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— SYN. APTITUDE, DISPOSITION, TALENT. Aptitude
et talent se distinguent de disposition; ils sont plus lux; la disposition est plus générale. On a de L'aptitude ou du talent pour une chose; on a de la capacité ou des dispositions pour L'ensemble des choses qui forment l'intelligence et le moral. A leur tour, aptitude et talent se distinguent en ce que aptitude esl du Langage technique, philosophique ou physiologique, tandis que talenl esl du Langage général. D'ailleurs l'aptitude est le moyen d'arriver au talent, et le talent est le résultat de l'aptitude et de l'exercice.
— REM. (Ce mot, qui est tout latin, n'est connu à la cour. On peut absolument s'en | comme d'un mot un peu barbare et peu nécessaire. On juge des personnes par l'aptitude qu'elles pourraient a\iur aux sciences, a iiouiiours, JVbMt'. Rem. Ce mot aujourd'hui est pleinement passé dansl'u
— Hisr. xvic s. S'estant toujours montré, de son aptitude naturelle, plus curieux d'amis que d'escus, carl. v, <3. Il s'exercita principalement à l'éloquence, surmontant par soing, labeur et diligence, ceulx qui de nature y avoient plus d'aptitude que Luy, amyot, Crassus, 5.
— ÉTYM. Apte.
APURÉ, ÉE (a-pu-ré, rée), part, passé. Vérifié définitivement. Comptes apurés.
APUREMENT (a-pu-re-man), s. m. Terme de finances. Vérification définitive d'un compte, d'après laquelle le comptable est reconnu quitte. L'apurement d'un compte.
APURER (a-pu-ré) , v. a. || 1° Terme de finances. Opérer l'apurement d'un compte. D'Auneuil avait longtemps avant sa mort apuré ses comptes à la Chambre des Comptes, st-sim. 435, 50. || 2° Technologie. Laver l'or moulu dans plusieurs eaux, après avoir amalgamé au feu.
— êtym. A et pur.
APYRE (a-pi-r'), adj. Terme de minéralogie et de chimie. Qui résiste à l'action du feu; infusible.
— ÉTYM. "Aiixipo;, de à privatif, et Trùp, feu (voy. pyrite).
f APYRÈNE (a-pi-rê-n') , adj. Terme de botanique. Dont les fruits ne contiennent pas de graines.
— ÉTYM. 'A privatif et rcupriv, noyau.
f APYRÉTIQUE (a-pi-ré-ti-k') , adj. Terme de médecine. Qui n'est point accompagné de fièvre.
AQU
— ÉTYM. Voy. APYREXIE.
| APYREXIE (a pi re ksie), s. f. Terme de médecine. absence de fièvre, I étal dans lequel se trouve lé malade dans l'intervalle des accès de fièvres intermittentes. La durée de l'apyrexie dépend du type de Ces lièvres.
— hist. xvi' s. Mie fait la fièvre intermittente, C'est-à-dire qui a rémission franche et absolue, que les Grecs appellent apyrexie, paré, XX, 12.
— ÉTYM. 'AnupeÇîa, de à privatif, irOp, fièvre (voy. pyrite), etëveiv, avoir (voy. hectique).
AQUARELLE (a-koua-rè-1') , s.' f. De lin au lavis et de plusieurs couleurs, espèce d'enluminure . à La quelleonemploie des couleurs transparentes el ayant le moins possible d'épaisseur. Une belle aquarelle L'aquarelle estasse/, en usage pourpeindredes fleurs,
des oiseaux, de pelits paysages.
— ÊTYM. Ital. acquerello, détrempe, diminutif de acqua, eau (voy. eau).
t AQUARELLISTE (a-koua-ré-li-st'), s. m. Peintre à l'aquarelle.
f AQU ARIEN (a-koua-riin), s. m. Terme d'antiquité romaine. Employé chargé de veiller aux aqueducs.
— êtym. Aqua, eau (voy. eau).
t AQUARIUM (a-koua-ri-om'), s. m. Petit ré voir ou même vase il.-uis lequel en entretient îles [liantes ou des animaux d'eau douce ou d'eau do mer.
— êtym. A quarium , réservoir, de aqua (voy.
i AQUATILE (a- koua-ti-1'), adj. Qui vit dan», l'eau. Plante aquatile.
— ÊTYM. Aqualilis, de aqua (voy. eau).
AQUA-TINTA (a-koua tin'-ta) et quelquefois
\t.ii \ TINTE (a-koua- tin-t'), s. f. Gravure à L'eau forte imitant le dessin au lavis. || Au plur. Des aquatinta ou des aqua-tintes.
— ÉTYM. Ital. acqua tinta, de acqua, eau (voy. eau), et tinta, teinte (voy. teindre).
AQUATIQUE (a-koua-ti-k' ; Ménage voulait que L'on prononçât akalique). adj. || 1° Plein d'eau. Terrain aquatique. || 2° Qui croit ou qui vit dans l'eau. Plantes, animaux aquatiques. || Il suit toujours le substantif dans le style commun : Des animaux aquatiques.
— HIST. xvr s. Il usera de tous oiseaux, excepté aquatiques, paré, v, 2e.
— ÉTYM. Aquaticus, de aqua, eau (voy. eau); provenç. aquatic; espagn. et ital. aquatico.
t AQUA-TOFFANA (a-koua-to-fa-na), s. f. Poison subtil et célèbre, qui était une solution concentrée d'arsenic.
— ÉTYM. Ital. Acqua toffana, acqua délia Toffana . eau de la Toffana, nom d'une femme qui passait pour en être l'inventrice.
AQUEDUC (a-ke-duk) ou AQUEDUC (a-ké-duk), s. m. || 1° Canal en maçonnerie pourconduire les eaux d'un lieu à un autre. Les regards d'un aqueduc. 2 Terme d'anatomie. Conduit qui fait communiquer entre eux différents organes. Aqueduc du limaçon.
— étym. Aquœductus, de aqua, eau (voy. eau), et ductus, conduite, de ducere, conduire (voy. duc); Berry, arcaduc ; ital. aquidoccio.
f AQUETTE (a-kouè-f), s. f. \\ 1° Nom d'une liqueur d'Italie, composée de vin, d'un tiers d'eau et de diverses sortes d'aromates. || 2° Nom de l'aquatoffana.
■ — ÉTYM. Ital. acquetta, petite eau, de acqua, eau (voy. eau).
AQUEUX, EUSE (a-keù, keû-z'), adj. \\ 1° Qui est de la nature de l'eau. La partie aqueuse du sang ipe beaucoup par la transpiration, montesq. Esp. xiv, 10. || En termes de physique, météore aqueux, météore qui consiste dans les diverses formes et les mouvements de leau. Les brouillards, les pluies, les neiges, le givre sont des météores aqueux. || 2° Qui contient de l'eau. Légumes aqueux. Fruits aqueux, fruits qui ont le goût de l'eau.
— HIST. xive s. Transporter es contrées nublouses ou à air bruineux et couvert, pour la moisteur des palus esveus, ch. de pisan, Hist. de Ch. V, n, i. || xvie s. Ceux qui ont le cœur chaud et le sang aqueux, paré, h, 10. Le premier humeur de l'œil est appelle aqueux, pour la similitude qu'il a avec l'eau, id. iv, c.
— ÉTYM. Provenç. aigos; espagn. et ital. aquoso; de aquosus, de aqua, eau (voy. eau).
fAQUIFÈRE (a-kui-fê-r'), adj. Qui porte, qui contient de l'eau. Le sondage atteignit la couche aquifère.
— étym. Aqua, eau, et férus, qui porte.
t AQUIFOLIACÉES (a-kui-fo-li-a-sée) , s. f. plur.
ARA
ARA
ARA
Famille de plantes à laquelle le houx a donné son nom.
— ÉTYM. Aquifolium, houx, de aqui, de acus, aiguille (voy. mouille; , et folium, feuille (voy. feuille).
f AQUILANT (a-ki-lan) ou AQUILAIN (a-kilin), adj. m. et subst. De couleur fauve ou brune, à peu près semblable à celle de l'aigle, en parlant du cheval. Le chevalier jurait par sa durandal et sonaquilain, sa fidèle épée et son coursier rapide, chateaub. Génie, iv, v, 4.
— HIST. xnr s. Forqueres joint le destrier aquilant, du cange, aquilinus.
— ÉTYM. Aquilus, brun.
AQUILIN (a-ki-lin), adj. m. Usité seulement dans nez aquilin, nez recourbé en bec d'aigle. Mon nez n'est ni camus, ni aquilin, ni gros, larochef. Portrait. Onésiphore reconnut Paul à sa taille courte, ses sourcils joints et con nez aquilin , volt. Phil. v, 75.
— HIST. xvie s. Gryphos, c'est-à-dire ayant nez aquilin, amyot, Pyrrh. t. Le front large, le nez aquilin, id. Anton. 5.
— ÉTYM. Aquilinus, d'aquila, aigle (voy. aigle). AQUILON (a-ki-lon), s. m. || 1° Le vent du nord.
il 2" Poétiquement. Tout vent violent et froid. Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr, la font. Fabl. i, 22. Un rocher.... Défend aux aquilons d'en troubler le repos [de cet asile) , volt. Henr. i. D'un souffle l'aquilon écarte les nuages , Et chasse au loin la foudreet iesorages, rac. Esth. ni, 3. [Hiver !] Ton aquilon qui murmure Ne peut troubler nos chansons, bérang. Hiver. || 3° Le nord. Portant ma vue , Du sud à l'aquilon, de l'aurore au couchant, lamart. Méd. i, \. || 4° Fig. Rappelez-leur que l'aquilon terrible De nos lauriers a détruit vingt moissons, bérang. B. vieille. Mais ces hivers ont eu leurs jours de fête; Tout ne fut pas aquilons et frimas, id. Bonsoir. || 5° En termes de blason, têtes d'enfants joufflues-, qui paraissent souffler avec violence.
— HIST. xiiic s. Tu formas aquilon, et tu créas la mer, Psautier, f° tt>7.
— ÉTYM. Aquilo, vent du nord; provenç. aquilo, aguilo ; ital. aquilone.
fÀQUOSITÉ (a-kô-zi-té) , s. /'.Terme didactique. Qualité de ce qui est aqueux.
- — ÉTYM. Aquosus (voy. aqueux).
ARA (ara), s. m. Terme d'histoire naturelle. Gros perroquet à longue queue, d'un fort beau plumage.
— ÉTYM. Abréviation à'araraca, qui est, au Guarani, le nom de ce perroquet.
ARABE (a-ra-b'), s. m. || 1° Qui est originaire d'Arabie. || 2° Fig. Usurier, homme avide. C'est le plus arabe de tous les hommes. Endurcis-toi le cœur, sois arabe, corsaire, boil. Sat. vm. || 3° Adjectivement. Les chiffres arabes, les dix signes de la numération, 1 , 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 0, dont on attribue l'invention aux Arabes : à tort, car eux-mêmes les nomment chiffres indiens. || Cheval arabe, le plus beau, le plus généreux de tous les chevaux de l'Orient, et le seul qui, avec le cheval anglais, soit de pur sang. On dit aussi un arabe , pour un cheval arabe.
ARABESQUE (a-ra-hè-sk'). || Ie Adj. Se dit d'un genre d'architecture qui n'admet dans les ornements que des imitations de plantes et de feuillages. || 2° S. m. L'arabesque. Il excelle à composer l'arabesque, et le dessine parfaitement.
— ÉTYM. Arabe. Dans le xvie et le xvn° siècle on disait arabesque ce que nous disons arabe : langue arabesque; écriture arabesque. On a ainsi nommé ce genre d'architecture, parce qu'on l'a attribué aux Arabes, les disciples de Mahomet repoussant la représentation de la figure humaine.
ARABESQUES (a-ra-bê-sk'), s. f. plur. Terme de peinture et de sculpture. Ornements qui consistent en des entrelacements de feuillages, de fleurs, d'animaux, etc.
— ÉTYM. Malgré la dénomination, les Arabes ne sont pas les inventeurs des arabesques , qu'on trouve dans les monuments de l'antiquité gréco-romaine.
t ARAB1NE (a-ra-bi-n') , s. f. Terme de chimie. Portion, soluble dans l'eau, de la gomme arabique et de la gomme du Sénégal.
ARABIQUE (a-ra-bi-k'), adj. Qui est d'Arabie.
— HIST. xme s. Et le chevet'aine de celle court est apelé rays en lor language arabic, Ass. de Jérus. I, 26.
— ÉTYM. Arabe.
f ARABISANT (a-ra-bi-zan) , s. m. Terme do philologie. Celui qui fait une étude particulière de l'arabe.
t ARABISME (a-ra-bi-snf) , s. m. Terme de phi-
lologie. Locution, construction particulière à la langue arabe.
f ABABISTE (a-ra-bi-sf) , s. m. On donne le nom d'arabistes aux médecins occidentaux qui se firent les disciples de la médecine arabe, vers le xie siècle de l'ère chrétienne.
ARABLE (a-ra-bl'), adj. Labourable. Les engrais incorporés dans la couche arable.
— HIST. xive s. En cens, en rentes, en terres araules, du cange, aralia. || xve s. Vignes aussi et les terres arables, Moulins tournans, beaus plains à regarder, e. desch. le Bois de Vincennes.
— ÉTYM. Ârabilis, de arare, labourer.
f ARACHIDE (a-ra-chi-d') ou ARACHIS (a-rachis'), x. f. Plante légumineuse dont les fruits contiennent f , 2 ou 3 graines rougeàtres, vulgairement nommées pistaches de terre. Ces graines fournissent par la pression une huile blanche, limpide, de saveur agréable, et qui peut remplacer l'huile d'olive.
— ÉTYM. 'Âpor/iôva, plante.
f ARACHIS (a-ra-chis') , s. /\ Voy. arachide.
f ARACHNÉOLITUE (a-ra-kné-o-li-f), s. f. Terme de paléontologie. Crabe ou araignée de mer fossile.
— ÉTYM. 'Apa/vaTo;, en forme d'araignée, et ).î8oç, pierre.
f ARACHNIDE (a-ra-kni-d') , s. m. Terme d'histoire naturelle. Deuxième classe des annelés articulés, comprenant tous les animaux qui ont huit pattes à l'état adulte, dépourvus d'ailes et d'antennes, et renfermant les araignées, les faucheurs, les scorpions, les acares, etc.
— ÉTYM. 'Apâx''ï], araignée (voy. araignée).
f ARACHNITIS (a-ra-kni-tis') ou ARACHNOÏDI- TIS (a-ra-kno-i-di-tis'), s. f. Terme de médecine. Inflammation de l'arachnoïde.
— ÉTYM. Voy. ARACHNOÏDE.
ARACHNOÏDE (a-ra-kno-ï-d') , s. f. Terme d'anatomie. Membrane mince et transpa rente, qui est entre la dure-mère et la pie-mère, et enveloppe le cerveau et la moelle épinière.
— HIST. xvi° s. La cinquième et dernière tunique de l'œil est nommée arachnoïde, pour la consistence qu'elle a semblable à toile d'araignée, paré,
— ÉTYM. 'Apor/voeiorj;, de àpa^voç, araignée (voy. araignée), et de eiSo;, forme (voy. idée).
f ARACHNOÏDIEN, IENNE (a-ra-kno-i-diin, diè-n'), adj. Qui a rapport à l'arachnoïde. Liquide arachnoïdien, liquide placé entre la pie-mère et le feuillet viscéral de l'arachnoïde, mais non dans la cavité de celle-ci.
ARACK (a-rak ; l'on dit souvent rak) , s. m. Liqueur alcoolique tirée, par la distillation, du riz fermenté. On lafait aussi avec du sucre et du jus de noix de coco qui fermentent ensemble , souvent aussi avec le jus qui exsude d'incisions pratiquées au cocotier, et qui est appelé loddy. || Par extension, à Bourbon et dans les autres colonies à sucre au delà du cap de Bonne-Espérance, nom de l'alcool retiré, par la distillation, du vesou fermenté.
— ÉTYM. Portug. araque, araqua; de l'arabe araca, du verbe areca, suer, distiller.
f ARAGNE(a-ra-gn'), s. f. Forme archaïque pour araignée. Il n'est rien, dit l'aragne, aux cases qui me plaise, la font. Fab. m, 8. La pauvre aragne n'ayant plus Que la tête et les pieds, artisans superflus, Se vit elle-même enlevée, id. ib. x, 7. Ils descendent assurément de ces aragnes carnassières. volt. Lett. vers, 82.
— ÉTYM. Aranea (voy. araignée).
f ARAGONITE (a-ra-go-ni-t') , s. f. Terme de minéralogie. Chaux carbonatée.
— ÉTYM. Aragon, contrée de l'Espagne où se trouve cette substance.
f ARAIGNE (a-rè-gn'). Technologie. Voy. araignée.
ARAIGNÉE (a-rè-gnéej, s. f. || 1" Articulé aptère à huit pattes, qui, à l'aide d'une substance tirée de son corps, forme des fils et une toile fort minces. Le fait des araignées qui descendent de leur toile et se tiennent suspendues tant que le son des instruments continue, et qui remontent ensuite à leur place, ne peut guère être révoqué en doute, buff. De l'ouïe. \\ Fig. Combien encore il [le duc d'Orléans] avait résolu de nous laisser dégoûter et salir par cette araignée venimeuse [Pontchartrain] que chacun souhaitait dehors, st-sim. 428, 200. || Toile d'araignée. Ôter les araignées. || Pattes d'araignée, doigts longs et maigres. || 2" Terme de génie militaire. Travail par branches ou par rameaux qu'on fait sous terre, lorsqu'on rencontre quelque chose qui empêche de faire la chambre de la mine au lieu
destiné, et qu'on est contraint de s'écarler par plusieurs branches, qui sont terminées chacune par de petits fourneaux. || 3° En termes d'astronomie, cercle de l'astrolabe, percé à jour et portant différents bras dont les extrémités marquent la position des étoiles. || 4" En termes de géologie, intersection plus ou moins obtuse ou aiguë des deux versants d'une chaîne de montagnes. || 5° En termes de marine, réseau en petit cordage. || Poulies particulières destinées à recevoir les martinets ou cordages à plusieurs branches qui partent de plusieurs points différents pour se réunir à ces poulies. || 6° En termes de chasse, sorte de filet dont on se sert principalement pour prendre les merles, [j 7° Technologie. Crochet de fer à plusieurs branches pour retirer les seaux d'un puits. On dit aussi araigne. || 8° Première soie que filent les vers à soie pour soutenir les cocons. | 9° Araignée de mer, petit poisson des ports de la Manche, sorte déjeune vive.
— HIST. xne s. Dous iraignes [il] -v it surdre del funz, d'une tenur [ensemble], Th. le mari. 105. || xme s. S'ele est preus et bien enseignk, .Ne lest entor nule iraignie Qu'el n'arde, ou rée . errache ou housse, la liose, -13542. || xvc s. Item je laisse aux hôpitaux Mes châssis tissus d'iraignée , villon , dans ménage. || xvie s. Gardez-vous de faire comme l'araigne, qui convertit toutes les bonnes Mandes en venm, marg. Nouv. xxxvi. Mes armes au crochet se couvrirent d'araignes, Mes soldats par les cham] ; voguèrent sans enseignes, garmer, Marc-Âjit. m. Puisque la seule araigne instruit chacun de dou - Et du soin de l'espouse et du soin de l'espoux, dubartas, dans ménage. || xvnes. Vinrent à pas comptés comme des airignées, Régnier, Sat. xi.
— ÉTYM. Génev. iragne, iraigne; Berry, aragne, iragne, araigne, iraigne; picard, araigne; Boulogne, iraigne; provenç. aranha, aranh , eranha; catal. arany; espagn. arana; ital. aragnà; de aranea, grecàpà/vy). L'ancien français a aragne et le; formes qui en dépendent, et araignée. Aragne signifie l'animal même et vient de arànca , avec l'accent sur m; araignée, qui ne peut venir de arànca et qui vient de araneâta. chose faite par Varagne, signifie toile d'araignée. La vieille langue distinguait donc Y aragne et l'araignée; la nouvelle langue s'est appauvrie et défigurée en confondant l'ouvrière et l'œuvre; cette confusion paraît être venue dans le
XVIe s.
f ARAIRE (a-rê-r'), s. m. Charrue simple, dans laquelle la puissance motrice est immédiatement appliquée à l'âge ou au régulateur, sans l'inti diaire d'un avant-train.
— REM. Certains comices agricoles font araire du féminin ; c'est à tort.
— HIST. xve s. Icelui tenant en sa main une coignée dont il appareilloit son araire, du a arar. Car qui sa main met àl'arere, S'arriére lui regarde un pas, Du règne Dieu digne n'est pas, id. ib. Quant les suppliants laissoient leur areau , 10. ib. || xvie s. Une seule beste y suffit, tirant gaiement le soc ou la herce, avec une sorte d'araire que ies Provenceaux, Dauphinois et ceux de Languedoc appellent fourquat, o. deserres, h 7.
— ÉTYM. Aratrum, charrue (voy. arable), Berry, ariau, areau; wallon , èrère; provenç. araire; anc. catal. aradre; espagn. arado; ital. aratro.
f ARAMÉEN , ENNE (a-ramé-in , è-n') , adj. et s. Les Araméens, peuple qui habitait la Syrie. || L'araméen ou langue araméenne, le syriaque.
f ARAMER (a-ra-mé) , v. a. Technologie. Mettra le drap sur un rouleau pour l'allonger en l'étirant.
f ARANÉEUX, EUSE (a-ra-né-eù, eû-z'), adj. Terme didactique. Qui imite une araignée on une toile d'araignée.
— ÉTYM. Aranea, araignée.
f ARANÉ1FORIUE (a-ra-né-i-for-m') , adj. Terme didactique. Qui a forme d'araignée.
f ARANÉOLE (a-ra-né-o-1') , s. f. Ichthyologie. Nom donné sur les côtes de France à la petite vive ou à la vive commune, quand elle est jeune.
— ÉTYM. Diminutif de aranea, pi tite araignée.
t ARANTÈLES (a-ran-tè-P), s. f. plur. Terme de vénerie. Filandres en forme de toile d'araignée, qui se trouvent ordinairement au pied du cerf.
— ÉTYM. Aranea, araignée, et tela, toile; Berry, arantèle. toile d'araignée.
ARASÉ, ÉE (a-râ-zé, zée), part, passé. Mis de niveau, en parlant d'un mur.
ARASEMENT (a-rà-ze-man) , s. m. || 1° Terme d'architecture. Action d'araser; résultat de cette action. || 2° Terme de menuiserie. Extrémité d'une traverse à la naissance du tenon, laquelle vient joindre le battant à l'endroit de l'assemblage.
i d'un mur i a
M$T. XIII 5. Et ]
, . ■ ia. S'en onl e
e t an
sont là les
Dans l ancien français, orraser vont d re raser jusqu'à lerre, déti
ARASES :'), s. /'. plur. Pierres plus hautes
ou plus ml lemurest formé, pour
mettn ent de niveau.
ÊTYM. Araser.
AU V rOIRI Oui sert ou qui se
te au labourage. Instruments aratoires. Travaux
— JtTYM [r* forint, A'arare, labourer(Toy. ara-
! vRB vi. I STRES (ai
n ter le méti . faiseurs de gaze, de soie, etc.
— ÊTYM. ' TB.
t ARBALESTRILLE OU ABBALËTBILLE (ar-ba- U ), s. f. Nom d'un instrument aujourd'hui abandi imployait sur mer pour les
vations de la lai
— ÊTYM.
ABBALl ' v. f. || 1" Arme de
i sur un fût ijiii reçoit le irait ou La balle.
en a\ >i de la voiture.
déjà fort vifs en attacher un troisième en arbalète qui tire d'un côté, tandis que les iiiti-e. dider. Lelt. sur 2" En blason . l'arbalète se représente en pal ,1a corde ne. || 8" Terme d'astronomie. Instrument don 1 on se n mer pour prendre la hau-
teur du soleil. '| 4 isse. Sorte de
ment pour prendre les
imarre. || 6" Technologi que d'acier, à l'aide de laquelle l'ouvrier n'a fatigue de presser la lime sur la pièce qu'il tra
manufacture de soieries. Corde avec laquelle on attache : es du battant. \ Au plur. Étrivières qui l'ont baisser les IN- i^.
— REM. On a dit longtemps arbalestre : il portail l'arbalestre au bon roi Charlemagne , Régnier, Sat. x.
— HIST. xie S. D il] ne i uel
un quarrel, Ch. d r.\\ mi" s. I luii onques
veut et re archiers à Paris. - oir feseres de
ehes et de arbalestes, Liv.
El as entour Sunt les arbali
tour. Qu'armeûre n'i puet tenir, la liose, 38<;s. Le
'en ala en pure sa chemi n son hostel, et
prist s'arbalestre, joiny. 209 Commence
rent Gennevois à traire de leurs arbalestres à grand ■andon, et les archers d'Angleterre aussi sir FHOISS. I. I. (O.S. || xvie s. lise souvint pointant d'une arbal te -lent son valet, lors en Limouzin, alloit quelquesfois tirer aux ■ lu (îé.... c'es
toit une arh i me cette vieille ap-
porta au penart, d'aub. Fœn. n. ii. Les lances et arbalestes .à feu, pai b, vu, Pre'f.
— êtym. Arcubalista, de arcus, arc (voy. arc), et ballista (voy. balis : bourguig. ai
fARBALÉTÉE (ar-ba-lé-tée) , s. f. Voy. arbalé-