XI, IG
— ÉTYM. Appris, participe passé d'apprendre.
f APPRIVOISARLE (a-pri-voi-za-bl') , adj. Que l'on peut apprivoiser.
— ÉTYM. Apprivoiser.
APPRIVOISÉ, ÉE (a-pri-voi-zé.zée), part, passé. Rendu privé. Un animal apprivoisé. Ce tigre que jamais je n'abordai sans crainte, Soumis, apprivoisé, reconnaît un vainqueur, rac Phèd. iv, G.
f APPRIVOISEMENT (a-pri-voi-ze-man), s. m. Action par laquelle on apprivoise. L'apprivoisemeni des bêtes les plus féroces s'est fait par l'industrie des hommes.
— ÉTYM. Apprivoiser.
APPRIVOISER (a-pri-voi-zé), v. a.\\l° Rendre privé. Apprivoiserun lion. Apprivoiser des oiseaux. Avec une lyre il apprivoisait les bêtes farouches, fén. Tél. viu. [| 2° Fig. Si les tigres les plus sauvages Enfin apprivoisent leurs rages, malh. v, 23. C'est un mérite que j'ai apprivoisé, sév. 308. Le temps sait apprivoiser la bienséance, hamilt. Gramm. i i. Que faire pour apprivoiser une impertinente vertu? id. ib. 9. Et pour apprivoiser ce respect ennemi, Il faut, qu'en dépit d'elle elle s'offre à demi, corn. Olhon, m, t. Il s'éloigne et reprend sa morne rêverie ; Mais la chanson du pâtre assis dans la praii e Apprivoisa du moins sa farouche douleur, laharpe, Épîl. à M. le comte de SchoivalofT. Il parle, il adoucit la superbe Cartilage, De sa puissante reine apprivoise l'orgueil, delille, En. i. Au lieu d'apprivoiser ses mœurs, L'âge n'a fait qu'aigrir ses farouches humeurs, id. Conversation, 2. || Familièrement, apprivoiser une femme, l'accoutumer
à entendre qu'on lui parle d'amour. Tout doucement il vous l'apprivoisa, la font, llerm. || 3° S'apprivoiser, v. réjl. Devenir apprivoisé. L'ours s'apprivoise aisément. || 4° S'accoutumer, se familiariser avec. S'apprivoiser avec le danger. La raillerie a été le premier métier des sages, qui par là se sont apprivoisés avec le peuple, balz. liv. vi, lell. 5. Ce qui nous paraissait terrible et singulier S'apprivoise avec notre vue, Quand ce vient à la continue, la font. Fab.iv, io. Lesgrandes choses étonnent, et les petites rebutent; mais nous nous apprivoisons avec les unes et les autres par l'habitude, labuuy. 12.
— hist. xm" s. Les [bêtes d'] Evain assauvagissoient, Et les [celles d'] Adam aprivoisoient, lien. 00. C'est cil qui por aprivoisier Bat son chat et puis le rapele Por le lier à sa cordele, la Rose, 977o. Li leus garous le fil le roi Acole de ses quatre pies ; Si estde lui aprivoisés, guill.de palerme. || xivc s. Icelles bestes aprivoise l'en et attrait l'en par faire leurs plaisirs, Ménagier, i, G. || xve s. Ne le laissiez reposer ne dormir Ne nuit, ne jour, s'il ne me fait honimaige, Aprivoisiez ce compaignon sauvaige, en. d'orl. 10. De ce faulx vilain aveugler, Dieu scet si j'en suis désireux; Nul ne le peut aprivoiser, id. Bal. 69. || xvie s. J'envie ceulx qui sçavent s'apprivoiserau moindre de leur suitte, mont, m, 278. Ils s'apprivoisent de luy obeïr, la hoëtie, 13. Nous appastons le cheval, dès lorsqu'il estnay, pour l'apprivoiser à servir, id. 29. Qui ne s'apprivoisent jamais de la subjection, id. 43.
— ÉTYM. À et un adjectif fictif privois, qui suppose un bas-latin privensis, dérivé de priius (voy. privé) ; provenc. aprivadar ; Berry, appriver.
APPROBATEUR, TRICE (a-pro-ba-teur, tri- s'). j| i° S. m. et f. Celui, celle qui approuve une chose. L'approbateur du médisant devient son complice, fléch. Scrm. I. 333. Quelle surprise agréable pour les pécheurs de le trouver [le mauvais prêtre] nonseulement spectateur tranquille, mais approbateur public et complice par ses mœurs de leurs désordres, mass. Confér. Bon exemple. Ceux qui sont bien décidément réputés fauteurs ou approbateurs des menées de l'aristocratie.... mirabeau, Collection, t. iv, p. 3:,o. || 2° Ad/.Geste. regard approbateur. || 3° S. m. S'est dit autrefois d'un censeur qui avait donné son approbation publique à un livre. Les approbateurs de son livre furent tels et tels docteurs.
— HIST. xvie s. L'acte de noslre chrestien moderne, que j'ay recité, n'eut par aventure pas moins d'aprobateurs, lanoue, 3îj. En le fusant [Dieu] tesmoin et approbateur [certificateur] de fausseté, calv. Inst. 290.
— ÉTYM. Apprcbator (voy. approuver).
APPROBATIF, 1VE (a-pro-ba-tif, ti-v'), adj. Qui
exprime l'approbation. Signe approbatif. Sentence approbat ve.
— HIST. xv° s. Donnerons et ferons donner et faire à notre dit fils, le roi Henri, lettres-patentes approbatoires et confirmaloires, monstrel. i, ch. 234.
— ÉTYM. Provenç. aprooaiiw; espagn. aprobaliro; de approbativus, de approbare (voy. approuver).
APPROBATION (a-pro-ba-sion ; en poésie, de cinq syllabes), s.f. || 1° Agrément, consentement. Donner son approbation à un projet. Avec votre approbation. La loi fut revêtue de l'approbation du sénat. || 2° Jugement ou témoignage favorable. Ce discours eut l'approbation générale. Signes nombr. ux d'approbation. Approbation bruyante. Ils recherchèrent l'approbation des Egyptiens, boss. JJist. m, 3. L'approbation des hommes est quelque chose de forcé, et qui ne demande qu'à finir, fonten. Tournefort. L'injustice des hommes, toujours portés à ne donner leur approbation qu'aux succès, id. Chaselies. 11 est vrai que j'ai l'avantage de ne me point faire d'ennemis, et que tous mes ouvrages ont l'approbation des savants, mol. Impr. 3. || 3° Autorisation donnée par un censeur pour l'impression et la publication d'un livre. Avec approbation et privilège du roi. Imprimée sans approbation ni privilège, pasc. l'rov. 2. La Sorbonne n'a pas voulu donner son approbation à mon livre, boss. Rép. Exp. 11 était naturel depenserqu'Albani, devenu pape, ferait aumoins contre les approbations données à Quesnel ce qu'on avait fait contre les approbations données à Sfondrate, volt. Louis XIV, Jansénisme. ||4° En termes de théologie, pouvoir qu'un évêque donne à un prêtre de prêcher et de confesser dans son diocèse.
— SYN. approbation, suffrage. Celui qui donne son approbation à un homme, à une action, à un livre, fait quelque chose d'aussi favorable au fond, mais de moins éclatant dans la forme que celui qui donne son suffrage. L'approbation peut être tacite, le suffrage est manifeste.
APP
— iiist. xvi" s. Pour donner quelque approbation [p euve] de leur chrestienté, caly. 227. Iprèssoupper pour récréation . Le roy voulut ve
[ion [la sa cité de Bresse,
j harot, v, ibi. C'est une tacite approbation
du perissement de l'âme avecques le corps, lors
se veulent A plein rass 1 [jour ce qu'ils Ignorent les célestes, lano i . soi,
— ÊTYM. Appr \ncien-
ii on a dit approm t nt> ni , et, m on avaii formé un mot à'approbalionem, il eût été apro
[ APPROBATIVEMEPi 1 adv. Néologisme. 1 !
— ÊTYM. Ipprobatiee, el le suffixe ment. LPPROCHABLE 1 l*), adj. Dont on
peul approcher, i et homme n'est pas approchable.
APPROCHANT, ANTE (a-pro-chan.chan-f ,'| 1° Qui B] | Un sage iMable
nu vieillard de Virgile, Homme égalant les rois,