BED
aplati et tranchant, emmanché. [Ils] Dos plus sui ent ployer les têtes El la bêche à la main médit lient dés conquêtes, legouvé, / / et Néron, t,s. || 2° Insecte qui ronge 1 do la \ - e, dil aussi coupe-bourgeons, lisette,griaoms, dil Leg larant . sonl donnés a plusieurs insectes appartenant aux genres eumolpe, attelabe, rhynchite (coléoptères), et pyrale (lépidoptères). * tt à l'état <le larve qu'ils font le plus de tort aux arbres fruitiers et. a la vigne.
— HIST. xr s. E une maille pur la besche, Lois de Guill. 4. || xme s. Li rois une bêche tenoit, Qui d'autre mestier ne servoit, Ren. 20103. Venderes de
uges, fourches, pelés, beesches, pesteuz pilons et tout autre fustaille , Liv. des met. H2. El i li enfouir li doit
estre baillie présente, bi i\ si. lxiv, io. || xiv*s. [Femmes qui] fuient hanies de la terre sus la besche, pour ce qu'elles estoient foies de leur cors [c'est-àdire que, si elles revenaient, elles seraient en vives], d : ini i , becca. || xvc s. Guillaume, poura homme serrurier, ala à Crespy enLannois pour vendre liesses et autres denrées de son mesti bessu. || xvrs. Avec besches et hoiaux, o. de serres, t"i. En lieu pierreux cela ne se peut faire avec la pelle ferrée qu'on appelle en France besse, et en Languedoc luchet, id. 96.
— ÉTYM. Bei iy, bisse , besse ; ba 3-lat. becca , bes :a . bessa . bessus; du celtique : bas-bret. bac'h; irland. 6oc; gallois, bac; d'un même radical que bec.
BÊCHE, ÉE(bê-ché, chic), part, passé. Une platebande bien bêchée.
fBÊCHELON (bê-che-lon), s. m. Très-petite binette.
— ÉTYM. Diminutif d' bêche.
fBÊCHEMENT (bê-che-man) , s. m. Action de
bêcher.
-— BIST, xvi" s. Et tant fouilla sa vigne par profonds et réitérés beschemens et houemens, que dans quelques années elle se rendit très-fertile, o. de
— ktym. Bêcher.
BÊCHER (bê-ché) , r. a. Remuer la terre avec une bêche. Bêcher son jardin. i| Absolument. Bêcher autour d'un arbre. || Fig. J'aimerais mieux bêcher la terre, se dit en parlant d'un travail pour lequel on a de la répugnance.
— HIST. xv s. Or prens à deux mains une besche, Et la terre fouiz et besche, Nativ. de N. S. J. C. Mystère. Et les mauvais, qui souloient vestir riches robes de leurs larcins, sont contraincts, s'ils veulent vivre, de bescher en la vigne ou de mener un asne, Bouciq. iv, ch. 8. || xvr s. Ce soldat bechoit en la terre avec plusieurs autres, pour la porter sur les remparts, paré, viii, 15.
— ÉTYM. Bêche; Berry, bécer, besser, bisser; bourguig. bôckaî.
| BËCHEB (bé-ché), ». n. Voy. becquer, tBÊCHETON (bê-che-ton) , s. m. Sorte de petite bêche dont on se sert pour la culture des haricots.
— ÉTYM. Diminutif de bêche.
f BËCHETONNEB fbê-che lo-né), r. a. Déchausser et rechausser les haricots.
— ÉTYM. Bêcheton.
t BÊCHETTE (bê-chè-f), s. f. Petite bêche.
— étym. Diminutif de bêche
f BÊCHEUR (bê-cheur) , s. m. Homme qui I
— HIST. xvr' s. Un noble tel n'est des prudens prisé, Mais cent fois plus de chacun desprisé, que s'il estoii venu de basse ligne, D'un laboureur ou (l'un bescheur de vigne, bouchet, dans fabre, Éludes sur la bazoche, p. 1 95. Il ne fut pas en la puissance de ces bescheurs de la pouvoii ouvrir si tost,
DESPER. Conte;, XV.
— 1. 1\ m. Bêcher.
BÊCHIQUE (bé-chi-k'), ad). Terme de médecine. En parlant des remèdes, bon contre la toux. || S. m. Un béchique. Les béchiques adoucissants.
— HIST. xvie s. Ayant esgard a la partie enflammée pour luy appliquer les remèdes propres comme les béchiques au poulmon, pari;, xx, 36.
— ÉTYM. Br./'./o:. de [ir,:, tOUX.
f BËCHOIB (bê-choir), s. m. Houe carrée à large fer.
— ÉTYM. Bêcher.
t BËCHON (bê-chon), s. m. Houe qui sert à biner à la main.
— étym. Bêcher.
\ BÊCHOT (bê-cho), s. m. Sorte de petite bêche.
— ÉTYM. Diminutif de bêche.
\ BÉCHOT (bé-cho), s. m. Nom vulgaire du bécasseau et de la bécassine.
— ÉTYM. Diminutif de bec.
f BÉCOT (hé -ko), s. m. L'un des noms de la bécasse. || Petite bécassine.
— ÉTYM. Diminutif de bec.
| BEC-OUVEBT (bc-kou-ver) ,s.m. Sorte de héron. [[Au iilur. Des becs-ouverts.
t BEC-PLAT (bèk-pla), s. m. L'un îles noms vulgaires du canard-souchet. || Au plur. Des becsplats.
t BEC-POINTU (bèk-poin-tu), s. m. Raieblanche. || Au plur. Des becs-pointus.
f BECQUABO (bè-ka-bo) ou BECQUEBOIS (bè-keboî), s. m. L'un des noms vulgaires du pivert.
— étym. Becquer et bois.
f BECQUE CORNU ou BKC-CORNU (bèk-kor-nu), s. m. Sot, imbécile. Et sans doute il faut bien qu'à ce becque-cornu Du trait qu'elle a joué quelque jour soit venu, mol. Éc. des femmes, iv, 6. Que m Ludit soit le bec-cornu de notaire qui m'a fait signer ma ruine! id. Méd. malgré lui. i, 2. || Au plur. Des becques-cornus ou becs-cornus.
— ÉTYM. Becque ou bec, de l'Uni, becco, bouc (voy. bouc), et, figu rément, homme que sa femme trompe, et cornu. L'orthographe becque-cornu est la meilleure, attendu que becque n'a rien de commun avec bec.
t BECQUE, ÉE (bè-ké, kée), adj. Terme de blason. Oiseau becque, oiseau qui a le bec d'un autre émail que le reste du corps.
— ÉTYM. Bec.
BECQUÉE ou BÉQUÉE (bè-kée) , s. f. Ce que contient de nourriture, pour les petits, le bec d'un oiseau. Donner la becquée.
— HIST. xiv s. Prend le faulcon, et luy donne une beschie de char, et luy melz le chaperon, Modus, f° lxxxv, verso || xvic s. Tout ainsi que les oyseaux vont quelqucsfois à la queste du grain, et le portent au bec sans le taster pour en faire bêchée à leurs petits, mont, i, 142. Pensant que la mère lesdust toujours nourrir à la bêchée, des per. Contis, lxxxix. Ressemhlans aux petits oysellets qui ne peuvent encore voler, et qui baillent tousjours attendans la becquée d'autruy, amyot, Comment ouïr, 23.
— ÉTYM. Bec; génev. bêchée; bourguig. baiquée; Berry, p'chée.
fBECQUEB ou BÊCHER, (bè-ké) V. n. Terme de fauconnerie. Prendre la becquée à plein bec.
— HIST. xvie s. Ami des petits oiseaux, Qui vont becquer le raisin, yver, p. 600.
— ÉTYM. B< C.
fBKCQUEROLLE (bè-ke-ro-P) , s. f. L'un des noms de la bécassine.
— ÉTYM. Bec
t BKCQUET (bè-kè) , s. m. || 1° Un des noms vulgaires du saumon. || 2° Nom que les savetiers donnent à un bec de cuir dont ils renforcent une semelle qui s'est usée et se sépare de l'autre.
— ÉTYM. Diminutif de bec.
BECQUETÉ, ÉE (bè-ke-té, tée), part, passe. Les raisins becquetés par les oiseaux.
BECQUETER ou BËQUETER (bè-ke-té. La syllabe que prend un accent grave quand la syllabe qui suit est. muette : becqueté, becquèterai). || 1" V. a. Frapper avec le bec. Figurez-vous un passereau qui becquèterait le bout des plumes d'un vautour, volt. Âmabed, 5. Des bonnes sœurs égayant les travaux, Il béquetait et guimpes et bandeaux, gresset, Vertvert, ch. 1. 1| 2" Se becqueter, v. réfl. Se battre, se caresser avec le bec.
— HIST. xme s. Il me venoient pooillier Et entre les jambes bechier, Ren. 13024. |j xiv s. Je vi que de ses ailes [d'un aigle] tous acouvers j'estoie, Et me voloit beschier es yeux dont je veoie, Guescl. 177) I. || xve s. Cil bel oiseau, quand il se vit si au dessus de plumage, et que tous oiseaux l'hono roient, il se commença à enorgueillir, et ne lit compte de ceux qui fait l'avoient, mais les bequoil
unit et contrarioit, froiss. ii, m, 27. || xvr' s. Tous les autres oiseaux le viennent becqueter et courir sus à toute reste, paré, Mumie et licorne. Dédie.
— ÉTYM. Wallon, bèchi; provenç. bechar ; ilal. beccare. Becqueter est un diminutif de l'ancien fiançais bequer ou bechier, conservé dans la fauconnerie.
f BECQUILLON (bè-ki-llon, Il mouillées, et non bè-ki-yon) , s. m. Terme de fauconnerie. Bec des oiseaux de proie qui sont encore jeunes.
— ÉTYM. Diminutif de bec.
f BEC-BOND (bék-ron),.v. m. Nom donné à plusieurs Louvreuils et gros-becs. \\Auplur. Des becsronds.
f BEC-TRANCHANT (bèk-tran-chan), s. m. Nom vulgaire du pingouin. || Auplur. Des becs-tranchants.
f REÇU, UE (bé-ku, kue), adj. Terme de fauconnerie. Qui a le- bec long ou fort.
— HIST. xme s. D'entre les sorcix, à compas Muet [se meut, s'élève] ses nos [son nez] trop haut ne trop bas; N'est pas camuse ne bekue, /,'/. et Jeh. 265. || xv s. Sy [je] prie diez [le dé, les dés] en bonne espérance Qu'en la taverne doint chevauche; Sy chaulons, becus et camus, Chasenn, Te Deumlaudamus, La nativ. de N. S. J. C. Mijstère.
— ÉTYM. Bec ; provenç. becut ; portug. bicudo.
t BÉCUL (bé-kul), s. m. Pièce de l'échafaud, dans une ardoisière.
BÉCUNE (bé-ku-n'), s.f. Poisson de mer, nommé aussi bécasse, ressemblant au brochet, très-vorace, et quelquefois long de huit ou neuf pieds.
BEDAINE (be-dè-n'), s./". Gros ventre, dans le parler familier. Quand j'aurai fait le brave et qu'un fer pour ma peine M'aura d'un vilain coup transpercé la bedaine, mol. Sganar. (7. Veux-tu peindre le bon Silène Riant de voir sa tasse pleine D'un vin délicieux et frais? Je t'offre en ces lieux ma bedaine Et d'un front serein tous les traits, lafare, Ode 1.
— HIST. xiv s. Deux besdaines d'airain pour servir à porter l'eaue des bains de madame la duchesse de Tourraine, de laborde. Émaux, p. I62.||xvs. Une bedanne d'or, couvert, et à une demie poingnie et au dessus ung bouton garni ront, de laborde, ib. Quantil [son pourpoint] lui couvroit la boudaine, Quelque philosophe ou artiste L'eust plainement [iris pour la guaine Ou le fourreau d'un organiste, coquill. Droits nouveaux.
— ÉTYM. Wallon bodène. Origine incertaine. La forme boudaine parait le rapprocher de l'ancien français boudin, boudiné, qui veut dire nombril. D'autre part, bedaine signifiantunva.se à grande panse, et bedaine à anse dé: ignant certains projectiles qu'on lançait, au xv siècle, avec des canons, (voy. Laborde) font songer à bedon, tambour. C'est à bedon (voy. ce mot) que Diez rattache bedaine.
t BÉDANE (bé-dà-n). Voy. bec-d 'âne.
BEDEAU (be-dô), s. m. || 1° Bas officier d'une église, portant verge ou masse, et qui sert les prêtres, leur fait faire place et leur rend d'autres petits services ainsi qu'aux marguilliers. || 2° Autrefois, emplojé d'Académie, appelé aujourd'hui appariteur. Suivi par un recteur de bedeaux entouré, boil. Sat. vin. || 3° Scarabée bedeau, l'aphodie du fumier.
— HIST. xir s. Tant i a prevoz et bedels, Et tant bailli/ viez et nouvels, [que les paysans] Ne puent aveir paiz mile heure, wacë , Bou , 5975-6074. j| xinc s. Si herberge ele mainte gent, El leu quel n'a ne bel ne gent, Bediaus et bailbzet borgois, Qui trois semaines por un mois Lessent aler à pou de conte, ruteb. n, 39. Nous commandons que baillifz, ne prevos ne autres ne tieignent trop grant plenté de serjans ne de bediaus , pource que le peuple ne soit grevé, joinv. 295. Li bedel sont li mineur serjant qui doivent prendre les nans [gages] , et les offices faire, qui ne sont pas si honestes et les meneures semonces, du canoë, bedelli. || xv s. Variez , bedeaus , sergentereaus , Exécuteurs des sentences De Dieu sur ceulx qui font ofl'ences, Mit: de Sle Genev.
— ÉTYM. Bas-lat. bedcllus; provenç. bedel; ital. bidello; de l'anc. haut-allem. putil, crieur public; allem. mod. Biittel, sergent de ville. Dans 1 ani ien fram ais, au nominatif singulier, li bedels ou libedaus; au régime, le bedel; au nominatif pluriel, /(' bedel; au régime, lesbedels ou les bedaus.
\ BÉDEAUDE OU BEDAUDE (bé-dô d), s. /'. L'un des noms de la corneille emmantelée.
BËDEGAR (bé-de-gar) ou BÉDEGUAB (bé-degouar), s. m. Excroissance qui se développe sur diverses espèces de rosiers, notamment sur l'églantier, et qui est produite par la piqûre d'un insecte.
f REDLAM (hô-dlam), s. m. Nom d'un fameux hôpital de Londres, où l'on renferme les fou i une corruption de Bethléem, qui est le véritable nom de cet hôpital.
BEDON (be-don), s. m. || 1° Anciennement tam bour. || Bedon de Biscaye, espèce de pelit tambour de basque, garni de castagnettes. || 2" Familièrement, gros bedon, un homme au ventre rebondi. Ma foi je n'en puis plus.— X toi, mon gros bedon, Viens.— Je ne danse point.— Un pelit rigodon; Je t'en aimerai mieux, recnard. Folies amour. Divert.
— HIST. xv° Leur librairie [est] chansons m Leurs cloches, bedons menestriers, Leurs froez, robes bien parées, coquill. Droits nouv. || xvic s. Marchez aux champs, suscitez vos guydons, Faictes sonner trompes, lill'ivs, bedons, .t. mai. .T. V, 65. Estradiotz au son de leurs bedons Courent chevaulx,
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