‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 29 sur 462 · ABB · texte numérisé non relu

ABB

Cinna , iv . :>. i es pensées pures qui le rendraient heunux, - il pouvait toujours les soutenir, le ratigi fabatl .- lit. Court», le vrai couri

abattre I, m. ib. il. La prospériti . l'af-

. , abat, hass Meurt, i a plus ; ii votre corps Pi tile

I abat grand vent, c. à d. peu de

i grand aerelle. || 4" Polii e. Mettre parlant d'animaux. || 5° Abattre du bois, ou Abattre de la L*

; termes de mar ne, ; i navire, le

mettre sur le côté pour : abattre, -

ditd'un bâtiment qui I

ittre du bois . jouer be tucoup de de la pile, afin de ca nt. ; 8° Aux

9° Fauci nn. Abattre l'oiseai •erré entre les deux mains pour lui l'aire ;

licament. || 10" i ttre les

cuirs, les animaux lui s. 11 \

Abattre un cheval , le coucher sur un I dans u ateur,

soit pour l'opération. || 12- En mai du pied I sur la

face inférieure du sabot. C'est ave

maréchal abat du pied. || 13" Ma .m d'un cheval, i au d'un

de 1 eau ou lors sueur. || 14" Abattre la frisquette et du mouvement que fait l'imprimeur aj feuille Se sur le tympan.

s'ab i i fl. || 1" Se jeter à terre, et aussi

tomber i veu-

ibattu. Le \

s'abattit sur Ug bat doucement i

l'abattit mourant. De la rorce du coup pourtant il [le sanglier] s'abattit, la font. l'a!', vin ,27. Si di sa valeur ce grand guerrier s'abat, i /. n, 5.

Ni us comp France à la Grèce, Qui

'''.'/• il est tombé eu ' e , le comble

s'est abattu sur les mu

fondement, boss La Val i re, Profession 1° S'apaiser. Le vent -abat. Son ressentiment s'abattit peu à peu. Ws le premier efibrl sa ci 1ère s Mort d'Asdr. iv, I.

— SYN. Al ER, RUINER, DÉTRl'lRE. Idée générale, fane tomber. L'idée | d'abattre est celle de je

élevé, haut. Celle de démolit est de i impre la liaison d'une masse construite : on ne démolit que ce qui est bâti. Celle de renvers lettre à l'en-

vers ou sur ou de-

bout, droit, sur pied : on rcu ni peut chan

ger de sens et de direction. Celle de ruiner est de fane tomber par morceaux: on ruine ce qui

i ce qui se dégrade. Celle de détruire est de dissiper entièrement l'apparence et l'ord ses : Le temps détruit tout, ouizot.

— itisr. xic s. ki ab aie femme i tr fane lui fore. . L.deGuill. 19. DeSarag ce [il a la porte abatue, Ch. de /("/. 267. Mort il l'abat sur un buisson petit, io. 2s;i. 0 ses cadables les turs [il] en abatiet, ib. 8. || xne s. Des abalus est la terre jonchée, Ronc. p. l37.Diex sait bien du félon abattre la bobance, ib. p. 197. En mi la place [il] l'abat toutestendu, ib. p. 61 lororguels qu'est si grans Fust

ahatus.... ib. p. 27.11 [les guerriers] fauchent et abatent corn vilainen essart, Saxons, 19, Toute plaine sa lance [il] l'abat mort au sentier, ib. M. || XIIIe s. Et li Venicièn firent abatre les murs et les tors, yili.eh. 56. s'il [le faucon' abat aue [oie] ou autre oisiel, VEscoufle. Li cuens l comte] de Champaigne Et li rois d'Espaigne Fussent vil et abattu. Et Fiance fust en vertu, hues de la i-erté, Romane, lot. Je m'ocirai s'autres que Garin m'ait [pour femme]; Dieus le me doint! Tous ces maus [il] abatrait, fo.p. 72. Maint chastel abatu , mainte vile essilie [ruinée], Bette, 2. Le servise que il li fera doit estre conté raisnablement et abatu de la dette, Ass. de Jér. i, 189. Il est tenu et gardé à. droit que les lois soient abatues par desacostumance, Livre de justice, g. Mahom [Mahomet], chou [ce] dist li sains hermites, Tu desloianx et p'ems de rage, Abateras saint mariage, Rom. de Mahomet, 51. Et s'il.iere si bien apris Qu'el [l'envie] ne peust de tôt son pris Rien abatre ne desprisier.... la Rose, 274. Et dit l'en que ces choses viennent du paradis terrestre, que le vent abat des arbres qui sont en paradis, joinv. 220. Iceulx Blancs [Manteaux, ordre religieux] furent abatus au concile, de Lyon , que

Grégoire le \" tint, m. 299. L'an nul deux cens soixante trois furent abatus h mansois sorte de monna •• . i vngh, abatare \ xiv's. Tou monno; i I abatues [démonél ées . id. aba-

. ni\ apaisoienl les Ri

et abat. lient leur ire ce qu'ils pou iIS. II,

n , 20. Et l t'a abattu il en. d'or-

LÉANS, I. xvi' s. 11 faut d. le que le /ele est bien

u nd il s'abat pout si peu , i ilyin ,276. l u sacrifice plaisant à Dieu est un esprit abbatu, id. Tnst. 69 ururent à bi ide abba

leur charriol i ville de !

. Publ. 26. \ alet .us rait abattre

|usques en terre, id. ib. 18. L'on commencea d'engins de baterie pour abl

l'i i ie. 52, Elle lit serrer les pot aliliat ro les grilles et les haï -es qui se ren -es serrures et fort -, ID. (ni

Il fut contra ut d'abattre sa barbe, des périers, l'ont, i u. i abbattui s par I s

:: . 19. Les i ni abbattus,io. i,

vient souvent en telle suite de propos abbattus et lasches .... id. m, 277.

— ÊTYM. I et battre; bourguig. aibaitre; wall. i. abatrer; espaj tir; ital. abbatu re.

\i;\ i it.ti a-h tu.tui i,por(. passé. Il l

us par le vent. Perdrix abat

statues de Néron abat- ■ ui Le Cl oir.iit toujours abattu ■ n . 2. Et ma U :

branlerait la votre, id. .S'<rt. iv, 2. i i n Dieu sans force et sans vertu, Reste d'un tronc | ats abattu, Qui ne peut se

lui même . i ac. Esth i ....

-encore un rival abattu, id.

i i. - |2 Ail.i bli, privé de son pouvoir, de

de son coura n gie. Vbattu

par la maladie. Parti abattu. Carthage abattue par

.le me ut abattu. Abattu par le chagrin. Espt its abattus. Il n'est | abattu, malgré les mauvaises noule eirur de son père se repose sur elle. comme un voyageur abattu par les ardeurs du soleil se à l'ombre sur l'herbe tendre, Tel

xxii. La douce vapeur du sommeil ne coule pas plus dans les yeux appesantis et dans tous les membres fatigués d'un homme abattu que les paroles flatteuses de la déesse s'insinuaient pour enchan-

cœur de Mentor, id. ib. vil Moi i Arnauld, ici, qui ces rimes, Plus

qu'aucun des mortels par la honte abattu. En vain contre eux une faible vertu , bi ;i . / p. m. Ces mortels ennemis, sur qui l'on avait eul'avai et qui semblaient abat eus, commencent

à se relever, bourd. Pensées, t. tu. p. 106. Vous êtes

rtl.MASS. Car. Par.

Visage abattu, corn. Sert. v. a. ,je demeure immobile et mon âme abattue Cède au coup qui la tue, I. i. i. Pison a l'Ame simple et l'esprit abattu, ID. Oth. il, i. La main qui me tue Rend sous mes déplaisirs ma constance abattue, id. Cinna, iv, 4. Je m'agite, je cours languissante, abattue, rac. Bérén. iv. i. Sa vue a ranimé mes esprits abattus, id. Ath. n. 5. Et que puis-je au milieu de ce peuple abattu? id. Mit. i, l. Cœur abattu, id. Alex, v, *. Du vieux père d'Hector la valeur abattue Aux pieds de sa famille expirante à sa vue, id. ^Indr. iv, 5. Sous le joug étranger j'ai vu tout abattu, volt. Orj h.

I, 2 Et le peu qui m'en reste [d'amis] Sous un

joug étranger baisse un front abattu, id. Mér. v, i. t ABATTUE (a-ba-tue), s. f. || 1° Terme d'arebit. peu usité aujourd'hui et ayant le même sens que re- TOMBÉE(voy. ce mot). || 2° Salines Travail d'une chaudière pleine d'eau salée, depuis le moment où on allume le feu jusqu'à celui où on la laisse reposer.

ABATTURE(a-ba-tur'),s./'. || i°Terme- forestier. L'action d'abattre , particulièrement les glands. || 2° f. plur. Terme de chasse. Trace qu'un cerf laisse dans les broussailles où il a passé. Le cerf se reconnaît à ses abattures.

ABAT-VENT (a-ba-van), s. m. Au plur. des aoaivent. Appentis, claie, paillasson, mur, pièce detoile, bois, etc. placé au-dessus des ouvertures des habitations, et au-devant des plantes, pour les abriter contre le vent et la pluie. Les abat-vent des clochers servent aussi à rabattre le son des cloches.

ABAT-VOIX (a-ba-voî), s. m. Au plur. des abatvoi.r. Le dessus d'une chaire à prêcher, lequel sert a. rabattre vers l'auditoire la voix du prédicateur. Les abat-voix sont utiles à celui qui parle et à ceux qui écoutent.

ABBATIAL, ALE (a-ba-si-al, si-aj'; au plur. a-

|| 1" Adj. Oui appartient à. l'abbé, à l'abbesse ou à l'abbaye. Maison abbatiale. Droits abbatiaux. Fonctions abbatiales. || 2" Abbatiale, s.f. La maison al. bail. île. I.e p. I.alleuienl allait écunicr le plus souvent qu'il peinait ce qui se passait à l'abbatiale de ' Saint Germain 'les Prés, si SIMON , i)70, 157.

— IIIST. xvi° s. Et cependant il fil grant cheredes

abbatiaux , des pe rii rs, Conti s, oo.

— ÊTYM. Abbatialis, de abbas (voy. abbé). ABBAYE u. bé ie . s.f ||1« Monastère d hommes

ou de filles, i ne abbaye tort riche :, 2- : e brin fixe attaché au titre d'abbé, il avait jusqu'à trois ah

3* les bâtiments du astère. L'abbaye

de Saint Germain b nia en 1793. Quant à vous, suivez Mars, ou l'amour, ou le prince; Allez, venez, courez; demeurez en province; Prenez femme, abbaye, emploi, gouvernement; Les gens en

. n'eu doutez nullement ,i ifoni Fab. m , i . || Abbaye en règle , relie à laquelle on ne peut nomeux. Abbaye en commande, celle à laquelle on peut nommer un ecclésiastique lier. || Prov. Pour un moine l'abbaye ne faut pas; c.-à-d. pour un qui fait défaut, une partie ne manque pas, un projet ne s'en exécute pas u

— hist. xi° s. Se ceo fust u evesqué uabbeie....£. de Guill. i || m* s. Se deli\ rasl al règne nul lui [lieu] eu m eveschiez, Priorez, abeies, u nuls arceveschiez , Li reis en saisireit 1 s,Th.leMart. 6t.

Deu elle] servira dedens une abaïe, Ronc. H8. A la riche abaiedu baron SI Maart | Médard], Sax. 29.

le l'abaïe As[aux, des s'offre à tous (vous

qui s'ulïrenl à Luis) ; Si ne vous nom-

Romane 89. || xnr s. St-Estienne, une

..I ■ qui estoit à trois lieue, de Constantinoble,

61. Et avant en devrait porter héritage uns cousins en tiers degré ou en quart, de lignage du i religieus, «pie ses fix qui isteroit [sortirait] bbeie pour avoir héritage, beaum. mi, 2. Et puis [il] se rendit moine dedens une abeie, Berte, 2. || xv* s. Car amour, en son abbaye Setenoitchef de son couvent Ou [au] temps qu'ay congneu en ma vie, ch. d'oui.. Bail. 52.

— ÉTYM. Provenç. el espagn. abadia; ital. abbadia . de abbatia, de abbas (voy. abbé).

ABBÉ (a-bé).s. m. || 1" Celui qui gouverne ou possède une abbaye. Abbé crosse et mitre. Élire un abbé. || Abbé régulier, abbé qui était religieux lui-même et portait l'habit de sou ordre. || Abbé en second, prieur d'un monastère. || Abbé des abbés, titre de L'abbé du Mont-Cassin, parce que tous les moines de l'Occident avaient reçu leur règle de cette abbaye. || Abbé cardinal, titre honorifique accordé par le pape, particulièrement aux abbés en chef, lorsque des abbayes qui avaient été réunies se séparaient. || Prov. Pour un moine on ne laisse pas de faire un abbé, c'est-à-dire que l'absence d'un homme n'empêche pas un projel de s'exécuter. || Nous l'attendrons comme les moines font l'abbé, c'est-à-dire, s'il ne vient pas à l'heure fixée, nous ne l'attendrons pas. || Le moine répond comme l'abbé chante, c'est-àdire les inférieurs se conforment aux habitudes de leurs supérieurs. || Jouer à l'abbé, jeu où l'on est obligé de faire tout ce que fait celui qui a été désigné pour chef et qu'on nomme abbé. || Se promettre la vigne de l'abbé, se promettre une vie de délices. || 2°Tout homme qui porte un habit ecclésiastique. Un jeune abbé. Un abbé de cour. Qui peut concevoir que certains abbés, à qui il ne manque rien de l'ajustement, de la mollesse et de la vanité des sexes et des conditions, qui entrent auprès des femmes en concurrence avec le marquis et le financier, et qui l'emportent sur tous les deux, qu'eux-mêmes soient, originairement et dans Fétyrnologie de leur nom, les pères et les chefs de saints moines et d'humbles solitaires, et qu'ils en devraient être l'exemple? la bruy. 14.

— HIST. xie s. Assez i a evesques et abêz, Ch. de Roi. 209. || xne s. Doncenveiali bers au comte dous [deuxjabéz, Qu'il lui doinse [donne] conduit.... Th. le Mart. 51. Quatorze rois iotàheure de souper, Evesqueset abbés, quejenesainomer, Sax. 13. ||xme s. Là trova il moult grant gent et maint abbés et maint barons et maint autres homes du pais de Bourgogne, villeh. 28. La justice laie les doit penre [prendre] et rendre à lor abbés, beaum. lvi, i. Quant evesque et abbé reviendront de signer [faire le signe de la croix] , Berte, 1 1 . Lors fu li abes molt dolent, Pleins fu de maltalent e d'ire, Grégoire le Grand, p. 44. || xvie s. Plusieurs allans le chemin de Paris voyoient chapeaux et manteaux par terre qu'on ne daignoit amasser, les prenoient pour fils venant de St-Mathurin ou pour gens qui jouoient à l'abbé de MaugouYerne, d'aur. ifist.i, 134.

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