s m. i a sii geanl a nds pro
i parmi li 5, volt.
Adélaïde, i , 3.
vvsii i,i m in r, m), s. m. Action
— HIST. xvi* s D nlles et deux assiegeraens donnent e , lanoui Jousies, e feintes, a
i.' place, n1
assii i,i n j'assiège L.reons;
l'assiégeais; j'assiégeai; j'assiégerai; j'assiégerais,
i m sait que Louis : villes plutôt qu il n
et [i ... >
il un tel effoi i . Que , la \ ille aux ab lis . on lui parle d accord
Rodog. i. 6. || 2" Par extens on, autoui ux assiège ii
nal. I rochers sour-
cilleuj Du la porte,
RAC. I'*tli. II, 4. Jl
m, Vétur. ■ ' les sentiers, lamart. Harm. iv, n. ||3° Fig der, importuner, poursuivre. Il m'assiège d supplications, de ses plaintes. Ses cré:
gent a- toute heure. Ce souvenir m'assiège coup de maui if la vieillesse. Mathan.... Plus
méchant qu'Athalie à toute heure l'assiège . Alhal. i, 1.11 \ tôle en un jour les droits des rains, Ceux même des autels où ma fureur l'assiège, U'. Andr. v, 4. Les discours flatteurs assiègent leui trône, MASS. Tint. Le révérend père vint assiéger ses derniers moments, volt. L'h. aux io écus. Non qu'après tout Valois [Henri m] ait un cœur inhu main, Mais l'exemple du crime assiégeait sa jeunesse, id. Henr. il.
— hist. xi" s. En Saragoze vous viendrat aseger, Ch. de Uni. xxxv. || xiie s. David se cureçad forment, e assejad la cited, e prist la tur de Syon, ço est la cited David, Rois, 137. En vain se travilleroit por esleveir noz cuers, s'il ne savoit ke li creeres de nostre salveteit fust assigiez [assis] en ciel, st BEHN. r.25. E il les avironerent tôt en tor e les
ierent, Kachab. i, ch. 5. Ainz que passast la matinée, Orent lur gent tute ordenée, Des or est Paris assegiez, benoît, u, 3~sr»9. || xnr' s. Et bien cuidoit certainement que ce fussent Grieu qui le venissent assegier, villeh. clxii. Einsi se logea li o-, et fu Jadres assegié droit au jor de feste Saint- Martin, id. xlvi. Dejosle lui [il] l'a aseigié [assis], lien. 15(31. Un jor que li dux repaira, Molt oi grant gent, si asejaLacité, e tendi ses tentes, Grégoire le Grand, p. 58. || xvc s. Si issirent de Nantes et allèrent assiéger Rennes tout autour, froiss. i,i, i vu. || xvie s. Nostre chevet assiegé'île médecins et de presclieurs, mont, i, 90. Leurs affaires vous tiennent encore assiégée [occupée], id. it, G9.
— ÉTYM. Berry, assiéger, assiéler , assiter, asseoir; provenç. assetjar, asseliar , asetiar; catal. assetjar, assitiar; espagn. asediar; ital. assediare; bas-lat. assediare, avec les deux sens de donner un siège et mettre le siège; de ad, à, et d'une forme barbare sedia dérivée de sedes (voy. siège, et, pour les formes qui ont un f, assiette).
fASSIEN', IENNE (a-ssiin, ssiè-n'), adj. Pierre assienne, pierre à laquelle dans l'antiquité on attribuait la propriété de consumer les corps des morts.
— ÉTYM. Assos, ville de Lycie.
f ASS1ENTE (a-si-in-f) ou ASSIENTO (a-si-in-to),
s. m. Marché par lequel le g luvernement espagnol
ii i îles es- I mies.
— ètym. i | agn asiento, marché, convention ,
e (v, tymologie
\ssii \ i ISTE (a-si in ti-st') , s. m, I eïui qui avait des actions dan ! p amie de l'A
— i i ^ m issu nte
IkSSIl in i >iè f), s. f. I] 1° Manière de e po ialade ne peut i tenii long me assiette Dé in ;er quelqu'un de son assiette, l 'a siette d une poutre. I ■ jambe ■■
trop court d'à d , l'U-
ti
i Perdre son a iette,
U elle, Donner l'as iette,
ai perd ja
8° Po i tion . li , etc. Asi un lieu, i ette
ette du camp Di is où il
de lieux fo >. Esp.y
ii esl bei '■ d fficile,
corn. Agés, m, i. Le général n'avait pas i
te i le la disposition d'un fourrage 1 58, «8. || 3" L'a siette -l'un im
ente , le fond n inique,
,, d I D milieu
u i ii anslation de sa propriété. || En ti
fa re l'assiette des ventes, marquer dont ils ont accepté la coupe.
4" Fig. rt.ii ril Garder son as-
ii tte i |ua ■ I dan où a isiette. Fairesor-
tir l'ami Etjeveux bien périr comme
ms la même assiette où vous ai ï,coi ' '»"", iv. 4. Une atteinte secrète Nelais en une bonne assiette, mol. le
i esprit demeure dans la même as boss. Int. 30. Les hommes commencem par .m n. m ehl par l'ambition, et ne se trouvenl tte plus tranquille que lorsqu'ils ent, la bruy. t. .Mlle Caminski est vive, , la contredisant sans ménag ment, el n jamais de son assiette tran-
Sur la princ. d'Ashkow. Nous brûirouverune assiette ferme, pasc.
Dispr. '-'. Garde au sein du tumulte une astranquille, boil. Lutrin, i. Jamais un de i e icité qui ait pu marquer q grande âme était sortiedeson assiette, mass. Conli. 11 n'est pas b n grand art pour faire sortir
les meilleurs es ritsdele r assiette, vauvi .. Max. ci i.xvni. Lais iporter son esprit, qui manque
peut-être un peu d'assiette, au plaisir rapide de la surprise, la.Alcippe. || 5° Vaisselle large et plate sur laquelle on mange. Je vous trouve aujourd'hui l'âme tout inquiète, Et les morceaux entiers restent sur votre assiette, boil. Sat. m. Un gourmand dans son assiette Fond le bien de ses aïeux, bérang. H. rangé. Les assiettes des conviés seront creuses, afin que l'on puisse se présenter du potage et s'en servir à soi-même, sans prendre cuillerée à cuillerée dans le plat, Nicolas de bonnefons. Délices de la Campagne, p. 25. 5e édit. tfi73. || Assiettes volantes, certaines assiettes creuses quel'on sert entre les plats et où l'on met des entrées. || Assiettes blanches, assiettes nettes qu'on donne en relevant celles qui ont servi. || Par extension, une assiette de potage, la quantité de potage qu'une assiette peut contenir. Jacob force son frère de lui céder son droit d'aînesse pour une assiette de lentilles, volt. Phil. n, 47. || Familièrement. Piquer l'assiette, manger habituellement chez les autres. Piqueur d'assiette et plus souvent pique-assiette, parasite. || Son assiette dîne pour lui, se dit de celui qui manque de venir à une table d'hôte et qui ne laisse pas de payer son dîner. || G" Technologie. Terme de doreur sur tranche. Composition qu'on met sur la tranche d'un livre avant que de la dorer. || Cuve préparée et remplie des ingrédients nécessaires pour la teinture. || Tout ce qui dans une horloge supporte une pièce quelconque. 'I 7° Terme de paveur. Pavé mis au sens où il doit être sur le sable. Une assiette de pavés en plein sable. || 8° Autrefois, assiette à mouchettes, pièce qui était ordinairement d'orfèvrerie ou d'étain, qui était faite en forme d'assiette, autour de laquelle il y avait des rayons avec un manche au bout, et sur laquelle on posait les mouchettes. On dit aujourd'hui porte-mouchettes. || 9° En termes de chasse, assiette de fer, sorte de piège.
— niST. xiii" s, Noz veismes débat que Pierres requeroità lehan qu'il li asseist dix livrées de terre, le queles il Li devoil asseir de son héritage, il avoil
■ lit) cinq ans qu'il li dut l'ère celé assiete
•i une n nti , béai m. ix, i. il avient à le [la] fois que i l qui font .i iiete por cous [coûts] de quemins ou d'église ou d'aucun commun porfit et sont aus
eu\| meïsm isde i'assiete, se mettent à mains [moins)
eu 1er personeque les autres, m. xxv, 16. || xive s.
Pour ce que la cité estoit moult fort de murs et de
RCHEURE, f" tl, verso. Deux maistres
i : poui faire lever [laver] et ordener l'assiette
nue. [leurs places], Ménagier, n, -s. Pre-
i le la rouelle tic la cuisse, et convient mettre pri l autant de gresse de beuf; et de ce fait l'en ix bons pastés d'assiette, ib. n, 5. L'ordonnance pour les nopees Hautecourt, pour vingt escuelles [couverts], ou [au] mois de septembre : assiette, roisins et pesche ; ou petis pastés, potages.... io. n,4. Premier mets et assiette : pommes cuites.... ib. Premier mets et a iette.... second mets.... tierce assiette.... quarte as iette, ift. [assiette signifie ici ce que nous nommons service]. Et fut l'assiette de la table telle que je vous dirai, FROISS. III, IV, «2. Si assemblèrent à la jouste les deux chevaliers : mais sans ce que j'alonge plus ma matière, pour deviser l'a iette des coups d'un chacun, Bouciq. i, ch. t3. Comme l'assiette de I bampaigne et Brye leur estoit propice a tous deux, et que si le roy d'avanture le vouloit fouller du jour au lendemain , il pou voit avoir le secours de Bourgongiie, comm. ii, iô. Une assiette très forte celle de Picquegny], id. m, 3. Toutefois ne demoura pas qu'elle ne se mist en ses dehors de cette mélancolie, et pour , en lieu de cresson [fig. par allusion au cresson sur lequel on pose le rôti], elle lui dit, louis xi, \<<m\ xx.xni. || xvi" s. Le premier qui y mena un cheval leur feit tant d'horreur en cette as-
iette, qu'ils.... mont, i, 237. Le privilège de quelque assiette particulière aux assemblées publiques, in il, 63. En assiette de terre, corvée ou peine de vilain n'est pour rien comptée, loysel, Dit). Ville bastie en une assiette bien forte, amyot, Solon, 55. 11 feist ceste taxe et assiette de taille non seulement justement.... id. Arist. 58. Sa très-belle assiete à cheval, carl. i, 16.
ETYM. Provenç. assicta, assiette des taxes. Mot de difficile discussion. Il y a dans l'ancien fiançais un mot si et, qui signifie fixé : un jour c'on i a siet,
rAiLLiAR, Recueil, p. 2i;s. Siet vient du latin sltus. situé (voy. site). De siet s'est formé, par assiet, mot fictif ou du moins qu'on ne trouve pas, le substantif assiette. Cela posé, il y a plusieurs autres formes à débrouiller. Sentar, provençal, catalan, e pagnol et portugais, qui signifie être assis, est formé de sïlus, par l'intercalation de la nasale; de sentar dérivent assentar en catalan et en portugais, asentar en espagnol. Le provençal assetar, asetar, dérive de ad et de sïlus. Le provençal assetiar, assitiar. aseti r, le catalan assetjar, assitiar, dérivent de ad et encore de silus, mais par l'intermédiaire d'un substantif barbare sitius ou sitium, dont l'espagnol sitin , lieu, porte témoignage. Le provençal assestar, asseoir, placer, et l'italien assestare, arranger, rendre un poids juste, être propre, convenable, sont plus incertains; cependant il est probable qu'ils viennent d'une confusion de sessum, supin de sedere , et desitus, d'où assestar. Il ne reste plus que l'italien assetiar e, asseoir, ajuster, suborner, châtrer; assettato, assis, d'accord; assettamenle, poliment, proprement; assettatare, qui ajuste, qui pose; asselto, arrangement; ici les deux t font difficulté; aussi Diez tire-t-il assetlare de adsectarê, dérivé de sectus, coupé; signification qui va bien à châtrer, et qui peut s'accommoder aussi à celle de mettre en ordre, diviser, conduisante ordonner; c'est, à ce radical qu'il rattache le français assit tte. On a vu plus haut que assiette est étroitement lié par la forme et par le sens à siet ; quant à l'italien qui veut dire à la fois asseoir, ajuster, châtrer, faut-il admettre qu'asselare a été changé, par assimilation, en asseltare cftii, lui, viendrait de adsectare, comme Diez le dit: d'où alors les sens trèsdivers qu'il a? On suit sans peine la série des sens d'assiette: situation, puis place que les convives occupent à table, et premier, second, etc. service, enfin plat mis devant chaque convive.
ASSIETTÉE (a-siè-tée). s. f. Ce que tient une assiette. Une assiettée de potage.
— ÉTYM. Assiette.
ASSIGNABLE (a-si-gna-bl') , adj. Qui peut être assigné, déterminé. Il n'y a pas entre ces deux objets de différence assignable. De cette diversité na!t
ASS
la première différence assignable, j. j. rouss. Ém.ix. Ce bonheur n'était dans aucune chose assignable, il était en moi-même, m. Conf. vi. Newton a montré que l'incrément naissant d'une quantité mathématique est moindre que la plus petite assignable, volt. Instit. ph. H3. Quand nous cherchons cette unité dans les corps, nous ne savons où la trouver; car nous y trouvons toujours deux parties assignables parla pensée , que nous ne pouvons comprendre être en effet la même chose, boss. Libre arb. 4.
— étym. Assigner.
ASSIGNAT (a-si-gna; le t ne se lie pas; au pluriel Ys se lie: les assignats et.... dites : lesa-si-gna-zet.... Assignats rime avec cas, trépas), s. m. || 1° Terme de jurisprudence. Action d'asseoir une rente sur un immeuble. Vieux en ce sens, on dit maintenant constitution de rente. || 2° Papier-monnaie émis pendant la Révolution , et dont la valeur était assignée sur les domaines nationaux.
— HIST. xvic s. Jadis femme ne prenoit douaire sur ce où elle avoit don ou assignat [transmission de propriété en cas de non remploi de la dot, ou seulement hypothèque spéciale] , loysel, U9.
— étym. Assignatum, de ussignare, assigner. ASSIGNATION (a-si-gna-sion; en poésie, de cinq
syllabes) , s. f. || 1° Affectation d'un fonds au payement d'une dette. || Mandat, ordre pour recevoir une somme assignée sur un certain fonds. On donne assignation sur des arrérages, sur un banquier. || Fig. Dieu ordonne que l'abondance donne des assignations aux nécessiteux sur le superflu des riches, boss. Sertn. Sept. || 2° Terme de procédure. Ajournement à comparaitre par-devant le juge. || Exploit qui indique le jour. || 3° Par extension, rendez-vous. Ils se séparèrent , avec promesse de part et d'autre de se trouver tous les jours à l'assignation, scarr. Rom. corn. ch. 9. Le roi s'étant rendu à l'assignation qu'elle lui donna, balz. 3e Disc, sur la Cour.
— HIST. xiv' s. En teles choses n'a pas certaine diffinicion ou certain terme ou assignacion de distance, oresme, Eth. 242. || xve s. Et furent les seigneurs assignés sur leurs terres et pays à prendre de ce que le roi leur devoit pour les services que ils lui avoient faits en Flandre pour eux acquitter envers leurs gens; de telles assignations ne sais-jepas si les seigneurs en furent payés, ni comment, froiss. il, il, 205. || xvie s. Se trouver les premiers à l'assignation [rendez-vous], mont, i, 5t. Nous attribuons à Dieu les événements d'importance d'une particulière assignation, id. h, 268. Comme le sénat eust donné assignation de dix huit cent mille escus. amyot, Lucul. 24. Si ne faillirent point les deux parties à l'assignation, ains comparurent en bataille rangée les uns devant les antres, id. Marius, 43.
— ÉTYM. Provene. assignation; espagn. asignacion; ital. assegnazione ; de assignationem (voy. assigner).
ASSIGNÉ, ÉE (a-si-gné, gnée), part, passé. || 1° Imputé sur. L'ne rente assignée sur un bienfonds. || 2° Cité devant la justice. Assigné comme témoin. Un seigneur de Touraine, assigné dans son manoir par un huissier, lui fit couper le poing, chateub. Clermont, I io. N'imite pas ces fous.... Qui toujours assignants et toujours assignés , Souvent de meurent gueux de vingt procès gagnés, boil. Ep.u. || Substantivement. L'assigné qui ne comparaît pas. il Terme d'ancienne jurisprudence. Décret d'assigné pour être ouï, ordonnance de juge pour obliger l'accusé à se présenter en personne. i| 3° Fixé. Se trouver au lieu assigné.
ASSIGNER (a-si-gné), v. a. || i° Affecter un fonds au payement d'une rente, d'une dette, etc. Les dettes que vous avez assignées sur le mariage de ma fille, mol. l'ourc. n, 7. Dessus sept ou quatorze il assigne ses dettes, Régnier, Sat. xiv. || 2" Citer par un exploit à comparaître devant le juge. Il faut l'assigner a huitaine. Vous satisfaire, moi! mais je ne vous dois rien; Faites-nous assigner, nous vous répondrons bien, régnard, Méneck. iv, 5. || Fig. j'assigne l'envieux cent ans après la vie, Régnier, Sat. xv. Dans ces autres lieux, Où l'on t'assignera, tu seras odieux , m. Ëpit. i. || 3° Fixer, déterminer. Assigner à quelqu'un un lieu de séjour. Il assigna à chacun son emploi. Un temps fut assigné pour l'exécution des travaux. Assigner une époque ou un terme. Il m'assigne un rendez-vous pour demain. On ne peut pas toujours assigner la véritable cause des événements. || Proverbe. Ce payement est assigné sur les brouillards de la Seine; il n'est garanti par rien.
— HIST. xii* s. La dame l'a à son gant asené, Ë il i vint de bonne volenté, Raoul de C. 147. || xih* s.
ASS
X la parfin li archevesques fu semons, et li jours fu assignés ciertains , Chr. de Rains, 239. Et fut li jours assignés à faire la monstrance, ib. 240. Et deivent à celui jor, que le seignor lor aura assené, venir devant le seignor, Ass. de Jér. (20. Si comme s'il defaloit à aler as jors assignés por le [la] besogne son segneur, beaum. 83. Et assigna rentes suffisantes aus moines qui estaient illec, joinv. 298. j| xivc s. Après il assigne la cause pour quoy tex chevaliers ne ont pas la vraye vertu de fortitude, ORESME, Eth. 85. En commun parler nous assignon sapience à ceulz qui.... id. ib. 117. Ce n'est pas legiere chose de rendre et assigner de ce raison ou règle certaine, id. ib. (30. Je vous pri, beaux doulz sire, qu'ensemble nous comptons; Et s'a souldre vous ai, nous le vous renderons, Ou soubz noslre signet le vous assignerons, Guescl. 10854. || xv" s. Donc fut pris et assigné un certain jour à estre a Gand, i-noiss. I, I, 86. || xvr3 s. Dieu en a ordonné aucuns à salut, et assigné les autres à damnation éternelle, calv. Instit. 738. Moyse assigne ceste cause de leur rédemption, que Dieu a aimé leurs pères, id. ib. 739. Pour le bastiment de l'abbaye, Gargantua assigna, sus la recepte de la Dive, 166 9000 escutz au soleil, rab. Gar. i, 53. Assigner l'heure et le lieu de la battaille, mont, i, 24. Ayant contremandé ses amis qu'il avoit assignez au conseil, id. i, H 29. Est il quelque trophée assigné pour les vainqueurs qui ne soit mieulx deu à ces vaincus? id. i, 244. Il assigna trois ports à leur passage, id. i, 298. Les amoureux se remercient, s'assignent et
disent enfin toutes choses des yeulx, id. ii, 158
Mais il n'est que promesse, Quand on la sait saigement assigner En beau papier, marot, vi, 259.
I aroù il devoit assigner son coup, fr. de bonnivard, Bibl. des Chartes, 2e série, t. il, p. 397.
— ÉTYM. Berry, assiner; wallon, asèner, faire signe; provenç. assignat; espagn. asignar; ital. assegnare ; de adsignare, de ad, et signare, faire signe (voy. signer). On voit que assigner et assener se confondent. Le g ne se prononçait pas au xvne siècle : assincr, d'après chifflet, Gramm. p. 227. L'auberge enfin de Fhyménée Lui fut pour maison assinée, la font. Fabl. vi, 20.
f ASSIMILABILITÉ (a-ssi-mi-la-bi-li-té) , s. f Terme de physiologie. Qualité qui fait acquérir aux substances nutritives, dans l'intestin, avant même d'être absorbées, un état voisin de celui des principes du sang.
f ASSIMILABLE (a- ssi-mi-la-bl'), adj. Qui peut être assimilé.
f ASSIMILATEUR, TUICE (a-ssi-mi-la-teur, tri-s'), adj. Terme didactique. Qui procure l'assimilation. Les forces assimilatrices.
[ ASSIMILATIF, 1VE [a-ssi-mi-la-tif, ti-v'), adj. Terme didactique. Qui tient à l'assimilation, qui' s'y rapporte.
— HIST. xvie s. Les parties concoctrices, distributives, assimilatives et expulsives, paré, i, \.
— ÉTYM. Assimiler.
ASSIMILATION (a-ssi-mi-la-sion) , s. f. || 1° Action de présenter comme semblable. Une assimilation injurieuse. || 2° Terme de physiologie. Action commune à tous les êtres organisés et par laquelle un corps vivant rend semblables à soi, et transforme en sa substance les matières alimentaires. L'assimilation, qui est une cause de mort, est en même temps un moyen nécessaire pour produire le vivant, buff. Animaux reprod. || 3° En grammaire, règle euphonique par laquelle une consonne transforme la consonne qui la précède en une autre consonne de même degré qu'elle. Ainsi, dans in-lisible, l'assimilation change Yn en l : il-lisible.Ond.it aussi attraction en ce sens. || Dans les langues, procède de l'usage rapprochant ou confondant des mots qui, différents au fond, se ressemblent pour la forme ; ainsi, dans résonner, qui devrait être resonner, l'assimilation avec raisonnera fait prononcer et mettre un accent.
— HIST. xvie s. L'aliment sera fait propre substance de la partie, qui est la vraye assimilation, paré, Introd. s.
— étym. Assimilatio (voy. assimiler).
ASSIMILÉ, ÉE (a-ssi-mi-lé, lée), part, passé.
II 1° Alexandre assimilé par Boileau à un -fou furieux. Il 2° En termes de physiologie, les substances assimilées.
ASSIMILER (a-ssi-mi-lé) , v. a. || 1° Comparer, rapprocher. Comment assimiler des choses si con- .' Peut-on assimiler l'or au cuivre? || 2" En termes de physiologie, convertir en sa propie stance. Les animaux s'assimilent un grand nombre de substances végétales. Les êtres qui ont la puis-
ASS
sance do convertir la matière en leur propie substance et de s'assimiler les parties des autres êtres, sont les plus grands destructeurs, buff. Animauxreprod. Il 3° Convertir en semblable. La civilisation tend à assimiler les différents peuples. || 4' S'assimiler, v. réfl. Se comparer. L'amour-propre nous pousse sans cesse à nous assimiler à qui vaut mieux que nous. || Être assimilé. Les substances nutritives s'assimilent plus ou moins facilement. |] Se rendre semblable à. Les Stoïciens cherchaient à s'assimder à un certain idéal du sage qu'ils s'étaient formé.
— HIST. xvie s. Il faut que l'aliment soit agglutiné et fiché; finablement, qu'il soit assimilé et fait du tout semblable [à la partie], paré, Introd. 8. La propre action de l'estomac est d'attirer, retenir et assimiler ce qui lui est convenable, id. i, (4.
— ÉTYM. A>similare, de ad, à, et de similis, semblable : rendre semblable (voy. ce mot).
ASSIS, ISE (a-sî, si-z'), part, passé. || 1° Assis dans un bon fauteuil. Assis sur les bancs de l'école. Assis près d'un malade. Dieu! que ne suis-je assise à l'ombre des forêts? rac. Phèd. 1, 3. Et dans mon cabinet assis aux pieds des hêtres, Faire dire aux échos des sottises champêtres, boil. Sat. ix. || Par extension. Nos ancêtres assis dans les ténèbres de la mort, mass. Mélange. || Substantivement. Voter par assis et levé, en se levant ou en restant assis. Il 2° Posé. Édifices mal assis sur leurs bases. Les pierres sur lesquelles la tour était assise. || Fig. Des impôts bien assis. Fortune assise sur de belles et bonnes fermes. || 3e Situé. La ville est assise sur une colline. ||4° En termes de blason, assis se dit de tous les animaux domestiques qu'on représente posés sur leur derrière. || 5e Terme d'équitation. Cavalier bien ou mal assis, cavalier qui se tient ou ne se tient pas ferme sur la selle. || Cheval bien assis sur ses hanches, cheval qui, au manège, a la croupe plus basse que les épaules. || 6° S. m. Face supérieure de la pierre à feu d'un fusil.
ASSISE (a-si-z') ,s. f. || 1° Rang de pierres de taille posées horizontalement, et sur lequel on assoit une muraille. Les assises [des pierres des édifices grecs] arrivaient à un aplomb incroyable, ciiateaib. ïtin. 197. Je la compare à un maçon servi par un apprenti qui lui apporte tous les matériaux dont il a besoin, tandis qu'il les dispose par assises et par chaînes pour élever son édifice, bern. de st-pierre, li v. v. Ilarm. anim. \\ Bâtir pai assises réglées, bâtir avec des pierres de même hauteur, et dont le centre supporte les joints montantsde l'assise inférieure. Il 2° En termes de géographie , assises d'une montagne, gradins réguliers dans une montagne qui ne s'élève point par une pente insensible. || 3° En termes de géologie , masse minérale disposée en banc d'une façon analogue aux assises d'une construction. Il 4° Au pluriel, session d'une cour criminelle. Tenir les assises. Après la tenue des assises. || Cours d'assises, tribunaux criminels. || Autrefois on nommait assise ou assises, certaines séances extraordinaires que tenaient les officiers des seigneurs de fiefs; et aussi les assemblées de seigneurs convoqués par le prince pour juger une cause importante. Nul n'a droit d'assise ni de ressort, si non le comte de Clermont, Coutumes de Clermont. art. <99. Il Anciennement, les grandes assises étaient la séance de certains juges supérieurs, qui étaient envoyés dans les provinces, pour examiner si les juges des tribunaux subalternes remplissaient leur devoir. Il Règlements, statuts ou ordonnances faits dans les assises. Assises de Jérusalem, recueil des lois qui régissaient les croisés établis dans la Syrie. || 5° En technologie , soie qu'on étend sur les aiguilles d'un métier à bas, et qui dans le travail forme les mailles. || Dans l'ancien armement, partie de la batterie d'un fusil à silex; la table qui renferme le bassinet.
— HIST. XIIe s. Dist Senehaut : mont vaut mieus ceste assise [séance] Que cent mil livres ou pan de ma chemise, du cange, assisi.r. \\ xine s. Il est assise ou usage au retaume de Jérusalem, que.... Ass. de Jér. 40. Après ce que les avant dites assises furent faites et les usager establis, le duc Godefroi.... ib. 1, 24. Bonne coze est à bailli de souvent tenir ses assises, au moins de six semaines à autre, ou de sept, 1 i m m. 34. Et pour ce que nous voulons que ces seremens soient fermement establiz, nous voulons que il soient pris en pleinne assise, devant touz, et clers et lais, joinv. 295. || xve s. Le roi et ses consaulx vouloient remettre sus généralement parmi le royaume de France les assises [sorte d'impôt] qui avoient couru et estoient levées du temps du roi Charles, froiss. 11, 11, i27.||xvie s. [Il s'agit des marches d'un escalier en vis brisée.] L'espaisseur
ASS
ASS
ASS
wtoyt de trois doigts, l'assiezepar nombre do douze entre chascun repos, RAB. Garg,
(une chose a cul aise, li v1 . provene. asisa : d'à i tqueuneon
. dansl'un eU'autre cas, de choses ou de personnes n ASSBT \m I || 1° 1
ou d'un prôn donna tant au juge de pa n droit
d'assistance du curé. 2 Pei
n un lieu, assemblée. Le pi leur toucha fairo à
i n, fl. || 3° Le
\. Dans Buites, ;i<<i i un jé-
suite fait li
provincial i tts doil
préparer les affa
est parti pour aller a son assistance. ||4° Aido, secours. Dont
Dont li • Hist.
î, il. X qui refusa-t FLÊCH. l)(U<i>h. M le leur appi
scarr. Rom. eom. ch. 12.1 assistances aux pauvres, volt. Dial. xxvi, 3. Nous mourrons à istance Que
vous peut en ces lieux offi corn, ltodog. m,
fre l'assistance De ce que Rome encore a d d'importance, id. Sertor. i. moi mon ri-
val obtient mon assistance, rotr. Vencesl. ni. o. M'y exposer par une aveugle ce serait me
indigne d lance, ce serait courir
a ma perte, boi rd. Pensées, t. n p 84.
nisr. xvr s. Chascun d esté abbruvé cent fois, mont. i. m. d'un nombre de > ^etesplorez, id. i, 00.
qui appelle Dieu à s in as si tance | qu'il est dans le train <lu vice.... id. i
refroidit par une trop continuelle assistance [présence], is. iv, 106. Pi toute sorte d'assistance, Vie, xxii. J
aussi protester devant Dieu en cette assistance, que mon intention est.... n>. Hist. n, 245.
— r. rvvt. Assistant.
ASSISTVNT, ANTE a si-stan, stan-t'), adj.
l Qui assiste, lise dit particulièrement i clésiastiques qui , dans les messes solennelles, assistent le célébrant à l'autel. Être assistant, de prêtre assistant. || .S', m. L'assistant, le prélat qui assiste le consacrant, lorsqu'on sacre un é
stanl doit jeûner la veille du sacre et se trouver à l'es, tu de ses habits pontificaux, di ■ unis. Maximes canoniques. || Celui qui, dan
général dans ses fonctions et lui sert de conseil. || Dans les - . l'assistant est celui qui fait
les fonctions du supérieur du séminaire, quand le supérieur n'y est pas. || Assistante, s. f. Dans les communautés de Femmes, celle qui, au dél l'abbesse, fait les fonctions quand la mère rieure n'y peut vaquer. || Assistante, la religieuse quiestenvoyi irloir pour aci ter celle
qu'on y d et ouïr ce qu'on lui dit.
il 2° S. m. plur. I es p rsi n lieu, t i ;. On fit rel rer I
tants. Il ne s'emploie qu'au pluriel. On dit : un des assistants et non pas un assistant.
ASSISTÉ, i : ie), part, passé. || 1" Ac-
compagné. Il compai il ivocat. Il vint
assisté de ses témoins. || 2° Aidé, secouru. de vos conseils. Les pauvres qui ne sont pas assistés. Au retour de la chasse, hier, assisté des i rotr. Vencesl. i, t.
ASSISTER (a-si-sté). || 1° V. n. Se conjugue avec l'auxiliaire avoir. Être présent. Il assistait en personne. Ils ont assisté à un spectacle. Il assistera à la rédaction du testament. Tout Paris assista à ses funérailles. H 2° V.a. Seconder quelqu'un en justice. J'assiste en justice un mien parent. J'assistais comme avocat le prévenu. || 3" Siéger comme assesseur, seconder dans un office. || 4" Accompagner. Se faire assister par quelqu'un. Quand il fit ouviir la porte, il était assisté du commissaire de police. Et là d'une voix claire, Devant quatre témoins assistés d'un notaire, Il avouera.... n\c. Plaid, il, 4. || Assister un malade, lui donner des soins, l'exhorter à bien mourir. Elle voulut assister ce frère mourant, fléch. Mont. ]| Assister un criminel, lui donner les consolations de la
|| 5° Aidi r. secourir Je i
ste de mes f. fine. Vous
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nner, id. ii, 197 I
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p : .'i' de SI l id. 80. Les dames se trouvoient .
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