‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 35 sur 462 · AB · texte numérisé non relu

AB

Ch. de Rains, 47. || xive s. Son Jugement [de Dieu] est un abisrae; N'est noms qui en sache la disme, machault, p. 9". || xvc s. Tant sur terre comme en abysmes [en mer] , froiss. Buiss. de jeun. Pourquoi ne dirons-nous abysme de hardement et de prouesse estre en celui vaillant mareschal et sa noble compaignie , Bouc, n , 22. || xvi* s. Toi qui du cœur les abysmes connois, du bellay, ii, 35, recto. Je vo s sortir des abysmes Une orque pour m'abysmer, id. 11, 37, recto. Certainement il entendoit combien estoit grande l'ahysme do nos péchés, c al v. Inst. 4 98. Que Pabysme de ta miséricorde engloutisse l'ahysme de nos péchés, id. ib. 500. llales grand'eaux amassées En la mer comme en un vaisseau ; Aux abysmes les a massées, Comme un trésor en un monceau, marot, iv, 272. Là de la terre et là de l'onde Sont les racines jusqu'au fond De l'abxsme la plus profonde, ronsard, 35C

— ÉTYM. Provenç. abt'set abisme; espag. abismo; ital. abissn; de abyssus, de iêvacK, de a priv. et Putctô;, fond, sans fond. Burraô; est de même radical que bout (voy. cemot). Abisme enfrançais eten provençal, abismo en espagn. est un substantif superlatif représentant abyssimus, le gouffre le plus profond, comme en latin oculissimus , dominissimus. Les formes provençales et italiennes abis et abisso reproduisent directement le latin abyssus. Ce mot a été féminin dans le xvie siècle, sans aucune raison, si ce n'est la terminaison en e muet.

ABÎMÉ, ÉE(a-bi-mé, mée), part, passé. [[ 1° Jeté dans le fond. Le vaisseau abîmé dans les flots. La flotte abimée ou dispersée par la tempête. Il est arrivé plusieurs fois que des terrains mis à sec ont été recouverts par les eaux, soit qu'ils aient été abîmés, ou que les eaux aient été seulement portées au-dessus d'eux, cuv. Rév. 21. Le petit espace que je remplis et même que je vois abîmé dans l'infinie immensité des espaces quej'ignore, pasc. Édit. Cous. Il 2° Fig. Le Messie abîmé dans la douleur , boss. Ilist. 11, '». Possédé de Dieu et abîmé dans la gloire, id. Culte. Vous vous trouverez abîmés devant lui dans un sentiment de respect, id. Retr. La douleur où elle se voit abîmée, corn. Ex. du Cid. L'autre, par Néron dans le vice abîmé, Ramènera ce luxe où sa main l'a formé, id. Oth. m. 3. Le roi [Charles XII j paraissait abîmé dans une rêverie profonde, volt. Ch. XII , i. Toujours abîmé dans sa philosophie, SÉv. 542. Le pauvre chevalier était bien abîmé de douleur, id. 211. Mme de Vias est abîmée dans ses procès, id. 422. J'étais abîmé dans la plus amère douleur, fén. Tél. 11. Bacchus était tel qu'il parut à la malheureuse Ariane, lorsqu'il la trouva seule, abandonnée et abîmée dans la douleur sur un rivage inconnu, id. ib. xvn. Une tendre amante abîmée dans la douleur, ham. Gramm. 1 l. Un homme abîmé dans la débauche, mass. Doute. Le crime où vous êtes abîmés depuis tant de temps, id. Délai. Il 3° Ruiné, abattu, endommagé, en parlant des personnes et des choses. Il est abîmé. Abîmé dans une discussion. Pays abîmé par les impôts. Routes abîmées par les pluies. Robe tout abîmée. Sire, ce sont mes dettes; je suis abîmé, siiv. m. Voilà une femme bien abîmée, id. Tout le monde est abîmé [sans argent], id. 127. Un tribut que le prince lèverait difficilement sur des sujets abîmés , montf.sq. Esprit, v, 15.

ABÎMER (a-bi-mé), v. a. || 1° Précipiter dans un abîme. Jehova abîma Sodome. Un tremblement de terre abîme parfois une maison. Nous ne pouvons abîmer Télémaque dans les flots de la mer, fén. ï'rt.xix. Dieurésolut enfin.... D'abîmer sous les eaux tous ces audacieux, boil. Sat. xn. ||2°Fig. Abîmer dans ladouleur, dans les dettes. Cette nouvelle l'abîma en de graves réflexions. En l'esclavage un autre hymen l'abîme, corn. Sert. 1 . Faites qu'elle aime ailleurs et punisse son crime Par ce désespoir même où son change m'abîme, id. l'erth.u, 1. L'inceste où malgré vous tous deux je vous abîme, Recevra de ma main sa première victime, id. OEd. v, 10. Il 3° Huiner, endommager, gâter, tacher. Les procès ont abîmé sa fortune. L'ouragan abîme les blés. Les pluies abîment les chemins. Son chapeau est tombé dans la boue ; il est tout abîmé. Le soleil abîme certaines étoffes. Maux qui sont capables d'abîmer l'État, boss. Lclt. xxxiv. Pour soutenir tes droits.... Abîme tout plutôt, c'est l'esprit de l'Eglise, boil. Lutrin, I. Un procès, une saison cruelle, une taxe qui vous abîme , mass. Fin'!. || 4" Dans une discussion. Abîmer son adversaire, ne lui laisser rien de bon à répondre. On voit en tous ces endroits comme il les abîme [ces théologiens], boss. Avertiss. vr.

s'abImer, v. réfl. Il i° Tomber dans un abîme. Le

vaisseau s'abîma dans la mer. Une grande partie s'abîma dans le fleuve. L'infanterie s'abîma dans un marais. Troie s'abîma dans les fiamm.es. Au fond de l'eau bouillante elle s'est abîmée, rotrou, M. de Chrispe, v, (0. Mourez ; tout doit mourir, et nos saints monuments S'abîment avec nous sans laisser plus de trace, c. dfxa vigne, Paria, iv, 7. Terre où je n'ai plus rien que mon cœur puisse aimer, Ouvre-toi ! Dans tes flancs puissé-je m'abîmer! lemerc. Fréd. et Dr. iv, 4. || 2° Fig. Tout s:abtme dans l'oubli. S'abîmerdans l'étude. 11 s'abîme dans de tristes pensées. S'abîmer dans le désespoir. Toi donc qui vois les maux où ma muse s'abîme, boil. Snt. 11. Et dans les doux torrents d'une allégresse entière Tu verras s'abîmer tes maux lesplus amers, corn. T. d'or, Prol. Que les tristes pensers où votre âme s'abîme, Ne vous empêchent pas de prévenir son crime, maiii. Sol. 11, s. Ces tristesses profondes où vous vous abîmez, bourd. Pensées, t. m, p. 65. Occupé de tout cela, rempli d'admiration à la vue de tout cela, on voudrait de quelque manière s'abîmer et s'anéantir, m. ib. p. 38C Boufflers s'abîma en respects, et répondit [au roi] que de si grandes marques de satisfaction le récompensaient au-dessus de ce qu'il pouvait mériter, st-sim. 214, 144. Je m'abîme dans ces pensées, sév. 12, c. Château, chapelle, donjon, tout s'en va, tout s'abîme, p. l. courr. 1, 176. Il 3° Être gâté ou endommagé. Certaines étoffes s'abîment au soleil.

abîmer, v. n. Tomber dans un gouffre, se perdre. Sodome abîma en une nuit. Toute sa fortune abîmera quelque jour. Sa maison a abîmé dans le tremblement de terre. Il semblait que le monde dût abîmer, perhot d'ablanc. dans feraud. Jurant à faire abîmer la ville de Valence, scar. Rom. com. 11, 14. Il Peu usité en cet emploi.

— REM. Ce mot offre une idée de profondeur. Pourquoi, dit Voltaire dans ses remarques sur Corneille, dit-on abîmé dans la douleur , dans la tristesse? C'est que l'on peut y ajouter l'épilhète de profonde. Des grammairiens ont reproché à l'Académie d'avoir admis abîmer avec le sens de gâter : un habit abîmé. L'Académie n'a fait en cela que constater un usage, peu élégant sans doute, mais qui est très-réel. En tout cas , cet usage n'a point amoindri lemot abîmer, qui garde dans sa plénitude sa grande signification.

— HIST. xvzc s. Il estoit homme désordonné, dissolu et desbordé en despense et abysmé de dettes, amyot, Galba, 26. En toute autre sumptuosité de faire jouer jeux et donner festes publiques , il abysma, par manière de dire, la magnificence de tous ceulx qui s'estoient efforcés d'en faire auparavant, id. César, 6. Si que les nefs sans crainte d'abismer Nageoient en mer à voiles avallées, marot, 11, 249. Dont plus n'auront crainte ne doute, Etdeust trembler la terre toute, Etles montagnes abismer Au milieu de la haute mer, id. iv, 291. Sers-moi de phare et garde d'abismer [que ne s'abîme] Ma nef qui flotte en si profonde mer, ronsard, 595. Dont il est nécessaire que les uns soient par desespoir jettes en un gouffre qui les abysme, calv. Inst 662. Tous ensemble forment une indissoluble amitié pour abysmer les Luthériens, carl. viii, 16. Oh ! quantes fois de ton grave sourcy Tu abysmas ce faulx peuple endurcy! du bellay, iii, 93, verso.

— ÉTYM. Abîme; Berry, abuser; provenç. abissar; anc. catal. abisar; espagn. abismar; ital. abissare. Le patois du Berry, ainsi qued'autres, ont suivi abyssus et non abyssimus.

AB INTESTAT (a-bin-tes-ta) , loc. adv. Terme de jurisprud. A la suite d'une mort sans testament. Héritierab intestat, succession ab intestat. Dix tètes viennent ab intestat partager sa succession, labruy. i 1 . Les lois restreignirent le nombre de ceux qui pou vaient succéder ab intestat, montesq. Espr. xxvn.

— êtym. Ab intestato, de ab, de, et intestatus, intestat (voy. ce mot).

AB IRATO (a-bi-ra-to), loc. adv. Sous l'influence de la colère. Lettre écrite ab irato. Testament fait ab irato.

— ÉTYM. Ab, par, et iratus, en colère, de ira, colère, ire (voy. ire).

ABJECT, ECTE (ab-jè-kf ouab-jè, au fém. abjè-kt'), adj. Qui est rejeté et digne do l'être; et, par conséquent, vil, méprisable. Les âmes abjectes. Il est d'une naissance abjecte. Tout ce qu'il y a de grand et tout ce qu'il y a d'abject , pasc Édit. Cous. A peine peuvent-ils souffrir que l'Église soit dans ]','■ clat où elle est maintenant; ils voudraient qu'elle lui aussi dépendante des puissances temporelles, aussi pauvre et aussi abjecte qu'elle l'était du temps des premiers Césars , bourd. Sermons pour les di-

manches, t. iv, p. 233. Un sauveur pauvre, un sauveur abject et humilié , un sauveur souffrant et pénitent, id. Pensées, t. ni, p. 232. Et moi, tout méprisable , tout néant que je suis, vile et abjecte créature, id. ib. t. n, p. 12. Le reconnaître, malgré son état pauvre et abject, pour le Dieu et le souverain maître de l'univers, id. ib.t. ni, p. 24 i. Le sang le plus abject vous était précieux, rac. Brit. iv, 3. De quoi peut satisfaire un cœur si généreux Le sang abject et vil de ces deux malheureux? corn. Mort de Pomp. iv, 1. Un choix abject, id. Sert, v, 4. Et dans les plus bas rangs les noms les plus abjects Ont voulu s'ennoblir par de si hauts projets, id. Cinna, iv, 4. [Elle] ne prendra jamais un cœur assez abject Pour se laisser réduireàl'hymen d'un sujet, id. Nie. 1, 1. Rang abject, id. ib. 11, i. Exemple abject, id. OEd. n, 4. Esclave abject, id. Agés. 11, l. Fortune abjecte, rotrou, St-Gen. 1, 7. Au contraire, cet autre, abject en son langage, Fait parler les bergers comme on parle au village, boil. Art poét. 11. J'avoue que la modestie des ministres et des pasteurs de l'Église ne doit avoir rien d'abject et de méprisable, mass. t. x, p. 298. Le mot esclave ne se présente à notre esprit qu'avec des idées abjectes. dider. Ess. sur Richardson.

— KEM.l.llsemet après son substantif ; dans quelques circonstances on peut le placer avant, maissurtout avec des noms féminins : abjecte naissance, abjecte créature. || 2. La prononciation de ce mot est incertaine. Plusieurs prononcent ab-jè-kt', et de même au pluriel; d'autres ne font pas sentir le r. et disent abjè, comme dans sujet ;mais au féminin, ab-jé-kt'. Le fait est que dans le xvne siècle Corneille a fait rimer abject avec sujet et projet (voy. les exemples), ne prononçant pas le c. Je crois que C'est en effet la meilleure prononciation, et qu'il faut prononcer abject au masculin singulier ou pluriel comme on prononce sujet et projet, qui d'ailleurs sont composés de même ; et si la langue avait été conséquente, le c aurait disparu d'abject comme il a disparu des mots précités. On pourrait ainsi formuler la rcgle : quand la voix pourra s'arrêter sur abject, on ne fera entendre ni le c ni le t: un homme abject, prononcez abjè; mais quand la voix ne s'y arrêtera pas, on fera sentir le c et le S : et dans ce vers de Boileau, Au contraire cet autre abject en son langage, on dira: ab-jè-kt en son langage. L'intervention de l'Académie pour décider ce cas de prononciation serait nécessaire.

— hist. xvic s. N'y ayant si pauvre, vil etabjet, criminel et prisonnier à qui. cette permission |de faire l'aumône] soit jamais par aucune loi refusée, marie stuart, Lettre (ht 15 mai 1585.

— ÉTYM. Abjectus, de abjicere, rejeter, de ab, marquant éloignement , et jicere pour jacere , jeter (voy. ce mot).

f ABJECTEMENT (ab-jè-kte-man) , adv. D'une façon abjecte.

— ÉTYM. Abjecte au féminin, et ment (voy. ment). ABJECTION' (ab-jèk-sioh), s. f. \\ 1° État abjec".

Tomber dans l'abjection. Il vécut dans la débauche et L'abjection. L'abjection des sentiments. Pour abaisser notre orgueil et relever notre abjection. On ne remarque chez cette nation [espagnole] aucun de ces tours de phrase qui annoncent l'abjection des pensées, chateaub. Abenc. 165. || 2°Terme de dévotion. Humiliation profonde devant Dieu. Une abjection volontaire et une entière abnégation des honneurs. Il 3° En style de l'Ecriture, rebut. L'opprobre des hommes et l'abjection du peuple.

— SYN. abjection, bassesse. Signification commune, défaut d'élévation. La nature a placé des êtres dans l'élévation et d'autres dans la bassesse : mais elle ne place personne dans l'abjection : l'homme. s'y jette de son choix ou y est plongé par la dureté d'autrui , guizot. En effet bassesse exprime un état où l'on est, et abjection un état où l'on a été jeté. La bassesse, quoique aussi grande que l'abjection, n'excite pas autant de mépris. Dans la bassesse on est au plus bas degré, dans l'abjection on inspire la répugnance et le dégoût. Dans la bassesse du langage et des sentiments, il y a manque de dignité; dans l'abjection, il y a quelque chose d'ignominieux qui repousse, lafaye.

— ÉTYM. Provenç. abjectio ; ital. abbiezzione; de abjrrlione, de abjectus (voy. abject).

ABJURATION (ab-ju-ra-sion) , s. f. Action d'abju^ rer, se dit et de celui qui abjure et de la chose abjurée. L'abjuration de Henri IV. L'abjuration du calvinisme parce prince. L'abjuration du christianisme par Porphyre. L'abjuration qu'il fit de sesplus chères amitiés. L'abjuration de ses anciens principes lui a fait le plus grand tort. || Faire abjuration, sedit d'une

côrém i I [uella on gu

ie. i lie i .m couvent de la Visitation, t. :

Conf

— hrm. On» prétendu qu'il ne iuration que cl.m< le sein du christianisme, c mployail qu

te chrétienne di dans le sein du catholicisme !

peut ilire pu parlant d'un juif : l'abjuration du jute.

— ittST. xv s. abjuration home ou feme prennent, qu

■'I fu a l'I pslisant plusl I à osier

à la lo mralio. ' xvi" 5. Ce fut là où

î dabjurati avons alléguée , d'aub. ïlist. u, ti

— STYM. Abjuratio, de abptrare, abjurer (voy. ABJli::

M'.it RATOIRE ib-ju-ra-toire), nrfj. Qui concerne l'abjuration. Formule abjuratoire.

— Etym. Abjurer.

us 11 ut El b-j

vinisme abjuré par Henri IV. De vieilles haine puis longtemps 1 b

\i: n Kl.it (ab ju ré), v. a. 1 nellement a. Abjurer un culte prorac chapelle royale a vu plus de 1 abjurer saintement leurs erreurs entre l'aumônier, b iss R. d"Ang eu m

lui d'un vénérable vieillard Galili

nage de sa propre conscience, la vérité qu'il avait proui

LAPLACE l:n>. \.i 2" Absolument. Di

abjurèrent lors de

|| 3°1 ■ incipes. A b

il abju

ute prudence erdil i'S'ab

jurer. i s'abjurait. Des erreurs

peuvent s'abjurer.

— uisr. xvi* s. A cria fut ajoustée une forme de serment pour abjurer le roi d Espa Hist.

— ÊTYM. Abjware, de ab, indiquant éloignement, et/urare, jurer.

f ABLACTATION(a-bla-kta-sion), s. f. Terme de

ployé pour exprimer la ce

lérée par rapport i la mère, le mot sevrage

■ment a l'enfant:

— ÊTYM. Ablactatio, de ab, indiquant séparation, et lac, lait -

f ABLAIS (a-blê) , s. m. i>:nr. Blés coupés qui

sont encore dan-; le champ.

— f.TYM. Bas I latin

l-ABLAQUÉATION (ab-la-kué-a-sion) , s.f. Action de creuser autour du pied d'un arbre une petite fosse destinée à retenir l'eau.

— f.TYM. <>. de ab, exprimant extraction, et laqueare , arroser, de lacus , lac (voy.

ABLATIF (a-bla-tif), s. m. Terme de grammaire. Le s xième cas de la déclinaison latine. L'ablatif parfois le cas latin, parce qu'il n'existe pas en grec. || Ablatif absolu, nom d'une forme particulière à la langue latine, où un mot, accom; i parti-

cipe ou d'un adjectif, se mettaii ". sans

être en rapport s.\ ic un autre mot dans la phrase. Nous avons un té Ci te i lumure : les parts él tes, le lion parla ainsi. Abusivement, puisqu'il n'y a pas de cas en français, on a donné quelqui nom d'ai olu <\ ces membres de phrases, dé

tachés de tout le i

— hist. xvr s. Quant rencontré a un accusatif Qui sa robe lui a fait ablative, ch. d'obx. Rond. 68.

— ÉTYM. Ablativus, de ab . indiquant séparation, et de lalirus, exprimant l'action de porter. Ainsi l'ablatif est le cas qui indique l'extraction. Lativus, mot inusité, vient de latum, supin du verbe ferre. Lattis, porté, est pour tlatus, qui, se rapportant au grec t).cx(o, est de même radical que le latin toleran (voy. tolérer).

ABLATION (a-bla-sion), s. f. || 1° Terme de chirurgie. Action d'enlever, de retrancher. L'ablation d'un membre, d'une tumeur, d'une exostose. || 2° Terme de grammaire. C'est la même cho-e que l'aphérèse, le retranchement d'une lettre au commencement d'un mot.

— hist. xvr s. Ces maladies ne se peuvent

pans ablation du virus, paré, xvi, i . Souventes fois

a no

s'en on-uii al tetiondes tnusclesdu l

i i n m. Ablatio \< ;.

ABLATTVO a bla li-vo).Mo1

e ià-dire I le, a lésoi dre.

i i \m. Ablatu us \i:i i i m. ou Mil. Il il i ! I t') s. f.

Petit poisson blanc bon a

ent.

— HIST. xv's Es-tu eois Qui

? Mart. de si i>< nys.

— F.n M. I de albula qui se ti ouve

i tte esl ' d tninutif

\ I ; m i Ce

Dans li

action i i de ainn r, aimabl cuter, ■ Dans la

• ification , c ce qui il i le i adii al

de fax iiir. fa I

qui ilonne secou

ÊTYM 101 ABLÉGA l i blé-ga; lel ,s. m.

dssaire

i arré.

i n il i ABLERET a ble ri i . s. m , rei me de

d'une perche, avec lequel on ■ t d'autres petits poissons.

— m- 1 fendons les ablen

,ableia. || xvie s. Un sac a pechier poi iere et quatre Blets, in. ib.

ÊTYM I le, t m.

\i-i DANT, \\ il b blu an, an I i, odj

abluanti t surtout par leurs particules

aqueuses, l'eu usité.

— ÉTYM

ABLUÉ, ÉE (a-blu-é,ée), pari, passé. Parclicrain

Mil II U (a-blu-é), r. «.Terme technique. Laver,

• avec de la du parchemin ou du papiei faire revivre l'écriture.

— ÊTYM. Abluere, de ab, indiquant séparation, et lucre, laver (voy. lotion).

ABL1 mon a blu-sion), s. f. || 1- Action d'abluer. Dans la nie- igné le vin que le prê-

tre prend après la communion, ainsi que le ■■s et dans le calici qu'il a communié. M. de Metz, ayant pri

■ - bui ette qu'il restait peu de vin pour la seconde, en dei davantage, st-sim. 329, 02. ||2° Pratique religieuse à se laver diverses parties du corps. Se purifier par uneablutioi une ablution. Com-

bien toi Mutions et ces expiations rei

saient l'esprit de superstitions, fonten. Oracl. I, i">.

— HIST. xvi* s. Les indulgences font du sang des martyrs ablution des péchés. CALV. Inst. ;.23. Ëtsubit lui fait ablution d'Egyptiac, avec un petit d'eau

— ÉTYM. Al luti re, abluer.

ABNÉGATION (ab-né-ga-sion) , s. f. Renoncement.

. ation de ses intérêts. Agir avec abnégation. L'abnégation est un sacrifice. Avec un faite abnégation de ses désirs, boss. Leur. abb. cl. Est-il un plus beau sacrifice? est-il une abnégation de soi-même et une mortification plus parfaite? bourd. Pens. t. m, p. 153. Le grand avantage delà vie religieuse . c'est l'abnégation chrétienne , c'est la mortification des sens, c'est lacroix, id. ib. 1. 11, p. 3G2. La pratique de cette abnégation évangélique en quoi consiste le vrai christianisme et par conséquent le saint. id. ib. t. i,p. 88. C'est une qualité dans les individus quel'abnésationde soi-même, stael, Allem.

— HIST. xvr« s. La justice de Dieu git en abnégation de nous mesmes et obéissance de sa volonté , calv. Inst. 191. A tous autres de la dite religion, d'en venirfaire abnégation dans six mois, d'aub. Hist.

— ÉTYM. Abncgatio, de ab , indiquant séparation, et de negare, nier (voy. nier).

ABOI (a-boi), s. m. ||i° Cri du chien. L'aboi 'I is

ates espèces de chiens. Dans la rage, l'ai lu

chien est modifié d'une façon caractéristique. Leur

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