‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 185 sur 462 · m as · texte numérisé non relu

m as

à son travail [accouchi menl ■' '

li,\ il 'litre tous les autres qui plus luy assista en toutes ch ses, el id. l'o. 8. Les polemarchi s sonl certains offici

* roys a la guerre comme leurs collatéraux, ID. 10. 8.

ÊTYM l'i ■ r; espagn asislir; ital.

assister?; du latin i de sistt re,

: être debout auprès. Sisto est une forme de sto (voy. stable).

tSSOCIABLE (a-so-si-a-bl'), adj. Qui peut être associé.

— HIST. xvi' s. Lesmousches à. miel sont compa-

uble, de leur natuie, pari', a ni m. 7.

ÊTYW I cier.

VSSOCIATION (a-so-si-a-sion ; en pi

is), s. f. || 1° Réunion i i sonnes

pour un but commun. Association -, com-

3 assons pour se secourir. Une association de malfaiteurs. || 2° Fig. Association de mots.

nt incapables de formi association d'idées que seule peu' la ré-

flexion. BOF!

que. Figure par laquelle on applique à soi ce qu'on dit d"s autres, ou aux autres ce qu'on dit de soi. On dit aussi en ce sens communication.

— ÊTYM. Associer.

ASSOCIÉ, ÉE (a i. part, passé. || t°Mis

en union. Associés par la commun i : térêts.

é au commerce de son père. || Substantivement. J'ai pris un associé. tôt "lleen-

M,6. || Dans quelques académies, un membre associé ou simplement un associé, celui qui participe aux travaux d'une académie sansjouir des mêmes avantages que les autres membres. donnait, dans l'ancienne académie des es, à un grade inférieui a celui d'académicien. En 1702, n'étant encore monté qu'au grade d'associé, ponten. l.itire. || Associée, s. f. Religieuse de la deuxième classe, dans l'ordre de la Visitation ïame. || 2° En logique, idées associées, idées qui se suivent, constamment l'une l'autre, ou dont l'une réveille l'autre dans l'esprit. || 3" En physiologie, mouvements associés, mouvements consensuels; mouvements qui. sans notre connaissance, accompagnent les efforts volontaires.

f ASSOCÏEMENT (a-so-si-man) , s. m. Etat de ce qui est associé.

— HIST. xvic s. Que l'un ny l'autre prince ne pourroit par cy après faire traité sans le sceu et associi ment l'un de l'autre, m. du bellay, iti.

— ÉTYM. Associer.

ASSOCIER (a-so-si-é) , v. a. Au présent de l'indicatif et a l'impératif, associons, associez ; à l'imparfait de l'indicatif et au subjonctif, associions, associiez. || i° Mettre en société, en union, en partage. Il l'associa à son commerce. Tu refuses de m'associera ta noble entreprise. Il l'avait associé à son pouvoir. Pour associer tout le monde au crime. Il associe à l'empire le grand Théodose, boss.

Hisl. i, n. Mon cœur pâme do joie, et mon âme n'aspire Qu'à vous associer l'un et l'autre à l'em-

" i. v, 3. Mais je ne réuondspas d'un

ous, \ moins qu'il n'associe aussitôt l'un de nous, id. Pulch. iv, 4, À son trône, lil da ■:; i Boy, n. I. A ses

m. ib. i , 'i. À urments je veux l'a socii r, m, Andr. ni, (. un frère a cet honneur suprême, id, OC .n ma \ m à ses travaux im- Fanat. i, I. Cruels, associez les pauvres à vi i. chénieh, Gracques^n, 3.

I n daignaienl pa - l'a ■ tociet â Leur table, i \

i • n coeur à tous les co urs con-

. printt mps. || s'associer quelqu'un . le prendre i r collaborateur, i aide.

II s'esta i ce travail un homme intelligent. 2 ■ i g. Unir, jo ndre, allier. Associer l'acth ité à la

cience. 8° S'a ocier, i ré p. Former suciélé a\ec.

I VOUS vous associe/, à un

Ils se sent associés avec non

lux qui . dans la fable, s'étaient associés avec le

de remi uis associé

d'un i ■ ■■ id, Sérénade, io.

4" Fig . Se joindre, prendre pai t. il - étail a: lié

au crime d ■ i al lin îfou nous associerons à votre

ictions. Pour m'associer à votre fortune. 115" Hanter, lié. pieu 1er. Il ne i le premier venu.

— SYN. associer avec, associer À. Associer avec,

irmer société; associer a, c'est joindre. Il asà la prudence, cela veut dire qu'il avait l'une et l'autre de i ; il associait

le i ourage i\ ec la prudi m e, cela veut dire qu'il formait une union de ces deux qualités. S'associer avec quelqu'un ou s'associer à quelqu'un offrent la même nuance, bien que moins distincte; mais elle n tr'è manifeste dans le sens figuré : nous associons quelqu'un à nos desseins, nous nous associons aux desseins de quelqu'un, et non axec. fait entendre que les êtres associés sont de ■ordre; on s'associe avec quelqu'un, parce que ce sont des personnes; on s'associe à des desseins, parce que ces desseins sontune chose, etque néralité que arec ne permet pas.

— HIST. mit' s. Et si est assavoir que li forniers

doil associer loyauillent les fournées, DUCANGE, 04'-

sociare. || xv° s. Comme le suppliant se feust associé avec Estiennot... id, associatio. || xvr* s. A la familiarité de la table j'associe le plaisant, non le prudent, mo -r. i. 218. Société en laquelle les asso- : ->ni forl de demourer, lanoue, 198.

— ÉTYM. Provenç. associar; espagn. asociar ; ital. associai! ; du latin associare , de ad, à, et so-

unir (voy. société).

ASSOGUE (a-so-gh'), s. f. Galion d'Espagne, à porter en Amérique le mercure qui sert a le minerai d'argent.

— ÉTYM. Espagn. azogues; deazogae, mercure de l'arabe, alzibaq, le vif-argent.

ASSOLÉ, ÉE (a-so-lé, lée), part, passé. Disposé par assolement. Des terres bien assolées.

ASSOLEMENT (a-so-le-man) , s. m. Terme d'agriculture. Succession de cultures surune même sole, établie à l'effet d'obtenir de la terre, perpétuellement et aux moindres frais, le plus grand produit.

ASSOLER (a-so-lé), v. a. Terme d'agriculture. Distribuer des terres labourables par assolement.

— ÉTYM. A et sole.

f ASSOMBRI, IE (a-son-bri, brie), part, passé. Rendu sombre. Le temps assombri par des nuages. || Fig. Pencher votre beau front assombri par instants, v. hugo, Hayons, xxxin.

i ASSOMBRIR (a-son-bri r), v. a. || 1" Rendre sombre. Ces arbres qui ont crû assombrissent notre habitation. || 2° S'assombrir; v.réjl. Devenir sombre. Le temps s'assombrit. || Fig. Dans la maladie, les idées s'assombrissent.

— ÉTYM. A et sombre. Ce mot excellent, que n'a pas le Dictionnaire de l'Académie, est pleinement en usage.

ASSOMMANT, ANTE (a-so-man, man-t'), adj.

|| 1° Qui assomme. La massue antique était une arme assommante.|| 2° Qui fatigue, ennuie beaucoup. Travail assommant. Bavard assommant. C'est autant de pris sur l'assommante longueurdu temps, j.;. rouss. Ém.y. || 3 'À quoi on ne peut résister, répondre. Ils répondirent à cette question assommante par.... volt. Phil. m, soi.

ASSOMMÉ, ÉK (a-so-mé, mée), part, passé. || 1° Tué ou étourdi avec une masse. Un bœuf assommé. || 2° Fatigué, incommodé, étourdi. Jo suis assommée desgrandes nouvelles de l'Europe, sév. 234.

ASS

f ASSOMMEMENT (a-so-me-man) , s. m. Action d'assommer, d'abattre un animal.

HIST. xvie s Après, la maladie Par ne sçay

quel destin me vint boucher l'ouïe, Et, dure, m'accabla d'assommement si lourd Qu'encores aujourd'hui j'en reste demi sourd, kons. 8(3.

— ÉTYM. Assommer.

ASSOMMER (a-so-mé),r.fl.[[l°Tuer avec une masse ou avec quelque chose de lourd. Assommer un bœuf. || 2° Battre avec excès. Les officiers turcs assommaient les chevaux et le postillon à coups de fouet, chateaub. Itin. r.6. Gardes, je défends qu'on l'assomme ; Vilain, dit-il, explique-toi, bérang. Confr. demariage. || 3° Fig. Incommoder, importuner, fatiguer. On nous assommait de questions. Noire maison de Paris m'assomme, sév. 34. Ce sainthomme, Qui m'assomme De latin, v. iiugo. Bail. 12. La formalité dont on assomme une ambassade, volt. Ép. 20. Il 4° Affliger profondément. La mort de M. du .Mans m'a assommée, sëv. 72. Je n'en puis revenir, et tout ceci m'assomme, mol. 2Yirt.iv, 6. || 5°Confondre, réduire à quia. Vous nous assommez avec vos grands mots, mol. Cri'ttçwe,7.Ilcroyaitm'assommer avec saint Augustin et les autres Pères, 3. J. rouss. Conf. 11.

- HiST. xnc s. Si bruit li cox [coup] corn foudre contre oré ; De trente maux [maillets] ne fust-il miex tué, Et li chevals par desoz asomé, Bat. d'Ahsrhans. 5775. |] xiir s. Les mastins à un chesne [il] lie, De la maçue les asome, Tien. 17753. Puis la devisa par parties, Qui puis ne furent départies, Et tout par nombres asomma, Et set combien en la somme a, laBose, ic:6b. Maint ymage ai fait et forgié Dont nus n'assommerait le pris [ferait la somme, calculerait], ib. 21101. Et li ribaut l'assommèrent en tele manière; et quant il orent ce fet, il prisr'ent un baston de mellier [néflier], beaum. lxix, 16. De Rome vient li max qui les vertus asome, buteb. 233. Il xiv's. Olivier de Clisson y fit bien sa journée, Tout ainsi com bouchier a sa besle assommée, Guescl. e\i\. Or m'i vaurrai prouver a tous les plus vaillans; Se je ne les assomme, je ne vaus deus besans, Baud. deSeb. ni, en. Et Bauduins respont : se vostre main n'ostez, Je vous assommerai de mes deus poings quarrés, ib. vin, 683. H xvc s. Uns compains estoit assommez [assoupi] Qui romfloit dessus une escame, e. desch. le Dit du Jeu des dés. Après que les comptes furent tous assommez et rendus, du cange, assumere. 1| xvic s. Eschylus assommé d'un toict de tortue.... mont. 1. 74. Des garsonnets que je voyois escorcher, assommer et meurtrir à quelque père ou mère, id. m, 4 39. Ils vous assomment de Fauctorité de leur expérience, m. îv, 47. Aucuns sont si endormis et assommés, qu'ils ne se peuvent aider, paré, XXIV, 28

— ÉTYM. Provenç. assomar, asomar; anc. ital. assomarc. Ce mot a eu différents sens. Dans l'historique, on le trouve avec la signification de faire une somme, et alors il vient de somme, réunion de plusieurs quantités; on le trouve avec le sens d'assoupir, et alors il vient de somme, sommeil; enfin on le trouve avec le sens de tuer avec quelque chose de lourd, de fatiguer, et alors il vient de somme, fardeau, comme dans bête de somme (voy. somme, fardeau).

| ASSOMMEUR (a-so-meur), s. m. Celui qui assomme.

- hist. xve s Et ses mains assom'resses,

— ÉTYM. Assommer.

ASSOMMOIR (a-so-moir), s. m. || 1° Instrument pour assommer, et, spécialement, bâton court garni, à une extrémité, d'une balle de plomb. Debout sur la chaussée, un assommoir à la main, les chasseurs [du castor] sont attentifs, chateaub. Amer. 129. || Fig. et familièrement, un coup d'assommoir, un événement soudain qui assomme, qui porle un coup fatal. La lâcheté si punissable de ce refus de secours fut le dernier assommoir qui détermina la victoire d'une part, le désordre et la fuite de l'autre, st-sim. 104, ici. ||2° Piège qui assomme les bêtes qui s'y prennent.

— ÉTYM. Assommer.

f ASSOMPTIF, 1VE (a-son-ptif, pti-v'), adj. Terme de philosophie. Jugement assomptif, proposition assomptive ; jugement, proposition auxiliaire. li En termes de blason, armes assomptives, armes que quelque action d'éclat donne le droit de porter.

— ÉTYM. Assumplivus, qu'on tire du dehors, de assumere (voy. assumer).

ASSOMPTION (a-son-psion ; en poésie, de quatre

ASS

syllabes), s. f. || 1° Enlèvement miraculeux de la sainte Vierge au ciel. L'assomption de la sainte Vierge. || Jour auquel l'Église en célèbre la fête. L'Assomption se célèbre le 15 d'août. || 2° En termes de logique, la seconde proposition d'un syllogisme. qu'on appelle plus fréquemment la mineure. || 3uEn termes de philosophie, notion accordée d'avance. Les Stoïciens appelaient ces principes (originairement contenus dans l'Ame) notions communes, prolepses, c'est-à-dire des assomptions fondamentales nu ce qu'un prend pour accordé par avance, villers, Kant , p. 92.

— HIST. .Miie s. La nuevme [joie] fut l'asompsions, Quant en arme [âme] et en cors assise Fus sur tote creacion, ruteb. ii, iH. || xvie s. Depuis son assomption à la dignité papalle, m. du bell.

— ÉTYM. Provenç. assomptio; espagn. asuncion; ital. assunzione; de assumpliotiem, de assumere (voy. assumer).

ASSONAH (a-sso-na), s. f. Voy. sonna.

— ÉTYM. Arabe, al, la, et sonna, recueil des di s de Mahomet.

ASSONANCE (a-sso-nan-s'), s. f. Consonnance imparfaite. L'assonance est proprement la parité des voix, et non celle des articulations; ainsi France et rance sont deux rimes parfaites; mais France et franche ne sont que des rimes imparfaites, des assonances. Les plus anciens poèmes en langue française ont l'assonance et non la lime.

— RF.M. Autrefois l'Académie écrivait assonnance, dissonnance, dissonnant, comme elle écrit encore aujourd'hui consonnance, consonnant, résonnance, résonnant. Tous ces dérivés et composés du substantif son devraient suivre la même orthographe; ces anomalies, que rien ne justifie, compliquent inutilement l'orthographe et devraient être rectifiées.

— ÉTYM. Assortant.

ASSONANT, ANTE (a-sso-nan, nan-t'), adj.

Qui a une assonance. Vers assonants, rimes assonantes.

— ÉTYM. Adsonans, de ad, à, et sonare, sonner. ASSORATH (a-sso-raf) , s. f. Voy. surate.

— ÉTYM. Arabe, al, la, et surate.

ASSORTI, IE (a-sor-ti, tie), part, passé. || i° Mis

avec des personnes ou des choses qui conviennent. Choses bien assorties. Un mari et une femme bien assortis. Attelage assorti. Couleurs assorties. Noeuds mal assortis, corn, l'onvp. m, 4. Les âmes assorties, id. Rodog.i, 1. Son mariage lui paraissait mal assorti de toutes les manières, hamilt. Gramm. 8. Une compagne qui nous soit bien assortie, bern. de s. p. 'Paul et Virg. Que d'un art délicat les pièces assorties N'y forment qu'un seul tout de diverses parties, boil. Art p. 1. Il 2" Bien fourni en marchandises, etc. Magasin, marchand bien assorti. Moi, de la ballade assorti, J'ai pour l'ode martel en tête, chaul. Bail.

ASSORTIMENT (a-sor-ti-man), s. m. || 1° Convenance de plusieurs choses entre elles. L'assortiment de ces couleurs est agréable. Leurs caractères différents faisaient un assortiment complet et heureux, rONTEN. Varignon. Une de ces' régularités tardives qui sont les assortiments de l'âge plutôt que les ornements des cœurs, mass. Villeroy. jl 2° Assemblage de certaines choses qui vont ordinairement ensemble. Un assortiment d'outils. Un assortiment de couleurs. || 3° Terme d'imprimerie. Supplément de tous les caractères nécessaires à un genre de composition. || 4° Terme de commerce. Collection de marchandises du même genre. || En termes de librairie, livres d'assortiment, ceux qu'un libraire tire par achat ou par échange des autres libraires, fiançais ou étrangers. Ceux qu'il imprime lui-même se nomment livres de sortes oude fonds.

— hist. xvc s. Le bon vin et l'argent, C'est mon assortiment : Sanseulx, je suys honteux comme ung renard en caige, basselin, Van de Vire, 2i. ||x\Ts. De sa toute sagesse il ne part rien que de bon et réglé; mais nous n'en voyons pas l'assortiement et la relation, mont, m, 138. Le colombier fournira des pigeonneaux en abondance, pour le bon assortiment des aages des pères et mères, 0. de serres, 401. Telle peine estoit ordonnée à ceux qui avoient dérobé les outils et assortements de la charrue , noel du F ail, Propos rustiques, p. 406, dans lacurne.

— ÉTYM. Assortir; Berry, assortements.

ASSORTIR (a-sor-tir), j'assortis, nous assortissons; j'assortissais; j'assortis, nous assortîmes; j'assortirai ; assortissons; que j'assortisse; assortiss ni. v. a. || i" Assembler des choses qui se conviennent. Assortir des couleurs, des fleurs. Le bon goût qui vous fait assortir vos habits et vos rubans, sëv. 4(0.

ASS

|| Par extension. Que de circonstances faut-il assortir qui ne se trouvent presque jamais ensemble 1 mass. Drap. Qui prend soin d'assortir les volontés tellement ensemble qu'elles ne heurtent point les unes contre les autres, bourd. Pensées, t. 11, p. 484. Il 2° Accompagner. Son esprit et son humeur étaient faits pour assortir le reste, hamilt. Gramm. 4. Un prince si peu touché du nom, des titres, de la naissance, des services rendus à l'État et de tous les autres genres de mérite, si celui de ladoctrine, des talents et delà piété ne les assortit, mass. Myst. }'urif. 2. Il 3° Mettre ensemble, en parlant des personnes. Ceux que la conformité des goûts assortit. Si l'auteur s'avise d'assortir ensemble Agaruemnon et Thersite, soyez sûr qu'Agamemnon n'en sortira pas à son avantage, fonten. Jug. de Plulon. || 4" Assortir une jument, lui donner l'étalon qui lui convient le mieux. || Assortir des chevaux, les joindre ensemble suivant les divers emplois. Il 5" En termes de métallurgie, assortir les minerais, les mélanger comme il convient, pour faciliter la fusion. || 6° Fournir, approvisionner de toutes les marchandises nécessaires. Assortir un magasin, une boutique. || 7° V. n. Convenir. Ce tableau n'assortit pas à son pendant. Ces couleurs n'assortissent pas ensemble. ||8" S'assortir, n. réfl. Être assorti, être en convenance. Ces couleurs s'assortissent bien. || Fig. Nos caractères ne s'assortissent point. || 9° Se pourvoir. Je m'assortis de quelques livres pour les Charmettes , en cas que j'eusse le bonheur d'y retourner, j.j. rouss. Conf.w. — hist. xve s.Icelluy Baudin se accompaigna et assortit de trois compaignons bien embastonnez, du cange, assortare. L'on fist de gratis trous es murailles qui sont au long de la rivière, et y assortist on les meilleures pièces [d'artillerie], comm. 1, 9. Il fut advisé que toute l'artillerie de l'ost fust assortye encontre celle du roy, id. i, 9. || xvie s. À tout cueur noble en qui honneur s'assorte, Je me rapporte à décider lesquelles Auront le bruyt pour grâces naturelles, j. marot, 1, 219. Car mauldit est qui de grâce dévie : Mais à celui qui s'en veult assortir, La mort est fin et principe de vie, marot, ii, 322. Aux exemples se pourront proprement assortir touts les plus proufitahles discours de la philosophie, mont. i, 172. L'imagination de ceulx qui par dévotion recherchent la solitude, est bien plus sainement assortie, m. 1, 283. Une si brusque diversité ne se peult bien assortir à un subject simple, id. ii, «. Ayant donques Solon esté tel, il nous a semblé bien séant de l'assortir avec Publicola, amyot, Pull. 1. Nous, suivansles similitudes qui ont esté entre eulx, avons assorty et comparé leurs vies l'une avec l'autre, id. Pélop. 5. Par-après l'on assortit les plumes, selon ce à quoi on les destine: pour les licts, pour escrire, 0. de serres, 374. La charge d'un canard esl de huit ou dix canes : ainsi l'on assortira la bande, id. 377. Quand chacun en son ordre eut assorti sa place [pris la place qui lui revenait, son rang] , 11 prononça tels mots tous remplis de menace, RONS. 871.

— ÉTYM. À et sorte (voy. sorte et sortir). ASSORTISSANT, ANTE la-sor-ti-san, san-t'),

adj. Qui convient, qui assortit bien. Cette doublure n'est pas assortissante à la robe. On prend des manières assortissantes aux choses qu'on dit , j. j. rouss. Hél.u, 21. Un visage assortissant au désagrément de sa figure, hamilt. Gramm. 7. || Absolument. Trois mousquets, avec les trois fourchettes assortissantes, mol. l'Av.u, I.

f ASSORTISSOIR (a-sor-ti-soir), s. m. Crible qui sert au confiseur à marquer, par la grandeur et la forme des trous, la grandeur et la forme des dragées.

— ÉTYM. Assortir.

f ASSOUTISSOIRE (a-sor-ti-soi-r') . s. f. Caisse qui renferme un assortiment de quoi que ce soit.

— ÉTYM. Assortir.

ASSOTÉ, ÉE (a-so-té,tée), part, passé. Comme elle est assotée du jeune Robin, mol. Fest. 11,1. Quelques hommes ignorants, assolés, méchants. Statvts synnd. de Le Gouverneur, évêquede St-Malo, art. 21

ASSOTER (a-so-té), v. a. || 1" Infatuer d'une ridicule passion, y 2° S'assoter, r. réfl. 11 s'est assoté d'une femme qui le ruinera.

— REM. Sotie, assoter, rassoter, ne prennent qu'un t; on en met deux à sotte, sottement, sottise, sottisier. Il faudrait accorder les orthographes de cesmots, et éviter d'inutiles exceptions.

— xme s. Honnis soit le prodom qui pour un jour s'assote, Rom. d'Alex, dans du cange. assottare. Tant a fet et tant a ovré Renart, que bien l'a asoté, Ren. (122. Quant Renartlaparoleoï, Dedeiu

ASS

er s'en esjoï, Que aaotei est vraiement, 16 3j i :. Bien le m'avoit Raison noté, Tenir m'en puis pourassoté, la Roi», *<B8. Vous m'averiez 5e ih aton aviôs o 1 13. Nostre seignur amdoi lou i deux i moult asoté; Çaiens nos ont laissiéet il en soi

(h. tï.int. ii, 986. xv» s. Quand ils virenl q ie

' estoit i ml messire Hue le h m oiss. m. iv, 70. La

dont elle est beaucoup asso i,v. ci la rail '"in lin- en sa chambre Nouv. xxviu. || xvi° s. El s'c-iioit mariée à u lard assoti qui ... \ vi n . p. 8 12.

— ÉTYM. 1 et

f assokmimi n i m-che-man), s. m I

architecture, on nomme ainsi dans un fronton les pierres qui forment la base du triangle.

ISSOl PI, Il a sou pi . pie), port, passé 1 i es gardes assoupis dans leur infâme ivresse Laissaient un libre accès à ma main vengeresse, volt. Trium. iv. 8. Le dragon assoupi, la toison emportéi Midée, m, e de la nuit , qui se brise par-

fois, Répand de loin en loin d'h - voix,

Comme pour attester., Que le monde assoupi palpite et vit encore, lamart. Harm. n. ï. || 2° Fig. Sa douleur est assoupie. I. allai - toul à fait

assoupie, il était assoupi dans l'amour du ; Boss.iii, Viture, ^. Ce qu'il reste àla voile vide Quand le dernier vent qui la >at sur le Ilot

assoupi , lamart. i'6. m 8 Le m inteau sous le bras, la façon assoupi, . Sat. xiv. Les haines

publiques et particulières lurent a fléch.

ïVr. Si dans notre querelle à jamais assoupie.... volt. Tancr. i, 2.

ASSOUPIR (a sou pir), j'assoupis, j'assoupissais, j'assoupis, j'assoupirai, assoupissant, ». a. || 1° Jeter dans un sommeil ou léger ou de peu de durée. Un peu d'opium l'avait assoupi. Il 2 Fig. Suspendre . diminuer momentanément. C'est ainsi qu'on déguise un violent dépit; C'est ainsi qu'une feinte au dehors l'assoupit, corn, ïïodog.vr, <;.||3" Atténuer, cher les suites' mauvaises. On assoupit les bruits qui couraient. Et l'on veut assoupir la chose en sa nais sance, MOL. Mis. Il, 8. V\ vec elle eu quelque

jence? C'est ma sœur, et je puis assoupirtout cela, reonard, les Ménechmes, v, s. La contesta tion éclata dans l'Académie, qui eut d'abord la sal'écouter tout, et ensuite celle d'assoupir par son autorité une dispute qui n'en devait pas être une. ponten: linUe. || 4° S'assoupir. ». réfi. Se laisser aller doucement au sommeil. M s'assoupit chaque jour après son repas. Mites!... mais pardonnez, déjà ma main chancelle, Tout mon corps se roidit, je me sens assoupir, J'expire el c'est pour vous qu'est mon dernier soupir, gilb. /." marquise de Gange. (Dans cette phrase il y a ellipse du pronom réfléchi déjà exprimé.) || 5° Fig. Se calmer, s'affaiblir. Sa douleur va bientôt s'assoupir. L'affaire, qui avait fait du scandale, s'assoupit.

— iiist. *vc s. Le dict des arbitres feut mis parescript, et les duos les acceptèrent en remerciant les dicts arbitres de ce que par leur bonne diligence les questions estoient assopies . juven. an 1380. || xvi" s. Il y eut de grandes victoires et de grandes pertes aussi pour les Romains, mais pour cela n'en fut point la guerre assopie, amyot, Marre'. 4. visitant toutes les villes et les appaisant, il assopit un grand mouvement de tout le pais, qui estoit en branle de soy rebeller, m. te. 4G. Sur la fin que le bûcher s'en alloit déclinant et le feu assopissant, m. Sijlla, 76. Les vents sont assoupis, les bois dorment sans bruit, rons. 744. Il n'y a meilleur moyen d'assoupir telles noises que de n'en dire mot, paré,

— ÉTYM. Ad, h, et sopire, endormir (voy. soporeux) ; normand, assortir, assommer, étourdir.

ASSOUPISSANT, ANTE (a-sou-pi-san , san-t'),

adj. Qui assoupit. Une vapeur assoupissante. |f Fig. Lecture assoupissante.

ASSOUPISSEMENT (a-sou-pi-se-man) , s. m.

|| 1° Etat d'une personne assoupie. Je tombai dans un profond assoupissement, fén. Tél. xv. || En termes de médecine, état voisin du sommeil, et dans lequel les fonctions de relation sont complètement suspendues ou ne s'exercent qu'imparfaitement. || 2" Fier. Négligence extrême de ses devoirs et de ses intérêts. Quelle puissance fallait-il pour réveiller le genre humain d'un si prodigieux assoupissement? boss. Hist. n, (2. La gloire peut réveiller l'assoupis-ement de la paresse, mass. Écueils. 0 Christ! ô soleil de justice! De nos cœurs endurcis romps l'assoupissement, rac. à Laudes. || 3° Au sens actif, l'action d'assoupir. L'assoupissement

ASS

d'une querelle par l'intervention d'amis communs.

ASSOUPLI, IE (a-sou-pli, plie), port, passé. l Rendu souple. Une verge bien assouplie. .' 2" Fig, Assoupli pai une discipl sévère. Assoupli a l'intrigue. Style assoupli.

ASSOUPLIR (a -"n plir . l'assouplis, j'assouplfc al . j'assouplis, l'assouplirai, assouplissant, p. a. 1° Rendra souple, flexible. Assouplir une étoffe. 2" Fig. Assouplir un caractère violent'. C'était un esprit dur, une ame liére, qu'il fallait assouplir. 3 En termes de manège, assouplir un cheval, lui irtie du corps pour le i i en dre plus souples. || 4" S'assouplir, p. réft. Le cuir u] lit à l'eau. i| Fig. Son caractère altier n'a pu s'assouplir.

— ims r. xiii' s. Pour vous que [je) ne vouloie pas

mplo i abattre, intimider], Berte, n.

Quant ii rois l'entendi, un petit s'assouplit condes cendit], ib. lxxi. Quand elle ot [ouït] la nouvele, moul en rut ibattui ib. lxxii. Que por

lui a h rois souvent chiere asouplie, ib. cix. Pour- ' i cuers m'en asouploie, ib. cxvn.

Quanl oï, Woll durement s'en assopli

rutdécouragi , Lai de Me lion. \\ xvi» s. Rasteller la terre de sillon en sillon avec des rasteaux ferrés, afin del'emmenuiser et ensouplir. o. de serres, 1 17.

— ÊTYM. t el souple. On a dit, avec une autie forme, asouploier, et avec une autre préposition, ensoui lir.

tSSOURDI, il a si ut di, d e . part, passe. As sourdi par le fracas de la cataracte. Elle feint de parler, c'est moi qui n'entends goutte; Le cousin

-i assourdi sans doute, scarr. DomJa-

phet, m. 4.

ISSOURDIR a >oui dir), j'assourdis, j'assourdissais, j'assourdis, j'assourdirai, s ^ourdissant, p. a. || 1° Causer une surdité pa sagère; ne pas permet

ntendre. Trop de bruit nous assourdit, pasc.

Dispr. 2. Tantôt ils se rapprochent tous à la fois. , i

.ourdissent comme les sons desclocbes d'une

cathédrale, bern. des. -p. Paul et Virg.\\ 2° 'terme

inture Diminuer la lumière dans 1rs demi teintes, ôter aux reflets le transparent. || 3° En ter-

1 marine, assourdir les avirons, les envelopper de linge a l'endroit où ils sont en contact avec le bord, pour qu'ils ne lassent pas de bruit.

— IIIST. xiv s. Car ce semble estre un très doulz paradis, Et là est on tout d'oyseaulx essourdis, christ, de pisan , Vit de Poissy. || xvr* s. J'eusse assourdi touts mes amis de babil, mont, i, 34. Cette vertueuse jouvencelle assourdissoit son ouïe à ces emmiellés propos, yver, p. B68.

— ÊTYM. A et sourd ; Berry, assordir. On a dit essordir avec une autre préposition.

ASSOURDISSANT, ANTE (a-sour-di san, san-t'). adj. Qui assourdit. Bruit assourdissant. Babil assourdissant.

t ASSOURDISSEMENT (a-sour-di- se-man). s. m. Il 1° État de ceux qui sont assourdis. Cet assourdissement dura longtemps. || 2° Action d'assourdir. Et, sans le bruit de vos bastilles, N'ai-je donc pas assez, mes filles. De l'assourdissement des flots? v. hugo, Orient. 35.

— ÊTYM. Assourdir.

ASSOUVI, IE (a-sou-vi, vie), part, passé. || 1" Sa faim n'est pas encore assouvie. || 2° L'ambition déplaît quand elle est assouvie, corn. Cinnà, il, I. Octave aura donc vu ses fureurs assouvies, d. ib. n, 2. Assouvi de sang, rac. Athal. v, 2. Et le courroux du sort voulait être assouvi, id. Théb. i. i. Vos yeux ne sont-ils pas assouvis des ravages Qui de ce continent dépeuplent les rivages? volt. Alz. i,t. Quand l'homme, ranimant une rage assouvie, Cherche encor la douleur où ne bat plus la vie.... lamart. Harm. n, 7.

ASSOUVIR (a-sou-vir), j'assouvis, j'assouvissais, j'assouvis, j'assouvirai, assouvissant, v. a. || 1° Rassasier, quand la faim est pressante. || 2° Fig. Satisfaire. Pour assouvir son avarice, boss. Hisl. n, 5. Le dragon qu'annonçait sa prophétique voix Vint sur la race humaine assouvir sa vengeance, delille, Parad. perdu, ch. iv. Enfin les destins désormais Ont assouvi leur haine, ont épuisé leurs traits, volt. Tancr. v, 5. La foi de ses aïeux, ton amour et ta crainte D'actes de piété ne pourront l'assouvir, malh. il, <■ || 3° S'assouvir, r. réfl. Se rassasier. Un loup s'assouvissant dans une bergerie. || 4° Fig. Adraste nage dans le sang; il ne peut s'assouvir de carnage, fén. Tél. xvi. Ses ennemis s'assouvissent de son sang, loss. Hist. n, 4. La rigueur de la mort se voulut assouvir, malh. vi, 20. J'ai de quoi m'assouvir de cette ambition, corn. Ui-

ASS

dée,n,o. Laissez-moi m'assouvir dans mon courroux extrême, mol. Amph. m, r,. Us ne peuvent u\ ir de l'hyperbole, la bruy. i.

— REM. On ne peut dire étancher sa faim, étanrl"'r emportant l'idée d'un liquide; mais bien que assouvir se dise plus parti culièremenl de la faim et des choses solides, cependant, comme il signifie essentiellement rassasier, il peut se dire aussi des choses liquides; voy. l'exemple de Bosst et.

— HIST. xii" s. Jamais , ieuz je] no verrai

aseuvis De regarder sa bêle face tendre, Coud v: Il est venus à l'aire [place] où celé [la dame] est qui ses bons Kst preste d'asevir [assouvir ses bons faire sa volonté], audefr. le b.vsï. Romancero] p. M. || xiii0 s. Les grands gelées et les grands iaues, par l'empeschemenl desquelles li talemelier fhoulanger| île Paris ne puissent asouvir la ville de Paris, If», des met. ic,. Du roi [ils] durent avoir lor vie Li i"is ne l'a pas assouvie : Or guerroient sa nas cion, itriru. I04. [Tul N'asouviras pas ton désir, ib. n, 138. Quant le roy ot assouvie la forteresse du bourc de .laiïe, joinv. 275. Et à l'aide de Dieu le

ist assouvi [achevé] en deux parties, id. i oi . || xiv° s. Le beau soleil, père de vie, Sa circonférence assouvie En passant par un chascun signe, \nt. o l'alch err. || xv" s. Et se peut et doit-on e.smerveiller où pourveances pouvoient estre prises pour assouvir un tel ost, froiss. h, n, 211. Et toul payoient pauvres gens parmi le royaume de France, car les tailles y estoient si grandes pour assouvir ce voyage que les plus riches s'en doloient, id. h, m, 36. Et on ne les pouvoit assouffir, id. n, m, 99:

i appers, convoiteux de vouloir Tout assovir et plus que mon povoir, e. descii. Erreurs de la jeunesse, il délibéra faire à Dieu sacrifice du corps qu'il lui avoit preste bel et puissant, assouvi [accompli] de taille, autant et plus que personne de sa contrée, excepté que perdu avoit un œil en un assaut, louis xi, iVout". xvi. Beaux compagnons, bien assouvis el adressés de tout ce qu'on doit louer on gentil lu un me vertueux . ni. ib. i.vm. || xvi° s. César, Hector, de vaillance assouvis. Malgré la mort par bon regnom [renom] sont vifz, 3. MAROT, v, îh8. Je fu/. nagueres amoureux De dame en beaulté assouvie, id. v. 332. Une heureuse rencontre, qui puisse assouvir nos longs désirs, des per. Contes, cxxvm.

— f'.TYM. Picard, assoufi, cssufi, qu'on trouve aussi dans l'ancien français, liiez le tire du gothi- |ue ga sôthian, rassasier, par substitution du v au

t, comme dans pouvoir du bas-latin potere; niais, si cela était, on trouverait, dans l'ancien fiançais, assoir, comme on trouvepootr. Or, la persistance. du r dans assouvir, et môme la transformation en / montrent qu'il n'est pas assimilable au v de pouvoir. Littéralement, assouvir représenterait le latin assopire, si le sens le permettait. Remarquons les diverses significations de assouvir dans l'ancien français , rassasier, approvisionner, achever, accomplir, parfaire, et les deux formes assouvir et assufir ou assoufir. On peut croire qu'il y a eu confusion en un seul, de deux verbes, as-sopire, assoupir . d'où rassasier (satisfaire la faim, l'assoupir), et assuficere , suffire , satisfaire , achever , accomplir : cela rendrait compte de tout, sens et forme.

ASSOUVISSEMENT (a-sou-vi-se-man), s. m.

|| 1° Action d'assouvir, état d'être assouvi. L'assouvissement de la faim. || 2° Fig. L'assouvissement des désirs, des passions.

— HIST. xvic s. Le venin desquels [envieux) j'ay desjà senty, et croy qu'encore l'envie n'a pris son assouvissement, paré, Dédie.

— ÉTYM. Assouvir.

ASSUJETTIE, et aussi ASSUJETTI, IE (a-su-jèti, tie), part, passé. || i" Soumis. Assujetti à la domination romaine. Tous sont assujettis à quelquesuns. || 2° Astreint. Adam assujetti à la mort, après le péché. Assujettis à une loi commune. Tant que nous sommes détenus dans cette demeure mortelle . nous vivons assujettis aux changements, parce que, si vous me permettez de parler ainsi, c'est la loi du pays que nous habitons, boss. Duch. d'Orl. Dans ce que nous venons de voir, c'est-à-dire dans les opérations sensuelles, l'àme est assujettie au corps, ' id. Connaiss. n, 12. || Absolument. Cet homme est fort assujetti , il est tenu dans une grande sujétion par les devoirs de sa place , ses relations de famille, etc. || 3° Maintenu, fixé. Assujetti par un point d'aiguille.

ASSU.IÉTIR et aussi ASSUJETTIR (a-su-jè-tir), j'assujettis, j'assujettissais, j'assujettis, j'assujettirai, assujettissant, assujetti, r. a. || 1° Ranger sous sa domination. Les Gaulois furent assujettis par les

ASS

ASS

ASS

Romains. Grande reine de qui les charmes S'assujettissent tous les cœurs, rac. La nymphe de la Seine. Que votre génie vous assujettisse tout ce qui n'est pas soumis à vos armes, pasc. édit. cousin. || Absolument. En assujettissant vous avez l'art de plaire, corn. Sertor, ni, 2.[| En termes de manège, assujettir un cheval, le conduire de manière que les épaules et les hanches ne sortent point de la piste. Assujettir la croupe d'un cheval, la fixer avec la rêne de dedans et la jambe de dehors. || 2° Fig. Astreindre, obliger. Assujettir les passions. Il assujettissait ses désirs au joug de la raison. Assujettir la prose à un rhythme. De ne point à l'hymen assujettir leur foi, rac. Baj. i, 3. Serment qui pour jamais m'avez assujettie, volt. Alz. ni, 2. || 3° Maintenir en place, fixer. Assujettir la vigne en l'attachant. Pour que les pieux fussent mieux assujettis. || 4" S'assujettir, v. réfl. Se soumettre, s'astreindre. S'assujettir aux lois. Il se sont assujettis à la volonté de leurs maîtres. Les hommes qui s'assujettissent aux règles de la vertu, fén. Tél. xvi. En s'assujettissant minutieusement à certaines positions, dider. Lett. à Mme Riccoboni.

— HIST. xvi° s. Assubjectir et employer des terres à certaines semences, mont, i, 31. Il lui faut nécessairement assujettir l'édifice , et l'approprier à ce à quoi il est destiné, o. de serres, 19. Il faudroit qu'ils fussent assujettis de demeurer quatre ou cinq

mois.... LANOUE, 207.

— ÉTYM. À et sujet.

ASSUJÉTISSANT, ANTE et ASSUJETTISSANT,

ANTE (a-su-jè-ti-san, san-t') , adj. Qui tient dans une grande sujétion , qui exige beaucoup d'assiduité.

ASSUJÉTISSEMENT et ASSUJETTISSEMENT (asu-jè-ti-se-man), s. m. |( 1° État de soumission, de dépendance. Il ne peut souffrir aucun assujettissement. L'assujettissement d'un pays. || 2° Fig. Contrainte, obligation de faire une chose. L'élévation a ses assujettissements et ses inquiétudes ; l'obscurité ses humiliations et ses mépris, mass. Afflict. Ma vie a toujours été pleine d'agitations, d'assujettissements, de fatigues, de contrainte, id. Mort du pécheur. Après avoir tout dévoré, des rebuts, des fatigues, des-assujettissements pour des espérances frivoles , id. Bonh. des justes. N'est-il pas évident que, sous une spécieuse apparence , les ministères publics sont dans la pratique des assujettissements perpétuels et très-réels, bourd. Pensées, t. il, p. 485.

— SYN. assujettissement , sujétion. Ces deux mots ont le même radical et renferment l'idée de sujet. Quand assujettissement signifie l'action d'assujettir , il est tout à fait distinct de sujétion, qui veut dire l'état de ce qui est assujetti. Mais quand assujettissement exprime le résultat d'assujettir, il se confond grandement avec sujétion. Dans la vie il y aune foule d'assujettissements ou de sujétions; la seule nuance, àpeine perceptible, c'est que assujettissement, avec sa préposition à, indique plus expressément l'action subie.

— ÉTYM. Assujettir.

ASSUMÉ, ÉE (a-su-mé, mée), part, passé. La responsabilité assumée par cet employé.

ASSUMER (a-su-mé) , v. a. Prendre sur soi ou pour soi. Assumer la responsabilité d'une mesure.

— HIST. xvr s. Pour assumer une si grant charge sur toy, palsgr. p. 439.

— ÉTYM. Assumere, de ad, à, et de sumere, prendre (voy. somptuaire).

ASSURANCE (a-su-ran-s'), s. f. || i° Confiance, sécurité. J'ai la ferme assurance qu'il nous aidera. Avez-vous cependant une pleine assurance D'avoir assez de vie et de persévérance? corn. Poly. i, i. Et sur ses déplaisirs et son impatience Mon âme prendrait lorsune pleine assurance, mol. Le Dè%.\,\. Désabusez-vous de la pensée qu'après une longue vie la mort vous sera plus douce et plus facile ; ce ne sont pas les années , c'est une longue préparation qui vous donnera de .l'assurance, boss. le Tellier. Jepiis sur cet oracle une entière assurance, corn. Hor. i, 3. Dans vos prospérités mettez plus d'assurance , volt. Œdipe, ni,4. Puis-je sur ton récit fonder quelque assurance ? rac. Brit. m, G. Dispose de ma griffe, et sois en assurance; Envers et contre tous je te protégerai, la font. Fabl. toi, 22. Là vous la pourrez mettre avec toute assurance, Et de cette action nul n'aura connaissance, mol. VÉtour. n, 9. Ne m'abusez-vous point d'un faux espoir, et puis-je prendre quelque assurance sur la nouveauté surprenante d'une telle conversion? id. Don Juan , v , i . Lamitié que nous conservons ensemble, sans nous en rien écrire , et l'assurance que nous avons l'un de l'autre est une chose rare et singulière, voit, i, »22. fi 2° Preuve, garantie. Quelle autre assurance •

puis-je demander de sa bonne foi? Personne ne peut avoir aucune assurance d'être dans cet état, boss. Omis. c. Ainsi parmon hymen vous avez l'assurance Que mille vrais Romains prendront votre défense, corn. Sertor. i , 3. Mon honneur par là cherche son assurance, id. Hor. v, 2. Le roi voyait tout le monde autour de lui prendre ses assurances , anquet. Ligue, n, 249. || 3° Promesse, protestation. Je vous donne l'assurance que je ferai tout mon possible. Avec l'assurance de l'impunité. Sur l'assurance que je lui donnai de ne plus lui en faire de semblables, pasc. Prov. 7. Sur cette assurance, je retournai chez mon docteur, id. ib. i. || Dans les formules de politesse qui terminent une lettre, agréez l'assurance de ma considération, de mondévouement , de mon respect. || 4° En assurance, loc. adv. En sûreté. Pourras-tu dans son lit dormir en assurance ? corn. Nicom. v, t. Faites-lui perdre temps tandis qu'en assurance La galère s'éloigne avec son espérance, id. ib.v, 5. Et tu fuis! et tu crois voguer en assurance , Toi qui cent fois des flots éprouvas l'inconstance , gilb. Didon à Énée. Vous avez bien mis ceux qui suivent vos opinions probables , en assurance à l'égard de Dieu et de la conscience; vous les avez encore mis en assurance du côté des confesseurs ; vous ne los avez point mis en assurance du côté des juges, pasc. Prov. 6. Qu'ils laissent donc le monde en repos, et nos bénéfices en assurance, id. Prov. 1 9. Vous y êtes aussi peu en assurance, id. ib. 4. Par là vous croyez être en assurance, id. ib. -13. || 5° Hardiesse, fermeté, audace. Il parle avec assurance. Faites donc ; votre haine agit trop mollement; Peut-être que le temps vous ôterait l'envie Ou l'assurance au moins de nous ôter la vie , rotr. Antig. iv , 3. Ceux-ci n'ont pas l'assurance de résister en face aux pécheurs , flëch. Serm. i, 2C5. On vit tant d'assurance En son discours et dans tout son maintien Qu'on ne crut point qu'il se doutât de rien, la font. Fabl. vin, -18. L'assurance que vous avez eue de dire que.... pasc. Prov. 13. Ne cherchons donc point d'assurance et de fermeté, id. édit. cousin. || 6° Nantissement, garantie matérielle. Ne traitez pas si l'on ne vous donne une solide assurance. Et quand ses déplaisirs auront quelque allégeance, J'aurai soin d'en tirer d'abord votre assurance [votre reçu], mol. VÉtour. n, 4. || 7° Acte par lequel un assureur s'engage à payer à celui qui perd l'objet assuré une somme fixée dans cet acte. Assurances contre l'incendie. Prime d'assurance, la somme qu'on paye pour être assuré. Compagnie d'assurances , compagnie qui assure contre les différents risques. || 8° En termes de fauconnerie, état de l'oiseau qui n'est plus attaché par le pied. || En termes de chasse, aller d'assurance, aller au pas et sans crainte, en parlant de la bête.

— xvc s. Et me fut dit que sur le soir, sur bonnes assurances, Jean de Chastelneiix et Raymon s'en vinrent au logis messire Guy de la Tremouille pour jouer et esbattre, froiss. ii, n, 215. ||xvie s. Soubs la foy et asseurance [promesse] du comte.... mont, i, 30. La résolution est asseurance d'une ame réglée, id. i, 67. Une asseurance de visage, et souplesse de voix et de geste, id. i, 198. Il ne se donne plus ni trêve ni paix entre les sujets du roi; maison les met en asseurance et sauve-garde, loysel , 795. Antigonus s'esmerveilla grandement de sa hardiesse et de son asseurance, amyot, Eum. M.

— ÉTYM. Assurer. L'ancien français employait de préférence asseurement.

f ASSURE (a-su-r') , s. f. Terme de métier. Dansune tapisserie de haute lisse, le fil d'or, d'argent, desoieou de laine dont on couvre la chaîne de la tapisserie ; ce qu'on appelle trame dans les étoffes et les toiles.

— ÉTYM. Assurer.

ASSURÉ, ÉE (a-su-ré, rée) , part. passé. \) i°En sûreté, à l'abri, sûr. Assuré contre les dangers. Et le sang répandu de mille conjurés Rend mes jours plus maudits et non plus assurés, corn. Cinnà, iv, 3. Typhon qui se croyait assuré par le malheur de ce prince, se vit tout d'un coup abandonné des siens, boss. Hist. i, 9. Et seul, sous la main de Dieu, qui sera continuellement à son secours, on le verra l'assuré rempart de ses Etats, boss. Louis de Bourbon. Un sou, quand il est assuré, Vaut mieux que cinq en espérance, la font. Fab. iv, 2. Moïse se sauva d'Egypte en Arabie, dans la terre de Madian, où sa vertu, toujours secourable aux oppressés, lui fit trouver une retraite assurée, boss. Hist. i, 3. 11 lui parut plus assuré d'empoisonner Pygmalion, fënel. Tél. vm. || 2° Certain. Présage assuré. Tenez pour assuré. Mais voici de retour le fidèle Achorée , Par qui j'en apprendrai la nouvelle assurée , corn. Pomp. n, I. Des nouvelles assurées, id. Ex. de Rodog. Les

auteurs qui ont écrit les quatre Evangiles ne reçoivent pas un témoignage moins assuré du consentement unanime des fidèles, des païens et des hérétiques, boss. Hist. n, 13. Du moins est-il assuré qu'il se faisait des cantiques que les pères apprenaient à leurs enfants, id. ib. il, 3. Mais est-il bien assuré que dans ces contrées si fertiles et si agréables, il se trouve tant de gens qui veuillent se défaire de leur patrimoine? vertot , Révol. rom. liv. xn, p. 184. Il est bien assuré qu'on ne se détache jamais sans douleur. — Il estassuréque vous servez l'Eglise par vos prières, pasc. édit. cousin. Tout ce que j'ai prédit n'est que trop assuré, rac. Brit. I, t. Rome tient maintenant sa victoire assurée, id. Mithr. v, 1. L'infaillible refuge et l'assuré secours, malh. n, l.Iln'est rien ici-bas d'éternelle durée; Une chose qui plaît n'est jamais assurée, id. v, 4. || 3° Qui est sûr de, qui se fie en. Il fallait être assuré de Dieu, boss. Hist. n, 3. Ne vous tenez point pour assurée sur votre vertu, id. iv, Prof. 1. || Qui a la certitude de, sachant sûrement. Qui peut être assuré de son propre bon sens? Arguments, de la fidélité desquels il était assuré. Bien assuré que le gouvernement ferait la guerre. Se tenir assuré de quelque chose. Ce dont je suis bien assuré. Vos yeux ne sont que trop assurés de lui plaire, rac. Andr. iv, 2. Il n'a point son espoir au nombre des armées, Étant bien assuré que ces vaines fumées N'ajoutent que de l'ombre à nos obscurités, malh. ii, 1. || 4° Affermi, stable. Des pas mal assurés. Main assurée. Ayant une démarche mal assurée. Il ira au supplice d'un pas assuré. Pouvoir mal assuré. Paix assurée. Abel tombe, et blessé d'un coup trop assuré, Se roule, se débat, sanglant, défiguré, gilb. Mort d'Abel, ch. vu. || 5° Hardi, ferme. Contenance assurée. Je la vis retenir dans ses mains assurées De l'État chancelant les rênes égarées, volt. Sémir. Il, 4. Est-il possible qu'un homme si assuré dans la guerre soit si timide en amour? mol. Am. magn. i, 1. Vous avez beau faire l'assuré, voit. Lett. 187. Verville n'était guère plus assuré; la suivante ne disait mot, scarr. Rom. corn. I™ p., 13. De fidèles amis et des cœurs assurés, campistron, Andronic, m, 2. Que sa façon est brave et sa mine assurée! malh. il, <2. || Familièrement. Un assuré menteur, un menteur impudent, audacieux. [^"Garanti par une assurance. Maisonassurée contre l'incendie. Je suis assuré. || Substantivement. Tous les assurés ont été indemnisés. || 7° En termes de manège, cheval assuré, cheval qui ne bronche pas

ASSURÉMENT (a-su-ré-man), adv. ||1° Certainement, d'une manière certaine. Les plus grands ouvrages de l'esprit humain sont très-assurément les moins parfaits, vauven. Max. ccen. Je ne connais pas assurément son écriture, voit. Lett. 64. Le bien que j'estime le plus est celui que je crois posséder le plus assurément, id. ib. 14. || Dans ce sens, assurément peut se mettre au commencement de la phrase. Assurément il s'est mal comporté. || 2° Avec assurance. Marchons assurément sur les pas d'une femme, rotr. St Gen. iv, 3. Qui marche assurément n'a point peur de tomber, corn. Poly. il, 6.

— hist. xiic s. Asseurement i va ; kar tu la cited prendras, Rois, 335. || xvr3 s. Parquoy nous osons nous promettre asseurement que la vie éternelle est nostre, calv. Inst. 1094. Lu y mesme commencea à déduire asseurement son faict... amyot, Marins, 23. Il seroit bien malaisé de pouvoir asseuréement dire la vérité de telles choses, id. Démosth. 2(ï.l]zl'absolurent si asseuréement que yEschinus n'eut pas seulement la cinquième partie, des voix et opinions en sa faveur, id. ib. 35.

— ÉTYM. L'ancienne langue a deux adverbes, asseurement et asseuréement; le premier de l'ancien adjectif asseur au féminin; le second i'asseurée , et le suffixe ment.

ASSURER (a-su-ré), ». a. || 1° Rendre solide, sûr, ferme. Assurer les navires avec les ancres. Il assura la table avec un tesson. || Assurer la main . la rendre ferme et sûre. || 2° Donner de l'assurance, ô bonté qui m'assure autant qu'elle m'honore, rac. Esth. n,7. Un oracle m'assure, un songe me travaille, corn. Hor. iv, 3. Et tâchons d'assurer la reine qui te craint, id. Nicom. iv, 3. Cependant prenez soin D'assurer des jaloux dont vous avez besoin, id. ib. v, 1. Girot en vain l'assure, boil. Lutrin, iv. On assure la conscience en montrant.... pasc. dans cousin. || Voltaire a blâmé cet emploi d'assurei dans Corneille; il est vrai que nous disons ma ii;i nt île préférence rassurer. Mais, comme on voit, assurer était en plein usage avec ce sens parmi les contemporains de Corneille; et on pourrait encore s'en servir dans la poésie et la prose élevée.

ASS

tendra une chose sûre, Faire qu'elle ne manp is. il s'assura par la votre amitié. Cette \ ius assure des droits à ma reconnaissance. Elles (assuré d'avance Issurei

munitions à l'ara bien île fois ses jalouses tendresses l inl pi is soin d'assurer la moi t de ses maîtresses, rac. Milhr. i. i. Enfin de tous les Grecs satisfaites l'em leur vengeance, assurez votre vie, tn. Indr. 1, 2. Vainement à son fils j'assurais mon secours, m.

., Je m'assure un porl dan - :;.. Hrit. i.i. .ie vais donc, puisqu'il Faul que je ne' sacrifie, Assurer à Pyrrhus le reste de ma vie, id. ib. iv, i. Demain je ne puis assurer aucun moment, | eti (Uni. i 16. Assure, m'a l il «lit, le i roi, RAC. Eslh il. I. Vous voulez que ma fuite a- ie. flrt'l. m, 7.\ OUS

naissez ... q ni.... fonl des o uvres d

de leur foi , s'assurenl I Uist. n.

<3. || 4" Mettre en sûreté. H assura sa vie par cette pré-

u. Assurant facilement leur marche da lieux découverts. Pour mieux assurer la fortune de ses enfants. Demain, i tuit, {éprendrai des me-

sures Pour assurer le temple et venger ses inj

\>h v ..!. [Il1 S'offrit d'assurer par un hymen pro cham Le bandeau qu'elle avait reçu de votre main, m. Milhr. n. 3. Vous avez des deux mers assuré les 5, m. Phèd.m, •'>. Et qui de ma faveur se voudrait honorer. Si mon hymen prochain ne peut ssurer, m. Iphig. v.j. Mais du moins en partant assurez votre vie, id. /'/ii'./.V.I. En les | j'ai cru vous assurer vous-même, id. Eslh. m, 5. Assurez vol e sort pour assurer le mien, corn. Nioom. i, i. Il vous assure et vie, et gloire, et 1 m. ib. v, ■>. I.e coup à l'un et l'autre en sei cieuz, Puisqu'il t'assure en terre en m'élevant aux eieu\.'ii). Poly.v, B. || 5° Transmettre a] un acte ce qu'on possède ,\ un tiers, il aassu son testament tous ses biens à son ne\eii. || G S en à payer une certaine somme en cas d'un sidéterminé. Trois compagnies avaient ce théâtre Faire assurer, et simplement, assurer son mobilier, le garantir contre tout sinisl une police d'assurance. || 7° Assurera, avec le indirect de la personne a croire, certifier,

Ire de. Je lui assurai que.... J'ai assuré à votre ami qu'il n'y avait nen a craindre. Je ne le fais pas, je vous assure, pour.... (.mi pouvait assurer qu'il n'y aurait pas de disette-? Tour moi contre chacun je pris votre défense. El leur assurai fort que médisance, mol. Mis. m, •'•. trouvez bon que jevous qu'il y a beaucoup de passion dans l'affection que j'ai de vous servir, voir. Lett. 32. | A^n avecle régime direct de la personne. Il l'assura tdes excellentes dispositions de tous les siens. Assurez-le de mon respect. La peine que prit M. Desportes à faire des vers, lui acquit un loisir de dix mille écus: mon père, qui l'a mi. m'en a assuré . ru z. l "' hist. Chacun de ses trois fils l'en assure on pleurant, LA font. Fdbl. IV, 18. Ils assurèrent QuintUS que le peuple l'avouerait de tout ce qu'il dirait de sa part au sénat, vertot, Hêrol. rom. liv. m, p. 273. 111e lit assurer en même temps que, quelques ordres qui lui vinssent de Rome, il saurait bien éviter les occasions de combattre, id. ib. liv. XIV, p. 334. Les principaux de chaque tribu et les chefs des factions l'assurèrent qu'il n'y avait rien de si élevé dans la république où il ne pût prétendre, id. ib. liv. xin, p. 221. Ces insensés croyaient encore les faux prophètes qui les assuraient que le jour du salut était venu, boss. Hist. n, 8. sur le point de les quitter [ses disciples], Jésus Christ les assure qu'il sera présent avec eux jusqu'à la consommation des siècles, MASS. Divinité de Jésus- Christ. Je puis les assurer que tous leurs discours ne m'obligeront pas.... boil. Avert. de la Sat. x. Vous irez chercher autre part de quoi vous rendre agréable aux yeux de vos belles, je vous en assure, mol. Pré. rid. 16. ElIeetM. son mari m'ont chargé de vous assurer de leur très-humble service, voit. Lett. 182. Vous pourriez l'assurer de la foi conjugale, rac. Hnj. ni, 4. Dites-lui un peu que monsieur et madame sont des personnes de grande qualité , qui lui viennent faire la révérence comme mes amis, et l'assurer de leur service, mol. Bourg, gent. v, 5. Je suis aise que vous ayez M. de la Garde, assurezle de moi, sév. 281. ||8° En termes de marine, assurer son pavillon, le faire reconnaître. |l En termes de manège, assurer un cheval , lui faire prendre une position franche et l'habituer à exécuter avec régularité et précision tous les mouvements, les arrêts, etc. Assurer la bouche d'un cheval, l'accoutumer à souffrir le mors. Il En termes de fauconne-

ASS

rie, apprivoiser un oiseau pour empêcher qu'il ne s'effr s'assurer, r. tv/7. Il 1° Se mettre en sûn

assurer contre les pièges. Il s'a ura ment. Contre mon ennemi moi m'assurer, bac. Andr. n, i. c'est en q trouve la condition d'un nme malheureuse,

de ne pouvo r poinl s'a i m toute la prudence

onéteté de sa conduite, mol. D.Juan, m, 4. urerdetot a vertu, corn. \l'ohj.\, t.

ilument, Princesse, assurez-vous, je les prends

sous ma garde, rac. Athal. u, 7. Mes nymphes....

s'assuraient dan, Le fond de mes eaux, in.

Poésies, l. A moins que Valère se pende, Baga-

son cœur ne s'assurera point, mol. lk:p. am. i, 2. |] 2" S'assurer dans, en, sur, a, établir sa con-

urer en quelqu'un. Il s'assurait da promesses de ses a ti qui s'assure en son in-

nocence. Me vous assurez point sur ce cœur incon-

rac. Phèd. v, 3. Mais je m'assure encore aux

Baj. n, L Ne vous assurez

point sur l'amour qu'il vous porte, id. Mitlir. i, 5.

is assurez poinl sur ma faible puissani iv, i. El votre am-- s'assure sur la foi d'un

infidèle et parjure, n>. Alex, i, 3. Aimer. ur sa foi , Ne sait pas

encor si nous avons un roi, [D. Athal. i, 2. Ils no i on leurs propres mérites,

Mais en ton tant de fois, 1D.

ib. m, 7. Ainsi sur l'avenir n'osant VOUS assurer, in. Brit. 1 , 2. Sur les soins d'une mère on peut s'en assurer , m. Andr. m, i. 11 ne doit ni présumer de sa vertu, m s'assurer sur son innocence, fléch. i, 379. Mai:

vous sur ma fidélité, corn, liodog. i, 7. As surez-vous sur lui [rapportez-vous-en à lui] qu'il en ajuste cause, id. Poly. i, -t. Faut-il que je sure au rapport de mes yeux? mol. D. Car. iv, 7. 1 t n'esl 1 p tint coupable en ne s'assurant pas À ce qu'on ne dit point qu'après de longs combats? id. Mis. iv. 3. C'est conscience en ceux qui s'assurent en non-, i: l> des maris, i, n. || 3° S'assurer de, prendre une entière connaissance. S'étant a u du chargement des chariots. Il s'assura du départ de ses a tirer de la vérité. Il s'assurera des

dispositions de ses adversaires. Comment s'assurer de ceux dos écrivains qui sont propres à nous instruire? || 4° S'assurer, être persuadé, avoir la certi tude. J'aimais, et je pouvais m'assurer d'être aimée, rac. Baj. i. '•■ Madame, assurez-vous de mon obéissance, id. Milhr. i. 2. Assurez-vous qu'Isa belle est constan Plaid n, e. Je m'assure qu'il

vaut mieux.... m. Plaid. Préf. Je m'assure que vous

!Z à la lin qu'il n'y a peut-être rien de si difficile que de rendre hérétiques ceux qui ne le sont pas et qui ne fuient rien tant que de l'être, pasc. Prov. 18. Je m'assurerais qu'il serait venu, m. Proph. 15. Je m'assure que vous en serez satisfait, id. Prov. 5. Elle s'assure qu'elle a en soi les forces nécessaires pour cette conquête, id. dans cousin. Assurez-vous (pie je ne vous oublie pas, boss. Lett. Corn. 120. Car qui peut s'assurer d'être toujours heureux? la font. Fab.v, 17. Du sort dont vous par lez, je le garantis, moi, S'il faut que par l'hymen il reçoive ma foi ; Il s'en peut assurer, mol. Éc. des maris, I, 3. Pour mon cœur, vous pouvez vous assurer de lui, m. F. sav. îv, 7. Vous me direz que ces conditions vous paraîtraient merveilleuses, si vous pouviez vous assurer qu'Idoménée les accomplirait de bonne foi, FÉN. Tél. v. || Elliptiquement. On conviendra, je m'assure, que voilà une étrange manière de contracter, j. j. rouss. Contr. m, i 6. Six couplets de chansons qui, je m'assure, remettront tontes choses dans l'équilibre, momtesq. Lett. pus. in. Quelque chien enragé l'a mordu, je m'assure, mol. Éc. des f. n, 2. || Absolument. Voyant trop pour nier, ettrop pour m'assurer.... on ne peut s'assureret l'on est toujours dans la défiance, pasc. êdit. cousin. Je n'y trouvais guère de quoi m'assurer, desc. Méth. || 5" S'assurer de, se rendre maitre de, se saisir de, arrêter, emprisonner. Il s'assura de cette ville. Ils s'assurèrent d'une barque. On s'assura de la personne du prince de Coudé. Les soldats entourent le fugitif et s'assurent de sa personne. Maxime et la moitié s'assurent delà porte, corn. Cinna, I, 3. Allez dès aujourd'hui, Soit qu'il résiste ou non, vous assurer de lui, id. Cid, il, 6. De tous les deux, madame, il se faut assurer, rac. Athal. n, 5. La prudence veut que l'on s'assure de leurs personnes, montesq. Esp.v, 14. || 6° S'assurer de, se ménager l'appui de quelqu'un. Il faut s'assurer d'un journal accrédité. S'assurer de la faveur du préfet. Les Romains, pour attaquer avec sûreté de si redoutables adversaires, s'assurèrent des Carthaginois, boss. Vist, i, 8.11

ASS

s'assura du landgrave do liesse et de la maison de Brunswick, vol i. N. de L. M, 32.

- REM. 1. L'Académie écrit suret sûreté avec un accent circontlexe, avec raison si l'on suit l'étymologio, puisque sur est pour l'ancien français

ni mais alors il faudrait écrire, pour faciliter l'orthographe, en n'introduisant pas des séries discordantes n. laison assurer et ses annexes avec un accent circonflexe; carassurere I aussi pour asseûrei 2 De grammairiens ont prétendu que au de certifier, assurer voulait la préposition d devant la personne à qui l'on parle, el qu'il fallait dire : assurez-lui que je ne l'oublierai, et non : assurez le que je ne l'oublierai. C'est 'une fausse décision quant à la seconde partie : assurer une chose à quelqu'un ou assurer quelqu'un d'une chose sont aussi bon français l'un que l'autre. Voyez les exemples. || 3. D'autres grammairiens ont blâmé Racine el en général les poètes, de (lire s'assurer à m lieu de assurer en.... ou dans.... ou sur....

i urer à est une excellente construction dans la poésie.

— SYN.l. assurer, affermir. Assurer, c'est rendre sûr. Affermir, c'est rendre ferme. On assure un nair ses ancres; on affermit une muraille par de solides fondements. || 2. assurer, affirmer. Affirmer est plus décisif que assurer. Assurer, c'est donner des assurances ; mais des assurances ne sont pas des certitudes; au lieu que l'affirmation ne souffre pas d'incertitude.

— HIST. xr s. I.i quens Rolans mie ne s'asoiiret [ne se met pas en sûreté, ne se cache pas1, Ch. de Roi. en. || xn" s. Com faitement m'en asscûrera? llonc. p. 8. Seigneur, dist Charles, soie/, asseûré, ib. p. 188. Quant la saison du douz temps s'aseùre, Couci, p. 125. J'en sai une, se me vouloit aimer, De bone amour asscurés [je] seroie, quesnes,/{omiinn ro .\i. s?. Par cel apel uni inult le roi asseilré E mult à celé feiz de s'ire refréné, Th. le mart. 43. .... Sachiez dons Que je voel et quex est li dons Dont \ous m'avez asseûré, /." charnue, i7i. || xnrs. Et ce, dient li message, avons nos plain pooir d'asseûrer, se vos volés, villeh. li. Et mandèrent à l'empereur Kyrsac que il asseurast les convenances que ses fils avoit asseûrée>, id. lxxxv. Plus fust asseurée [elle serait plus en sûreté] , s'ele fust à Namur, Berte,TLii. Et li vens est cheùs , et li temps 'asseûré, ib. xlii. Car [elle] bien sait que c'est ele [Berte].... Licuersluidit, pour voir bien l'en asseûra, io. cxxn. Gart que du tout [il] ne s'asseure En sa biauté, ne en sa forme, la Hose, 8353. N'est donc bien fortune seûrc ; Rest bien fos qui s'i asseûré, îb. 6708. I. 'amour] C'est paor toute asseurée, Espe- /'■ i ii i .1 a ■ émut nostre gent par matin assaillie; Trop ert assegurée, çou estoit gransfolie, Ch. cCAnt. ao. Et lors dit quesiferoit-il, mes que il l'asseûrassent [donner des sûretés], joinv. 245. || xv" s. Quand elle se trouva en l'Empire, si fut un peu plus asseurée que devant, froiss. i, 1,12. Quant ils surent que la ville estoit à la comtesse d'Aumale, sœur à messire Robert d'Artois qui trépassé estoit, ils assurèrent la ville et le pays qui à la dame estoit appartenant, pour l'amour de lui, id. i, i, 281. Leur signifièrent ces nouvelles et les asseurerent de la bataille, comm. i, n. Le roy demanda à monseigneur de Charolois ces motz : Mon frère, m'asseurez vous? Ledit conte luy respondit:

Oui comme frère, comm. i, 12 Qu'ilz s'asseuras-

sent bien l'ung l'autre de ne faire paix ne traicté l'ung sans l'autre, id. iv, 3. Se gecla à deux genoulx devant moy comme celluy qui cuidoit desjà estre mort; je l'asseurai le mieulx que je peuz.... id. iv, 7. Àffin que le peuple en fust plus asseûré et combatist mieulx, id. i, 3. ||xvie s. Agesilaus asseura l'advantage qui lui estoit acquis, mont, i, 15. Je ne m'asseure pas que je peusse venir à bout de.... id. i, 37. Je m'estois hasté de l'escrire là, pour ne m'asseurer point d'arriver jusques chez moi , id. i, 78. Fondement asseûré, id. i, 83. Qui plus curieusement s'est asseûré de son salut, que luy de sa ruyne, id. i, 243. Elle print d'une main asseurée la coupe, id. ii, 40. Ils asseurent que les forces humaines ne sont pas capables d'y attaindre, id. ii, 230. Que ce que nous avons dict soit vray, nous «n asseurerions si nous avions sur cela confirmation d'un oracle, id. ii, 281. Je m'asseure que ne voudriez permettre que telles traffiques eussent lieu envers le Roy, marg. Lett. 144. C'est un refus, qui asseure et afferme, Un affermer, qui desasseure et nie, Rendant le cœur en inconstance ferme, st-gel. 3. Ils se noient bien de sa volonté, mais ils ne s'asseuroient point de son courage, la boëtie, 45. Mais certes cela est bien asseûré, que le tyran ne pense

AST

AST

AST

jamais que «a puissance luy soit asseurée, id. 50. Asseure toy [crois], ô Socrates, que.... id. 207. Quand on luy eut fait entendre au vray que c'estoil . il s'asseura [se rassura] et sortit du temple, amyot, Lyc. 8. Il ordonna, si un chien mordoit quelcun , que le màis,tre fust tenu de le livrer, attaché a un cep de hois : c'estoit une bonne invention pour s'assurer du chien, id. Solon, 4 9. Le charton feit tout ce qu'il peut trouver pour arrester les chevaux, en leur tirant la bride, et les caressant et assurant de la voix, id. Publ. 2G.

— ÉTYM. Bourguig. essurai; picard, asseurer ; provenç. assegurar; espagn. asegurar; ital. assecurare. assicurare; de à et sûr (voy. ce mot).

ASSUREUR (a-su-reur) , s. m. Celui qui garantit par contrat d'assurance.

— étym. Assurer; bas-latin, assecuratores , du canoë, assoria.

+ ASTAROTH (a-sta-rof). |[ 1" S. f. Dans la religion des peuples de la Syrie, nom d'une divinité, la même que Astarté. || 2° 5. m. Chez les juifs et les chrétiens, nom d'un démon. [Ces poëtesj N'offrent rien qu'Astaroth, Belzébut, Lucifer, boil. A. poèt. ni.

— ÉTYM. Nom sidonien qui est Ashtoret dans la Bible.

f ASTARTÉ (a-star-té) , s. f. Divinité des peuples de Syrie, et en particulier de Tyr et de Sidon, que les Grecs assimilaient à Vénus.

— ÉTYM. Nom, dans les Septante, de la divinité dite Ashtoret dans la Bible

t ASTATIQUE (a-sta-ti-k') , adj. Terme de physique. Qui ne prend pas de direction déterminée. || Aiguilles astatiques, système d'aiguilles aimantées combinées demanière que les actions de la lerre sur chacune d'elles se neutralisent. || Dans le même sens, conducteur de courant asiatique.

— ÉTYM. 'A privatif, et sra-ruo;, qui se tient (voy. statique).

ASTER (a-stèr), s. m. Genre de plantes vivaces, à fleurons blancs, roses, violets ou bleus, dont plusieurs sont cultivées dans les jardins (aster alpinus, aster grandiflorus, etc.).

— ÉTYM. Lat.,<w<cr;grec, àai/jp; deâs-rpov, astre. ASTÉRIE (a-sté-rie), *-. f. || 1° Terme de zoologie.

Nom d'un genre d'invertébrés radiaires , aussi appelés étoiles de mer, en raison des divisions de leur corps, en général au nombre de cinq. [| 2° Terme de physique. Voy. astèrisme.

— ÉTYM. 'AfrTÉpcj;, étoile, de âtjTpov, astre.

ASTÈRISME (a-sté-ri-sm'), s. m. || l°Terme d'astronomie. Assemblage d'étoiles, constellation. || 2" En termes de physique, astèrisme ou astérie, phénomène de lumière offert par quelques minéraux qui laissent apercevoir une étoile à six rayons.

— ÉTYM. 'Acrt'Ep;<j|j.o:, de àairip, astre.

ASTÉRISQUE (a-sté-ri-sk') , s. m. || i" Terme d'imprimerie. Signe en forme d'étoile (*) , et auquel on attribue un sens convenu. || 2° Dans les manuscrits, sigle qui indique quelque défectuosité dans le texle.

— ÉTYM. 'A<7T£pî(j/.o; , petite étoile , d'àcnip , astre (voy. astre).

t ASTERNAL, ALE (a-stèr-nal, na-1'), adj. Terme d'anatomie. Côtes asternales, celles qui ne s'articulent pas avec le sternum.

— ÉTYM. 'A privatif, et sternum.

t ASTÉROÏDE (a-sté-ro-ï-d'), s. m. Terme d'astronomie. [| i° Petite planète. Les planètes nouvellement découvertes entre Mars et Jupiter sont souvent nommées des astéroïdes. || 2° Petit corps qui parcourt les espaces célestes. Les aérolithes, qui tombent sur la terre, sont des astéroïdes.

— ÉTYM. 'A<ïTV]p, astre (voy. astre), et eîôoç, forme (voy. idée).

f ASTHÉNIE (a-sté-nie), s. f. Terme de médecine. Manque de force, débilité, faiblesse.

— ÉTYM. 'AsOsvEia, faiblesse, de à privatif, et <t6evo;, force.

t ASTHÉNIQUE (a-sté-ni-k'), adj. Terme de médecine. Qui tient de l'asthénie. Maladies asthéniques.

ASTHMATIQUE (a-sma-ti-k'; d'après l'Académie, a-zmatique). || 1° Adj. Qui a un asthme. Il est asthmatique. || 2° Substantivement. Un asthmatique.

— ÉTYM. 'A-7Up.aTiy.ij; (voy. ASTHME).

ASTHME (a-sm'; d'après l'Académie, a-zm'),

s. m. Terme de médecine. Gêne de la respiration qui revient par accès. On m'a conseillé d'aller aux eaux pour un petit asthme, iiamilt. Gramm. 8. Une difficulté de respirer avait fort augmenté l'asthme qu'il [Guillaume III] avait depuis plusieurs années, st-sim. 106 , i ■> i .

— ÉTYM. W-j^ia-x, respiration de àt,v>, souffler, respirer.

f ASTHME (a-sm é) , adj. Terme de fauconnerie. Oiseau asthme, oiseau qui ne peut avoir son haleine.

— ÉTYM. Asthme.

t ASTI (a-sti) ou ASTIC (a-stik) , s. m. || 1° Gros os de cheval ou de mulet dont les cordonniers et les savetiers se servent pour lisser certaines, parties du soulier, et dont la cavité leur sert à mettre le suif pour graisser leur alêne. || 2°Polissoir de giberne.

— ÉTYM. Astic est pour estic, qui vient de l'allemand Stich, chose pointue (voy. asticoter).

f ASTICOT (a-sti-ko), s. m. Sorte de petit ver blanc; larve d'insecte développée dans la viande, et servant pour la pêche.

— HIST. xvr s. Les lansquenets s'acharnent sur eux en criant d'asticot [avec acharnement] : Schelme , Montcontour [coquins, souvenez-vous de la bataille de Montcontour], d'aub. Hist. i, 33).

— ÉTYM. Voy. ASTICOTER.

ASTICOTE, ÉE (a-sti-ko-té, tée), part, passé.

ASTICOTER (a-sti-ko-té), t'. a. Irriter légèrement, tourmenter pour de petites choses. || Il est très-familier.

— ÉTYM. Wallon, asticote, indisposition légère, contrariété ;rouchi, astiquer, toucher avec les doigts à une partie malade ; sans doute de l'allemand stechen; holl. steken (voy. étiquette). Asticot ne paraît pas pouvoir être séparé d'asticoter, l'asticot étant un ver qui se meut beaucoup et qui asticote.

| ASTIQUER (a-sti-ké), v. a. Lisser le cuir des souliers avec un astic. |i Étendre la cire sur la giberne au moyen d'un astic; et par suite dans le langage très-familier et au réfléchi , s'astiquer , s'arranger, se parer, en parlant des hommes.

— ÉTYM. Astic.

t ASTOME (a-sto-m'), adj. Terme didactique. Qui n'a pas de bouche.

— ÉTYM. 'A privatif, et <7TÔua, bouche.

t . ASTRAGALE (a-stra-ga-1'j , s. m. || 1° Terme d'architecture. Moulure embrassant la partie supérieure du fût d'une colonne. Les moulures, les astragales offrent la même perfection, chateaub. Itin. 197. Cène sontque festons, ce ne sont qu'astragales, boil. Art p. i. Foulant créneaux, ogive, écussons, astragales, M'attachant comme un lierre aux pierres inégales, v. hugo, Odes, v, 18. || 2° Termed'anatomie.L'undesosdu tarse, ainsi nommé àcausedesaforniecuboïde.|| 3° En termes de serrurerie, espèce de cordon en cuivre ou en fer au haut des barreaux d'une grille, d'un balcon ou d'une rampe. || Sorte de bourrelet faisant corps avec une bouche à feu, et servant de renfort, d'ornement ou de division.

— HIST. xvi° s. Le susdit astragale est receu entre les chevilles selon ses parties latérales, paré, iv, 36. L'os calcaneum se sépare de contre l'astragale ou l'osselet , id. xiv, 5.

— ÉTYM. 'AiTTpàYaXo;, qui signifie proprement une des vertèbres du cou, puis un os du tarse, puis le jeu d'osselets, et enfin un ornement d'architecture.

2. ASTRAGALE (a-stra-ga-1) . s. m Génie de plantes légumineuses dont quelques-unes fournissent la gomme adragant.

— ÉTYM. 'AoTpayaXo;, nom de plante

f ASTRAGALÉE (a-stra-ga-lée), s. f. En termes d'architecture, profil d'une corniche terminée à sa partie inférieure par un astragale.

ASTRAL, ALE (a-stral, stra-1'), adj. Qui appartient aux astres, qui a quelque rapport avec les astres. Les influences astrales. || Lampe astrale, lampe construite de manière à éclairer les objets de haut en bas sans porter d'ombre par ses appuis. || Année astrale, synonyme actuellement inusité d'année sidérale.

— ÉTYM. Astralis, d'astrum (voy. astre). ASTRE (a-str'), s. m. || 1° Tout corps cheminant

régulièrement dans les espaces célestes. || Astres de Bourbon, petiis corps qu'on a dit avoir vus circuler autour du soleil, au-delà de Mercure. || L'astre des nuits, la lune. || L'astre du jour, le soleil. L'astre du jour a vu ma course vagabonde Jusqu'aux lieux où, cessant d'éclairer nos climats.... volt. Ali. n, i. Prendsgarde que jamais l'astre qui nouséclaireNe te voieen ceslieuxmeltreun piedtéméraire, rac. J'h éd. iv, 2. Il voit l'astre qui nous éclaire, id. Esth. il, 3. Le soir est près de l'aurore ; L'astre a peine vienl d'éclore Qu'il va terminer son tour, lamart. llarm. n. i . || Poétiquement, au pluriel, le ciel. Ta gloire montera jusqu'aux astres, fén. Tél. il. || 2° Terme d'astrologie. Les astres, les corps célestes considérés pai rapport à leur influence prétendue sur la destinée des hommes. Sous quel astre ennemi faut-il que je sois

née! rac MÛhr.l, '■'■■ Sous quel astre cruel avez- vous mis au jour Le malheureux objet d'une si tendre amour?iD. Iphig. v, 3. De son astre opposé telle est la violence, corn. Scrior. i, i. Quel astre agit sur vous avec tant de rigueur? id. D. Sun. m, I. Hymen!... sous quel astre odieux Mon père a-t-il formé tes redoutables nœuds! volt. Alt. ni, 2. Sousquel astre, bon Dieu, faut-il que je sois né? mol. Fâch. i, i. Mon astre me disait ce que j'avais à craindre, id. Mis. iv, 3. Si son astre en naissant ne l'a formé poète, boil. Art.p.i. || 3"Fig. et poétiquement, personneillustre.On vit paraître Guise, et le peuple, inconstant, Tourna bientôt ses yeux vers cet astre éclatant, volt. Henr. m, 65. Il est l'astre naissant qu'adorent nos États, corn. Nicom. n, 1. || Familièrement. Cette femme est belle comme un aslre, elle est très-belle. C'est un astre. Dès que ces nouveaux astres parurent à la cour.... hamilt. Oram. 9.

— HIST. xvie s. Non pas qu'au vrai nous croyons que les astres, Qui sont reiglez, permanans en leurs atres.... rabel. Épitre à Jehan Bouchet, 1837, p. 358.

— ÉTYM. Provenç. astre; espagn. et ital. astro; de astrum; angl. star; allem. Stem; grec, â<7T?ov; persan, store; zend , astu; sanscrit védique, stri. Tous ces mots sont fondamentalement les mêmes, et paraissent se rapporter à un radical sanscrit str , qui signifie disperser : de sorte que les astres sont la dispersion, la dissémination.

(. ASTRÉE (a-strée), s. f. Terme d'histoire naturelle. Sorte de polypier pierreux dont la surface est parsemée d'étoiles.

— ÉTYM. 'Actpaïo:, étoile, d'âarpov, astre.

f 2. ASTRÉE (a-strée), s. f. Terme de mythologie. Fille de Jupiter et de Thémis, qui régnait daas le siècle d'or, et faisait fleurir la justice parmi les hommes. || En astronomie, la constellation de la Vierge. [| Petite planète circulant entre Mars et Jupiter, découverte en (845.

— étym. Astrxa.

ASTREINDRE (a-strin-dr') , j'astreins, nous astreignons; j'astreignais; j'astreignis; j'astreindrai; que j'astreigne ; que j'astreignisse; astreignant; astreint) , r. a. || 1° Soumettre à. On l'astreignit à observer la règle. || 2° S'astreindre, v. réft. Cet homme ne peut pas s'astreindre au moindre travail.

— hist. xiic s. Nos nos astraindrons par fort estude, Job, 4 55. || xivc s. Celles choses il ne deist james, si l'amour et la charité du commun proufit ne li astreinsist. bercheure, f° 29, recto. Il a lié et atraint par serement le pueple, que il ne soufferroient jamès que nuls regnast à Rome, m. f" 28 recto. || xve s. Ses gens estoient durement astreins et fort assiégés dedans le chastel d'Aiguillon, iroiss. i, i, 2G4. || xvic s. lia déterminé par sa luy ce qui est bon et droit, et parce moyen a voulu astreindre les hommes à certaine norme, calv. lnst. G9. Le cotignat, pris devant le past, astraint le ventre,

— étym. Astringere, de ad, à, et de stringere, étreindre (voy. ce mot).

ASTREINT, ElNTEfa-strin, strin-t'), part, passé. Obligé à. Astreint à un rude labeur. L'algèbre est si astreinte à la considération des figures, desc Méth/2,5.

jASTRICTIF, IVE (a-stri-ktif , kii-v'j, adj. Terme de médecine. Qui a la vertu de resserrer.

— HIST. xvr s. Ainsi l'on estanche les fin x de' sang, que les remèdes astrictifs ne peuvent faire, paré, vin, 4.

— ÉTYM. Voy. astriction.

ASTRICTION (a-stri-ksion) , s. f. \\ Ie Terme de médecine. Action d'une substance astringente. || 2° Terme de chirurgie. Action de serrer. L'astriction d'un fil mis autour d'une artère.

— HIST. xvie s. Cest humeur est acide ou aigre, pour de son adstriction roborer le ventricule, paré, i, 20. La matière acre et bouillante pourrait , pour l'astriction des médicaments, estre repoussée au dedans, id. v, 12. Par ceste astriction [du fil] on fait tomber une portion de ladite uvule. id. vi, 7.

— étym. Astrictio, i'adstringere (voy. astreindre).

f ASTRINGENTE (a-strin-jan-s'). s. f. Terme de médecine. Qualité de ce qui est astringent.

ASTRINGENT, ENTE (a -strin-jan . jan-t'). adj. Terme de médecine. Qui a la propriété de déterminer une sorte de crispation dans les tissus. Une substance astringente. || S. m. Les astringents. Le perchlorure de fer est un 'bon astringent.

— hist. xvi° s. Les viandes [aliments] de difficile digestion, ou astringentes, paré, Tnirod. i4.

— étym. Astringens, i'astringere (voy. astreindre).

AST

i ASTOOBOl ISM1 li sm'), ». m.

|| i° Terme île médecine. Paralysie soudait buée a une influence des astres. | l*Coup de

— ÉTYM. "Aorpov, astre,

\m i!(ii>\ \ MOTQl i i Blro o mi k. '), î. f. Terme didactique. Dynamique des astres naissance des Forces qui les meuvent.

— 1.1 \ m. Astre . et dynamique.

iSTHOGNOSIl f. Terme di-

daclique ( onnaissance des a

i nra v- >v, astre, et y.ùii:, connaissanc

(voy. GN

ISTROÏDI didactique.

Qui es) dis

i i \ M I - | etôo; ,

rorme.

\»i ROl il , i. /'. Terme d'histoire na-

turelle l S irte de madrépore. || 2° So qui, d'après Pline l'ancien, était employée

— i ivm Latin, astroites, d'âorpov, 8

\si soi IB1 tro la-b'j, ». m. Instrument au- ■ emplo] é pi ei !a hauteur des astre ■

au-dessus 'i' i n astrolabe en main, elle

a dans sa gouttière S suivre Jupiter passé la i

Sot, t. !! On a il t au astro-

labe pour planisphère céleste

— hist. xiii* s. i mesu-

lonc et le ley [large] de totes cos trelabe, Comput,

— étym. Bas-latin, tutrolabium, du grec i<rtpô- Xa6ov, de ioxpov, astre, et de Xa|x6â <■>, p instrument propre à prendre la position des astres

(pour Xap.6dcvb) voy. I I

ISTROLATRE (a-stro-lâ-tr"), s. m. Adorateur

des aslrcs.

\-i ROI \ il! 1 1 i stro là trie), s. /".Religion dans laquelle on adore les asti latrie paraît avoir

pus naissance chez 1rs Assyriens et les Chaldéens.

— étym. "Atrrpov, astre, et latrie.

\M KOI.Of.lK | /'. Astrologie judi-

ciaire ou simplement astrologie, ait prétendant prévoir l'avenir d'après 1 inspection des astres.

— HIST. xiv* s. El aussi est-il île plusieurs sciences comme de astrologie quant r.s mouvemens . as juge mens, obesmb, F.th. S3. || xv:* s. L'usage de la vraie astrologie.... calv. ntn. On distingue entre

naturelle et cette bastarde'qu'onl I giciens, u>. 12*. Tout ceci est compris dans l'astro-

laturelle; mais les affronteurs qui ont voulu, sous ombre de l'art, passer plus outre, en ont controuvé une autre espèce qu'ils ont nommée judiciaire, in. 1 13.

— ËTYM, 'Awrpoï.o'YÎa, de Korpov, astre, et de )';-: o: , discours (voy. logiqi e). Astrologie n'a primitivement aucun sens défavorable, et signifie proprement doctrine des astres. C'était, pour les anciens , le nom de la science que nous nommons astronomie; et c'est l'abus qu'on en a fait en prétendant deviner l'avenir, qui a déterminé l'usage à donner deux noms différents a la vraie science et à la fausse.

ASTROLOGIQUE (a-stro-lo-ji-k'), adj. Qui appartient à l'astrologie.

— ÉTYM. 'AffTpoXoYixo;, d'à<s-cpo\o-(îx, astrologie. t ASTROLOGIQUEMENT (a-stro-lo-ji-ke-man),

adv. D'une manière astrologique.

— ÉTYM. Astrologigue , et le suffixe ment. ASTROLOGUE fa stro-lo-gh') , s. m. || 1° Celui

qui est versé dans les prétendues règles de l'astrologie. Un astrologue un jour se laissa choir Au fond d'un puits; on lui dit : Pauvre bête. Tandis qu'à peine à tes pieds tu peux voir, Penses-tu lire audessus de 1 1 tête? la font. Fabl. n, 13. Les dames de la cour de Catherine de Médicis n'eussent osé rien faire sans consulter quelque astrologue, thiers, Superstitions, chap. 22. L'astrologue étonné s'émeut, s'arrête et tremble, baynouard, Etats de Blois, i, ). |! 2' Fig. Ce n'est pas un grand astrologue, c'est-àdire, c'est un homme peu intelligent, peu habile.

— HIST. xve s. Nous sommes maintenant en telles comparaisons, lesquelles fit saint Augustin du médecin et del'astrologien, monstrel. li v. i,chap. 17. || xvie s. Je ne voudrois point tourner cette moquerie contre les vrais astrologues [astronomes], desquels on ne peut trop louer le labeur qu'ils ont pris ànous faire connaistre les secrets du ciel, calvin, 1 17.

— ÉTYM. Astrologus, du grec àrrrpoXÔYo; (voy. astrologie). On a dit autrefois astrologien. Ce nom signifiait d'abord ceux qui s'occupaient de l'étude du ciel, c'est-à-dire les astronomes. La folie des di-

AST

i de distinguer ceux qui tla fausse se em e . el qu'i >n m imma a

iition aux astr nos.

ISTROM INCIE (a stro man sie), s. f. Divination p.i

i t \ m \stre, el le suffixe mande ASTRONOME (a stro-no m'), s m. Celui q

astronomie. Ce sont 1rs ira raux des

mes qui n il des yeux . ''t n ius dé

i uificence de ce monde

tépardes aveugl is,fo

■ essa i e pour la |

science que les astronomes de tous les siècles se

transmettent leurs connaissances et se donnent la

j .'Ni. quoique

simple astronome . : d mi nt d un \ aisseau

. en IG98 , volt. Louis \l I . 34,

— HIST. xv* s. Lequel roi Robert, s disoit, estoit un grand astronomien el pie □ di

ace, froiss. i, i, 93.

— ÉTYM, 4»(ronomu», du grec àeTpovâu.0;, de âorfov, astre, et vôjao;, loi, règle (voj ;omi i.

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