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DE SFRRES

— ÉTYM. Provenç. et espagn. casual; ital. casuale ; de casualis , de casus , chute , accident , cas (voy. cas).

CA SCELLEMENT (ka-zu-è-le-man) , adv. D'une manière casuelle.

— HIST. xvr s. Il perdit la veue, non que la fortune l'eust ainsi casuellement oultragé, ny.... amyot, Timol. 49. La médecine traitte casuellement et par accident, que c'est que maladie, et la musique, que c'est que faulx accord, id. Démétr. i. Aussi ne sont-ce point matières qu'il ne soit pas permis d'ignorer et d'en parler casuellement et témérairement, mont, n, 99. Trésor trouvé casuellement en lieu public appartient pour la moitié au seigneur haut justicier et pour l'autre moitié à celuy qui l'a trouve, Nouveau coustumier gén. t. n, p. ioôO.

— ÉTYM. Casuelle, et le suffixe ment (voy. ment).

CASU1STE (ka-zui-sf), s. m. Théologien qui s'applique à résoudre les cas ou les difficultés de conscience par les règles de la raison et du christianisme. Si les Jésuites n'avaient que des casuistes relâchés, ils ruineraient leur principal dessein qui est d'embrasser tout le monde, puisque ceux qui ■sont véritablement pieux cherchent une conduite plus suie; mais comme il n'y en a pas beaucoup de cette sorte, ils n'ont pas besoin de beaucoup de directeurs sévères pour les conduire; ils en ont peu pour peu; au lieu que la foule des casuistes relâchés s'offre à la foule de ceux qui cherchent le .relâchement, pasc. Prov. 5. Le christianisme est bien différent dans les livres saints et dans les casuistes, pasc. J.-C. (3. Le meilleur de tous les casuistes est la conscience, j. j. rouss. Ém. iv. Comme il y a un nombre infini d'actions équivoques, un casuiste peut leur donner un degré de bonté qu'elles n'ont point, en les déclarant bonnes, h \tesq. Lett. pers. 57 . || Par extension. L'amour a des casuistes D'avis fort différents dans sa religion; 11 a ses Escobars, il a ses jansénistes, chaulieu, Ép. à Lafare, (703.

— ÉTYM. Espagn. casuistu; ital. casista; de casus, cas de conscience (voy. cas). Il est écrit deux fois ca suite dans Thiers, Superstitions, préface, éd. de 1697. Nous voyons par la 8e réflexion critique de Boileau sur Longin que Perrault écrivait toujours casuite ; Boileau lui reproche cette orthographe et dit qu'il faut écrire et prononcer casuiste.

f CASUISTIQUE (ka-zui-sti-k'), s. f. Partie de

la théologie morale qui soccjpe des cas de conscience.

— étym. Casuiste.

r CASUISTIQUER (ka-zui-sti-ké), V. n. Faire le

casuiste; discuter des cas de conscience.

fCASULAIRE, adj. Régime casulaire, dit aujourd'hui cellulaire (de casa, case, loge).

CATACHRÈSE (ka-ta-krè-z') , s. f. || 1° Trope par lequel un mot détourné de son sens propre est accepté dans le langage commun pour signifier une autre chose qui a quelque analogie avec l'objet qu'il exprimait d'abord; par exemple, une langue, parce que la langue est le principal organe de la parole articulée; une glace, grand miroir, parce qu'elle est plane et luisante comme la glace d'un bassin; une feuille de papier, parce qu'elle esù plate et mince comme une feuille d'arbre. C'est aussi par catachrèse qu'on dit : ferré d'argent; aller à cheval sur un bâton. Poussez à Marcassus, poussez à Marcellus l'antithèse, l'hypotypose , la catachrèse, p. l. cour, i, 120. || 2" Terme de musique. Dissonance dure et inusitée.

— ÉTYM. Katâx;>ï)c7iç, abus, de xoctà, contre, et XpyJCTic, usage.

* CATACLYSME (ka-ta-kli-sm') , s. m. || 1° Terme didactique. Grande inondation, et, particulièrement, le déluge universel de la Bible, ou autres déluges dont parlent les géologues. || 2° Fig. Désastre, et surtout bouleversement dans un État, dans une société. C'est un vrai cataclysme.

— HIST. xvie s. Avant le gênerai cataclisme advenu du tempsdeNoé, des accords, Bigarr. Invention des lettres.

— ÉTYM. KaTax).v)<i(i6ç, de xaxà, sur, et y.>.vap.6;, action de mouiller (voy. clystère).

t CATACLYSMIQUE (ka-ta-kli-smi-k' ) , adj. Terme de géologie. Qui dépend d'un cataclysme. Un transport cataclysmique de galets de granité.

— ÉTYM. Catacli/sme.

f CATACLYSMOLOGIE (ka-ta-kli-smo-lo-jie) , s. f. Histoire des cataclysmes.

— ÉTYM. Cataclysme, et >6yo;, traité.

| CATACOI ou CATACOUA (ka-ta-kou-a), s. f. Forme populaire pour dire un catogan.

CATACOIS (ka-ta-koi), s. m. Terme de marine. Voy. cacatois.

CATACOMBES (ka-ta-kon-b') , s. f. pi. ||1" Lieux souterrains, près de Rome, qui étant d'anciennes carrières de pouzzolane, servirent pour la sépulture des esclaves, £t où les chrétiens se cachèrent ensuite pendant les persécutions et enterrèrent auss' leurs morts. Supposons que l'un de ces hommes vénérables sortant tout à coup de ces catacombes antiques où sa cendre est confondue avec celle de tant de martyrs. . mirabeau. Collection, t. v, 3oo. || 2° Par extension . toute espèce de vastes excavations souterraines où sont réunis des débris mortuaires. Paris est en partie bâti sur des catacombes qui furent des carrières.

— ÉTYM. Provenç. cathacumla ; espagn. catacumba; ital. catacomba; du bas-lat. catacumba , dont l'origine est incertaine. On y voit d'ordinaire la préposition xatà, et : t° cymba, bateau, parce qu'il y avait près des catacombes de Rome une station pour les bateaux; 2° tumba, altéré en cumba : le lieu aux tombes; et 3° comba, vallée, fosse :1e heu aux fosses. Au contraire Diez voit dans cata le baslatin catare, voir, regarder, qui se trouve dans catafalque. da.,s châlit (voy. ces mots), et soit tumba (on trouve en effet dans des textes espagnols catatumba, et dans le dialecte milanais, catatomba) , soit comba (voy. combe) ; de sorte que catacombes signifierait tombes ou fosses que l'on va voir, que l'on visite. Ce qui est le plus probable, c'est l'étymologie la plus directe, de xavà, en, et x0(jt6r, ou xv[iêo;, dont le sens propre est cavité; mot composé qui. à la vérité, n'est pas dans le grec littéral, mais qui a pu se former dans le grec non écrit.

f CATACOUA. Voy. catacoi.

CATACOUSTIQUE (ka-ta-kou-sti-k'). s. f. Terme de physique. Partie de l'acoustique qui a pour objet les sons réfléchis ou les effets des échos. || Adj. Qui a rapport à la catacoustique.

— ÉTYM. KaTaxovorixo;, de xocrà, contre, indiquant réflexion, et acoustique.

CATADIOPTRIQUE ( ka- ta-di - o-ptri-k' ) , adj. j| 1° Terme de physique. Ëpithôle donnée â certains instruments d'optique qui réunissent les effets combinés de la réflexion et de la réfraction. |l 2" S. f. Partie de l'optique qui a pour objet les effets réunis de la lumière réfléchie et réfractée.

— ÉTYM. KaToc, contre, indiquant réflexion, et dioptrique.

CATADOUPE (ka-ta-dou-p') ou CATADUPE (ka-

CAT

CAT

la-du-p'), î. f. Chute d'un fleuve. Vou3 savez que

catadoupes ou cataractes [du NilJ font une

chute merveilleuse de toutes mes eaux, fén. xix. 8).

— msr. xvie s. Le physetere jetoit eaue à pleins tonneaux comme si lussent les catadupes du Nil en Ethiopie, rab. Par.t. iv, 34.

— ÊTYM. Kira5o'j:ra. de xaxi, et Soursïv , faire du bruit.

CATAFALQUE (ka-ta-fal-k') , s. m. Estrade élevée par honneur, au milieu d'une église, pour recevoir le cercueil ou la représentation d'un mort. La mort a prêté le catafalque d'un empereur romain à la dépouille d'un Tartare, chateaubh. Génie iv, h, 3

— êtym. Ital. catafi co; b - it. caiafattus, cadafaldus, cadaffule, cadapnllus , cadaphal/us,

I D mgelc bas-latin catus,

te de guene, appelée chut d'après l'animal; et selon Diez catare, vo r, r garder; du reste, finalement, ces deux étymologies se confondent, vu que catus. chat, et catare, regarder, ont le même radical. Resi fdlco, qui, vu les variantes du baslatin oA lep se montre, ne peul être que le mot germanique balk (voy. balcon). Catafalque est le même o/è ud (voy. ce f CATAGLOTTISME ( ka-ta-glo-tti-sm' . s. m. Terme de littérature ancienu i. I mploi de lots re cherchés.

— ÊTYM. KotTaYAtûTTUTu.ôç, de xanà, indiquant recherche, et •;)(7)/7Ti, mot, langue (voy. glose).

f CATAGMATIQDE (ka ta-gma-ti-k'), adj. Terme de chirurgie. Propi er la consolidation des

fractures.

— ÉTYM. KïTavuz, fracture, de xaTàyvutu, xa- Tcq-io. xaraTaw, casser.

t. CATAIRE ka-tè-r'), s. f. Terme de botanique. Plante li!1' i d'une odeur aromatique, forte, mais peu agréable, qui attire les chats (népeta cataria, L. i.

— Etym. Bas-lat. catus, chai (voy. chat).

t 2. CATAIRE ika-tê-r'), adj. Terme de médecine. Frémissement cataire, frémissement semblable au murmure du chat et qu'on entend, par l'auscultation, dans certaines maladies du cœur.

— ÉTYM. Bas-lat. catus, chat (voy. chat).

t CATALAN, ANK (ka-ta-lan, la-n'1. adj. Qui appartient à la Catalogne. La langue catalane, ou, substantivement, le catalan, langue parlée dans la Catalogne, qui est un des idiomes romans et qui a les plus grandes affinités avec l'ancien provençal. I S. m. Nom d'aventuriers, la pluparl eal qui se rendirent fameux en Asie durant le xive siècle.

f CATALANE (ka-ta-la-n' . s. f. Terme de métallurgie. Forge h La catalane, bas fourn iau dans lequel s*opè e l'affinage immédiat du minerai de fer.

— ÉTYM. Catalan, nom des habitants de la ( atalogne.

CATALECTES (ka-ta-lè-kt'). s. m. plur. Recueil de fra more laux détachés.

— ÊTYM. Catalccla de xaxâXExxa, de xaxà, et Xextôç, choisi.de >.éyuv, choisir, cueillir, le même que li latin 'it/frc (voy. lire).

CATALECTIQUE (ka ta lè-kti-k') , adj. Vers cataleçtique, vers grec ou latin auquel manque une syllabe.

ÊTYM. KaTaXï)XTixè;, de xaxà, dans, et X-rçxxi- ■/.',:. qui finit, de)r-ïe/, finir, cesser.

CATALEPSIE (ka-la-lè-psie), s. f. Terme de médecine. Maladie caraçtér ée par l'aptitude qu'ont les membres, et i . a conserver pen-

dant toute la durée de l'attaque les attitudes qu'ils avaiem au commi ncement ou celles qu'on parvient à leur fait e pi endre.

— HIST. x\r s. Et si les dites vapeurs montent jusqu'au cet veau, i e, catalepsie, qui est quand tout le corps demeure roide et froid, et en mesme figure qu'il estoil auparavant que tomber en tel mal, les yeux ouverts, sans voir e1 sans Ciuyr, paré, XVIII, 52.

— ÉTYM. KaTdc/ïnj/'.ç, de xaxà, dans, e1 )f,'!;i;, prise, de ).x|4.@âv£Lv. prendre, ayant même radical

que ii.n j, (voy. LEMMI ).

CATALEPTIQUE (ka-ta lè-pti-k'i , adj. Terme de médecine. Atteint, de catalepsie; qui a rapport à la catalepsie. \\S.m.etf. Un, une cataleptique.

— ÉTYM, Voy. CATALEPSIE.

CATALOGUE (ka-ta-lo-gh'), s. m. Liste d'in cri] tion dans un registre. Le catalogue alphabétique, par ordre de matières, d'une bibliothèque, d'un libraire. Une nouvelle et die qui parut de son temps [Hipparque] lui fit entreprendre un catalogue de ces astres pour mc"re la postérité en i ta1 de rei onnal tre les changements que le spectacle du ciel poui tait éprouver, la place, Exp. v, 2. || I<'ig. el fami-

li'rement. Rayez cela de votre catalogue, ne croyez pas cela, ou n'y comptez pas. Inscrivez cela sur votre catalogue, apprenez cela el souvenez-vous-en. Le catalogue de ses tribulations, la série, la ky- || Le grand catalogue, les maris trompés. Voilà tout fait et tout formé Un époux du grand catalogue. LA F0N I. Cintri.

— HIST. xvic s. Et qui voudrait conter ceux qui font naufrage sous (este espérance, le catalogue en serait grand, i \noue, isi .

— ÉTYM. Provenç. cathalogue; espagn. et ital. catalogO; de catalogus; de xaxâXoyo:, de xaxà, et )6yoç, inscription, ordre, arrangement (voy.

LOGJQt e).

f CATALOGUÉ, ÉE (ka-ta-lo-ghée, ghée) , part, passé. Les livres catalogués par les employés de la bibliothèque.

f CATALOGUERENT (ka-ta-lo-ghe-man), s. m. Action de cataloguer; le résultat de cette action. Le cataloguemenl de cette bibliothèque.

t CATALOGUER (ka-ta-lo-ghé) , V. a. Inscrire un livre, un article dans le catalogue. || Arranger, met- Ire par elassi s.

— ÉTYM. Catalogue

f CATALOGUECR (ka-ta-jo-gheur), s. m. Celui qui rédige un catalogue.

CATALPA ika-tal-pa), s. in. Terme de botanique. Arbre d'agrément (bignonia catalpa, L.), originaire de la Caroline, à fleurs d'un beau blanc ponctué de rouge et disposées en corymbe à. l'extrémité des rameaux. Un monticule planté d'orangers, de chênes verts et de catalpas, chateaub. Génie, I, v, to. Près du lieu où parlait le vieillard, se voyait un catalpa au tronc noueux, m. Natchez, î, 76. || Une autre espèce dite chêne noir d'Amérique (catalpa longissima, Sims.) a un bois qui n'est pas attaqué par les vers , et qui est recherché aux Antilles pour la construction des vaisseaux.

f CATALYSE (ka-ta-li-z') , s. /'. Terme de chimie. Phénomène qui a lieu quand un corps met en jeu, par sa seule présence et sans y participer chimiquement, certaines affinités qui, sans lui, resteraient inactives. Ainsi le platine très-divisé transforme l'alcool en acide acétique par absorption de l'oxygène atmosphérique, sans subir lui-même aucun changement.

— ÉTYM. KaTotXvKTiç, dissolution, de xaxà, et Xûaiç, action de délier.

f CATALYSER (ka-ta-li-zé) , v. a. Terme de chimie. Décomposer par catalyse.

— ÉTYM. Catalyse.

t CATALYTIQCE (ka-ta-li-ti-k') , adj. Terme de chimie. Qui a rapport à la catalyse.

— ÉTYM. Voy. catalyse.

f CATALYTlQUEMENT(ka-ta-li-ti-ke-man), adv. X la façon de la catalyse.

7 CATAJIÉNIAL, ALE ( ka-ta-mé-ni-al , a-P), adj. Terme de physiologie. Qui a rapport aux menstrues. Flux cataménial. Les phénomènes catamémaux.

— ÉTYM. KaT<xp.r|vta, menstrues, de xaxà, par. et \rrfj, mois (voy. MOIS).

7 CATAPAN (ka-ta-pan), s. m. Officier des empereurs grecs en Italie. Les empereurs d'Orient gouvernaient la Pouille et la Calabre par un catapan, volt. Mœurs. 39.

— HIST. xme s. Et asavoir ne je ne catepon ne li autre mi sergent, du cange, catapanus.

— ÉTYM. Bas-lat. catapanus, catepanus, catipanus, du grec xaxeîtàvio xwv à£uo(ji.àTU>v , préposé aux dignités, de xaxà, sur, et ÈTiâvw , en haut, composé de lui et âva).

t CATAPASME (ka-ta-pa-sm'), s. m. Terme de médecine. Poudre dont on saupoudre une partie du corps pour remplir quelque indication.

— ÉTYM. Kaxàiiaaua, de xaxà, et TtàaaEiv , saupoudrer.

| CATAPÉTALE (ka-ta-pé-ta-1'), adj. Terme de botaniuue. Dont les pétales sont soudés avec les étamines.

— ÉTYM. Kaxa, en, et pctale.

f CATAPIIASE Ika-la-fa-z'), s. f. Terme de logique ancienne. Affirmation. Se disait par opposition à apophase.

— ÊTYM. Kaxàçairiç, de xa-à, contre, et çr,aî , dire (voy. fable).

f CATAPHONIQTTE (ka-ta-fo-ni kl . s. f. Terme didactique, liiaiiclie de la physiqm qui traite de la réflexion du son.

— ÉTYM. Kaxà, contre, et çwvy], voix.

fCATAPHOKA (ka-ta-fo-ra) , s. m.Termede médecine. Assoupissement sans fièvre ni délire. •

— ÉTYM. Koecaçopà, sommeil comateux; pro-

prement, action de jeter en bas, de -/axà, en bas, et cpéoEiv, porter.

t CATAPIIRACTE (ka-ta-fra-kf), s. m. Nom d'une armure de fer qui couvrait le corps tout entier, et qui, en usage d'abord chez les Asiatiques passa chez les Grecs et les Romains. || Nom d'un vaisseau de guerre chez les anciens, long et ponté.

— ÉTYM. Voy. CATAPIIRACTE.

t CATAPHRACTÉ , ÉE (ka-la fra-klé, lée) . adj.

|| l°ï'erme d'art militaire ancien. I lui est muni d'une armure dé'ensive complète. || 2" Terme do zoologie. Qui a le corps enveloppé d'une , uirasse.

— ETYM. Kaxaçpàv-TTK, cuirasse, de xaxà, à, et <ppâ<T<7£tv , garnir, couvrir.

f CATAPHRYGIEN (ka-ta-fri-jiin) , s. m. Nom d'hérétiques du ne siècle de l'ère chrétienne qui , rejetantles anciens prophètes, disaient que l'Esprit- Saint avait été donné non aux apêtres mais à eux.

— étym. Cataphrygx, parce qu'ils avaient leur siège en Phrygie.

CATAPLASME (ka-ta-pla-sm' ; la prononciation ca-ta-plâ-me, qu'on entend quelquefois, est rejetée par l'usage) , s. m. || 1° Topique de la consistance d'une bouillie épaisse, que l'on compose île pulpes, de poudres ou de farines cuites soit avec de l'eau pure, soit avec des décoctions de plantes, ou avec du lait. Cataplasme, Dieu sait! les gens n'ont point de honte De faire aller le mal toujours de pis en pis, la font. Fabl. m, 8. || Terme d'horticulture. Préparation de bouse de vache et de terreau gras pour recouvrir les plaies des arbres, dite vulgairement onguent de saint Fiacre. || 2° Fig. Cela est un cataplasme, se dit en parlant de quelque chose qui adoucit, compense, répare. || Cataplasme de Venise, un coup sur la joue, un soufflet, dansLEiionx, Dict. comique. " Populairement. C'est un bon cataplasme pour l'estomac, se dit d'un aliment à la fois épais et doux, comme une purée, une soupe épaisse.

— HIST. xvie s. Ils sont faits de farine et poudre meslées et incorporées avec jus ou autre chose humide; tels emplastres doivent plustost estre appelés onguens durs ou cataplasmes qu'emplastres, paré, xxv, 27. Les cataplasmes sont faits de racines, fueilles, fruits, fleurs, semences des herbes, jus d'icelles, huiles, axonges , moelles, farines, résines: desquels les uns sont cuits, les autres cruds, id. xxv, 28.

— ÉTYM. Génev. cataplâme; picard, catapleume du latin cataplasma, du grec xavâitXa(T[ia, de xaxà sur, el itXoicrjxa, application, de lù.iaaei'i , appliquer former (voy. plastique).

f CATAPLECTIQUE (ka-ta-plè-kti-k') , adj. Qui a rapport à la cataplexie.

| CATAPLEXIE (ka-ta-plè-ksie) , s. f. Terme de pathologie. Perte subite du sentiment.

— ÉTYM. KaTâuXïi?iç, de v.aia, et TtXrjca-eiv, frapper (comp. plaie).

f CATA PTOSE (ka-ta-pto-z') , s. f. Terme de médecine. Chute subite du corps, dans une attaque d'épilepsie ou d'apoplexie.

— ÉTYM. KataTïtaxTiç, de -/.axà, etTitma'.:, chute. t CATAPUCE (ka-ta-pu-s'j , s. f. Nom vulgaire

de l'euphorbe épurge.

CATAPULTE (ka-ta-pul-f), s. f. Machine de guerre dont les anciens se servaient pour lancer des pierres ou des traits.

— HIST. xvie s. Il inventa art et moyen de battre et desmolir forteresses et chasteaux par machines et tormens bellicques, béliers, balistes, catapultes, rab. Pant. iv, ci .

— ÉTYM. Catapulta, de xa-airÉ).TV);, de x?-rà, contre, et TtâXXs'.v, lancer, de même radical que le latin pe 1ère (voy. pousser).

i . CATARACTE (ka-ta-ra-kf) , s. f. || i-Terme d'antiquité. Sorte de herse placée aux portes des villes. || 2" Âuplur. En style biblique, portes ou éi luses qui sont, supposées retenir les eaux célestes. Il ouvrit les cata actes du ciel. mass. Pan. St Franc. || 3- Chute d'une grande rivière qui se précipite de haut. Les cataractes du Nil. Le Rhin a deux cataractes. Sur la terre, les rochers laissèrent tomber des cataractes, chateaub. Génie, î, iv, 4. || Fig. Lâcher les cataractes, laisser déborder sa colère, son indignation. il 4° Appareil qui. dans les machines à vapeur à simple effet, sert a régler le mouvement. || 5° Terme hydraulique. La différence de hauteur du niveau des eaux d'amont d'un pont au niveau d'aval dos eaux du même pont.

— SYN. cataracte, cascade. Ce qui distingue la catarai te de la ca a ade c e i que celle-ci ne plique qu'aux ruisseaux, aux torrents, en un mot aux petits cours d'éau D'ordinaire aussi la ca tombe de rocher en rocher, au lieu que, dans ta

fiOfi

CAT

CAT

CAT

cataracte, l'eau se précipite seulement d'un lieu trèg-èlevé en un lias-fond.

— msT. xvie s. Un jour, élevant mon luminaire,

:us les cataractes du ciel ouvertes, lloman ,1 Aie '<>/'. dans le Dict. de dochez.

— ÉTYM. Provenç. cataracta, bonde, vanne; ital. caterata; du latin cataracta, cataractes ; du grec KYTOpâxxri;, écluse, de xaxaptxso-Eiv, faire irruption en bas, de xaxà, en bas, et pâatreiv ou çr,ntevi, rompre (voy. rhagade, et comp. rompre). Étymologiquement, la cataracte est l'engin qui, rompant avec force, bouche unpertuis; on a passé sans peine du sens de cet engin à celui de chute d'eau.

2. CATARACTE (ka-ta-ra-kf) , s. f. Terme de chirurgie. Opacité du cristallin ou de sa membrane, ou de la couche de Morgagni, opacité qui empêche les rayons lumineux de parvenir jusqu'à la rétine. et qui cause ainsi la perte de la vue. On opère la cataracte par extraction ou par abaissement ou par broiement : on extrait la cataracte en incisant la cornée et faisant sortir le cristallin; on l'abaisse en perçant le sclérotique derrière la cornée et abaissant le cristallin, on la broie en perçant la cornée avec une aiguille et broyant le cristallin. On a dit aussi abattre la cataracte" pour l'abaisser. L'aveugle-né à qui M. de Réaumur vient de faire abattre la cataracte, dider. Lctt. s. I. aveugl.

— HIST. xvie s. Abattre une cataracte, paré, Introd. 2. Cataracte ou coulisse: c'est une concrétion d'humeur entre la cornée et l'humeur crystalin-, quand elle couvre la prunelle ou vient à s'endurcir en l'uvée, elle est appellée maille, taye, bourgeon, II). xv, 5.

— ÉTYM. Bas-lat. cataracta, cataractes, cataracte de l'œil ei clôture. Cataracte ou coulisse, dit Paré : c'est en effet du sens de clôture, de coulisse qui ferme, que le mot cataracte (voy. le précédent) a passé au sens d'opacité du cristallin.

CATARACTE. ÉE (ka-ta-ra-kté, ktée), adj. Terme de chirurgie. Affecté de la cataracte. Un reil cataracte. Un homme cataracte des deux yeux.

— ÉTYM. Cataracte 2.

f CATARACTER (SE) (ka-ta-ra-kté), v. réfl. Être affecté de cataracte, en parlant de l'œil. Les yeux de ce malade se sont cataractes rapidement.

CATARRHAL, ALE (ka-ta-ral, ra-1'), adj. Terme de médecine. De la nature du catarrhe. Des accidents catarrhaux.

— ÉTYM. Catarrhe.

CATARRHE (ka-ta-r'), s. m. Terme de médecine. Flux morbide par une membrane muqueuse. Catarrhe pulmonaire, vésical, utérin. || Dans le langage ordinaire, gros rhume.

— HIST. xve s. Le mal du Roy [Charles VIII] fut un caterre ou apoplexie, com. vin, 20. || xvie s. Le mauldissez, comme Cain filz d'Adam, Et rengregez d'ung si rudde caterre, Que abismé soit au centre de la terre, j. marot, v, 64. Ceux du chasteau si lourdement tiroient, Qu'il n'estoit tour qui ne vensist par terre : Lors Genevoys, doubtans que ae quaterre Tumbast sur eulx, tindrent leur consistoire, id. v, 29. Apostemes, catherres, fluxions, paré, ix, 2e dise. Aucuns l'appellent descente, rhume ou cataire, parce que le nom de goûte est odieux, id. xxi, 4.

— ÉTYM.Berry, caterre; provenç. catar ; r-spagn. et ital. catarro ; de catarrhus, de xaxâp^ooç, de xaxà, en bas, et feïv, couler (voy. rhume); tout le xviie siècle a prononcé caterre ; Chifflet en fait la remarque expresse.

CATARRIIECTIQUE (ka-ta-rrè-kti-k'), adj. Terme d'ancienne médecine. Qui a la vertu de rompre, de dissoudre.

— ÉTYM. KaT«(50T|XTixè(;, de xaxà, et p^aa-eiv, rompre.

CATARRHEUX, EUSE (ka-ta-reû, reû-z'), adj. Terme de médecine. Sujet aux catarrhes. La mort vient de saisir le vieillard catarrheux, boil. Êpit. v. La fièvre au minois catarrheux, volt. Êpître xxxn. I! Quelquefois employé comme catarrhal. Une épidémie catarrheuse.

— HIST. xvie s. Ne plus ne moins que par une toux continuelle il contracte en son ame une disposition ulcéreuse et catarreuse, amyot, Comm. refréner la colère, 31. Cette couleur et ce teinct vous présagent quelque defluxion catarrheuse, mont.

— ÉTYM. Catarrhe. On disait catereux au xvne siècle. Elle n'a pas seize ans, et vous êtes fort vieux; Elle se porte bien, vous êtes cathereux, regnard, Fol. amour, n, 2.

+ CATARRHININ (ka-ta-rri-nin), s. m. Les ca-

tarrh'nins, nom donné aux singes de l'ancien monde, à cause qu'ils ont les narines rapprochées et la cloison du nez très-mince.

— ÉTYM. Kaxà, contre, et piv, nez.

t CATARTISME (ka-tar-ti-sm') , s. m. Terme de chirurgie. Ancien synonyme de réduction, en parlant des luxations et des fractures.

— ÉTYM. Kaxapxi<7aè;, de xaxà, et àpxî.to, disposer. f CATASTASE (ka-ta-sta-z') , s. f. || 1° Terme de

littérature ancienne. Partie d'une pièce de théâtre où le nœud de l'intrigue est dans toute sa force. || 2e Terme de médecine. Constitution de l'année par rapport aux maladies. || Peu usité.

— ÉTYM. KaxâTTaTtç, constitution, de y.axà, en, eta-ràfftç, action de fixer (voy. stase).

f CATASTATIQUE (ka-ta-sta-ti-k'), adj. Terme de médecine. Maladies catastatiques, maladies qui régnent spécialement pendant une catastase, c'està-dire pendant certains états atmosphériques.

— ÉTYM. Catastase.

.CATASTROPHE (ka-ta-stro-f) , s. f. || 1° Renversement, grand malheur, fin déplorable. Ce tremblement de terre fut une épouvantable catastrophe. Nous touchons à la catastrophe. La vie de Jules César se termina par une étrange catastrophe. Allons voir allumer le bûcher d'Hercule, et représenter sa catastrophe sur le mont Œta, d'ablanc. Lucien, t. il, Amours, dans richelet. || 2° Par extension, le dernier et principal événement d'une tragédie, d'un drame. Catastrophe habilement préparée. Le poème tragique vous mène par les larmes, par les sanglots, par l'incertitude, par l'espérance, parla crainte, par les surprises et par l'horreur, jusqu'à la catastrophe, la brut. i.

— HIST. xvie s. La fin et catastrophe de la comédie approche, rab. Pant. iv, 27. Tout le parcours de cette concion fut un amas bien choisi de lieux communs, la catastrophe tombant sur les décimes et franchises de l'église, et achevant par spécieuses protestations, d'aub. Hist. i, 107. Pour catastrophe et closture de Tenter, convient affermir, au nouveau ente, des paisseaux pour.... o. de serres, 664.

— ÉTYM. Kaxa^xpoçv) , retour, tournure, issue, de y.axà, sur, et crxpoçr, , tour (voy. strophe).

■\ CATAU (ka-tô) , s. f. Fille de ferme ou d'auberge. || Fille malpropre et de mauvaise vie.

— ÉTYM. Abréviation populaire de Catherine.

f CATÉCHÈSE (ka-té-chè-z'), s. f. Instruction orale sur les choses de l'Église , par demandes et par réponses. Le lait que cet auteur interprète la catéchèse [dit être la catéchèse], boss. Nouv. mijst. 17. Eusèbe dit qu'Origène faisait des catéchèses, et il appelle le lieu où il faisait ses instructions, son école,

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