BUL
mande terre de froment cultivée.... Ceste-ci a ses vertus plus fortes que la buglosse ou bourrache des jardins, quoique symbolisnns en presque toutes propriétés, o. de serres, Ci7. Ayant desjà déjeuné joyeusement de bonne buglose, Moyen de parvenir. p. "5, dans LACURNE.
— ÉTYM. Buglossa. de fiovyluxjaov , de (Joùç, bœuf (voy. bœuf), et -{kiâaaa , langue (voy. glotte).
BDGRANE (bu-gra-n'), s. f. Terme de botanique. Genre de plantes de la famille des légumineuses, et nom vulgaire de l'ononide des champs, dite aussi épine de bœuf et arrête-bœuf.
— ÉTYM. Probablement pour bucrane (voy. ce mot), à cause de quelque assimilation avec le crâne d'un bœuf. On trouve buyrande dans Cotgrave.
f BUHORIAU(bu o-ri-ô), s. m. Butor, espèce de héron.
— HlST. xv° s. Le suppliant garde des bois et commis à garder les hairons, buhoriaux et aultres oiseaulx, du cange, buhors.
— ÉTYM. Espag. buharro. Origine inconnue.
t BCHOT (bu-o), s. m. || 1° Pièce du métier du tisserand. || Fil propre à faire la chaîne d'une étoffe. || Partie de la chaîne dont les étoffes sont composées. Il 2" Plumes d'oie peintes qui servent d'enseigne aux boutiques des plumassiers.
— hist. xin° s. En sa meson n'ot nule entrée, Fors un buiot [conduit], quant est fermée: Là ot tendu laz por li prendre, lien. 13748. || xive s. Un buhot [tuyau] d'argent à porter plume d'autrice [autruche], du cange, buheterius.
— ÉTYM. Buhot, buiot, veut dire tuyau, et est un diminutif de buie, sorte de vase. Le buhot des tisserands a été ainsi dit à cause de sa forme arrondie; le buhot des plumassiers, à cause du buhot qui servait a porter des plumes.
f BUHOTIER (bu-o-tié), s. m. Terme de pèche. Petit filet en forme de poche et à manche, pour les chevrettes.
— ÉTYM. Buhot.
f BUIE (buie), s. f. Vase à mettre de l'eau, cruche. Usité dans beaucoup de départements.
— HIST. xvc s. Ung jeune homme avoit rompu et cassé une buhe ou cruche de terre, du cange „bttheterius. Un buion déterre , id. ib. || xvic s. Buyes, cruches, barils et bouteilles, carl. ni, 26. Il le flst brusler honorablement, puis en feist mettre les os et cendres dedans une buye d'argent , amyot, Marc. 50.
— ÉTYM. Ce mot ne peut venir que d'un buga ou buca, qui signifie, il est vrai, trou, creux (voy. buée), et qui aura eu, en outre et par extension, le sens de vase. Il y a dans l'ancien français un autre buie qui veut dire chaîne et qui vient du latin boja, chaîne.
BUIRE (bui-r'), s. f. Vase à mettre des liqueurs. Vieux. On dit burette.
— HIST. xme s. Avant ier li brisai sa buire, Poésies fr. mss. t. ii, p. 919, dans lacurne. || xv" s. Au dehors du chastel et de la ville a une très belle fontaine, où, par usage, tous les matins, les femmes de la ville venoient atout [avec] buires et autres vaisseaux.... froiss. h, in, io. Avoir [je] veulz le vin à la buire, e. desch. Poésies mss. f° 319, col. 2, dans LACURNE.
— ÉTYM. Origine inconnue, à moins que l'on n'y voie une corruption de buie.
BUIS (bui; l's se lie : le bui-z et le chêne; la prononciation bonis est un provincialisme et conau bon usage. C'était l'inverse du temps de Ménage, qui remarque que bouis est la prononciation de la cour et la bonne, et buis celle de la province), s. m. || i°Nom d'un genre d'euphorbiacées. et en particulier, nom de deux espèces : le huis arborescent ou grand huis, dont le bois et la racine servent à différents ouvrages; et le buis humble ou buis nain, employé en bordures. || 2° Bois de cet arbrisseau employé à divers ouvrages. Le huis est liesdense et très-dur. || 3° Branche de buis L'eau
sainte où trempe un huis bénit, v. iiugo. Bail. 14. || 4° Poétiquement, par métonymie, ce qui esl fail
de buis Sur ce buis [fiùte] fertile en agréables
sons Tu pourras des oiseaux imiter les chansons, a. chén. 34. Et deux fois de sa main le buis [peigne] tombe en morceaux, boil. Lulr. u. || 5° Buis de la Chine, la murraye chinoise (aurantiacées). || 6" Faux buis, le myrica gale et le fragon épineux appelé vulgairement fragon. || 7° Terme de cordonnier. Morceau de buis servant à lisser le talon, les bords des semelles.
— HIST. xiii° s. Nus tablelier ne puet faire tables de quoi li uns fuellcs soit de huis et li autre de farine, La. des met. 173. ||xvie s. Ne défaut au bouis que
la bonne senteur, pour le rendre du tout bien qualifié, o. de serres, 555. On n'emploie le bouis au jardin (pie par racines, in. 584
— ÉTYM. Berry et picard, bonis; provenç. bois ; espagn. />o.r; portug. bu.ro; ital. bosso; de buxus, du grec itûÇoç.
7 BUISARI) (bui-zar), s. m. Voy. busard. t BUISSAIE (bui-sô), s. f. Lieu planté en buis (voy. buissière).
— ÉTYM. Buis.
f BUISSE (hui-s'), s. f. || i° 'ferme de cordonnier. Morceau de bois concave servant à cambrer la semelle des chaussures de femmes. || 2' Terme de tail leur. Instrument pour rabattre les coutures.
— ÉTYM. Buis.
| BUISSERIE (bui-se-rie) , s. f. Espèce de merrain pour les ouvrages de tonnellerie.
f BUISSIERE (bui-siè-r') , s. f. Lieu planté de buis (voy. buissaie).
— ÉTYM. Buis.
BUISSON (bui-son),.s. m. || 1° Touffe d'arbrisseaux sauvages ou épineux. Tous laissent quelque chose aux buissons de la route, Les troupeaux leur toison et l'homme sa vertu, v. hugo, F. d'aut. 37. || Battre les buissons, les parcourir pour en faire sortir le gibier. On bat les buissons, et les autres prennent les oiseaux [on a la peine, et les autres ont le profit], sév. 39-1. || Fig. Battre les buissons, ne ramasser que le peu qui reste. Ceux qui auront le courage de recommencer pourront s'amuser la seconde fois à battre les buissons, j. j. rouss. Avert. || Guerre de buissons, guerre de partisans, ainsi dite parce qu'on se met en embuscade derrière les buissons et tout ce qui sert d'abri. On commettait dix mille meurtres, soit sur des échafauds, soit derrière des buissons, volt. Philos, v, 421. || Fig. Se sauver à travers les buissons, chercher des échappatoires quand on est trop pressé dans la discussion. || Bois de peu d'étendue. Ce n'est pas une forêt . ce n'est qu'un buisson. Il 2n Terme de chasse. Trouver buisson creux, ne plus trouver dans l'enceinte la bête qu'on avait détournée; et fig. ne pas trouver la personne ou la chose qu'on était allé chercher. || Le cerf prend son buisson, quand il choisit, au printemps, une pointe de bois pour s'y retirer pendant, le jour. || Buisson englué, buisson artificiel pour prendre les petits oiseaux. || 3" Arbres qu'on coupe tous les deux ou trois ans, afin qu'ils ne dépassent pas trois mètres de hauteur. || Terme de jardinage. Forme donnée aux arbres. Dans le buisson ou cépée toutes les branches partent du collet de la racine et prennent toutes les directions. Arbre en buisson, ou, absolument, buisson. || 4" Terme de cuisine. Mets arrangé en forme de pyramide. Buisson d'écrevisses. || 5° Terme de minéralogie. Buisson d'or, nom vulgaire d'une agate. || 6° Terme de botanique. Buisson ardent, nom vulgaire de la pyracanthe.
HIST. XIe s. Mort il l'abat sur un boissuu petit, Ch. de Roi. ccxliii. || xiii" s. En la forest fu Berte repuse entre buissons, Berte, xxiii. [Il] n'i ot fois [que] buissonciaus ou du vent [elle] s'est couverte, ib. xxxv. Desoz un boison s'est -couchiez, lluec se dort de maintenant, lien. 17390.... l'en ne voit boisson ne haie Qui en mai parer ne se voilleEt covrir de novele foille, la Rose, 50. Et se li sergant ne le porsivent pas, ou il ne le poent porsivir, poice que cil qui se resqueut [sesauvejse met en bos ou en buisson ou en liu saint, beaum. xxx, 84. Quant les chevaus aus Sarrazins avoient paour d'aucun bisson, leur mestre leur disoient.... ioinv. 274, l| xve s. Ainsi que il [le comte de Flandre] estoit dessous le buisson et là quati, il entendit et ouit parler un homme, froiss. ii, ii, *59. Buisson a oreilles, Proverbe, dans leroux de lincy. Que la simple bâte le buisson, Et un autre en ait les cyseaulx, coquill. Plaidoy. de la simple et de la rusée. || xvie s. Le cimitiere est un verd bois, Et les murs, hayes et buissons, marot, i, (82, Avec deux cents pionniers, pour rompre bayes, hussons, et combler les fossés, carl. v. 4. Ce pays-là est plain et descouvert, sans bayes ni buissons, id. vi. 32. li y en a tant eu [des mestres de camp] et l'en fait tant tous les jours que, par manière dédire, il n'y a gueres contrée en France que, si on en bat les buissons, on en verra sortir un mestre de camp.
BRANTÔME, fapit. /V. t. IV, p. 120, dans LACURNE. Il
n'y a si petit buisson qui ne porte ombre, oudin.
— ÉTYM. Berry, busson, boissons bourguig. boucha, busson, bouisson; provenç. boisson; ital. buscione; de buxus, buis (voy. buis). Boseus. bois, n'est conciliable ni avec la forme provençale ni avec la Hume italienne, Cependant, pour le domaine français, il est visible qu'il y a eu confusion enin
la formation par buis, ''t la formation par bois. Desmarais, au xvne siècle, nous dit qu'on prononçait bisson.
t BUISSONNAIE (bui-so-nê) , s. f. Lieu couvert de buissons.
— ÉTYM. Buisson.
t BUISSONNER (bui-so-né), r. n. || 1° Pousser en buisson. |j 2° Terme de chasse. Se dit du cerf quand il se retire dans les buissons pour faire sa tête.
— HIST. xv s. Laissez Baude buissonner [aller par les buissons], Le vieil briquet se repose, en. d'orl. Rondeau.
— ÉTYM. Buisson.
f BUISSONNET (bui-so-nè), s. m. Petit buisson.
— ÉTYM. Diminutif de buisson.
BUISSONNEUX, EUSE (bui-so-neû, neû-z'), ad;.
Couvert de buissons.
— ÉTYM. Buisson.
BUISSONNIER, 1ÈRE (bui-so-nié, niê-r'), ad). || 1" Qui habite tas buissons. Lapins buissonniers, lapins qui n'ont point de terrier. || 2° École buisson nière, s'est dit d'écoles tenues parles hérétiques dans des lieux écartés île la campagne. || Faire l'école huissonnière, en parlant d'un écolier, aller jouer au lieu de se rendre à l'école, et, en général, manquer à son bureau, à une occupation. || 3° S. m. lîuissonnier, lieu planté d'arbres taillés en buissons. || Arbre taillé en buisson.
— HIST. xvie s. Vrai est qu'elle fut buyssonnière. L'escolle de ceux de Pavie, marot, ii, 132
— ÉTYM. Buisson.
f BUISSURES (bui-su-r'), s. f. plur. Ordures qui se rassemblent sur une pièce que le doreur fait cuire.
f BUITARDE (Imi-tar-d'), s. f. Un des noms vulgaires de l'outarde.
— HIST. xiiic s. Grues et gantes [oies] et hairons, Pertris, bistardes et plongons, FI. et Bl. IC8I.
— ÉTYM. Voy. bistarde.
Bl'I.BE /liul-h), s.f. || Ie Terme de botanique. Renflement tuberculeux que la tige de plusieurs plantes présente au-dessus du collet. || Plateau d'où naissent des racines en dessous, des écailles ou des feuilles rudimentaires en dessus. || 2° .S', m. Terme d'anatomie. Renflement arrondi, hémisphérique, ovoïde, saillant dans la cavité des follicules pileux et dentaires. Le bulbe d'un poil, d'une dent. Le bulbe de l'œil, le globe de l'œil. Le bulbe de l'urèthre, îenflement qui se trouve dans l'urèthre.
— rem. Bulbe est féminin dans le langage butanique, et masculin dans le langage anatomique. L'Académ e ajoute que plusieurs le font masculin aussi en botanique.
— HIST. xvie s. Ceux qui ont pris de l'ephemcrum, que quelques uns nomment cuolchicon ou bulbe sauvage, sentent une démangeaison généralement partout le corps, paré, xxiii, ii. Mauves, oignons, bulbes et autres, id. m, p. 635. Seulement par racine s'édifie le lys, icelle estant en bulbe et oignons, o. de serres, 575. De la bulbe s<m un tuiau de matière molle et frangible, id. 578.
— ÉTYM. Bulbus, de f-So),êo;, oignon.
BULBEUX, EUSE (bul-beù, beù-z'), adj. Terme'
.de botanique. Qui est pourvu d'une bulbe, ou qui forme bulbe. Plantes bulbeuses. || 2° Terme d'anatomie. Pourvu d'un bulbe, ou qui forme bulbe.
— ÉTYM. Bulbe.
f BULBIFÈBE (bul-bi-fè-r'), adj. Terme de botanique. Qui porte ou produit des bulbes.
— ÉTYM. Bulbe, et ferre, porter.
fBULBIFORME (bul-l)i-for-m'). adj. Terme didactique. Qui es1 . n forme de bulbe.
— ÉTYM. Bulbe et faune.
j BlTLBILLE(hul-bi-H\ 22 mouillées), s. f. Terme de botanique. Petit tubercule qui est séparable de la plantemère, et susceptible de produire des individus nouveaux.
— étym. Diminutif de bulbe.
fBl'LBILLlFËRE (Uil-bil-li-fê-r'), adj. Terme de
botanique Qui porte des bulbilles.
fBULBINE (bul-bi-n'), S. f. Terme de botanique. Genre de plantes liliacées.
— étym. Bulbe.
f BFLBIPARE (bul-hi-pa-r') , adj. Terme de botanique. Oui produit des bulbes.
— ETYM. Bulbe, et le latin pano. enfanter.
j- BULBO.... Préfixe qui entre en composition d9 quelques mots anatomiques, et qui signifie bulba : bulbo-uréthral.
| BUEBUL (buf-buDj i. m. Nom du ross dans la langue persane; il s'emploie quelquefois dans lapo uvra - d'imagination, où il
,s'.r i de l'Orient. Elle vil un bulbul à la liquida C7i uti d'un Ange, 2e visiou.
Bl'L
t BULBULE (hul-bu l'ï , s.f. Terme de botanique. Amande le terre, racine dû souchet esoulent (hulbu lus l lira. ■ii).
f Bl'i.lTHK (bu-li-f), s- m. B&oar <lo hœuf.
— ÊTYM. BoOç, bœuf, ct>'.6o;, pierre.
f l. BULLAIRE (bul-lê-r'),s. m. Ecrivain qui copiait les bulles du pape.
— ÊTYM. Bullarius. debulla (voy. BULLE2).