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BOB

plus compliquée , paraît mieux répondre aux diverses formes. La forme la plus ancienne est buleter ; cela est dit pour 6ure(cr;on trouve en effet clans la Bible de Guiol (xme siècle) et ailleurs (voy. l'historique de bluteau) buretel pour bluteau; le bourguignon a burteau; l'italien a burattello. buralto;\e provençal, barutel, bluteau, barutelar, bluter;, l'ancien catalan a barulelz; l'r est donc aussi autorisée que 17, dans le mot, qui, dès lors, signifiant passer par une étoffe comme l'étamine, vient du bure, bureau, sorte d'étoffe.

BLUTERIE (blu-te-rie), s. f. Usine où l'on blute la farine.

— ÉTYM. Ululer.

BLUTOIR (blutoir), s. m. || 1° Meuble contenant un ou plusieurs bluteaux et servant à empêcher la farine de se disperser dans la bluterie. || 2° Blutoir se dit aussi pour bluteau.

— ETYM. Ululer.

-fi! HH (bé-mi). Terme de musique. Ancien nom de la septième majeure A'ut, aujourd'hui appelée 47'.

BOA (bo-a), s. m. || 1" Serpent non venimeux (coluber ou boa constrictor, L.), qui n'est dangereux '[ne par sa grande taille et sa force; il atteint dix à treize mètres de longueur. Les boas monstrueux, les crocodiles verts Glissaient parmi les blocs superbes, v. hugo, Orient. I. || 2" Fourrure étroite et longue que les dames portent autour du cou, ainsi dite à cause de sa forme de serpent. Un boa de martre.

— ÉTYM. Provenç. boas; du latin boa, sorte de serpent.

f BOBE (bo-b'), s. f. Faire labobe, faire la moue. Locution tout à l'ail populaire.

— HIST. xvc s. L'en m'asseoit [m'asseyait] le premier sur lesrans; Mais l'en me fait par derrière les bobes, e. deschamps, Ballade sur son éducation.

— ÉTYM. Il y a, dans l'ancien français, bobu qui veut dire nigaud: .... Mais tels i a tendu, Qui bien a esté pris et tenus à bobu, Baud. de Scb. vin, 514. Pourcoi met il sur moi ensement ses argus, El si dist à chascun que je suis un bobus, Guesclin, v. 396. Ceci se rapporte a l'espagnol et au [portugais bobo; sarde, boni , nigaud. Le mot bobulaire, dans cette phrase de Calvin : leurs gros bobulaires île livres, lnstit. 484, tient par le sens et par la forme à bobu. Diez le tire du latin balbus, bègue, et, par extension, faible, sans intelligence, lequel balbus avait donné baube à l'ancien français. Il est probable que bobe appartient à cette série.

BOBÈCHE (bo-bè-ch'), s. f. || 1" Petite pièce mobile et évasée qu'on adapte aux chandeliers. || 2" Petit coin d'acier lin soudé dans un morceau de fer ou d'acier commun, pour l'aire la lame d'un instrument tranchant |) 3" Nom d'un célèbre joueur de parades du temps de l'Empire et de la Restauration, habile à représenter les niais, et qui, dans le langage populaire, désigne un niais, un sot, un mauvais bouffon.

— HIST. xv° s. Pour trois gros crochets, deux platames à boubeches, pour servir en la chambre, Comptes de l'hôtel de ville de Tours , Bibl. de l'Ec. des chartes. 3e série, t. iv, p. 390. Troys chandeliers, dont l'un est à cuvecte et deux à boubesche, pesant ensemble neuf marcs, six gros d'argent, de laborde, Émaux, p. 203.

— ÉTYM. Il est probable que le radical est le même lins ce mot et dans bobine, par assimilation de formes. Dans Du Cange, au mot bobatterius, on peut voir bobaiclie avec le sens de guêtre qui se met pardessus le soulier; y a-t-il quelque rapport entre ce mot et bobèche qui se met à un chandelier?

f BOB1LLE (bo-bi-ir, Il mouillées), *-. f. Cylindre de bois dont l'axe est formé par un arbre de fer, à l'usage du fabricant d'épingles.

BOBINE (bo-bi-n), s. f. Petit cylindre de bois rond et à rebords, servant à dévider du fil ou de la soie. || Fig. Paul.... Craint pour le lil rie nos jours Que le vin et les amours N'usent trop tôt la bobine, bérang. Voisin.

— ÉTYM. Picard, bobeine; piém. bobina. Diez propose bombus, bruit, par un dérivé bombinus, à cause du bruit que fait la bobine eu tournant, ou peut-être plutôt, puisque les bobines ne font du bruit que dans les machines à filer, invention récente, bombycinum , lil de soie. L'anglais a bobbin bobine, et bob , pendilles; y a-t-il rapport?

BOBINÉ, ÉE (bo-bi-né, née), part, passé. Soie bobinée

BOBINER (bo-bi-né), r. a. Dévider du lil, delà soie sur une bobine.

— étym. Bobine.

j BOPINETTE (bo bi-nè-t"i..v. /'. Pièce de bois qui

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