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a trop mieux contentez, Qui ont leurs champs non . l'i'iM. m, 19, verso. Que me sert voir iiiin le monde i n papier, où je me fonde A l'arpenter pas à pas? ID. III, Bfl, recto. Tant à grands pas
li i pleines ils arpentent, hons. G02. Pour les diverses convient les arpenter ou mesurer, i, '-•
— ÉTYM. Arpent.
ARPENTEUR (ar-pan-teur) , s. m. || 1° Celui dont la profession est d'arpenter, de mesurer les terres. || 2" Termi; de zoologie. Nom vulgaire du grand pluvier.
— hist. xvi" s. Escheant arpentement public, gens experts sont députés pour faire l'évaluation des propriétés, qui, accompagnans l'arpenteur, tout d'une main lui monstrent les limites, tenan el aboutissans des fonds, o. de serres, ta.
— Etym. Arpenter.
ARPENTEUSE (ar pan-teû-z'), adj. et s. f. Terme d'entomologie. Chenille arpenteuse, ou, absolument, arpenteuse, chenille dont le corps est très-long, et qui, dans la progression, se contractant enfer à chevalet s'allongeant alternativement, sembl>' me surer le chemin qu'elle fait.
— ÊTYM. Arpenteur.
f ARPON (ar-pon), s. m. Terme de marine. Large et longue scie fort en usage dans les chantiers.
ARQUÉ, ÊE (ar ké, kée . part'. ]>assé. ||1° Courbé en arc. l'outre arquée. C'était [Rosen] un grand homme sec, qui aurait fait peur au coin d'un hors, avec une jambe arquée d'un coup de canon, st-SIM. tic, 3. Les Arabes ont la tête ovale, le front haut et arqué, chati w b. Itin. n, 102. Qu'il ait sa belle esclave aux paupières arquées, v. hugo, Orient. 15. || 2° Cheval arqué, élevai qui fléchit les genoux dans le repos, défaut qui peut venir de la conformation primitive, mais qui le plus ordinairement e I l'effet de trop grandes fatigues. || 3" En géologie, stratification arquée, celle des massifs qui , constituant une montagne, s'élèvent d'un côté dans le sens de la pente, se recourbent au sommet, et redescendent avec la pente opposée.
ARQUEBUSADE (ar-ke-bu-za-d'), s. f. Coup d'ari. || Eau d'arquebusade, infusion ou macération de plantes vulnéraires, fort usitée dans le peuple. || Plaies d'arquebusade, ancien nom des plaies faites par une arme a feu.
— HIST. xvie s. Le bruit et la fumée des harquebusades les effraye, lanoue, 323. Le sifflement des harquebusades , m. ;">s*. Ils firent filer une scopelei ie d'harquebuzade sans balles, l'un contre l'autre, plus d'une heure. CARL. vin, ifi. Peu d'arquebusades prirent [partirent], d'aub. Hist. I, 288. Il se jetta à l'eau dans la fumée de leurs arquebusade , id. ib.i, 286. Les playes faites par harquebusades, paré, ix, i" Duc. Il fut blessé d'une harquebu-
Zadc, M. DU BELL. 23.
— ÉTYM. Arquebuse; ital. archibugiata.
ARQUEBUSE (ar-ke-lm-/.') , s. f. Ancienne arme à
feu . qu'on faisait partir à l'aide d'une mèche ou d'un rouet se bandant avec une clef. Au temp. de Louis XIV, l'arquebuse lançait une once sept liuitièmesdeplomb avec autant de poudre. || Arquebuse à croc, grosse arquebuse que l'on appuyait sur un croc pour tirer. || Jeu de l'arquebuse, exeroice de tir; lieu où se réunissent les arquebusiers.
— HIST. xve s. Nostre queue estoit défendue de trois cens Allemans, qui avoient moult largement de coulevrines, et leur portoit on beaucoup de haquebutes à cheval , et ceux là faisoient bien retirer les Estradiots, comm. vm, 7. ||xvr s. Le mari avec sa arquebuse, et elle avec des pierres, se defendoient, marg. Nouv. lxvii. L'un fait tuer en trahison son ennemi d'un coup de pistole ou harquebuze, lanoue , 248. Il fist desmonter environ 7u harquebuzes à croq de dessus leurs chevalets et les fist porter par ses gardes, carl. vi, <5. Et chacun une harquebuze à croc sans fourchette, Satir.mén. p. t3. Ils n'estoient que trente, l'espée à la main et l'arquebuë au fourreau, d'aub. Hist. I, 289. L'arquebouse à la main gauche et l'espée Via droite, id. ib. ni, 14. 11 fut blessé d'un coup d'arquebute tout au travers du col, paré, Inlrod. 24. Les harquebuses à croc, que l'on ne peut bien tirer si elles ne sont liées et accrochées sur du bois — le mot gênerai [des armes à feu des gens de pied] harquebuse, mot tiré des Italiens à cause du trou par lequel le feu du bassinet entre avant dans le canon, car les Italiens nomment un trou busio : et se nomme arc à cause qu'on en use maintenant comme.... id. ix, Pref. Et luy fut tiré plusieurs coups, tant d'artillerie que d'arbouze, m. du bell. 38. De ceste heure là ["1621] furent inventées les harbouzes
ARR
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qu'on tiroit sur une fourchette, id. 55. Amour a faict de mon cœur une bute, Et Guerre m'a navré de haquebute, marot, i, 329. Exeplé qu'à tous faisoit laisser leurs piques, espées. lances et haquebutes, rab. i, 44.
— étym. Wallon, harkibuse; bourguig. auquebutte; ital. archibuso, arcobugio ; espagn. arcabuz; has-lat. arcus busus. On tire ce mot de l'italien, de arco, arc, et de bugio, trou, comme qui dirait arc à tiou. L'Arioste, au chant ix du Roland furieux, donne il est vrai le nom de ferro bugio , fer creux, à l'arquebuse. Mais si le nom ancien en français est haquebute, il est probable que le mot italien est une altération de ce mot français, altération qui ensuite a chassé le mot français de notre propre langue. Haquebute vient de l'allemand Hakenbuch.se, flamand haak-bus, qui signifie arquebuse à croc, de Haken, croc, et de Biichse, canon d'arme à feu. Tour Haken, voy. hache; quant à Biichse, c'est une altération du mot latin pyxis, dont une altération non moins grande a fourni notre molboite (voy. boîte).
ARQUEBUSE, ÉE (ar-ke-bu-zé, zée), part, passé. L'amiral Bing fut condamné par une cour martiale à être arquebuse, volt. S. de Louis XV, 31 .
ARQUEBUSER (ar-ke-bu-zé), v. a. Tuer à coups d'arquebuse. 1) y avait peu de jours où un prêtre corse n'allât arquebuser son ennemi, volt. Phil.u, 420. Leurs camarades [de ceux qui avaient fui] les arquebusèrent pour joindre la honte au supplice, id. Russie, i, 12. On les condamna à la corde, et par grâce on les arquebusa, ce qui est, dit-on, plus honorable, m. .S', de Louis XV, 35.
— HIST. xvic s. Un jeune garçon harquebusé, d'aub. Hist. i, 74.
— ÉTYM. Arquebuse; ital. archibugiare.
ARQUEBUSEBIE(ar-ke-bu-ze-rie), s. f. Métier de
celui qui fait des armes à feu portatives.
— HIST. xvic s. À ceste heure les principales actions de guerre consistent à surprendre, assaillir et défendre places, à quoy l'harquebuserie et les picques sont non seulement utiles, ains nécessaires, lakoue, 20). Après avoir logé par les pentes son arquebuserie,... d'aub. Hist. i, 273. Noz gens à la garde de leur arebouzerie et artillerie, m. du bell. 7.
— ÉTYM. Arquebuse; ital. archibusiera.
ARQUEBUSIER (ar-ke-bu-zié) , s. m. || 1° Soldat
qui était armé d'une arquebuse. || 2° Bourgeois qui fait partie de la compagnie formée pour l'exercice du tir de l'arquebuse. |j 3" Celui qui fait des armes à feu. En ce sens on dit maintenant armurier.
— HIST. xvi'' s. Un de ces deux hacquebutiers, Pour mal viser, faut lourdement, marot, in, 50. On y trouvera des lanciers, des pistoliers, harquebusiers à cheval, simples, et autres armez de cuirasses. On y void encore des arbalestiers à pied, et des hacquebutiers à rouet, lanoue, 231 . Bon nombre d'arebouziers et de picquiers, m. du bell. 47. Un capitaine de harebousiers, in. 55. Quelques arquebusiers à cheval, d'aub. Hist. i, 290.
— ÉTYM. Arquebuse.
ARQUER (ar-kéj. || 1° V. a. Courber en arc. Arquer une pièce de fer. || 2° V. n. Fléchir, devenir courbe. Cette poutre commence à arquer. || 3° S'arquer, v. ré/L Se courber en arc. Les jambes de cet enfant se sont arquées.
— HIST. xnic s. De si très grant fais il me carche [charge], Que toute l'eschine m'en arche, Complainte douteuse, jub. ii, 247. || xvi" s. Ces pierres estaient faites en façon d'une corne de mouton, non pas si longues, ny si courbées, mais communément estaient arquées, paré, 38.
— ÉTYM. Arcuare, de arcus (voy. arc).
f ARQUET (ar-kè), s. m. Un termes de tisserand, petit fil de fer fixé à la brochette qui retient les tuyaux dans la navette.
— ÉTYM. Diminutif de arc.
f ARR.... Préfixe formé de ad, à, et d'un mot commençant par r. L'Académie a partout doublé IV. excepté dans araser.
f ARRACHAGE (a-ra-cha-j'), s. m. Terme de jardinage. Action de déplanter un arbre.
ARRACHÉ, ÉE (a-ra-ché, chée), part, passé- || 1" Tiré de terre avec la racine, et, par extension, ité. enlevé. Arbre arraché. Olives arrachées de l'arbre. Œil arraché. ( lu veux arrachés. Une épée arrachée de ses mains. Je vis par mes soldats mes aigles arrachées.... corn. Sertor. I, \. VA son sceptre arraché des main- de l'ennemi, m. Hor. iv, 2. Les dépouilles des Juifis par vos mains arrachées, rac. Bit. m, i. || 2° Séparé, éloigné. Arrachés de leur patrie. || 3° En levé. Arraché au danger, au travail. || 4° Obtenu avec peine. Aveu arraché parles tortures. || 5° Terme de blason qui s'applique non-seulement aux arbres
et aux plantes dont les racines sont découvertes, mais encore à tout ce qui paraît en lambeaux et qui semble avoir souffert quelque violence, comme s'il avait été arraché.
ARRACHEMENT (a-ra-che-man) , s. m. || l'Action d'arracher. || 2" En maçonnerie, arrachement s'entend des pierres qu'on arrache, et de celles qu'on laisse alternativement pour faire liaison avec un mur qu'on veut joindre à un autre. || 3° Au plur. Terme d'architecture. Les arrachements d'une voûte, les premières pierres engagées dans le mur, et qui commencent le cintre d'une voûte.
— HIST. xme s. Pour chou [ce] fist Diex l'arbre esrachier [arracher] ; Mil ans après l'aracemant, du cange , arqncare.
— étym. Arracher.
ARRACHE-PIED (D') (da-ra-che-pié) , loe. adv. Sans interruption, sans discontinuer. 11 a travaillé six heures d'arrache-pied.
— REM. Les gens du peuple disent souvent de rache-pied; ce qui est tout à fait mauvais.
— HIST. xvie s. Toussez icy ungbon coup ou deuz, et en beuvez neuf d'arrache-pied, puys que les vignes sont belles, rab. Pant. v, proî.
— ÉTYM. Avec un effort continué, comme celui d'un homme qui arrache un pied d'arbre.
ARRACHER (a-ra-ché), v. a. || 1° Enlever de terre avec les racines, et, par extension, ôter ou enlever quelque chose qui adhère. Arracher les plantes, les mauvaises herbes. Arracher la vigne, un arbre. Il se fit arracher une dent. Arracher les yeux, les oreilles , la langue , la queue. On arrachait les affiches. || Fig. et familièrement. Je lui ai arraché une dent, en parlant d'un avare à qui on a soutiré de l'argent. || 2" Employer effort, violence pour ôter, pour faire lâcher, faire quitter, faire sortir, au propre et au figuré. On lui arracha le poignard des mains. Arracher quelqu'un des mains des ennemis. Arracher la victoire à l'ennemi. Il ne put jamais arracher de sa mémoire les injures qu'il avait reçues. Arrachez de votre cœur la passion de l'argent. On lui arrachera le pouvoir. Arracher un prêtre de l'autel. On arrachace citoyen de chez lui. Je l'ai arraché d'avec elle. Je viens voir si l'on peut arracher de ses bras Cet enfant dont la vie alarme tant d'États, rac. Andr. i, I. Le cruel ne la prend que pour me l'arracher, id. ib. m, (. Le ciel, dit-il, m'arrache une innocente vie, rac. Phèd. v, G. Tu n'auras pas regret de ni 'arracher la vie, mol. l'Étour. n, 7. Vous seul vous lui pouvez arracher cette envie, rac. Bérén. iv , 7. Jeté voudrais moi-même en arracherl'envie,C0RN. Cid.iv, 2. Arrache-lui du cœur ce dessein de mourir, id. Cinna, m, 5. Belle Charlotte, je vous aime de tout mon cœur; et il ne tiendra qu'à vous que je vous arrache de ce misérable lieu, mol. le Fest. il, 2. Ils m'arrachent d'un trône où votre choix m'élève, corn. Agésil. v, 4. Je ne vois plus en lui les restes de mon sang, S'il m'arrache du trône et la met en mon rang, id. Bod. v, (. La reine Bérénice Vous arrache, seigneur, du sein de vos Etats, rac. Bérén. i, 2. Un désordre éternel règne dans son esprit, Un chagrin inquiet l'arrache de son lit, id. Phèd. i, 2. Une beauté qu'on vient d'arracher au sommeil, id. Brit. il, 2. || Arracher le cœur, causer une vive affliction. Voilà ce qui me fit écrire cinq à six lignes qui m'arrachaient le cœur, sév. 329. || 3° Tirer quelque chose de quelqu'un, obtenir avec peine. Arracher de l'argent à quelqu'un. Elle arrachait des pleurs même aux indifférents. Arracher les réponses une à une. On ne peut lui arracher un mot. La plèbe arracha cette loi aux patriciens. Les mauvais succès sont les seuls maîtres qui peuvent nous reprendre utilement et nous arracher cet aveu d'avoir failli qui coûte tant à notre orgueil, boss. Reine d'Angl. Ces soupirs que la tristesse m'arrache, mass. Affl. Les larmes que ce souvenir lui arrache, id. Mort. Ainsi vous retombez dans les mêmes alarmes Qui vous ont dans la Grèce arraché tant de larmes, rac Mithr. a, ^. Ne te fais pas arracher les mots de la bouche, mol. Fourb. I, i. Quelques années s'écoulèrent, sans que les deux vieillards [Chactas et le prêtre] lui pussent arracher son secret, chateaub. René, 166. Je t'ai même puni de l'avoir arraché [mon secret], rac. Mithr. iv, i. Vous m'avez arraché cet affreux sacrifice, volt. Ah. i, 1. Mes bienfaits, mon respect, mes soins, ma confiance Ont arraché de vous quelque reconnaissance, m. Zaïre, iv, 6. Ce secret m'importune, il faut que je l'arrache, id. Mérope, IV, t. Tandis que des soldats, de moments en moments, Vont arracher pour lui des applaudissements, rac. Brit. iv, 4. Je ne puis arracher du creux de ma cervelle Que des vers plus forcés que ceux de la Pucelle, boil. Sat.vu.
|| 4° Détourner de; faire échapper à. La vieillesse m'arrache aux affaires. L'espoir du butin les arrachait aux travaux de la terre. Arracher quelqu'un à sus travaux. On l'arracha à une mort imminente. .... Vous seul vous m'avez arrachée À cette obéissance où j'étais attachée, rac Mithr. iv, 4.||5°S'ar radier, arracher à soi. Il s'arrachait les cheveux.
H Familièrement. S'arracher les yeux, se disputei avec violence. Ils s'arrachaient les yeux. || Fig. S'arracher une épine du pied, se délivrer d'un embarras. || Familièrement. On se l'arrache, se dit d'une chose ou d'une personne très-recherchée. On s'arrache ce livre nouveau. Je le retrouvai brillant, les dames se l'arrachaient, i. j. rouss. Conf. iv. || & En termes de gravure, enlever de dessus le cuivre des parties déjà gravées qu'on veut corriger. || En termes de chapellerie, enlever, éplucher le jarre ou poil luisant qu'on remarque sur les peaux de castor. || 7" S'arracher, v. réfl. S'éloigner, se détacher diffi cilement, avec peine. Je ne puis m'arracher à mes livres. Arrachez-vous d'un lieu funeste et profané, Où la vertu respire un air empoisonné, rac. Phèd. v, (.Je l'ai vu quelquefois s'arracher de ces lieux id. Brit. u, 2. Vous ne pouvez vous arrachera la nymphe que vous aimez, fén. Tél. vu. J'ai résolu de m'arracher de Paris, voit. Lett. 15. ||8° Fig. Se soustraire. S'arracher aux affronts. S'arracher au sommeil. || Proverbe. Il vaut mieux laisser son enfant morveux que de lui arracher le nez : c'est-à-dire il faut tolérer un petit mal, pour en éviter ou de peur d'en faire un plus grand.
— SYN. 1. arracher, ravir. Ce qui distingue ces deux mots, c'est que arracher implique résistance de celui à qui on arrache; tandis que ravir est à la vérité un acte de violence, mais qui peut s'exercer sur des personnes ou des choses non défendues ou mal défendues. || 2. arracher de, arrachera. Arracher de indique l'endroit ou la chose d'où l'on arrache ; c'est la séparation violente d'une chose d'avec une autre à laquelle elle tenait : arracher un clou d'une muraille, arracher un homme d'un lieu. Quand on arrache de, c'est la personne ou la chose que l'on arrache qui résiste. Arracher à est suivi d'un nom de personne ou d'un nom de chose personnifiée en quelque sorte, et marque que cette personne ou cette chose est le but de l'action, que c'est à elle qu'on veut ôter l'objet dont il s'agit : arracher un œil à une personne ; un enfant à sa mère ; de l'argent à un avare; arracher quelqu'un à la mort, à la vengeance de ses ennemis. Quand on arrache à, c'est la personne ou la chose à laquelle on arrache qui résiste.
— HIST. xne s. Quant nostre sire esracerad tuz tes enemis de la terre, Bois, 79. Moût tost rompus et arachiez Les membres du cors [ils] vous auront, La charrette, 3070. ||xnic s. Ilot un fevre en Normandie Qui trop bel arrachoit lesdenz, barbazan, Fabliaux, dans YOrdene de chevalerie, p. 161. Fain, qui ne voit ne blé ne arbres, Les erbes en erracbe pures As trenchar.s ongles, as dens dures, la Rose. (0189. Il y a encore un cas de crieme, dont je ne parloie pas devant , c'est de bonnes [bornes] esracicr et puis rasseir, en autrui déshéritant por soi aheriter, beaum. xxx, 27. ||xive s. Il se efforça de lesesracier, oresme, Eth. 44. Li diz Adam avoitarresgié une bonne [borne] en terroir de Tours, du cange, arrancare. || xvi° s. Ce masque arraché, rapportant les choses à la raison et.... mont, i, < < 8. Arracher les enfants du sommeil tout à coup et par violence.... id. i, -195. On ne me pouvoit arracher de l'oisifveté, id. i, (95. On leur arrache le cœur et les entrailles, id. i. -129. Tout cela se faict pour arracher de leur bouche quelque parole. ...id. i, 242. Un soldat luy avoit arraché ce peu de bouillie qui luy restait, id. ii, 4 8. Elle s'arraciia d'alentour de la teste son bandeau royal, amyot, Lucull. 32.... Un dueil que le temps n'a pouvoir D'arracher de ta souvenance, rons. 399.
— ÉTYM. Provenç. araigar. araisar, arasigrar esraigar ; anc. catal. arraygar; espagn. arraigar; portug. arreigar. La forme arracher répond à cbradicare; la forme esrachier à exradicare, de radix, racine (comp. racine).
f ARRACHE-SONDE (a-ra-che-son-d) , s. m. Technologie. Outil servant à retirer du trou de sonde les fragments de la tige , quand elle se brise pendant le travail du forage. || Au plur. Des arrache-sonde ou arrache-sondes.
ARRACHEUR, EUSE (a-ra-cheur. cheù-z' , s. m. et f. || 1° Celui, celle qui arrache. Un arracheur de dents. || Familièrement. Mentir comme un arracheur de dents, se dit d'un homme qui ment avec effronterie. || 2" Terme d'agriculture. Arracheur de poni-
ARH
mes de lerre , instrument d'agriculture. Il 3 Lrra ■heuseou éplucheuae, ouvrière qui arrache I ik>s | rtor,
— msr. xvr s. Plusieurs tourmentés dune ex-
douleur de dents, voyans arriver l'an
ivi ,i envoyé quérir.... pabi . Introd. -'■■■
— êtym. arracher.
vkh unis (a ra chi), r. m. \\ 1 Te
l'huit arraché. || >° Enlèvement frauduleux du plant des arbres.
i ■ i y m Arm
wtu ai HOIR trument de
jariable propre à arrai bres, les péri ublon.
Mil! MSONN1 i ! part, passé.
Arraisonné par ses ami \
ARRAISONNER 1° Cl
à persuader par des raisons. Tand - qu nais M. le duc d'Oi
il, ST-SIM. 241, 209. M. du
I uner sur le i eu où i Montn . u>. 341, 216. || Vii ux i n i
|| 2 iji tei mes i
ier d'où vient un vaisseau i
HIST. Xï S. M iUt i
sune, ( h d in. || xuc s. Moût
fu d'els euj . Ronc. p. 443. i
apele, prist l'en à p. 1
et le rei avez est
araisum il del reaume l'en uni
Th. If mail. 84. || :
Berte, ex. De e i fut
it aiaiieur, avant que on a I bon appel i. i.mi, t. || xv s. Ils e sa maison [à Philippe d'Artevelle] , el lui ai
' uit necessiti n, ,i. 102. si ,: h sa tei au plus brief que il put arraisonm rois de
Bouciq. m. ch. 3. || xvi s. Il esl voulu du la comi pour m ■ it de saluer
resser oner privéement et familier*
tout le monde, amyot, Cxsar, *.
— êtym. Provenç. arrazonari anc. catal. arrahonar; portug. arrazoar; du ba lat. arrati
. et RAisONriEH); d'où la double forme i soni /• et arai
ARRANGÉ, VA' i), part.
|| i- Mis «Lins un ordre i Tout i si
rrangé. H ne se passe, à l'intérieur d maux, rien de suivi, rien d'ordonné, pui n'expriment rien par des signes combinés el gës, buff. De l'hOi
nie. qui est dans un mauvais état. Vous voilà bien arrangé ' \ oil idi h ibitsbiei i"A]
affecté. Cet homme a toujours un air arrangé. Ceux qui veulent fairi rticles trop arrangés et trop
formels, boss. Lett. abb. 84. || 3 Réparé. Un tre arrangée par l'horloger. || 4" Rangé, en des hommes. Vervins i . et ne
fut jamais marié, st-sim. t39, 32. Un père de famille, un homme arrangé, bi ff. Exp. surles Végét. a*mém. || On dit maintenant rangé en ce sens. || 5" Terminé à l'amiable, accommodé. Duel a pardesamis communs. Le différend ayant été arrangé. Les deux adversaires arrangés après bien des pourparlers. || 6° Convenu, i ne partie arrangée pour le lendemain.
f ARRANGEANT, ANTE (a-ran-jan , jan-t') , atlj. Qui arrange, qui n'est pas difficultueux. l. homme arrangeant. Une marchande arrangeante.
ARRANGEMENT (a-ran-je-man), s. m. || l'Action d'arranger. Je l'ai i hargé de l'arrangement de mes livres. || 2° Disposition, ordre dans lequel on place les choses. L'arrangement des mots. Par quels progrès notre corps a reçu l'arrangement et la vie, mass. Vérité. En considérant l'arrangement de l'univers entier, volt. Memnon. || 3" Ordre dans la dépense. Cet liomme manque d'arrangement. 11 faut mettre plus' d'arrangement dans vos affaires, dans vos dépenses. Je puis me priver en trois moisde vingtcinq francs, mais non de cinquante ; chacun a son arrangement, did. Lctt. à L... \\ 4° Mesures prises pour arrangerses affaires; mode de payement. Prendre des arrangements avec ses créanciers. || 5° Mesures qu'on prend pour arriver à un but. Je viens de faire certains petits arrangements, sév. 539. L'exprès leur apprend qu'il faut se réfugier dans la maison d'un pauvre gentilhomme, et que 11 on verra les arrangements que l'on pourra prendre pour leur sûreté, volt. Iomi's IV, 25.. || 6" Conciliation. Au lieu de plaider
ARR
it de nous ruiner, faisons un arrrngemenl i l'on ment. || 7"B n termi »de musi que, disposition el près [ue
pour un ou plusieurs instruments, de manière qu'elle par un ;eul
instrument ou i ar plusieurs instruments difli rents m bon arrangement on perd sans doute les ef timbres et ceux des masses ; mais la mélodie monie di ivi al se retrouver i tisi que
on 8° En algèbre, ordre dans lequel des lettres pi uvenl être placées l'une par rapport à l'autre. Urangemi ni de six lettres , deux h deu ■ à trois. Les six lettres a b e il t / sont susceptibles
ARRANGER I i rangeons, j'arran
iffaires.
Arranger un voyage. I
n'eut pa le temps d'arrangei emeuts.
.i yie. L'éconoi
uivant leurs idées les condes rois, et composent sans instruction les es de leur siècle, boss. Duch. d'Où. La ma-
Hist.i, t. Tâchez d'ar- : vos intérêts domestiques le mieuxquevous pourrez l resp. '. \\ 2 Mettre d u
u rangent les différends, e. 3 0 nvi nir à, agréer. 11 n'est loi qui ai range tout le monde. Il ri qU0 ce j lit pas. Cela m arrangi
t qui i dechez 1 hi
I oui qu il : ■ B" i " e , parer, Tandis
r. || Ironiquement, maltraiter. Tu rangé comme tu le mérites. Je l'arnière. || 6" In termes de à la portée d u i ou 'i- i li ce qui a été un ou [lune nature différente. On ar nt pour le piano une ouverture d'opéra. Hummel a arra é en [uatu deux symphonies de Beethoven. || 7°S'arranger, o.réfl. Se placer en ordre, se coordonner. Tout s'ai i fortement. || 8" Se mettre dan un posture convenable pour faire qui 1 quechose.il.- on fauteuil pourdormir, || 9» Se ses mesures pour. Ar ■ ii pour que rien ne lui manque. Je m'arrangel la colère, il ne s'était nulleme pource sang-froid, j.-j. i lim.u. Il Familièrement. Arran i unmeilvous
. c'est-à dur faites ce que vous voudrez, vos affaires à votre guise, je ne m'en mêle pas. Au reste, a . fais les réflexions : Je t'ai dit n
sée el mes conditions, ghess. Le Méch.i, i. || 10 Être terminé à l'amiable, s'accorder, s'entendre. Si 1 s choses peinent s'arranger. On décida que 1 > suis s'arrangeraient entre eux pour tenir
II \ nit mieux s'arranger que plaider. || 11° Se contenter de.... Je m'arrange de I
— SYN. arranger, ranger. Arranger ne diffère de ranger que par l'adjonction de la préposition à. Arranger est donc ranger avec un certain dessein. En
r, c'est mettre une chose, une personne dans le rang qui lui appartient, et qui est déterminé d'avance : on range des livres dans une bibliothèque, on range des soldats. Arranger, c'est détermi ni r cet ordre même dans lequel on range.
— HIST. xii° s. François s'arengent, si se traient arier, Bat. d'Aleschans, v. 7755. Entour lui [il] voit ses homes seïr et arrangier, Sax. vi. || xinc s. Et furent luit arengié li uns encontre les autres, villeh. eu. Renart respont : or vous soufrez, Tant que li moine aient mengié, Qui as tables sont arengié, lien. 784. Et il et ses chevaliers saillirent de la galie moult bien armez et moult bien atirez, et se vindrent arranger de coste nous, joinv. 2(5. Es vous mil chevaliers armés, Qui s'arengent sur les fossés,
ndin.
— étyji. Provenç. arengar, arrengar, arenjar; anc. catal. arengar; de ad, à, et ranger.
f ARRANGEUR (a-ran-jeur) , s. m. || 1° Celui qui donne une forme définitive à un canevas, à une ébauche, à une idée. || 2° En termes de musique, celui qui arrange une composition musicale pour un autre ensemble de voix ou d'instruments que la combinaison primitive.
— ÉTYM. Arranger.
ARRENTÊ, ÉE (a-ran-tô, tée), part, passé. Domaines arrentés.
ARRENTEMENT (a-ran-te-man), s. m. Action de dejiner ou de prendre à rente.
ARR
— hist. xvi* s. Le vassal peut démembrer, bailler à cens et airentement son fief sans l'assens de soa seigneur, jusqu'au tiers de son domaine sans
, loysei . 044. Par laps de temps leurs voi m- i iche iub ; : de pei innés supposées, trouverenl moyen de tran ferer en eux les arrentements, imyot, /< s Gracques, 10.
ÊTYM Arrenler; provenç. arrendamen; catal arrendamenl ; espagn. arrendamienlo ; portug. arrendamento.
ARRENTES (a ran-té), r. o. Donner ou prendre j rente.
— hist. xiv° s. Et les arrentez ou abosnez doi-
hascun an , deux moitons froment, du cange, arrentare. |] xv" s. Et y establit chanoines pour Dieu servir; et les arrenta el approuvenda bien et largemenl . i aoiss. i. i, 2i;i.
— êtym. .!(/, à, et renier; provenç. et espagn. arrendar.
ARRÉRAGER (a-ré-ra-jé), v. n. S'arriérer, être
en retard de payement. Il ne faut pas laisser juré-
i ; routes. 11 ne faut pas se laisser arrérager.
— hist. xiii" s. s'il n'est ainsi que le [laj querele touque le segneur, et qu'il ne fust arrieragiés de son droit, par le délai des parties, beaum. lxv, 8.
— ÉTYM. Arrérages.
ARRÉRAGES (a ré-ra-j'), s. m. plur. Ce qui est échu d'un revenu, d'une rente, d'une redevance, Pour achever de payer ses arrérages, siîv. 29. Sa grande application à entrer dans le produit effectif des revenus du roi le mit en état défaire payer,
l' ila première année qu'il fut à la tête des finances, seize millions d'arrérages des rentes de la ville, fon-
i! n. Argenson.
— REM. Ménage signale comme mauvais arriérages que plusieurs disaient, trompés par arrière. Arriérage, qui esl un archaïsme, vient en effet d'arrièri ; arrérage, qui seul est adopté par le bon usage, lient iamr qui sest dit autrefois. C est une inconséquence de la langue de n'avoir pas, en bannissant arrère, banni aussi arrérage.
— hist. xin i 1 par 1 e il a enement me ont il clamel quite de tous les arriraghes, tailliar, Recueil, p. 308. Quant li segneur n'ont par jugement ce qui lor 1 stoit concelé ou fortrait de lonc tans, li sougel sont tenu à rendre loiislesarrierages, beaum xxiv, 9. Il perdroit ce qu'il en seroitvenu et les arrierages qu'il avoit levés puis le [la] mort de son devancier, ru. vu, 8. |]xiv°s. Pour cause des arreragi de trois années d'un arpent de vigne, du
. aubenagium. ||xvc s. \ tanl pour services et , Auront trois cens maulx jours de rente Par an, avec les arreraiges, en. d'orl. Bal. 88.
— ÊTYM. Voy. arrière; provenç areyrage, arreyrage.
ARRESTATION' (a rè-sta-sion ; en poésie, do cinq
es), s. f. [1 1° Action d'arrêter une personne
en vertu d'un ordre, d'un jugement. On a l'ait de
nombreuses arrestations. || 2" Etat de celui qui est
arrêté.
— HIST. xnc s. Mort [il] le trestourne sans nulle arrestison, 7ionc. p. 70. Entre ci que as portes n'i ot arrestoison [de l'ennemi], Sax. vin. [| xm*-" s. Li serjant s'en retournent, n'i font arestoisons [ne s'y arrêtent pas], Berte, xxm. || xiv" s. Vat s'en li espaignol à coite d'esperon ; Droit de ci à Toulette, n'i fist arrestison, Guescl. 8931.
— ÉTYM. Voy. arrêter; provenç. arrestation. Aresloison est la forme ancienne pour arrestation , et avait le sens de arrêt, retard, dans le vieux français, qui avait aussi arestement, arestance, arestée.
ARRÊT (a-rê ; le f ne se lie que dans la prononciation soutenue: un arrêt infamant; dites : a-rêt-infamant; mais on dit sans lier : faire saisie et arrêt entre les mains de quelqu'un; on a fait arrêt en sa personne et en ses biens) , s. m. || 1° Action d'arrêter; effet de cette action. L'arrêt des affaires commerciales. Le médecin a reconnu un arrêt dans la marche de la maladie. |j Fig. Il n'a point d'arrêt; c'est un esprit sans arrêt ; c'est-à-dire c'est un homme léger, et sur lequel on ne peut pas compter. Mai s ces jeunes bergers, si beaux et si chéris. Sont meilleurs pour amants qu'ils ne sont pour maris; Ils n'ont aucun arrêt, ce sont esprits volages, Qui souvent sont tout gris avant que d'être sages, racan, Berg. Silène, 1, 3. Mais l'homme, sans arrêt dans sa course insensée, Voltige incessamment de pensée en pensée,boil. Sal. vni.Vous êtes sans arrêt, faible, vaine, légère, Inconstante, bizarre, ingrate et mensongère, voit. Poés. Il 2° Temps d'arrêt, se dit de courts intervalles ou repos dans des mouvements qui doivent s'exécuter avec précision. || Par extension, interruption, suspension. Il y eut un temps d'arrêt dans les
ARR
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persécutions. || 3" Arrêt de roi, s'est dit autrefois pour embargo. || 4° En termes de manège, action par laquelle le cavalier arrête son cheval, et celle par laquelle le cheval s'arrête. L'arrêt doit être opéré graduellement, mais franchement, sans que le corps du cavalier se déplace d'une manière bien sensible. !| 5° En physiologie, arrêt de développement, travail physiologique ou pathologique qui interrompt la formation d'un organe et l'arrête à un degré inférieur. || 6° En termes de chasse, action du chien qui arrête le gibier. Votre chien garde bien L'arrêt. Le chien est en arrêt. || 7° Pièce du harnais où un chevalier appuyait sa lance, il mit la lance en arrêt. || Fig. Etre la lance en arrêt, être sur lequi-vive. Je crains qu'il ne soit obligé d'être la lance en arrêt sur les côtes de Provence, sév. 583. || 8° Petite pièce qui arrête le ressort d'une arme à feu, le pêne d'une serrure, le mouvement d'une montre. || Ganse, poin! placé à l'extrémité d'une ouverture, pourempêcher que le linge ne se déchire. || En termes de serrurerie, petite broche en fer, portée par une chaînette, pour arrêter une persienne. Petit talon qui entre dans les encoches du pêne. || En termes de sellerie, courroie d'arrêt, celle qui est attachée au harnais de derrière, servant au cheval à arrêter la voiture. || 9° En termes de musique, point d'arrêt, point d'orgue. || 10° Dans l'escrime, coup d'arrêt, coup pris sur une marche avec opposition. || 11° Petit ados qui coupe une allée plate eu travers, pour empêcher que les eaux ne la dégradent. || 12° Pieux traversés de pièces de bois, et destinés a arrêter le bois qu'on a jeté à bûche perdue sur les petites rivières. || 13° En termes judiciaires, saisie de la personne ou des biens. On a fait arrêt sur sa personne et sur ses biens. || 14° Maison d'arrêt, prison. || S. m. plur. En termes militaiies, punition, défense faite à un militaire de sortir. Condamner aux arrêts. Lever les arrêts. Senantes est aux arrêts, hamilt. Gramm. 4. Les directeurs pouvaient mettre aux arrêts, interdire même les brigadiers de cavalerie ou d'infanterie, st-sim. 25, 32. || Arrêts forcés, défense absolue de sortir; arrêts simples, défense de sortir aux heures où l'on n'est pas de service. || On a dit autrefois en arrêt ce que nous disons aux arrêts. L'abbé Dubois trouva le prince de Galles en arrêt dans son appartement, st-sim. 475, toi. Le roi le fit mettre en arrêt en votre maison, pasc. l'rov. 13. || 15° Décision rendue par une cour souveraine. Rendre un arrêt. Prononcer un arrêt de mort. Obtenez un arrêt, comme il faut que je dorme, rac. Plaid. i,4. Pour rendre en sa faveur un arrêt injuste, pasc. Prov.8. Selon ou plus ou moins , Jean donne ses arrêts, Régnier, Sat. xv. || Par extension. Veson lui a signifié son arrêt [lui a annoncé qu'elle n'en reviendrait pas] , sév. 149. || Décision d'une puissance, d'une autorité quelconque. Bientôt ton juste arrêttesera prononcé, rac. Esth. m, 5. J'attendrai mon arrêt; vous pouvez commander, id. Mithr. îv, 4. Non, ne révoquons point l'arrêt de mon courroux; Qu'il périsse.... m. Andr. v, i. 11 vaut mieux que lui-même Entende son arrêt de la bouche qu'il aime, id. lirit. H, 3. Toutes.... disputant un si grand intérêt, Des yeux d'Assuérus attendaient leur arrêt, id. Esth. i, ). J'attends donc mon arrêt sans qu'on me le prononce, corn. Héracl. m, 2. Par un arrêt des Dieux sa tête est condamnée, ciïëbillon. Idom.m, t. Son peuple, dontil lit l'arrêt dans l'accès de sa vision, mass. Etienne.
— MST. xiii° s. Sans demorance et sans arrest [délai], Â la karole [danse] me suis pris, la Rose, 798. Biaus amis chiers, se il vous plest, Passés la haie sans arrest Por l'odor des roses sentir, ib. 2810. Je voil [veux] qu'il ait la compaignie Bel- Acueil , puisque il vous plaist; Ge n'i métrai jamès arrest, ib. 333G. Ou s'il li a fet fere arest par le segneur ou aucun empeecement sanlavle, beaum.vi, i I. || xve s. Et se départit cil conseil sans avoir nul certain arrest. fors que de tenir le siège, froiss. h, il, 3. Beaux seigneurs, ne pensez pas au fuir, montrez hui que vous soyez gens d'arrestet de prouesse, et vendez vos corps et vos. membres aux espées et aux armures, id. ii, m, 19. || xvr s. C'est un commun vice des hommes, d'avoir leur visée et arrest sur le train auquel ils sont nays, mont. i. 3G9. Ils vinrent chocquer les espées en arrest avec telle opiniastreté qu'ils rompirent et mirent en fuitte les trois gros, d'aub. Hist. i, <G9. Il n'avoit pas reconnu deux fossez creux sans haie qui l'arresterent à 80 pas des ennemis qui firent beau feu sur l'arrest. comme fit aussi la courtine, id. ib. n, 258. Il n'eut pas fait 400 pas qu'il part du corps-degarde un homme qui faisoit les mesmes arrests et avances que lui, et toutes-fois l'outrepassa de peur
de lui donner Fallarme, id. ib. il, 34?. L'eau estant accrue par l'arrest des moulins du marais, m. ib. m, 20. Ces deux s'estans deffiez d'un coup de lance avant mettre, la main à l'espée, l'Isle coucha en arrest, l'autre aima mieux se fier en sa justesse, et prenant sa carrière.... id. ib. m, 138. Un inquisiteur de la foy n'a capture ou arrest en ce royaume, sinon par l'ayde et authorité du bras séculier, p. pithou, 3". M. de Bourbon, averty de l'arrest [arrestation] fait sur la personne de l'evesque d'Autun.... m. du bf.ll. 85. Oiseau léger qui vole d'heure en heure, Sans foy, sans loy, sans arrest ny demeure, rons. 705. Estoqueaux ou arrests desdites gasebettes au milieu desquelles sont chevilles pour arrester lesdites gaschettes, paré, xvn, 12.
— ÉTYM. Provenç. arrest; espagn. et ital. arresto. On tire souvent ce mot du grec àpsaTÔv, qui signifie un arrêt, une résolution; mais, outre qu'on ne voit pas comment ce mot grec se serait introduit dans la langue, il est impossible de séparer arrêt d'arrêter (voy. ce mot).
f ARRÊTANT (a-rè-lan), s. m. Morceau de fer du métier à bas, empêchant un crochet de passer outre.
1. ARRÊTÉ, ÉE (a-rè-té, tée) , part, passé. [| 1° Empêché d'avancer, d'agir. Arrêté dans sa marche, dans ses desseins. || 2° Fixé sur. Quel surcroît de vengeance et de douceur nouvelle De voir sur cet objet ses regards arrêtés, rac. Baj. iv, 5. || 3" Saisi, fait prisonnier. Arrêté dans sa fuite. || 4° Qu'on a fait cesser. Hômorrbagie arrêtée. || 5° Résolu, décidé Dessein arrêté. Plan arrêté. Puisque c'est un parti irrévocablement arrêté. C'est une chose arrêtée. Opinion bien arrêtée. 11 n'a pas d'idées arrêtées. Tel est le sort du monde entre nous arrêté, volt. Triumv. i, 3. La paix avec tous deux en même temps traitée, Se trouve avec tous deux à ce prix arrêtée, corn. Attila, i, 2. Sans doute ils n'ont aucun dessein d'arrêté, pasc. Prov. 5. Le Saint- Esprit descend au temps arrêté, boss. Hist. il, 7. Ceux qu'on nomme chercheurs, à cause que dixsept cents ansaprès Jésus-Christ, ils cherchent encore la religion et n'en ont point d'arrêtée , id. Reine d'Auglet. || 6° En termes de peinture, ouvrage arrêté, ouvrage auquel il n'y a plus rien à retoucher. || 7° En termes de blason, arrêté est la même chose que raccourci. Ondit aussi qu'un animal est arrêté, quand il est debout sur ses quatre pieds, sansquel'un avance devant l'autre.
2. ARRÊTÉ (a-rê-té), s. m. || 1° Résolution prise dans une assemblée délibérante. || 2° Décision de lautonte administrative ou judiciaire. || 3; irrita de compte, règlement définitif d'un compte.
ARRÊTE-ROEUF (a-rê-te-beuf) , s. m. Nom vulgaire de l'ononis spinosa, plante indigène qui croît dans les terrains cultivés, et dont la racine est réputée diurétique.
— HIST. xvi° s. Arreste-bœuf , herbe cognuë du laboureur, par eux ainsi premièrement appelée, pour l'empeschement que les racines lui donnent en labourant, jusques à arrester les bœufs; elle est des Grecs ditte ononis, o. de serres, G14.
— Etym. Arrêter, bœuf.
ARRÊTER (a-rê-té, etnonar-té, faute commise dans plusieurs provinces), v. a. || 1° Empêcher d'avancer, de marcher, retenir. Arrêter un vaisseau. La flotte était arrêtée par le mauvais temps. La foule l'arrêta quelque temps à son entrée. Le retranchement arrêta l'ennemi. 11 faut arrêter la pendule, pour la remettre à l'heure. Dans la première enceinte il arrête ses pas, volt. Zaïre, i, 3. Ne partais-je pas, Si Titus, malgré moi, n'eût arrêté mes pas? rac. Bérén.m, 4. Depuistroisansdans Rome elle arrête vos pas, id. ib. i, 3. Jeme suiséchappée Tandisqu'à l'arrêter sa mère est occupée, id. Brit.m, 7. Il sait qu'en peu de jours Ces flots que rien n'arrête.... bérang. Exilé. L'hiver ne l'avait pas effrayée quand elle partit d'Angleterre; l'hiver ne l'arrête pas, onze mois après, quand il faut retourner auprès du roi, boss. Reine d'Anglel. Quand ce grand Dieu a choisi quelqu'un pour être l'instrument de ses desseins, rien n'en arrête le cours, id. ib. Lieux que j'aimai toujours, ne pourrai-je jamais, Loin du mondeet du bruit, goûter l'ombre et le frais? Oh! qui m'arrêtera sous vos sombres asiles ! la font. Fab. xi, 14. Vous voilà donc parti pour la belle Italie; je suppose que la galerie de Florence vous arrêtera longtemps, montesq. Corresp.iT. || 2° Empêcher, en parlant des personnes et des choses. Chaque jour quelque chose m'arrête. On fut arrêté par la lettre du préfet. Que cela ne vous arrête pas. Aucune considération ne peut l'arrêter (l'empêcher d'agir comm,ç il l'a résolu), Le chirurgien arrêta le sang qui
coulait. Arrêter le feu ou l'incendie. La difficulté qui arrêtait le roi, fén. Télém. xiv. Ton insolent amour, qui croit m'épouvanter, Vient de hâter le coup que tu veux arrêter, rac. Iphig. iv, 7. L'audace d'une femme, arrêtant ce concours, En des jours ténébreux a changé ces beaux jours, id. Athal. i, i. Celui qui met un frein à la fureur des flots Sait aussi des méchants arrêter les complots, id. ib. Ma fuite arrêtera vos discordes fatales, id. Brit. m, 8. J'arrêtai de sa mort la nouvelle trop prompte, in. ib. iv, 2. Deux mots de ta bouche arrêtent sa colère, corn. Cid,u, 3. Ma bonté nepeut plus arrêter mon devoir, id. Héracl. 1,2. Vos lâches conseils, qui seuls ont arrêté Le bonheur renaissant de notre liberté, id. Cinna, m, 2. Il faut que Dieu, par sa puissance, assujettisse et lie, pour ainsi dire, cette convoitise indocile, pour arrêter ses contrariétés et ses répugnances, fléch. Panc'g. n, p. 501. Il ne faut rien exposer aux yeux de notre bienfaiteur qui puisse arrêter ses grâces, mass. Car. Prière, 2. Je ne sais qui m'arrête et retient mon courroux, rac. Ipiiig. IV, i. Car enfin qui m'arrête? et quelle autre assurance Demanderais-je encor de vDtre indifférence? id. Baj. n, I. || Arrêter avec un infinitif. Je n'ai pas laissé d'en être un peu honteux, et cela m'a arrêté de vousécrire, voit. Lettr. OG. || 3° Maintenir, attacher, fixer. Les objets légers sont arrêtés par des poids. Arrêterses regardssurquelque chose. Arrêtez ce volet que le vent fait battre. Arrêter un point en cousant, faire un nœud au bout d'une couture , pour que le fil n'échappe pas. Rien ne peut arrêter cet esprit frivole. Arrêter les âmes les plus résolues et les moins nées à la servitude, faire naître en elles un amour qui.... voit. Lettr. 4. Pensez-vous qu'oubliant ma fortune passée, Sur ma seule grandeur j'arrête ma pensée?RAC. Bércn. m, i. Non, c'est trop surZaire arrêter un soupçon, volt. Zaïre, m, i. Je cherche à l'arrêter [le marier] , parce qu'il m'est unique [fils unique], corn. Ment eur, n, i. Vous ne prétendiez point m'arrêter dans vos fers, rac. Andr. iv, 5. Ah! si mon cœur osait encor se renflammer! Ne sentiraijeplusde charme qui m'arrête ?Ai-je passé l'âge d'aimer?LA font. Fab. ix, 2. ||4° Régler, déterminer, décider, résoudre. Arrêter Le prix du blé. On arrêta le lieu du rendez-vous. Il a été arrêté qu'on se réunirait chez vous. Le ciel et Mahomet ainsi l'ont arrêté, volt. Fanât, iv, 3. || Arrêter un compte, le régler d'une manière définitive. Arrêter un marché, le conclure. || 5° En termes de peinture ou de composition littéraire, fixer les contours, les masses, les parties principales. Arrêter une esquisse. || 6" Saisir quelqu'un, le faireprisonnier.il fit arrêter le chef. La police arrêta les perturbateurs. Quelle cause les fit arrêter [le prince de Condé et son frère]? Si ce fut ou des soupçons ou des vérités ou de vaines terreurs, qui le pourra dire 5 la postérité ? boss. Le Tellier. || 7° S'assurer par précaution de quelqu'un ou de quelque chose. Arrêter un cuisinier. J'avais arrêté un logement. Avez-vous arrêté un logis? mol. Pourc.i.à. Si tu veux me servir, je t'arrête avec moi, id. l'Étour. n,9. || 8° Interrompre quelqu'un. 11 m'arrêta là-dessus. En cet endroit il arrêta l'orateur. Léandre, arrêtez là ce discours importun, mol. l'Étour. m, 3. || 9° Terme de chasse. Le chien a arrêté une compagnie de perdrix : il en a indiqué la présence en s'arrêtant, et il les tient immobiles devant lui. || Absolument. Ce chien arrête mal. Qu'importe qu'il ait des chiens qui arrêtent bien? la bruy. to. || 10° Arrêter, exercer le vol sur les routes. Des voleurs ont arrêté la diligence. Ce voyageur a été arrêté. || Absolument. On arrête sur cette route. |]11° En termes d'agriculture, couper la sommité d'une tige ou d'une branche, pour y suspendre la végétation. ||12° En termes judiciaires, saisir-arrêter, faire une saisie-arrêt ou opposition.
arrêter, v. n. || l°Cesser de marcher, faire balte. Nous arrêtâmes plusieurs jours à Bordeaux. Car pour moi j'ai certaine affaire Qui ne me permet pas d'arrêter en chemin, la font. Fab. m, 5. || En parlant d'une voiture qu'on arrête. En arrivant je fis arrêter à la grille, i. J. rocss. Hél. IV, 6.||2° Demeurer dans un lieu. Je ne puis arrêter Qu'un temps fort court, un mois, peut-être une semaine, la font. Fab. vu, 6. Autant qu'il vous plaira, vous pouvez arrêter [rester], Madame, et là-dessus rien ne vous doit hâter, mol. Mis. ni, '>. || 3° Insister sur. Mais moi, mon jugement, sans qu'aux marques j'arrête, Fut qu'il n'était que cerf à sa seconde tète, mol. Fâch. ii, 7. || 4° Cesser de parler, d'agir. Il n'arrête pas, il marche sans cesse, il travaille sans cesse. Ces paroles Firent arrêter l'autre; il recula d'un pas, la font. Fab. x, 2. Qu'on arrête, dit-il; le premier coup m'est dû, corn. Héracl. Y, 7. Qu'il meure, le
ARR
perfide,— Arrêtez, eu ce bras en punit l'homicide, Relis, i, 2. Arrêtez, J'ignore quel projet, Burrhus, \ ius méditez, rac. Brt<. in, 0. Cher Thé ramène, arrête, et respecte rhésée, id Phid.i, i. fcrrôti | mi peu lu , moi . l'Étour. n, 12.
5 i m termes de mané e, an êter el rendre . flaire des demi temps d'arrêt. [| G° En termes d i prendre un coup d'arrêl
s'arrêteh, v. réfl. || 1" Suspendre sa marche. L'un pi l'autre rival, s'arrêtant au passage, Se mesurent i! . / ulrin , v. || Cesser d'aller. M i montre imeurer . se fixer, i ne ; ces gens pour toujours il se fût arrêté, lafont. Fab vu, B.||Fig. Ses regards ne s'arrêtaient en aucun endroit. Les sufiii le plus digne. Ma cruauté se '-i ne [ eut s arrêter, corn. <'inii<i , i\ . 3. Que Telle! de vos yeux s'arrêterait à votre imagination, sans [ asser jusqu'à votre jugement, voit. Leltr. 187. rêter en beau chemin, renoni ;e dont le succès paraît assuré.
îl Perdre le temps, s'amuser, il s'arrête a tous les i oins '! tnte e un voyage. Nous nous
sommes arrêtés quinze jours a. Genève. || 2°i d'agir. Arrêtez-vous, seigneur, et d une ame apaisée Souffrez que je vous livre une aisée,
corn. l'u'i/. v, a. || Cesser de parler, il s'est brusqu meut arrêté au milieu de son récit. || 3° Se se déterminer. Après a\oir écouté diverses propositions, il s'arrêta à la première. Je veux l'ouïr; mon choix s'arrête à ce témoin. RAC. Mithr. UT, 4. j| 4° Avoir égard , l'aire attention il s'arrêta à des apparences. Quoi! vous vous arrêtez aux songes d'une femme, corn. Poly. I, ). Je ne m point à ce bruit téméraire, rac. Milhr. n, :*. Ne vous arrêtez point a ses froideurs passées, m. Baj. v, 6. Je ne m'arrêtai point à celte ardeur nouvelle, m. Ândr. iv, 6. Il ne se faut point arrêter Aux deux faits ambigus que je viens de conter, la font. l'ab. vin, 16. Pourquoi venez- vous vous arrêter à nos faibles talents? mass. Parole. ||5° S'appesantir, insister. Il s'arrêta longtemps sur les services qu'il vous a rendus. Circonstances que je ne m'arrête pas à rapporter, pasc. l'ror. 17.
— SYN. ariîètkr, retenir. Arrêter est plus définitif que retenir; ce qui est arrêté n'avance plus; ce qui est retenu peut avancer encore, bien que moins ou plus difficilement. Quand on retient, il reste toujours incertain si la main sera assez forte pour anêter. Des idées arrêtées sont des opinions lives desquelles on est décidé à ne pas s'écarter. Une imagination retenue est celle que l'on contient et que l'on empêche de s'égarer.
— HIST. xi" s. Au cheval est l'espée aresleûe, Ch. de Roi. cil. Car chevauchez; pourqu' [pourquoi] aie/, arestanf? ib. cxxxu. Que [Dieu] pour lui face le soleil arester, ib. clxxv. ||xuc s. Tresqu'à Turpin [il' ne se voust [voulut] arester, Ronc. p, m. Fer ne acier ne le put arester, ib. p. 75. Faites ma gent en ce val arester, ib. <78. Partir m'esteut de vous, sans demeurer [retard]; Tant en ai fait, ne puis plus arester, Coud, xxiv. Dreit devant l'arcevesque sunt andui [tous deux] aresté, Th. le mart. 44. Pruveires e diacnes plusurs en i ot pris, Larruns, murdreiseurs en la rei prisun mis;C'aresté mult suvent erent par le pais, ib. 26. || xiii's. Et Tybers et la vieille n'ont cure d'arester [de s'arrêter], Bcrle, xvii. [File] Regardoit moût souvent, et puis si s'arrestoit, i'6. xxvm. Quant elle pot parler, si dist [qu'elle] n'arestera, Ne mais en une ville qu'une nuit ne gisra, ib. cxxu. L'espée [il] trait, sor lui s'areste Que il li volt couper la teste, Grégoire le grand, p. 63. Et Chantecler [le coq] saut en travers, Renart choisi [apperçut], bien le conut ; Desor un fumier s'arestut, Ren. (5448. Et se le aresté por dette fait servise à celui en cui poeir il est.... Ass. de Jcr. i, <89. Li tens, qui s'en va nuit etjor, Sans repos prendre et sans sejor, Et qui de nous se part et emble Si celéement qu'il nous semble Qu'il s'arreste adès en ung point, Et il ne s'i arreste point, la Rose, 363. ||xivc s. Et est asavoir que aucuns sont demourans et trop arrestés en leur opinion, oresme, Eth. 214. Tu qui vues avoir mon cheval, Je te di qu'amont et aval, Sans faillir, au tiers pas s'arreste, machault, p. 80. ||xv° s. La dame s'arresta sur cet avis.... froiss. i, i, t2. Quand messire Guillaume deMontagu vit du chastel qu'ils estoient tous passés et qu'ils n'arrestoient point au chastel.... m. i, i, 162. Et en celle pensée s'arresta totalement, Jehan de Saintré, ch. ni. Je ne m'arreste point à tout ce quej'oys, g. chastel. Chr. des D. de Bourg, u, ch. 13. Vint de parle roy le cardinal Balue, qui peu y aresta, et fit aucunes ouvertures, comm. u, 5. || xvie s. Œil attrayant, œil
ARR
arresté, De qui la céleste clarté Peut les plus clairs yeux e blouir, st-gel. 29. Arrestant obstinéement
sa vei i milan, mont, i, 102. Je donne
, non comme arrestées e1 réglées par
l ordonnance divine, id. i, nu. P. Bunel, ayant ar-
quelques jours à Montaigne, in. n, 136. Le
i aresté toute sorio do vaisseaux ausquels il
s'attache, ID. II, 180. Je m'arreste aux comparaisons
sni sont plus favorables, id. n, 21:1. Nos loix
non plus que no i \ •■ temenl - ue peuvent prendre aulcune forme arrestée, id. m, 64. On dit, quand testion de mai ier un jeune homme : il le faut r; car, de fui , je cro ■ que nous volerion - ,111 ciel si cet arrest ne nous retenoit, yver, p. 572. Platon veut qu'elle ait esté appelée histoire, pource 1 m reste le flux de ne ire mémoire, amyot, l'irf. n, 27. il le feist arester prisonnier avec Theseus, in. Thésée, 39. Les Pelasgiens, après avoir couru la plus grande partie de la [erre habitable, s'ai restèrent au lieu 111 Rome est à présent fondée, m. Rom. I . Cela arresté dèc dé1, les conjurez.... id. l'util. 7. Les femmes arresterent entre elles qu'elles porteraient un au entier le deuil de sa mort, ro, ib 10. Lors 1 imoleon n'arre :ta guet es ne 1 irda pa .1 choquer, voyant le peu d'exploit que faisoienl ses gens de cheval, m. Timol. 37. Il estoit froit, reposé, constant et arresté, ib. Irist. 4. Lier une veine ou artère pour arrester un flux de sang, paré, Introd. 2. Puis tu arresleras le nœud seurement , m. x, 24. Ne \'*us arrestés pas à ce que vous voirés de luy, mais à son sçavoir et esperience que j'ai esprouvé bonnes, marguer. Lelt. (22. Les méridionaux sont melancholiques, et, par ainsi, arrestés, constans, contemplatifs, ingénieux, charron, Sagesse, 1, 4:1.
— ÉTYM. Bourguig. érdtai; Berry, airler, airreter; picard, arter ;provenç. arrestar, arestar; ital. arrestare; de ad, à, et resta/re, rester, c'est-à-dire faire rester, et non, comme le veulent quelques étymologistes, de l'allemand Rest eu Hast, repus, lue petite particularité vient en confirmation de ce qui est établi d'ailleurs : on trouve dans l'ancien français ce verbe conjugué parfois irrégulièrement, arrestcû au participe, arestut, au parfait défini; c'est qu'en effet reslare se conjuguait en latin comme siare, et que, dans le vieux français, stare avail donné esteû, estut, etc.
ARRÊTISTK (a-rè-ti-sf), s. m. Auteur qui a réuni et commenté les arrêts des cours souveraines.
— ÉTYM. Arrêt. On a dit dans le siècle dernier arrestographe. mauvais mot, remplacé par arréliste.
f ARRÊT01R (a-rê-toir), s. m. Dent qui surmonte la bague d'une baïonnette.
ARRUÉ, ÉE (a-rré, rrée) , part, passé. Une location arrhée.
ARRUEMENT (a-rre-man), s. m. Action d'arrher.
— ÉTYM. Arrher.
ARRHKR (a-rré), v. a. Donner des arrhes pour s'assurer d'un achat, d'une location, etc.
— HIST. xvic s. Pour lequel il erra un petit logis, d'aub. Fœn. 111, 19.
— ÉTYM. Arrhes; Berry, airrher. F.rrhcr a été autrefois de bon usage. II les errhe et s'en assure pour une autre fois, balz. Disc, à la Régente.
ARRHES (a-r'), s. f. plur. || 1° Argent donné pour la garantie d'un marché. || 2° Fig. Gage. Qui donna pour arrhes un baiser, lafont. Coupe. Un tissu de cheveux Que reçut Don Fernand pour arrhes de mes vœux, cokn.Z). San. v, G. Mes premiers services n'étaient à leurs yeux que des arrhes de ceux qui les devaient suivre, j. j. rouss. Prom. 6. J. C. a donné à votre cœur les arrhes du St-Esprit, chateaubr. Génie, 1, 1, c.
— HIST. xni* s. Etsachiés bien, cui l'en otroie Le baisier, qu'il a de la proie Le miex et le plus avenant, Si a erres du remenant, la Rose, 34(8. Si lost que denier Dieu en est donés, ou si tost comme ères en sont donées, beaum. xxxiv, 60. || xv;es. Comment ne la recevrons-nous d'une persuasion certaine et invincible, puis qu'elle nous a esté donnée avec un telle arre et confirmation ?calv. Instit. 45. Hz donnent gage et arre de faire encore mieux à l'advenir, amyot, Cor. 5. Il pensa qu'il n'estoit plus besoing de luy bailler argent pour le rendre ennemy des Romains, attendu que luy mesme le premier luy avoit baillé telles arres de leur estre ennemy, id. P.-Mm. 0. Comme il appartenoit à un personnage qui avoit donné de si grandes arres de l'affection qu'il portoitàson païs, m. Pélop. 37. Le sacre et couronnement sont les arres de nos rois, d'aub. Hist. m, <8G. Si j'estois seulement en vostre bonne grâce Par l'erré d'un baiser doucement amoureux, Mon cœur au départir ne seroit langoureux,
ARR
— ÉTYM. lierry, airrhes; picard, errhe; genev. airrhes, errhes; wallon, airez; rouclu, erres; proveni et espagn. arras; ital. arre; du latin arrlm un ami. et aussi arrhabo, du grec àpjîaÊrov. Arrhes n'a présentement plus de' singulier; il en avait un
autrefois. La prononcial errhes a duré jusque
dans I" xvii1 siècle, ctBouhours remarque qu'un dit arrhes au ligure, et errhes au propre : donner des errhes au coche. Comme on voit, errhe était un archaïsme.
] ARRHIZE (a-rri-z') , adj. Terme de botanique.
Q -I dépourvu de racine ou de radicule , selon
qu'il s'agit d'une plante ou d'un embryon.
— ÉTYM. 'A privatif, et piÇoc , racine (comp.
RACI lu
ARRIÈRE (a-riè-r'), adv. || 1" Exprimant qu'on rejette loin, bien loin. Arrière de moi , Satan. Arneie ceux dont la bouche Souffle le chaud et le froid, lai ont. l'ab. v, 7. Arrière tout respect, forçons toute contrainte, Sa menace accroît plus ma fureur que ma crainte, rotr. Bélis. 11, t. || 2" En termes de marine, vent arrière, vent qui souflle droit dans la poupe. Toujours le vent arrière, quelle bénédiction! choisy, Voyage de Stam, p. 6. || 3° S. m. En termes de chasse, prendre les arrières, rechercher dans un défaut, avec les chiens, la voie de l'animal, en reprenant en arrière le chemin qu'il a suivi. Prendre les grands arrières, continuer ses recherches plus loin. Il 4° La partie postérieure d'une chose. L'avant et l'arrière d'une charrette. On a trop chai é l'arrière. || Terme de marine. La moitié de la 1 n-ueur d'un bâtiment, depuis le grand mât jusqu'à la poupe. || 5" En arrière, loc. adv. Marquant
m uvement vers le côté qui est derrière. Il lit un
pas en arrière. Se renverser en arrière. Vousles auriez mis tous, retournant en arrière, Laisser entre eux et nous une large carrière, rac. Mithr. v, 4. Vous, dès pie cette reine ivre d'un fol orgueil.... Ne pourra plus retourner en arrière, vo.Ath.v, 3. Pégase s'effarouche et recule en arrière, boil. Épilr. îv. Devant qui le .lourdain retourna en arriére, boss. Hist. n, 3. Il Derrière et à une certaine distance. Il est resté bien loin en arrière. Parle et mets ces mines en arrière [défais-toi de ces mines] , mol. Mélic.i,3. Il le loueen sa présenceetle déchire en arrière, c'est-à dire quand il est absent. || En retard. Il ne s'est pas mis au courant de son travail, il est en arrière. Ce fermier est en arrière pour ses payements. || 6° En arrière de, loc. pré/i. Sur un plan plus reculé. La cavalerie fut placée en arrière d'un bouquet de bois. ; Hors de la présence de quelqu'un. Souvent on parle en arrière des gens autrement qu'en leur présence. Il Fig. En retard. Ce jeune homme est en arrière de ses camarades. Ces gens-là sont en arrière de leur siècle.
— REM. Em'ère est une prononciation provinciale que le bon usage a rejetée et dont il faut se garder.
— HIST. xic s. Li naïfs [le serf natif] qui departet de la terre, nuls nel retenge [retienne], anz le faut venir arere à faire soun servise, L. de Guill.SZ, Regarde arere, veit le glouton gésir, Ch. de Roi. xcui. Il xuc s. Arrier [il] se trait demie arbarestrée , Roncisv. p. cg. Arrière [ils] tornent tost et isnelement, ib. p. 77. Je ne m'en puis partir ne traire ariere, Couci, xvm. Atant se regarda li dux Miles arrier, Sax. xi. Mais erriere s'en aillent, ainsi coin sont venu, ib. xxvm. Li messagier le rei.... Muntent en lur chevals, ariere se sunt mis, Th. le mart. 5G. || xme s. Seur ce, s'en parti li messages et s'en ala arriéres à l'empereour en Constantinoble, vii.leh. lxvii. Einsi reviendrent arriéres en l'ost, et ala chascuns à sa héberge, m. lxviii. Tant leur a dit Bertain et arrière et avant, Que tout quanque il lui plaist leur a fait entendant, Bcrle, iu7. Et pour chou [ce] que il ne peust estre mis ariere de son droit par defaute de segnor, 11. de valenc. xiii. Li pies de l'eritage seroit mis arrière en le [la] cort Jehan, beaum. vi, 34. L'autre bataille des amiraus desconfist l'arriére bataille du soudanc de Damas, joinv. 271 . Et quant e roy vint à Poytiers, il vousist [eût voulu] bien estre arieres à Paris, id. 206. Il xv° s. Isabelle se voyoit toute arrière du confort et aide qu'elle cuidoit avoir du roi Charles son frère, froiss. i, i, (2. Et lui enjoignoit très especialement que, toutes paroles et essoines mises arrière, il se partist et defist son siège, m. 1, 1, 298. Des rentes du comté il [Jacques d'Artevelle] n'allouoit nulles, mais les mettoit et avoit mises toudis arrière endepost.... id. i, i, 248. || xvic s. Il seroit honteux aux Anglois de faire un arrière pied devant une armée qui fuit.... Mém. s. du G. ch. 9. Ils les amusèrent sur mer, tantost avant, tantost arrière, jusques à ce que..,, mont, i, 298. En nous accu'.ant
ARR
ARR
ARR
et tirant arrière, nous attirons la ruyne qui nous menace, id. i, 305. Elle le veid en l'arriére enfer, i i. iv. 373. Il le feit trébucher en arrière au long' lu rocher, amyot, Cam. 47. Les de Ca-
millus repoulsoient le sergent arrière do la i id. ib". 72. Entrant bien avant en la terreau la mer.... in. Péric. 40. Au reste fort aisé, et nullement en arrière; car il n'y avoit aucune debte, c\rl. ni, 5. On eust pensé qu'il eust esté ung fort riche homme, mais il est grandement à l'arriére de ses affaires, PAi.scn. p. 423. Ce que bien connoissant, Vluzal s scie de l'arriére [rame de manière à faire marcher la galère par l'arrière] , d'aub. Hist. ii, 83. La Roiale, en voulant scier de l'erriere, fut aussi assablée, id. ib. il, 302.
— ÉTYM. Berry, Hère, en airière; genev. ri picard errière; bourguig. areire; wallon , èri; provenç. areire, arreire, areyre, areires; catal. arreira ; de ar pour ad, et rétro, arrière.
ARRIÉRE, LE (a-rié-ré, rée) , part, p usé. || 1° Mis en retard. Payement, traitement arriéré. Fermier arriéré d'un terme. || 2° Province arriérée, province où l'instruction est peu répandue. Enfant arriéré, enfant qui ne sait pas autant que les autres enfants du même âge. || 3° Il est bien arriéré, sa tache est loin d'être finie. || 4° S. m. Ce qui reste dû. Payer l'arriéré. || 5° Travail en retard. J'ai beaucoup d'arriéré dans ma correspondance. || Familièrement. Au retour de l'expédition, vous recevrez tout l'arriéré des coups de bâton qui vous sont dus depuis 1789, p. t. courier, II, 274.
f ARRIÈRE-ALLIANCE (a-riê-ra-li-an-s') , *'. f. Alliance éloignée. Dignités tombées dans la boue par des alliances et des arrière-alliances déjà contractées, st-sim. 297, G3. || .-lu plur. Des arrière-alliances.
ARRIÈRE-BAN (a riê-re-ban) , s. m. Anciennement, ban et arrière-ban, ou, simplement, arrièreban, convocation que faisait le roi de sa noblesse, tant vassaux qu'arrière- vassaux, pour aller à la guerre; le corps de la noblesse ainsi convoqué. On a mandé le ban et l'arrière-ban. Louis XIV fut conseillé de faire marcher le ban et l'arrière-ban, volt. Louis XIV, 12. A la tête de son arrière-ban, dans la Basse-Bretagne, sëv. 537. Mais un qui pour un temps suivit l'arrière-ban, Régnier, Sat. x. Mon père eut plusieurs fois le commandement en chef de tous les arrière-bans du royaume, st-sim. g, si. Saint Louis vers nos rives Eût de ses chevaliers guidé l'arrière-ban, v. iiugo, Orient. 3. Monseigneur le duc de Bretagne A pour les combats meurtriers Convoqué de Nante à Mortagne L'arrièreban de ses guerriers, id. Bail. G. \\ Au plur. Des arrit re-bans.
— REM. Après la disparition des vassaux directs de la couronne, les deux mots ban et arrière '.an finirent par n'avoir plus de signification pratique distincte. On exprimait, par ces mots ou par arrièreban seul, le service militaire exigé des possesseurs de fiefs. « Notre ban et arrière-ban, dit ChantereauLeFèvre, est une convocation de tous les vassaux pour servir le roi dans son armée. »
— HIST. xiie s. Faites chascun baron en sa terre envoicr, Par tout l'arriére ban qu'il pourra justicier, Sax. vi. || xmc s. Par foi, dist li barons et ses consaus tous, vous ne trouvères nului qui no vous loe à mander vo arriere-ban dont vous avés assés, Ch. de Rains, p. 75. Brun regarde devers les rues Et voit l'arriére ban venir, lien. 9375. Le roy ot conseil que il ne partirait de Damiette jusques à tant que son frère le conte de Poitiers serait venu, qui amenoit L'ariere ban de France, joinv. 2 1 8. || xiv° s. Banc ri ariere banc, tout le povoir de France, Cirart de Ross, 474 t.
— ÉTYM. Bas-latin, aribannum, arribannum, herebannum. Ménage, adoptant L'opinion de l i neuve, admet que ce mot a été formé de arrière et de ban : V arrière-ban étant proprement la convocation des vassaux qui tiennent les arrière- fie [s, et le ban étant celle des vassaux qui tiennent les fiefs mouvants du roi sans moyen. Cela est sans doute vrai; mais il est à croire aussi que le bas-latin aribannum a été cause d'une confusion par laquelle la première partie art a été assimilée au mot arrière; aribannumou herebannum a une tout autre origine, dérivant de l'allemand lleer , armée, etde ban, convocation (voy. ban).
ARRIÈRE-BEC (a-riê-re-bek), s. m. Terme d'architecture. L'éperon d'une pile de pont en aval. || Au plur. Des arrière-becs.
ARRIÈRE-BOUCHE (a-riê-re-bou-che), s. f. Terme cl'anatomie. Partie postérieure de la bouche. || Au plur. Des arrière-bouches.
ARRIÈRE-BOUTIQUE (a-riô-re-bou-ti-k'), s. f.
Pièce on arrière de la boutique. || Au plur. Des arrière-boutiques.
f ARRIÈRE-CABINET (a-riê-re-ka-bi-nè), s. m. Cabinet placé en arrière. Qu'on se souvienne des larmes et des sanglots cachés dans le recoin de cet arrière-cabinet, où je surpris M. le duc d'Orléans la nuit de la mort de Monseigneur, st-sim. 326, 18. Le duc d'Orléans m'emmena dans son arrière-cabinet obscur, sur la galerie, u>. 252, no. Le rideau du lit fut un peu tiré, et Mme de Maintenon passa dan; les arrière-cabinets, id. 405, 44. || Au plur. Des arrière-cab nets.
tARRIÈRE-CADET(a-riê-re-ka-dé), s. m. Homme descendu d'un cadet. Le marquis île Xeelle trouva pour sa sœur un arrière-cadet de Nassau, qui n'avait pas de chausses et qui servait en Flandre, st-sim. 289, 187. \\ Au plur. Des arrière-cadets.
t ARRIÈRE-CAUTION ( a-riê-re-kô-sion ) , s. f. Une caution de caution. j| Au plur. Des arrière-cautions.
f ARRIÈRE-CHANGE (a-riè-re-chan-g'), s. m. L'intérêt des intérêts. Vieilli. || Au plur. Des arrière-changes.
j ARRIÈRE-CHARTE (a-riô-re-cha-rt') , s. f. Charte de renonciation réciproque à des possessions, à des demandes, à des prétentions. \\ Au plur. Des arrière-chartes.
f ARRIÈRE-CHOEUR (a-riê-re-keur) , s. m. Terme d'architecture. Chœur placé derrière le maître autel. Il Au plur. Des arrière-chœurs.
ARRIÈRE-CORPS (a-riê-re-kor) , s. m. || 1" Terme d'architecture. Partie verticale d'un bâtiment en retraite d'un autre. ||2° Terme de menuiserie. Lambris assemblé en renfoncement avec un autre. Il Toute partie de menuiserie faisant retraite sur une autre, y 3" Terme de marbrier. Évidement que l'on fait sur l'angle d'un socle ou autre partie du marine Il Au plur. Des arrière-corps.
ARRIÈRE-COUR (a-riê-re-kour), s. f. Petite cour sur l'arrière d'un bâtiment. || Au plur. Des arrièrecours.
f ARRIÈRE-DEMI-1TLE (a-riê-re-de-mi-fi-F), s. m. Nom qu'on donnait autrefois aux quatre derniers soldats d'une file de huit hommes d'infanterie. \\Au~ plur. Des arrière-demi-files
ARRIÈRE-FAIX (a-riê-re-fè) , s. m. Terme d'anatomie. Ce qui reste dans la matrice après Pexpulsii n du fœtus, savoir : le placenta et les membranes. La superficie extérieure de la peau qu'on nomme l'arrière-faix, desc. Fœtus, 5. j| Au plur. Des arrièrefaix.
— hist. xvic s. L'arriere-faix a esté ainsi appelle du vulgaire, parce qu'il vient après l'enfant, et qu'il est un autre faix à la femme ; le lict, parce que l'enfant y est couché et enveloppé, et y demeure; la délivrance, parce qu'estant hors, la femme est entièrement délivrée, paré, xviii, is.
f ARRIÈRE-FENTE (a-riê-re-fan-f), *-. f. Terme de ganterie. Fente que l'on fait sur un gant du côté de la paume de la main. [| Au plur. Des arrièrefentes.
ARRIÈRE-FIEF (a-riê-re-fiéf), s. m. Fief mouvant d'un autre. Les fiefs étant devenus héréditaires, et les arrière-fiefs s'étant étendus, montesq. Espr.xxvm, 9. || Au plur. Des arrière-fiefs.
— HIST. xm" s. Toute laie juriditions du royaume est tenue du Roy en fief ou en arrière fief, beaum. xn, 12. S'aucuns est semons por aidier lor signor contre ses ennemis, il n'est pas tenus, s'il ne veul . à issir hors du fief ou des arrière liés son signeur, id. 50. 11 convient que li sires suefre, par cousturne, que ce qui est tenu de li en fief, viegne en partie en son arrière fief, m. xlvii.
f ARRIÈRE-FLEUR (a-riê-re-fleur),*./". || l°Terme de jardinage. Seconde floraison. || 2° Terme de mégisserie. Reste de fleur qu'on a omis d'ôter et d'ende dessus les peaux en les effleurant. || Au plur. lies arrière-fleurs.
| ARRIÈRE-FOIN ( a-riê-re-foin) , s. m. Terme d'agriculture. Regain. \\ Au plur. Des arrière-foins.
f ARRIÈRE-FROIDURE (a-riê-re-froi-du-r') , s. f. Froids qui viennent dans l'arrière-saison. || Auplur. Des arrière-froidures.
— HIST. xvie s. Par crainte des arrière-froidures, 0. DE serres, 709.
ARRIÈRE-GARANT (a-riê-re-ga-ran), s. m. Ternie de jurisprudence. Garant du garant. || Au plur. Des arrière-garants.
ARRIÈRE-GARDE (a-riè-re-gar-d'), s. f. ||l°La partie d'une armée do terre qui ferme la m. Il Dans une armée de mer, division qui fait la queue de l'armée ou qui est sous le vent. || 2"Fig. Dès qu'il eut le dostourné, Dieu sait commeon donna sur son
arrière-garde, iiamilt. Gramm. 9. || Au plur. Desar* rière-gardes.
— HIST. xie s. S'arere-guarde [il] lairrat deriere soi, Ch. de Roi. xi.n. S'en [si en] rere-guarde [il] trueve le cors Rolant.... ib. xi.vi. ||xne s. Se Rolant [il] trueve reregarde faisant.... ib. p. 28. Quant en. l'arriere-garde se feri Baliganz.... Sur. v. ||xmes. Et l'arriere-garde faisoit Henris, li frères le conte Baudoin de Flandres et la soie gent, villeh. xcix. Les Templiers, qui estaient venus au cri, firent Tarière garde bon et bardiement, joinv. 221. Il vint au roy, et li dit : Sire, mons. de Cbasteillon vous prie qui' vous li donnez l'arriére garde, id. 228.
ARRIÈRE-GOÛT (a-riê-re-goù) , s. m. Goût qui revient après certains aliments ou certaines boissons. Ce vin laisse un arrière-goùt désagréable. il Auplur. Des arrière-goûts.
| ARRIÈRE-GRAISSE (a-riô-re-grè-ss"), s. f. Terme d'agriculture. Engrais de reste dans une terre qui , ayant été fumée, a donné sa récolte. || Au plur. Les arrière-graisses.
ARRIÈRE-MAIN (a-riê-re-min) , s. f. || Ie Le revers de la main. S'il a reçu un soufflet de l'avantmain ou de Parrière-main, pasc. l'ror. li. |j En termes de jeu de paume, avoir l'arrière-main belle, bien donner le coup du revers de la main. || 2" S. m. Au jeu depaume, coup de reversde la main. Gagner la partie par un bel arrière-main. (Le mot devient ici masculin, parce que arrière-main est pour coup de l'arrière-main). || 3° Terme de manège. Le train de derrière du cheval. (Le mot est ici masculin parce que arrière-main est pour train derrière la main du cavalier). \\Au plur. Des arrière-mains.
— HIST. xm0 s. Au passer que le Sarrazin iist, Mons. Jehan H dona ariere main d'une espée parmi les bras, joinv. 277. ||xvi°s. M. de Guyse n'a voulu accepter aulcun commandement en l'armée, pour jouer son jeu à part, et user d'un terrible revers d'arriere-main surson ennemy, caiu.. vin, 38.
t ARRIÈRE-NARINES (a-riè-re-na-ri-n' ), s. f. plur. Ouvertures postérieures des cavités nasales, qui établissent une communication entre ces cavités et le pharynx.
ARRIÈRE-NEVEU (a-riê-re -ne - veu) , s. m. Il 1" Le fils du neveu ou de la nièce par rapport à l'oncle ou la tante. Il me reste à pourvoir un an neveu, la font. Fa&.vni, i. || 2° Au plur. Arrièreneveux, la postérité reculée. Mes arrière-neveux me devront cet ombrage. Eh bien ! ous au sage
De se donner des soins pour le plaisir d'autrui? la font. Fab. xi, s.
— HIST. xvie s. Nos arrierenepveux, mont, i, 8G. f ARRIÈRE-NIÈCE (a-riê-re-niè-c') , s. f. La fillo
du neveu ou de la nièce, par rapport à l'oncle ou à la tante. |l Au plur. Des arrière-nn
f ARRIÈRE -PANAG1 -pa-na-g'), s. m.
Terme d'eaux et forêts. Le temps où les bestiaux peuvent demeurer dans les bois après le panage (voy. panage). Il Au plur. Des arrière-panages.
ARRIÈRE-PENSÉE (a-riè-re-pan-sée) , s. f. Pensée qu'on tient en arrière, qu'on dissimule. C'est un homme franc et sans arrière-pensée. || Au plur. Des arrière-pensées.
ARRIÈRE-PETIT-FILS (a-riÊ-re-pe-ti-fi) , s. m. ARRIÈRE PETITE FILLE (a-riê-re-pe-ti-te-fi-11') ,S. f. Le fils, la fille du petit-fils ou de la petite-fille. il Au plur. Des arrière-petits-fils, des arrière-petites-tilles.
| ARRIÈRE-PETITS-ENFANTS (a-ri.è-re-pe-ti-zenfan), s. m. plur. Les enfants du petu-fils ou de la petite-fille.
f ARRIÈRE-PLAN (a-riê-re-plan) , s. m. Plan situé en arrière d'un autre. Ces ouvertures [intervalles de montagnes] ne laissent voir qu'un arrièreplan de rochers aussi arides que les premiers plans, ciiateaub. ltin. 11, 185. || Au plur. Des arrièreplans.
ARRIÈRE-POINT (a-riê-re-poin) , s. m. Point d'aiguille qui empiète sur celui qu'on vient de faire. Il Point-arrière est plus usité aujout plur.
i les arrière-points.
f ARRIÈRE-POINTEUSE (a-riê-re - poin-teu-z'), 4'. f. Ouvrière qui fait l'arrière-point. || Au plur. Des arrière-pointeuses.
ARRIÉRER (a-riê-ré. La syllabe rie prend l'accent grave devant une syllabe muette, j'arriére, mais non au futur et au conditionnel : j'arriérerai, j'arriérerais), v. a. I] 1° Retarder. Arriérer un payement. Il faut encore interrompre ici cette matière qui arriérerait trop les autres, st-sim. 78, C. ]| 2" S'arriérer, r. réfl. Rester, demeurer en arrière. Dans une marche longue et rapide beaucoup de soldats s'arriérèrent. || 3° Être en retard des paye-
ARB
arrivés a êché i. Ce 'arrière
année. || 4° Être
faite et ai
I I YM. ItTI VHKlf ÎRE -HAMi r '
. || Au l'iur. Des arrière-
Alt nu lïi: SAISON (a ■ v. f. Il 1° La
ver. Dans un
de la
et n'envisn I arrière-
malheur d • [-■ ta
chaleur
|ni'mau.t . i hap. 9 | 3' ; .
t du vin, les derniers mois qui
1 rc dans les i s vin !!'■ se
e juillet et d'à lût. ' Au plur. D
— iiisi . de l'au-
, quand a mesuré i
f ARRIÈRE-SENS (a-i s. m. Terme
didacti ' p'ur.
f ARRIÈRE-TRAIN i Dans
,'i quatre roues, la partie qui e:
I 'e-train d'un carrosse.
il 2" Le train postérieur d'un animal. Les bisons tien-
i rhinocéros par la queue eau de Farrière-train, chateaud. Am rains.
ARRIÈRE-VASSAL (a riê-re va al .-■. m. Celui qui relevait du vassal d'un autre ei eur. Les arrière-
mes avec les grands vassaux, Esp. xxvm, 2n.
f ARRIÈRE VASSALITÉ a li-té),
».f. ou ARRIÈRE -VASSELAGE(a-riê-re-va-se s. m. L'étal
t ARRIÈRE - VIEILLESSE (ar-r ê re-yié-llè-s' ) , s. f. Vieillesse très-avancée; dernière limite delà lu plur. 1 1 ARRIÈRE-VOUSSURE (a-riê-re-vou-su-r') , s. f. Terme d'architecture. 1
derrière une porte ou une fenêtre i mi c luronner l'embrasure ou faire que la porte s'ouvre plus facirière-voussures.
ARRIMAGE (a-ri-ma-j') , s. m. Terme de marine. Arr:n'- d'un va «au. Il a be-
soin de bois po'ir l'arrimage, il en acl Esp. xx, 6.
— I I YM. Ai marie.
ARRIMÉ, ÉE (a-ri-mé, mée), part, passe. Cargaison bien arrin
ARRIMER (a-ri-mé) , V. a. urine de marine. Arranger la charge d'un vaisseau.
— étym. Espagn. ei portug. arrumar. Il y a aussi en espagnol arrimar qui veut dire metl
duquel Diez rapproche le français arrimer; serait singulier que arrimar n'eût pas le sen rim/r i n espagnol et l'eût pris en français. Il est beaucoup plus vraisemblable que arrimer i altération darrumar. d'autant plus qu'on a dit en français, arrumer (voy. arrimeur). Mail si l'on cherche l'éty mologie d'û on rencontre
l'ancien français rum ou rurrib, qui signifie fond de cale, ventre de navire, et qui est le danois rummet, l'allemand llaum, avec le même sens (rum, r mm. ronm , signifiant en général espace, dans les langues germaniques).
ARRIMEUR (a-ri-meur-), s. m. Celui qui arrime.
— ÉTYM. Arrimer. Au xvnc siècle on appelait ar~ rumeur un officier des ports de mer, dont l'emploi consistait à ranger la cargaison d'un vaisseau, aux frais du capitaine ou des marchands; et on disait arrumer ,\ côté d'arrimer.
f ARRIOLER (S') (a-ri-o-lé), v. réfl. Terme de marine. En parlant, du vaisseau, voguer d'après le vent; en parlant de la mer, n'avoir qu'une lame qui suit le cours dû vent.
ARR1SÉ, ÉE (a-ri-zé, zée), part, passe.
ARRISER (a-ri-zé). v. a. Terme de marine. Prendre des ris.
ARR i rYM. I, ei ris, t' rme de manne (vo
pagn. d/;-' ARRIVAG i I, s. m.
iux dans un p »rt. 2 i
mardi r I
— nisi'. xm° s. La I conduit
1 1 1 1 1 1 , 1 . I , i M •' H || XVIe S. Itl
que il con-
— ÊTYM. I lieum .
ARRIVÉ, l E (a ri . irt. passé. \\ 1" Qui
ligence. || 3 arrivé en A
' lyait le printemps ai nous vîmes
I i m cache le
seaux qui lors furent trouvés, corn. (
va mourir. || 4° Fi a eu li irt de votre
Ssence. L'histoire de Tobie arrivée en ce i t. n, s.
ARRIVÉE . s. f. H 1" L'actioi
: rivée en t i i
loc. a I. Après tous ces propos qu'on se dit d'arrivée, RÉGNIER, Sat. vni. M. te fait
donner ses troupes d'arrivi sans ordre et 201, 234. || 4° En
■ u d'un bâtii
arrive.
— iiisT. xvic s. - il on les chasseroit d'ar-
mme il fust d'avis que vée on allast droit devant Syracuse, AMI , 26.
; ivit. Arrivé; provenç. êtes] ARRIVER (a-ri-vé) , v. n. || i-Ahoi-'
i terre ibon port, i
dre heureusement sa destination. || 2" Etre trans-
par eau. en oses. Les i !
qui devaient arriver par le Rhin. Le bléarrivi la Seine. || 3" Venir au lieu où l'on voulait aller. t'il fut arrivé dans la province. Ceux qui veulent arriver jusqu'aux maîtres. Vousarrivez à propos. Les hirondel al au printemps. On y arrive
par une chaussée étroite. Il arriva au milieu de celte joie. Il arrivait de sa province. Vous n'étiez ; core arrivé vers l'autel, volt. Scythes, ni, 1. 1|4° En parlant des choses etaui intsqui
rivé une lettre de moi Avant que la nouvelle de cette défaite arrivât. Si la mort arrive auparavant. L'hiver arrivait. Le temps des élections arrivait. Les idées lui ' avec
abondance. Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, Et les mots pour le dire ment, boil. Art p. 1. 1| 5 tir à . atteindre
il a la vieillesse. Arriver aux plus grands honneurs. Arriver au . , lus difficile.
II arri' nt arriver a la vérité. Comme on n'arrivait a rien. Le bruit en arriva aux oreilles de la police. || 6° Avoir lieu, se faire, survenir. 11 lui arriva malheur. Presque tout arriva autrement qu'on ne l'avait annoncé. De grands événements arrivent. S'il avait su ce qui devait lui arriver dans sa
. fe ne sais ce qui arrivera de votre ami. Voici tout ce qui vient d'arriver devant moi, rac. par qui seule ici tout ce désordre . corn. Nicom. v, 7. Le mariage ne doit jairriver qu'après les autres aventures, mol. Pre'c. 5. || 7"Rétissir. Avec de la persévérance il est rare qu'on n'arrive pas. ||8° 11 arrive, impers. Comme il arrive ordinairement. 11 arriva que je le contrai. S'il t'arrive jamais de passer près du palais. Quoi qu'il arrive. D'où il arrive que. S'il arrive qu'Auguste avec lui la punisse, corn. Cinnai, m, l. Mais s'il arrive enfin que Laodice m'aime, ro.'JVtcom. iv, 5. || Etre fait par quelqu'un, en parlant de quelque chose de mal. 11 ne m'arrivera plus de parler inconsidérément. Je vous promets que cela ne lui arrivera plus. 11 lui est arrivé de se fourvoyer. || On dit par menace : que cela n'arrive plus ; et ironiquement : que cela vous arrive encore. || 9° En termes de marine, faire exécuter au bâtiment un mouvement horizontal qui tend à ouvrir l'angle d'incidence du vent sur la voilure, sans qu'on change l'orientement des voiles. Les Hollandais, qui ne s'imputent pas à déshonneur d'être obligés d'arriver devant une force supérieure pour se mieux ménager,
ARR
combat de Lipari, 1678, dans jai . Ce
l arriver,s'il eût voulu, vn-
: 1 y> m. 16" ;', dan jai. Vander Putten, qui
mehail l'avanl garde des Rolland 11 . arriva sur
n le fort ib. 1690. || Laisser ar-
rivi r, ci mmandei d irriver, || Arriver sur un vai ■ "i en obéi mi au vent.
t arrièr 1 ou ai rivei l ni pi; 1 . c'e t arque 1 on reçoive le vent tout à fait de l'arrière ^rri ndani ou en
. c'esl arriver | radui llei par un
ré. Il arrive , commandemenl fait
, quand on veul qu'il pou te la barre
! de telle sorte que le na-, ire fa i e une
ejamaisseul.
Il Arrive qui plante, c'est-à-dire à toul hasard. Cette
! celui qui plante arrive;
on n'ap 1 ! tires qui expliqui raienl
, tout hasard. || Arriver avec l'auxiliaire 1
— REM. C'est commettre une faute que de dire en arrive ce qui 1 irra; il faul : en arrive ce qu'il
car l'ellip 11 t tanl rempl e, on a : en arrive
— SYN . parvenir. Arriver est coi avec la] ad ,• ei parvi nir l'< 1 avec la pré position poi Ci l'ait la différence de
-prime seulement la venue a un point qui I conque; l'autre ajoute à cette idéi de venue l'i ■ 1 de percée à travers quelque obstacle. Paris n'exprime que notre vi nue; nous parvînmes à Paris exprime que celle
par quelque chose. Arriver peut b dire pi | ir : mais parvenir ne peut se dire
: arrivés ou parvenus au sommet de la montagne; mais arrivés à l'auberge.
— H1ST. xir s. Quand arriva Richart de Verman-
p. 184. Or le [mon cœur]doinst Die . a droit port arriver, Car il s'est mis en mer ans aviron, t'ouei, x. Sainz Thomas l'endemain en sa nef en entra; Dons li donna bon vent, àSanwiz ar.n l : Car l'ariver de Dovre pur l'agait eschiwa, Th. le mart. 12e. ||xui° s. Cil a m nef apareilée; Entrent na, Tant qu'ai rocher les arriva, .,. le Grand, p. toi. Et quant ge nie senti De Bel acueil et si privés, Ge cuidai bien h lève, 2894. Et en très noble lieu Berte, ixxxn. Et i puet l'en sa ver, et ses cordes lier as arbres, l.ir. de just. 04. Le | t là où il mist son cors en avan-
ture de mort, ce fu à l'ariver que nous foi -mes devant Damiette, joinv. is>2. Grant grâce nous fisi. Dieu letoul pui tant, quant il nous deffendi de mort ri à l'arriver la où nous arrivâmes à pic, m. 216. Cil qui nous conduisoient en galié, nous arrivèrent devant une héberge que le soudanc avoit fet tendre sur le flum, m. 244. || xivcs. Uns vens et 1 la mer me leva, Qui en cheste partie aissel arriva, Baud. de Séb. xi, 240. || xv° s. moult dangereux à arriver, raoïss. 11, m, 47. Il xvic s. Nous serons donc bien arrivés d'avoir le titre de chrestiens, et que l'héritage céleste nous soit osté, calv. Inst. 3(5. À mon arriver en ce lieu, j'ai trouvé Carbon et sa compaignie, marc,. Lett. 115. Tous les jours vont à la mort : le dernier y arrive, mont, i, 89. S'il n'y a que moi qui t'empesche d'arriver à l'empire, id. i, \ 30. La despense pour l'entretien de chacun n'arriveroit à trois mille escus,LANOUE,(28. Lu y me ;me vou- Ian1 sçavoir combien montoit tout son avoir, trouva qu'il arrivoit à la somme de sept mille cent talents amyot, Crassus,i 2. Les autres qui ne se voulurent point desdire, poignardez et jetiez dans l'Escaut, avec deffence publiée de n'en laisser arriver [aborder] aucun, d'aub. Hist. n. C9. Et puisque, s'ils arrivoient '} i m- arrivait] d'estre défaits, on les traiterait comme | ■: • . id. ib. III , 385.
— étym. Ad. a, et rive (voy. ce mot) : mot a mot, venir a la rive, et. an iennement, mener à la rive. Bourguig. errivé; Berry, anriver ; provenç. aribar . arivar; ital. arrivare.
ARRORE (a-ro-b'), s. f. Mesure de poids usitée dans les possessions d'Espagne et de Portugal. L'arrobe est. de H kilog. soo.
— étym. Espagn. et portug. enroba, de l'arabe al n ba'a, le quart, de l'article al, le, et de rcba'a, quatrième, de arba'a , quatre, parce que Yarrobe est le quart du quintal espagnol.
ARROCHE (a-ro-ch'), s. f. Genre de plantes dont une espèce, l'arroche des jardins (alriplex hortensis, L.), dite aussi belle-dame, bonne-dame, se mange avec l'oseille.
— HIST. xvie s. Prenez de la décoction de raifort
ARR
ARR
ARR
ou de ia semence, et semence d'arroche, de chacun trois dragmes, paré, xxiv, 41.
— ÉTYM. Berry, arrosse; wallon, aripe, arase. lâripej namurois, aurause ; ital. atrepice; d'atriplicem, atriplex, dit sans doute par corruption du grec àTpdbaÇiç, arroche.
ARROGAMMENT (a-ro-ga-man), adv. Avec arrogance. Oser arrogamment se vanter à mes yeux, D'être juste seigneur du bien de mes aïeux ! corn. Iléracl. i, 2. Il a vu ses faisceaux Marcher arrogamment et braver nos drapeaux, id. Pomp. iv , i.
— HIST. xv° s. Et parla le dit Morvilier fort arrogamment, comm. i, l, |jxvic s. Cela le faisoit encore plus arrogammenl monter en gloire et en présomptueuse opinion de soy mesme, amyot, Fàb. 13. C'estoit trop arrogam ment parlé, de se préférer à tous les autres, calv. lnst. 221.
— ÉTYM. Arrogant, et le suffixe ment.
ARROGANCE (a-ro-gan-s') , *'. f. Orgueil accom-
pagnéde manières hautaines et de prétentions téméraires. Langage plein d'arrogance. C'est le comble de l'arrogance. Ton arrogance insigne Ne mériterait pas qu'on te fit cet honneur, volt. Tancr. m, G. D'un peuple trop heureux l'indocile arrogance, m. Brutus,m, i. Assez et trop longtemps l'arrogance de Rome A cru qu'être Romain c'était être plus qu'homme, corn. Pomp. i, t. La grandeur et la gloire, ces grandes paroles par lesquelles l'arrogance humaine tache de s'étourdir elle-même pour ne pas apercevoir son néant, boss. Duch. d'Orl.
— HIST. xne s. L'orgoil, le pris e la bobance E la très surfaite arrogance. Del siècle tote [il] haï tant.... benoît, n, 8062. || xvc s. Que les envieux pussent dire que le roy eust par son arrogance perdu sa seigneurie, Bouciq. m, 8. || xvic s. Et quelle arrogance est-ce, je vous prie, de condamner le juge souverain, quand il absoud gratuitement? calv. Inst. 580. Par arrogance j'enten l'orgueil qui s'engendre d'une folle persuasion de justice, m. ib. 598. Cela le remplit d'arrogance, et les soudards de témérité, encore plus que jamais, amyot, Fab. 20.
— ÉTYM. Arrogantia, d'arrogans.
ARROGANT, ANTE (a-ro-gan, gan-t'), ad}. Qui
a de l'arrogance. Un homme arrogant. Air, ton arrogant. Paroles arrogantes. La mort les anime et les rend arrogants, rotr. StGen.v, 5. || Substantivement. Vacontre un arrogant éprouver ton courage, corn. Cid, i, 9. L'arrogante! à l'ouïr, elle est déjà ma reine, id. Pomp. n, 4. À ce compte, arrogante, un fantôme nouveau Te donne cette audace et cette confiance, id. Iléracl. i, 2.
— HIST. xivc s. Que vous ne soyez arrogant ne répliquant contre celluy qui sera vostre mari, Ménagier, i, o. Moult de périls sont venus de trop parler, par especial quant l'en prent paroles à gens arrogans, ib. i, 8. ||xve s. Et y eut plusieurs paroles d'un costô et d'autre aucunement arrogantes, juven. des ursins, Charles VI, (380. ||xvie s. Les Grecs n'ont point eu honte d'usurper un mot plus arrogant, par lequel ils signifient que l'homme a puissance de soy mesme, calv. Inst. i«3. 11 devint a la fin arrogant et cruel, amyot, Lysand. as. Eux arrogans de voir leurs voiles plus enflées, Du vent de la fortune heureusement soufflées.... rons. gui.
— ÉTYM. Arrogans, de arrogarc (voy. arroger); provenc. arrogan; espagn. et ital. arrogante.
ARROGER (S') (a-ro-jé), arrogeons, arrogeais, arrogeai, arrogeant, v. a. Arrogera soi, s'attribuer mal à propos quelque chose. Ils se sont arrogé ce privilège. Les privilèges que cette nation s'est arrogés. Et sansavoirpour lui les lois et la naissance, César ose des rois s'arroger la puissance, volt. Triiimv. n, 2. Il s'arroge une part dans leur divinité, df.l.'.v. Paria, i, 2.
- iiist. xive s. Le quel retourna arroguer le dit exposant, ducange, arrogarc. Lequel arrogoit le sup pliant deparoles injurieuses, m. ib. || xve s. Toujours [il] le arroguoitde ses dures et arrogans paroles, m. ib.
— ÉTYM. Arrogare, de ar pour ad, à, et rogare, demander pour soi, s'attribuer (voy. rogation).
ARROI (a-roi), s. m. Appareil, train, équipage. Ce personnage en magnifique arroi , hëgnier , Sat. x. Tes logis tapissés en magnifique arroi , id. Sat. xvi. Etre des plaisirs de son roi, Du jeu, du bal et de la chasse, Faire exercice en bel arroi, Monter quelquefois au Parnasse, Avoir un beau gouvernement, Etre cordon bleu d'espérance, Dangeau, par des hasards si grands, Si la paix dureencordix ans, Tu seras maréchal de France, Épigramme contre Dangeau. || Le mot a vieilli; c'est dommage.
— iiist. xiv° s. Â ce le grant arroi du monde Met ses efforts- et me seconde, Nature à Valrh. cirant,
209. || xve s. Et ceux y vindrent en très grand arroy, froiss.i, i, 51. Car jeunesse m'a dit que le verray En son estât et gracieux array, en. d'orl. i. Deux belles dames au cler vis , Semblables à filles de roy, Au regard de leur noble arroy, Vers moy s'en vindrent doulcement, la fontaine, 54. || xvie s. Il ne tire pas l'aroy comme le beuf, rab. Garg. i, 40. 11 y entra environ la minuict en très effroyable arroy, amyot, Sylla, 31.... Car ainsi quelesroys, De nouveau mis en leurs nobles arroys, Mettent dehors en pleine délivrance Les prisonniers vivans en espérance, marot, n, 283. Après sa mort, son vray seigneur et roy Luy ordonna ce beau funèbre arroy, id. m, 277. Voici Léon qui vient en magnifique arroy, garnier, Bradant, v, 3.
— étym. Espagn. arreo; ital. arredo ; mot hybride composé de ar pour ad, à, et du mot germanique rdt, conseil, secours, provision. Erroi ou array, suivant les provinces; il y avait un ancien verbe arrecr ou arroger.
ARRONDI, 1E (a-ron-di, die), part, passé. || 1° Rendu rond. Des galets arrondis par le frottement. || 2° De forme à peu près ronde. Feuilles arrondies. Visage arrondi, visage gros et plein. || 3° Fig. En parlant du style. Une période bien arrondie flatte l'oreille. En phrases bien arrondies. || 4° Terme de blason. Pièces arrondies, pièces de l'écu qui ont certains traits, et des ombres qui en font paraître l'arrondissement soit naturel, soit artificiel. Un globe arrondi d'argent.
ARRONDIR (a-ron-dir), v. a. || 1° Rendre rond. Arrondir une boule, une meule. || 2" Familièrement, agrandir. Arrondir son champ, s'étendre au moyen de l'acquisition de pièces de terre contigués, qui le rendent plus régulier en faisant disparaître des pointes. Si j'arrondissais mes états? Si je pouvais remplir mes coffresde ducats? Si j'apprenais l'hébreu, les sciences, l'histoire, Tout cela c'est la mer à boire, la font. Fabl. vin, 25. || 3° Fig. Arrondir une période, en rendre les parties à peu près égales. Balzac et Patru étaient les premiers hommes de France pour bien arrondir une période. || 4° En termesde marine, arrondir une île, un cap, naviguer tout autour. || 5" En termes de peinture, arrondir des figures, en bien faire sentir les contours et les saillies. || 6° En termes de manège, arrondir un cheval, le contourner comme le cercle qu'il parcourt. |j 7" En termes d'horlogerie, mettre en rond les extrémités des dents d'une roue ou d'un pignon. || 8° En termes de chapellerie, rogner l'arête du bord d'un chapeau. || 9" S'arrondir, v. réfl. Devenir rond. Toutes les gouttes s'arrondissent. || Sa taille s'arrondit, il a plus d'embonpoint; en parlant d'une femme, elle est enceinte. || Fig. Étendre ses domaines. Le plaisir de s'arrondir. Sa fortune s'arrondit, elle s'augmente. Envahir votre héritage pour s'arrondir, j. j. rouss. Ém. v.
— ÉTYM. Ad, à; et un verbe fictif rondir, de rond.
fARRONDISSAGE (a-ron-di-sa-j'), .v. m. Technologie. Opération qui consiste à arrondir une chose, et, en particulier, une lime.
— ÉTYM. Arrondir.
ARRONDISSEMENT (a-ron-di - se-man) , s. m.
|| 1° Action d'arrondir; état d'un objet arrondi. L'arrondissement du globe terrestre est l'effet de la gravitation. L'arrondissement de ces figures est parfait. || 2° Agrandissement. La Lorraine était un arrondissement très-sensible pour la France, st-sim. 77, 252. || 3° L'arrondissement d'une période, arrangement des membres d'une période qui lui donne le nombre et l'harmonie. Les Latins ont charmé l'oreille par l'arrondissement ingénieux de leurs périodes. || 4" Circonscription administrative. Les arrondissements d'un département. Votre royaume est composé de provinces; ces provinces le sont de cantons ou d'arrondissements qu'on nomme, selon les provinces, bailliages.... ces arrondissements sont formés d'un ccrlain nombre de villages ou de villes, turgot, Mc'm. sur les municipalités, Œuvres, t. i, p. 504.
— iiist. xvies. Elles entrelacent les unesdelong. les autres de travers, et adjoustent des courbes et des arrondissements, tellement qu'enfin elles en forment un vaisseau rond prest à voguer, mont, ii,
— ÉTYM. Arrondir.
fARRONDlSSEUR (a-ron-di-seur), s. m. Technologie. Outil servant à arrondir les dents des peignes.
f ARROSABLE (a-rô-za-bP), adj. Qui peut cire arrosé.
— HIST. xme s. Arousable fontaine, Et delitable et saine, ruteb. ii, 97.
— ÉTYM. Arroser. Arrosable dans l'ancien français est actif et signifie qui arrose.
ARROSAGE (a-rô-za-j'), s. m. || 1° Action de conduire, de diriger de l'eau sur les terres, pour les humecter. || 2° Eau qu'on verse dans les mortiers pour lier le salpêtre, le soufre et le charbon, dans la fabrication de la poudre à canon.
— ÉTYM. Arroser.
ARROSÉ, ÉE (a-rô-zé, zée), part, passé. || i° Qui a reçu de l'eau ou autre liquide. De jeunes plants arrosés tous les jours. Une plate-bande bien arrosée. || Par extension. De larmes tous les jours ses yeux sont arrosés, rac. Iphig. m, 4. || 2" Fig. Quels lauriers me plairont de son sang arrosés? id. j'6.iv, 8. Le plus beau triomphe est arrosé de pleurs, corn. II or. i,3.
ARROSEMENT (a-rô-ze-man), s. m. ||1° Action d'arroser des terres, des plantes, des (leurs. L'arrosement de l'Egypte par le Nil. L'arrosement d'un parterre. || 2" Terme de jeu. Distribution de jetons ou d'argent faite par un joueur à tous les autres, ou par tous à un seul.
— SYN. arrosement, arrosage. L'arrosement est un arrosement naturel ou artificiel : l'arrosement de l'Egypte par le Nil. L'arrosage est un arrosement procuré par l'industrie humaine : l'arrosage de ces prés à l'aidé de conduites d'eau.
— HIST. xne s. Li tierz usaiges des ewes est li arrosemens, et de cestui ont mestierles noveles plantesons, st bern. 538. || xme s. De l'arosement des fluns s'esjoïst la terre, Psautier, f° 75. || xvr s. Nos âmes sont purgées par l'arrousement incompréhensible de l'esprit, du sacré sang qui a esté espandu une fois, calv. Instit. 413.
— ÉTYM. Arroser; Berry, arrousement.
ARROSER (a-rô-zé), v. a. || i° Faire tomber,
faire arriver de l'eau ou un autre liquide. Arroser les rues d'une ville, les promenades, une chambre, un parterre. Arrosez cette chambre avec du vinaigre. Quand je racle votre cuvier, Et puisque je l'arrose, la font. Cur. || Par extension. Le rivage qu'elle arrosait de ses larmes, fén. Tél. i. .J'arrosai son visage d'un torrent de larmes, id. Tél. iv Elle lui arrosa la main de quelques larmes, hamilt. Gramm. 7. Pour arroser son lit de ses larmes m \ss. Conc. || 2" Fig. [Je vois] Du sang des Africains arroser ses lauriers, corn. Cid, il, 5. Dût le peuple en fureur pour ses maîtres nouveaux De mon sang odieux arroser leurs tombeaux, in. Rod. v, 1. 1| Arroser la terre de ses sueurs, travailler péniblement la terre. || Arroser son pain de larmes, vivre au sein de la misère, dans la douleur. || 3° Couler à travers les terres. Ce ruisseau arrose nos prés et les fertilise. || Par extension. Cette rivière arrose un pays charmant. Le Danube arrose beaucoup de contrées. || Fig. La providence est une source Toujours prête à nous arroser, malh. i, 5. || 4° Arroser un rôti . ré-pandre sur la viande, pendant qu'elle rôtit, du jus, du beurre ou de la graisse. || Familièrement. Arroser des créanciers, leur distribuer des à-compte pour obtenir des délais. || Faire de petites libéralités. Ayez soin d'arroser ces gens-là. || En termes de jeu, se dit de la rétribution qu'un joueur doit à tous les autres en certains cas, ou que tous les autres lui doivent. || Ajouter, en parlant d'actionnaires ou d'intéressés dans une entreprise, à la mise de fonds pour subvenir à des dépenses imprévues. || Fig. Après que j'eus un peu arrosé le public [semé dans le public le bruit de....], je m'ouvris avec les particuliers, RETZ, m, 243.
— REM. On dit, dans quelques provinces, arroser le clianvre, le lin, au lieu de le rouir, le faire rouir. C'est une locution peu exacte.
— HIST. xnc s. Il comanda que li sacrefice qui estoient tué sur l'auter [autel] fussent arosé de celé aiguë [eau], Machab. n , th. I. En une nuit, ce savons luit, Flori la verge et porta fruit, Sans ce que ele fust plantée, Ne moillée, ne arosée, wace, Vierge Marie, p. 51. [Rou] Qui,od le suen brarJ perillos, Arose de lur sancs la plaigne. benoIt, ii. 2248. Ahi ! mezine [médecine] de halte et de novele manière, ki seichet les enflées choses en rapressant, et arroset les seiches en sorlevant, Job, 507. || xiv* s. Quand un plante, l'en doit arroser le pié et la terre, non la feuille, Ménagier, n. 2. || xvie s. En nous arrousant de sa grâce invisible, il nous rend fertiles à produire fruicts de justice, calvin, Instit. 41 i.
— ÉTYM. Picard, amuser; Berry, amuser, bourguig. erûzai ; provenc. arrosar. arrosar , arosar; do ad (voy. à) et un verbe fictif roser , dérivé du latin ros (voy. rosée). Palsgrave, an xvic siècle, prononce les deux r. Au commencement du xvir, la prononciation arrouser était encore très-ordinaire ;
ARS
Il n y aurait pas moyen de défendre au* pluies les champs des sacrilèges et leur prescrire ce qu'elles amuseraient et ce qu'elles n'arrouseraient pas, halhbrb. Trad.deSénique, deBeneficiis, Vaugelas, rquanl que la plupart disenl et éci ivent arrou ser, ivcomin.-uiilcoir.vn-; et Marg. Buffet, p i ". dit qu'orroww est une vieille prononciation dont on ne se sert plus.
tRBOSOIR ia ro «oir"), s. m. - e Pail
pour arroser Pomme d'arrosoir, plaqu
arrondie et percée de trous par ou l'eau s'écoule.
in m. Dans on dit : Le
rre et le lin s,. m à l'arro ii I est au routoir
qu'il fan! dire.
t ARROW ROOT (a rô-rout') . s. m mestible extraite du rhizome d'une plante originaire des Indes orientales maranta indica , / . > , et cultivée maintenant ;\ la Jamaïque.
— êtym. Angl. arrou root . «le arr ow, flèche, et nol, racine les indigènes regardent cette plante comme bonne dans les blessures par armes de trait.
ARRUGIE -a rru-jie), s.f. ferme de mines. Canal pour l'écoulement des eaux dans les mines.
— ÊTYM. Arrugia, mot que Pline nous a conservé et qu'il dit être un terme des mineurs espagnols.
Ans (ar ou, suivant quelques-uns, ars'), s. m. Kn termes de vétérinaire, le pli qui se remarque à la réunion de la poitrine et du membre an du cheval, endroit ou l'on pratique quelquefois la saignée.
— insr. xv* s. Leurs chevaulx furent en l'eau jusques es ars; lors semettent à nager, Percef. t. i, f°5i. Estoyent leurs chevaulx tous espaullés, à cause qu'ilz avoient hurté au puis, des arcs de devant, i7>. t. vit. fi'.'. Les deux chevaulx avoient chascun une lance qui leur avoit esté fichée es ars; Ci leur sortoient hors l'arçon de devant ta s 11
t. ni. f" 9. Attaindirent son cheval es arcs de devant, de telle puissance que le dit cheval monstra bien comment il es toit attamt au cueur; car il cheut tantost a la terre mort, ib. t. VI, f" 10. || xvic s. 11 faut seigner le chien des deux venes qui viennent par le dedans des espaules des jambes de devant qu'on appelle pour les chevaux les arcs, du i"r ti LjUX, Fe'n.f* ho. \ chacune s ille il est né-
cessaire : i e r le chien des deux jarrets du
derrière des veines qui sont au dedans et des arcs. charlks ix. De la chasse, p. 82.
— ÊTYM. .irr. par comparaison des deux membres de devant du cheval avec un arc, une arcade. L'Académie a donc eu tort de définir ars les
bres du cheval, et de donner en exi mple : saigner un cheval aux quatre ars; ars ne se disant que des membres de devant.
f ARS, ARSE (ar,ar-s'), port, passé du verbe arbre OU ARD01R.
ARSENAL (ar-se-nal), s. m.||l° Lieu de dépôt
pour les armes et les munitions de guerre. Arsenal bien muni. Les arsenaux maritimes. || 2° Lieu où est situé l'ars nal. Nuis allâmes nous promènera l'arsenal, sév Y 3" Fig. Ce. livre' est un arsenal qui fournit des armes à tous les partis. On dit que c'est l'arsenal de l'enfer, r.vsc. P.j. CG.
— hist. xvi" s. En mon arsenac de Thelaasse prenez équipage tel que voudrez, rab. m, 45. Leur arcenac fut enflammé et ars, j. marot, v, 85. Il y dressa un arcenal ou attelier àbastir galères, amyot, Lysand. 4. Le feu brusla, quant et l'arcenal où estoient les vaisseaux, celle grande et tant renommée librairie d'Alexandrie, id. Casar, C4. Il y feit bastir des ports, des arceneaux et abris dignes de tant de navires qui y hantoient et arrivotent ordinairement, in. ib. 7f>. Il brusla l'arcenal et l'armeurerie qu'avoit fait bastir anciennement Philo, in. Sylla, 33.
— KF.M. La prononciation a longtemps varié entre arsenal et arsenac. On lit dans Ménage : « Maynard a dit arsenal : «J'admire le cardinal : Il préfère au luth odes Muses Les flûtes de l'arsenal; »il l'a même préféré à arsenac : car il a corrigé : « Quand lirai-jedans l'alamanac. Que la paix fera des marmites De tout le fer adel'arsenac?»par : «Quand sera-ce, grand cardinal, a Que la paix fera des marmites De tout le fer de l'ar- «senal?»J'ai trop bonne opinion de tant de dignes prélats qui sont en vos assemblées, pour m'imaginer qu'ils ne se contentassent pas d'employer les foudres du Vatican, mais fissent encore leur possible pour évoquer ceux de l'arsenac, balzac. M. de Vaugelas, qui dit qu'arsenal est le plus usité, se trompe. Il y a longtemps qu'on prononce arsenac. Arsenac est préférable surtout dans le discours familier. Arsenaux plus usité pourtant qu'arsenacs; avec le temps
ARS
arsenac l'emportera. ,\ Paris, on ne dit dans le discours familier m arsenal niarsenac, mais arsena. >• Ménage s'est trompé; et aujourd'hui arsenac e I complètement tombé en désuétude
i ivm Basgrec, àporjvoiXïi; et ipo-âva ; espagir. arsenal, darsena et aussi atarasana, ataraxanal; in1 arzenale, arjena, darsena; de l'arabe, dar essana . maison des œu\ res, des office
ARSÉNIATE (ar-sé ni-a-t'i, s. m. Terme de chi
mie. Nom générique des sels composés d'acide ar
et d'une lias,'. Arséniate de potasse.
— ÊTYM. Arsenic.
ARSENIC (ar-se-ni k'ouar le ni; plusieurs iiefonl
pas entendre le c; d'autres ne le font entendre que
î une voyelle : l'arsenic est un métal , l'arse ni lé
est....), ,v. m. || 1" .Métal d'un grishnllant qui . en se VO
latdisant au fe i, répand une forte odeur d'ail, très friable, volatil à. 180°. Il n'est pas vénéneux tant te à l'état métallique, mais les composé ■ son! de violents poisons, à l'exi eption des alliages. nie ou arsen e de l'acide arsé-
nieux,qui est un violent poison. || Régule d'arsenic, arsenic testacé, dit aussi cobalt testacé, sorte d'arsenic natif, en fragments écailleux; pulvérisé, il prend le nom de poudre à mouches. || 2° Terme d'alchimie. Arsenic des philosophes, le mercure ou la matière dont on tire le mercure ou le soufre.
— hist. xi\- s. Prenez une once de riagal, deux
, un quarteron gresse de porc... Ménagier, n, 3, || xv s. En reagal, en arsenic rocher Soient frittes ces langues venimeuses.. .. villon, ïial- \ade. ' v. r s cai cueur pai lanl i ubz boui e des loyal le N'est qu'arcenic dedanslemiel logé, j. marot, v, 193. Un ar oine : blanc qu'on le go ista pour su cre, o'aub. Tragiques, Vengeances, p. 282, édition