, content de sa puissance, Fit le monde et s'applaudit? v. Hugo, Odes, iv, 9.

— REM. 1. Faut-il dire : Ils se sont applaudi ou ils se sont applaudis de cette action? Sans doute, on pourrait écrire, applaudir étant aussi verbe neutre ils m' sont applaudi, c'est-à-dire ils ont applaudi à eux, comme on écrit , ils se sont succédé. Mais une observation décide la question. L'usage ne permet pas : applaudir à quelqu'un d'une action; mais il permet : applaudir quelqu'un d'une action. !.. i ..nséquent on écrira : ils se sont applaudis de cette action, c'est-à-dire qu'on accordera le participe avec le sujet. || 2. Les auteurs de synonymes ont

de trouver une différence entre applaudir, v. a. et applaudir v. n. disant qu'avec le premier c'est faire effectivement l'action propre, physique, marquée par le verbe; et qu'avec le second, c'est, dans un sens étendu, moral, idéalisé, y adh v donner assentiment. Les exemples qui sont ici rapportés montrent que cette distinction n'est pas réelle.

— HIST. xivc s. Thomas dist qu'il l'avoit frappé d'une fourche, combien que en venté il n'en feust riens; mais le dist pour aplaudir et colourer son fait, du cange, applausivus. || xvr= s. Ceulx qui la laissent faire et qui lui applaudissent, mont, i, m.

— ÉTYM. Espagn. aplaudir; ital. applaudire et api l'iudcre; du latin applaudere, de ad (voy. À) et plaudere (voy. plausible). La 3' conjugaison latine a été changée en 4e dans les langues romanes.

APPLAUDISSEMENT (a-plô-di-se-man) , .v. ni. || 1° Manifestation d'approbation par des battements de mains. Un tonnerre d'applaudissements. j| 2° Approbation, louange accordée avec éclat. Opinions reçues avec applaudissement, pasc. l'réf. Vide. Les, machines qui l'avaient guindé si haut par l'applaudissement et les éloges, sont encore toutes dressées pour le faire tomber dans le dernier mépris, la bruy. 8. Plusieurs de nos symphonies etsurtoutnos airs de danse ont trouvé plus d'applaudissements chez les autres nations, volt. Louis XIV, Musiciens. Pour s'attirer les applaudissements du monde, mass. Vérité. Je connais mal Junie ou de tels sentiments Ne mériteront pas ses applaudissements, rac. Brit. m, 8. M. l'abbé Mongin, vainqueur dans trois concours, fit encore, avec l'applaudissement de la compagnie, un autre essai de son éloquence, d'alemb. v, 3f2. Dans un applaudissement général de tout l'empire, Auguste ne pouvait résister à de petits chagrins, st-évrem. h, tuG. Ils sentent le génie avec une vivacitéqui devrait faire naître beaucoup de grands hommes, s'il suffisait de l'applau dissement pour le produire, staël, Corinne, il, l. La cour, qui lui préparait à son arrivée les applaudissements qu'il méritait, boss. Louis de Bourbon,.

— SYN. applaudissement, louange. La louange s'accorde à des objets très-divers, aux qualités pat exemple aussi bien qu'aux actions des personnes ; les applaudissements ne s'accordent qu'aux discours ou aux actions. La louange s'exprime par la parole; les applaudissements, qui signifient proprement le battement des mains pour exprimer le contentement, n'impliquent pas l'idée du langage articulé. La louange vante, célèbre, glorifie ; les applaudissements ne font qu'approuver, mais avec une certaine vivacité que la louange ne suppose pas toujours.

— iiisr. xvp' s. Ne cherchons honneur n'y applausement des hommes, mais la vérité seule, hah. Panl. n, 18. Par tout le discours du tournoy précèdent feut le bruyt et applausion des spectateurs grand en toute circumference, id. Sciomachie. Tous feirent applausement de joye et alaigressc, id. ib.

. — Éty.m. Applaudir.

APPLAUDISSEUK (a-plô-di-seur) , 4'. m. Celui qui applaudit. Des applaudisseurs à gages.

— étym. Applaudir

APPLICABILITÉ (a-pli-ka-bi-li-té), s. f. Qualité de ce qui est applicable.

— etym. Applicable.

APPLICABLE la pli-oa-bT), adj. || 1" Qui doit ou qui peut être appliqué. Cet édit est applicable ici. Argent applicable à cette dépense. Le vers du poète est applicable à bien des personnes. || 2" Susceptible

APP

d'être mis en pratique. Ce procédé n'est pas applicable. || Il ne se met qu'après son substantif.

— étym. Appliquer.

f APPLICAGE (a-pli-ka-j') , s. m. Technologie. Action d'appliquer quelque chose pour l'ornement ou la solidité.

— étym. Appliquer.

f APPLICATA (a-ppli-ka-ta) , s. m. plur. Terme d'hygiène. Les applicata, "tes choses qui sont appliquées à la surface du corps, comme les vêtements, les cosmétiques, les bains, etc.

— ÉTYM. Applicala, nominatif neutre pluriel , les choses appliquées (voy. appliquer).

f APPLICATIF, IVE (a-pli-ka-tif, ti-v'). adj. Terme de botanique. La préfoliaison est applicative, lorsque les feuilles, avant leur épanouissement, sont appliquées face à face, sans être roulées ou pliées.

APPLICATION (a-pli-ka-sion; en poésie, de cinq syllabes), s. f. \\ i" Action d'appliquer une chose sur une autre; superposition. L'application d'un topique sur le lieu malade. || En termes d'architecture, action d'appliquer des matières d'ornement sur la pierre, la Inique, le moellon ou le bois. || 2° Chose appliquée. On me tint deux jours avec des applications dessus [le bras] pour dissiper le mal, st-sim. 130, 100. || Familièrement. Chien d'homme! oh! que je suis tenté d'étrange sorte, De faire sur ce mufle une application [y appliquer un soufflet], mol. Dépit amoureux, n, 7. || 3° Fig. Action d'appliquer à quelqu'un ou à quelque chose un apologue, une parole, un vers, etc. Des vers dont on faisait l'application au favori. L'application de l'apologue me semble dangereuse, voit. Leitr. 91. Ils suppriment les noms pour détourner les applications, la bruy. 5. Sans donner lieu aux applications les plus odieuses, dider. Ess. sur Claude. Le monde en a fait des applications particulières, sév. 236. Je trouvai cela plaisant, et j'en fais l'application, id. 285. J'ai fermé le temple de Janus; il me semble que voilà qui est fort bien appliqué; ce sont vos Carthages qui m'ont engagée dans celte application, ïd. 445. Â l'application [prenez ceci pour vous], ma chère Pauline, id. G03. Il est temps que nous fassions une application de cette belle doctrine, boss. Arnb. 1. Elle fit l'application de la comparaison aux vérités de la religion, id. Anne. Vous devez à l'autorité de cette parole un esprit de sincérité et d'application sur vous-même, mass. Car. Parole de Dieu. On convient de la règle; on s'abuse sur l'application , n-. Revenus ecclésiastiques. On nefait aucune application sur soi des devoirs de la piété, fléch. Serm. i,H5. || 4" En théologie, l'application des mérites de J. C. le bienfait par lequel J. C. transfère aux chrétiens ce qu'il a mérité par sa vie et par sa mort. || 5J Mise en pratique, mise en usage, mise à exécution. L'application, opposée à la théorie. Des règles dont on prévoit l'application. Ce mot n'a d'application qu'en parlant des personnes. Toutes ces choses sont d'une application étendue. L'application rigoureuse de la loi. || 6° Attribution d'une somme à telle dépense. Cet argent a son application. || 7° En mathématiques, l'application de l'algèbre à la géométrie, cette branche des mathématiques qui est due à Descartes, et dans laquelle on exprime les quantités géométriques par des équations algébriques. || 8° Action d'appliquer l'esprit à. Mettre son application à une chose. 11 est capable d'application. Cela ne se peut faire sans quelque application de mémoire, pasc. Prov. 9. Je fus élevé avec un grand soin et une grande application, st-sim. i, 20. Si chacun avait application à faire cet acte, boss. Ord. Quelle application n'eut-il pas pour établir la discipline parmi.... fléch. Or. [un. de Lamoign. L'application qu'elles avaient à sa parole [les troupes de gens qui suivaient J. C], id. m, 345. L'esprit de Dieu e 1 en nous un principe d'action, de mouvement et d'application pour notre salut, id. iii, H4. L'extrême application que les prêtres avaient à fourber.... fonten. Or. 1, 12. S'il servait avec application, on aurait soin de lui, sév. 500. Ce que je désire, c'est que vous ayez de l'application à votre santé, id. 80. J'ai la dernière application pour sa santé, id. 3. Plaire au roi, c'est son unique application,

— SYN. attention, application, contention. Trois mots qui expriment l'action volontaire et plus ou moins forte de l'intelligence. Attention est le terme le plus général. L'application est une attention soutenue et persévérante. On fait une chose avec attention; on travaille avec application. La contention est un effort momentané comme l'attention , mais un effort violent et qui absorbe toute la |

APP

force de l'esprit. Perdu dans cet abîme de pensées désolantes, il tombe dans une si grande contention d'esprit, qu'aucun de ceux qui l'approchent n'en peut tirer une parole, ségur, Ilist. de Napoléon, ix, 3.

— HIST. xivc s. Or prenons donques nostre applicacion de la descripeion de vertu, oresme, Eth.48. Il xvi" s. Autant par le bénéfice de mon application que par le bénéfice de mon invemion et de ma force,

— étym. Provenç. application; espagn. aplicacion; ital. applicazione ; de applicationem, de applicare (voy. appliquée).

APPLIQUE (a-pli-k'), s. f. Terme d'art. Accessoire qu'on ajoute à une pièce pour l'orner ou la rendre solide. Il En orfèvrerie, pièce d'applique, toute pièce qui s'assemble ou qui s'enchâsse avec une autre.

APPLIQUÉ. ÉE (a-pli-ké, kée) , part, passé. Il 1° Mis sur. Un emplâtre appliqué sur une tumeur. Il Par extension, soufflet bien appliqué. || 2" Dont on a fait l'application, comme d'un apologue. Si vous ne trouvez cela bien appliqué et bien joli [il s'agit d'un vers italien mis en inscription], sév. 445. || 3" Employé à. Argent appliqué à des dépenses utiles. || Par extension, science appliquée auxarts, science dont les principes éclairent et dirigent les procédés de l'industrie. Il 4° Appliquée, attentif, désireux de servir. Le roi, à qui ils semblent avoir tout l'esprit et toutle cœur appliqués, la bbuy.8. Votre enfant est appliquéàson devoir, sév. 533. Je vous recommande la santé de ma fille: soyez-y appliqué, id. 65. Ainsi se sont sanctifiés dans tous les siècles et dans tous les pays les solitaires pénitents, les prêtres appliqués à l'autel saint, les maîtres et les esclaves, mass. Car. Evidence. || 5° Absolument, studieux, qui fait sa besogne avec soin. C'est un jeune homme, un employé appliqué. Dans le temps qu'il est le plus appliqué, la bruy. H. Louis XIV voyait les choses avec des yeux moins appliqués, volt. Louis XIV, 18. || 6° Appliquées, s. f. plur. Lignes géométriques, qui s'appellent aujourd'hui ordonnées.

APPLIQUER (a-pli-ké), v. a. || 1" Mettre une chose sur ou contre une autre. Appliquer des échelles contre la muraille. Appliquer quatre fois des couleurs sur un tableau. || Par extension, appliquer un coup de bâton sur la tête, frapper la tête avec un bâton. || Appliquer un homme à la question, le soumettre aux tortures qu'on nommait la question. || 2° Se servir de.... pour un objet déterminé. Il fallut appliquer à la maladie un nouveau traitement. Les instruments de la nouvelle alliance sont des instruments du Saint-Esprit qui servent à nous appliquer la grâce, boss. Doctr. de l'Église, eh. 9. N'attendez pas de moi de regrets ni de larmes, Un grand cœur à ses maux applique d'autres charmes, corn. Pomp. v, i. Ils vous ont appliqué avec joie [comme remède] le sang de l'agneau, mass. Résur. Il nous lave de nos souillures en nous appliquant le prix de son sang, mass. Cire. Il Appliquer un système, une science, introduire dans la pratique les principes d'un système, d'une science. || Appliquer une science à une autre, faire usage des principes d'une science pour en développer une autre. Appliquer l'algèbre à la géométrie. |) 3° Transporter à quelqu'un ce qui est dit d'un autre. Appliquer un vers à quelqu'un. Appliquer un proverbe à propos. Ne vous appliquez pas ce reproche. Il s'applique à lui-même tout ce qui se dit, boss. Prédic. 2 Pour appliquer cette parole à l'homme parfait, id. Nouv. myst. Pour appliquer celte maxime à mon sujet, mass. Parole. il 4° Attribuer, imputer. S'appliquer une qualité, un avantage. S'appliquer le nom de sage. Il s'appliquait les émoluments dus au travail d'autrui. || 5° Mettre sous le coup de, infliger. On lui appliquera telle disposition de la loi. Le maximum de la peine lui fut appliqué. Il 6" Occuper fortement quelqu'un à quelque chose. C'est ainsi qu'ils se donnaient mutuellement un repos qui les appliquait chacun tout entier à son action, boss. Louis de H wbon.XJn bon roi applique ses sujets à l'agriculture, fén. Tél. Y. On l'appliqua [St Benoît] à l'étude des lettres humaines pour polir son esprit, fléch. Panég.l, 373. Aussi à peine le premier homme fut-il sorti de ses mains, [que le créateur] l'appliqua à la culture de ce lieu de délices qui devait être sa demeure, mass. Car. Vocation. En vain l'ordre de ceux qui ont droit de disposer de nous, nous y applique [à des fonctions qui nous déplaisent] ; on allègue mille prétextes de santé, d'insuffisance, id. Conf. Zèle, vices. Il Absolument, exigi r une grande attention. Les échecs appliquent beaucoup. La vie de la cour est un jeu qui applique, l\ bhuy. 8. || Appliquer son esprit, son attention à. Ce n'est pas assez d'avoir

APP

l'esprit bon; niais le principal est de l'appliquer Vith.i. \| , iespri1 àla n

la vérité , Port -Jloy. Logique, i

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