RONS. GG
— ÉTYM. Bluette.
t BLUTAGE (blu-ta-j') , s. m. Action de bluter la farine; effet de cette action.
— étym. Bluter.
BLUTÉ, ÉE (bluté, tée), part, passé. Farine blutée.
BLUTEAU (blu-tô), s. m. Sorte de tamis, qui sépare la farine du son. || Au plur. Des bluteaux.
— hist. xnr s. Il resemblent le buretel Quigiete la blanche ferine Fors de lui et retient le bren, Fables et contes anciens, t. n, p. 382. || xvc s. Se estamine n'avez, sacs ou bluteaux, villon, Bail. Tenez aussi ce bluteau sur votre teste : vous semblerez tout à bon escient estre une femme, louis xi, Nouv. xvii. || xvie s. Elle le pria de mettre son surcot en sa teste, et de bluter en son absence, afin que sa maistresse ouït toujours le bruit du bluteau, mahg. Nouv. LXIX.
— ÉTYM. Voy. BLUTER.
BLUTER (hlu-té), v. a. Passer la farine par le bluteau.
— HIST. xnc s. Offrirent à David riches dras de lit, e tapiz, e vaissele, e forment, eorge, e farine, e dur deliéement buletée, Rois, 185. || XIIIe s. [Le pain] Noirs "ert [était] et pleins de pailles, [il] ne l'ot pas beluté, B'erte, xlv. Kstatins lor envoie et char et vins et blés, Et le fuere et l'avoine et les pains buletés, Ch. d'Ant. n, 79. || xtv° s. On ne trouvoit adont farine buletée, Ne de vin. ne de pain, char fresche ne salée. Guescl. 1 1 047. || xvi° s. Jo luy dis aussi que beluter parfois, pestrir et secouer les habillemens de lits, et les ranger, c'estoit un exercice bon et sain, la boetie, 193. La belle meschine [jeune fille], pour faire des pastés, blutoitde la farine, MARG. NOUV. XVII.
— ÉTYM. Wallon, boli; rouchi, buller. Les étymologistes tirent ce mot do l'allemand beutel, bourse, tamis. Mais Diez indiqueuneétymologiequi, bien que