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RAI

me du bailli, Madame la baillire et madame l'élue,

■" irt. il. ■>.

— ÊTYM. Féminin de baillif, une des anciennes formes de bailli.

BÂILLON (bâ-llon, «mouillées, et non bâ-yon), S. m. \} 1° Petite barre de bois ou de fer qu'on met entre les dents pour empêcher de parler ou d'appeler. Lorsqu'on mit un bâillon à I.alli et qu'on lui eut la tête pour avoir été malheureux et bruiLT. leur. d'Ârgental, 23 mai 1769. H Fig. dirent [delà campagne de Vendôme, en lia prince Eugène et Staremberg? Qu'en dirent s principaux, quand, par son retour, leur bâillon leur tomba delà bouche? st-sim. 204, 2° Petit panier qu'on adapte au nez d'un animal pour l'empêcher de mordre. || Lien avec lequel on réunit les mâchoires d'un chien, pour le même but. [| 3" Terme de médecine. Instrument qui serl à tenir la bouche ouverte lorsqu'on veut l'explorer.

— Hisr. xvi* s. L'Aubespin, inventeur des bâillon-;, a qui on en appliqua un afin que les vers qui multiplioient en sa bouche ne l'estouffassent, ce qui advint . d'aub. Hist. 1. 82.

— ÊTYM. Railler ; ce qui tient la bouche ouverte,

bâiller.

BÂILLONNÉ, ÉE (bâ-llo-né, née, II mouillées, et non bâ-yo-né) , part, passé. \\ 1° Bâillonné par les s, pour qu'il ne donnât pas l'alarme. Les décollés, les bâillonnés, les brûlés, les incarcérés, volt. Lettr. d'Argental, g août itcg. || Fig. La press bâillonnée par des lois rigoureuses. || 2" Ter- 11. Il se dit do tout animal qui est reté avec '.in bâton entre les dents.

BÂILLONNER (bâ-llo-né, Il mouillées, et □ n bâ-yo-né), v. a. || 1° Mettre un bâillon. || 2" Fig. ôter par des mesures restrictives ou par l'intimidation [a liberté d'exprimer sa pensée. Bâillonner la presse.

— HIST. xvic s. Il mourut, et fut laissé longtemps bâillonné, d'aub. Hist. I, 82. Pour couper l'uvule, on fera seoir le malade à la clairté, luy commandant ouvrir fort la bouche, et sera bâillonné, paré,

— ÉTYM. Bâillon.

t BAILLOQCE (ba-llo-k', Il mouillées), s. f. Terme de commerce. Plume d'autruche dont la teinte est mêlée de blanc et de brun.

— ÉTYM. Probablement, l'ancien français baille (voy. baiixet).

f BAII.LOTTE (ba-llo-f, Il mouillées), s. f. Technologie. \asede bois, plus souvent appelé baquet.

— ÉTYM. Diminutif de baille.

BAIN (bin), s. m. || 1° Action de plonger le corps dans l'eau ou dans quelque autre liquide; le liquide même dans lequel on se plonge. Prendre un bain; un bain froid; un bain de mer. [Elle] Le plonge en un bain d'eaux et d'herbes inconnues, corn. Médée, 1, 1. 1| Bain russe, espèce de bain de vapeur. || Familièrement et fig. C'est un bain qui chauffe, se dit d'un nuage qui menace de la pluie, lorsque d'ailleurs la température est élevée et que le soleil brille. || 2° Baignoire. Remplir, vider un bain. Il Fond de bain, le linge dont on garnit la baignoire. Il 3° Au plur. Établissements de bains. Ces bains sont bien situés. || Eaux minérales. Les bains de Cauterets, d'Aix en Savoie. || 4° Fig. Une conscience que le bain de la pénitence aura achevé de purifier, mass. Comm. Le baptême est un bain qui rend à l'âme sa vigueur première, ciiateaub. Génie, 1, 1, c. || 5" En chimie, vase que l'on place sur un fourneau évaporatoire, et qui contient une substance quelconque, dans lequel on plonge le vaisseau où est la matière à évaporer ou à distiller. Il Bain-marie, se dit quand ce vase contient de l'eau. Chauffer un bouillon au bain-marie. || Au plur. Desbains-marie. || En termes d'alchimie, bain-marie, le mercure dans lequel étaient plongés les métaux appelés le roi et la reine. || 6" En médecine, bain électrique, état d'un individu placé sur un isoloir, et communiquant, au moyen d'une tige métallique, avec le conducteur principal de la machine électrique, pendant que celle-ci est en action. || 7° Terme de teinturier. Cuve préparée pour la teinture. || Bain se dit, en général, des liqueurs et des vases dans lesquels on prépare les différents ouvrages. || 8° Etat de fusion parfaite d'un métal. || 9° Bain de mortier, couche épaisse de mortier sous le pavé d'une cour, etc. || 10° En Angleterre, l'ordre du Bain (bath, en anglais), ordre institué par Richard II, et renouvelé après quelque décadence; l'insigne est un cordon bleu porté de gauche à droite. Le nom de l'ordre vient de l'usage qui était établi de se baigner avant de recevoir les éperons d'or.

— KiST. xi" s vos bains que pour vous Deus

i fi 1 à Aix la Chapelle], Ch. de Roi. x. || xm" s. El lors semont !i empereres Alexis Morchufle qu'il venist avec lui mengier, et puis si iraient ensemble as bains, villeh. cxv. Donc soit, dist-il, uns bains chaufés, Puis que d'eschaper est neans, Si me faites seignier leans.... là Rose, 6238. Quant ce vint le soir que je fus ou baing, le cuer me failli et me pasmai, joinv. 253. || xiv" s. Je cuis lors, dissoubs et sublime, Sans marteau, tenailles ni lime, Sans charbon, fumier, baing-marie Et sans fourneau de soufflerie, Nat. à l'alchim. 339. Puis dist : Fils à putain, vous l'achaterez chier; Le bain vous chaulerai, ce sera pour baignier; Mais ce sera de sanc que vous ferai saignier, Guescl. 946. || xv" s. On ferait des larmes ung baing Qu'ay pleurées de desplaisance, ch. d'okl. Rondel 59. Il fit tantost tirer les bains, chauffer les estuves, louis xi, Nouv. i. Il xvi- s. S'il y a grande ardeur, cuisson et douleur, on fera asseoir le malade en un demy bain, paré, xi, 25. Toutes choses qui se doivent cuire au bain marie, id. xxiv, 22. Il entra dedans le baing, en disant : allons nous en laver et nettoyer la sueur de la bataille dedans le baing de Darius mesme, amyot, Alex. 37. Adipsum, où il a des baings naturel/ d'eaux chaudes, dedans lesquelz il se baigna, m. Sylla, 54. Faites longuement bouillir dans l'eau ou bain de marie, 0. de serres, 829.

— ÉTYM. Wallon, banië ; provenç. banh; espagn. bano; ital. bagno; de balneum (voy. baigner). On a dit que bain-marie était une corruption pour bal-

iim maris, bain de mer; mais c'est une erreur ; bain-marte se trouve dans un texte duxiv' siècle, et balneum marias dans Arnaud de Villeneuve qui esl du même temps; il ne peut donc y avoir de corruption. Bain-marie aura été ainsi dit, par allusion, à cause de la douceur de cette manière de chauffer.

BAÏONNETTE (ba-io-nè-f) , s. f. || 1° Arme pointue qui s'ajoute au bout du fusil et qu'on peut en retirer à volonté. L'usage de la baïonnette au bout du fusil est de son institution [Louis XIV]; avant lui on s'en servait quelquefois; mais il n'y avait que quelques compagnies qui combattissent avec cette arme ; le premier régiment qui eut des baïonnettes et qu'on forma à cet exercice, fut celui des fusiliers, établi en »G7» ,volt. Louis XIV, 29. Louis XV nous délivrant du scandale des sacrements conférés la baïonnette au bout du fusil, volt. Phil. 11, 234. || 2° Un soldat d'infanterie. Il y a tant de baïonnettes dans ce régiment. || 3° Les baïonnettes, la force militaire. Contre eux [tiers-état], prête à des attentats, Luit la baïonnette insolente, a. chénier, 247. Allez dire à votre maître que nous sommes ici par la puissance du peuple, et qu'on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnettes, Mirabeau, Collection, t. 1, p. 258.

— HIST. xvi8 s. Ainsi que l'on dit bayonnettes de Bayonne, des accords, Bigar. Rébus de Picardie.

— ÉTYM. Bayonne, où cette arme fut d'abord fabriquée.

BAÏOQUE (ba-io-k'), s.f. Petite monnaie des États romains, qui vaut un peu plus de cinq centimes. Sa Sainteté, disait Alberoni, refusait quatre baïoques et voyait tranquillement la confiscation de tous les revenus des églises vacantes en Espagne, st-

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