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JANNET

— ÊTYM. Provenç. arsenit et ital. arsem'eo; du latin arsenicum, du grec àpo-eviv.ôv ou iiïvnv.ôi , de l'adjectif àpo-evixô; , mâle, ce métal ayant été ainsi nommé à cause de ses propriétés puissantes. On remarquera arsoine dans l'historique. Arsoine est la forme ancienne ; ai renteurn , avec l'accent tonique sur se, donnant arsoine, mot où l'accent tonique esl sur la même syllabe.

ARSENICAL, ALE (ar-se-ni-kal, ka-P), adj. Qui contient de l'arsenic. Savon arsenical. Les sels ar senicaux. || S. m. plur. En termes de phare les arsenicaux, les composés d'arsenic : ce sont à la fe- - de violents poisons et des médicaments héroïques, qui tiennent une place importante parmi les altérants, les antipsoriques et les caustiques.

f ARSENICOPHAGE (ar-se-ni-ko-fa-j'), s. m. .Mangeur d'arsenic. L'usage de l'arsenic est a e pandu dans les montagnes de l'Autriche, de la Styrie, et surtout a Salzbourg et dans le Tyrol . parmi les paysans de ces divers pays; on le fait manger aussi aux bestiaux. 11 passe , dans ces pays , pour donner de l'appétit et des forces.

— ÊTYM. Arsenic, et çaysîv, manger (voy. phagédénique).

t ARSÉNIÉ, ÉE (ar-sé-ni-é, ée), ARSÉNIFÈRE (arsé-ni-fè-f) ou ARSÉNIQUÉ, EE (ar-sé-ni-ké. kée>, adj. Qui contient de l'arsenic. Gaz hydrogène arsénié.

f ARSÉNIEUX (ar-sé-ni-eû) , adj. Terme de chimie. Acide arsénieux , acide composé d'arsenic et de moins d'oxygène que l'acide arsénique.

t ARSÉNIFÈRE, adj. Voy. arsénié.

ARSÉNIQUE (ar-sé-ni-k'), adj. Terme de chimie. Acide arsénique, acide composé d'arsenic et d'oxygène.

f ARSÉNIQUÉ, ÉE, adj. Voy. arsénié.

ARSÉNITE (ar-sé-ni-f) , s. m. Terme de chimie. Nom générique des sels composés d'acide arsénieux et d'une base. L'arsénite de potasse, d'ammoniaque.

t ARSÉNIURE (ar-sé-ni-U-r') , s. m. Terme de chimie. Combinaison d'arsenic avec un autre corps simple.

| ARSIN (ar-sin), adj. En termes d'eaux et forêts, bois arsin, bois où le feu a pris, de quelque manière qu'il y ait été mis.

— Hisr. xnc s. Parmi l'arcins [l'incendie], Raoul de C. 60. || xnr s. Après l'arsin [il] prent et degete Les tisons aval et amont, l'Escoufie. ||xv s. Depuis la destruction et arsin de la ville, froiss. ii, ii, M8.

■ — F.TYM. Ars ou ards, participe passé du verbe ardre.

t ARSIS (ar-sis') , s. f. Terme de métrique ancienne. Il signifie le levé par opposition au frappé, avec cette observation que le levé, chez les anciens, marquait le temps fort ou la syllabe accentuée. Dans (agi l'arsis est la syllabe fa , sur laquelle on appuie en la prononçant. Appliquée aux mots, l'arsis signifiait aussi tout le commencement du mot, jusques et

ART

y comp-is la syllabe accentuée; ainsi dans avenu, l'arsis comprend les deux syllabes ave, et la thésis na seul, ■ment. Appliquée au pied d'un vers, l'arsis voulait dire la syllabe accentuée de ce pied isolé, ou le commencement de ce pied jusques et y cornue sj Halte.

— ÊTYM. "AfTi.-, action de lever, de otpeiv, lever. '• ART (ar; le t ne se lie pas : l'art oratoire,

dites ; ar oral , et non l'ar i oratoire; au pluriel

['s ne se lie [.as. les arts et le i i ence . dites : les ar et les sciences; cependant cette liaison plaît à quelques mis, qui disent : les ar / el les sciences), *-. m || 1 Manière de faire une chose selon certaine méthode, selon certains procédés, Les arts de la paix. L'art oratoire, l'arl de la parole, L'art musical. L'art militaire, l'art de la guerre. I.cs principes de l'arl grec. La logique e t l'art dé raisonner. Pos séder un art. Selon les règle de l'art. Les hommes de l'art. Parler avec art, sans art. Cet ouvrier est 1res habile dans son art. la plupart des espèces d'animaux, comme les abeilles, les araignées, les castors, ont chacun un art particulier , mais unique, et qui n'a poinl parmi eux de premier inventeur; unies ont une infinité d'arts différents, qui ne sont point nés avec eux el dont la gloire leur appartient, fonten. des Billcltes. Le grand art delà guerre attend quelquefois l'âge, corn. Sert, ni, 2. Menant leur Apollon aux gages d'un libraire, Ils font d'un art divin un métier mercenaire, doil. A. poét. iv. |i Les maîtres de l'art, les plus habiles dans la matière dont il s'agit. || 2° Au pluriel et absolument, la poésie el tous les arts libéraur.et mécaniques, il fit fleurir les arts, boss. Hist. 1, tu. Et ses justes faveurs aux mérites données Feront n usciter l'excellence des arts. malh. ii, i. || Les arts libéraux, ceux qui sont du ressort de l'intelr ligence, de l'esprit. || Les beaux arts, la musique, la peinture, la sculpture, l'architecture, l'éloquence et la poésie avant tout, et, subsidiai renient, la danse. L'ae des beaux arts. Le plaisir instruisant par la voix des beaux-arts Embellira la vie au sein de nos remparts, m. j. chénier, Charles IX. 11, 3. || Les arts d'agrément, le dessin , la musique et li danse iés au point de; vue de l'amusement. || Arts pies, ceux qui exigent surtout ie travail de la main. || 3° Art par opposition à nature. L'art imitera la nature. Démosthènc devait plus à l'art, Cicéron à la nature. Ville fortifiée par la nature et par l'art. || 4° Adresse dans les moyens employés pour obtenir un résultat. Je sais l'art de punir un rival téméraire, rac. Brit. m, 8. Il instruira ses fils dans l'art de commander, id. l'hèd. III , I. Absente de la cour je n'ai pas dû penser, Seigneur, qu'en l'art de feindre il fallût m'exercer, id. Brit.n, 3. Vou avez trouvé l'art d'être maître des cœurs, corn. Cinna, v, 3. Son faux art de clémence, ou plutôt sa folie, Qui pense gagner Rome en flattant Cornélie, m. Pomp. iv, 1. L'art le plus innocent tient delà perfidie, volt. Zaïre, iv, 2. Elle eût avec plus d'art '■ ma confiance, m. ib. 111, 7. On s'est fait un ai 1 di se ruiner les uns les autres, fléch. Lam. Elle a l'art de me plaire, MOL. Mis. I, t. || 5° .S'. «:. pi. Autrefois, dans les universités, les humanités et la philosophie. Faculté des arts. Maître es arts, ceb'i qui avait pris ses degrés, et pouvait enseigner la philosophie et les lettres. || 6° Titre donné à quelques ouvrages didactiques en prose et en vers. L'Art poétique d'Horace, de Boileau. || 7° Art sacré ou grand art, nom donné aux doctrines et pratiques des philosophes hermétiques qui cherchaient la pierre philosophale. C'est un synonyme d'alchimie.

— HIST. xies. Barbarins [il] est et de moût maies arz, Ch. de Roi. lxix. || xne s. Marsile sut des ars bien la maistrie, Ronc. p. 24. Laissez ester vostre ire. qui vient de mauvais art, Sax. xix. Li rois est riches huem, sages et de grant art, Th. le mart.56. |l xnic s. Bien [elle] semble gentis femme et sans nul mauvais art, Berte, xxn. Je l'oi dire à un veil- Iart,Qui sages iert et de grant art, Ren. -19180. Tant ont fait que là sont venu; Mes il seront moult irascu. Ainz qu'il s'en partent, se Renart Ne les en gietapar son art, iD.*t3292. || xive s. Il entent par art science pratique, et par doctrine science spéculative, oresme, Elh. 11. H xvie s. Que devient cette belle art? mont, i, 30. Cette tant célébrée art de deviner des Thoscans, id. i, 45. Les licences de l'art, id. 1, (66. Maistre ez arts, id. i, 188. Entre les arts libéraux, commenceons par l'art qui nous faict libres : elles servent toutes à.... Id. i, 173. En un art qui.... id. 1, 280. Un si bel art, id. i, 387. Si j'estois 'du mestier, je naturaliserais l'art, autant comme ils artialisent la nature, id. m, 365. Cestuy Thaïes avoit bruit d'estre poète lyrique, etprenoit le

ART

ART

ART

i ai là, amyot, Lyc. *. Aujourd'huy que l'art d'astrologie est beaucoup plus parfaitement entendue qu'elle ne l'estoit alors, in. Arisl. 47. Ve- . de l'art militaire, Vcgèce, Fronfon, etc. trais, 1536, f" i. Du faict do la guerre et art militaire, par vallo, 1554. Art de la guerre, composé en sept livres par Macchiavelli . l'an -, 1546. Art militaire par Onosandre, traduit par vigenere,

— ÉTYM. Provenç. art; espagn. et ital. arte; du latin ars; grec. àpto. d arranger. Le genre de art a varié dès les premiers temps de la langue : on le trouve, d es plus vieux textes, tantôt féminin (ce qui est le genre étymologique), tantôt masculinjil encore fixé au xvr sièele;aujourd'hui, le masculin a prévalu.

f 2. ART (ai), s. m. Terme de pèche. Sorte de filet, dil ordù m1 boulier.

f ARTABAN (ar la-ban , s. m. Nom d'un roi des Parthes qui, ayant remporté des victoires sur les Romains, s'en glorifia tellement, que de là est venu !e proverbe : \Fier comme Artaban.

f ARTELLE (ar-tè-1') , s. f. Terme de plombier. Morceau de bois de chêne concave, servant à verser la soudure.

+ ARTÉMONIEN (ar-té-mo-niin), s. m. Sectaire qui niait la divinité de Jésus.

— ÉTYM. Ârtémon, auteur de cette hérésie. ARTÈRE (ar-tê-r'), s. f.\\ 1° Terme d'anatomie.

Les artères sont des vaisseaux destinés à porter le sang soit du ventricule droit du coeur au poumon, soit du ventricule gauche du cœur à toutes les autres parties du corps. La grande artère qui envoie ses branches par tout lecorps, df.sc. tléth. 5. || 2° Fig. Grande voie de communication. Cette rue est une artère pour la ville. Ce fleuve est une artère pour le pays.

— HIST. xmes. 11 i a des vaines que li phisique apiele artaires, ce sont les vaincs qui bâtent, axebrand, f° -H. Il xvic s. L'artère venant du cœur, paré, i, 9. L'artère est vaisseau à sang (comme la veine) , mais plus spirituel, et est nommée artère, pource qu'elle contient plus largement d'esprit, id. i, u>. Un aneurisme à l'artère veineuse (veine pulmonaire), id.

— ÉTYM. Provenç. et ital. arteria; du grec àprripra. Ce mot a d'abord été employé pour signifier la trachée-artère et ses ramifications; puis il a été appliqué aux artères proprement dites; il vient de àptàw, suspendre, et signifie ce qui est suspendu, dénomination qui convient assez à la trachée (comp. aorte).

\ ARTÉR1ALISATION (ar-té-ri-a-li-za-sion), s. f. Terme de physiologie. Transformation du sang veineux en sang artériel, dans son passage à travers le poumon.

f ARTÉRIAI.ISÉ, ÉE (ar-té-ri-a-li-zé, zée), part, passé. Le sang veineux artérialisé «lans les vésicules pulmonaires.

f ARTÉRIAL1SER (ar-té-ri-a-li-zé) , v. a. Terme de physiologie. Changer en sang artériel.

ARTÉRIEL, ELLE (ar-té-ri-èl , è-1'), adj. Oui appartient aux artères. |{ Sang artériel, sang rouge, ainsi dit parce qu'il est charrié par les artères. || Système artériel, ensemble des artères corn idérées depuis leur origine au cœur jusqu'à leur terminaison dans les divers organes. || Canal artériel, tronc vasculaire qui n'existe que chez le fœtus, et par lequel l'artère pulmonaire, après avoir fourni deux petites branches aux poumons, se termine dans l'aorte près de sa crosse. || Trachées artérielles, dans les insectes, celles qui naissent immédiatement des Stigmates, reçoivent l'air d'une manière directe, et le transportent tout de suite dans toutes les parties du corps.

— xvi° s. Le cœur comme estant l'officine du sang artériel, paré, Licorne, il. Si le sang est arterial, les signes seront semblables à ceux des aneurismes, m. vi, 13.

— étym. Artère.

f ARTÉRIEUX, EUSE (ar-té-ri-eû, eû-z'), adj. Qui tient de la nature du l'artère. || La veine artérieuse, nom ancien de l'artère pulmonaire. La veine ai ti' lieuse, qui a été ainsi mal nommée, desc. Mêth. 5.

—HIST. xvi" s. Les uns [des muscles] sont dits nerveux, veineuz et arterieux, pour ce qu'ils ont sensiblement nerf, veine et artère, paré, i, 8. Le sœur a connexion avec les poulmons par la veine arterieuse et artère veineuse, id. ii. II.

— étym. Afteriosus, de arteria (voy. artère). ARTÉRIOLE (ar-té-ri-o-P) , s. f. Petite artère, artère trop petite pour être décrite et dénommée.

— ÉTYM. Diminutif à'arteria. ARTÉRIOLOGIE (ar-té-ri-o-lo-gie), s. f. Partie

de l'anatomie qui traite des artères.

— ÉTYM. 'Apxïipia (voy. artère), et Xôyo;, traité (voy. logique).

ARTÊRIOTOMIE (ar-té-ri-o-to-mie) , s. m. Terme de chirurgie. Saignée pratiquée à une artère.

— HIST. xvie s. Plilebotomie est incision de veine évacuant le sang avec les autres humeurs, comme l'incision de l'artère est dite arteriotomie, paré, xv, 06.

— ÉTYM. 'ApTr,pto-0|j.!a . de àprr,pîa (voy. artère) , et To;j.r, . action de couper (voy. tome).

ARTÉSIEN, ENNE (ar-té-ziin, ziè-n'), adj. Puits artésien, puits foré à l'aide d'une sonde et donnant une eau jaillissante.

—ÉTYM. Bas-latin, artesianus, d'Atrébates-, forme latinisée du nom gaulois des peuples de l'Artois.

f ARTHRALGIE (ar-tral-jie), s. f. Terme de médecine. Douleurs dans les articulations; névralgie articulaire.

— ÉTYM. "ApOpov. articulation, et àXyo:, douleur, f ARTHRITE (ar-tri-f), s. f. Terme de médecine.

Inflammation d'une articulation par une cause quelconque.

— ÉTYM. Apûpmç, de âpOpov, articulation.

ARTHRITIQUE (ar-tri-ti-k'), adj. Terme de médecine. Qui a rapport aux articulations des membres. Douleurs arthritiques.

— Hisr. xni's. Li tiers ensoines [excuse] si est, sel'onestacoustumés de maladie qui vient soudainement, comme de goûte arteutique ou de vertin, beaum. lxi, 1. || xve s. Malade de goûtes artetiques et de gravelle, froiss. i, i, G2. ||xvie s. Douleurs arthritiques, paré, v, 2. Le virus arthritique, id. xv, 60. De la maladie arthritique vulgairement appelée goûte, id. xxi, i.

— étym. Provenç. arlétic; espagn. et ital. artrtico; de àpGpvuxè:. de âpSpov, articulation. Le grec àpôpov et le latin artus, membre, ontle même radical ar (voy. art).

| ARTHRODIE (ar-tio-die) , s. f. Terme d'anatomie. Articulation qui résulte du concours delà saillie peu prononcée d'un os avec une cavité esseuse peu profonde, comme l'articulation de l'os maxillaire avec la tête.

— HIST. xvie s. L'arthrodie ou articulation delà teste de l'omoplate, paré, iv, 25.

— ÉTYM. 'Af8pu>3ia, de âpOpov, articulation.

t ARTHRODIAL, ALE (ar-tro-di-al, a-1'), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport à une arthrodie. Cartilages arthrodiaux.

f ARTHRODIÉES (ar-tro-di-ée) , s. f. plur. Terme d'histoire naturelle. Classe d'être vivants qui sont composés de filaments articulés.

— ÉTYM. Arthrodie.

f ARTHROPYOSE (ar-tro-pi-ô-z'), s. f. Terme de médecine. Suppuration d'une articulation.

— ÉTYM. ApOpov, articulation, etTtùov, pus.

ARTICHAUT (ar-ti-chô ; le t ne se lie pas; artichaut à la poivrade, dites : ar-ti-chô à la poivrade; au pluriel l's se lie; des artichauts à la poivrade, des ar-ti-chô-z à), s. m. |jl° Plante potagère de la famille des composées, qui a la forme d'un gros chardon (cynarascolimits ,L.). || 2° Le fruit de cette plante. || 3" Artichaut de Jérusalem , variété de courge cultivée pour la cuisine. || Artichaut des Indes, patate. 1 1 Artichaut d'hiver, topinambour. || Artichaut des toits, joubarbe. |] 4" Pièce de serrurerie, hérissée de pointes et de crocs, dont on garnit une clôture. || 5° Petite pièce d'artifice.

— HIST. xvie s. Si par nécessité l'on semé l'artichau, ce sera en terre fumée, o. de serres, 5)6. L'une et l'autre plante se blanchit parartifice, leurs costes se rendans mangeables mais en telle utilité, la carde surpasse l'artichau; au contraire la pomme de l'artichau excède en bonté celle de la carde, id. 5(8.

— étym. Ital. arliciocco; bas-lat. arlicactus, articoctus; de l'arabe ardhischoki, artichaut, de ardhi, terre, et schoki, épine. Il y a de plus en espagnol alcachofa, en portugais alcachofra, en italien carciofo, qui dérivent de l'arabe charschafa, artichaut.

t ART1CHAUTIÈRE (ar-ti-chô-tiê-r'), s. f. || 1° Terrain planté en artichauts. || 2° Vase qui sert à faire cuire les artichauts.

ARTICLE (ar-ti-kl '), s. m. || 1" Terme d'anatomie. Jointure de deux os. Amputation dans l'article. Les doigts des pieds, avec leurs articles et leurs ongles, servent à tàter le terrain sur lequel on marche , fén. Exisl. 1,34. || Les différentes parties du corps des insectes; les portions d'une tige comprises entre les

nœuds. |i Dans la peinlure et la sculpture, se dit quelquefois des jointures et désarticulations, etd'un très-petit contour qu'un appelle aussi temps. || 2" Moment, conjoncture. Usité, en ce sens , seulement dans la locution : à l'article de la mort, au il moment de la vie. On y était obligé à l'article de la mort, pasc. Prov. 10. Quand, à l'article de la mort, il persiste dans la soif du sang, volt. Phil. il, 10$, |j 3° Petite partie qui forme une division dans un contrat, dans un ouvrage littéraire, etc. Article de loi. L'article du traité est clair. Les articles d'une capitulation. Nous allons traiter ces matières article par article. Quand il eut réglé les articles avi c beau* coup de peine, sév. 557. J'ai fait un article i pourmontrer.... boss. Euch. 2. || Par extension , passage d'un écrit quelconque. Les deux premiers articles de votre lettre. || 4° Sujet, matière, cho article est difficile. Justifiez-moi sur l'autre a Je passerai sur cet article. Un seul article de dépense. Il se moquait de la folie du chevalier sur cet article, hamilt. Gramm. 4. N'y ayant plus rien à faire sur cet article, id. ib. 2. C'était un article dont on était convenu avec soi-même, mass. Disp. Qu'est-ce que cet. intérêt si délicat pour l'article de votre réputation, cette sensibilité si exquise à la piqûre la plus légère de la satire? dider. Ess.s. Claude, liv. il. || Familièrement. C'est un autre article, c'està-dire nenni, je m'y refuse. Je veux bien lui prêter de l'argent: mais lui en donner, c'est un autre article. || 5° Terme de palais. Interroger sur faits et articles, interrogersur toutes les circonstances d'une affaire. j| 6° Article de foi, point de croyance, vérité réelle. Tout ce qui est dans le symbole des ap est un article de foi. Ils ont fait un article de foi de cette parole, boss. Hist. n, io. || Familièrement. Croire une chose comme article de foi , la croire fermement. Il ne faut pas prendre pour articles de foi les explications des scolastiques, eoss. Lctt. 246. || Ses paroles ne sont pas articles de foi, elles ne méritent pas qu'on y ajoute foi. Je ris de ces discours frivoles; On sait fort bien que ses paroles Ne sont pas articles de foi, boil. Épig. 13. || 7" Sujet traité dans un journal, dansune revue, dans un dictionnaire. Avez-vous lu l'article qui a paru ce matin dans le Moniteur? || 8°Objet de commerce, marchandise. Beaucoup d'articles de toilette, d'orféi || 9° En termes de grammaire, petitmot qui pn ordinairement le substantif, et qui a pour objet de le présenter comme défini ou indéfini. Il j a deux articles : l'article défini, le, la, les; l'article indéfini, un, une. Le latin n'a point l'article défini. }| lin grammaire générale, l'article un adjectif

déterminatif (voy. adjectif) qui limite l'étendue des substantifs, c'est-à-dire qui les applique positivement aux individus auxquels ils conviennent dans la circonstance actuelle.

— REM. On avait, dans le xvne siècle, diverses locutions proverbiales où article figurait. Quand un homme s'est ruiné en peu de temps, or dit qu'il a mangé tout son bien en un article ; et d'un goulu qui mange vite, on dit que, quand il tient un poulet, il n'en fait qu'un article ; et d'un homme qui est confus, on dit qu'il met tout en un article, qu'il ne fait aucune distinction des choses. Ces locutions sont hors d'usage.

— HIST. xnie s. Comme debas fust entre nous d'une part et les marcheans d'autre part, de qu ttre articles, tailliar, Recueil, p. 2S8. Quiconques forferoit et iroit encontre les articles qu'il aveient establi en la thalemelerie [boulangerie], Liv. dejust. 12. Il sont trois manières de nombres , digit . article, compost ; li digit sont deusques à neuf; li article, i o et li nombre qui sont multiplié par 10; [i compost sont establi des articles et des digîs, 1 1 . 12 et les autres, Comput, p. 15. || xve s. Sur le titre di articles dessus dites, froiss. ii, ii, 103. Fut la chus,. toute accordée et ordonnée sur l'article delà paix, id. ii, n, 55. || xvie s. Ils quittent aux adver aulcuns articles de ceulx qui sont en débat, mont, i, 204. Combien de choses nous servoient hier d'articles de foi . qui.... id. i , 205. Toute leur science éthique ne contient que ces deux articles, in.i. 238. La pituite modère le sang, et aide le mouvement des articles, paré, Tnlrod. g. Les os ont leur conjonction : les uns par arthrose ou article ; les autres par symphyse, id. iv, 43. Ayant couché un article de despense de dix talents, amyot, Péric. î3. Demander des articles et conditions honnestes, id. Cor. 50.

— étym. Provenç. article ; espagn. articule- ; ital. arlicolo; de articulus, diminutif de artus. membre, de même radical que âpOpov, articulation, membre.

ARTICULAIRE (ar-ti ku-iê-r), adj. || i° Terme de

ART

es au moj

o ne, 1 ■

ticulations >

— hist. xvr s. De la o

— êtym. Provenç. artù nia arl\ i iris, de articulas

IRTICULAIREMEN'T ar-ti-ku-lê-re-man Par ai

— hist. n. eur comma ,1 ! ex te informalio

a 'ariler. || xvic s. M. de lit a Sa M respondu sur

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