M DU 11 1 SEMI A I
lu. Jamais i tira lant parti d'une
lis de lui qu'il boitait aud ment, et il via «. ~i . 171.
hist. - ordonnan-
us el de nos- • i ■ , t . 1 1 ,
ontaj qui lui dist sembl
— êtym. i I ci «se, el
d'un adjectif a lant à l'adjectif
latin ai
AI DAC1EUX, EUSE (ô || 1° Qui a de l'audace, qui annonce de l'audace, ces esprits remuants et
R udacieux Pour ju
Fanai Guillaume ont la d'audacieux < j u i avail amené la race i
de la Scandinavie jusqu'à B mires et
ge, 1. 1, p. 20. Lirez te notre
impie us audacieux Et les
plus dignes du I a. n, 4. || 2 Suh
l a la moi i , kfi rop ■ . n , ■-'. J'ai vu maii es à la
cour ai nvi dé-
sirées, Aux plus ai otaient la liberté, malh.
i ivm. Audace, et la terminaison ieux.
; Al DEÇA i t
côté-là.
Un Françai n parlant du Rhin, que la
aagne au di là 1 h • propos. La S ] pour nous au-deçà d
! es. Au deçà de l'J u] ara '. (7.x, 6. ||Fig.
mander us sont ip au deçà de ce q l'ils étaient en droit de l'a re ti, 88.
- ÊTYM. Au el deçà.
AD DEDANS (â de dan). || i" Loe. adv. À rieur. ||Fig. Le glane au dehors le poursuit, Le remords c. / sth. a, o La haine que les cceu corn. Cid, n, s. | 2 toc. prép il est au dedans de la m
— REM. On ne voit pas pourquoi T académie, mettant un trait d'union ^au-dessous, , au-dexnni . n'en met pas à au dedans, au dehors, au delà.
— i.n h i u el dedans.
AU Iil iinus ô de-hor; I'snese lie pas). \\i°Loc. (Kir. X l'extérieur. Formidable au dehors, méprii dedans, Le sénat n'esl enfin qu'un amas debrigaml-. ■ M, m, 1. 1| Fig. C'est ainsi qu'on
■ un violent dép l ainsi qu'une feinte
au dehors l'assoupit, corn. Rodog. IV, 6. || 2° Loc. prépos. Au dehors de la maison.
— ÊTYM. Au e1 dt hors.
Al DELÀ u' de-la). || 1" Loc. adv. De ce côté-là, fiai opposition à au deçà, qui signifie de côté-ci. In Français dira en pariant du Rhin, l'Allemagne est au delà. || Fig. Encore plus. J'ai regagné mon argent et au delà. Mais on passe encore au delà , pasc. Pi or. io. 2 Loc. prépos. Ma maison qui a le lac en miroir au bout du jardin, et la Savoie par delà celac, et les Alpes au delà de cette Savoie, volt. Lettr. d'Argenlal, 8 janvier, 1758. || Plus loin. Il manquait à vos aventures d'avoir un amant au delà de l'Océan, von. Lelt. 40. Le gouvernement cliimontrait aux hommes, il y a fort au delà de 4ooo ans, qu'on peut les régir sans les tromper, voit. Ph. Iijuor 4i. Que l'on célèbre ses ouvrages Au delà des temps et des âges, Au delà de l'éternité, bac. Esth. m, 9. Je te chérirai même au delà du trépas, corn. Rodog. v, 3. || Fig. Des choses qui sont au delà de leurs forces, fén. Tél. xn. Il a prêché au delà de tous les plus beaux sermons qu'il ait jamais faits, sév. 2G. Qu'appelle-t-on franchir les bornes de tout* pudeur, et passer au delà de toute impudence, sinon d'imposer au père Dauny, comme une
Ain
une si damnable doctrine? pasc.
Pi 15.
i n m. Au el delà.
ai DESS01 s (0 de sou ;Vs >sous et
en ava 1° Loc. adv. Plus
r la i us H esl bien au d
grand i
. UOT. V, 2.
|| 2" Zoi
Des enfants au des ius de dix ans. || Fig i de tant de gen
indres que lui], sëy. 204. U tienl
la tral Pomp.
m, 2. Il i ^us d'aucun chrétien de
I ,. i . m ysl. " ■ Cel homme
de Moïse, id. Uist. n. ;;. Mon àme
d'ui cruel i
il d un négo ciant, d'un banquii r, etc. qui esl de faill
— ÊTYM. .I» el des i
w i>i->>i^ le-su;l'sse lie : au-dessus et en i su-z et). || 1 toc. "/i . Plu ■ .mit. Par rapporl au coui de la 1 eine .
2° Loc.
sus de tmont. Les enl tnl au-d ept ans.
d . Cid, il, t. Votre vertu, madame, est au-dessu-, du crime, u>. \ com. ni, 8. Je suis trop au-dessus de cette indignité, id. Héracl. ni, ±. Ta vi i tu met ta gli ire au dessus de ton cri mu, m. Uor. reils serviteurs sont les forces des rois, Et de | i smit au-dessus des lois, id. ib.
v, 3. I nlieur semblait au-dessus du re-
. Pomp. n . 2. Mais tanl de grandeur d'àme est u \i : . Alz. \ . 7. Pour vous mettre au dessus de tous les berncments, mol. Éc. des u -dessus d'une telle faiblesse, .u. F. sav. i,2. Pour se mettre au-dessus de la critique des homi fl . mi. Elle vous élevait auère, id. Tél. iv. Ne cherchez point i au-dessus de vous [hors de votre porl ' . m. m, i i i. Elle se mit au-dessus de tous ces bruits, iiAMiiï. Gramm. 6. Tour (ju'il les au-dessus de leurs ennemis, boss. lïist. u, H. Fabius se mettant au-dessus des bruits popul id. Uist. i, 8. M. Jurieu s'est mis de tout cela, 8 i lies sont au-dessus de i reproches, sév. 452. Ce que je sens est au-dessus des . m. 521. || Venir au-dessus de.... venir à li ml de.... La seconde commère Vint au-dessus de ce qu'elle entreprit, la font. Gag. || Familièrement. On en a au-dessus des yeux, on n j tient pas, la bruy. 8.
— hist. xir s. De moi esl
i et gente et avenant, Couci, p. 1 23.
— lia m. Au et dessus.
\l DEVAW r Ô de van). || i" Loc. adv. Dans une ure. Les vo; roulaient at-
teindre la colline; mais un marais était au di
rencontre. Le cortège venait ; la foule se porta .ut. Lus Juifs lui coururent au-devant.
/'/m7. v, ■->:!(. || Fig. Vous courez au-devant avec tant de >e,iD. D.San. v, 5. || 2° Loc. prépos. Le fleuve esl au devant de la ville. ||A la rencontre. Ah! cher Narcisse, cours au-devant de ton maître, lue. Brit. 11,5. |j En avant de.... Jusqu'au-devant des murs je cours le recevoir, corn. Poty. i, 4. || Fig. Je mejette audevanl du coup qui t'assassine, corn. Pomp. îv, 4. Tous coururenl au-devantde leurs fers, j. j. rouss. Orig. ^. On va pour vous au-devant de la sollicitation. LABRUY. 9.
— Htsr. xvc s. Bien vous pourra d'aucun endroit Venir à vous à l'audevant; Alez-vous en toujours avanl . Résurr. de .Y. .S'. J. C.
— ÊTYM. Au et devant.
tAUDIEN, IENNE (ô-dien, die-n'), s. m. et f. Hérétiques qui prétendaient que Dieu avait des formes humaines; et que les ténèbres, le feu et l'eau n'avaient point de commencement.
— ÊTYM. Audeus, auteur de cette secte, en 338 de l'ère chrétienne.
AUDIENCE (ô-di-an-s'), s. f. || I"- Attention que l'on donne à celui qui parle. J'ai toujours donné audience à tous les avis. Je n'ai pu gagner un moment d'audience, corn. Cid, v, 7. Lu monarque qui nous honore de son audience, boss. Pror. 2. Ceii tière est digne de l'audience que nous donne Votre Majesté, id. Par. de Dieu, i. A la facile audience de ce sage magistrat et par la tranquillité de son favorable visage, une âme agitée se calmait, id. le
Mit
Tellier. Je vou i donne audience, mol. le Dép. n,7. Je
'•"" di " .m le un m imenl d'audience, id. G. Dand. m, s. Et quand je pms venir, enflé d une nouvelle, une atteinte mortelle, C'esl lors e, el je mus sa rai on D'une aura, id. D. Gare, n, l. II ■ Ique moyen tel qu'en fournit l'art ■ L'a listarice, p. l.
cour, i, 222. Soudain Potier se lève el demande aiidii nce [àêtre écouté . volt. lt< nr. vi. Ci ar,
■ tteurs attendenl aud ence . id. .)/. de < i sai . I, 2. || 2" Réception où l'on écoute ceux qui ont à
Il - obtinrent audience du prince, olli-
citer uni udieni pai ticuli&re. Demander audience.
idience. 1 ne audii m e de congé. Dans les
audienci res, l'un, toujours précipité vous
l'esprit; l'autre, avec un visage inquiet et ferme le cœur, boss.
'c Tel ici Leroi donne audience à l'ambassadeur de Hollande, sêv. <09. L'ambassa leur romain me dei ' irn. A icom. n . 2. En public, à mon heure, on me donne audience, rac. Brit. i, I. Il avait obtenu de Mlle Slvvart une audience, iiamii.t. Gramm. i. || Fig. Elle donnait audience aux regards du duc d'York, iiamilt. Gramm. a. || 3° Séance d'un tribunal. Jour d'audience. A la troisièmeaudience. Tenir audience. Lever l'audience. Salle d'audience. Four vou ; seuls l'audience se
rac. Plaid, ni, 4. |! Audience solennelle, se dil des tribunaux supérieurs, séanl en grand costume,
ir le jugement decertaine , soit pour la
réception des magistrats, soit pour la rentn tribunaux. || Par extension, le triîmnaj même.Desaudiencesqui sont à peu près ce que sont nos parlements,
établies, volt. Minus, lis. || Le lieu où se tient l'audience. La police de l'audience appartientau juge. || 4° Par extension et collectivement, ceux à qui on donne audience ou qui assistent à une audience. Un prince aussi grand d'ailleurs que celui qui honore cette audience, boss. Anne de Gons. 11 est irèsnblable que Cléopatre parlait souvent dans ce goût, mais ce n'est point cette indécence qu'il faut
■ 1 1 ter devant une audience respectable, volt. /'/'. r/. <//V. de Zadig. \\ 5° Nom que les Espagnols donnaient à leurs cours souveraines de justice, dans les Indes occidentales. La division géographique d'une partie de ce pays se faisait par audiences.
— HIST. xn° s. Car al rei d'Engleterre truis jo [je trouve] si grant bobance, Qu'il ne m'en volt oïr n'en conseil, n'en oiance, Th. le mart. 104. || xme s. Et dist en audience à Romme, Quant il, por condampner ung homme, Fu requis de la mort escrire.... la Rose, 0507. Il fleùtera nos paroles Par quarrefours et par escoles, Selonc le langage de France, Par tout le règne en audience, ib. 10680. Forment neïs [même] maugré m'en sai De tant qu'onques le
i. Et qu'audience li donné , ib. 10399. A la corl Noble le Lion i ient on les plés et les oianc.es De s [mortelles] guerres et de tences;Lànos irons de lui clamer, lien. 737. || xivc s. Seigneur, dit un Juif, à qui on ot donné Audience de dire ce qu'il orent visé, Guescl. soei. Quant li consulz furent devant le peuple, l'en leur a demandé en audience quelle seroit leur voulenté, berchecre, f° 72, recto. ii xvie s. ?sous ne voulons point pour cela que leur raison n'ait point d'audience, jusques à ce que nous l'aurons refutée, calv. Lnst. 229. Il demanda audience, en laquelle il suada au peuple.... amyot, Flamin. 10.
— ÊTYM. Provenç. audiencia, audienza; espagn. audiencia; ital. audiensia; du latin, audiemia, de audire, ouïr (voy. ce mot). La forme primitive que donna audientia, est oiance, qui est fait comme ouïr ; audience est un mot refait dès le xnr siècle sur le latin.
AUDIENCIER (ô-di-an-sié), adj. m. Huissier audiencier, huissier chargé d'appeler les causes. || Substantivement. L'audiencier. || Grand audiencier, officier de la chancellerie chargé des rapports.
— ÊTYM. Bas-latin, audienliarius , de audientia (voy. audience).
AUDITEUR (ô-di-teur), s. m. || i° Celui qui écoute. Ses auditeurs l'ont applaudi. C'est un vieux guerrier, me dit-il, qui se rend mémorable à tous ses auditeurs par la longueur de ses exploits, mûntesq. Lettres pers. 48. Et content de remarquer des actions de vertu dont les sages auditeurs puissent profiter, ma voix n'est pas destinée à satisfaire les politiques ni les curieux, boss. le Tellier. Voilà, mon cher auditeur, ce que je viens vous répéter, mass. Cotiv. Tremblez, mon cher auditeur, que votre cœur ne se rassure, id. Mort. || Disciple. Il voyait accourir à lui des milliers d'auditeurs. || Auditeur bé-
AUI)
AÏTG
AUO
névole, auditeur favorablement disposé. Il se dit aussi de celui qui écoute un maître sans s'astreindre a l'assiduité. ||2° Dans l'église primitive, celui qui voulait entendre la parole de Dieu, et qui, bien que désirant devenir chrétien, n'était pas encore jugé digne du baptême, ou qui, pénitent, n'étail pas jugé digne de communier. Ce pénitent veut être réconcilié; il a été postulant, auditeur, prosterné; faites-le remonter au rang des élus,CHATEAtiB. Mart. il, 285. |] 3° Officier de judicature qui assiste aux audiences, mais qui n'a pas voix délibérative. Un auditeur. || Adj. Un juge, un conseiller auditeur. || 4° Titre de certaines charges, de certains emplois. Auditeur des comptes. Auditeur de la nonciature. L'abbé d'Hervault avait été longtemps auditeur de Rote avec réputation, st-simon, xiv.tsi;. || Auditeur au conseil d'Etat, fonctionnaire qui est au-dessous du maître des requêtes.
— hist. xn° s. Ausi cum cil, ceo m'est avis, Qui vont coillant les bons espis , E ce laissent qui n'a valor, Deivent faire li oeor, benoît, ii, 42GG7. || xiiic s. Ou quant auditeursunt bailli/' à oïr tesmoins,et il a [il y a] divers entendemens el dil 'les tesmoins, beaum. xxxix, 7. Si comme nous dirons u capitre des auditeurs, id. ix, 13. Caseuns des auditeurs pot avoir son clerc por escrire ce qui est dit en l'enqueste, id. n, 26. [] xrv0 s. Convient que l'ame de l'auditeur soit avant préparée par bonnes acoustumances , obesme, Eth. 325. Et peur ce ung jeune homme n'est pas convenable auditeur de politiques, id. ib. 1 1 1 I . Li certain auditeur des tesmoins que nous avions mis ou dit Chastelet seront du tout ostez; et li prevos, selon la qualité des querelles, donra auditeurs bons et loyauls, en la présence des parties, Ordonn. desrois. t. i, p. 352. || xve s. En ce temps avoit un grand clerc descienceet de prudence en Avignon, docteur de lois et auditeur du palais, froiss. m, iv, 37. || xvie s. C'estoient deux philosophes qui avoient esté familiers et auditeurs d'Arcesilaus, amyot, Philop. 2.
' — ETYM. Provenç. auditor, auzidor ; de auditor, deaudire (voy. ouïr). L'ancienne forme donnée par auditor, auditàrem, est pour le nominatif oere, pour le régime oeor, lesquels sont faits comme ouïr; auditeur a été refait sur auditor par les légistes du xm' siècle.
AUDITIF, IVE (ô-di-tif, ti-v'), ad}. Terme d'anatomie. Qui appartient à l'ouïe. Nerf auditif. Conduit auditif.
— HIST. xvie s. La faculté sensitive est divisée en visive, auditive.... paré, i, \. Les nerfs de la cinquième conjugaison appelles auditifs, ID. IV, (O.... Qui estoupent le conduit auditif, id. xvi, 40.
— ÉTYM. Provenç. audiliu; de audire, ouïr (voy. ce mot).
AUDITION (ô-di-sion), s. f. || 1° Action d'écouter. Il est difficile de juger d'une pièce de théâtre a la première audition. Ce compositeur nous a fait assister aux deux premières auditions de son œuvre. || 2° Terme de procédure. L'audition des témoins, l'action d'entendre les témoins à charge et à décharge. Je fus condamné sans preuves, sans audition des témoins, p. l. courier, i, 149. || Audition de compte, examen d'un compte.
— HIST. xive s. Nous disons aucuns resguars ou visions corporeles estre delettables ; aussi sont aucunes audicions ou oïr aucunes choses, oresme, Eth. 304. || xvi" s. Pour bien comprendre comme se faitl'ouye, il faut considérer la fabrication de la susdite anfractuositô dont se fait l'audition, paré, iv, (0.
— ÉTYM. Auditio, de audire (voy. ouïr). AUDITOIRE (ô-di-toi-r), s. m. || 1° Enceinte où
une assemblée se réunit pour entendre des orateurs. || 2e Lieu où l'on plaide dans les tribunaux. || 3" Collectivement, tous ceux qui écoutent. L'auditoire éclata en sanglots. Si aujourd'hui je me vois contraint de retracer l'image de nos malheurs, je n'en ferai point d'excuses à mon auditoire, où, de quelque côté que je me tourne, tout ce qui frappe mes yeux me montre une fidélité irréprochable, boss. le Tellier. \\ 4° Dans les anciennes églises, la nef.
— hist. xiv s. Trois auditoires [tribunaux] desquels on apeloit des uns aux autres, l'auditoire des eschevins, des esgardeurs, des prevoz et jurés, du
. auditorium. || xvr s. Quant au théâtre ou auditoire de musique destiné à ouir les jeux des musiciens, amyot, Péric. 29. Ceulx aussi qui maintenant introduisent es auditoiresdes motsestranges, en voulant louer ceulx qui harenguent, id. Comment il faut ouïr, 22.
— ÉTYM. Provenç. auditori ; espagn. et ital. auditorio ; d'auditorium, de audire (voy. ouïr).
t AUDITORAT (ô -di-to-ra). s. m. Fonction d'auditeur. L'abbé de la Trémoille attrapa l'auditorat pour la France, que le cardinal de Bouillon et d'Estrées lui ménagèrent, st-sim. lis, tes.
— ÉTYM. Auditeur.
AUGF. (ô-j'), s. f. |j 1° Pierre creuse ou pièce de bois creuse où mangent et boivent les chevaux et les bestiaux. |! 2° Vaisseau de bois dans lequel les maçons délayent leur plâtre. |] 3" En parlant du cheval, cavité extérieure de la tète, circonscrite par les ganaches, et ayant pour fond la base de la langue. ||4°En hydraulique, roue à auges (voy. auget). Il 5" Terme de physique. Pile à auges, pile où les couples d'éiéments, zinc et cuivre, sont placés et mastiqués dans une boîte longue, de manière à laisser entre eux des vides où l'on verse le liquide acidulé, et qu'on a comparés à. des auges. || 6° Vase placé au boutdu moule où le plombier coule les tables de plomb avant de les laminer. || Auge decoffret, sorte de petite cuvette carrée, creusée dans un coffret de giberne pour contenir des cartouches. || Auge de la meule à aiguiser, boîte qui la contient. || Dans le jeu de paume, espèce de saillie qui est auprès des filets pour recevoir les balles. || Dans la marine, caisse en forme de petit coffre qui sert dans les corderies à contenir le goudron chaud, pour y tremper les fils de caret. || Dans la gravure, ustensile qui sert iï recevoir l'eau-forte qu'on jette sur la planche. On dit aussi auget.
— hist. xnic s. Quiconques veut estre esquelier à Paris, c'est à savoir venderes d'esqueles, de auges, fourches, pelés.... Liv. des met. 112. Et pour la franchise de ce qu'ils sont quite du gueit, doivent chascun, chascun an, au roy six auges pour son celier, c'est asavoir auges de deux piez de lonc, ib. H3.||xvies. Quant au vivre, quelle sobriété y ail? on n'engresse point autrement les porceaux en l'auge, calv. Instit. )020. Prenez fange trouvée au fond de l'auge des cousteliers ou esmouleurs,
— ÉTYM. Âlveus, bassin. La formation est trèsrégulière, al se rendant, dans le passage du latin au français, par au, et ve ou vi par un g doux ou un j.
AUGÉE (ô-jée), s. f. Ce que peut contenir une auge.
— HIST. xiir s. Chascune pieche [pièce] de sieu [suif], quvelée ou augie, seellepoise cinq livres ou plus, doit obole de rivage, Liv. des met. 303.
— ÉTYM. Auge.
f AUGELOT(ô-je-lo), s. m. || 1° Terme d'agriculture. Petite fosse en forme d'auge où l'on plante la vigne. || 2" Dans les salines, sorte d'auget à mettre le dépôt qui se forme en faisant bouillir l'eau salée.
— ÉTYM. Diminutif de auge.
f AUGER (ô-jé), v. a. Dans les arts et métiers, creuser en gouttière une des surfaces d'un morceau de fer plat.
— étym. Auge.
AUGET (ô-jè), s. m. || i° Petite auge où l'on met la mangeaille des oiseaux. || 2" Extrémité de la trémie d'un moulin. || 3" En hydraulique, auges ou, plus ordinairement, augets, espèce de seaux ou de godets placés à la circonférence d'une roue pour recevoir l'eau qui la fait mouvoir. Les roues à augets reçoivent l'eau par-dessus; les roues à aubes la reçoivent par-dessous. || 4° Auget de mine, petit canal de planche, d'environ trois pouces de diamètre, où l'on enferme le saucisson rempli de poudre pour faire jouer la mine. || 5e Espèce de boîte dans laquelle s'agenouillent les laveuses.
— hist. xive s. Nettoiez aux poucins leur auget ou abeuvrouer, Ménagier, n, 5. ||xve s. Pour l'arquiere [archure de moulin], tremuyse, Paugelet et la mait, du cange, arquetus.
— ÉTYM. Diminutif de auge.
fAUGETTE (ô-jè-f), s. f. Vase dans lequel l'amalgameur lave le minerai qu'il vérifie.
— ÉTYM. Diminutif de auge.
AUGMENT (ô-gman), s. m. || 1» Terme de l'ancien droit. Nom donné aux gains nuptiaux et de survie , en usage dans les pays de droit écrit. || Augment de dot, gain nuptial pris par la femme, en proportion de sa dot, sur les biens de son mari prédécédé, et aussi, augmentation de dot que la femme apporte pendant le mariage. || 2" Terme de grammaire grecque. C'était un z qui s'ajoutait devant certains temps des verbes grecs : si le verbe commençait par une consonne , on l'appelait augment syllabique, parce qu'il y ajoutait une syllabe; si le verbe commençait par une voyelle, cet e bref, en se contractant avec cette voyelle initiale, la rendait longue, si elle ne l'était pas, et par con-
séquent l'augmentait d'un temps; on l'appelait alors augment temporel. || 3? En termes de médecine, période d'accroissement des maladies.
— hist. xive s. Homs out Pestre comme metauix, Vie et augment des vegefaulx, Instinct et sens comme les brutes, Esprit comme ange en attributs. Nat. à l'alch. 80. ||xvie s. Autres medicamens sont requis au commencement qu'en l'augment, en l'augment qu'en l'estat, en l'estat qu'en la declination, paré, Inlrod. 22.
— ÉTYM. Augmenlum, de augere, accroître (voy. auteur).
f AUGMENTABLE (ô-gman-ta-bl*) , adj. Terme d'économie politique. Susceptible d'augmentation.
— étym. Augmenter.
| AUGMENTATEUR, TRICE (ô-gman-ta-teur, tris') , s. m. et /'.Celui, celle qui augmente.
— hist. xvie s. Grand mixtionneur et augmentateur de drogues, palissy, 9i.La faculté auctrice ou augmentatrice, paré, Inlrod. 8.
— étym. Augmenter.
AUGMENTATIF. IVE (ô-gman- ta-tif, ti-v'). ad/. Terme de grammaire. On donne ce nom à quelques substantifs qui, dans certaines langues, expriment leur objet comme grand ou gros; ainsi, en italien, cavallo signifie un cheval, et cavallonc un grand cheval. Dans l'ancien français, la particule par était augmentative, et l'on disait: il est par vaillant; elle nous est restée dans la locution par trop
— hist. xive s. Toute operacion de vie ou puissance nutritive et de puissance augmentative, oresme, Eth. ix, 15. || xvie s. La faculté naturelle est divisée en nutritive, augmentative et generative, paré, i, i.
— ÉTYM. Augmenter; provenç. augmcnlatiu; espagn. et ital aumentativo.
AUGMENTATION (ô-gman-ta-sion; en poésie, de cinq syllabes), s. f. || i°Action d'augmenter; le résultat de cette action. Augmentation des salaires, des prix. L'augmentation graduelle des forces du malade. J'y trouvai beaucoup de monde d'augmentation [déplus] , sév. 99. || Absolument. Accroissement d'appointements. Cet employé a eu une augmentation. || 2° Au trictrac, augmentation d'école, suite de l'école qu'un joueur a faite, lorsqu'il démarque mal à propos les points que son adversaire a marqués, et qu'il se les approprie.
— HIST. xivc s. Accroissement et augmentation delanoblemaison de Saint Oyn, Lettre de Charles V, Bïbl. des Chartes, 4° série, t. ni, p. i2«. L'augmentation du cultivement [culte] divin, oresme, Thèse de meunier. || xve s. Et impetrerent ces augmentations de noms, ces gens qui là estoient, et fut faii marquis qui paravant estoit comte, froiss. i, I, 74.
— ÉTYM. Augmenter; provenç. aucmentacw ; espagn. aumentaeion ; ital. aumenlazione.
AUGMENTÉ, ÉE (ô-gman-té, tée), part, passé. || 1° Fortune considérablement augmentée. Dettes augmentées par les intérêts. || 2° En termes de musique, intervalle augmenté, intervalle naturel de deux notes rendu plus grand par l'application du dièze à la note supérieure ou du bémol à l'inférieure.
AUGMENTER (ô-gman-té), v. a.\\i° Rendre plus grand, au propre et au figuré; ajoutera. Chaque année il augmente sa fortune. Cela augmentait la discorde. Vous augmenterez sa douleur. Notre défaite avait augmenté les forces et le courage des ennemis. Les habits et les équipages commencent le dérangement, la coquetterie l'augmente, le jeu l'achève, montesq. Lettres pers. 56. Mais, madame, ce n'est pas assez; tachez d'augmenter tous les jours ces pieuses inquiétudes qui travaillent Votre Majesté en faveur des misérables, boss. Panég. Ste- Thérèse. L'éclat de mon nom même augmente mon supplice, rac. Phèd. v, 7. Sa vertu dans leur crime augmente ainsi son lustre, corn. Pomp. n. 2. || Augmenter un employé, augmenter ses appointements. 11 sera prochainement augmenté. || 2° V.tl. Devenir plus grand, au propre et au figuré. La haine contre eux augmentait. Leur jalousie n'a fait qu'augmenter. La puissance romaine qui augmente chaque jour. Ceux-ci augmentèrent de courage, st-évrem. ii go Frèie Thiriot augmentera-t-il de paresse? volt. Leltr. Damilaville, « déc. 1721. || 3° Hausser de prix. Le blé augmente. 114" En termes de manne, augmenter de voiles, mettre plus de voiles dehors. || 5° S'augmenter, v. rdfl. Devenir plus grand. La distance s'augmentait entre les deux coureurs. •Son courage s'augmentera par les difficultés. L'allégresse du cœur s'augmente à l'a répandre, mol. Éc. des f. iv, 6. L'ordre et la discipline militaire s'augmentent
An;
fcvoc les a Varie-Théret Mais lanl de
beaux objets tous ' is jours s'augmentans (lepai i irdé selon t'usage du te . . i .
— HISl \i\ ■■ s. Ploun /. dames, ploui e mis 1:1 in i i désir en servant] D \
ntP lu] nt édifié et augi u, 20.