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SIMON

— ÉTYM. Ital. baiocco; d'après Diez, de bajo, bai; monnaie de cuivre dite ainsi â cause de sa couleur, comme, en français, un blanc, sorte de monnaie d'argent ou argentée, un jaunet, pour une pièce d'or.

BAIBAM ou BEIRAM (bè-ram') , s. m. Fête solennelle chez les musulmans. Il y a deux bairams : le premier a lieu immédiatement après le jeûne de ramadan et dure trois jours; le second se célèbre soixante-dix jours plus tard et dure quatre jours.

— ÉTYM. Mot turc.

f BAISAILLER (bô-za-llé, Il mouillées), v. n. Donner des baisers, faire des visites, avec un sens d'ennui. Tantôt M. de Marseille me mènera baisailler,

SËV. 157.

—ÉTYM. Baiser. Baisailler voulait dire faire de visites, alors que le baiser accompagnait les visites.

BAISÉ, ÉE (bè-zé, zée), part, passé. Qui a reçu un baiser. L'enfant baisé par sa mère.

BAISEMAIN (bè-ze-min), s. m. || fTermede féo dalité. Hommage qu'un vassal rendait à son seigneur en lui baisant la main. || 2° Cérémonie usitée dans quelques cours et qui consiste à baiser la main du prince. || 3° S. m. plur. Civilités, compliments. Faites mes baisemains à vos sœurs, rac. Lettr. à son fils, 1. Je vous prie de lui vouloir faire mes baisemains, Balzac, Liv. vin, lettr. 42. Reprends tes franges, Bontemps; la peine en passe le plaisir; mes baisemains

au roi, st-simon, C7, »»4. || Â belles baisemains, foc. adv. Avec une humble reconnaissance , une humble sati faction. Ici baisemain est féminin.

— HIST. xvic s. Baize-main, d'aub. Hist. I, 201. Ignorans nos baisemains et nos inclinations serpentées, mont. 11, 178.

— ÉTYM. Baiser, main.

BAISEMENT (bè-ze-man), s. m. Action de baiser les pieds du pape.

— ÉTYM. Baiser; provenç. baizament; anc. calai. besament; ital. baciamcnlo.

I. BAISER (bè-zé), v. a. || 1° Appliquer sa bouche sur le visage, la main ou un objet quelconque. Son père le baisa et le congédia. Il poitait un reliquaire qu'il baisait avec effusion. Viens baiser cette joue et reconnais la place Où fut jadis l'affront que ton courage efface, corn. Cid, ni, 6. Et baiser une main qui nous perce le cœur, id. LIor. iv, 4. Apprenons .... Â trahir nos amis, nos ennemis baiser, rëgnier, Sat.iv. Chacun baise en tremblant la main qui nous enchaîne, volt. M. de Ces. n, 2. 11 baise avec respect ce vase qu'il me rend, corn. Pomp. v, ». Allons à nos martyrs donner la sépulture, Baiser leurs corps sacrés, les mettre en digne lieu, id. Pohj. v, G. Tu le vois tous les jours, devant toi prosterné, Baiser avec respect le pavé de tes temples, rac. Esth. Prol. Les colonels [russes] ainsi traités [battus de verges] par leurs soldats, furent encore obligés de les remercier, selon l'usage oriental des criminels, qui, après avoir été punis , baisent la main de leurs juges, volt. Russie, 4. || Fig. Hé, se peut-il qu'un roi craint de la terre entière, Devantqui tout fléchit et baise la poussière.... rac lislh. 11, 7. Les rois des nations devant toi prosternés De tes pieds baisent la poussière, id. Athal. m , 7. Il faut pouvoir baisersesfersetaimerson esclavage, mass. Lionh. Elle nous fait baiser la main qui nous frappe, id. Dégoûts. H Baiser la main, porter sa main par respect pris de sa bouche, quand on veut présenter ou recevoir quelque chose, ou quand on veut saluer quelqu'un. Il Anciennement, baiser dans le sens de rendre ou de recevoir visite, parce qu'on se baisait à chaque visite. Vous avez donc baisé toute la Provence ? sév. 229. Il Familièrement. Baiser les mains à quelqu'un, lui faire ses compliments. Sur cela je vous baise très-humblement les mains, sév. 10. Je baise les mains à monsieur le docteur, mol. Mar. forcé, G. H Ironiquement. Je vous baise les mains, je ne suis pas de cet avis, je ne ferai pas ce que vous voulez. Répare ce malheur et me sois secourable. — Je vous baise les mains, je n'ai pas le loisir, mol. l'Étour. 11, 7. Je vaux bien que de moi l'on fasse plus de cas, Et je baise les mains à qui ne me veut pas, mol. F. sav.v,i. Il Fig. Vous devriez baiserla trace de ses pas, c'est-à-dire vous devriez à chaque instant lui prouver votre reconnaissance, votre respect. || Populairement , à certains jeux, baiser le cul de la vieille, perdre sans prendre un point, sans gagner un coup, y Terme de féodalité. Baiser le verrou, la serrure, espèce d'hommage du vassal, le seigneur étant absent. || 2° Par extension. Toucher légèrement. Ces flots qui baisent sans murmure Les flancs de ce rocher.... v. hugo, Orient. 14. L'onde qui baise ce rivage, De quoi se plaint-elle à ses bords? lamart. Méd. n, 15. || Ancien terme de mathématiques. Avoir une oscillation ou un contact de second ordre. || 3° Fig. Arriver jusqu'à. Ceux du conseil des finances y entrèrent ce jour-là sans en savoir davantage que le public, ni même si l'affaire baiserait ou non le bureau de ce conseil, stsim. 284, » 13. Il 4° Se baiser, v. reft. Il est constant qu'elles se baisent de meilleur cœur devant les hommes, J. j. rouss. Ém. v.

- hist. xie s. Quand l'ot [ouit] Marsile, si l'ad baiset al col , Ch. de Roi. xliv. || xiic s. Au départir de li [elle] [il] l'a doucement baisie, Sax. vu. Fait dune li arcevesques, cuiDeus esteit mult près : Sire, à l'onurde Deu e lavostre vusbes, Th. le mart. 109. Si vint devant le rei, si aûrad à terre, puis sil baisad li reis, Rois, »72. j| xmc s. En larmes et en pleurs souvent le baiserai, Bcrte, vu. La terre moût souvent par humbleté [elle] baisoit, ib. xxvm. Il deviennent si homme, chascun en foy [il] baisa, ib. cxxxi. Grant joie fait à sa mesnie, Qui devant li est esmaïe, Celui bese eteestuienbrace, Ren. » 185». Et, par behordeïs [combat] de vous, Les undes de mer eslevans, Font les flots as nues baisier, laBose, 19» 17. Et tu qui la rose baisas, Par quoi de duel si grant fais as, Que tu ne t'en sez apaisier? Cuidoies-tu tous jors baisier, Tous jors avoir aide et délice? ib. C77I. Et ces choses dites, il le doit baisier en fei, et crier quanque il peut : Entrez, Ass. de Je'r. i, 30. Et lors vint frère Henri de Ronnay à li, qui avoit

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