‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 165 sur 462 · TRÉE · texte numérisé non relu

TRÉE

tABBALÉTIÈBE(ar-ba-lé-tiê-r'), s. f. Voy. ARBA- LÉTRIERS.

fABBALÉTRÉE (ar-ba-lé-trée) el ARBALÉTÉE

(ar-ba-lé-tée) , s. f. Portée d'une arbalète.

— hist. xnc s. Arrier [ilj se trait demie arbarestrée, 7fo»r. p. 86. || xme s. Et dura bien cis frons [de bataille] iroîs arbalestrées, villeii. lxxvii. Par un sentier s'en est torné, Au devant le parc est aie Largement une arbalestée, Ren. 22505. || xiv° s. Et furent reculé bien une arbalestrée, Guescl. v. I3D88.

— êtym. Arba ète.

ARBALÉTRIER (ar-ba-lé-tri-é) , s. m. || 1° Soldat armé d'une arbalète. || Grand maître des arbalétriers, le premier officier de l'armée après le connétable. || 2" Terme de zoologie. Nom vulgaire du martinet noir. || 3° Les charpentiers appellent ainsi les pièces

ARB

qui servent à soutei i: le toil d'un bâti

iiivi . mu1' s. U ai ii1 ' <!'■'■ de tl i.xix. Ain- que se fussent ri

, | vienent descopié; I i mt ve

R, . Dont

se mirent gens d'armesèn on uts, el

n , 1 1 . || xvi* i m des haqn : ■ chei

Prol. i.es arbalestiers à

— tn m. Arcubalistarius(voy. arbali

W'.UVI.I ITU1KI (ai i" i -tri-S I, S.f. || l°Ouverture pour tirer avec l'i î° Terme de ma -

rine ancienne, i ieu d'une galère, d'où les

— HIST. xiv s. t ne fenestre ou arbalestrie

où la clarté leur vu til d'une tour, nu cangi . ai balista.

| ARBELAGE (ar-be-la-j') ou ARBELA1 s m. Lame de fer aplatie pour la de la i ARBITRAGE (ar bi-tra-j i, s. m. | 1" Jug

par arb lientsi is à leur

arbitra JJist. m. 8. La détermination doil

o. Projet. Le sénat mettrait ci n en arbitrage , mon .; m. ■■ 2 banque, i ipératii

i plus avant tirer ou remettre des lettresde chai étrangJ si trafic qui consiste à acheter des

ir une place où ils sont dépréciés, pour 1 is Ire sur d'autres places où ils sont

u bitrages, comm i dit faire I e

compta i n termes de bourse,

opératii uelle on échange une vali

autre, en Vi tant l'autre. Par i • ons du chemin

de fer d devoir hau

ireent au plus, et les actions du chemin de devingt pourcent, le spéculateur trouve avantagea-, i d'Orléans qu'il détient,

pour ac 'l pipe, il arbitre

en faveur du chemin de m a fait des

arbitrages en faveur de l'Orléans contre le Lyon.

— hist. xiii0 s. Si dii [uel arbitrage

et liquel non i i, l . Qui 1 rmine arbitraige

et mise. Qui paie la paume comm se Du trespassé

I r. 310. || xiv" s.

Nulle chose ne tloit estre lessie en l'ordenance et arbitra nté du juge, ori 162. M

est dure chose et périlleuse (pie un homme se corn mette du tout en l'arbitrage et en la puissance de ses ennemis, Ménagier, i, 9. Après la confi

atisfacion que on doit faire selon l'arb et le conseil du sage confesseur, ib. i, 3. || xve s. Il tinst [tiendrait] aujourd'hui toute reste seigneurie soubz son arbitrage, comm. v, 14. || xvi" s. En matière criminelle, les reproches demeurenl a l'arbi-

des juges [ils peuvent nonobstant récusation admettre la déposition des témoins], LOYSEL, 780. Pacifier par arbitrage les querelles et diflfei amvot, Pomp. 56.

— Etym. Arbitrer.

ARBITRAIRE (ar-bi-trê-r') , adj. || 1° Qui est produit par la seule volonté. La plupart des noms donnés aux choses ne sont pas des signes purement arbitraires. Le choix de tous les individus possibles a été purement arbitraire à Pieu, n:x. m, 81. Qu'on soit juste, il suffit : le reste est arbitraire, volt. Loi nat. 2. Il semble que le salut soit une chose arbitraire, mass. Délai. L'ardeur de leurs disputes ées et leur religion arbitraire est devenue la plus dangereuse de leurs maladies, boss. Reine d'Angl. ||2° Qui est lai- éciation, à la dé-

cision du juge. Amende arbitraire. Peine arbitraire. || 3° Despotique, qui n'a de règle que la volonté du prince et de ses ministres. Le pontificat qu'il rend arbitraire, boss. Hist n, 5. Ne parlons pas des corruptions qu'on a honte d'avouer; parlons de la lâcheté ou de la licence d'une justice arbitraire, id. Le Tellier. Tant que la levée des revenus s'exigera par des voies arbitraires, il est impossible que li is peuples ne soient exposés à un pillage universel répandu par le royaume, vaub. Dîme. p. 165. Ce rigide ennemi du pouvoir arbitraire, volt. Mort de Ces. i, i.||4°,S. m. Substituer l'arbitraire aux lois. Ce point de doctrine est au-dessus de l'arbitraire des conjectures. Dons Quichottes de l'arbitraire, Allons, morbleu! de la valeur, bérang. Christophe. Les auteurs ont donné dans l'arbitraire, montf.sq. Esp. x, 3.

ARB

— hist. xv" s. Mais quant ceste peine arbitraire On m'adjugea par tricherie, villon, Ballade de son appel. |] xvi' s. Lesquelles peines, par l'avis de tous les a sistans, doivent estre arbitraires, Couttumier génér. t. i,p, 47a.

— êtym. Arbitrariut, de arbiter (voy. arbitre);

i. el Haï arbitrario.

ARBITRAIREMENT (ai bi trê-re-man>; adv. D'une façon arbitraire. Gouverner arbitrairement.

— ÊTYM. Arbitraire, el le suffixe ment; provenç. arbitrariament.

arbitrai.. ALE(ar bi-tral,tra l'),adj. Prononcé par arbitres. Jugements arbitraux. Ces plaintes n'étaient rien au prix de l'embarras Où se trouva réduit l'ap] Lteur des débats ; Aucun n'était conlent ;

la sentence arbitral \ nul des <\fux ne convenait,

la font. Fabl. xii, 28. Le pape i mbrassa ce dernier

que confirma sa sentence arbitrale, st-simon,

— ÊTYM. Arbitralis, de ar&tter (voy. arbitre) ARBIIUAI.I Ml M lai'-lu traie inanj, adv. Par

arbitres. Cette affaire fut jugée arbitralen

— ÊTYM. Arbitrale, et le suffixe ment. VRBITRATION (ar-bi-tra-sion) , s. f. Tenue de

jurisprudence. Estimation faite en gros.

— ÊTYM. Arbitratio (voy. arbitrer); provenç. arbili

l. ARBITRE (ar bi-tr'), t. m. || 1" Celui qui, irties, juge un différend,

bité le rend l'ai bitre de tous les Etats, i ni l. Tél. v.Il faut prendre pour arbitre un peuple*voisin, m. ib. xxni. .le VOUS faisnotn ai Pitre, et vous nous

-, îuc. Brit. iv, 2. Dois ji sui sa foi l aprendre ntre son fils et moi? m. ib. r, 4. Vousmême, amour à part, je vous en faisarbitre, corn. u i, 2. || Tiers arbitre , l'arbitre chargé de décider entre deux autres. || 2" S. m. el /'. Maître absolu . i absolue. Arbitre de la vie et de la mort. La fortune es1 l'arbitre de t iuti ! choses. Mais pari de on sort qui t'a rendu l'arbitre? rac. Andr. v, 3. Et 'les jours de son frère arbitre souveraine, m. Baj. i. i. Il vou fa l d n sort arbitre

souveraine, n Brit. v, i. De la Grèce déjà vous vous rendez l'arbitre, id. Tph. iv, 6. Mais si de leur puissance ils vous laissent l'arbitre, corn. Sertor. Il, 2. Quand de toute l'Asie il se fut vu l'arbitre, id. Cinna, iii.'i. Lorsqu'il se vit établi arbitre souverain lois, FLÉCH. le Tel. Ils se rendirent les arbitres de la doctrine, boss. Hist. n, ft. On ne laisse pas les convalescents arbitres de leur nouriiture, id. Lett. i'<>r),. 62. i hacun s'est fait à soi-même un tribunal i ù d e t rendu l'arbitre de sa croyance, id. Reine d bigl.

— hist. xiii" s. Et tel digneté li jugiés Qu'il poïst estre arbitre el juge, la Rose, 15229. E1 s'il i a contenz [dispute . il doil estre ostez par arbitre esleuz d une paitie et d'autre, Liv. de Just. 16. Il est bon que noz parlons en cest capitre qui ensuit, d'une manière de juges c'en apele arbitres, beaum. xli, 1. le\ manières de descors doivenl estre apaisé par le [la] déclaration que li arbitre font en Ior recort, id. xxxix, 7. Il xivc s. Estre arbitres et modereurs du publique conseil, bercheure, f° 35, verso. Il xvi' s. Lavinus feit response que les Romains ne le vouloient point pour arbitre, ny ne le craignoient point pour ennemy, amyot, Pyrr. 34.

— ÊTYM. Bourguig. airhitre; provenç. arbitre; espagn. et ital. arbitro; d'arbiter.

■2. ARBITRE (ar-bi-tr') , s. m. Terme de métaphysique. Volonté. Libre arbitre, puissance qu'a la volonté de choisir entre plusieurs partis sans motif extérieur; pouvoir de se déterminer sans aucune cause que la volonté elle-même. La grâce efficace meut le libre arbitre, pasc. Prov. 18. Je dis que la liberté ou le libre arbitre est certainement en nous, et que cette liberté nous est évidente, boss. Libre arb.i. || On dit, dans le même sens, mais tjIus rarement, franc arbitre. || Danslelangageordinaire, libre arbitre signifie seulement une volonté qui n'est pas contrainte.

— HIST. xv° s. Cestui-là i alla de son franc arbitre et de noblesse de cueur pour l'honneur du père et de la maison, g.chastel. Chron. des- D. de Bourg. u, ch. 56. Il xvr s. C'est l'usance des tyrans, qui veulent leur arbitre tenir lieu de raison, rats. Garg. 1, 9. Nous parlerons du franc et serf arbitre de l'homme, calv. Instit. 162. Ceux qui maintiennent le libéral arbitre, le jettent bas en ruine, plustost qu'ils ne l'establissent, id. ib. 180. Dieu nous a donné franc-arbitre en nostre nature, et ne nous impose point nécessité, id. ib. 182. Ils accordent que le nom d'arbitre se doit rapporter à la raison, .... que le titre de libre ou franc, lequel on adjouste

ARB

avec, appartient proprement à la volonté, id. ib.

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