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LA BOÉTIE, 23G

— ÉTYM. Bas-lat. burdo, dans les gloses d'.Elfiicus; burdonus dans l'apias. Le nom de l'insecte est le même que celui du bourdon en musique.

t BOURDONNANT, ANTE (bour-do-nan,nan-t'), adj. Qui bourdonne. Les témoins déposaient tour de ces rayons Des animaux ailés, bourdonnants, un peu longs, De couleur fort tannée, et tels que des abeilles, Avaient longtemps paru, la font. Fabl. 1, 21.

| i. BOURDONNÉ, ÉE (bour-d. i-né, née), adj. Il l°Terme de blason. Croix bourdonnée, croix dont les branches sont arrondies comme le bourdon d'un pèlerin. || 2°T'erme de commerce. Papier bourdonné, papier ridé.

— ÉTYM. Bourdon t. - 2. BOURDONNÉ, ÉE (bour-do-né, née); part

passé. Un air bourdonné.

BOURDONNEMENT (bour-do-ne-man) , s. m.

Il i1 Bruit des petits ciseaux et de certains insectes en volant. Le bourdonnement des oiseaux-mouches, d.s abeilles, des hannetons. || 2° Par extension, le murmure sourd et confus d'un grand nombre de voix. J'entendais autour de moi un bourdonnement : ah! ah! monsieur es1 Persan, montesq. Lett. pers. 30. || 3° Terme de médecine. Bourdonnement d'01 bourdonnement qui dépend suit du battement des artères, soit de l'introduction de l'air par le i onduit auditif rétréci, soil enfin d'une disposition particulière du nerf acoustique. || Bourdonnemenl .euphorique, son perçu à l'auscultation de la poiti et ressemblant au bourdonnement d'une abeille enfermée dans un vase.

— HIST. xvi" s. Bourdonnement [d'oreilles' causé d'un humeur plus cras et visqueux, paré, xvi, io.

— ÉTYM. Bourdonner.

BOURDONNER (bour-do-né), r. n. [| 1" Bruire comme les bourdons, en parlant des in Une mouche bourdonne à ses oreilles, pasc. Imag. e. Ne souffrons pas qu'elle bourdonne, Q donne autour de nous, bérang. Mouche. Abandonnant les fleurs, de sonores abeilles Vienm bourdonnant, sur ses lèvres vermeilles, S'assi oir el déposer ce miel doux et flatteur.... a. chemer, 30. Il Par extension. En entendant cet essaim

de non n' ■.-" b. m ni 1er , On eût à peine entendu i i u

tonner, gress. Vert vert, ch. n. || 2° Murmurer. Les ducs n'avaient rien à perdre; ds laissèrent bour-

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donner et aboyer, sr-siM. 464, 47. Les plus familiers [du roi] bourdonnaient contre ce valet [qui avait pris un biscuit], id. 30, 97. || 3" V. a. Chanter \ tiemi-voix, entre ses dents. Il bourdonne toujours

ue vieil air, || Fig. L'insecte bourdonne ses

uanges [le Dieu], l'éléphant le salue au lever du

h iteai br. Génie, i. v. 3. || 4" Faire enten-

ine chose avec importunité. Il faut que je bour-

e mes peines comme la mouche, sev. 393. || 5° Mouvoir le battant de la cloche pour frapper

leux côtés.

— hist. xinc s. Et tant enseigne qui vers le ciel

le, Agoîant dans du cange, Gloss. français. s. Ils claquetent comme cigales, ils bourdonnent comme les mousehes, paré, Arum. 25.

— ÊTYM. Bourdon 3.

BOURDONNET (bour-do-nè) , s. m. Terme de chirurgie. Petit rouleau de charpie de forme oblen-

— ÊTYM. Mot à mot petit bourdon, petit bâton

[VOy. BOURDON I).

fBOUR DONNEUR (bour-do-neur), adj. Terme I lu toire naturelle. Qui bourdonne. Les colibris et les oiseaux-mouches sont bourdonneurs, et, substantivement, sont des bourdonneurs.

— Etym. Bourdonner.

f BOURDONNIER (bour-do-nié), s. m. Penture dans un gond renversé. || Arrondissement au haut du chardonnet d'une porte. || Support de la poutre d'un moulin.

— êtym. Bourdon i.

BOURG (bour; Le g ne se l'ait pas entendre, bien que l'Académie dise qu'on prononce bourk'. Cette pronon ;iation,qui n'a plus pourel'e l'usage, n'a par conséqui ni rien qui la justifie. Devant une voyelle, plusieurs prononcent le g comme un fc : un bourg i'i indu, un bour-k étendu; d'autres disent : un bour étendu. Au pluriel l's ne se lie pas : des bourgs étendîtes : desbour-étendus; cependant plusieurs prononcent en liant : des bour-z étendus ) , s. m. Grand village où il s>e tient des marchés. Ils habitaienl un bourg plein de gens dont le cœur Joignait aux duretés un sentiment moqueur, la font. Phil. et 11. || Bourg pouni, petit bourg d'Angleterre, qui. ayant le droit d'envoyer des membres au parlement, n'usait de ce droit que sous le bon plaisir de quelque grand seigneur, nu en trafiquait.

— HIST. xrs. Quatre homes ou de burtoude vile, Lois de Guill. 43. Gésir [nous] pourrons au bure de St D nise, Ch. de Roi. i.xxv. || xne s. [Il] Ne trove bore ne castel qu'il nen praigne, lionc. p. ). Ardant irons ses viles, ses chastiaux et ses hors , Sac. xxvn. Ma s uni faiseit les portes del bure tûtes guaitier, Th. le mart. 49. Là o [ou] estaient li champ et li maisnil, Les bêles viles et li bore seignori, Croissent li bois, ronces et aub spin, Lamort de Garin, 2939. || xii!c s. Com se il fusseni né au bour à St Denis, Bcrtc, v. Bours et chastiaux et villes, fermetés et destrois, ib. lxi. Li Grifon avoient mandé que il venist à la série lorsque il seroit anuitié, et il le meteroienl ou home, h. de valent, xxiv. Maintenant se prist le roy à fermer [fortifier] un neuf bourc tout autour le viex chastiau, dès l'une mer jusques à l'autre, joinv. 269.

— ÊTYH. Bouiguig. bor; provenç. bore; espagn burgo; tal. borgo; du latin burgus, reçu dans la langue latine des le iv" siècle, et qui se rattache à l'ancien haut-allemand burg, goth. baurgs, lieu foriilié. Il y a aussi, dins le celtique, boig, qui est gaélique. Comparez le gr«c nùo-;o:, une tour.

BOURGADE ( bour-ga-il'), s. f. Petit bourg dont les maisons disséminées occupent un grand espace. Il est prêt à faire entendre sa voix dans les hameaux et dans les bourgades avec autant de satisfaction que dans Rome même, flêcii. Panég. n, p. 350. Ils [les pré eptes de J. C] ne furent d'abord annoncés qu'à des disciples grossiers et aux bourgades de la Judée, mass. Car. Évidence. Les Romains étaient passionnés pour leur patrie, pendant que ce n'était qu'une bourgade, vauven. ffouv. max. 35. Dans la solitaire bourgade , Rêvant à ses maux tristement Languissait un pauvre malade, millev. Priez pour moi. Les bourgades des sauvages, au nombre de deux ou trois cents, détachées les unes des autres, ne peuvent pas se soutenir, montesq. Lettr. l'ir.s. <20.

— hist. xvie s. Il vieillit en une méchante bourgade de barbares, amyot, Sertor. 4).

— ÊTYM. Bourg.

t BOURGAGE (bour-ga-j'J , s. m. Terme d'ancienne coutume. Héritage roturier, en Normandie, situé dans une ville ou bourg, et qui n'était assujetti à aucune redevance féodale ou censuelle.

PICT. DE V LANGUE FFUIIÇAISh,,

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— ÉTYM. Bas iat. burgagium, de burgus (voy. i •■ ii

f BOURGELAS (bour-je-la) , s. m. Variété de raisin à grains blancs ou dorés et de forme ovale.

BOURGÈNE (bour-jê-n') , s. f. Voy. bourdaine.

). BOURGEOIS, OISE (bour-joî, jol-z'; ['s se lie : un bourgeois honorable, dites : un bour-joî-z honorable), s.m.elf. || 1° Citoyen, citoyenne d'une ville, jou ssant des droits attachés à ce titre. Un bourgeois considéré. Une riche bourgeoise. Etnesavez-vous plus qu'il n'est princes ni rois Qu'elle [Rome] daigne égaler à ses moindres bourgeois? corn. Nicom. i, 2. Les bourgeois de Rome sentirent qu'ils s'étaient enlevé à eux-mêmes leur plus zélé défenseur, le p. catrou dans desfontaines. Combien n'a-t-on pas vu île belles aux doux yeux, Avant le mariage anges si gracieux, Tout à coup se changeant en bourgeoises sauvages, Vrais démons, apporter l'enfer dans leurs ménages, boii.. Sut. x. || 2° 5. m.sing. collectif. Tout le corps des citoyens d'une ville. Le bourgeois a pris les armes. || 3° Terme de féodalité. Bourgeois du roi, celui qui était exempté par le roi de toute servitude. On vit des échevins se qualifier bourgeois du roi, volt. Mœurs, os, || 4° Personne appartenant à la classe moyenne d'une ville. Un bon bourgeois. Les bourgeois et les ouvriers. || 5° Le patron ou maître chez lequel un ouvrier travaille. On dit dans le même sens, au féminin, bourgeoise. || 6° Il se dit par opposition à noble, à militaire. Un simple bourgeois. || 7° Par dénigrement, homme sans distinction. Il est sans goût, c'est un bourgeois. Cela sent son bourgeois. Alors lui et ses compagnons ouvrirent la bouche quasi tous ensemble pour m'appeler bourgeois; car c'est l'injure que cette canaille donne a ceux qu'elle estime niais ou qui ne suivent point la cour, Francion, p. 28G de l'édition de ic.35. Vous êtes une sotte et une mal apprise de traiter de bourgeois un officier du roi.... moi, bourgeois! Voyez, je vous prie la simplicité et l'impertinence, Le Théâtre italien de giiéhardi, iooo, t. i, p. 437, 438. Et quand nous leur témoignons, Proserpine et moi. que cela nous choque, ils nous traitent de bourgeois et disent que nous ne sommes pas galants, boil. Héros de romans.

— ÊTYM. Voy. le suivant.

2. BOURGEOIS. OISE (bour-jo!,joî-z'),arf/. ]| l'Qui est de bourgeois. Caution bourgeoise, caution solvable et facile à discuter. Je veux caution bourgeoise qu'ils ne me feront point de mal, mol. les l'réc. ho. || Comédie bourgeoise, représentation donnée par des personnes qui ne jouent la comédie que pour leur amusement. || Maison bourgeoise, maison simple, bien tenue, mais sans luxe; on l'emploie aussi par opposition à maison garnie, a hôtel. || Habit bourgeois, par opposition aux différents costumes officiels. Comme il n'y avait pas de galons à sa livrée, cela faisait à peu près un habit bourgeois, j. j. nouss. Conf. n. || Cuisine bourgeoise, cuisine bonne, mais sans apprêts. .\ la bourgeoise, se dit d'une manière très-simple d'apprêter les viandes. Vin bourgeois, vin non frelaté. || 2° Par dénigrement, qui manque de dignité, d'élévation. Avoir l'air bourgeois. Des discours bourgeois, decaillières, en 1690. Est-il de petits corps un plus lourd assemblage, Un esprit composé d'atomes plus bourgeois ? mol. F.. sav. n, 7. (Les expressions atomes bourgeois, air bourgeoissont citées comme nouvelles dans le grand Dictionnaire des précieuses , publié onze ans avant les Femmes savantes, 1 672.) Des personnages qui ne sont poini dans la nature, des amours bourgeois et insipides, volt. Lelt. DamilaiiUe. 24 août 1704. Monsieur, pour ses amis, entretient une actrice; Madame, des beaux-arts bourgeoise protectrice.... gilb. XVIII' siècle. || Substantivement. Ce que vous dites là est du dernier bourgeois, mol. Préc. 5. || 3" Terme de diplomatique. Lettre bourgeoise, caractère tenant le milieu entre la gothique eursiveet la gothique moderne.

— HIST xie s. Li burgeis qui ad en sun propre chatel [avoir, bien] demi marc vaillant, Lois de Guill. t «. Toutes les rues où li burgeis estont, Ch. de Bol. cxc. || xir" s. Un borzois fut moût riches et manant [opulent], Boni-, p. 1 90. Ses borjois [il] fait armer chascun à sa maison . Sur. vin. Tuz les en fist chacier e humes et muilliers; Les clers enpersonez, burgeis e chevaliers, Od filles et od fi/, od enfanz laiteniers, Th. le mart. 64. || xme s. Moût sont trestuit dolent li bourjoi de Paris, Berte, xcix. Chevaliers ne bourgeois, vilains ne païsant, ib. cvn. Li bourgois requisent assolution et li proierent que il les menast par ordene de droit, Chron. de Bains, 1 15. Moult a en lui [elle] franche borjoise, Ben. I4fi48. C'est quant le [la] mère est de franque

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nascion [naissance], si comme de bourgois ou de gent de poestê, franque et hors de servitude, beaum. xlv, 29. Or avint encore ainsi que un mien bourjois de Joinville m'avorta une baniere et un fer de glaive, joinv. 228. Estant de Nogent fu le bourgois du monde que le conte creoit le plus [croyait le plus], id. 205. Ces bourgois de. Traies, quant il virent que il avoient perdu le secours de leur seigneur, id. 204. L'argent et la chandoile por ce que petit poise, Porte par contenance à l'autel la borgoise, j. de meung. Test. 1206. || xive s. Comme le bourgeois veille pour acquérir richesses à lui et à ses enfants, le chevalier et le noble veille pour acquerra pris et los ou monde, Hénagier, t. i, 3. || xve s. Il y avoit un bourgeois à Gand qui s'appeloil Jean Lyon, froiss. ii, ii, 52. Mes bourgeoyses sans nul séjour Partent et se mettent en voye, coquillart, Monologue des perruques.

— ÊTYM. Bourguig. borgey; Berry, borgeois; provenç. borges, borzes; espagn. burges ; ital. borghese; du bas-latin burgensis, adjectif tiré de burgus (voy. bourg). Le bourgeois était un homme du bourg, du lieu clos et fortifié, tandis que le villain étail L'habitant de la ville (latin, villa), maison de campagne, lieu ouvert et non fortifié 'Cuisine bourgeoise se disait, au xme siècle, viande de maisnie, c'est-à-dire nourriture de la maison.

[BOURGEOISE (bour-joi-z'j, s. f. Sorte de tulipe d'un rouge vif.

BOURGEOISEMENT (bour-joi-ze man) ,adv. D'une manière bourgeoise, en simple bourgeois. Il a toujours vécu bourgeoisement.

— ÊTYM. Bourgeoise, et le suffixe ment. BOURGEOISIE (bour-joi-zie), s. f. || i° Qualité de

bourgeois. || Droit de bourgeoisie, prérogatives accordées aux citoyens d'une ville, d'un État. Le droit de bourgeoisie à vos peuples donné, corn. Sertor. ii, 2. || Fig. Laquelle maladie ayant pris droit de bourgeoisie chez lui, mol. M. de Pourc. i, H. || 2° Le corps des bourgeois, les bourgeois en général. Hanter la bourgeoisie. S'allier à la bourgeoisie.

— hist. xme s. Et establi à estre juges de la court de la borsrasie, Ass. de J. i, 23.

— étym. Bourgeois; provenç. borguesia; ital. borghesia.

BOURGEON (bour-jon), s. m. || 1° Œil des arbres qui, se développant, donne les branches ou les feuilles. Faux bourgeon, œil qui, l'année de sa formation, au lieu de rester àl'état d'oeil, se développe en bourgeon. Mais attends que l'hiver s'en aille, et tu vas voir Une feuille percer ces nœuds si durs pour elle, Et tu demanderascomment un bourgeon frêle Peut, si tendreet si vert, jaillir de ce bois noir, v. Hugo, F. d'aut. 26. || 2" Le nouveau jet de la vigne. || 3° Fig. Boutons rouges qui viennent au visage. Elle peint de bourgeons son visage guerrier, boil. Lutr. i. C'était [Riom] un gros garçon court, joufflu, pâle, qui, avec force bourgeons, ne ressemblait pas mal à-un abcès, st-sim. 435, 5i. Le duc de la Feuillade avait une physionomie si spirituelle qu'elle réparait sa laideur et les bourgeons dégoûtants de son visage, m. 99, 55. ||4" Terme de pathologie. Bourgeons charnus, nom de granulations coniques et rougeâtres qui se développent à la surface des plaies suppurantes et en déterminent la cicatrisation. || 5° 5. m. plur. Terme de commerce. Laines fines qui s'allongent par brins.

— SYN. œil, bourgeon, bouton. L'œil est ce qu'il y a de plus général: c'est la première marque d'un développement nouveau dans l'arbre. En se développant, l'œil devient bourgeon ou bouton : bourgeon, s'il doit donner des branches ou des feuilles; bouton, s'il doit donner des fleurs et des fruits.

— HIST. xiie s. Bon burjon de bone raïz [racine], E de haut père vaillant fiz, benoît, h, <2739. || xine s. Â. cel tens ne sera mie fruiz en arbre ne borjons en vigne. Psautier, f" (86. Et quant borjon à l'une [plante] viennent, Les autres flestries se tiennent, la Rose, 5983. Barbier, or viennent les groiseles; Li groiselier sont boutoné, Et je vous raport les noveles Qu'el front vous sont li borjon né, ruteb. 216. || xive s. Jeune bourgeon et tendre, Hénagier, II, 5. || xve s. Dès le temps de la Praguerie, là où ses meurs commenchoient à estre cogneusen leur bourgeon, yperchupt on ce que on y trouva depuis, G. CHASTEL. Ch. '/es dUCS de Bourg I. cil. 58.

|| xvie s. Tunica ocularis : en François, inaille, taye, bourgeon, paré, xv, 5. Une plume liés molle, comme de duvet, ou un petit bourgeon [flocon] de laine cardée, qui par le monument puisse testilie'r la respiration, id. xviii, 54. Au temps d'enter en l'ente, un bon œil ou bourgeon est prins du greffe

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où il se trouve plus gros, bois et tout, o. de serres,

— ÉTYM. Berry, borgeon; picard, bordon. Minage le tire ils bourre, à cause de l'état bourru des bourgeons. Diez le fait venir de l'allemand : goth. burjân, s'élever. On l'a aussi rattaché', par transposition del'r, au français brout ; provençal, brot, broto; ce à quoi s'accorderait le picard bordon. Mais L'étymologie reste incertaine.

BOURGEONNÉ, ÉK (bour-jo-né, née), adj. Quia des boutons sur la peau. 11 ne se dit guère qu'en parlant de la face. Visage, front bourgeonné. Cet homme au nez bourgeonné.

f BOURGEONNEMENT (bour-jo-ne-man) , s. m. Evolution des bourgeons; époque de cette évolution.

— HIST. xvic s. Au premier rang sont mis les abricotiers, aubergers, pêchers, pour leur hastif bourgeonnement, o. de serres, 676.

— étym. Bourgeonner.

BOURGEONNER (bour-jo-né), ». n. || 1° Pousser des bourgeons. Les arbres commencent à bourgeonner. || 2° Fig. et familièrement. Son visage bourgeonne, il lui vient des boutons au visage. Le front lui bourgeonne. || lise conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— HIST. xne s. La verge leva [il], si flori, Et borjona et reverdi, wace, Vierge Marie, p. 38. j| xin6 s. Iert [était] leur créance bourjonnée [répandue] En pluseurs lieus par lu royaume, guiart, t. i, p. 30, v. 282 (780). || xvig s. En ce tardif planter, la reprinse de l'amandier est très douteuse, pour son naturel hastif à bourgeonner, o. de serres, 6 7 S).

— ÉTYM. Bourgeon.

f BOURGEONNIER (bour-jo-nié), s. m. Un des noms vulgaires du bouvreuil.

— étym. Bourgeon.

\ BOURG ÉPINE ou BOURGUE-ÉPINE ( bourghé-pi-n'), *-. m. L'un des noms de l'alaterne.

— nisr. xive s. Quxdam nigra spina qua: dicitur gallice bourque espine, du cange, pepulu.

— ÉTYM. Ce mot semble dire épine de bourg, épine dont on ceignait les bourgs; mais il faudrait des textes à l'appui.

f BOURGKRON (bour-je-ron), s. m. Petite casaque de toile (lue portent certains ouvriers.

— ÉTYM. Peut-être tiré de borge, ancien nom d'une sorle de toile (voy. bourgeteur, à l'étymologie), ou peut-être encore, comme on dit aussi bergeron, de berger : vêtement de berger.

|- BOURGETEUR (bour-je-teur), s. m. Nom, à Lille, des ouvriers qui travaillent en laine.

— ÉTYM. Kichelet dit que ce mot vient de la ville de Bourges, à cause que des ouvriers de Bourgi s portèrent à Lille cette industrie. Mais l'ancien français avait borge, sorte de toile, borgicr, fabricant de borge, dont d'ailîeurs l'origine n'est pas connue.

jBOURGIN (bour-jin), s. m. Terme de pêche. Sorte de. filet.

— ÉTYM. Bas-lai. broginus, bruginus , sorte de filet; origine d'ailleurs inconnue.

BOURGMESTRE (bourgh'-mè-str') , s", m. Titre du premier magistrat des villes de Belgique, d'Allemagne, de Suisse, etc.

— HIST. xve s. Li brugemaistre et les seigneurs de Bruges firent ouvrir le guichet, fhoissart, ii,

— ÉTYM. Allem. Burgmii.ster, de Burg, cité, bourg (voy. bourg), et Mci.sttr, maître.

t BOURGNE (bour-gn'), s. f. Terme de pêche. Sorte de nasse, dite aussi bourgnon, que l'on place à l'extrémité des parcs ouverts.

— iiist. xve s. Certains instruments et engins pour pescher poissons, nomme/, et appeliez borgnes ou borgnons, du cange, borgnus.

— ÉTYM. Borgne: les épithètes de borgne et d'aveugle étant données à des objets qui n'ont point d'issue.

f BOURGNON (bour-gnon) , s. m. Voy. bourgne.

{ I. BOURGOGNE (bour-go-gn'), s. m. Le vin de Bourgogne. Une bouteille de bourgogne vieux. Le bon bourgogne.

— étym. Burgundia, de Bnrgundi, nom d'un i peuple germain qui s'établit dans l'est de la Gaule,

lors de la chute de l'empire romain.

f 2. BOURGOGNE (bour-go-gn'), s. f. Nom vulgaire du sainfoin.

t BOURIGNON (hou-ri-gnon) , s. m. Terme de pêche. Filet pour les petits poissons.

— iiist. xv s. Le suppliant alloit pour lever cer • tains bourignons ou engins douzilz à prendre poissons, comme loches et vairons et autre menuise, nu cangk, broginus.

f BODRIOLE (bou-n-o-P) , s. f. Un des noms de la I bécasse.

t BOURJANOTTE (bour-ja-no-tf) , s. f. Sorte de figue d'une couleur bleuâtre foncée.

f BOURLE (bour-1"), s./". Tromperie, attrape. Une certaine mascarade que je prétends faire entrer dans unebourle que je veux faire à notre ridicule, mol. B. Gentilh. m, 14. Vieux.

— HIST. xve s Si ne guerroyons pas courtoisement, forsàlabourle, sans nul titre de guerre raisonnable, froiss. ii, II, 207.

— ÉTYM. Provenç. burga et burlaire, moqueur; cat. et espagn. burla; portug. bulra. D'après Ménage, approuvé par Diez, de burra, bourre (voy. ce mot), employé déjà par Ausone dans le sens de plaisanterie, par l'intermédiaire d'un diminutif burrula, bur- >a. La première édition de Molière abourle, changé dans beaucoup d'éditions, mais à tort, en bourde.

BOURLET, s. m. Voy. bourrelet.

f BOURLINGUER (bour-lin-ghé), v. n. Terme de marine. Fatiguer, en parlant d'un bâtiment qui lutte contre une grosse mer.

f BOURNOUS (bour-noû), s. m. Manteau de laine blanc et à capuchon, porté par les Bédouins. On dit actuellement de préférence burnous.

— ÉTYM. Arabe, bornos, manteau à capuche; espagn. albornoz (avec l'article arabe ai).

BOURRACHE (bou-ra-ch'), s. f. Plante à feuilles velues; on l'emploie en tisane, comme diaphonique et diurétique (borrago officinalis, L.).

— HIST. xme s. Fleurs de bourraces, alerrant,^ 15. || xvic s. Il usera de bouillons, ausquels auront cuit bourrache, buglosse, etc. paré, v,9. Houbelon.bourroche, id. v, 26. Ceste-ci [buglosse ou langue de bœuf] a ses vertus plus fortes que la buglosse ou bourrache des jardins, quoique symbolisans presques en toutes propriétés, o. de serres, 627.

— ÉTYM. Arabe, abou rac.h, père de la sueur. Plante sudorifique, originaire d'Afriqueet introduite par les Maures en Espagne. Borrago est du latin des botanistes, formé de borrache.

BOURRADE (bou-ra-d') , s. f. || 1° Terme de chasse. Atteinte du chien qui enlève du poil au lièvre qu'il court. || 2° Par extension, coups de crosse de fusil, coups de poing. Cela vous aurait épargné les bourrades que ces brutaux vous ont données, dancourt, les Curieux , \1. || 3° Fig. Attaque en paroles ou vive repartie. MM. des enquêtes ' donnèrent, à leur ordinaire, maintes bourrades à MM. les lents, retz, il, 255. Il [Brissac] lui donnait [à Fagon] des bourrades devant ie roi qui mettaient Fagon en véritable furie, st-sim. 339, 201. Roquette remboursait accortement ces sortes de bourrades; il n'en sourcillait pas, id. 169, 8.

— HIST. xvie s. Le roi le suivit [le duc de Parme qui battait en retraite], lui donnant toujours quelque bourrade, p. de l'étoile, dans le Dictionnaire de dochez.

— ÉTYM. Bourrer.

f BOURRAGE (bou-ra-j'), s. m. ||i° Action et manière de charger une mine. || 2° Matières dont on se sort pour bourrer quelque chose.

— ÉTYM. Bourrer.

yBOURRAGUE(bou-ra-gh'), s. m. Terme dépêche.

Sorte de nasse.

BOURRAS (hou-râ), s. m. Grosse toile faite d'étoupes de chanvre.

— HIST. xme s.Vestue [elle] ot unesorquanie [souquenille], Qui ne fut mie de borras; N'ot si bêle jusqu'à Arras, laBose, 1217. || xve s. Le suppliant demandaaux compaignons se ilz avoient point juins e, penelles et bourras que leurs bestes avoient sur eulx, nu cange, bouratium.

— ÉTYM. Bourre.

BOURRASQUE (bou-ra-sk'), s. f. || 1° Coup de vent impétueux et de peu de durée. Le canot, à peine en mer, fut assailli d'une bourrasque. || 2" Fig. Emportement brusque et passager. Les bourrasques populaires. Songe combien ii t'a fallu essuyer de bourrasques. || Caprice, entraînement passager. Je n'ai jamais été' follement prodigue que par bourrasques, j. j. rouss. Conf. v. Il Violentes attaques. Si vous avez encore quelques bourrasques à essuyer de votre bile, sév. 2.

— hist. xvie s. L'asseurant que les Princes avoient desja passé la Dordonne, après cette bourrasque de Montcontour, carl. ix,44. La friandise de Paris estoit telle, qu'en disputant à ce séjour s'il falloit attaquer Chartres, le prince eut envie de retourner faire une bourrasquedansles fauxbourgsde Paris, d'aub. Hist. 1, 165. Ou comme on voit qu'en mer une bourrache Par violence en tempestant arrache Hors de son lieu le mast qui est debout ... rons. 9CG.

— ÉTYM. Espagn. borrasca; ital. burrasca, mais, avec un 0, borrascoso. D'après Diez, de l'italien borea, vent du nord, bora dans les patois, d'où, avec réduplication de IV, borrasca, burrasca, mot formé comme l'espagnol nevasca, orage de neige, de nièce, neige.

1. BOURRE (bou-r'), s. f. || 1° Amas de poils détachés de la peau de certains animaux à poil ras. Terre grasse mêlée avec de la bourre. Matelas remplis de bourre. Le petit-fils de César se vit réduit à manger la bourre de son lit, J. J. rouss. Ém. iv. Il Bourre de laine ou bourre lanice, la partie la plus grossière de la laine. || Bourre de soie, la partie du cocon qui ne se dévide pas. || Fig. Chose de peu de valeur. 11 y a bien de la bourre en cet ouvrage. Jour à jour j'étais informé du fond de cette curieuse sphère [la cour];la bourre mêmeen était amusante, et parmi cette bourre rarement n'y avait-il pas quelque chose d'important, st-sim. 239, 489. |j 2" Ce qu'on met par-dessus la charge des armes à feu pour la retenir et la presser. La bourre d'un fusil. J'ajoute aux pistolets une petite charge sans bourre, j. j. rouss. Em. 1. |j 3° Par extension, duvet qui couvre certains bourgeons à leur naissance. La vigne a gelé en bourre. Le chameau de tête [celui qui est en tête de la caravane] est attaché par une corde de bourre de palmier, chateaubr. Ilinér. 11, 194. Les mousses dans leur bourre élastique.... id. Génie, ni, v, 5. || Enveloppe sèche de certaines graines. De la graine de trèfle en bourre. || 4°Terme de tannerie. Vieux tan qui est sur la peau du mouton au sortir de la tannerie. |) 5° Drogue colorante faite avec du poil de chèvre très-court qui a bouilli dans la garance. || 6° Terme de métallurgie. Fer défectueux. Il 7° Ancien terme de commerce. Bourre de Marseille, étoffe moirée, dont la chaîne était de soie, et ia trame de bourre de soie.

— HIST. xme s. Primes [il] vest unes espaulieres De boure de soie moult chieres, Bl. et Jeh. 3»78. Chauces faites de bourre et d'autres mauveses estoffes, Liv. des met. 139. Nus seliers ne puet coudre bazane avec vache ne avec veel pour nul fournement, ne nule menuiere de poil avec bourre quele que elle soit, ib. 209. Il peut mètre devant son pis et devant sen ventre un contrecuer de teille et de coton, ou de laine ou de borre de sée[soie], tel et si fort corne il vodra, Ass. de Jér.i. (70. || xve s. Et a brief parler je m'y fourre Ne plus ne moins qu'en une bourre, villon. Archer de Bagn. || xvie s. Le sergent de qui Goas avoit tiré promesse de ne tirer que le bourre n'ehtrast, et de rompre croce sur cap, passe plus de la moitié du champ, d'aub. Hist. 1, 288. Et ceux [les chevaux] qui restaient se mangeans les crins et les queues les uns aux autres, et encorle bourre qu'ils arachoient de leurs selles, id. ib. m, no. Courir après une petite pelote de cuir et de bourre, desper. Contes, xi.. De la bourre de foulons, 0. de serres, 388. Avec un peu de bourre blanche de tondeur, id. 391. Amitiez dignes de l'aage des amans, qui n'ont encore aucune vertu qu'en bourre, ni nul jugement qu'en bouton,

SAINT FRANÇOIS DE SALES, p. 513.

— ÉTYM. Provenç. espagn. et ital. borra; du latin burra, qui se trouve dans l'anthologie; dans Ausone, burrx. au pluriel, avec le sens de moquerie.

|2. BOURRE (bou-r'), s. f. Nom vulgaire de la cane en Normandie.

— ÉTYM. Bas-lat. boureta, dans un texte du xiv* siècle.

BOURRÉ, ÉK (bou-ré, rée) .part, passé. || l°Bien rempli. Un matelas bien bourré. || Gorgé. Bourré de sucro et brûlé de liqueurs, ghess. Vert-Vert, ch. iv. || 2" Grondé, gourmande. Si nous les attrapons, ils seront bien bourrés, sév. 190. || Bourré de coups , bien battu.

BOURREAU (bou-rô), s. m. || 1" Celui qui inflige les peines corporelles qu'ordonnent les arrêts rendus en matière criminelle. Livré au -bourreau. Livre brûié par le bourreau. Faisant passer Photin par les mains d'un bourreau, corn. Pomp. v, i. Va! je suis ta partie et non pas ton bourreau, m. Cid, m, 4. Je craignais beaucoup moins tes bourreaux que ses larmes, id. Poly. îv, i . On les bat de verges par la main de Ixjurreaux, boss. ni , Peut, i . Fouetté par la main du bourreau, pasc. Pror. c. || Valet de bourreau, homme qui aide le bourreau dans les exécutions. || Insolent comme un valet de bourreau, odieusement insolent. || 2° Par extension, meurtrier. Et toi-même des tiens devenu le bourreau, corn. Cinna, îv, 3. De deux princes ses fils elle fait ses bourreaux, id. Rodog. n, 4. Toi-même de ton sang devenir le bourreau, rac. Plièd. rv, 6. Il veut.... Qu'au lieu de votre époux je sois votre

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