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BUG

— ÊTYM. BouxoXiy.à;, pastoral, de fJovxô).o;, pasleur de bœuf, de poO;, bœuf (voy. bœuf), et xoXeîv,

t. le même que le latin cohre (yoy. culte). | BUCRANE (bu-kra-n'), s. "'■ Tête de bœuf décharnée que les architectes de la Grèce et de Rome

ent comme ornement dans les métopes d'un temple ou au coin d'un autel.

— ÊTYM. Boû;, bœuf, et xpaviov , crâne.

BUDGET (bu-djè; le ( ne se lie pas dans la conversation ; au pluriel l's se lie : les bu-djè-z annuels) , S. m. État que chaque année on dresse des dépenses et des recettes publiques. Le budget des dépenses, te budget 'les recettes. || Absolument. Le budget, l'ensemble des dépenses et des recettes de l'État. Le budget doit être voté tous les ans. Considérant que les budgets présentés au gouvernement en exécution de l'arrêté du 4 thermidor ne remplissent point l'objet île cet arrêté.... Arrêté des Consuls du M germinal fin XI. Le budget, monstre énorme, admirable poisson, X qui de toutes parts on jette l'hameçon, v. uugo, Crép. 4. Qu'on mette un roi à Genève avec un gros budget, chacun quittera l'horlogerie pour la garde-robe, p. l. couh. h, 264. || Familièrement, dépenses et revenus d'un particulier. Budget d'une famille d'ouvrier. Moi-même ainsi partageant ma dépouille, Sur mon budget portons les affamés, bérang. Dix mille fr. Le Budget d'un jeune ménage, titre d'une comédie de Scribe et Bavard.

— ÊTYM. Angl. budget, de l'ancien français boulgelle, petite bourse (voy. bougette), qui prit en anglais le sens spécial de bourse du roi, trésor royal. Ce mot. emprunte à l'anglais dans les premières années du xix* siècle, figure pour la première fois, comme signifiant l'ensemble des recettes et des dépenses de l'État, dans : Rapport au roi sur la situation des finances au 1er avril 1814, et sur les budgets des années 1814 et 1815.

t BUDGÉTAIRE' (bu-djé-tê-r'), adj. Du budget. Effectif budgétaire.

— ÊTYM. Budget.

f BUDYTE (bu-di-t'), s. f. Nom scientifique de la bergeronnette.

— ÉTYM. BoviSûtk]?, de poOç, bœuf, et l\>u>, aller dans : oiseau ainsi dit parce qu'il suit les troupeaux.

BUÉE (bu-ée), s. f. || 1* Lessive. || 2° Par extension, vapeur humide.

— HIST. xiii0 s. Ajut [aide] le [laj huée à tordre, Poésies franc, mss. t. iv, p. (340, dans lacurne. || xv1' s. Tout doit estre fait net parvo buée, e. desch. Poésies mss. f° 4 58, col. 4, dans lacurne. Tantost après, il ouyt femmes qui batoient une buée, Perceforest, t. v, p. 58, dans lacurne. Il demouroit bien souvent à coucher, à cause de l'aire la buyée un jour, deux jours, es maisons dessus dites, louis xi, Xour. xi. v. || xvic s. Mon curé de Brou lavoit sa buée, desper. Contes, xxxvi. Toutes cendres sont propres à la buée, palissy, 21. Pour l'aisance d'y estendre la buée à couvert en temps pluvieux, o. ije serres, '20. À combattre se eschaufferent tellement que, aussi comme pors sangliers que l'on verse, ilz rendoient sueur et buée, menard, Mut. de B. du Guesclin, p. 4-22, dans lacurne.

— ÉTYM. Berry, buée, vapeur humide, buie, bugée, lessive; génev. boule, petite lessive; bourguig. bouie, lessive; wall. bouwéie, lessive; pro- \enç. et espagn. bugada; ital. bucato. On le tire de l'italien luira, trou, bueare, filtrer. D'après Diez, l'allemand bauchen, laver, flamand bukken, est tiré des langues romain'.. Les formes bouwéie, bugada, bucato, ne permettent pas île tirer ce mot d'un radical latin buere, imbiber, qui se trouve dans im-binre ; il faut dans le radical un C OU un g.

t BUEit (bu-é), v. n. Dégager de l'humidité, en parlant du pain qui cuit.

— HlST.xv" s. Laissive n'ay ne feu en cheminée, Et pas ne puisbuer comme je vueil, e. desch. Poésies mss. f" 304, col. I, dans lacurne. La pluye nous a buez et lavez Et le soleil desséchez et noirciz, Villon, Épilaphe en ballade.

— ÉTYM. Voy. buée; wall. bouwer, lessiver. BUFFET (bu-fè ; le l ne se lie pas dans le parler

ordinaire; au pluriel \'s se lie : des bu-fè-z élégants; buffets rime avec traits, jamais, paix, succès), s. m. || 1° Armoire pour le linge de table, la vaisselle, l'argenterie. || Toute la menuiserie où sont renfermées les orgues. || Buffet d'orgues, petit orgue tout entier, c'est-à-dire le buffet et les tuyaux. || 2" Table où l'on range la vaisselle et ce qui doit servir pour le repas. Horace buvait d'un certain vin du consulat de Tullus; son buffet était couvert d'argenterie, çiiATEAUB. Italie, 85. H Assortiment de vaisselle. || Le buffet, les officiers, les valets qui servent au

buffet. Je suis las d'être bien battu et m. il nourri.... je suis las enfin d'avoir de la condescendance pour vos débauches et de m'enivrer au buffet pendant que vous vous enivrez à la table, regnaro, Attendes-moi sous l'orme, ). || Vins du buffet, vins d'une qualité supérieure à ceux qu'on sert d'ordinaire sur la table. || 3° Table où sont dressés des mets, des glaces, des pâtisseries. X ce bal il y avait un trèsbeau buffet. || Lieu où un repas tout dressé attend les voyageurs. 'Sur la ligne de ce chemin de fer. les buffets sont bien servis. || Fig. Danser devant le buffet, se dit d'un prodigue à qui il ne reste plus rien. || 4» Pyramide d'eau qui, placée contre un mur, ou dans le fond d'une niche, est garnie de coupes ou bassins pour faire des nappes. || 5° Terme militaire. La partie du casque qui couvre les joues.

— HIST. xme s. Li carette de œuvre tournée, de buffet [soufflet] , de caieres [chaises] doit un denier, tailliar. Becueil, p. 47t. || xiv" s. Seront au buffet de la halle [greffe, bureau] deux clers, lesquelz soigneront des registres faire, nu cange, buffetus. Brioul couru sus au dit Tassart, l'espée nue mauvaisement et en traïson sur le seuil ou buffet de son huis où il estoit paisiblement, id. ib. Et encore valt uns buffès cinq sols u six à mettre en le [la] maison d'un borgois, de laborde, Émaux, p. -178. || xve s. Et pourtant, lorsque je m'approche Du lieu où repaistre je veux. Je vai regardant curieux Plustost au buffet qu'à la broche, basselin, m. Ce n'est pas viande à porchiers Et tinctes en vin de buffet [vin où le cabaretier a mis de l'eau]; Pour manger de ces morceaulx chiers, On feroit bien un mauvais faict , villon, G. Test. Legs à Jean Riou. La chambre estoit belle à bon escient, bien mise à point, et estoit le beau buffet garni d'espices , de confitures et de bon vin de plusieurs façons, de laborde, Émaux, p. f78. Au milieu de la salle avoit ung buffet qui fut donné au roy, où y avoit linge non pareil de degré en degré, et y estoyent les richesses d'or et d'argent, qui appartiennent au buffet du roy, id. ib.

— ÉTYM. Espagn. bu fêle; ital. buffelto. Buffet signifiait dans l'ancien français un coup sur la joue, et aussi l'ustensile à souffler le feu, et venait d'un radical signifiant enfler les joues, et qui se trouve dans bouffer (voy. ce mot). Il est difficile de passer de là à l'acception qui nous occupe. Pourtant, en modifiant un peu l'opinion de Ménage, qui y voit le même mot, on peut croire que l'ustensile dit buffet a servi, par une assimilation quelconque, à signifier un bureau, un comptoir. Dans le sens de partie do casque couvrant la joue, il tient à buffe, buffet, bouffer, mots qui se rapportent en effet à la joue.

f BUFFETAGE (bu fe-ta-j'), s. m. Terme de droit féodal. Droit sur la sente des vins dans les tavernes.

— ÉTYM. Buffet, qui signifiait un comptoir de marchand de vin, une taverne.

f l. BUFFF/TER (bu-fe-té; dans la conjugaison, ï'e pénultième devient ouvert, quand la dernière syllabe est muette : je buffète ou buffette), v. u. Boire à même un tonneau, en parlant des voituriers. Les voituriersbuffettent souvent. || Mot du langage populaire.

— HiST.xvi" s. Ou il s'en perd la moitié [des nouvelles venant de loin], comme des espiceries, ou se buffettent comme les vins, ou sont falsifiées.... m sper. Contes, i. Vins buffetez [auxquels les cabaretiers ont misdel'eau] etbeus à demy, rab. Parti. m, 49.

f 2. BUFFF.TER (bu-fe-té), e. ». Terme de l'an connerie. Le faucon buffette, quand il donne nmiiv un leurre ou contre un autre oiseau. v

— HIST. xvc s. Estoit une ombre en une paroil el un seigneur comme cil que l'on buffette as yeux bendés, o. ciiast. Chron. desducs de Bourg. 3°partie, ch. 190.

— ÉTYM. Buffet, coup sur la joue, coup en général, de même radical que boufl'er (voy. ce mot).

f BUFFETEUR (bu-fe-teur), s. m. Voiturier infidèle qui entame les tonneaux confiés à sa conduite. || Mot populaire.

— ÉTYM. Buffeter \ .

BUFFLE (bu-IV), s. m. || 1° Espèce du genre bœuf, robuste, facile à conduire au moyen d'un anneau passé dans le nez, et dont la force est celle de doux bœufs. Aux environs du fort Kearney [Amérique du Nord] . les buffles se montrent encore par troupes de plusieurs centaines de mille, maury, Bapp. de Géogr. p. 20 , \ 859. || Fig. et familièrement. C'est un vrai buflle, se dit d'un homme stupide. Un seigneur qui avait la réputation d'être aussi buffle que pas un de sa qualité, Francion, liv. vi, p. 237. Les barbares [Turcs] méritent un châtiment qui fasse impression sur ces tètes de buflles, volt. Lett. à Cath. 99. || Se laisser

mener par le nez comme un buffle, se laisser conduire, gouverner par faiblesse ou simplicité. Il 2nCuir de buffle et de quelques autres animaux. Du buffle bien préparé. || .Justaucorps de buffle que portaient les gens de guerre eu guise de cuirasse. La mbusquetade le toucha [M. le Prince] en un endroit des reins où il avait son buffle plié en deux, larochef. Mém. 42. On dit que vous [Richelieu] vous êtes fait peindre à cheval, avec un buffle, une écharpe, des plumes et un bàlon de commandement, FËN.XIX, 421 .

— HIST. xinc s. Si gaaingnierent assés bues et vaches et bugles et moût grant plenté d'autres bestes, villeh. clxv. Sémillant doit faire d'estre avugles Ou plus simple que n'est uns bugles, la Rose, 0732. H XVe s. Ilotestans, boys, et quanqu'il vouloit, Bugles, chamaulx et autres nourretures, e. desch. poésies mss. f° 27, col 4, dans l.icurne. || xvr s. Il [le Français] n'eust point esprouvé le mal qui fait peler, Il n'eust fait de son nom la vérole appeler, Et n'eust fait si souvent d'un bufle sa monture, dubell. vi, 27, verso, .le demande sans plus que le mien on ne mange, Et que j'aye bien tost une lettre de change, Pour n'aller sur le bufle au despartir d'icy, id. vi, 28, recto. Voyons courir le pal à la mode ancienne, Et voyons par le nez le sut bille mener, id. vi, 32, recto.

— ETYM. Pro ven ç. brufe, brufol; espagn. et ital. bufalo; du latin bubalus, du grec [iovêalo:. Quant h bugle, ou c'est une altération singulière du beng, ou ii vient de buculus. bouvillon.

BUFFUÎTERIE (bu-flè-te-rie; l'Académie devrait mettre d'accord l'orthographe dans buffleterie, où il n'y a qu'un (, et tabletterie, où il y a deux tt, et autres mots de ce genre, c'est-à-dire écrire partout deux tt), s. f. L'ensemble des bandes de buffle qui font partie de l'équipement d'un soldat.

— ÉTYM. Buffle.

BUFFLETIN (bu-fie-tin), s. m. || i° Jeune buffle. Il 2° Justaucorps fait du cuir d'un jeune buffle.

— ÉTYM. Diminutif de buffle.

f BUFFLON (hu-llon), s. m. Jeune buffle.

f BUFFLONNE (bu-flo-n'), s. f. Femelle du buffl

— ÉTYM. Buffle. On trouve dans les anciens textes buglessc, féminin debugle, buffle : Buglesso de veel [veau] robée, Partonopex, dans lacurne.

f BUFFO (bou-ffo) , s. m. Terme de musique. Chanteur qui joue un rôle plaisant dans l'opéra comique.

— ÉTYM. liai, buffo, plaisant (voy. bouffes).

f BUFONE (bu-fo-n'), .y. f. Terme de botanique. Genre de plantes semblables à l'œillet (herbe à crapaud bufonin).

— JËTYM. Latin, bufo, crapaud.

f BUFONITE (bu-fo-ni-t') , s. f. Pierre à crapaud; dent pétrifiée d'un crapaud.

— ÉTYM. Latin, bufo, crapaud.

fBUGADIEIt (bu-ga-dié), .v. m. Terme de parfumerie. Vase pour fondre la graisse.

— ÉTYM. Provenç. bugada, lessive (voy. buée). fBUGADiÈUE (bu-ga-diê-r'), *•. f. Cuve en maçonnerie pour faire le savon.

— ÉTYM. Brigadier.

f BUGALET (bu-ga-lè), s. m. Terme de marine. Nom d'un petit navire en usage principalement sur la côie d ' Bretagne, où il fait le cabotage et donl le gréement est à peu près celui des brigs.

f I. BUGLE (bu-gl') .v. 1». Ancien instrument de musique à vent, et aujourd'hui, spécialement, la trompette à clefs, instrument très-employé dans les musiques militaires,

— HIST. xir s. Tabors et limbes el bu^leraus mr ner, Itoncisv. p. 178.

— ÉTYM. Bugle, ancien nom du buffle (voy. BUF- FLE) ; instrument ainsi nommé à cause dosa ressemblance avec une corne.

2. BUGLE (bu-gl'), s. f. Terme de botanique. Genre de plantes de la famille des labiées, et nom vulgaire de l'ajuga replans, L. dite aussi herbe de Saint-Laurent.

— HIST. xvi° s. Bugle, cette herbe est des Latins appellée consolida petra, à cause qu'elle croist facilement en lieu pierreux, 0. de serres, 025. Qui a du bugle et du sanicle l'ait au chirurgien la nique, cotgrave.

— ÊTYM. Origine inconnue. Cette plante auraitelle été ainsi nommée du bugle ou buffle?

BUGLOSE (bu-glo-z') et mieux BUGLOSSE (buglo-s'; l'Académie écrit -buglose; mus les dii naires de médecine écrivent buglosse, comme le demande l'étymologie) , s. /'. Terme de botanique. Genre de la famille des borraginées, et nom vulgaire de Yanchusa officinalis, L.

— U1ST. xvr s. Buglosse ou langue de bœuf de-

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