‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 34 sur 462 · A RI · texte numérisé non relu

A RI

de cru, là, de abet de nocel ha l 'Aca-

metsur bac un accent circonflexe que i . sinon la coutume de nos rudiments de grammaire latine.

ABHORRÉ, ÉE (a-bo-rré, rrée), part, puisé. Abhorré comme il est. Abhorré de tous. Abhorré do tout ce qui l'environne. Néron abhorré par Home et par les pro\ i nos dévots aïeux le théâtre

abhorré, boil. ,t/-( poét. ni. i enom de P

partout abhorré, voi .. Mér. '> . s El

ige, ["offrir un triomphe abhorré, Médit, xix.

— rem. Abhorré ■ '• . abhorrépar. L'un et l'autre at. Plutôt de, quand al urtout consi-

ie indiquant un état: plutôt par, quand ré est surtout considéré comi pe pas-

sif. Néron, abhorré de ses sujets, succomba sous Néron a été abhorré par ses sujets. Plutôt de que par quand le nom d ré de tous.

kBHORRJ R (a-b i . o. || 1° Eprouver de

l'horreur pour, repousser avec horreur. Abhorrer quelqu'un. Se faire abhorrer de quelqu'un. Il abhorre la torrer le nom de temel oubli

ii n'auraient pa fauxjourque j'abhorre Védit. xvm. Il dé-

, il l'abhorre, parce qu'il y voit tout à la fois et Dieu déshonoré et L'homme perdu, rourd. Pens. t. m, p. 367. Le Hoi n'avait point donni verturenide prétexte aux exci -s dont nous

abhorrons la mémoire, boss. R. d'Angle t. C'est ce qui me le fait justement abhorrer, rac. Phèd. i. 6. Honteux d'avoir poussé tant de vœux superflus , Vous L'abhorriez : enfin, vous ne m'en parliez plus,

ro. Andr. i, i Oracles que j'abhorre, San- vos

, sans vous, mon fils vivrait encore, volt. QSd.iT, l. Sauvez-moi du toi, i ce que

j'abhorre, MOL. Tait. îv, 3. ||2" S'abhorrer, I || i* Se haïr réciproquement. Ces deux homnn horrent. ||2°Se haïr soi-même. Tehais le monde entier, jem'abhorre moi-même, volt. Zaïre, V, 6.

— SYN. ABHORRER, détester, haïr. Les deux premiers mots marquent également des sentimen version, dont l'un est l'effet du goût naturel ou du

t du coeur, et l'autre, l'effet de la raison et du jugement, nu pour suivant l'étymo-

on abhorre tout ce pour quoi on a une horreur, une répulsion; on déteste tout ce que l'on loin de soi. Dans abhorrer et dét sti r. le sentiment que l'on ressent n'est pas le même : avec le premier on frissonne, avec ^e second on repousse. C'est poui cela que les auteurs de synonymes ont dit que détester s'applique à ce qu'on ne peut estimer, à ce que l'on condamne, à ce que l'on juge mauvais; et que abhorrer s'applique à ce qui excite antipa "• Cela exposé, on voit

quelle nuance sépare ces deux verbes, et comment uven1 être pris l'un pour l'autre. Haïr est le terme général, par conséquent il exprime une nuance moins forte. On hait tout cequ'on déteste et ce qu'on abhorre; mais dans haïr ne sont pas marquées les distinctions qu'impliquent détester et abhorrer.

— Hisr. xvic s. C'est la cause pour quoi de tous sont hués et abhorrez, rabel. Garg. i, 40. Hz crachoient dedans 1ns platz, affin que les houstes [bûtes], abhorrens leurs infâmes crachatz, desis-

manger, . Pant. ni, 16. Ceux qui soufraient de fait tout ce que font les rois à leurs subjets, ti lient et abhorrissoient encore neantmoins ce nom de roi, amyot. Ant. IC.

— ÉTYM. Provenc. aborrir, aorrir; espagn.aborrecer; ital. aoomreydaao/iorTi re, de ab, indiquant séparation, et de horrere, avoir horreur (voy. hor-

. La conjugaison a été en ir en provençal, en français et en italien, le verbe latin ayant été transformé en abhorire. C'est après le xvr' siècle qu'on a dit. d'après le latin, abhorrer au lieu d'àbhorrir. ABIGÉAT(a-bi-jé-a), s.m. Terme d'ancien droiteriminel. Délit de celui qui détourne les troupeaux d'autrui pour se les approprier.

— Étym. Abigeatus, enlèvement de troupeau, de abigeus, voleur, àeabigere, chasser, éloigner, détourner, de ab, indiquant séparation, et igere pour agere, mener (voy. agir).

f ABICOTI, IÈ (a-bi-go-ti, tie), adj. Devenu bigot, rendu bigot. Mot bon à remettre en usage.

— HIST. xvr s. Ce moine [Jacques Clémem donc esté receu du roi [Henri III], comme estoient les moines de ci i esprit abigoti, il récent sa lettre estant à la chaise percée, d'adb. Hist. m, toa.

— ÉTYM. À et bigot.

ABÎME (a-bî-m'j, s. m. || 1° Cavité profonde ou

sans fond. Les abîmes de la terre. Il s'est formé

plusieurs abîmes Rouler dans un abîme. Il n'est

juêre de hauteur qui ne soit voisine d'un abîme.

ous le pouvez, mass. Conf.

.... du fond de l'abîi ntr'ouvert -misses pas, rac.

Ath. m, 6. q i je voi Les abîmes

profonds qui i ivrenl di vanl moi , id. Esth. m, t.

premier: peu] le célèbre i, J'ai plongé cent

fan \ Dan un abîme de ténèbres, Où

vous disparaîtrez comme eux, Bi i. Temps. Pour se rabaisser jusqu aux dei niers abîme du néant, pasc. I oni du péch. Tout à coup le terrain s'affai

iîme, i-i.s. Tél. xxi. || 2" i (lots, L'océan, n se dans l'abtme. || 8° L'en-

fer, dans le riture. Les puits de Pa-

lis tombent dans Les abîmes éternels, hoss. Prédic.i. Puisqu'il suit L'âme jusque dans le fond de , où il la tient captive et asservie, quand, malgré Lui, sera-t-elle en état d'en sortir? hourd. Pens. t. ni, p. o->. L'Hébreu.... invoque L'abîme et n\ et Dieu môme, voi r. Unir. v. || Par exa gération poétique. Sa sombre tyrannie enta ia.il li

., i t des prisons d Etat il peuplait h mes, m. j. ciién. Ch. II, m, t. || 4" Ce qui

n tipice , ruine , pet Le, i abîme de vices. Se jeter dans un abÎD hes. Cette maison est un abîme. Le luxe est un ttit tout. Ton deurs dans l'abîme. Mes enni i tissent dans

l'abîme. Nous dormons sur Les bords de L'abîme. L'homme impatient est entraîné dans un abîme de u Tél. xxiv. Il est toujours dans l'abîme de la douleur, sév. 2t9. Pour moi qui ne vois rien e trouble où je suis, Qu'un gouffre de malheurs, qu'un abîme d'ennuis, coun. Bodog. \ . ''.Sous mes pas, c'est creuser un abîme, id. ib. v,<.Didonregarde avec horreur autour d'elle et ne voil \ abîmes. Génie, n, m, 2. Mes frères, quel

abîme qu'une grande place! mass. Louis. Ses yeux s'étaienl ur les bords de l'abîme, volt. .1/;.

\ , 2. Iiaii>rabîmceffroyableoùje.suis descendu, id. ... surlebord de l'abîme Où votre avi tiglement vous conduit par le crime, id. Calil. i, s. uêl abîme affreux vous me précipitez! rac. Uithr. il, c. De piège en piège et d'abîme en abîme, ii Ath. iv, 3. Vous qui portez sur la conscience les abîmes d'une vie entière de désordre , mass. Av. Bonh . L'homme n'est qu'un abîme de faiblesse, id. Prière, i . Faut-il que vous soyez un abîme de contradictions? id. Délai. Fait-elle monter de l'abîme de sa douleur les cris d'un repentir sincère? id. Impén. Cet abîme de soinset d'embarras ne lui laissait pas le loisir de chercher dans les prophéties dlsaïe.... in. Bonh. Si vous ne sortez pas de l'abîme où vous vivez, id. Car. Conv. LesJuifstombèrentdansun autre abîme, isoss Erreur. Replonger dans de nouveaux abîmes, la ï i; v. I. || 5° Dans un sens favorable. Cet homme est un abîme descience, il est très-savant. Les habitants lysée sont plongés dans cet abîme de délices, comme les poissons dans la mer, ien. Tél. xix. L'àmo va se perdre dans le vaste abîme de ses perfections, boss. Excel, de Dieu. || 6° Lieu, chose impénétrable, mystère. La nature a caché la vérité au fond d'un abîme. L'Ame humaine a des abîmes impénétrables. L'infini est un abîme pour l'esprit humain. Il se figure des abîmes inconnus dans sa conscience, mass. Tiéd. i. O mon Dieu! je n'ose regarder d'un œil fixe les aBîmes de vos jugements et de votre justice, id. Car. Nombre des élus. Je ne viens pas, Seigneur, sonder les abîmes de vosjugements, fléch. Tur. Dieu, dontles jugements sont des abîmes, id.i6. Dieu seul de nos espritspénètre les abîmes, rotrou, Bel. v, ■">■ Des plus affreux complots il perce les abîmes, volt. Sém. t, 3. Je n'ai jamais d'Helmonde approfondi le crime; Mes yeux ont toujours craint de percer cet abîme, ducis, Lear, i, 2. || 7"Terme de blason. Centre de l'écu lorsqu'il porte une ou plusieurs pièces qui ne chargent aucune des autres. Il porte trois besans d'or, avec une fleur de lis en abîme. || 8" Géolog. Cavité naturelle presque perpendiculaire, d'une grande profondeur et ne renfermant aucun liquide. || 9° Chand.Auge de bois contenant le suif fondu. || Prov. L'abîme appelle l'abîme, un malheur en appelle un plus grand. Un abîme attire un autre abîme, et une médisance une autre médisance, bourd. Pen s. t. ni, p. 1 67.

— REM. On n'écrit plus abyme, malgré Fétymologie.

— Hisr. xnc s. Molt est griés chose d'eschevir I'abisme des vices, s. bern. p. 167. Li quatre venz eissent d'abisme, benoît, ii, 206S. [|xnr s. Et puis recheoit [le navire] si profond que avis estoit qu'elle cheïst en I'abisme et avenoit priés la tere el fons ,

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