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— étym. Bas-lat. bordonus, bordo, burdo, burdus; provenç. bordo; espagn. burdo, étai : ital. bordone; d'un radical latin burdo, âne ou mulet; le bâton qui soutient ayant été assimilé au mulet qui porto, ou plutôt, comme dit Du Cange, le- pèlerins allant souvent sur des ânes ou des mulets, el le nom de l'animal qui les portait étant resté aulong bâton dont ils étaient munis. Mais, examinant les
sens du texl i de l'historique, on en voit une part
revenir à bourde 2 ou behourde, lance.
2. BOURDON (bour-don), s. m. Terme de née que. || 1" Bounlon d'orgue, celui des jeux de l'orgue qui a les tuyaux les plus longs et les plus gros, et qui fait la basse. || 2" Ton qui sert de basse continue dans certains instruments tels que vielle, musette et cornemuse. || 3" Dans le violon, nom ancien de la quatrième corde (le sol argenté). Dans la vieille musique, on voit souvent écrit : sur le bourdon; on écrit maintenant : sur la quatrième. Si le son est tiré de la chanterelle ou du bourdon, j. j. rouss. I-iii. n. || 4" Faux-bourdon, musique dont toutes les parties se chantent note contre note. C'est li la définition de l'Académie; mais, d'après de Lafage, Cours complet de plain-chant, n" GS9, le faux-bourdon signifie fausse-basse, parce que la basse est transportée à la partie supérieure, et il est toujours du plain-chant chanté à plusieurs parties et note contre note, et non de la musique proprement dite. || 5° Grosse cloche. Le bourdon de Notre Dame. || Fig. Le maréchal de Duras écoute un instanl le bourdon des applaudissements [donnés à Villeroy], st-sim.
9li, 22.
— HIST. xvc Musique notée par fainte, Avecques faulx bourdon de maleur, en. d'orl. Bond. ||xvic s. Je ne saurois chanter, et, quand je le voudrais, Je jure par ton bouc qu'eue ir je ne pourrais : Car on m'a pris d'emblée à ceste matinée L'anche de mon bourdon que tu m'avais donnée, rons. 743 Toy, Perrot, prends en don celte belle chevrette [cornemuse]; Son ventre est fait de cerf, son anche est de coudrette; Son bourdon de prunier; jamais ne perd; le vent, ïd. 745.
— étym.. Provenç. bordos, vers; espagn. bordon, sorte de vers, refrain; ital. bordone; angi. burden, refrain. Il y a dans le gaélique, bûrdan, bourdonnement; ancien anglais, bourdon. Liiez pensa que, s'il était certain que les longs tuyaux d'orgue eussent reçu, en bas-latin, le nom de burddhes, ii faudrait considérer le bourdon d'orgue comme le même, à cause d'une assimilation de forme, que bourdon, bâton de pèlerin, et le gaélique bûrdan, comme emprunté aux langues romanes. Mais trop de doute reste sur cette dérivation. La présence d'un radical burd signifiant bourdonner, à la fois dans le gaélique, dans l'anglais et dans le français, porte à croire que le mot est celtique et non roman.
3. ROURDON (bour-don), s. m. || 1° Insecte de la famille des abeilles. Vrais bourdons ou bourdons proprement dits, hyménoptères de la famille des abeilles, volumineux, très-velus, vivant dans des galeries souterraines, en sociétés peu nombreuses, composées de mâles, de femelles et d'ouvrières. Leur piqûre offre les mêmes dangers et réclame les mêmes soins que celle de l'abeille. || 2° Faux bourdon, mâle île l'abeille; il y en a 600 à 800 pour 20000 à 30 000 ouvrières dans une ruche, et une seule femelle. Ici l'abeille et le bourdon murmurent, bern. de s. -p. Étude vin. Il Fig. Celle divine abeille [Emilie] va porter son miel aux bourdons de Versailles, volt. Lelir. vers, 30.
— hist. xvi' s. Les abeilles ou avettes, les guespes, les freslons, les bourdons, les talions, paré, xxiii, 34. Touchant les bourdons ou frelons, qu'en plusieurs endroits de Languedoc l'on appelle abe 1lards, c'est une espèce d'abeilles naissant avec les bonnes, 0. de serres, 445 Comme les bourdons inutiles au bournal [ruche] pillent sur les abeilles,