‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 188 sur 462 · ATH · texte numérisé non relu

ATH

Il 3° En termes de fortification, excavation de fossé.

|| Entendre bien l'atelier, être habile à conduire les travaux d'attaque et de défense d'une place. || 4° Atelier du sculpteur, nom de petites constellations du ciel méridional.

— HIST. xvic s. Comment seroit porté le piastre à l'atelier, RAB.Pânf. m, 49. Il employa ces deniers, pour le moins la pluspart, à ses propres bastimens,

en peu à l'autre attelier [aux travaux de canalisation], cahl. i, 3i. ils avoyent conclu de jetter mon hastelier à bas, pai issy, 9.

— ÉTYM. Berry, atelier; provenç. astelier, amas de lances; espagn. astillero, râtelier pour les piques. D'après l'orthographe ancienne, on reconnaît qu'atelier a même radical qu'attelle (astelle) : c'est le lien où Ton prépare les attelles, qui sont de petites planches; en w\ mot, c'esl l'atelier d'un menuisier; de là le sens a passé à toute espèce d'ate lier (voy. attelle). L'orthographe attelier a été longtemps en usage . et il serait mieux d'écrire ou attelier par deux tt, ou atelle parmi seul t. La prononciation à-te-lié.qui s'entend très-souvent, a con-

latrace d'une lettre disparue (astelier). ATELLANES (a-tèl-la-n') , s. f. plur. Petites piè mi caractère bouffon, souvent licencieux, en usage sur le théâtre romain.

— ÉTYM. Ainsi nommées de Atclla, ville osque située dans la Campanie.

ATÉMADOULET (a-té-ma-dou-lè), s. m. Titre du premier ministre de Perse.

— ÉTYM. Arabe, itmâd eddaoulet, l'appui de l'empire.

ATERMOIEMENT (a-tèr-moî-man) , s. m. \\ 1" Délai aci ird à un débiteur par ses créanciers. || 2°En général', retard, faux-fuyant. Il ne cherche que des atermoiements.

— HlST. xve s. Attendu la courtoisie et aterminement que le supliant avoit fait à icellui Alard d'avoir preste si longuement son argent, du cange, aterm in are.

-ÉTYM. Atermoyer; provenç. aterminamen, corne, limite.

ATERMOYÉ, ËE (a-tèr-mo-ié, iée, ou a-tèr-moiié, iée), part, passé. Renvoyée un autre terme. Des payements alermoyés.

ATERMOYER (a-tèr-mo-ié ou a-tèr-moi-ié) .

il 1° V.a. Donner un atermoiement. Atermoyer une lettre de change. || 2° V. n. Différer, chercher des faux-fuyants. l| 3° S'atermoyer, v. réfl. Faire un atermoiement avec ses créanciers.

— HlST. xuc s. Quant à l'arcevesque ont li reis asez parlé, Un parlement lur ad à ïurs aterminé, Th.lemart. H6. xm" s. La bataille ont aterminée S. quinze jors sans demorée, lien. 14535. Li frère Guillemin, Li autre frère Hermin M'amor lor atermin : Je's [je les] amerai mardi, ruteb. 174. Qu'il ne puisse fere les detesaterminer, beaum. xxxv, 29. || xvi" s. Tout obligé pour chose judiciaire est contraignable par corps, sans qu'il puisse estre attermoiè, ni reçu à faire cession, loysel. 907.

— étym. À etterme; prov enç.aterminar. Dansles anciens exemples ci-dessus, aterminer, qui veut dire surtout fixer, déterminer, vient directement du latjn ad et terminare ; au contraire, atermoyer, qui est plus récent, a été fait directement de terme, comme cliarroyer, de char.

f ATHALAME (a-ta-la-m') , adj. Terme de botanique. Privé de conceptacles, eu parlant des lichens.

— étym. 'A privatif, et BôXap-oç, lit, conceptacle. f ATHALLE (a-ta-F), adj. Terme de botanique.

Qui n'a point de thalle, de feuilles.

— étym. 'A privatif, et thalle.

ATHÉE (a-tée), s. m. Celui qui ru1 croit point que Dieu existe. Alors [dans les premiers siècles] des athées devenaient chrétiens; maintenant des chrétiens deviennent athées, bourd. Pensées, t. i, p. 264. Athènes, la plus polie et la plus savante de toutes les villes grecques, prenait pour athées ceux qui parlaient des choses intellectuelles, boss. Hist. a, 5. || Adjectivement. Un prince athée. Des propositions athées.

— ÉTYM. "A6so;, de à privatif, et de 8eô;, Dieu (voy. dieu).

ATHÉISME (a-té-i-sm') , s. m. Opinion des athées. La fin de vos revers confondra l'athéisme, m. j. chén. Fe'nel. v, 5. À la fin tous ces jeux que l'athéisme élève Conduisent tristement le plaisant à la grève, boil. Art p. n. On a bien prévu que, tandis que les uns ne cesseraient de disputer, les autres, fatigués de tant de folles visions et ne pouvant plus reconnaître la majesté de la religion déchirée par tant de sectes, iraient enfin chercher un repos funeste et

ATI

une entière indépendance dans l'indifférence des religions ou dans l'athéisme, boss. Reine d'Anglet. Il y a un athéisme caché dans tous les cœurs qui se répand dans toutes les actions; on compte Dieu pour rien : on croit que, quand on a recours à Dieu, c'est que les choses sont désespérées et qu'il n'y a plus rien à faire, id. n, Pensées détachées.

— HlST. xvies. Onvoitdespersonnesquinesontpas encore venues jusques a l'athéisme , mais sont après pour en trouver le chemin, h. est. Apol. d'IIér.i, 14.

— étym. Athée.

f ATHÉISTE (a-té-i-sf), s. m. Athée. Vieux.

— HIST. xvie. s'. Il entreprend, par raisons humaines et naturelles, establir et vérifier contre les atheistes touts les articles de la religion clirestienne,

— étym. Athée.

| ATHÉISTIQUE (a-té-i-sti-k'), ad/. Qui a rapport à l'athéisme. Croirait-on qu'un jésuite irlandais a fourni des armes à la philosophie athéistique, en prétendant que les animaux se formaient tout seuls? volt, dans laveaux.

— étym. Athéiste.

ATHÉNÉE (a-té-née), s. m. || 1° Terme d'antiquité. Lieu public où les poètes et les rhéteurs faisaient lecture de leurs ouvrages. || 2° Etablissement, n'appartenant pas à l'enseignement officiel, où se font des cours ou des lectures.

— étym. Athenseum, du grec àOiivaïov, temple de Minerve, de 'AOïjvti, Minerve.

f ATHERMANE (a tèr-ma-n ) ou ATHERMIQUE (a-tèr-mi-k') , adj. Terme de physique. Corps athermane, corps qui a la propriété d'arrêter les rayons de calorique qui tombent sur sa surface.

— étym. 'A privatif, et 6épu.7), chaleur (voy. thermal).

| ATHÉROME (a-té-ro-m') , s. m. Terme de chirurgie. Espèce de loupe enkystée, oblongue, élastique, formée par une matière blanchâtre, jaunâtre ou grisâtre.

— hist. xvr s. Dans l'atherome est trouvé un humeur semblable à bouillie qu'on fait manger aux petits enfants, paré, v, 17.

— ÉTYM. 'ABiptofia, de àOripa, bouillie. ATHLÈTE (a-llè-f), 4'. m. || i° Tenue d'antiquité.

Celui qui s'exerçait à la lutte ou au pugilat peur combattre dans les jeux solennels de la Grèce. En cette hautaine entreprise, Commune à tous les beaux esprits, Plus aident qu'un athlète à Pise, Je me ferai quitter le prix, malii. m, 2. Aux athlètes dans Pise elle [l'ode] ouvre la barrière, boil. A. p. n. Le corps d'un athlète et l'àine d'un .sage, voilà ce qu'il faut pour être heureux, volt. Lettre à Helvétius, t Tin. 27 octobre. La nature a introduit l'homme dans la lice du monde comme un courageux athlète qui ne doit respirer que la gloire, boil. Longin, Sublime. 29.112° Fig. Humilie fort et adroit aux exer cices du corps. C'est un véritable athlète. [| 3" Fig. Les athlètes de la foi, de Jésus-Christ, les martyrs. Cours, généreux athlète, en l'illustre carrière Où de la nuit du monde on passe a la lumière, rotr. St Gen. iv, 4. || 4° Fig. Adversaire, émule. Vous aurez affaire à un rude athlète.

— ÉTYM. Athleta, de àoXviTrjc,-, de àÔXoç, combat, lutte.

ATHLÉTIQUE (a-tlè-ti-k') , s. f. L'art des athlètes.

— ÉTYM. 'A6).y]tixv] (xÉ/vr,), l'art des athlètes. ATHLÉTIQUE (a-tlè-ti-k') , adj. Qui est propre à

l'athlète. Taille, force athlétique.

— ÉTYM. '.\6).yjtixô;, de à9Xv)Tï|ç, athlète.

f ATHLÉTIQUEMENT ( a-tlè-ti-ke-man ), adv. D'une manière athlétique.

— ÉTYM. Athlétique, et le suffixe ment. ATHLOTHÈTE (a-tlo-tè-tf) , s. m. Terme <l,nu

quité. Officier qui, chez les Grecs, présidait aux combats gymniques.

— ÉTYM. 'A6ào8étï)ç, de 3e8Xo;, combat (voy. athlète), et de 0ÉTr,r, celui qui pose, qui fixe (voy. thème).

| ATHORACIQUE (a-lo-ra-si -k') . adj. Terme de zoologie. Qui n'a point de thorax.

— ÉTYM. 'A privatif, et thorax.

f ATICHE (a-ti-ch') , s. f. Terme de pêche. Bandelette qui entoure le tranchant d'un haim.

ATINTÉ, ÉE (a-tin-té, tée), part. passé. Une jeune fille tout atintée.

ATINTER (a-tin-té), v. a. Orner avec affectation. Populaire. || S'atinter, r. réfléchi.

— HIST. xvc s. Et au dit hostel le roy, y fist granl chiere, et y trouva trois beaulz baings honnestement et richement atintelez, J. de troyes, Chron. I4U7. Le suppliant dist par esbatement à un archier qui alintoit une flèche, pourquoy il atintoit la dite (le-

ATM

che, etqu'ilne sauroit frapper une enarretéedefoin, du cange, attare. A son costé gisant dame Sydoine Blanche, tendre, pollie etattaintée, villon. Bail. Contredit de [mue Gantier. Gardez que tout notre bagage soit bien attinté, louis xi, Nouv. au. || xvic s. Les mieuv goderonnées et attintées filles de l'aage d'entre seize et vingt ans, des accords, Bigarr. contre-peleries.

— étym. Origine inconnue. Il y a dans l'ancien français lin .dans le provençal fin ou ten , tempo , delimpusquele bas-latindisaitau lieu de lempus, la tempe. Mutin- en viendrait-il, et voudrait-il dire proprement orner la tête, coiffer? Comparez attifer qui parait aussi tirer sa signification de la tête ou du moins des cheveux. Il y a aussi, en termes de marine, attinter, signifiant mettre sur le tin, qui est une sorte de pièce de bois, et qui se rattache à l'ancien français tinel, bâton; dès lors atinter aurait-il pris un sens dérivé, comme fâté qui vient de fust, bâton?

f ....ATION, finale dérivant de la finale latine atio, qui, provenant du supin atum, indique l'action du verbe dont il s'agit, ainsi : préparation, action de préparer. La finale latine atio se rendait, dans l'ancien français, par aison ou oison: oraison, raison, saison.

t . ATLANTE (a-tlan-f) , s. m. || 1" En termes d'architecture, figure humaine chargée de quelque fardeau. Synonyme de cariatide.

— ÉTYM. Atlas, grec, "AO.a;, terme d'architecture latin et grec, qui vient, par similitude, d'Atlas portant la voûte du ciel.

2. f ATLANTE (a-tlan-f), s. m. et f. Habitant de l'Atlantide.

— ÉTYM. Voy. ATLANTIDE.

■(■ATLANTIDE (a-tlan-ti-d'), s. f. Giande terre qui , d'après des récits très-obscurs venus des Égyptiens par les Grecs, aurait existé dans la mer qui est entre l'Afrique et l'Amérique.

— ÉTYM. Voy. atlantique.

ATLANTIQUE (a tlan-ti-k , adj. ]] 1° Mer Atlantique, mer qui est entre l'ancien et le nouveau monde.

|| 2" Format atlantique, format où la feuille entière ne forme qu'un seul grand feuillet ou deux pages.

|| 3° En termes d'histoire naturelle, qui vit dans la mer Atlantique. || 4° S. f. L'Atlantique, la mer Atlantique.

— ÉTYM. Atlanticus, du grec à-cXa'/Tixè;, d'Atlas, montagne de l'Afrique, qui a donné sorr noin à la mer voisine, et que l'on comparait à 4fZa4portant leciel.

ATLAS (a-tlàs'l , s. m. || 1° Recueil de cartes géographiques ou de tableaux, t 2" Tout recueil de cartes , de planches , etc. , joint à un ouvrage. L'atlas du Voyage du jeune Anacharsis. || 3° Terme d'anatomie. La première vertèbre du cou.

— ÉTYM. Atlas, géant que la mythologie disait porter le ciel. On a ainsi appelé le recueil des cartes géographiques à cause de la grandeur du format. La vertèbre se nomme ainsi parce qu'elle supporte la tête, comme Atlas le ciel.

f ATMIDOMÈTRE (a-tmi-do-mè-tr'), 5. m. Voy.

A 1 MOMËTRE.

f ATMOMÈTRE (a-tmo-mè-tr') ou ATMIDOMÈ- TRE (a-tmi-do-mè-tr'), s. m. Tenue de physique. Instrument employé à mesurer la rapidité de l'évaporation de l'eau sur la surface de la terre dans une étendue donnée.

— étym. Atu-ô? ou à-ru.!;, vapeur, et pixpov, mesure.

ATMOSPHÈRE (a-tmo-sfè-r') , s. f. || 1° Couche de corps gazeux qui entoure de toutes parts, dans une hauteur d'environ seize à vingt lieues, le globe ter- Un fluide rare, transparent, compressible et élastique, qui environne un corps, en s'appuyant sur lui, est ce que l'on nomme son atmosphère, la- , , Expos. îv, 10. || 2° Air d'un pays, d'une ville, d'un lieu. L'atmosphère brumeuse de cette contrée. L'atmosphère viciée d'un hôpital encombré. j j 3° Fig. Une atmosphère de vices, de corruption. || 4" En mécanique, unité de comparaison pour mesurer la pression de la vapeur, et qui équivaut à un punis del kil. 033 sur l centimètre carré de surface, parce que telle est en effet la pression moyenne de l'atmosphère sur cette surface. || 5" En termes d'anatomie et de physiologie, enveloppe extérieure, et aussi influence a distance. La plupart des parties du corps sont environnées, de tou^ côtés , d'une couche celluleuse plus ou moins abondante , qui leur forme, selon l'expression heureuse de Bordeù, une espèce d'atmosphère particulière , atmosphère au milieu de laquelle ils se trouvent plongés, dichat, .f/m/. gén. i*i2, 1. 1, p. 22. Quelques auteurs, moins sages, ont admis une atmosphère nerveuse se pro- 1 ageanl plus ou inuirrs loin, de manière que, quoi-

ATO

ATO

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qu'un ■' raffisall qu il rût

ix pour Être ..in. i'o. p. i ium. On trouve, dans le dictionrt

el l atnarline : Quand

... ffarm. - hère du

Jin. Mais l'él il féminin

demie, avec raison . lui atti il : fixé.

ÊTYN \ \ rMOSPHl RIQ1 I partient, qui a rapport àl'atmosph

\ ATMOSPH1 ROLOGIE i tm i-sf« ro Lo-jie) , s. /'. Traité de l'air atmosphi

— ETYM. Atmosphère, et i •• y. lo-

\ rOCIE to-si< ,s. /. Termed nonyme de stérilité chez la femme.

— ÉTYM. 'A privatif, et tôxo;, ai ent. viomaiiu: i

Qui est loris.

— i i \m. Atome.

ATOME fa-tô-m' , s. »i.||l* Terme didactique, hétique que a cause de

furent les

air, et que certains effets de lu

3 i i ttrême

Je ne m'étonne pas que des hommes qui s'àp surun atome la terre . chanc

i ih i qpj ands ' et que L'esprit de

te Plie et tombe de haut, m land il

raient ses yeux, Atome, il se mesure à l'infini des cieuxl làmart. llurin. u, s. Me voici : mais que je? un atome pensant, w.Médit. i. 2. Quand je vois ent sur un atome, c'est-à-dire la terre.... montesq Lett. pers 59 La petite fumée

dont il n'ai rive pas un dans mon en ... i * i '/ ■•■■ d 1

3sept 1758

perd sur sa p veut pas payer.... ri

'. 13. [! 4- En i u ticules dernii res

qu'on suppose avoir la forme primitive du corps auquel elles appartiennent et n ibinent entr

en propoi lions définies. Vtom s simpli sont homogènes dans leur nature; atomes composés, ceux qui résultent de l'union d'un plus ou moins grand nombre d'atomes hétérogènes, ainsi que cela dans les arides, ! Pour 1 s gaz perma-

nents. L'expression ati une équivaut J \ >lume;

car, dans un CDD UX , les gaz COŒ

sont toujours dan rt simple et impliquent,

aux yeux des chimistes, un même nombre d . sous le iume.

— ÉTYM. Atomus, de âvofioç, de à privatif, et de tiuvo). couper (voy. tome).

'; ATOMIQUE (a-to-mi-k'), adj. Tenue de chimie. Poids atomique, poids exprimant la proportion toujours définie dans laquelle une substance se combine avec une quantité déteri ne autre substance. Comme il est purement relatif, on prend peur unité Le poids d'un corps quelconque, soit de L'hydrogène, s >i\ de I i i duquel on calcule tous les autres. || Théorie atomique, théorie considérant les corps comme formés d'atomes dont les formes, ainsi que les pi irticulières, constituent la nature chimique de chaque corps, et qui, étant désunîtes entières, ne peuvent jamais se combiner avec les auttes atomes qu'en proportions définies.

— ÉTYM. Atome.

. | ATOMISME (a-to-mi-sm'), s. m. Système philosophique dans lequel on explique la formation de l'univers par le moyen des atomes. Il ne faut pas confondre ce système, purement hypothétique, avec la théorie atomique des chimistes.

. — ETYM. Atome.

f ATOMISTK (a-to-mi-sf), s. m. Partisan des doctrines de l'atomisme.

f ATOMISTIQOE [a-to-mi-sti-k'), adj. Terme de phil. Tluorie atomistique-, voy. atomisme.

— ÉTYM. Atome.

ATONIE (a-to-nie) s. f. Ternie de médecine. Dé» faut de ton , alanguissement.

— syn. atonie, asthénie. Atonie exprime un état, de relâchement des tissus; asthénie, l'affaiblissement de leurs fonctions.

H1ST. XIV* s. Alhon,. eu innei tîe , Ont

Ml i Nii-'n.

i i v m 'Atovùx, de à privatif, et de ■

\ rONIQUE (a-to-ni-k'), adj. Qu •

— ETYM. Atonie.

\ rOUB ; i iui . s. m. || l" Parure

parer de superbes atours, Des plus adroites mains empruntait le sei Esth. i,4. Si e eût pai u dans ses atours....

hamilt. Gramm. ". Rosette, sous de frais atours,

... Rosi il' D où

ce nuptial atour? chai i . Épilhai ï°Dame <l itour, da ie dont la chat ge est de présidera la I ; i in-

cesse. ! me d .lourde

du côté me .i itour, voi r. Louis XIV, 22 i : La nég igence,... Pour celte fois fut sa ilaue d'atour, i.afont. Orais.

— ki m. \ui iurd hui ce mol m ;uère qu'au ; mdant le singulier re

d adre.

— HIST. xn s. H pourquiert son atour [il f

. Que il pui i mouvoii pa l

jour, IUDEFR. LE BAS I - RoffM

ront tn -. Sax. xx\ I

l'um lur mist i he aturn di

uve re Lur atur, ib. 260, || xui" s. Du ator que ele \ i nus avoit, B la voit, Qu ri pas de religion . la i

Car L'atour où elles leur temps

Donnen e a ceulx qu

/ .'. i 235. jj xi\" s. Vostre cuem n

i, i. || xvc s chacun s'atin

ail que redire, omis Dit

ris fils mais son

en et son pol i tiapelets de fleui •

et son arc doré lui donn nt enseignes comm

il estoit, Bouciq. i, ch. 2. Et, tout à propos, lui lit boulier si rudem met], qu'il

mple el print son atour de nuit, 39. || xvr s. 11 fault juger un

i, non par ses atours, mont, i, 325. Ils alloient à la guerre sans atour impérial, ID. i.

— ÉTYM. Atourner, comme le prouve 1

s aiurn.; bourguig. aitor.

ATOURNÉ, Kl", (a-tour-né, née), port, passé. ' ertain chien.... s étail fait un collier du dîné de son maître.... Ce i

qc étant de la sorte atoune Fdbl.

vrn, iv. Bien blanchement atournée, in. Mandrag. ATOURNER (a-tour-né), d. a. Pi irer, mais avec un sens de familiarité ou d'ironie.

— hist. xir s. On gonfanon qu'il ot fait ati Roncisv. p. 7i. Meut par [elles] sont bien de com-

lées, ib. p. tai. Moult m'a amors atornée peine et biau labor, Coud, i. En pei

amours, atorné, id. iv. Quant la dame se cointoie et atome , C'est pour faire son pauvre ami dolent, quesnes, Romancero, p. 8G. E jo aliénerai un lieu à mun pople de Israël, e si l'i planterai, Rois, i 13. Se à sa volenté nel peilst atUrner [sll ne le pouvoit ranger à sa volonté], Th. le mart. -5. ||xi;ie s. Et tout li autre s'atornerent pour aler avoec l'empereour, villeh. exin. si atornerent leur afaire pour movoir à la Pasques, ID. lv. Quant il orent Bertain en tel point atornée [lié la corde autour du cou].... Berte, xv. ( hose que on ne puist à mal blasme atorner, ib. in. X joie et à déduit t'atorne; Amours n'a cure d'omme morne, la Rose, H87. Un amiral bien vestu et bien atourné, joinv. 259. Les femmes atornent la viande à ceulz qui vont en la bataille, id. 264. || xvc s. La put on veoir dames noblement-parées et richement atourrtées, qui eust loisir, froiss. i, i, 31. Son couvrechef , sa robe et le surplus de ses habill'emens furent tous gastés et percés ; et comme elle estoit ainsi atournée, elle se bouta en l'hostel, louis xi, Nouv. 37. || xvi's. Comme chascun paroït sa fille et l'atournoit d'ornements.... MONT. III, ^ 59.

— ÉTYM. Picard, atorner; provenç. atornar ; de à . et tourner.

ATOUT (a-tou) , s. m.\\ 1" Terme de jeu de cartes. Carte de la couleur qui l'emporte sur les autres et qui est ordinairement la couleur de la rétourne. Jeter ses atouts. Jouer atout. Il 2° Dans le langage tout

à fait populaire, un coup, un malheur. Il a reçu un l.inioiix aluni.

ETYM ii première éditiondu Dictionnaire del'Académie tàl m . ce [uid mne l'étyi 1 L'an-

cienne langue avail la pn pa .1 on atout (à tout) qui voulail d re avec : H pi rtil at ut I 1 avec l armée],

VTOXIQUE (a to 1 ii 1,1 . adj. Terme didacti que 1 lui n a point de venin.

— i;:n m. 'A privatif, et 1 iviqui ATRABILAIRE (a h 1 bi le r'), a<lj. \\ 1" l

me 1 d'am 1 médec ne qui a rapport à l'atrabilc

ni la bile noii e. | 2 '■!■' tancolique, de mauva >e loi ■ meur. \i. \ n atrabilairi Pour 1 icemp ■ donné , En un tem] est né

/,Vo /.'. I es ions que nous allons voir sont

foi 1 ai ■ e 1 Cand. 23. il En parlant des

choses. Humi ui atrabilaire. ; Substantivement. En ■ core si i ne s'était manifesté que i'

les vapeui s de quelqui ai i abilâii i 1 mon

frire Douze pai lements |an éi blés de

faire des Français un peuple d ati abilaires .

LettT. Ihmnhn il r. 30 m,;. 1764 3' Mans l'ana-

capsules atrabilairi . n ancien de

les surrénales, auxquelles on attribuait la I lion de L'atrabile.

— iiist. xvi" s. Et ] enl l est d'un

cl le ou atrabila e, i \hé. xx, 2.

La quarte continue vienl de l'humeui melancholique ou atrabilaire, m. xx, i ' .

— 1. n m [frai

\ rRABILE a Ira bi-1'), s. f. Terme de méd naient àunehumi qu'ils supposaient sécrétée par li suies surrénales. L'exi tence di cette humeur est . ainsi que 1rs effets qu'on lui attribuait sur le ca 1 n ': re

— hist. xvic s r mélancholique contre nature, qui s'appelle atrebile, p w.v,, xx, 29.

— ÉTYM. Ater, noir, et bilis, bile; c'esl la traduction de »

| ATRACHÈLE (a-tra-kè-1') , adj. Terme de zooi a le cou tri 1 . ou nul.

— ÉTYM. 'A privatif, et TpàxiAo?, cou.

; ATRACTOSOME (a-tra-kto o-m'), adj. Tenue de zoologie. Dont le corps est fusiforme.

— ÉTYM. "A-rpaxToç, fuseau, et o-<5p.a, corj kTRAMENTAIRE (a ti 1 mari e r') , adj. Termo

didacti [ue. 1 et la sa ?eui de L'encre.

— ÉTYM. Atramentum, encre, de ater, noir. S.TRE ut: \,s. m. I !■' 1 ■ ■ 1 1 edi lâchera m

fait le feu. || Il n'y ;t rien de si froid que cet 1

dire c'est une maison où l'on fait maigre

11 dit plutôt auj 'd'hui la cuisineyest [ri de

y 2" Dansla vei rerie, pièi couvrant I

us. Il lin tenues d'émailleur, pièce ou morceau de terre cuite qu'on place dans le fourneau.

— hist. xmc s. Qui n'a ses enfanl donl repaistre, Dont il a sepl ou huit à l'aistre, ou a

trum. Si com le chat qui crout [est accioupi] en l'aistre, Fdbl. mss. dan .1 -pai.ayr, Gloss.

xiv s. 1 1 s'ot devanl lui un monceil De cendres en l'aistre del fu , /'//. Mouskes dans ste-palaye, Gloss. Il xv°s. Le supplianl trouva e'nungvielai tre, où il y avoit ung four, du seigle nouve tu, du i

aslrum Comme un chat qui est en l'aistre, Qui

brûle son poil et qui l'art, e. deschamps dans sainte- PALAYE, Gloss. d XVIe S. En sa maison il n'y avoit rien plus froid que l'atre, et tous les prisonniers s'en estoient fuis de sa bourse, desper. Contes, avili.

— ETYM. Wallon, aise; bas-lat. astracum, asinirn . Papias (xir s.), dans son glossaire, donne à atrium le sens de cuisine, et de là pourrait Stre venu le mot âtre; mais l'.s-, qui se trouve dans aistre, dans le wallon aise, et dans le bas-latin, rend cette étymologie difficilement acceptable. On a dans L'ancien haut allemand Aslrih , allemand moderne Estrich, plancher carrelé; c'est là qu'est l'étymologie.

f .... ÂTRE, désinence minoralive ou affaiblissante, comme dans blanchâtre, verdâtre , etc., etqui est la désinence latine aster.

f ATRÉSIE (a-tré-zie), s. f. Terme de chirurgie. Occlusion des ouvertures naturelles. Synonyme d'imperforation.

— ÉTYM. 'A privatif, et rp^tç, perforation (comp, trou).

t ATRICAUDE (a-tri-kô-d') , adj. Terme de zoologie. Qui a la queue noire.

— ÉTYM. Aler, noir, et couda, queue.

f ATRICHIIi (a-tri-kie), s. f. Termo didactique. Absence de poils, de cheveux.

— ÉTYM. 'A privatif, et Osit, Toiyo;. poil, cheveu»

ATR

ATT

ATT

t ATRIPÈDE (a-tri-pè-d') , adj. Terme de zoologie. Qui a les pieds noirs.

— ÉTYM. Ater, noir, et pes , pied.

t ATRIPLETTE (a-tri -plè-t'), s. f. Un des noms vulgaires de la petite fauvette rousse.

+ ATRIPLICÉES (a-tri-pli-sée), S. f. plur. Terme de botanique. Famille de plantes dont fait partie l'épinard.

— ÉTYM. A tripler (voy. ARROCHE).

f ATRIROSTRE (a-tri-ro-str') , adj. Terme de zoologie. Qui a le bec noir.

— ÉTYM. Atcr, noir, et roslrum, bec.

t ATRIUM (a-tri-om"), s. m. Terme d'antiquité romaine. Sorte de portique couvert situé dans l'intérieur de l'édifice.

— HIST. xic s. [Ils] Enfouiront nus [nous] en aitres de moustiers, Cit. de Roi. cxxx. || xii'" s. E dunad à sun fiz Salomun les mesures dcl temple et des porches et des chambres entur et des aitres et de tut cel grant apareil, Huis. 244. || xmc s. Armes et paveillons [ils] font tout laiens entrer, E les crestiens mors en atres enterrer, Ch. d'Antioche,

— ÉTYM. Atrium; grec, oûBp'.ov.

ATROCE (a-tro-s'), adj. || 1° Qui est d'une grande cruauté, ou qui indique une grande cruauté. Crime, perfidie atroce. Un homme, une âme atroce. |] 2" Excessif en mal. Une douleur atroce. || 3° Familièrement et par exagération. C'est un homme atroce, très-méchant. Il fait un temps atroce, très-mauvais.

— HIST. xvic s. Cause de douleur atroce, rabel. Pant. ni, 42.

— ÉTYM. Atrox. Ce mot signifie proprement cru, et vient du grec, à privatif, etTptoyw, manger; mot à mot ce qui ne se mange pas. C'est ainsi que cruel vient de crudus, cru.

ATROCEMENT (a-tro-se-man), adv. Avec atrocité.

— étym. Atroce, et le suffixe ment.

ATROCITÉ (a-tro-si-té), s. f. || 1° Le caractère

cruel et odieux d'une chose. L'atrocité d'une action, d'un crime. || 2° Action atroce. Et c'est un crime affreux dont on doit vous punir, Qu'à tant d'atrocités l'amour ait pu servir, volt. Catil. tu, 2. Quelle politique, quel intérêt d'État, de seconder les atrocités d'un scélérat ! id. Mœurs, iii.|| Chose atroce. Puissions nous imiter les Anglais dans leur marine, dans leur commerce, dans leur philosophie, mais jamais dans leurs atrocités dégoûtantes [de théâtre] ! volt. Lettr. Le Kain, 26 oct. 1760. || 3° Atrocité de l'âme, du caractère, extrême cruauté de l'âme, du caractère Chez qui je revois qu'un orgueil inflexible, Une atrocité morne, voltaire, Scythes, v, 4.

— HIST. xvie s. Il fist remonstrer l'attrocité de l'injure, des accords, Bigarr. Equiv. français.

— ÉTYM. Atrocitas, de atrox (voy. atroce).

t ATROPE (a-tro-p'), adj. Terme de botanique. Ovule atrope, ovule droit, c'est-à-dire dont le micropyle occupe l'extrémité diamétralement opposée au bile.

— ÉTYM. "VrpoTio;, qui ne tourne pas, de à privatif. etxpÉiTEiv, tourner (voy. trope).

ATROPHIE (a-tro-fie), s. f. Terme de médecine. Amaigrissement et diminution d'une partie du corps qui ne prend pas de nourriture soit par cause naturelle (atrophie naturelle des organes provisoires) soit par maladie.

— HIST. xvr s. La partie demeure languide et devient en atrophie, ouelle se meurt du tout, paré, v;ii, i i.

— ÉTYM. Atrophia, du grec (reposa, de à privatif, et de tpétfo), nourrir.

ATROPHIÉ, ÉE (a-tro-fi-é, fi-ée), part, passé. Terme de médecine. Qui est affecté d'atrophie.

— HIST. xvie s. Lorsque la partie affligée de paralysie demeure atrophiée, paré, VII, 12.

— ÉTYM. Atrophie.

+ ATROPHIER (a-tro-fi-é) , v. a. |l 1» Terme de médecine. Ôter la nourriture, amaigrir. La compression atrophie les muscles. || 2° S'atrophier, v. réfl. Perdre de son volume par défaut de nourritare, en parlant d'un organe.

— ÉTYM. Atrophie.

ï ATROPHIQUE (a-tro-fi-k'), adj. Qui a rapport à l'atrophie.

+ ATROPINE (a-tro-pi-n'), s. f. Terme de chimie. Nom donné à un principe immédiat qu'on retire de la belladone (atropa belladona).

t ATROPOS (a-tro-pos') , s. f. || 1° Terme de mythologie. Parmi les trois Parques, celle dont l'office est de couper le fil de la vie humaine. || 2° Terme de zoologie. Assez beau papillon de nuit appelé aussi tête de mort.

— étym. '..TpoTro; , qui ne tourne plus, parce

que le fuseau tenu par Lachésis ne tournait plus quand le fil était coupé; de à privatif, et toéueiv, tourner (voy. trope).

t ATT.... Préfixe composé de la préposition ad et d'un mot commençant par un t. L'Académie double partout le (, excepté dans atermoyer et dans alourner, qui se trouvent ainsi soustraits à l'analogie du reste.

f ATTABALE (a-ta-ba-1') , s. m . Espèce de tambour dont se servent les Maures.

— ÉTYM. Espagn. atabal, timbale; de l'arabe al, le, et lhabal, tambour.

ATTABLÉ, ÉE (a-ta-blé, blée), part, passé. Tous les quatre attablés autour d'un tapis vert.

ATTABLER (a-ta-blé), v. a. || 1° Faire asseoir à table. Attabler quelqu'un. || 2° S'attabler, v. reflue mettre à table pour manger ou pour jouer. On conclut Qu'il ne fallait s'attabler davantage, la font. Rérn.

— ÉTYM. À et table; bourguig. s'étaulai.

f ATTACCA (a-tta-ka). Terme de musique. Mot dont on se sert pour indiquer qu'un morceau doit suivre le précédent sans aucune interruption. On dit souvent aussi attacca subito, attaquez tout de suite.

— ÉTYM. liai, attacca, à l'impératif, attaque.

f ATTACCO (a-tta-ko), s. m. Terme de musique. Petite partie de la fugue étrangère au sujet principal.

— ÉTYM. Bal. altacco, chose attachée, appendice.

ATTACHANT, ANTE (a-ta-chan, chan-t'), adj. Qui attache, qui captive. Cette lecture est fort attachante , sév. 308. Alzire est une tragédie fort attachante, chateaub. Génie, n, n, 7. Et ne voilà-t-il pas une intrigue bien attachante que l'embarras de quatre chevaliers...? volt. Lettr. d'Argt'ntal , 22 oct. 1759.

ATTACHE (a-ta-ch'), s. f. || 1° Tout ce qui sert à attacher. L'attache d'un lévrier. Mettre un chien à l'attache. Chien d'attache, chien de cour. || Fig. Philis tient mon cœur à l'attache, mol. l'r incesse d' EL l" Intcrm. || Fig. Être toujours à l'attache, être assujetti par un emploi, des occupations. Le seigneur d'un château.... Sans nulle attache et sans souci, la font. Fianc. \\2" Attache de diamants, assemblage de diamants formé de plusieurs parties unies ensemble. J'admire votre attache ; les diamants en sont fort nets, baron, l'Homme à bonnes fortunes. 11, 5. Il 3° Droit d'attache, droit d'attacher ou de fixer à la rive opposée, à travers un cours d'eau, l'extrémité d'une digue ou de toit autre barrage. || Taxe que les communes perçoivent sur les moulins à eau, bateaux de blanchisseuses et autres embarcations. Il 4" Terme d'anatomie. L'endroit où l'extrémité d'un muscle s'attache. || Terme de peinture et de sculpture. L'endroit où un membre est joint à un autre, où un muscle s'attache à un os. || 5° Petit morceau de peau qui sert à attacher la matrice des caractères d'imprimerie au bois de la pièce de dessus le moule. Il Grosse pièce de bois qui fait le centre des moulins à vent, et autour de laquelle ils peuvent tourner. || Lien d'osier pour consolider ensemble le bord et le corps de la pièce. || Fil de fer qui attache les morceaux de la faïence cassée. || Petits morceaux de plomb fixant les verges de fer dans les panneaux des vitres. || Bas d'attache, grand bas de soie qui s'attachait au haut des chausses, et dont on ne se sert plus que dans certains costumes de théâtre. Il Prendre des chevaux à l'attache, les garder à l'attache moyennant rétribution. || 6" Fig. Tout ce qui captive l'esprit. Ces grandes attaches qu'il a au péché, boss. Habit. 1. On n'aurait plus d'attache aux richesses, id. Imp. t. Le sacrement libérateur [extrême-onction] rompt peu à peu les attaches du fidèle, chateaub. Génie, 1, 1, il. Qu'est-ce qui aurait pu le séparer et le désunir d'avec son sauveur'' quelque attache secrète au monde? fléch. Panég. n, p. 409. Une application et une attache à cette vie présente, in. Serm. 11, 145. Une des plus grandes preuves de sa piété [de St Thomas] et du peu d'attache et de goût qu'il avait pour les choses de la terre, mass. St Thomas. Pour moi je n'ai pu y prendre d'attache, pasc Proph. 1. Et cependant cette attache vicieuse [pour les faux honneurs] qui serait capable de souiller les actions les plus saintes si on les rapportait à cette fin, sera capable de justifier les plus criminelles, parce qu'on les rapporte à cette fin, id. Pror.H. || Sentiment qui attache. D'ailleurs pour cet enfant leur attache est visible, rac. Athal. m, 3. Plus elle mettra en Dieu seul son attache et sa confiance, boss. Lett. 33. Vous armez cette mai tresse avec attache, id. Purif. i. Eisa puissante attache aux choses éternelles, mol. Tart. n, 2.

Je n'ai d'attache sur la terre qu'à la seule Église catholique, apostolique et romaine, dans laquelle je veux vivre et mourir, pasc. Prov. 17. || Avoir de l'attache à l'étude, pour l'étude, avoir un goût extrême pour l'étude. Il 7° Lettres d'attache , lettres que le roi donnait pour l'exécution des bulles du pape, ou des ordonnances d'un chef d'ordre hors du royaume. Il Commissions qu'on expédiait soit à la chambre des comptes, soit ailleurs, pour l'exécution de quelque arrêt, de quelque ordonnance. || Ordonnance que rendait un gouverneur de province pour faire mettre à exécution les ordres du roi qui lui étaient adressés. |! Lettres qu'expédiait le connétable, le grand amiral, le colonel général ou le mestre de camp général d'une armée, en vertu des brevets ou commissions accordés par le roi aux officiers qui devaient servir sous eux. Ces lettres étaient ainsi nommées parce qu'on les attachait aux pièces. || 8" Fig. Consentement, agrément. Ils s'imaginent que, parce qu'ils ne demandent maintenant qu'une simple attache, la plus douce du monde, le parlement se prendra à ce piège, tasc Prov. 19. Le public ne doit trouver ni mauvais, ni étrange que nous demandions l'attache des théologiens, d'alemb. Académie franc. Dignités, charges, postes, bénéfices, pensions, honneurs, tout leur convient [aux hypocrites] et ne convient qu'à eux; ils ne comprennent pas que sans leur attache on ait l'impudence deles espérer, la brut. 16.

— SYN. attache, attachement. Sans parler de ce que attache s'emploie au propre , et que attachement ne s'emploie qu'au figuré, on voit que l'usage a introduit cette différence, que attache exprime toute espèce de lien qui astreint, toute espèce d'intérêt qui captive ; tandis que attachement exprime un goût, une affection. On a de l'attache au jeu, et non de l'attachement. Et quand Racine dit que Joad et •losabeth ont de l'attache pour l'enfant qui est dans le temple, il veut dire non précisément qu'ils l'aiment, mais qu'ils tiennent à lui par un motif quelconque.

— HIST. xme s. À trancher les ataches à quoi tient tes mantiaus, Henart et Vairon. Et dessus la crespine [il] attache Une moult précieuse atache, Et par dessus la crespinete Une corone d'or greslete, la Rose, 21224. |[xive s. Le suppliant prit un baston ou attache [échalas] de vigne duquel il frapa icelluy prestre, du cange, atacheia. || xvie s. Il faisoit couvrir des hommes de peau d'ours et de sangliers, et puis lascher des lévriers d'attache sur eulx, qui les deschiroient en pièces, amyot, Pélop. 53. Tout cela bien farci de poudres, avec quelques perthuis pour faire tomber des mesches quand elles auraient bruslé l'estache du fillet, d'aub. Hist. 11, 481. Appendix ou attache aux deux premiers tomes, id. ib. 485. Qu'il y vouloit luy-mesme apposer son attache pour le valider davantage , -et servir d'approbation d'une acte si nouveau, carl. vi, 35.

— ÉTYM. Berry, étache; picard, a ttake ; wallon, atèche, épingle; provenç. attacha (voy. attacher).

ATTACHÉ, ÉE (a-ta-ché, chée), part, passé. Il 1° Fixé par une attache. Attaché au poteau, à la croix. Les mains attachées derrière le dos. Bancs attachés avec des clous. Trois sceptres à son trône attachés par mon bras, corn. Nicom. 1, 3. Heureux qui, satisfait de son humble fortune, Libre du joug superbe où je suis attaché, RAC. Iphig. î, l.||En termes de peinture et de sculpture, lié, joint par l'attache. || 2° Fig. Fixé. Tenir ses yeux attachés à la terre. Une âme attachée aux biens terrestres. Télémaque ayant les yeux attachés sur lui, fe.n. Tél. xxi. Quand je verrai ces yeux armés de tous leurs charmes, Attachés sur les miens, rac. Bérén. 1. 4. Lorsque d'un saint respect tous les Persans touché;, N'osent lever leurs fronts à la terre attachés.... td. Esth. 11, i. Et je verrais leurs fronts attachés à la terre, volt. Fanât, n, 5. C'est Vénus tout entière à sa proie attachée, rac. Phèd. n, 3. Mais sa haine sur vous autrefois attachée, id. ib. 1, *. Aux hasards de ces nuits ne livrons pas nos voiles, Sur le phare immortel veillons l'œil attaché, lamart. Harm. n, 6. Il 3° Qui accompagne, suit ou cherche. Attaché aux pas de quelqu'un. Un homme depuis longtemps attaché à sa personne. Attaché près de moi par un zèle sincère, rac. Phèd. 1, i. || Substantivement. Il faut finir ses jours comme on les a commencés; il y a tantôt quarante-cinq ans que je me compte parmi vos attachés, volt. Lettr. à d'Argenson, 1748, 19 juill. y 4° Liépar l'affection. Attaché à quelqu'un par les liens de l'amitié. Il m'est très-attaché. Attaché au parti de la noblesse. Il est attaché aux Romains. Le roi qui, dès son enfance, l'avait vu toujours attentif au bien de l'État et tendrementatlaché à sa personne sacrée.... boss. le Tellier. L'un à

ATT

(feutre attachas depuis noir.- naissance, volt. Zaïre, : ■ suis tort attachée a

i point attaché aux richessi s, fén. Tél. xvi.

ii, quoique tort attaché aux Grecs; leur pré-

ss. l'nf. i;5' Qui tient à, qui

s'occupe a. Être trop attaché à la vre. Attaché àl'ar-

gent. Très attaché a la justice. Très-attachi

p„j •,,, 5, i t j'ai vu m valeurà ni'' plaire attachée , ',,-. h, :t. Vous m'avez vue attachée â vous nuire, in. Phèd, n. ■'•. \ ous seu . vous

■eul, \<'us m'avez arrai

j'étais attachée, in. Mithr. iv, > || Vbsolument. W> wrbé d i cupation. H avai i maint

El ne vit presque pas son ami s'avancei . attaché selon sa coutume, l\ font. Fab. \ lièrent a, dépendant de. Leur tortuni lâchée à ce l>' il'' l'État. Leur salut y esl al

sont attachi yoir. Et

plaignant les malheui opire, rac.

Iirit. îv, 3. Contre la défîam e attai hé heur.. . m. Mithr. u, *. Pui son trûne attachée.... i m. a, '•■ M

Bille douceurs y semblent attaché - à la couronne] Oui ne sont qu'un amas d'amertumes cacl ées, id. Eéracl. i . t. Aux douceurs du mj

->. Calisto, i e bonheur i attaché a l'éclat des rangs el . mass. IfaJ-

fuur. Non, mes chers frères, La vertu de la parole de la croix n'est pas attachée a celle du l'annonce, m. Car. Fausse conf. Le bonheuret le repos de notre vie y est attaché, mass. Voc. \\ 7 lument. Attaché à l'argent, i n être plus profane, mondain, voluptueux, m u attaché, il faut êl humble, ;

chaste, fidèle, chrétien, mass. Disp. àla cumin. Si

vous n'êtes ni moins ambitieux, ni i as attaché,

ni moinssensuel, id. Myst. Purification, 2 . \\&°S. m. Un attaché d'ambassade, fonctionnaire qui fait partic d'une ambassade.

— SYN. 1. ATTACHÉ, AVARE, INTÉRESSÉ. L'avare

est celui pour qui accumuler est une passion, sans aucun désir d'employer à des jouissances les richesses amassées. L'intéressé cherche son intérêt, gagne autant qu'il pont dans les affaire et donne du sien le moins qu'il peut, i 'inti qui n'est point nécessairement avare, '1 ffère de l'attaché qui accumule, qui fuit la dépense el fail des épargnes, mais n'a pas, comme l'avare, I pour n'en rien faire. |j 8. attaché a, ai i ichi ■ Attaché auprès ne marque qu'un .--impie engagement au service de quelqu'un. Attaché à marque affection,

i , zèle. 11 en est de même de l auprès et de attachement à ou pour: lattaci qu'il a auprès du prince est une vraie servitude. Il a pour elle un granit attachement.

f ATTACHE-BOSSETTE (a^ta-che-bo-sè-f) , s. m. Dans l'éperon, morceau de fer conique à ses deux bouts, qui sont creusés pour conserver la tête du clou. || /lu plur. Des attache-bossette, ou bosseltes.

— ÉTYM. Attache, et bossette.

ATTACHEMENT (a-ta-che-man) , s. m. 1 1° Sentiment d'affection qui lie, qui attache. C'est une bonne et honnête fille, qui me sert depuis vingt ans avec l'attachement d'une fille à. son père, plutôt que d'une domestique à son maître, j. j. rouss. Lelt. 42G. Dire les derniers adieux aux attachements de ma jeunesse, id. Hél. vi, 3. Pour la première fois de sa vie il prit un attachement. u>. ib. in, 20. D'où vient l'attachement qu'on a pour les confesseurs, sév. 238. Ce profond attachement que nous avons à nous-mêmes, boss. Hist. n, H. L'excès de l'attachement que nous ne sentons pas dans la possession, se fait sentir dans la perte, id. le Tellier. L'attachement qu'on a à cette vie, fléch. Or. fini. 52. Octavius les remercia de leur fidélité et de leur attachement pour la mémoire de son oncle, vertot, Révol. rom. liv. xiv, p. 2(>i. Honteux attachement de la chair et du monde.... corn. Pohj. iv, 2.... Je suis au-dessus de ces attachements, id. Sert, ni, 4. Nos pertes ne deviennent si douloureuses que par les attachements outrés qui nous liaient aux objets perdus, mass. Aient, AfjUct. Quand la vertu n'aurait que le privilège de diminuer nos douleurs en diminuant nos attachements, id. Car. Dégoûts. La semence sainte trouve en eux [les pauvres] bien moins (?'opposition du côté des attachements de la chair et du sang que dans les grands et les riches du siècle, id. Conf. Sa'ut des âmes. Ceux qui ont des attachements au monde qui les y retiennent, fasc. Prov. 6. || 2° Grande application. Avoir de l'attachement à l'étude. Un grand attachement au travail. Peut-on avoir plus d'attachement à tous ses

ATT

. 2. l 'attachement au salul devant nous i i devoirs

i: . du monde, boi bd. Dominic. m . Éloign. du monde, 18. Leur attachement \a\ iolable aux n térêts du peuple, vi itot, Réi ol. rom. liv. ix, p. 330 3 \b iolument, liaison avec une femme. I! a un attachement. || 4" .s', m. plur. Terme d archi tectui e Note : que l'on prend des om rages faits, lorsqu'ils sonl eni i mts, el qui serviront

au règlement dos mé 'es.||5" En termes d'art

militai] oenl de m

l'action de mettre le mineur api es le corps du mur.

— êtym, Ittacher.

\ rTACHER (a ta ché), v. a. 1 i Ire, fixei une

>,. c une auti e. Attacher avec desi Lous. Atta cher au pi li au < in lui attacha les mains. Attacher la 2 i Attachi r li s yeux sur quelqu'un. Il attai gards de la foule. U ne

ie souvent à un ancien galant . auprt qui l'attai lemari, la bi

homme, pour qui .. t/,;,; 66 Mai dérobei appas l'on: i ur ace qu on

n'aime | as, i ■ Othon, i, 3. Si sa beauté di loi n'eut allumé nos feux, Le devoir auprès d'elle eût attaché nos vœux, id. Rodog. iv, 3. L'hymen qui

nous attael n une autre famille, id. Uor.

Un père à qui le sang l'attache, id. Héracl. ni. I. Pour mieux assurer la honte de leurs l'ers, Tous voulaient à leur chaîne attacher l'univers, id. Cinna, i, 3. Je n'attendais pas moins de cet amour de gloire Qui partout à vos pas attache la victoire, rac.

u, 2. t'u oracle effrayant m'attache à erreur. n>. Tphig. n, I. Non que pour Octavie un . ,i md M'attache à enet plaigne

inesse, id. Brit. n, 2. C'est lui, seigneur, c'est lui dont la coupable audace Veut, la force à, la main, m'attachera . id. Mithr. 1, 2. Vous

que l'amitié seule attache sur ses pas, id. Bérén. m. I. Montrez à l'univers, en m'attachanl à VOUS, Que, quand lis, je serva s mon époux ,

id, Baj. n. 1. S'il ne m'attache à lui par un juste ée, id i ■ 1 , •">. Plus fier de l'attacher ce nouveau diadème, Plus grand de te servit que de régner . volt. M. de Ces. 1, 4. Tu te fais

une joie orgueilleuse et cruelle D'attacher sur mon front un \ . 1 êpres Sut', m, 2.

Il se vantait insoli minant qu'il avait trouvé le secret

et une fui .

geresse, vertot, Rer. rom.liv. ix, p. 395. || 3 1 aire dépendre de. A votre tête, Les dieux ontd'Uion attaché la conquête, rac. Iphig. 1,2. Le ciel n a poinl aux jours de cette infortunée Attaché le b de votre destinée, m. 16. v. 2. Home n'attache point le grade a la noble Scrtoi

qui premier jrouva l'invention De s'affliger l'esprit in Et d'attacher l'honneur de l'homme le plus sage.... mol. Sganar. t". ||4° Donner. buer. Attacher de l'importance ou du prix à quelque chose. Attacher une peine à. Quoiqu'on attache à ce mot un- d .11 attache à ce mot un tout

autre sens «pic vous. Home, à ce nom si noble et si saim autrefois, Attacha pour jamais une haine puisrac. Bérén. n, 2. || 5" Intéresser, plaire. Attacher les esprits. Les fables ne vous attachent pas. .... nous attachant a di - récits Qui mènent à son gré les cœurs et les esprits, la font. Fab. vu, dédie. L'n enfant qu'à six ans les romans attachent, j. j. rouss. Confess. II. Inventez des ressorts qui puissent m'attacher, boil. A. poét. ni. Si le monde n'attachait les hommes que par le bonheur de leur condition présente, comme il ne fait point d'heureux, il ne feraitpoint d'adorateurs, mass. Dauphin. Il Absolument. Vous dites que vous ne cont'/ pas bien ; je ne connais personne qui attache autant que vous, sév. 35. Il 6° Lier par l'affection, par le devoir. Tout ce qui attache à la vie. 11 fallait attacher le peuple au nouveau gouvernement. S'attacher quelqu'un par de bons offices. || 7" Adjoindre, associer. Il a attaché son sort a la fortune de Home. Attacher son nom à un événement, lll'attacha à son service, il le prit j" m domestique. Ce jeune homme sera attaché au ministère. Il s'attacha cet officier.

s'attacher, v. ré/l. || 1» Se joindre, se fixer à. La glu s'attache à la main. La vigne s'attache à tout ce qu'elle rencontre. Si vous saviez par combien d'imperceptibles liens les richesses s'attachent et, pour ainsi dire, s'incorporent à votre cœur.... boss. le Tellier. || 2° Fig. Ne pas quitter, suivre, se fixer à. S'attacher aux pas de quelqu'un. Je m'attacherai à vous. S'attacher à la poursuite de l'ennemi. S'attacher à la fortune, à la destinée de quelqu'un. Un puissant intérêt s'attache à ces souvenirs. Sur les

ATT

deux combattants lous les yeux s'attachèrent, volt. Il: nr. \. Plus la non est obscure, et plus mes fai

ux S'attachent au flambea» qui pâlit dans les cieux, lamart. Harm. m, 5. Quelque terme où nous puissions nous attacher et nous affermir, pasc. dans cousin. Les esprits de la cour s'attachent pat les yeux, malh. vi, i. Non, non, c'est à Dieu seul qu il faut nous attacher, rac. Ath. m, c Dont l'esprit léger s'attache évidemment Aux attraits captieux de mon déguisement, corn. Rod. iv. r,. niais

me, hélas ! de ce grand nom charmée, S'attache au bruit heureux que fait sa renommée, id. Sert. 1,1. Je remarquai un homme dont La simplicité me plut :je m'attachai à lui, il s'attachaà moi; de sorte que nous nous trouvions toujours l'un auprès de L'autre, montesq, Lett.pers. 18. Qu'est ce que l'épiscopat, quand il se sépare de l'Eglise, qui est son tout, aussi bien que du saint siège qui est son centre, pour s'attacher contre sa nature a la royauté

à son chel ! boss. Reine d'Angl. || 3° Se lier par affection, par devoir. Nous nous attachaan l'un à 1 autre. S'attacher à une femme. S'atta-

! 1 personne des rois, ("est ainsi que les peu pies s'attachent aux maisons royales, boss. Polit. Je m'attache un peu moins aux intérêts d'un homme,

Uor. 1, 1. Et je soupçonnerais un crime dans les vœux D'un homme qui s'attache à tout ce que je veux I id. Othon , v, i. || 4° S'appliquera, rechercher. S'attachera la vertu. Il s'attache à la philosophie. S'attachera perdre quelqu'un. Cet écrivain s'attache particulièrement ;\ être clair. Leshom-

s'attachenl pas assez à ne point manquer les

ms de faire plaisir, la mu v. i 1. 'font le mien mon esprit s'attachait aux pénis de la paix, Sertor. iv, :;. On ne s'attache point sans un remord bien rude A tant de perfidie et tant d'ingratitude, id. ib. v, i. L'âme, de son dessein jusque là édée, S'attache aveuglément à sa première idée, m. ( inna, 111, 2. Achillas et Septinie S'attacheront peut-'' lie à quelque autre maxime, id. Pomp. 1, 1. in vain à L'observer jour et nuit je m'attache, rac. Phèd. 1. 2. A vous l'aire périr sa cruauté s'attache, ID. Uhal. IV, 2. Llle s'attache à ôteraux prophi lies leurs auteurs, boss. Hist. n, ci Je me suis attaché à vous découvrir les causes, id. ib. m, 7. Ne s'attacliant [ne fai ant attention] qu'à l'étroite signification d'efficient, desc. Rép. 1. Le sort dont la rigueur à m'accabler s'attache, volt. Brut, 111, ■'. Il 5° En termes de manège, un cheval s'attache à l'éperon, quand, au lieu de céder, il se pousse du côté où le cavalier approche l'éperon.

— hist. xic s. A une estache l'ont atachet cil serf, 1 "h. <lc Roi. cclxxii. Il xir s. [L'enseigne] As fers de

atachée et levée, RoÀc. p. 70. || xme s. Et chascune galie fu atachie à un huissier [sorte d'embarcation pour pass r setlrement, vii.leh, lxx. ele dame m'a si forl atachié, Que [je] n'en puis estre deslachié, Lai d'Ignaurès. Et por ce voil que tu le saches Que por riens ton cuer n'i ataches, la Rose, ">37i. y xvi° s. Dieu prendra à cœur tous les outrages que nous feront les tyrans, comme s'ils ut attachés [attaqués] à son propre fils, c.u.v. 247. Comme si la destinée avoit attaché la victoire à ses membres, mont, i, iô. Il attache une choriie à l'un des bras du prisonnier, id. i, 239. Si vous leur attachez un bon coupd'espée en lapoictrine, id. 11, )47.. Le rémora arreste les vaisseaux ausquels il s'attache, id. ii, 180. Après suyvoient douze cens harquebusiers en quatre troupes, ayans charge d'attacher [attaquer] les corps de garde de l'infanterie ennemie, puis donner dans leur quartier, lanoue, 567. Il fit attacher une escarmouche, ID.G53. Craignant que le grand nombre de sa flotte ne fust cause de les faire fouir en terre avant qu'il les peust attacher, il.... Les ennemis s'attachèrent incontinent à les investir et combattre ; mais ilz ne furent pas plus tost attachez, que ceulx qui estaient demourez derrière arrivèrent, amyot, Aie. 58. A la porte y avoit un chien attaché, qui faisoit le guet et estoit terrible à tout le monde, id. Pélop. G5. Antiochus ne demandoit que quelque occasion de s'attacher [s'attaquer] aux Romains, id. Flarnin. t7. 11 se joignit avec Aristidss, et s'attacha à Ephialtes [prit parti contre lui], id. Cihi on, 17. Quelques uns s'attachent [tiennent] à la cadence des périodes, d'aub. Hist. Préf. 3. Il assiège Mouzac, qui avoit double fossé, quatre espérons de terre attachez de quatre courtines, id. ib. n, (61.

— ÉTYM. À et tacher; bourguig. étaiché; picard, altaker. On verra au mot tacher le sens propre de tache , tacher , qui explique celui d'attacher ou d'attaquer, mots qui ne diffèrent que par la prononciation.

ATT

| ATTACHEUR, EUSE (a-ta-cheur, cheu-z'), s. m. et /". Technologie. Ouvrier, ouvrière qui attache.

— ÉTYM. Attacher.

ATTAQUABLE *(a-ta-ka-bP) , adj. Qui peut être attaqué.

— hist. xvic s. Les assaillans regardèrent aussi, de leur part, aux endroits qui leur scmbloyent les plus attaquables, lanoue, 632.

— ÉTYM. Attaquer.

ATTAQUANT (a-ta-kan), s. m. Celui qui attaque. Les attaquants lurent repoussés.

ATTAQUE (a-ta-k') , s. f. || 1" Action d'attaquer. de commencer le combat. Attaque vigoureuse, imprévue. || En ternies d'escrime, attaques, mouvements que l'on fait pour ébranler son adversaire. || 2° Assaut. On donnera l'attaque au point du jour. || En termes de guerre, les attaques d'une place sont tous les travaux des assiégeants pour l'emporter. Une fausse attaque est une attaque feinte. Les attaques droites sont les travaux réguliers. || 3" Fig. Agression, atteinte. Les attaques de la critique. Les attaques contre la société, le gouvernement. L'astronomie n'étant pas suffisante pour détruire la chronologie de l'Écriture, on revient à l'attaque par l'histoire naturelle, chateaud. Génie, i, iv, 4. Faisons de notre haine une commune attaque, kac. Andr. n, 2. Vous soutenez en paix une si rude attaque, id. ib. v,2. Les attaques que le monde livrait à sa foi vont être enfin terminées, mass. Mort dit pécheur. Il me donne mille attaques sur rattachement que j'ai pour vous, sév. 42. || 4° Paroles lancées pour sonder l'intention de quelqu'un. 11 m'a fait, mais inutilement, une ou deux attaques làdessus. || 5° Ln termes de médecine, accès subit d'un mal périodique ou non. Attaque de goutte, d'apoplexie. C'est ramasser toutes ses forces, c'est unir tuut ce qu'elle [la mort] a de plus redoutable, que de joindre, comme elle fait, aux plus vives douleurs l'attaque la plus imprévue , ross. Duch. d'Orl. || Attaque de nerfs , spasmes accompagnés ou non de mouvements violents ou convulsifs, de cris et de pleurs, accidents qu'on observe particulièrement chez les femmes et les individus très-irritables.

— ÉTYM. Voy. attaquer ;provenç. atacha ; catal. ataco ; ital. attacco.

ATTAQUÉ, ÉE (a-ta-kê, kée), part, passé. Attaqué de toute part. Quoi donc ! n'est-ce pas assez que nous soyons attaqués au dedans et au dehors par toutes les puissances temporelles? boss. le Tellier. Sa faveur, attaquée par tant d'endroits, est si hautement rétablie que.... m.ib. Votre cœurpar un maître attaqué chaque jour, volt. Zaïre, iv, 6. || Atteint, affecté. Attaqué d'une maladie soudaine.ll a lo poumon attaqué. |i Proverbes. Bien attaqué, bien défendu; c'est-à-dire la défense n'est pas moins vigoureuse que l'attaque.

ATTAQUER (a-ta-ké) , v. a.\\l° Diriger un acte de violence sur, engager un combat, une lutte. Attaquer l'ennemi. Attaquer une place. Des voleurs l'attaquèrent sur la grande route. Croyez-moi, plus j'y pense, etmoins je dois douter... Que de Jésabel la fille sanguinaire Ne vienne attaquer Dieu jusqu'en son sanctuaire, rac. Athal. i, t. Plus vous la pouvez accabler d'infamie, Plus elle vous attaque en mortelle ennemie, id. Nicom. ni, 4. ||2° Fig attaquer quelqu'un par la corruption. Attaquer les droits de quelqu'un. Cet ouvrage attaque la religion, les mœurs. Le ministère fut vivement attaqué dans les chambres. Celui qui ne défend pas un ami qu'on attaque. Définition qui a été attaquée par plusieurs philosophes. C'est une opinion qu'on attaquera vivement. || 3° Attaquer quelqu'un en justice, intenter une action. || Attaquer un acte, en contester la validité. 11 4° Surprendre, saisir, en parlant d'une maladie. Le scorbut attaqua la flotte. Il fut attaqué subitementd'une paralysie. || 5" Nuire à quelque chose, endommager, léser. La rouille attaque le fer. Le blé fut attaqué par les charançons. Dans cette opération, il faut craindre d'attaquer l'artère. || 6° Entreprendre, commencer. Sujet que j'attaquerai. J'aime à attaquer certains chapitres avec de cei tainesgens, sév. 230. || Entamer. Attaquer un poisson servi sur la table. || Attaquer quelqu'un de conversation, lui adresser la parole pour L'exciter à parler. La reine m'attaqua la première, sév. ho. Je ne suis point personne à reculer lorsqu'on m'attaque d'amitié.— Et lorsque c'est. d'amoAir qu'on vous attaque? mol. Scapin, m, t. \\ En termes-' de ma uer un

il des deux éperons à -la foi >. || En termes de musique, bien attaquer la note, donner juste i vigueur une note à laquelle on passe vivement. || En termes de marine, attaquer une île. un

ATT

cap, s'en approcher pour les reconnaître. || En termes de chasse, lancer la bête en mettant les chiens sur sa trace. || En termes d'exercice militaire, attaquer l'arme, saisir vivement le fusil dans les divers exercices. ||7° S'attaquer, v. réfl. Diriger une attaque contre. S'attaquer aux honnêtes gens. S'attaquer à plus fort que soi. Le mal s'attaqua si violemment aux poumons. Un valet qui s'attaque à son maître, mol. Amph. m, 2. S'attaquer à mon choix, c'est s'en prendre à moi-même, corn. Cid, n, 7. On souffre aux entretiens ces sortes de combats, Pourvu qu'à la personne on ne s'attaque pas, mol. F. snr.iv. 3. || 8° Être attaqué, en parlant des choses. Le poumon s'attaque. || 9" S'attaquer, en parlant de plusieurs. Ils s'attaquèrent l'un l'autre avec violence.

— REM. La locution s'attaquer à n'est explicable que par cette remarque que attaquer est le même que attacher (voy. tache et tacher). S'attaquer à ne se comprendrait pas; mais s'attachera se comprend très-bien avec le sens particulier que l'usage y a donné.

— syn. attaquer quelqu'un, s'attaquer à quelqu'un. Attaquer quelqu'un, c'est diriger contre lui une attaque, qui est un acte momentané. S'attaquer à quelqu'un, c'est le prendre à partie, en faire l'objet d'une poursuitequipeutdurer longtemps.

— HIST. xvic s. Attaquer à [s'en prendre à, se jeter sur], mont, i, 2i. Nous n'attaquons pas une beste ou une pierre quand elle nousblcce, id. iii, iio. On ne doit point désirer que si puissans monarques s'entr'attaquent, lanoue, 3os. Là s'attaqua une très-grosse escarmouche, id. 587. Attaquer , d'attacher qui est le vray mot et nayf, h. est. Du nouv. lang. p. 8i.

— ÉTYM. Bourguig. (?far/i/rci';espagn. atacar ; i tal. attaccare. Attaquer n'est que la prononciation picarde et flamande d'attacher (voy. ce mot).

f ATTAQUEUR (a-ta-keur), s. m. Celui qui attaque.

— HIST. xvic s. Il y a de si pauvres attaqueurs de place, qu'ils travailleroyent deux mois à former seulement un ravelin, lanoue, 340.

— ÉTYM. Attaquer.

f ATTARDÉ, ÉE (a-tar-dé, dée), part, passé. Attardé et surpris par la nuit. || Fig. Poètes, par nos chants, penseurs, par nos idées, HÏtonsversla raison les Ames attardées, v. hugo, Voix, 2.

f ATTARDER (a-tar-dé) , v. a. || 1° Mettre en retard. || 2" S'attarder, v. réfl. Se mettre en retard. Il Se trouver hors de chez soi à une heure avancée du soir ou de la nuit.

— HIST. xi° s. Mais Bîancandrins qui envers lui s'atarge, Ch. de Roi. xxvii. || xue s. Ne vous atargez mie, Rnnc. p. n. Chevauchez, rois, ne soiez atarjans, ib. p. 84. Vint uns mes [messager] à la court, qui ne s'atarda mie, Sax. xxin. || xin" s. Dont so dressa li roys, n'i volt [voulut] plus atargier, Berte. xi. Et li dus de Venise ne s'atarja mie, villeh. lxxvi. On ne doit pas le plet alongier, ne atargier outre l'espasse de deus assizes, beaum. xxxix, g.">. || xiv" s. L'epervier se effroidit et attardist , quant il est foulé ou grevé par les oiseaulx, Ménagier, m, 2. [| xv° s. Le roi respondit que follement deux fois ils [les seigneurs anglais] avoient chevauché outre sa défense; pourquoi ils l'avoient courroucé et attargié leur payement, froiss. n, n, 142.

— étym. À et tarder; picard , atarger; -wallon, s'astargl; namurois, s'astaurgî ; rouchi, s'atarger. La forme targer suppose un bas-latin tardiare.

f ATTEIGNEMEPTT (a-tè-ghe-man) , .v. m. Action d'atteindre el résultat de cette action.

ATTEINDRE (a-tin-dr') , j'atteins , nous atteignons, ils atteignent; j'atteignais; j'atteignis; j'atteindrai ; j'atteindrais; atteins, atteignons; que j'atteigne, que nous atteignions; que j'atteigt atteignant; atteint, v. a. || 1° Arriver a toucher, au propre el nu lî.L'iné. Col enfant brise tout ce qu'il atteint. La vigne atteint le premierétage. || Fig. Vous n'avezpas encore atteint l'âge oùje cours, rac. Phèd. m, 5. || Le blé a, cette année, atteint un prix trèsélevé. Les perles n'atteignent pas le prix du diamant || 2° Frapper de loin. Atteindre le but en visant. Atteindre avec la fronde. Etre atteint par le feu du ciel. || Atteindre son but, réussir. || Fig. Toucher, léser, concerner. Ce coup atteignit beaucoup d'hommes de bien. Il fut atteint d'une mal i lie. Ce soupçon ne peut atteindre un pareil caractère II a été1 atteint dans sa fortune par les événements politiques. || 3" Joindre, en cheminant, en chem eul beau courir, on ne put atteindre le voleur, on l'atteignit malgré l'avance qu'il avait. Nous atteindrons le village avant la nuit. || Fig. Pour atteindre

ATT

ceux que nous regardons comme supérieurs. D'une belle ardeur ta jeunesse animée Par cette grande épre ive atteint ma renommée, corn. Cid. m c. IN perdent de vue leurs égaux et atteignent les plus grands seigneurs, labruy. g. ||4- V.n. Parvenir avec effort, difficulté. Vous ne pourrez pas atteindre au dernier rayon de cette bibliothèque. A peine la vue peut-elle atteindre à discerner la partie du ciel qui les sépare [deux étoiles], la bpiy. ic. Et sans atteindre au but où l'on ne peut atteindre , malh. v, 30. Un seul jour peut atteindre à tant de renommée, Et ce beau jour luira bientôt, a. chén. ïambe I. La découverte du calcul infinitésimal, que Newton a faite, a donné lieu de dire au savant Haloy qu'il n'est pas permis à un mortel d'atteindre déplu à la divinité, volt. Louis XIV, ch. 34. Les mauvais écrivains de Rome sentaient bien qu'il était plus aisé d'imiter la bouffissure des orateurs de l'Asie, que d'atteindre à l'éloquente simplicité de Déinosthène, la harpe, Cours de littér. t. n, p. 378. || 5° S'atteindre, v. réfl. Se frapper, se blesser. En voulant atteindre son adversaire, il s'est atteint luimême.

— SYN. 1. atteindre, v.a. et atteindre, r. n. On doit dire atteindre un certain âge, parce qu'on atteint les années sans difficulté, sans effort. On doit dire atteindre à la perfection, parce que, pour parvenir à, la perfection, il y a des difficultés à vaincre, des efforts à faire. Atteindre Paul et atteindre à Paul voudront dire : le premier, que l'on court après Paul et qu'on le rejoint; le second, que Paul est placé hors de notre portée, et que nous arrivons jusqu'à lui avec effort. En un mot, atteindre, verbe actif, a une signification générale, et peut aussi bien se dire quand il n'y a pas effort que quand il y a effort: atteindre à a une signification plus particulière et implique un effort quelconque.

|| 2. atteindre, aveindre. Quand on touche seulement une chose, on l'atteint. Quand on la prend et qu'on l'amène à soi, on l'aveint. La distinction est très-précise ; et c'est une faute grave que de dire atteindre pour aveindre.

— HIST. xic s. Et se de ço [il] fuist atint de la justice lu roi.... L. de Guill. 2. N'es [il ne les] poet garder que mais ne lui ateigne, Ch. de Roi. i. Vers Saragoce il les vont ateignant, ib. clxxvi. || xiic s. Cui il ataint, tost est à mort livrez, Bonc. p. 79. Se jà [je] pourrai jusqu'à s'amour ataindre, Couc

Que cil ne soit atains de l'heresie [en amour |, Qui désormais ne vous vorra amer, quesnes, Il cero, p. 109. Tantost [il] fait la pucelfe despouiller [déshabiller] etdesçaindre, Et la bâtit d'un frein là où [il] la put ataindre, audefr. le bast. Romane, p. i i. Et si ne poras atignreàlei [elle], st bern. 528. || xnr s. Un lien [elle] a ataint, [à] Tybert [elle] l'a présenté, Berte xv. Car si l'avoit atainte et la pluie et la bise, ib. x.xxi. Uns rainsiaus l'ut atainte parmi sa destre joue,ï&. xxxtn.Pour qui ferai mais ne chançon, ne chant, Quant je ne bée à nule amour ataindre? anonyme dans Coud. Et gastoient blés et vuignes et gardins et destruisoient quankes il ataignoient, Ch. de Bains, p. 74. Renaît li dist : amie chiere, Por quoi vos voi-je si ateinte? Ren. 2i3G5. Et se il ainsi ne le peut prover, il est ataint de force faite au seignor, Ass. de Jér. i, 281. Celui qui viaut [veut] son plaît ataindre deit dire ce q le besoin lui est à brief paroles, ib. 74. 11 sera ataint et prové corne home qui défaut de venir faire dreit à home qui se claime de lui, ib. 95. Quiconques est pris en cas de crieme et atains du cas si comme de murdre ou de traïson, d'omicide ou de femme eflbrcier, il doit estre traînés et pendus, beaum. xxx, 2. Li sires qui le veut ataindre de servitude, le di vir par devant le segneur sor qui il est couquans [couchant] et levans.... id. xlv, 5. ||xiv s. telle fin peut estre atainte par plusieurs moii ns, les sages regardent par lequel ce peut estre fait , I gierement et mieux, oresme, Eth. 67. ||xv s. Tant chevaucha le comte de Hantiton et Coi qu'ils actaindirent les Doffinois, eux baudement, fenin, 1419. || xvic s. Après avoir tasché de toul dire, je voy bien qu'ils'en faut beaucoup que je n'atteinde à l'exo av. Tnstit. 1099. La fortune parfournit ce à quoy l'art n'ai :t peu attaindre, mont, i, 254. Voilà l'extrême poinl où la cruauté puisse attaindre, id. n, isi. Il feit haulser l'huile plus prez du bord, où il la peusl attaindre, in. n, 176. Quand on est attainct d'une bonne fiebvre.... id. IV, 67. Tarpeius fut aussi luy

atteint et convaincu de trahison à la ; suite de Romulus, amyot, Rom. 26. Le lac alla toujours ainsi croissanl au lot g des cousteaux, jusques à ce qu'il attaignit au plus hault, id. Cam. 5. Péri-

AIT

ps aitaint de la peste, ro. Péricl. '-■ M n'es

| i rYM. Wa

I, à, et langere . louchi

ATTEINT, n\ il' fa-tin, tin-1

|| 2" Frappé. M

Fab. m, o. 3 i ig. atteint il . d'une

maladie. Qu

/ di s maris, i de quel re

: udr. v, •-!.

Phèdre atteinte d'uii mal "qu'elle s'obstine à m. /'/i,',/. i, : Lyeurs dont vous

êtesatteinte. i i /, hig ui.fl De quel trou

r. Zaïre, u, :;- Il 4- Êtri itteinl d un i rime .

: ;ud'avoir \ coupable de vol. 5° Rejoint. i ds, qui

■ i . atteints par la caval ATTE1K m f), s /'. l ' v !■ a d

ire. Les jeunes à l'abri des

atteintes du bétail. Ma i i le) sut

détourner l'atteinte, b \c. A thaï, iv, 3. Ma mourir <: lesubirti / ool

m. 1 1. J'ai ; i, 1. 1| Au

jeu de cher sans i''

de la ma!.-. iiïi ir les al

Bu froid. I '■ lx lois, à l'é [uité Al

poi tée à la propriété, i euv honni ur n çul une e. Il \ ouliit doni

de leur matti i

i lui donni p de fortes a tas, i ut pu donner atteinl

tic, id. Henr. d'Angl. Sa bonne foi ne reçut jamais la o inte, id. Sulpice, i. La doc-

trine i Or. 4. Une

i inte, id. Hist. H, * ;i. [ni donner atte ate au fond di

ses, in. ib. La première atteinte que nous donnons i i ité . i i Ri »'/>. -. |l Hors -I atteinte, à l'abri

de toute poursuite. Parler la force en m de toute atteinte, i orn. Vtcom. i. i. i i: • ■■■ rait hors de toute atteinte de son aci Lib arb. Je

ens que ce dé sret, devani gens m est hors d'atteinte, id Déf. nu, un 1 1 met

i ors d'atteinti is, m iss. 1

i n\ établi et de plus hors d'atteinteà l'incn dulité sui la terre, id. Paraph P

teet hors d'atteinti . i \ font.

Confia, il faut que, retranché dans i'1 di oil sacerdoce, l'évêque suit hors d'atteinte aux traits île l'ambition, mass. Villars. 1 2° Impression, en parlant âes seni I portant a mon cœur des atteintes

plus rudes, Me fait un de mi - ingratitu-

des, i; v . Brit. n . 2. De ci i am

m m cœui Si pe ne une atteinte légère, id. Esth. n, i . Allons 'Inné l'affi

frivoles craintes, i ui montrer de mon cœur j s atteintes, corn. I'<ii<i>. iii, 3. Enfin je

me vois libre, el |e puis sans contrainl i De a ves douleurs te faire voir l'atteinte, id. Cid, ni. 3. Alcandre au silence des bois Tén atteintes, mai n v, 19, : 3 Utaque d'une maladie, accès. Les cruelles atteintesde la douleur. \ la pre-

ATT

ATT

TM

mière atti inte de la goutte, i es fréquentes al |e mort qui ne l'approchaient ci semble, dès portes du tombeau que pour lui fane voir de plus près la fragilité du monde, mass. Villeroy. D'abord il a tenté les atteintes mortelles Des poisons que luimême a crus les plus fidèles, rac. Ifit/ir. v,4. || 4°Fig. Une atteinte mortelle, une impression vive, un sentiment douloureux. Percé jusques au fond dû Bœur D'une atteinte imprévue aussi bien que mortelle . corn. Cid, i. ii. j! 5" En termes dé vétérinaire, contusion, avec ou sans solution de continuité, que le cheval éprouve dans la région dig soit que l'animal lui-même se frappe dans li s divers mouvements qu'il exécute, soit qu'il soit atteint d'une autre façon.

— hist. xiV s. Et tant y eust eslé procédé que le dit Berrier eust fait gaagne et atainte de la dite cause, diicange, alingere. || xv« s. Car vieillesse, la mère de Courrous, Qui tout abat et ainaiue au dessoubz, Vous donnera dedans brief une atainte, en. d'orl. Songe en compl. Elle lui baille peu d'espoir de jamais parvenir à ses atteintes [tentatives, fins], louis xi, Nouv. xvn. || xvic s. 11 emporta deux bagues, et donna une vive attainte à la troisième

> estai . 37. Chantant d

mocquerie, par grande deri i ffeminée a sus. \m-,,, i . Crass. 60.

i rYM, Itteindre. Uteinle est le partici] minin.

| ati i i. .i tel), s m, Terme de i II er. Planche i du collier d'un cheval de h

— ÊTYM. V0J Mil LA6LE i a-te-la-bP), adj. Qui peut être

— i mm. Atteler.

v i i il \ i . i - a-te-la-j'), s. m. || i" Le nombre de

chevaux , de bœufs, de bêti de sessaire

ii ue ou une voiture. < •■ fei mier a de l '

tail rendu, la Fabl. •• ent. il n'a rien en tout

Qui n i suive au galop la trace du vi- . Sat. x.

— hist. xvi* s. l'n charriot et son attellaige de s j bons chevaux, carl. v, 6. Le bon homme prin! ses ejifans el s, son chariot et ha

— i n m. itt, i, r. ATTELÉ, l i te lé, lée), part, passé. || i" Mis

en atti attelés à la charrue. || 2" Muni

d'un attelage. Dans ui iphir De huit

Pet.féi ii'. Mtelés tous

i i irtune, el tous deux fort éloi-

Fig.i harrette mal

ntendent ni

Moi , doni la destinât i n'avail poinl

fus fort 1 iGhé de me trouver si mal at-

dans le conseil de rég

siM. 4-i-i. 86. i tei d eur at-

"i nu bâtiment pour le

| ATTELÉE (a te-lée), s. f. Temps pendant lequel des animaux de tirag

ATTELER (a te-lé),j attelle, j'attelais, j'attellerai, j'attelli o. a. 1" Attacher des

animaux de trait. Atteler des chevaux ;\ un cai

tait aux hoi chai rue et faisait

des breufs, i Pi i \ ir. :' Absolument. < l'est

lire le cocher qui attelle. Nous fîmes atteler.

' On dit aussi atteler une voiture, une charrue.

Il 2° Pai n 11 fit atteli r h son char les rois

qu'il avait va . Tel. xiw II [Napoléon atte

au char de ses victoires . v. hugo, Odes,

n, 4. 3 S attelei . >■ n /<'. Il se dit par exi

ni au chariot et lu traînèrent. Fig. S'atteler au char de la puissance , ei \ ir les puissants.

— HIST. xii'- s. Quatre escuiez di • mi \ enparennl bu- roncinsau tinel atelez, Dut. d! ileschans,

37 te, Hoc au jour se voud

. Honc p. 8. || xmc s. Quant la vieille fu arse, Tybert [ils] font ateler [àlaclaie], Berte,xivn. En leu de chevaus ateli mons huit colom-

biaus Prison son colombier moult biaus, la Rose, i i986, Car Eolus, li diex des vens, Quant il les a télés [les nuages], Lor met es piez si bonnes eles Que nus oisiaus n'ot onques teles, ib. 18208. lîns en la croûte à voûte en est li Tins aies, Puisa l'i schiele prise, au chief s'est atelés , Ch. d'Ant. vi, 501. || xiv* s. Lors le fit Tulles lier à deux charretes, et à chascune ateler six chevaux, bercheure , f° iu, verso. Lequel Colin, pource qu'il estoit haïz de tout le peuple, aucuns mire ne cirurgien ne le voult [voulut] aler remuer, et n'y eut que une femme qui atela ses jambes, du cange, astula. |l xvic s. Il part donc à minuil avec la fleur de son armée, et deux canons bien astelez, d'aub. Hist. n, 277. Et les os fracturés estant réduits, bandés, et astelés ainsi qu'il appartient, le bras sera pendu en eseharpe , paré, xiii, is.

— Etym. Bas-lat. astellare. On donnait le nom i'astelet au bois du collier des chevaux; delà atteler; ce mot vient donc de astele ou, comme nous écrivons aujourd'hui, attelle (voy. ce mot). Ainsi il faut complètement rejeter l'étymologie de pro-telurn qui en latin signifie attelage; nous ne connaissons pas en cette langue de mot attelum, qui ait pu produire le mot français; et si l'on invoquait dételer, nous remarquerions que estele s'est dit pour ustele, et que dételer est pour desteler. Comparez le Berrj dte , s. f. timon d'une voiture à bœufs.

f ATTELET (a-te-lè), s. m. Voy. hattelet.

ATTELLE (a-tè-1'), s. f. || 1° Partie du collier des chevaux à laquelle les traits sont attachés. || 2° Tenue de chirurgie. Lame de bois flexible, mais résistante, et garnie de linge, qui sert à maintenir les

fractures. || 3" Instrument de bois qui sert aux polie] a lever la poterie sur la roue.

HI6T. \ir s. Depi 1 1 i en astele [morceaux], H.

de Cambrai, 70. || xiii» s. Pour s'amour [les che-

metteront mainte lance en astele aud. i.k

Romancero, p. 18 Li vilains est coruz au feu;

Si .1 esprise une ri. .nul.. île, ci en sa main prist une

astele, Et si esl venuz a Primaut, Ren. 4054.

«v 5. 1 m donna un 1 oup d'une astelle qu'il te-

noit, du cangi . astella. Collier de limons garni

de brasseures, d'astellets, id. 10. Le supplia'm prit

ui"' airl cnipi'i j tnïr devani lui et le jeta vers

sa femme , id. astula. Le dit Filleau prist une attelle, autremenl appelée bûche de moule, de laquelle il feri très oultrageusement h- dit Lucas, in. ib. l| xvi" s. il faut que les compresses et astelles embrassent toute la partie fracturée, paré, xii, -i.

I es férules ou astelles sont faites de papiers collés • n emble, ou de bois mince el délié , ou de cuir, ou

ce d arbre, ou lame de fer blanc oude plomb m. xii, 8, Adonques le vieillard esclata des astelles;

II lit trois petits feux en cerne tout en rond, rons.

— kï'Y.m. Norm. hatel , s. m. bois coupé et f. ndu, et atelle, s. r. bâton; wallon, estait', et namurois, aslale, copeau; provenç. astela; catal.. astella; du latin hastella, petit bâton, de hasta, bâton, lance (voy. haste).

f ATTELLEMENT (a-tè-le-man) , s. m. Action d'atteler: résultat de cette action.

■ f ATTEI.OIKE i.. te LoUr'), s. f. Il 1° Cheville fixant les traits du cheval au timon ou aux brancard | 2 Pi née pour saisir un instrument.

— êty.m. Uteler.

ATTESTANT, ANTE (a-te-nan, nan-f), adj.

|| 1° Qui est contigu. La maison attenante. Sou jardin est attenant au mien ou du mien. || 2" Attenant, adv. Tout proche. Je demeure tout attenant. Il 3" Prepos. Touchantà. Le mur attenant de la porte, la font. Berc. Le théâtre représente une chambre attenant la galerie où se sont passés les quatre premiers actes, de belloy, Gaston et liaij. Y. || Unie dit aussi avec à : mui aliénant à la porte.

— HIST. xii* s. Mieux aim [j'aime] ainsi endurer ant roiaume atenir, Couci, p. 123. || xm" s.

Mieux aim de lui [de ma dame] dure pensée Que d'une autre greignors biens atenir, Romancero, p. ni. [| xive s. Olivier de Mauny, qui fu son ateii.iiis, El ses frères aussi n'i furent pas f'aillans, Guescl. 8250. Il xv° s. Nous, considerans la proebaineté de lignage en quoy nous attient nostre très chier et très amé cousin germain Charles roy de Navarre, DU CANGE, attinentes. \\ xvi" s. Charlemagne estoit attenu à l'evesque de Rome, d'autant qu'il estoit parvenu à l'empire en partie par son moyen, caly. Instit. 909. La meilleure cire est la plus légère, la plus grasse la plus attenante et moins frangible , 0. deserres, 45t.

— Éty.m. Attenant est le participe présent de l'ancien verbe atenir, de à el tenir.

t ATTENDANT, ANTE (a-ten-dan, dan-t'j, adj. Il 1° Qui attend. || 2° En termes de musique, cadence attendante, cadence imparfaite, qui se fait en montant d'une quinte et qui semble attendre une réponse. || 3° S. m. Sectaire qui soutient qu'il n'y a dans le monde aucune Église véritable, et qu'il faut attendre que la véritable vienne.

ATTENDRE (a-tan-dr'), j'attends, tu attends, il attend, nous attendons; j'attendais; j'attendis; j'attendrai ; j'attendrais; que j'attende ; que j'attendisse; attendant; attendu, v. o. || I" Demeurer pour la venue de quelqu'un ou de quelque chose. Qu'attendezvouspour vous sauver?L'armée attend impatiemment son général. Le vaisseau attend un vent favorable. Attendre les bêtes à la chasse. Attendre l'arrivée d'une lettre. 11 attendait le beau temps. J'attends votre commodité. Mais attendons la fin, la font. Fab. 1, 21. 11 n'attend qu'un prétexte à s'éloigner de lui, rac. Andr. n, 3. L'ingrat qui ne m'attend que pour d'abandonner, id. lph. 11, 5. La bouté de Dieu nous attend à repentance, boss. Asc. 3. Ne vous a-t-il pa3 attendu assez longtemps h pénitence "? mass. llech. On attend tous les jours que M. de Luxembourg batte les ennemis, sév. 300. [Elle] Attend l'ordre d'un père à choisir un époux. corn. Cid, i,i. Qu'attendez-vous à vous soumettre? iioss. Hist. 11, 13. Qu'attendez-vous, chrétiens, à vous convertir, et pourquoi désespérez-vous de votre salut? id. Anne de Gonz. Sur cette terre déserte Qu'attends-tu? je n'y suis pas! lamart. Harm. 11, <. || Familièrement et par ironie. Attendez-moi sous l'orme, se dit d'un rendez-vous où l'on n'a pas dessein d'aller, d'une chose que l'on no

ATT

ATT

veut pas faire. Attendez-moi sous l'orme; Vous m'attendrez longtemps, regnard, Âttendex-môi sous l'orme, 22. || Faire attendre une chose à quelqu'un, la lui retenir, différer de la lui donner. Une circonstance essentielle à la justice que l'on doit aux autres, c'est de la faire promptement et sans différer ; la faire attendre, c'est injustice, la brut. 12. De ces Egyptiens qui la mirent ici, Trufaldin qui la garde est en quelque souci, Et trouvant son argent qu'ils lui font trop attendre, Je sais bien qu'il serait très-ravi de la vendre, mol. l'Étour. 1, 2. Il 2" Compter sur, espérer; quelquefois, craindre. On ne pouvait attendre aucun secours du sénat. N'attendre son salut que de sa valeur. Je n'attends rien que de moi-même. On attend beaucoup de vous. Ce service, monseigneur, n'est pas le seul qu'on attend de vous, boss. Reine d'Anglct. S'il nous ouvre aujourd'hui le sein de l'enfer, c'est pour nous y montrer un réprouvé que nous n'y attendions point, mass. Car. Mauvais riche. Concurrent malheureux à cette place insigne, Votre orgueil l'attendait; mais en étiez-vous digne? volt. Catin. 1, 5. Quels honneurs dans sa cour, quel rang pourrais-je attendre ? rac. Brit. iv, 2. Les apôtres attendaient que leur maître délivrerait Israël du joug des nations, et qu'il les ferait asseoir eux-mêmes sur douze trônes terrestres, mass. Car. Fausse confiance. N'attendezpas que je recueille ici toutes ses actions dont une partie est presque incroyable, flécii. Pana/. 11, p. 3GG. N'attendez pas ici que j'éclate en injures, rac. Bér. iv , 5. Attendez tout aussi de ma reconnaissance, corn. Sert.i, 2. Elle qui de vous seul attend son diadème, id. Pomp. 111, 3. Les Juifs n'attendent rien d'un méchant tel que toi, rac Esth. m, 5. Dans un âge si tendre Quel éclaircissement en pouvez-vous attendre? id. Ath. 11, 7. Attendant tout de sa bonté pour les malheureux , mass. Prière. 11 n'y a rien à attendre de la tradition des saints, boss. 3° écrit. Il Attendre de, suivi d'un infinitif, espérer, se promettre. N'attendez pas de le trouver sans imperfection, fén. Tel. xn. Cher amant, n'attends plus d'être un jour mon époux, corn. Hor. 1, 3. ||3° Attendre quelqu'un à.... attendre qu'il s'engage dans une difficulté dont on pense qu'il ne se tirera pas. Il est vrai, cette somme lui est due; mais je l'attends à cette petite formalité; s'il l'oublie, il n'y revient plus et il perd sa somme, la bruy. 14. Il ne faut plus qu'un pas, mais c'est où je l'attends, rac Baj. 1, 3. Ne vous mettez pas en peine, j'ai des remèdes qui se moquent de tout, et je l'attends à l'agonie, mol. Méd. m. lui, m, 5. Les comédiens m'ont dit qu'ils l'attendaient sur la réponse, id. Impromptu, 3. || 4° Attendre de, différer. Si vous attendez de vous convertir à la mort, vous mourrez dans votre péché, mass. Car. lmpénit. Ils attendent de n'être plus propres au monde pour être propres au royaume de Dieu, id. Etienne. Pour juger de ce qu'il est, attendez de savoir ce qu'il a fait, j. j. rouss. Ém. v. Il 5° Être réservé à, menacer. Les indignes traitements qui attendent les vaincus. Estce donc là ce qui vous attend ? De nouveaux outrages vous attendaient dans votre gloire, mass. Indiy. Il 6" Fig. Un coup n'attendait pas l'autre, les coups se succédaient sans interruption. La valeur n'attend pas le nombre des années, corn. Cid, 11, 2. || 7° Attendre un cheval, en retarder l'éducation jusqu'à ce qu'il ait acquis de la force. || Attendre du vin, attendre qu'il soit à point. Attendre des fruits, attendre qu'ils soient mûrs. || 8° F. n. Attendez ici un moment. J'attendis longtemps sans rien voir venir. Pour ne pas attendre et pour arriver justement en ce temps-là, voit. Lctt. 43. Espérer, attendre, c'est vivre? Que sert de compter et de suivre Des jours qui n'apportent plus rien? lamart. Harm. m, D. |j Faire attendre quelqu'un, le retarder, lui faire perdre son temps. Il lait attendre ses créanciers. Préparez tout, je ne ferai pas attendre. || Se faire attendre, tarder à venir, au propre et au figuré. Il ne se fit pas attendre. Ses bienfaits ne se ieront pas attendre. || 9° Attendre à, différer jusqu'à. 11 attend à la belle saison, au printemps. Faudrat-il sur sa gloire attendre à m'exercerQue ma tremblante voix commence à se glacer? boil. Épit. 1. Il y a des hommes qui attendent à être dévots que tout le monde se déclare impie ou libertin, la bruy. m. César résolut d'attendre à se déterminer, qu'il fût sûr du parti qu'embrasseraient Lépidus et Plancus, vertot, Bévol. rom. liv. xiv, p. 329. On attend à se convertir à l'heure delà mort, VLt.ai.Serm. 11, 28. Gardez-les pour son père [les cendres de Pisistrate , mais attendez à les lui donner quand il aura assez de force pour les demander, fén. Tél. xxi. À me chercher lui-même attendrait-il si tard? rac. Baj.

m, 3. Le feu demture caché dans les veines des cailloux, et il y attend à éclater jusqu' à ce que le choc d'un autre corps l'excite, fén. Exist. 15. Il n'attendit pas à la mort à consacrer à Jésus-Christ une partie de ses richesses , flëch. M. de Mont-. Il 10° Attendre après, avoir besoin d'une personne, d'une chose. Apporte-lui ce livre; il attend après. Ce n'est pas avoir du respect pour le ministre que de le faire attendre après vous, boss. Ord. || 11° En attendant, loc. adv. Jusqu'à tel moment. En attendant il s'est reposé. || En attendantque, loc.conjonct. Jusqu'à ce que. En attendant qu'il vienne. Les poètes disent quelquefois attendant que. Il satisfera, sire, et vienne qui voudra, Attendant qu'il l'ait su, voici qui répondra, corn. Cid, 11, 7. Le sort de nos guerriers réglera notre sort; Cependant tout est libre attendant qu'on le nomme, id. 7/or. 1, 3.

s'attendre, v. réfl. || 1° Différer jusqu'à ce qu'on soit réuni. Nous nous sommes attendus , et nous sommes partis ensemble. Il 2° Compter sur, espérer ou craindre. Tous s'attendent à retourner dans leur patrie. Attends-toi à essuyer des contrariétés sans nombre. Ils'attend bien àce qui doit arriver. Plutôt qu'on ne s'y attendait. Au moment qu'ils s'y attendaient le moins. L'erreur la plus pernicieuse est de nous attendre que Dieu nous attendra, bourd. Carême, 11, Grâce, 243. Je sais ce qu'il faut croire de ce payslà; je ne m'attends pas du tout à m'y amuser, stael, Corinne, liv. 1, ch. 3. Ils ne s'attendaient pas, lorsqu'ils me virent naître, Qu'un jour Domitius dût me parler en maître, bac Brit. m, H. H S'attendre à quelqu'un, compter sur quelqu'un. Ne t'attends qu'à toi seul: c'est un commun proverbe, la font. Fab. iv, 22. Toi donc, qui que tu sois, ô père de famille, T'attendre aux yeux d'autrui, quand tu dors, c'est erreur, m.ib. xi, 3. Après ce coup, Narcisse, à qui dois-je m'attendre? rac Brit. 11, G. H Avec la préposition de et un infinitif. Cassius s'était bien attendu de trouver une opposition générale à sa proposition, delà part des grands de Rome, vertot, Bévol. rom. liv. m, p. 228. On lui donne une pompe funèbre où l'on s'attendait de lui dresser un triomphe, flêch. Turenne. Ulysse en fit autant : On ne s'attendait guère De voir Ulysse en cette affaire, la font. Fab. x, 3. Mes transports aujourd'hui s'attendaient d'éclater, rac Bérén.ui, 1. Il Des grammairiens ont prétendu que ce vers de Racine était fautif et que la faute avait été commandée par la nécessité d'éviter l'hiatus ; mais on voit par les exemples que la préposition de était alors aussi usitée dans ce sens que à, et que, aujourd'hui, parler ainsi, ce serait non pas pécher contre la grammaire, mais user d'une tournure dont on peut dire seulement qu'elle est présentement moins usitée. Il Proverbes. On l'attend comme les moines font l'abbé; c'est-à-dire en se mettant à table et commençant toujours à dîner. || Il ennuie à qui attend. || Tout vient à point à qui sait attendre, c'est-à-dire avec de la patience on finit par trouver une occasion favorable. || Vous ne perdrez rien pour attendre; le retard sera un avantage, ou, dans un sens contraire, vous recevrez le châtiment qui vous est dû. Il II faut attendre le boiteux [le messager] ; c'est-à-dire, pourêtresûr d'une nouvelle, il faut en avoir la confirmation. || Qui s'attend à l'écuelle d'autrui a souvent mal dîné, c'est-à-dire il ne faut pas compter sur autrui.

— REM. 1. S'attendre que régit l'indicatif quand le sens est affirmatif : Je m'attends qu'il viendra. Il régit le subjonctif quand le sens est négatif: Ne vous attendez pas que je le fasse. || 2. S'attendre, avec le sens d'espérer, compter , serait inintelligible si on ne connaissait pas à attendre un autre sens que celui qu'il a aujourd'hui. Ce verbe signifiait aussi faire attention, ce qui en est le sens propre. S'attendre, c'est donc s'appliquera, tendre son esprit à, et de là la signification dérivée dont il s'agit.

— HIST. xi° s. De Guenelon atent li reis noveles, Cli. de Roi. lu. Â grant dolur illec [il] atent snn plait, ib. cclxxii. || XIIe s. Baron, or atendez [faites attention!, Bonc. p. 4. Où Sarazin atendent l'ajournée, ib. p. 33. Qui l'atendist ne fit mie que sage, Vli. p. 64. Puis sont monté, n'i ont plus atendu, ib. p. 4 23. Dist l'uns à l'autre : grant joie nous atend, ib. p. '35. S'onques granz biens dut estre desserviz Pourmalavoir, bien [je] doi merci atendre, Coud, v. De vous [j'] aten gueiredon et merci, ib. vu. Et tous les biens qu'on puet avoir d'aimer, Aura mes cuers qui adès s'i atent, ib. xm. Les biens d'amour que j'ai atendus tant, ib. || xm0 s. Si me convient atendre son vouloir [de ma dame], Et j'atemirai corne loial ami, le comte d'anjou, Romancero, p. <2i. En Hongrie [elle] revient, là où li rois l'atent, Berte, ix.

Lors s'est couchiez lez une haie, liée atendra aventure, Ren. 77). Monseigneur Baudoin de Reins, un preùdomme qui estoit descendu à terre, me manda par son escuier que je l'atendisse, joinv. 215. ci après orrez de pluseurs persecucions et tribulations que j'oy en Acre, desquiex Dieu, à qui je m'atendoie et à qui je m'atten, me délivra, id. 253. Il xive s. Libéralité doit estre attendue et jugiée selon la substance et la faculté, oresme, Eth. 105. On dit que bien attent, qui point ne seuratent [n'attend trop], Guescl. i9«ot. Aussi dit-on communément Que trop ennuyé à qui atant, Liv. du bon Jeh. 455, Considerans et attendans diligemment les bons et agréables services, du cange, atlendere. || xvc s. Les aucuns disoient en chevauchant et consentaient que on attendesist le matin et qu'il seroit tantost nuit, froiss. 11, m, 20. Le roi attendit un petit à parler, id. 1, 1, 321. Cela fait, elle revint à sa maistres^e, et lui dit que son ami n'attend qu'elle [ne pense qu'à elle, l'attend impatiemment], louis xi, Kouv. xxxix. Il xvr s. Je m'attends bien qu'il y fera son devoir, et qu'il n'y obmettra rien, marc /,. 72. J'estois bien fort mal, de mal de cueur et desvoyement d'estoumac, que j'attendois durer jusques à mercredi, qui est le bout de mon troisiesme mois, m. ib. t ) 4. Ne vous attendez pas qu'ils y mettent la main, mont, i, 72. Attendez vous y [faites-y attention] pendant que vousy estes, id. 1, 88. Un malade auquel je m'attends [je m'intéresse] et que je considère, id. 1, 01. Je m'attends à ce qu'elle [la science] serve d'ornement, non de fondement, id. i, (63. Quelle resverie est-ce de s'attendre de mourir de vieillesse? id, i, 400. 11 permet au sage d'agir à sa mode, sans s'attendre aux lois, id. iv, <29. plus on attend, plus s'enracine le mal, lanoue, 254. Chascun commencea à luy porter envie, pource que l'on s'attendoitbien qu'il emporteroit encore le prix, amyot, TMsée, 22. Va t'en demain les avertir qu'ilz s'attendent d'avoir bientost icy les Gaulois, id. Cam. 23. Plusieurs en conceurent bonne espérance, s'attendans que, quand et la charte des vivres, deust aussi cesser la sédition civile, id. Cor. 22. Pensaiis tousjours à l'advenir, et attendans à quelle fin et à quelle issue la fortune conduira l'envie de prospérité présente, id. P. /Em. 45. Des esclairs si souvent recouppez, que l'un n'attendoit pas l'autre, id. Timol. 38. Ils n'avoient qu'un corps de logis, qui ne pouvoit attendre un canon, d'ai/b. Uist. 11, <93. Puis la cavalerie commença à passer, à s'atendre et à reprendre quelque forme, id. ib. m, 44). Attendues les nouvelles qu'il avoit dudit ennemy, l'intention du maistre, et l'estat et conséquence de ses affaires, il persistait en cet advis, m. nu bell. 3C8. Et retirant ses brebis de l'herbage, Sous un rocher attend venir l'orage, bons. 964. À celui qui attendre peult, tout vient à temps et à son vœu, uénin, Récréai, t. 11, p. 233.

— ÉTYM. Bourguig. étandre ; provenç. atendre; espagn. atender ; ital. attenderc ; du latin attendere, de ad, à, et tendere, tendre (voy. tendre) : mot à mot, tendre vers; de là on arrive au sens actuel. D'après Palsgrave, p. 23, on prononçait les deux» au xvic siècle.

ATTKNDR1, IE (a-tan-dri, drie), part, passé, lue volaille attendrie. || Fig. Attendri par les supplications. Heureux l'homme pour qui la prière attendrie S'élève des lèvres d'autrui ! Il obtient par la voix de l'orphelin qui prie Plus qu'il n'a fait pour lui, lamart. llarm. m, 10.

ATTF.NDRIR (a-tan-drir) , v. a. || 1° Rendre tendre, non dur. La gelée attendrit les choux. || Par • 'xiiuision. Avant d'avoir attendri sa vue en se tenant en un lieu obscur, desc. Diopt. 0. || 2° Fig. Emouvoir, rendre sensible. Heureuse, si mes pleurs peuvent vous attendrir, rac. Iphig. m, 5. La vue du fils m'attendrit le cœur pour le père, féx. Tél. xv. Après donc s'être bien attendri le cœur l'un à l'autre, l'Etoile fit savoir à Destin tous les bons offices qu'elle avoit rendus à la Caverne, scarr. Ilom. com. 11, |3. Pour ces deux étrangers laissez-vous attendrir, volt. Oreste, iv, 8. Le monologue de Mme Denis attendrit tout le monde, parce que Mme Denis a la voix tendre, volt. Leltr. d'Argenlal, 23 sept. i7<u>.

Par extension. Sansqu'une fois au moins votre muse en extase Du mot de tolérance attendrisse une phrase, GILB. Apologie. Ah! dites bien qu'amoureux et sensible, D'un luth joyeux il attendrit les sons, bérang. Bonne vieille. Un roi qui. non content d'effrayer les mortels, Laisse aux pleurs d'une épousa attendrir sa victoire, rac Iph. ni, 4. || 3"S'attendiir. v. réfl. Devenir tendre, non dur. Les choux .s'attendrissent à la gelée. || 4° Fig. Je m'attendris sur elle, volt. Sémir. u, 1. C'est vous seul poui qui

ATI

■on cœur s'attendrit, pbn. Wl. m. Elle feignit de l'attendrir . n>. '''• '■

: un, c'est etresensibli , h avoir compassion S'attendrir poui qu'un, c'esl s'altendrii en ravejur de quelqu'un, être urir, à le nisi \ - Etalant l'entent, H cuers li atenp, 58 s. Durs in li pains el

lui n'en menjaissent demie, v>- il ateniiri ne ; ». ,7>- •'• roulus]

orques retourner

I,. cuer ne me attendi isisl i istel que je

il n'eu! onques Le i eui

ux estre luj utesme pouilles, imyot,

50. i a perte de celuj là seul luj attendrit 1,» cueu I rie. 69. Il trouva Antonius pres-

ohant les soudarts ul esblouis

H ut, 8t.

et altendry par le feu.... u>. ' i le flat-

teur, 81. Ce qu'on rail

sant le fruit par bouillit d; e, o. de

84». i a la

IpoJ. pour Uér.

— ÊTYM. -i > t tendrt ndrir, atenreiir; eapagn. aten ittendrir, il y avait atendrier, dans l'ancien français.

àTTENDRISSANI VNTE(a-tan-dri-san, s ad]. Oui attendrit, qui émeui lame attendrissant. 11 faul [dans i un vieillard

vert, chaud, a voix m rauque,

attendrissante, trembloti I Ur.MlleCtai-

ron, 24 sept. neo.

ATTENDRISSEMENT (a-tan-dri-se-man) , s. m. I] i" Action de ri Ire, mou. L attei

mont de ces viandes. Il 2" Sentimi

i\ ii Cédant à 1 attendi issement. Mmi joue à peu p cepté qu'elle

i dans la voix un attendrissemenl que < lirait bien avoir, volt. Leltr. Thiriot, 23 sept, i t i ^ o . Cela jette dans l'acte un attendrissement, un intérêt qui manquait, œ. Lettr. d'Argental , déc. 1760.

— iiist. xvic s. Cest attendr ssemenl du fruit se fait par bouillir dans l'eau claire, o. de serres, 851.

— ÊTYM. AtU ndrir.

ATTENDU, PE (a-tan-du , due . porl |

Le Messie attendu par les Hébreux. Des bonneui ips attendus, i juoiqu attendu . ma-

dame, à l'empire du mo E n. i, i. Et tu

vois le triomphe où j'étais attendu! m. ib. /, t, || En termes de cuisine , une viande attendue , une viande à point pour la e. | Attendu, loe.

ilive. Vu, ■ charge, attendu son infirmité. || Attendu que conjonct. Vu que, comme. Les parents de sa femme

- a son man lait pas gentilhomme, bern. des. p. Paul et Virg. J'eus un maître autrefois que je regrette fort Et que sers plus, attendu qu'il est mort, destouches, le G orieux, i , ^.

— BIST, xv' s. Attendu qu'ils tu il ignorer qu'il ne fust fils et frère du roi, monstrelet,

ATTENTAT (a-tan-ta; le< se lie, du moins dans [iluriel L's se lie : des attena tan ta / odieux ; attentats te avec apj . m. ] ntrepi ise crimi-

lelle, entreprise contre les lois. De ce couple perfide .l'avais presque oublié l'attentat parricide, mac. Esth. il. 3. Et son trouble, appuyant la foi de vos discours, IV toi s ses attentats me rappelle le cours, in. %b. lu, g. De grâce, apprenez moi, soigneur, mes attentats, m. 8rtf.ii, a. Il nous a déployé l'ordre dont Amurat Autorise ce monstre à ce double attentat, id. Baj. v. il. S'attaquer à mon choix c'e s'en prendre à moi-même. Et faire un atten- ■ ivoir suprême, corn Cid, n, ".Ceserait.... Sur votre autorité commettre un attentat, id. Nieom. m, t. Tout ce peuple a dos yeux pour voir quel attentat Font sur le bien public les maximes d'État, id. ib. m, 2. || En termes de droit, attentat à la pudeur, tentative violente contre la personne d'une femme ou d'un enfant.

— HIST. xvie s. Hz se sentoient coulpables de telz attentats, et pretendoient à faire de telles choses au maniement des affaires, qu'ilz avoient craint que Caton ne fust eleu praeteur, amyot, Caton d'Utique, 55.

— ÉTYM. Attenter.

ATTENTATOIRE (a tan-ta toi r'), ad) r Qui

sure attentatoire à la pi op 8°i lui

autoi ité d'une jui idictii in. i ette i ,i attentatoire à l'autorité du parlement.

— ii yu. \tt< ntat.

ATTENTE a tan t'), s. f. \\ 1 ! tttendre

eu temps pend. mi lequel on i luelque

transport d'une âme impatiente, Ma

en attente, moi . l'Élour. v, b. Il

lus qu'un pe itl temps

h m dei nier pé-

Hisl >. La cour o i en grande al

■ l ett. quiét. 1 20. i i Dieu,

en los , i mii en attente

île ce qu'il veut talheureux re tes

d'un [ euple autrefi is si favot Hist. n, -.

Lttente de la voli nti iv n i il 5,

il y a un leur cœurs,

pas . dans cous. Pierres d'attente, en maçom qui avanci

qu'on a dessein de bâtir auprès. || l-'i^. Ch

cernent. O titions , cei

- I |i cousus qui piern d'al

/, (t. au roi de Prusse, 104. i es duc. de

[U'ils donne [■-SIM iss,

, etc., où il n \ a

p< lut. 2

de l'attente. Les Juifs s'en remeltenl I nussur

avait fait de tout temps L'attente et la

fléch. Si rm. i. 216., I et en

David, votre espoir, votre attente, rac. Athal.

ti,7. Le Messie devient l'attente des nations, et il rè-

au peuple, boss. Hist. n.Les i i

testaments ri

son attente, le nouveau comi modèle, tous

deux comme leur centre, tasc. Pensées, part, n,

art. io, || 3" Prévision, opinion , espéi ince. B

dre à l'attente. L'atl i i l'at-

te ite i i i énemenl trompa son attente. Contre l'at

île, contre toute attente. On conçoit une

si haute attente de ces maximes, pasc. Prov. 1 1. Je

romps I , mol. l'Étour.ui, 5. Mon bonheur

.'■' . . I. L'i vénement

n'a point démenti mon attente, id. Mithr. v, i. Qui

e, lyran, une attente si vaine? cor i. //■ racl.

v, a. i n n'était qu'une atten

Sertor. v, 4. i • ciel, il nous

Poly. n, o. Tout ce qui brille

il son attente, id. //<»/•. v, 2. Ainsi,

de mon attente, Je me consume vainement,

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