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DE SERRI s

— étym. Aristolochia, deàpi<jTo)o-/ia,deâ(H<jTO(;, excellent (voy. aristaroue), et de ).o/eia , lochies (voy. ce mot). Les gens qui, au xvi" siècle, disaieni aristolochie, abandonnaient la forme ancienne, qui vient de aristolochia, avec l'accent sur lo

t ARISTOPHANESQUE (a ri sto fa ne sk'), adj. Qui a le caractère des comédies d'Aristophane dans lesquelles règne La fantaisie la plus hardie.

— ÊTYM. Aristophane, célèbre | te athénien

du V siècle avant l'ère chrétienne.

\ ARISTOPHANIEN (a ri sto fa-niin), adj. m. Terme de métrique ancienne. Sorte de vers ainsi appelé du nom du poète Aristophane.

ARISTOTÉLICIEN, IENNE (a-ri-sto-té li-siin,

siè-n'). || i" Adj. Conforme à la doctrine d'Arist '.

|| 2° S. m. Aristotélicien, partisan de la doctrine itotéliciens.

— ÉTYM. Voy. ARIST0TËL1SME.

| ARISTOTELIQUE (a-ri-sto-té-li-k'), adj. Terme le philosophie. Qai se rapporte à Aristote ou à sa philo ophie.

| ARISTOTËLISER (a-ri-sto.té-li-zé), v. n. Être pai tisan de la do itrine d'Aristole.

ARISTOTÉLISME (a-ri-sto-té-li-sm') , s. m. Philosophie d'Aristote.

— ÉTYM. 'Api<7T0T:)r:, leiui qui Meut deâpKTTOÇ, excellent, et de 7f/o;, lin . accomplissement.

ARITHMÉTICIEN (a-ri-tmé-ti-siin), s. m. Celui qui sait, qui cultive l'arithmétique. Il est à croire que Les arithméticiens s'y opposèrent, voi.t. l'hit, m 209. |j Arithméticien [lolitique, celui qui s'occupe d'arithmétique politique.

— HIST. xvl s. VA tuuieffiii/ a astrologie nul ne peut parvenir, s'ainçoiz n'est philosophe, géomètre et arismetion, christ, de pisan, Charles V, ni, ch. 4.

— étym. Arithmétique.

i . ARITHMÉTIQUE (a-ri-tmé-ti-k') , s. f. Sciencedes nombres; art de calculer. Il s'étoit rencontré avec \I. Leibnitz, car les preuves de la rencontre ontété bien faites, sur l'idée singulière d'une arithmétique qui n'auroit que deux chiffres, au lieu que la nôtre en a dix, fonten. Lagmj. M. Wallis, célèbre mathématicien anglais, a composé sur ces suites [de nombres] son arithmétique des infinis, et, après lui, MM. Leilmitz et Bernoulli poussèrent encore cette théorie beaucoup plus loin, id. Bernoulli. \\ Arithmétique politique , mot créé en Angleterre, où il se trouve comme titre d'ouvrages dès la fin du xvir siècle, et qui signifie : i° ensemble de considérations sur l'économie sociale ou sur l'une de ses branches, agriculture, population, consommations; 2° sorte de statistique raisonnée expliquant les causes et les ré sultats des faits de statistique; 3° calculs et procédés de calcul à l'aide desquels on tire, de faits constatés directement, d'autres faits admis par voie d'analogie, de proportionnalité, de probabilité. De l'arithmétique politique ; titre d'un chapitre de l'Essai sur le commerce, par melon, 1736.

— hist. xme s. Car ainsinc le dist Athalus, Qui des eschez controval'us, Quant il traitoit d'arismetique, la Rose, C7i3.

— ÉTYM. Provenç. arismetica; ital. aritmetica; du latin, arithmetica, du grec àpi6p.i]TtxiQ, de àptO- \i.ô:, nombre. 'Api6u.ô; a pour radical la syllabe ar, qui forme directement le verbe <zpa>, préparer, disposer, arranger, et qui se trouve dans plusieurs autres mots soit grecs soit latins. ÎApiÛ(j.6; signifie donc ce qui est disposé, arrangé.

2. ARITHMÉTIQUE (a-ri-tmé-ti-k') , adj. Qui est fondé sur l'arithmétique. Rapport arithmétique de deux quantités , différence entre deux quantités. Proportion arithmétique, égalité de deux rapports arithmétiques, c'est-à-dire de deux différences, par exemple: 7 est à 5 comme to est à 8. || Progression arithmétique, celle où la différence entre deux termes consécutifs est constamment la même, par exemple : 2, 4, 6, 8, \o, etc.

— HIST. xive s. Proportion arismetique est quant le grant seurmonte ou excède le moien autant comme le moien seurmonte le petit, oresme, Thèse de meunier.

— ÉTYM. Voy. arithmétique; provenç. arismetic; espagn. arismetico; ital. aritmelico.

ARITHMÉTIQUEMENT (a-ri-tmé-ti-ke-man) , adv. D'une manière arithmétique.

— ÉTYM. Arithmétique, et le suffixe ment.

f ARITHMOGRAPHE (a-ri-tmo-gra-f), i. m.

Technologie. Sorte de règle à calcul, qui est courbée en cercle.

A RM

ARM

ARM

— ÉTYM. 'Api8p.àç, nombre, etypré^av, écrire. f ARITHMOGRAPHIE (a-ri-tmo-gra-fîe) , s. f. Technologie. Art d'écrire les nombres.

— ÉTYM. Arithmographe.

f ARITUMOLOGIE (a-ri-tmo-lo-jie), s. f. Terme de mathématiques. Science des nombres.

— ÉTYM. 'Api8[j.ô;, nombre, et ).6yoç, doctrine. fARITHMOMANCIE (a-ri-tmo-man-sie) , s.f. Sorte

de divination dans laquelle on prétend connaître l'avenir par les nombres.

— ÉTYM. Àpi8[iàç, nombre, et le suffixe mande. ARLEQUIN (ar-le-kin) , s. m. || 1° Personnage

de la comédie italienne, dont lecostume est fait de pièces de toutes couleurs. |j Par extension , un habit d'arlequin, un tout formé de parties disparates. || 2° Familièrement, c'est un arlequin, se dit d'un homme qui n'a pas de principes arrêtés, qui change d'opinion à tout moment. Nos arlequins de toute espèce imitent le beau pour le dégrader, j. j. rouss. Ém. il. || 3° Populairement, débris de repas, et surtout débris de viandes, ainsi dit parce que ce plat , quel'onvend pour la nourrituredesanimaux domestiques et que les pauvres ne dédaignent pas, est composé de morceaux assemblés au hasard. || 4° En termes de zoologie, se dit de plusieurs animaux remarquables par la bigarrure de leurs couleurs.

— HIST. xme s. A sa siele et à ses lorains Ot cinc cent cloketes au mains [moins], Ki demenoient tel tintin Con li maisnie hierlekin, Iten. t.iv, p. 146. Je cukls que c'estoit Hellequin Et tuit li autre sa mesnie Qui le suivent toute enragie, Roman de Fauvel. Avec eux avoient hellequines, Qui avoient cointises fines, ib. Par eux [les avocats] ont perdu héritage Et desfait maint bon mariage Et mal fait por un pot de vin; 11 s'entrepoilent com mastin ; C est la mesnie hellequin, Le mariage des filles au diable. Il vit que c'estoit ung roi qui avoit avec lui grant compaiguie de toutes gens , et les apeloit en la mesgnie hennequin en commun langage, Chronique de Normandie, il, p. 337.

— ÉTYM. Ital. arlecchino; espagn. arlequin. Ménage dit : « Sous le règne de Henri III, il vint h Paris une troupe de comédiens italiens, parmi lesquels il y avoit un jeune homme fort dispos, qui hantôit chez M. de Harlay de Chanvalon, d'où il fut appelé par ses compagnons Harlequino, à la mode des Ttaliens qui donnent souvent le nom des maîtres aux valets, et celui des patrons aux clients. J'ai ouï dire cette particularité à M. Guyet, qui m'a dit l'avoir apprise de Harlequin même au second voyage qu'il fit en France au commencement du règne de Louis XIII. » Génin, au contraire , pense que hellequin, herlequin et même arlequin (car un auteur du xvic siècle qui a écrit en latin et que cite Ménage, dit llarlcquini familiam, ce qui est la maisnie Hellequin) est le même que l'arlequin italien ; que le diable Alichino dans l'Enfer de Dante , chant xxx, tire son nom de là; et que ce personnage infernal, hantant les campagnes à grand bruit avec sa bande ou maisnie, entra assez avant dans le langage familier pour devenir aussi un personnage de théâtre. L'opinion de Génin est la plus probable; mais, pour qu'elle fût sûre, il faudrait des textes italiens qui servissent d'intermédiaires. Le dictionnaire de la Crusca ne cite pour arlecchino qu'un texte de la fin du xviic siècle. On trouve arlequin (écrit harlequin) dans Duverdier, auteur français de la fin du xvr siècle.

ARLEQUINADE (ar-le-lri-na-d'), s.f. || 1° Bouffonnerie d'arlequin. || Par extension, action ridicule, inconséquence choquante. Je ne m'attendais pas à une pareille arlequinade. || 2° Pièce de théâtre où Arlequin joue le principal rôle || Fig. Toute composition ridicule. Cette arlequinade a été écrite par Abdias, volt. Phil. m, 375.

— ÉTYM. Arlequin.

f ARMADA (ar-ma-da), s. f. Grande flotte que le roi d'Espagne Philippe II, au xvie siècle, envoya contre l'Angleterre. || Par extension, toute grande flotte. Ou sont tes mille antennes, Et tes hunes hautaines, et tes fiers capitaines, Armada du sultan? v. hugo, Orient. 5.

— ÉTYM. Espagn. armada, armée (voy. armée) f. ARMADILLE far-ma-di-11' , Il mouillées), s f

Il 1° Flotte qu'entretenait le roi d'Espagne pour fermer aux étrangers l'accès de ses possessions dans le nouveau monde. || 2° Frégates légères qui faisaient partie de cette flotte.

— ÉTYM. Espagn. armadilla, diminutif d'armada (>'oy. ce mot).

î 2. ARMADILLE (ar-ma-di-11') , s.m. Terme d'histoire naturelle. Crustacé peu différent du cloporte dont on faisait autrefois usage en médecine sous lé

nom de cloporte préparé, et qui venait particulièrement d'Italie.

— ÉTYM. Espagn. armadillo. diminutif de armado, armé, à cause que l'enveloppe de ce crustacé est comparé à une armure.

ARMATEUR (ar-ma-teur) , s. m. || 1° Celui qui arme et équipe à ses frais un ou plusieurs navires pour le commerce ou pour la course, i 2° Capitaine d'un navire armé en course. || 3° Vaisseau armé pour la course. Les deux derniers sens ne sontplus usités. Six armateurs de Saint-Malo ont pris dix-sept vaisseaux d'une Hotte marchande des ennemis, rac. et boil. Lettres, 43.

— ÉTYM. Armer.

f ARMATOLE (ar-ma-to-1') , s. m. Terme d'histoire de la Grèce moderne. Soldat appartenant à une sorte de milice chargés de maintenir l'ordre.

— étym. Grec mod. àp\iaxu>\o; , terme tiré de l'italien armato, homme armé (voy. armer).

ARMATURE (ar-ma-tu-r'); s.f. || 1° Assemblage de pièces ou de liens de métal pour soutenir ou contenir un ouvrage de maçonnerie , de charpenterie, etc. || Armature de pompe, les diverses pièces quiserventàfaire monter l'eau. || Armature de poêle, les deux plaques de fonte formant le plancher haut et bas d'un poêle. || 2° Terme de physique. Plaque métallique qui fait partie de condensateurs électriques, et notamment de la bouteille de Leyde. || Plaque de cuivre ou de fer mou qu'on applique aux aimants naturels. || 3° En géologie, espèce de croûte qui entoure quelques fossiles organiques , et qui n'appartient ni au fossile ni à la roche. || 4° En termes de musique, réunion des dièses ou des bémols qui se trouvent à la clef, et qui caractérisent le ton et le mode.

— étym. Arrnalura, dearmare, armer.

ARME (ar-m'), s. f. || 1° Instrument d'attaque ou

de défense. Arme offensive, défensive. Armes de trait, de jet. Arme à feu. Arme blanche, épée, sabre ou baïonnette. Dans un duel, le choix des armes. || Anciennement, homme d'armes, cavalier armé de toutes pièces. || Place d'armes, lieu où l'on exerce les soldats, dans une ville forte. || Salle d'armes , lieu où les armes sont déposées. || Port d'armes, position du soldat qui porte les armes. || Port d'armes, licence qu'on paye pour droit de chasse. || Porter les armes, présenter les armes ; c'est-à-dire exécuter certains maniementsde l'arme, pour saluer quand on est sous les armes. || Capitaine d'armes, sous-officier ou caporal de marine chargé de la garde des menues armes du vaisseau. || Arme à percussion (voy. percussion). || 2° Ordinairement au pluriel. Les armes différentes de l'infanterie et delà cavalerie. Mourir les armes à la main. Appeler le peuple aux armes. || Porter les armes, faire la guerre. Il a longtemps porté les armes, fén. Tél. vi, Il n'a jamais porté les armes contre les Troyens, id. ib. i. Citoyens capables de porteries armes, boss. Hist. m, (i. || Prendre les armes, s'armer pour l'attaque ou pour la défense. Porsenna prit les armes contre Rome, boss. Hist. i, 8. Quand un voisin injuste l'attaquerait [le sage roi], tous les autres intéressés à sa conservation prennent aussitôt les armes pour le défendre, fén. Tél. x. Les Egyptiens couraient aux armes, id. ib. m. || Aux armes! cri d'attaque, appel aux armes. || Poser les armes, mettre les armes bas, se rendre, faire la paix. On mit les armes bas, anquet. Ligue, n, 225. Je n'ai pas cru devoir mettre les armes bas, corn. Sertor. iv. [| Rendre les armes, remettre ses armes au vainqueur; et au figuré, s'avouer vaincu. Au mont Ida, l'heureux berger Paris, De la beauté vous accordant le prix, Força Junon de vous rendre les armes, malfil. Narcisse, ch. m. Là-dessus, je rends les armes, sév. ho. Vous remettez les armes, et vous demandez grâce, mass. lmpén. Leur haine à nos douleurs aurait rendu les armes, corn. Rod. 111, 5. Attaqué par vos yeux je leur rendis les armes, id. le Menteur, 1,3. Sitôt que jela vis, jeluirendis les armes, malh. vi, 34. A ses premiers regards les coeurs rendent les armes , mol . Psy. 1 , < . Et ses tendres propos me font rendre les armes, id. Mélic.n , 5. Qui vous rend les armesfqui vousaime], id. Mis. 11, i. A voir de jour en jour les petits progrès qu'on y fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l'innocente pudeur d'une âme qui a peine à rendre les armes, id. Fcst. 1, 2. || Faire tomber les armes des mains de quelqu'un, le fléchir, l'apaiser. Le flux de mes larmes De leur main insolente a fait tomberles armes, malh. v, 24. Un espoir.... Qui lui fasse tomber les armes de la main, rac. Baj. 11, s. || Être sous les armes, en armes, être tout disposé à un service militaire, à une expédition. Mettez vos peuples sous les armes, fén. Tél. 1. Le peuple est |

aux autels, vos soldats sont en armes, volt. Semir. v, t. Que ce soir chacun soit en armes, la font. Fianc. || Fig. Être préparé à une chose. L'Apôtre nous exhorte à être toujours sous les armes, boss. Gorg.i. [| En parlant des dames, être très-parée. Le roi mena l'électeur de Bavière dans le salon; toutes les dames y étaient sous les armes, st-sim. 249, 50. Les travées de la tribune étaient remplies de toutes les dames de la cour en déshabillé, mais sous les armes, id. 3 90, 2G.|| Faire passer par les armes, faire fusiller. || Les armes célestes, la foudre, l'ouragan, etc. Tout avait dû tomber sous les célestes armes, la font. Phil. et Baucis. ||3° Guerre, combat, entreprise militaire, exploits, troupes. Les lois sont muettes au milieu des armes. Affermir l'État par les armes. Si la querelle se vide par les armes. Nos armes ont été heureuses. Par la gloire de ses armes. De mon heureux rival j'accompagnai les armes, rac. Bérén. 1, 4. 11 doit au sang d'Hector tout l'éclat de ses armes, id. And. 1, 4. Un bonheur si constant de nos armes décide.... corn. Sertor. 11, \. Le Dieu de Mahomet protecteur de nos armes, id. Fanât. 11, i. \\ Suspension d'armes, cessation momentanée des hostilités entre deux armées, deux nations. || Faire ses premières armes, faire sa première campagne. Ils faisaient ainsi leurs premières armes : leur apprentissage était un chef-d'œuvre, balz. le Romain. || Un fait d'armes, un trait de bravoure. [| Les armes sont journalières, on est tantôt vainqueur, tantôt vaincu; et figurément, tantôt on réussit et tantôt on échoue. || 4° Arme, chacune des différentes espèces de troupes qui composent une armée. Troupes de toutes armes. Chacun choisit l'arme qu'il voulut ; il entra dans l'arme de la cavalerie. Il 5° Armes, au pluriel, armure. Endosser, revêtir ses armes. || 6° Armes, au pluriel, terme d'escrime. Salle d'armes. Maître d'armes. Faire, tirer des armes. Tout le secretdesarmesneconsistequ'en deux choses: à donner et à ne point recevoir, mol. Bourg. 11, 3. || Tirer dans ou horsles armes, allonger un coup d'épée entre ou hors les bras de sonadiersaire. (| Tirer surou sous les armes, porter une botte en faisant passer la lame par-dessus ou par-dessous le bras de l'adversaire. || 7° En histoire naturelle, arme, nom collectif de tous les moyens de défense des végétaux et des animaux. ||8° Fig. Moyen d'attaque ou de défense. Les armes de la prudence, de l'éloquence. Cette loi leur mettait à la main une arme terrible. Ils ont fourni des armes contre euxmêmes. Il vit qu'on tournait contre lui ses propres armes. Vous donnerez des armes au démon contre vous, boss. Lelt. Corn. 4 49. Je ne veux point encore, en lui manquant de foi, Donner à sa vertu des armes contre moi, bac. Brit. iv, 4. Plus nous en

prodiguons Plus d'armes nous donnons à qui

nous veut trahir, corn. Cinna, 1, 2. Tout prête des armes à la volupté, mass. Exemp. Contre un pareil malheur ma constance est sans armes, mol. Psy. 1,-1. L'Hespérie n'a-t-elle point d'autres armes contre la perfidie que la perfidie? fén. Tél. xx. || Faire arme de tout, se servir de toute espèce de moyens. Eusèbe, qui fait armes de tout, eût cité ce passage avecemphase, volt. Phil. m, 53. j| 9° En termes de blason, signes héraldiques, armoiries. Les armes de France. Sceller du sceau de ses armes. Quelles sont vos armes? Gentilhomme de nom et d'armes. On a perdu l'habitude de faire peindre ses armes aux portières de son carrosse, volt. Jeannot. Les chevaliers portaient les armes de leurs maîtresses, hamilt. Gramm. 4. || Armes parlantes. Ce sont celles qui consistent en un ou plusieurs objets naturels, dont le nom rappelle celui de la personne. Ainsi la famille de Racine avait pour armes un rat et un cygne (alors prononcé cyne). Blasonner les armes, les expliquer; porter dans ses armes telle ou telle chose, avoir dans ses armes telle chose; déchiffrer, décrire, connaître les armes, graverles armes. || Armes fausses ou armes à enquerre [à enquérir] , armes qui ne sont pas selon les règles du blason. || Juge d'armes, celui qui était établi pour juger des armoiries et des titres de noblesse. [| Armes d'une pièce ou d'un tenant de I blason, celles qui ne sont parties ni en long ni en ' large. Il 10° Technologie. Feuillet de scie mince et ' fort large à l'usage des facteurs de piano. On dit '■■ aussi scie à main.

— HlST.xics. Es'ilfust desapereilé que il ne eut ne chival ne les armes, Lois de Guill.2l.Mout [il] se fait fier de ses armes porter, Ch.deRol. lxx. Barons françeis, as chevalset asarmes! ib.ccxn. Hxn's. Lassés de lor armes, Ronc. p. i 4. As belles armes et au cheval courant, ib. p. 77. Tuit garni de leur armes si com pour hostoier [faire la guerre], Sax. vi. Et courageus as armes et fier corne liepart, il. six. A

ARM

la curt s'en ala saim Thomas li bonsprostres, les armes Deu, que seurspeust astre, Th. le mari ie || xin* s. Et quant il virent la route si corurenl as armes moût isnelement, irmes [blason] qu'il portèrent, li i [composa], Berte, i xxm. S a vos de tel qui a tel fis! tel idue et

de tel armeure, Ass. de Jir. 164. D'arme molue, ne doil cascun avoir que deus espées el son glaive, - i ,. roi iii.-ii.ni fisl tanl .1 armes ou ■ il y l'u, que qua vaus aus Sarrazins avoient paour d'aucun b

joinv. S74. i i le saint roj i il ne sa

mère qui estoient à Montleri, ne osèrent n i Paris jusques a tant que cou!/ de Paris les vindrent querre à arrm s. id. 202. \rmes li donne et un

1 paume li donne un coup plenier, Que Dex li doint estre bon chevalier, di cangb, arma dura. Il xiv« s. Et si vous pri qu'en guerdon de mon service me d ' mes et me fêtes 1 lier ro. ib. Il xV s. Et futlecomte d'Arl ses pleines armes, id. arma plena. Se au. -un est atteint de teles querelles contre chevaliers, doit ai ploines arm

val etparlehauberc, par l'escu et par l'esp parlehaume, in. ib. Et tout le dernier qui j Fui pris, et qui ce jour y lit moull d'armes, ce fui sireEustach de Ribi 1 cria a l'amie, id. ii. u, 186. || m« s. El ll'atnêl le nom. le Cri et les armes pleines, i.oysel, SI5. Ilendui rci ta son corps, comme nies

arm.es luy. Àmwt, Fàb. ■'. Or estoient

Les femmes 1 1 les vieillards del'autrecostédelatren- ■it clairement .'1 l'o I les grandes ar mes exploits qu'il faisoit, m. Pyrrh. 64, il tourna du tout son rMiulc et son ambition aux armes et à la guerre, in. Sertor. ••!. -le n'estois pas sur mes armes, [u'une petite foi de gentilhomme, d'aub. JVr». 11. 18. La salle OÙ la jeunesse (le la cour tirait Les armes, id. Vie, ixxiv. Condamné à estre passé parles armes, la sentence fut modérée à estre de- ^radé d •''• m '''■ unxin. Cela le fit

remettre sur ses armes, prendre Vaupierre.... id. Ilist. 1, on. Bien qu'il fist ses premières armes sous de grands capitaines, brantômb, Hommes illustres.

— ÉTYM. Bourgutg. Otrme; provenç. et espagn. armas; ital. orme; du latin arma, pluriel neutre qui a été pris, dans toutes les langues romanes, pour un nom féminin , a cause de sa désinence en qui est arrivé pour plusieurs autres noms neutres.

ARMÉ, KE(ar-mé, méel, part, passé. ||1° Pourvu d'armes. Hommes armés. Mal armé, à moitié armé. Soldats armés à la légère. Soldat pesamment armé. Armé d'un couteau. || Familièrement, être armé jusqu'aux dents, l'tre pourvu de toutes les armes nécessaires à l'attaque ou à la défense. || S main armée, avec la forée des armes. 11 envahit la 1 de son voisin a main armée. || 2n Kig. Armé d'audace, Sa colère est armée contre toi, boss. Çmiv. 2. Il 3' Garni, pourvu de. L'épi est armé de piquants. Insectes qui sont armés d'aiguillons. Bâtons armés de fer. Chars armés de faux. || En botanique, se dit, par opposition à inerme, d'un végétal pourvu de défenses, épines ou aiguillons. || En termes de zoologie, se dit des poissons dont le corps est couvert d'une épaisse cuirasse on hérissé d'épines. || En termes de physique, se dit d'un aimant garni de plaques de métal qui en augmentent la force. Il 4° Equipé , gréé. Vaisseau armé en guerre. Il 5" En termes (le blason, armé s'emploie pour les ongles, les cornes, les dents, les grilles, etc. des bêtes et des oiseaux de pr<

ARMÉE (ar-mée) , s. f. || 1° Corps de troupes prêtes à faire la guerre. Armée de terre. Armée de mer. || Le Dieu des armi s, Dieu dans l'Écriture. Il 2" L'ensemble des troupes régulières d'un Etat. Armée permanente, régulière, soldée. Mettre l'armée sur le pied de guerre. || Armée de ligne, s'est dit par opposition, en 1789, a la garde nationale; plus tard, aux corps sédentaires; et depuis (800,à la garde impériale ou royale. || 3° En termes de constructions, jouée de lucarne, que l'on couvre d'ardoises attachées sur un enduit en plâtre.

— hist. xiv s.... toute l'armée Que l'egliseavoit ordenée. machault, dansffïst. dcC hypre,X.i, p. 239.

Il xv" s. En ce temps là que le duc de Bourgogne fit son armée en Picardie, froiss. , 11, II, 1. De la force et puissance que le roy Charles avoit en pluseurs grans arméessur les ennemis, christ, de pisan. Charl. Y, 11 , 30. ||xvrs. Barberousse arriva à Marseille avec son armée, qui estoit de cent douze galères,

ARM

cari.. 1 , 8», Caracalla alloil par pais à pied , armé de toutes pièces, conduisant son armée, mont, ii, 96,

— riYM. Provenç. et espagn. armada; ital. armata; bas lat. armafa; du latin armatus, armé, de armare (voy. armes), irmes est un nouveau mot-, l'ancien était est.

ARMELINE iai nie lin'), s. f. l'eau très-fine et fort blanche, qui appartient à L'hermine.

— ÉTYM. Bas lat. armelimts, armerina pelles c'est une forme du mot hermine (voy. ce mot).

ARMEMENT (ai me-man), s. 1». |[ 1" Action de pourvoi res pour l'attaque ou la

g ibjets qui servent à ar-

mer. L'armement d'une place, d'une troupe. Fonde Burgos, intendanl «les armements,

1; , nry. 145, 3' Préparatifs de guerre. Paire

un armement formidable. || 4" Terme de ma ii a Action d'équiper un vaisseau et de le mettre en étal de prendre la mer. Entrer en armement, i .ht autrefois d'une Hotte tout équipée pour la guerre. L'armement esl parti. || Réunion di

erre moindre qu'une armée. || 5° Terme de construction. Ardoises placées sur les murs pour intirde la pluie.

— HIST. x\ r s. Le but du susdit armement tendoit à surprendre la Rochelle, d'aub. Vie, lxiii.

— ÊTYM. Bas-lat. armamentum, d'armarc (voy.

f ARMÉNIEN (ar-mé-niin), s. m. I 1 Langue qui se parle en Arménie. || 2' Chrétien d'Ara qui croit qu'il n'y a qu'une nature en J. C. le -i Esprit ne procède que du Père; qui purgatoire et la primauté du pape. || 3 Moin

n .. religieux qui suivaient la i et qui , chassés par les infidèles, se rangèrent sousl'ordrede St Augustin el prirentles constn de St Dominique.

ARMER (ar-mé), v. a. || 1" Munir d'armes. 11 j a dans cet arsenal de quoi armer cinquante mille hommes. |] Revêtir d'armes défensives. Armer quelqu'un de toutes pièces, de pied en cap. || Par analogie. Ma sœur du til fatal eût armé votre main. rac. Andr. ii, 5. || Armer quelqu'un chevalier, le recevoir dans l'ordre de la chevalerie avec le cérémonial d'usage. || Armer une place, garnir ses rem-

de canons. || Armer une batterie, y établir le nombre de canons nécessaires. || Armer un car

le boulet. || 2" Paire une armée; mettre dans l'armée. Les Romainsont quelquefois armé des esclaves. Cet État peut armer cent mille hommes. || Absolument. Les circonstances devenant menaçantes, la France arma. Si vous étiez crue, L'Egypte pour Pompée armerait à sa vue, cOHN.Pomp.n, t. Après avoir armé pour venger cet outrage, D'une paix mal conçue on m'a faite le gage, id. Rodog. m, 3. En ou l'on veut armer pour le roi, sêv. 5H. Les esclaves armèrent encore dans la Sicile, boss. Ilist. i 9. || 3° Exciter à prendre les armes, soulever, ir ri'ter. La cause des Stuarts arma longtemps une par tie de l'Ecosse contre le gouvernement anglais. Ma mère en sa faveur arma la Grèce entière, rac. Anar. v, 2. Quelle aveugle fureur pourrait l'armer contre elle? id. Iphig. in, 5. Je pourrais contre Achille armer Agamemnon, id. ib. iv, t . Je sais que descendu de ce sang malheureux, Une éternelle haine a dû m'armer contre eux, id. Esth. n, t. Avantage Qui dut à sa ruine armer votre courage, corn. San. n, 2. || Fortifier, munir. Il faut d'un noble orgueil armer votre courage, RkC.Iphig. n,4. Il n'est pas moins nécessaire d'armer votre vigilance, mass. Prof. 2. || 4° Armer un fusil, un pistolet, tendre le ressort qui fait partir le coup. || En termes de fauconnerie, armer l'oiseau, lui attacher des sonnettes. || En termes de musique, armer la clef, indiquer le ton par un certain nombre de dièses et de bémols. || En termes de manège, un cheval arme ses lèvres, c'est-àdire qu'il couvre les barres avec ses lèvres, ce qui rend l'appui du mors trop ferme. || En termes de marine, armer les avirons, les mettre sur le bord de la chaloupe, prêts pour l'usage. || En termes de forges, aciérer, acérer. || 5° Garnir, munir. Armer une poutre de bandes de fer. Armer un arbre, l'entourer d'épines. Armer un jeune arbre, en garnir la tige d'épines pour le protéger. || 6" En termes de blason , armer un écusson , en composer les armes. || 7° Armer un bâtiment, l'équiper, le pourvoir de tout ce qui est nécessaire pour prendre et tenir mer. || 8" V. n. En termes de marine, armer sur un vaisseau, s'y embarquer pour faire partie de l'équipage. Cette expression a vieilli; on dit maintenant embarquer ou s'embarquer. || 9° S'armer, r. nfl. Se munir d'armes. S'armant aussitôt. Il s'arma d'une épée. Chacuns'arme au hasard du livre qu'il rencon-

ARM

tre, B0lL.£«fr. v. || Pig. Le ciel s'arma d'éclairs etde Peux, fén. Til. xvm. || Prendre les armes.il s'arma contre sa patrie. De ta gloire animé, lui seul de tant

de fois S'aime | • ta querelle et combat pour tes

droits, rac. Esth. Prol. Mais s'arma-t-elle toute en

L'un proscrit? corn. Sertor. a, 2. T , les

familles s'armeraienl les unes contre les autres, fé- ,i Tél. xih. || 10" Pig. S'armer de constance. S'armer contre la douleur. Le peuple s'était armé de résolution. J'ai pris soin de m'armer contre tous les poisons, RAC. Miller, iv, -r>. Armez-vous d'un courage et d'une foi nouvelle, in. Atlial. iv, i. i i de tous ses efforts mon cœur a dû s'armer, id. Mithr. m, r,. Tout fuit, el sans s'armet d'un courage inutile, ne Phrd. v, fi. Arme-toi do courage contre toimême, fén, W/. xix. Oubliant les injures.... Ils s'arment de philosophie , RÉGNIER , Ëpit. III. S'armer d'un généreux mépris, Moi. Mis. IV, 3, S'armant de toute son effronterie, hamii.t. Gramm. n. Armez-vous de courage, et montrez-vous ma sœur, corn. llor. n, 4. Il s'arme en ce besoin de générosité, in. i6.ni, &• Armons nous de courage, et nous ferons trembler Ceux dont les lâchetés pensent nous accabler, ro. Non»,, i. i. S'armant à regret de générosité, m. Pomp. i,i. || 11° En termes de manège, ce cheval s'arme contre le mors, il place sa langue de manière à empêcher l'effet du mors. || Ce cheval s'arme contre son cavalier, lorsqu'il n'obéit pas à la main, et lorsqu'il baisse la tète vers son poitrail pour résister A la bride.

— HIST. xi* s. Car âmes ieux [je] vi quatre cenz armez, th. de Roi. i. m. || xn0 s. Mil chevalier me re-

l armé, RotlC. p. 35. Et vil Franzois qui il parla prée, ib. p. 48. s'il voil cheoir un armé chevalier, ib. p. 189. Endementres s'armèrent là fors li chevalier, E osterent les cotes, ceinstient les brans d'acier, Th. le mort. 144. ||xm' s. Et l'endemain par matin s'armèrent li François et fi rent cinq escieles de lorgens, Chr. de Rains,p. ca. Pt s'il sunt gentil home, il se doivent présenter sor cevax armés de toutes armes, beaum.lxiv, 4. Nous nous armasmes à l'anuitier, joinv. 276. [Ixv s. Si le roi est bien conseillé, il ne se mettra jà entre te) peuple qui vient contre lui à main armée, croise. ii. n, 205. Et s'armoil d'argent à trois oreilles d'or fRob. Bruce], id.i, I, 17. || xvies. La lanterne provinciale du bas Poictou feut servye d'une chandelle armée [armoriée], rab. Pant. v, 34. Ils ont, par complot, armé' le monde à rencontre de lui, mont. i . 97. Los mains armées de fouets, id. i, tsa. La nature eust armé d'une peau plus espesse ce qu'elle cust abandonné à la batterie des saisons, id. i, 259, Uexandre, le plus hazardeux capitaine qui feut jamais, s'armoit fort rarement, in. n, 94.- Certains hommes d'armes, poisamment et malayséement armez, m. ib. Il obtint que le public luy armeroit

• vaisseaux, amvot, Pomp. 40. Il allongea un

coup d'espée au cavalier qui se trouva armé, de sorte qu'il lui en fournit un second au deffaut de la cuid'aub. Vie, xxvi. Il porte degueuleàun lion d'argent rampant, armé el lampassé d'or, id. ib. lxxi. En approchant de la contr'escarpe, ils plongèrent plus bas et armèrent les claies de dessus eux de madriers et de sacs de laine, id. Hist. il, 04.

— ÊTYM. Provenç. et espagn. armar; ital. armare; du latin armare (voy. arme).

ARMET (ar-mè), s. m. Armure de fête. [Il] Ne trouve armet si fort ni lame si bien jointe Qu'il ne fasse passage au fer qu'il a poussé, roth. Antig. i, 4. .le vis de voire armet la visière baissée, mair. Sophon. iv, 1. Et ses yeux qui brillaient sous un front assuré Eclataient à l'envi de son armet doré, tristan, M. de Chrispe,!, 3. Un Guesclin, unClisson, un Poix, un Boucicaut, qui tous ont porté l'armet et endossé la cuirasse, labruy. <4. ||Fig. La tète, le cerveau. Quand l'humeur ouïe vin lui barbouillent l'armet.... kégnier, Sat. xi. Hors d'usage en ce sens.

— HIST. xiv° s. Li ars [l'air] resplendit touz des spîendissours des armes, Des armez, desaubers, des lances, des jusarmes, Des escus et des targes, des espées d'acier, Girard de Ross. 37G7 ||xvie s. Ce que nos anciens appellent heaume, on l'appela sous François Ier armet; nous le nommons maintenant habillement de teste, pasquier, Rech. vm, 3.

— ÉTYM. Diminutif de arme, d'après Ménage, qui pourtant propose aussi, et avec préférence, d'y voir une altération de helmet, petit heaume, en espagnol almete; préférence vers laquelle Diez incline de son côté. Mais ce qui rend cette dérivation impossible, c'est l'existence de armel dès le xiv« siècle, époque où l'on trouverait des -traces de la transformation, s'il y avait eu transformation de heîmet en armet.

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